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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
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Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 14:13
Toute ma vie j’ai été une femme

 

 

©Lauren Muyumba

 

Spectacle de la compagnie KiBu (93), vu le 16 juillet 2017, Festival Avignon OFF 2017, théâtre Au Bout Là-Bas.


Avec : Sophie Kircher, Sarah Bussy
Mise en scène : Sarah Bussy, Sophie Kircher

 

Genre : Théâtre
Public :
 A partir de 8 ans (voire plus…)
Durée : 50 min

 

"Toute ma vie j’ai été une femme" a de quoi surprendre. Il faut lâcher prise et se laisser emporter par ce remue-ménage au féminin (ou remue-méninges ?) quitte à perdre le fil. Le texte de Leslie Kaplan s’adresse davantage à des initiés, avec ses sens cachés et ses jeux de mots. On regrette de ne pas tout comprendre, mais le public rit et c’est bon signe. Cette pièce contemporaine loufoque fait son petit effet. Le texte fuse, les déplacements déménagent et les deux comédiennes assurent.

 

Sans être une œuvre féministe à proprement parler, la pièce reflète une société en quête de sens et interroge la place de la femme aujourd’hui. Les deux protagonistes se répondent du tac au tac pour parler de tout et de rien, et semblent employer une autre langue tout en arrivant à se comprendre. Echanges burlesques, discours creux, tics de langage, répétitions… Dans cet univers fantaisiste et décalé, le thème principal serait plutôt le langage, lui-même symptomatique d’une société qui semble tomber dans l’absurde. Sur le plateau, tout va vite : débit de paroles, rythme de vie, temps de réflexion…
D’où vient ce besoin de courir au quotidien ? Prenons-nous réellement le temps de nous écouter ? On peut se perdre à travers la vivacité des échanges, parfois trop rapides et dénués de sens (ou du moins on n’a pas vraiment le temps de creuser…). On en vient parfois à se demander quel est le sujet de la pièce. Mais soudain, il arrive de retrouver le fil conducteur. Une courte séquence avec la voix off d’une radio fait entendre une question qui résume à elle seule le poids de la responsabilité féminine sur tous les plans (travail, famille…) et la culpabilité qui en découle.

 
A qui cherche-t-on à ressembler ? Le texte questionne les désirs féminins, la sexualité ou encore les nouveaux modèles. Et le sujet ne concerne pas seulement la gent féminine. Sommes-nous transformés par la société de consommation ? La publicité et les programmes télévisés sont-ils en train de lessiver nos cerveaux ? Le spectacle commence avec une séquence vidéo où la gagnante d’une émission TV se demande en boucle : "Pourquoi elle me ressemble, cette femme dans le magazine ?"
Les deux copines, tout au long du spectacle, se posent à la fois des questions superficielles et existentielles. A première vue tout semble léger mais, en lisant entre les lignes, la pièce aborde des sujets plus profonds, toujours sous un angle humoristique. On apprend plus tard que la gagnante de l’émission a notamment reçu une brosse à dents en cadeau, qu’elle avait la cataracte et que l’autre participante a vécu un inceste.

Les cartons, au-delà d’être utilisés comme principal décor, ont une fonction bien particulière : donner libre cours à l’imagination et à l’interprétation. A l’intérieur, on peut y mettre ce que l’on veut. D’un point de vue extérieur, les déménagements à répétition créent à chaque fois un cadre nouveau. Cette mise en scène abstraite évoque les constructions et déconstructions du langage. Il est bien aussi question de liberté à travers les paroles de ces deux femmes libérées, mais en même temps tout est cloisonné, à l’image des formes rectangulaires.
On ne peut qu’applaudir la mémorisation, le jeu et la maîtrise des comédiennes, metteuses en scène, dont il n’est pas étonnant d’apprendre qu’elles sont passées par les cours Florent. Placement de la voix, rythme, respiration, bonne articulation… Tout comme leurs personnages, elles ont la trentaine et l’on croit véritablement voir un couple de copines. Un beau duo qui fonctionne.

 

Lauren Muyumba

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