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  • Site d'aide à la diffusion et à la programmation de spectacles vivants couvrant tous le grand Sud Est de la France, dédié aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs.
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 09:08
Source : Cie Les frères Kazamaroffs
Source : Cie Les frères Kazamaroffs

Spectacle de la Cie Les frères Kazamaroffs (91), vu à Avignon Off 2016, le 12 Juillet, 16h15, à l’école du spectateur

Mise en scène : Matthieu Desfemmes

Interprètes : Corinne Chevauché, Gérard Clarté, Mathieu Rauchvarger

Genre : Cirque

Public : Tous dès 6 ans

Durée : 1h10

Création 2016

Chronique culturelle plurielle et populaire écrite par : Annie, Geneviève, Ludmila et Flavia

Je ne suis pas seule à l'Ecole du spectateur ! Les bancs sont assaillis par ces spectateurs en herbe et ne restent que les places sur les bords de l'arc cernant la scène : le poteau du chapiteau dresse devant mes yeux, sa haute autorité sécuritaire, je ne vais donc pas m'en plaindre ! Cependant... voir les acteurs de profil freine pendant un certain temps, mon plaisir à entrer dans la magie de l'histoire contée.

Je suis désagréablement impressionnée par la noirceur du lieu. Tout est sombre, du sol au plafond, des costumes aux objets, des décors d'intérieur aux personnages. Cette opacité du genre associée à la lumière jaunie des éclairages m'emportent vers les profondeurs de la misère des cœurs et saigne en moi la tristesse des Hommes.

Ils sont quatre : deux acteurs, une actrice musicienne et une marionnette dont la vitalité d'expression surgit à chaque fois que des bras bienveillants et agiles insufflent avec brio la présence de vie dans le corps de ce montagnard russe des monts Stanovoï. Et ça fonctionne !

Je perçois ce personnage tour à tour dans sa rudesse d'inconscience, puis dans ses inquiétudes et ses peurs émergentes et enfin dans ses remises en cause... Et en filigrane, les instruments de musique soutiennent l'évolution de l'histoire et donnent parole mais de façon chaotique à l'intrigue. Je m'y perds. Je décroche aussi quand les jonglages d'objets s'éternisent ou s'effritent. Cependant, s’incruste peu à peu dans le rapport des acteurs, le thème de l'accès à l'eau et sa circulation généreuse à tous. L'eau est vitale, elle est le signe de la vie dont tous les Hommes s'abreuvent et se délectent avec jouissance. Alors quel plaisir à regarder les fleurs s'épanouir dans le jeu du sable en mouvements fermes et décidés d'où surgit tant de délicatesse heureuse ! A ces instants, je suis prise dans le rêve du possible pour lequel le vivre ensemble et la qualité de la solidarité deviennent signes de brillante ingéniosité. La créativité humaine se révèle : je la sens dans la belle jonglerie des transparentes, dans les éclats de joie des bras tapant l'eau recueillie dans le puits ! Les gouttes d'eau perlent de lumière. Les balles de cristal brillent dans le chatoiement des lumières dirigées. L'eau circule sous mes yeux. C'est un sentiment paisible qui s'infiltre en moi : je souris et je suis enfin embarquée dans le conte. Annie

A l’arrivée dans la cour de l’Ecole du spectateur, cala m’a rappelé lorsque j’étais enfant et que je jouais avec mes camarades à la corde à sauter. Lorsque je suis rentrée sous le chapiteau, il y avait beaucoup d’enfants. Le décor était simple, beaucoup trop de marron à mon goût. Les comédiens étaient trois, deux hommes et une femme. Je n’ai pas accroché à leur composition. C’est peut-être moi qui n’ai pas compris leur spectacle. Leurs costumes étaient appropriés à la pièce. Les éclairages étaient bien forts, on entendait très bien. A la sortie du spectacle, je me suis demandée ce que je venais de voir, ceci est mon opinion personnelle et n’engage que moi. Geneviève

Le spectacle commence sur une prouesse artistique ; la manipulation d’une marionnette de taille humaine à trois, tout en chantant, rythmant et jonglant ! C’est un trois mains savamment orchestré qui donne le ton et le rythme. Au service d’une fable sur l’enjeu de l’eau et de son appropriation, les trois comédiens développent leurs compétences multiples : musique, théâtre d’objets, jonglerie, conte, illustration au sable… C’est ce dernier point qui me touche le plus, le jongleur est à coup sûr un artiste graphiste. Devant nos yeux et assisté par une caméra et un vidéoprojecteur, il dessine au sable, un paysage de jardin chatoyant. C’est d’une grande poésie et fort bien réalisé. La jonglerie avec les éléments sable, eau et vent sont, à mes yeux, les points forts et originaux du spectacle. Peut-être parce que je n’avais jamais vu ce genre de chose auparavant. L’histoire se tient, compréhensible et moraliste, elle est bien adaptée à l’univers des enfants comme à celui des grands. Une chose me gêne un peu pourtant durant le spectacle, c’est ce chassé-croisé entre onomatopées pseudo russes et texte en français dit par la marionnette. J’ai un peu de mal avec ce mélange, il doit y avoir quelque chose à trouver… Au même titre que la chanson (également en français) de la marionnette avec cette mélodie bien "franchouillarde" brouille un peu la cohérence narrative. Je ne sais plus si nous sommes en Russie ou en Auvergne. C’est peut-être un détail pour des enfants mais pour moi, adulte, cela me perturbe un peu. Durant tout le spectacle, de l’eau coule d’un récipient à l’autre, dans les dernières minutes, ils mettent en place devant nous un parcours pour l’eau. J’aime beaucoup cette image poétique et ce doux bruit de l’eau qui coule durant tout le spectacle. Je reste émerveillée par tant de créativité. Un bon spectacle à voir en famille donc. Flavia

Les quatre heures de sommeil par nuit en moyenne sur les trois derniers jours donnent rapidement raison à mes paupières quelques secondes… Je me laisse porter par une ambiance musicale douce : un violon et une présumée flûte en bois. Une lumière tamisée nous fait rentrer dans un appartement chaleureux avec une table, des rideaux aux fenêtres, quelques objets ici et là… Sur scène, deux hommes, une femme. A eux trois ils font vivre une marionnette au nom russe, personnage principal de ce conte simple où de jolies idées sont utilisées : jeux de lumière dans le sable, parcours de l’eau… Côté cour, de l’eau coule via un entonnoir entre un seau et un vase, tel un sablier. Deux des comédiens prennent le rôle de musiciens et laissent place au 3e devenu jongleur. L’alternance entre des moments contés, racontés par la marionnette ou encore sans paroles avec pour seul son celui des instruments, rythme lentement le spectacle. La fin se construit peu à peu au fil de l’eau, thème de ce spectacle qui malgré les quelques maladresses au début (volontaires ou non…?) permet de ressortir l’esprit léger en ayant passé un agréable moment sans pour autant marquer les esprits. Ludmila

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Published by Annie, Geneviève, Ludmila et Flavia - dans Chroniques plurielles et populaires
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