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Spectacle Tout public

Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 18:27

douce-france.jpgSpectacle vu dans la salle polyvalente de Saint-Brès (34), le 27 Avril 2012 à 20h30, dans le cadre de la saison culturelle 2012

 

Genre : Music-Hall avec plumes et paillettes

Durée : 2h

Public : à partir de 12 ans

 

Mise en scène : Bruno Abarca et Maïlyse Chatiliez

Chorégraphie et costumes : Maïlyse Chatiliez

Chant : Bruno Abarca et Béatrice Bourrel

Danse : Maïlyse Chatiliez et Cédric Michelon, Mélanie Matteu

Son : Patrick Biggey

Eclairages : William Lagarrigue

 

VIVANT2-toiles-3.jpgDouce France se produit dans la région depuis 7 ans en duo chant, et depuis 3 ans en variétés françaises. Cette formation est en constante évolution, aboutissant maintenant au music-hall avec 2 ou 4 danseuses.

 

 L'Association Sportive et Culturelle de St Brès nous a accueillis dans une grande salle polyvalente, en nous proposant boissons et assiettes gourmandes. Plus d'une centaine de spectateurs autour de tables décorées de fleurs et bougies… et de nombreux retardataires pour un spectacle prévu à 20h30, qui commence à 21h15 !

 

Présentés en deux parties avec entracte, les numéros de variétés se sont succédés sur un rythme soutenu en alternant chansons, danse sportive en couple, ballets de music-hall, sur les airs les plus connus du xxè siècle. Les chanteurs Bruno Abarca et Béatrice Bourrel nous ont proposé un tour de chant agréablement choisi, entre charme et entrain (« La vie en rose », « C'est si bon » etc). Bruno a une très belle voix, chaude et profonde, et Béatrice une voix puissante. Malheureusement la mauvaise qualité du son a souvent perturbé l'écoute, rendant parfois les paroles inaudibles (mauvaise acoustique de la salle ? mauvaises balances ? volume trop fort ?). Le couple de danseurs (Maïlyse Chatiliez et Cédric Michelon) a été très applaudi pour ses bons numéros en duo, typés et rythmés, toujours bien visibles sur la ligne de danse (salsa, paso doble, charleston, rock). Les autres danseuses nous ont donné des mouvements d'ensemble en arrière-plan et des ballets, sur des chorégraphies attractives, joyeuses et souvent très entraînantes. Leurs silhouettes minces étaient « déshabillées » avec des costumes en folie, bustiers, poufs, fessiers, faux-culs, vertugadins, avec plumes et volants. Les éclairages ont accompagné les artistes en jouant tantôt sur des couleurs opposées chaudes/froides, tantôt sur des couleurs chaudes, proches et fondues. Nous avons cependant été gênés par l'utilisation de colonnes de spots blancs en fond de scène, qui éblouissaient et distrayaient le regard.

 

Au final, nous avons passé une soirée contrastée, avec des moments de plaisir devant ce bel effort plein de dynamisme, et aussi des moments de déception... en souhaitant que Douce France puisse trouver des solutions aux problèmes techniques. A cette condition, la passion et le professionnalisme dont font preuve les artistes pourront servir pleinement ce spectacle distrayant.

Par Catherine Polge - Publié dans : Spectacle Tout public
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 14:36

faux magnifico nature morte dans un fosseSpectacle de la compagnie Faux Magnifico, d’après le roman de Fausto Paradivino, vu le 09 Mars 2012  au Chai du Terral de St Jean de Védas (34). Première sortie de résidence.

 

Avec Grégory Nardella

Mise en scène et adaptation Toni Cafiero

Tout public à partir de 14 ans

Durée 1 h 20

VIVANT2-toiles-3.jpg

La salle est limitée à une jauge de quelques 80 places. A notre entrée, le comédien est déjà en scène, s’échauffant comme un boxeur avant le combat autour d’un  plan incliné qui pourrait évoquer un ring sur lequel il va se colleter à chacun des personnages. Comme souvent, lorsque Toni Cafiero assure la mise ne scène, le décor est très épuré, graphique, fait de lignes qui se croisent dans une perspective contribuant à l’effet de profondeur. 

 

L’histoire débute avec la découverte, dans un fossé non loin d’un bourg de la banlieue milanaise, du cadavre d’une jeune fille nue, sans papiers, rouée de coups... sordide. Six personnages se succèdent sur scène dans une suite de  monologues, et livrent chacun leur version de l’affaire en même temps que  le résultat de ses propres réflexions. Grégory Nardella incarne tour à tour le policier, largement inspiré du personnage de Colombo, le petit ami de la victime, sa mère, l’individu qui a découvert le corps, un indic de la police, une prostituée.

