Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • www.vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr

Bienvenue

Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
Si vous souhaitez prendre contact avec l'une des compagnies présentées, adressez nous un mail à blog@vivantmag.fr, nous vous adresserons rapidement leur coordonnées.
Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
Le Catalogue Vivant 2013/2014 des Spectacles repérés est disponible...
> Commande en ligne sur le site.

Rechercher

Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 19:29
Le mardi à Monoprix
Le mardi à Monoprix

Spectacle de « Compagnie de l'Inutile » (31) vu le 22 juillet 2019 à 20h45 au théâtre de l'albatros (Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019, relâche le mardi.

Auteur : Emmanuel Darley

Mise en scène : Eric Vanelle

Avec : Delphine Saint-Raymond, Marc Compozieux

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 14 ans

La compagnie de l'Inutile fait partie du collectif "La fabrique toulousaine" qui regroupe 6 compagnies et 22 acteurs(trices), et propose sur Avignon 2019 sept spectacles dont trois spectacles enfants. Avec "Le mardi à Monoprix" nous sommes reçus dans une ambiance feutrée. La sensation de mystère s'impose avec un décor inhabituel, à savoir des tiges verticales parsemées au bout desquelles une lumière ondule légèrement. Cela ressemble à un labyrinthe où tous les chemins sont possibles.

Parmi les chemins de la vie, le personnage de la pièce en a choisi un qui correspondait à son identité, cachée toute son enfance par son apparence physique. Un long moment, une femme, si c'en est une, reste assise sur une chaise, pendant que son double, même habit, même coiffure, reste debout dans la pénombre face au public. Le temps pour nous de bien photographier, ou scanner, l'image qui nous est offerte et qui parle, en silence et presque sans lumière, de la dramaturgie qui va être offerte au public. On pourrait écrire : "Qui parle d'une vérité jetée en pâture à nos regards". C'est un solo à deux. L'un parle par la bouche, l'autre par les mains. L'une est le double de l'autre. Ce solo à deux donne à plusieurs reprises l'occasion d'un jeu d'acteur bien agile. Chaque mardi, avec une régularité sans faille, il… pardon, elle, rend visite à son père, veuf, et passe la journée avec lui, s'occupe de son ménage, ses courses, sa vaisselle. Quand Marie-Pierre s'inquiète de la santé de son père, d'ailleurs peu bavard, lui répond à Jean-Pierre. La scène au Monoprix fut le théâtre d'un jeu de cache-cache. Les sentiments ont été enfouis, il faut creuser profond et longtemps, puis creuser à nouveau car la terre retombe, pour tenter de les dégager. Ce n'est pas un fils comme les autres. Le père ne l'accepte pas, veut ignorer la réalité. Marie… Jean-Pierre assume son état, sa personnalité, sans honte, habitué aux regards de l'incompréhension. L'atmosphère créée par la pénombre et la sobriété de la scénographie cultivent l'intimité, la recherche forcenée du contact. La fin arrive soudainement comme une mauvaise surprise. Je dois avouer qu'elle me semble surfaite, car un évènement vient s'ajouter comme si on y accolait une autre histoire pour faire une fin. Je me demande alors, pourquoi faire une fin ?

En regardant ce spectacle, tout un chacun pourra apprécier comme on peut traiter de sujets délicats, concernant l'identité. Le double jeu des acteurs a un côté jubilatoire (j'utilise rarement ce mot car trop galvaudé et "vendeur"), l'un disert, l'autre traductrice muette. L'histoire est racontée avec justesse et le jeu des acteurs est surprenant d'habileté, de complicité.

Partager cet article

Repost0
25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 11:46
Jouliks
Jouliks

Spectacle de «Cie Et Plus Si Affinités» (92) vu le 22 juillet 2019 à 16h45 au Théâtre des Lucioles (Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 sauf le mardi.

Auteur : Marie-Christine Lê-Huu

Mise en scène Clémence CARAYOL

Avec : Bérengère DAUTUN, Eva DUMONT, France RENARD, Jean-Hugues COURTASSOL, Alain FABRE, Aurélien GOUAS

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 12 ans

Durée : 1 h 20

Une cabane, une enfant de sept ans éveillée et délurée, une mère qui s'est volontairement isolée, qui s'était perdue, qui était perdue.

Sur scène, le décor est constitué de panneaux de bois qui au début constituent la cabane, et sont déplacés en fonction des scènes. Il y a beaucoup de vêtements et objets du quotidien sur le sol. La petite n'aime pas s'habiller en fille. Elle a l'allure "sauvage" et espiègle. Elle commence le récit de la vie de sa famille. Observatrice de tout ce qui bouge et qui parle, parfois cachée pour mieux entendre, elle deviendra aussi actrice d'une tragédie. L'amour est le lien qui unit ces êtres qui semblent dériver, s'éviter, ou s'unir. Les silences s'écoutent avec tendresse, mais sous la pression d'une ambiance lourde qui règne sur l'espace du plateau. Les mots sont parfois soufflés à l'oreille. D'où viennent-ils tous ? Les grands-parents se sont décidés à venir voir leur fille, après sept ans d'absence, pour s'apercevoir qu'ils ne la connaissaient pas vraiment. Sauvée du ruisseau, cette dernière a choisi l'isolement. Les rapports sont charnels, sauf la grand-mère qui déverse un flot de phrases et formules bien pensantes. Les personnages s'échangent les secrets de leur intimité dans un presque silence sur lequel flottent les mots et les regards. Cela plait plus ou moins à la petite. Jalousie, sûrement. Après une tentative de déstabilisation, elle fera le geste sordide qui mettra fin à cet épisode de sa vie.

