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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
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Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 15:39

Film "Phase IV " de Saul Bass, mis en musique par le groupe de noise rock "Morse", vu dans le cadre de la 55e rencontre cinématographique de Pézenas, au cinéma de Pézenas, le 17 février 2017.

 

 

Brigade de chroniqueurs : Annie, Jacqueline, Didier, Isabelle, Grégory, Mehdi et Eliska

 

 

Première chronique de la saison. Dans le cadre des 55e rencontres de cinéma de Pézenas, nous était proposé un ciné-concert autour du film "Phase IV" de Saul Bass et du groupe hardcore "Morse" de Montpellier (des bouchons d’oreilles étaient proposés au public à l’entrée). "Phase IV" est donc un film de science-fiction de Saul Bass de 1974 (en fait, son seul film), dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, mais reconnu comme un talentueux et important graphiste de son époque. Ainsi, il a travaillé avec Hitchcock, Otto Preminger, Kubrick et Scorsese. Son film a pour thème la menace pour l’humanité d’une espèce de fourmi mutante dans le désert d’Arizona n’ayant plus de prédateur naturel et voulant coloniser et dominer le reste de la planète. Ainsi, ces fourmis éliminent un couple de fermiers dont la petite fille est recueillie par deux scientifiques. Ceux-ci sont chargés de comprendre et de combattre ces fourmis depuis leur laboratoire, assistés d’ordinateurs et divers appareils de mesure. Voilà donc le combat des Hommes face à ces fourmis intelligentes et douées de stratégie. Dès les premières images, le gros son, lourd, hypnotique, la voix gutturale du chanteur (propre au genre), apportent un climat de crainte et de menace omniprésent. Quelle improbable et pourtant véritable osmose entre les images de ce film des années 1970 (certaines lumières m’ont fait penser au film “More” de Barbet Schroeder de 1969) et cette musique hardcore des années 1990, à tel point que l’on pourrait presque penser qu’elle soit la bande-son originale du film. Présenté comme une expérience, ce ciné-concert fût une belle surprise, très originale, donc je garde encore aujourd’hui le souvenir d’un très bon moment. Jean-Marie 

Dès les premières images du film, je relève que la bande cinématographique est ancienne mais la présence musicale in live apporte une réalité présente : hier et aujourd'hui se côtoient dans les premières minutes. Comme si j'étais là, à la fois, ce jour et ailleurs dans le temps. L'espace temporel réduit, le saut quantique mis en expérience ! S'agitent en moi le suspense et l'inquiétude dégagés par les images du film révélant, peu à peu, l'ampleur de la thématique souhaitée par le cinéaste Saul Bass. Son thème est fort bien rehaussé par la présence des musiciens dont les choix judicieux de l'accompagnement, soit du volume qui augmente crescendo, soit de la sonorité redoutable de la voix, élèvent la part énigmatique de ce film. La rythmicité des instruments électroniques divers associée à la voix sortie des ténèbres scandent ou transcendent les questions philosophiques que j'entrevois dans le scénario. Est interpellée, questionnée, chahutée la conscience : l'humain que nous sommes doit-il maintenir l'acception judéo-chrétienne convenant que l'Homme est au-dessus des animaux dans la phylogenèse du Vivant ou serait-il plus sage de regarder la réalité universelle nous invitant à nous percevoir animal, cousin des autres espèces vivantes ? La dernière image me laisse sans voix. La phase IV arrive trop brutalement : je suis chavirée. Tout va trop vite... Deux jours plus tard, je constate les traces de l'originalité expérientielle, ces empreintes indélébiles qui me font dire : bravo ! Yes ! Oui belle prouesse que je salue. Mais irai-je la revivre ? Non. La fracture entre le monde scénarisé et le mien, est trop violente.  Annie