La musique, plus ou moins syncopée (suivant qu’elle accompagne le monde de la nuit ou le monde du jour), rythme les changements de costumes alors que, dans le même temps, des peintures sont projetées sur un écran en hauteur au fond de la scène. Un entracte vient interrompre le déroulement de l’enquête pour que chacun puisse se faire sa propre idée, vraisemblablement. Pour ma part, je n’ai pas cherché un instant à deviner qui était l’assassin, l’essentiel ne me semblant pas se situer là... L’important était le fond, qui dénonce une société en pleine dérive, violente même, et surtout là où il ne devrait pas y avoir de violence : dans la sphère familiale. J’ai concentré mon attention sur les personnages et le jeu de l’acteur, servi par une mise en scène efficace.

 

Seul un petit problème d’acoustique (le choix ayant été fait de travailler sans micro) a gêné par moments la compréhension. Soulignons la performance de Grégory Nardella.

Par Cathy de Toledo - Publié dans : Spectacle Tout public
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 11:48

didascalie_dans-le-ventre-du-loup.jpgUne histoire dansée des trois petits cochons, par la compagnie Didascalie (75), vue le 29 avril en séance scolaire au Théâtre de la Grande Ourse, à Villeneuve les Maguelonne (34).

Chorégraphie de Marion Lévy.

Texte de Marion Aubert.

Danseuses  : Aline Braz da Silva, Séverine Bidauc et Flore Taguiev.

Comédienne  : Marjorie Kellen.

Tout public à partir de 6 ans.

Durée 50 minutes.

 

vivant-3-toiles-4.jpg

Bien évidemment tout le monde connaît l’histoire des trois petits cochons... Maman truie, trop pauvre, incite ses trois enfants à quitter la maison et à se construire chacun une maison solide pour se protéger du loup.  On connaît la suite de ce conte pour enfants et les conséquences que vont avoir les choix de chaque petit cochon, inspirés par leurs propres degrés d’insouciance.

 

Les petits cochons sont devenus fillettes/danseuses malicieuses, et le loup est  incarné par la comédienne Marjorie Kellen (qui figure aussi la maman truie et la chef de groupe chorégraphe). L’histoire originelle est ici expédiée en quelques mots et quelques dessins !

Dans un décor graphique, dépouillé mais évolutif, habillées de lumières mouvantes et colorées, dans les  fumigènes et les  courants d’air, les danseuses évoluent  en groupe ou en solo au fil des étapes de la vie, de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte, se féminisant de plus en plus avec l’abandon des vêtements de l’enfance...

Les musiques savamment choisies (allant de la country au jazz, en passant par des extraits de Black Strobe, Francesco Tristani, Patrick Watson et Piers Faccini) accompagnent les pas des  danseuses, accentuant le caractère propre à chaque petit cochon, du plus déluré au plus réfléchi, et  soulignant l’intensité dramatique des situations en même temps que les effets scèniques…

 

Certes, on semble bien loin du conte traditionnel, mais l’auteure a choisi  de privilégier la vision psychanalytique qu’en a le psychanalyste B. Bettelheim, et qui renvoie aux sentiments éternels de peur de l’extérieur, de désir de sécurité, de tentation de l’insouciance. Qu’importe ! Au-delà du message, nous avons assisté à  un spectacle intense, sans temps mort, propre à sensibiliser le jeune public à l’art de la danse mais qui ravit également le public adulte.  

Par Cathy de Toledo - Publié dans : Spectacle Tout public
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 16:23

parc_stuck.jpgLa Ponatière d’Echirolles (38) a accueilli ce spectacle de la compagnie PARC dans le cadre des "JeudIsèreDanse", le jeudi 5 avril 2012. Une création 2011.

 

- Tout public
- Durée : 50 mn

 

Distribution :
- Conception, interprétation : Pierre Pontvianne, Pierre Treille et Sylvain Vigné
- Conception, regard extérieur : Emilie Tournaire
- Création sonore : Pierre Pontvianne et Sylvain Vigné
- Création costumes : Cathy Ray
- Création lumière : Valérie Colas
- Conception décors, photographie : Caroline Matera