Quand je suis arrivé dans la salle de cinéma, je me suis senti disposé à voir le film. La salle était confortable, le cadre agréable, l'accueil également. Malheureusement, je n'ai rien compris au film car c’était en anglais. J'ai beaucoup de mal avec le sous-titrage… Je ne peux pas en dire plus sur l’histoire vu que je n'ai rien pu en saisir. J’ai trouvé le scénario trop complexe pour en dire quelque chose… Heureusement qu'il y avait l'orchestre ! J'ai beaucoup aimé ce qu'ils ont joué avec les instruments. C'est grâce à la musique que j'ai gardé un bon souvenir. Mehdi

J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, peu impressionnée par des bêtes minuscules, facilement grillées, facilement empoisonnées. J'ai été ensuite frappée par leur persévérance, leur nombre, leur volonté et leur dévouement à leur reine, qui les font avancer vers la victoire et le pouvoir de façon de plus en plus puissante et menaçante. J'ai frissonné en découvrant, à plusieurs reprises, la marque du travail aussi discret que destructeur de ces fourmis tueuses : les petits trous ronds alignés qui signent leurs méfaits. J'ai ressenti une angoisse devant l'étroit tunnel descendant qu'emprunte le jeune savant et qui l'emmène vers on ne sait quel destin. Mais le scepticisme, l'incrédulité, ne m'ont pas quittée pendant tout le film, qui n'a pas emporté mon imagination ni touché ma sensibilité. L'originalité de cette soirée était dans la performance des musiciens qui ont accompagné le film. Je suis admirative de cette performance, qui s'est accomplie dans la discrétion et l'efficacité. Je suis reconnaissante aux instrumentistes d'abord d'avoir respecté mes oreilles, en modérant la puissance des sons : je n'ai pas utilisé les bouchons d'oreilles. Je les remercie de nous avoir permis d'écouter les dialogues originaux du film projeté en VOSTF. J'ai beaucoup apprécié l'atmosphère qu'ils ont créée, suggérant l'angoisse ou la terreur avec leurs sons lancinants. Que me reste-t-il de ce ciné-concert ? Le souvenir d'un délicieux objet kitsch, ce film daté, qui m'a fait sourire plus qu'il ne m'a impressionnée. L'admiration pour cette contribution de musique vivante et créative aux projections de films, une formule que l'on ne peut qu'encourager lorsqu'elle est réalisée de façon aussi heureuse que lors de ce vendredi. Jacqueline

Je me sentais  heureuse en allant au cinéma ce soir-là. En entrant, j’ai été agréablement surprise, les fauteuils étaient confortables, je me sentais à l’aise. Hélas, pour moi, le film était incompréhensible. Pourtant j’ai bien vu qu’il était très original mais le thème était trop scientifique pour moi. Pas un moment je n’ai cru au scénario. Je n’ai pas pu me mettre dans la peau du personnage. J’ai pourtant bien aimé la réalisation technique du film, la photographie était intéressante et la durée de plans rapides. J’ai adoré le groupe de musique : bien placés sur le coté de la scène, ils ont mis l’ambiance notamment durant les dialogues. Et après ? Le soir quand je me suis couchée, j'avais l'impression que les fourmis m'attaquaient les yeux… Eliska