vivant-3-toiles-4.jpg  

Cette soirée-là a été investie par un trio, entre morcellement(s), amorces, rivalité(s), convergence et séparation(s). Forme surprenante autour des mots, des lettres qui vont et viennent, créent de nouveaux vocables. Sorte d’écriture(s) en croisements de traces aux épis éphémères. Des mots ouvrent des espaces, suscitent des images. Des lettres et ombres portées d’imaginaire se déclinent en JOIE, NUE, STRATÉGIQUE, MUSES, HISTOIRE, HÉROS, RITE, MYTHE, QUÊTE, MUET. Des éléments de ponctuation se font une place. Jeu(x) de hasard(s) ? Jeux qui suscitent l’attente et la surprise du spectateur, tout en l’intégrant dans la démarche. Jeux de clair-obscur, comme dans des tableaux de la Renaissance. Jeux de mise en lumière et perspective(s). Jeux dans l’espace, architecture(s). Jeux pour jeux, quand le W devient couronne de roi. A la ressemblance des jeux d’enfants, avec mimes et devinettes à décrypter. Ca crépite, ça palpite, tel le feu, tel l’eau ? Jeux couchés-debout, illusion d’optique. Jeux et immobilisme(s). Instantanés, déclinaisons d’écriture, de gestes et de regards. Humanité qui se cherche par des mises en perspective. Comme des garçons dans le vent traversant un passage piéton et venant à notre rencontre.
 

Une compagnie qui nous a surpris et que nous aurons plaisir à retrouver sur d’autres propositions. Un univers personnel, imaginatif et précis. En somme, encore une soirée qui nous conduit à dire que nous ne nous lassons pas des propositions dansées qui se font dans cette salle de l’agglomération grenobloise. C’est décidément une fort bonne et belle formule qui ouvre des champs de découverte, dans une proximité propice aux voyages. Nous y reviendrons, assurément, sans nous faire prier.

 

La Rampe : http://www.ville-echirolles.fr/sortir/larampe/larampe.html

Par Véronique Pédréro - Publié dans : Spectacle Tout public
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 19:06

kamel-guennoun_petite-fille-aux-cheveux-dor.jpgSpectacle vu dans le cadre de la saison jeune public de l'association «Pitchoun et compagnie» (Vigan - 30), le 24 Mars 2012.

 

Genre : conte kabyle avec accompagnement musical

Public : enfants d'âge scolaire et adultes

Durée : 50 min

 

Distribution : 

Kamel Guennoun, conteur et formateur (Les Singuliers)

Claire Menguy, violoncelliste (Trio Zéphyr)

 

vivant-3-toiles-4.jpg

 L'association viganaise « Pitchoun et Compagnie » accueille de jeunes parents et des enfants de tous âges, dans une toute petite salle de quartier enfouie au milieu des immeubles. Ambiance familiale. Les enfants s'assoient par terre, devant. Sur une scène noire et plongée dans l'obscurité, deux chaises où s'installent Kamel Guennoun (auréolé de boucles grises) et Claire Menguy (avec son violoncelle d'un magnifique acajou assorti à sa silhouette, qui semble sortir d'un tableau de Dante Rossetti). Tout au long du spectacle, les beaux éclairages aux tons chauds feront chatoyer ou estomperont le conteur et la musicienne.

 

C'est l'histoire d'une enfant aux cheveux d'or, abandonnée par sa mère dans la forêt car, en grandissant, elle est devenue la plus belle. C'est la Lune qui le dit. Un homme ensorcelé (transformé en serpent) l'élève. Or, un jour, elle rencontre un prince, et ils tombent amoureux. En quittant son père-serpent, la belle attire étourdiment une malédiction sur sa propre descendance mais, bien sûr, tout rentre dans l'ordre à la fin.

 

Un conte sur une thématique connue, direz-vous ? Peut-être... mais bien au-delà, car les deux interprètes lui font prendre forme, sous nos yeux émerveillés. Kamel raconte, voix basse et chaude, paupières closes pour visualiser les montagnes et forêts de Kabylie, regard tendu dans les conversations avec le serpent, les yeux dans le ciel pour s'adresser à la Lune, avec quelques lents et amples mouvements des mains, ronds, enveloppants ou ondulants. Les créations et improvisations de Claire soulignent la narration, la prolongent, la mettent en suspens, tiennent en haleine ou rassurent. Les jeux de Kamel et de Claire nous font plonger dans un monde de symboles, où la Lune est miroir des cycles de la vie et mesure du temps, et où le serpent transmet des paroles de sagesse, assure une continuité et donne une leçon de vie.

 

L'harmonie de la narration et de la mise en scène traduit une grande complicité entre Kamel Guennoun et Claire Menguy, associés depuis 6 ans. Pour les tout-petits, le spectacle me semble un peu long ou impressionnant, ils s'agitent, distraient (les grand-mères ne sont pas toujours disponibles !). Par contre, à conseiller à partir 6 ans et au-delà, sans limites ... pour tout public prêt à succomber au charme et à la magie du merveilleux.  

Par Catherine Polge - Publié dans : Spectacle Tout public
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