Quel film ! Un film qui m’a marqué lorsque je l’ai vu… la première fois, il y a 40 ans. C’est une ode à l’intelligence. Il ne parle que de ça : l’intelligence. Vous croyiez que les fourmis n’en avaient pas ? Erreur ! Le film le démontre. Vous pensiez que les humains en avaient plus que tout ? Erreur là aussi. Vous imaginiez même, peut-être, comme ce savant barbu dans le film, que l’orgueil, la foi en la technologie et la sensation d’être plus fort parce que plus imposant et armé, pouvaient tenir lieu d’intelligence ? Erreur encore. L’intelligence n’est rien sans son moteur intuitif. La reine des fourmis le sait bien, voilà tout. Le deuxième savant et la jeune femme l’ont également bien compris, parce qu’intuitivement, justement. Et quel plaisir que de revoir cette mise en scène de la technologie de pointe de l’époque, avec ses écrans cathodiques monochromes, ses bandes perforées et ses quelques malheureux octets perdus, bien que  vaillants et précieux, dans des ordinateurs de la taille d’un buffet de cuisine. Il est juste dommage que la fin n’ait pas été projetée, le film s’arrêtant au début de la phase IV, un comble ! Il manque la fin ! La fin de l’histoire avec la seule image concrète qui me restait et que j’avais très envie de retrouver. Cela m’a tellement surpris que je me suis retrouvé dans l’incapacité, lorsque les lumières se rallumèrent, d’applaudir les musiciens de Morse. D’ailleurs ils le furent peu et, vraiment, ça méritait mieux, mais voilà ! Il doit y avoir une raison à tronquer ainsi une réalisation, une histoire issue d’un autre temps, et j’ignore laquelle. J’espère juste que cette raison est bonne. Ce que je peux ajouter avec un peu de recul, c’est que la fin tronquée qui nous a été présentée est positive et ouvre la porte à la notion d’espoir, alors que la vraie fin du film telle que je m’en souviens est tout le contraire : non seulement sans espoir, mais l’être humain a trouvé son maître et, qui plus est, bien plus petit que lui. Pourquoi pas après tout ! Néanmoins, je trouve l’idée initiale bien plus intéressante avec ses perspectives de réflexions et de remises en question. Didier

C'était une première pour moi, la première fois que j'allais au cinéma-concert et j'avais très envie d'y aller. La salle était agréable, les fauteuils confortables, le contexte favorable pour que je me sente bien. C’est un film de science-fiction, le scénario me donnait envie d'adhérer mais j’ai fait un blocage par rapport au sous-titrage. Le film est en VO et le texte va trop vite pour moi. J'ai quand même regardé le film jusqu'à la fin en y prenant du plaisir malgré tout. Je suis resté un peu sur ma faim, je m'attendais à une autre fin… J'ai bien vu que le film datait par rapport aux effets spéciaux et la décoration. Toutefois, j'ai bien aimé la musique, je trouve qu’elle portait le film. Sans la musique je n'aurais pas adhéré. Grégory

ll paraît que ce film est devenu culte mais, malgré le fait qu’il a quasiment mon âge, je n’en ai jamais entendu parler. Je ne sais rien du scénario, je sais juste qu’il s’agit d’un film de science-fiction, ce qui n’est pas forcément mon genre cinématographique de prédilection. Quant à Morse le groupe de hard rock autant dire que, sans pour autant détester, c’est plutôt aux antipodes de mes goûts musicaux. Me voici donc ce vendredi 17 février impatiente de poursuivre cette journée déjà un peu cosmique et de découvrir cette expérience audiovisuelle… Le groupe de hard rock que j’aperçois à peine est installé devant et à gauche de l’écran. Les notes fusent plus ou moins fortes, le groupe adaptant le rythme et la puissance de son jeu en fonction des images et de l’intensité dramatique du film. Pendant que les acteurs sont enfermés dans ce huis clos oppressant où le danger semble provenir autant d’eux-mêmes que des fourmis, je me sens moi-même comme enfermée dans une bulle hypnotique. Noir de la salle, sons assourdis, fatigue… Je m’endors par intermittence. Je ne cherche plus à comprendre le scénario, je me laisse porter par ce mélange hors normes, cette illustration sonore étonnante. Je suis sortie de cette expérience un peu groggy… Je ne sais pas si j’ai aimé ce film étrange au style très seventies aussi bien dans le look que dans le jeu des acteurs. L’ensemble du film m’a paru un peu maladroit. La fin, à laquelle je m’attendais, et qui n’est pas apocalyptique, ouvre cependant sur un avenir quelque peu étrange… Je décerne enfin une mention spéciale à Morse, qui a su parfaitement adapter sa musique aux images. J’ai vraiment été séduite. Une expérience inoubliable par son originalité captivante. Isabelle

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