Pendant tout le spectacle, nous sommes guidés par la narration et les commentaires de Jouliks. Vous serez fascinés par la clairvoyance de l'enfant autour de laquelle se meuvent les amours de sa vie, comme des pantins manipulés, sans maîtrise de leur destin.

Partager cet article

Repost0
24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 05:28
Mozart, Beethoven, le dialogue imaginaire (création 2019)
Mozart, Beethoven, le dialogue imaginaire (création 2019)

Spectacle de la Cie des 100 tètes (30)

Vu le 18/07/2019 dans le cadre du Festival Avignon Off, théâtre du Grand Pavois à 12h du 4 au 28 juillet sauf le mercredi.

Auteur Alain AUBERT

Avec : Grégoire AUBERT, Benjamin CIVIL, Ronan DUCOLOMB.

Mise en scène : Maryan Liver

Genre : théâtre

Public : Tout public

Durée : 1h20

 

Cette rencontre imaginaire entre deux compositeurs se déroule dans un mémorial où s’est laissé enfermer un visiteur, curieux d’en savoir plus sur ces deux icônes de la musique classique.

Mozart et Beethoven sont alors amenés, après la fermeture du site, à dialoguer sur leurs histoires personnelles, discussions à bâtons rompus, sur leur vie, leurs sources d’inspiration, leurs modes de création, et aussi leurs contemporains. Les discussions peuvent être vives, très vives. Les deux compositeurs ont connu une notoriété bien différente de leur vivant. Leurs échanges vont révéler une ardente concurrence, mais aussi une très grande admiration mutuelle. On en apprendra beaucoup sur leurs motivations, leurs difficultés ou contraintes d’expression artistique, leur volonté d’émancipation, de reconnaissance… La musique n’adoucit pas toujours les cœurs…

Un très beau moment passé avec deux comédiens qui nous font découvrir sous un nouveau jour ces deux virtuoses, tous les deux habités par l’amour de la musique et de la création.

Les échanges entre les deux artistes trouvent source dans des archives et témoignages authentiques divers, librement adaptés dans cette pièce par l'auteur.

Il est à  noter qu'on célébrera en 2020  le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven.

 

 

Partager cet article

Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 14:59
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

La folle histoire de France!

Spectacle de la Cie Térence et Malik vu le 18 juillet à 15H30  au théâtre Le Capitole dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet.

 

Auteur : Nicolas Pierre et Farhat Kerkeny

Mise en scène : Boutros El Amari

Comédiens : Nicolas Pierre, Farhat Kerkeny, ou en alternance, Samuel Debure, Rémi Goutalier

Genre : comédie

Public : tout public à partir de 7 ans

Durée : 1H30

 

 

Ce sont aujourd’hui Samuel Debure et Rémi Goutalier qui officient. Samuel Debure, alias Térence, est déjà sur scène. Il attend que tous les spectateurs soient installés. Nous apprenons alors que nous sommes  redevenus pour un moment des « élèves », qui plus est « collés », et dont il va assurer la surveillance…

L’accueil est sympathique et Térence met rapidement l'auditoire à l'aise. Il s’enquiert de la provenance des élèves de la classe, en particulier si certains viennent du Royaume Uni. Comme on va aborder, entre autres, l’épisode de la guerre de Cent ans, ça risque d’être tendu ! Térence stimule ses élèves, avant de tester leurs connaissances, d’identifier cancres et fayots, et pour rester dans les règles de l’art, désigner deux délégués de classe et leurs suppléants.

La classe est attentive. Arrive en retard Philippe, LE cancre de service, qui commence à bien connaître l’établissement puisqu’il a 32 ans et est toujours en classe de 5ème ! Comme il pense surtout à faire le mariole, il finit par être puni et Térence le contraint à réviser son contrôle d’Histoire. Du coup, toute la classe va en profiter. Outre la guerre de Cent Ans, les révisions vont porter sur d’autres épisodes de l’Histoire de France : la Révolution, la bataille de Marignan, les régicides célèbres. Devant le peu de motivation de Philippe, Térence se lance dans la mise en scène de certains épisodes, pour rendre le propos plus attrayant. Philippe ne pense qu’à distraire ses camarades et à débiter des âneries.

Au fil des questions, réponses et mimes divers, l’interactivité avec le public s’intensifie dans la joie et la bonne humeur. Et les spectateurs sont finalement ravis de cette séance de rattrapage inespérée, totalement délirante. A noter que tous les faits historiques relatés sont parfaitement  réels…

 

La compagnie Térence et Malik a réussi le pari de proposer un divertissement intelligent  et bien mené, interactif et pleinement intergénérationnel. Il remplit les salles depuis déjà trois saisons. Et la compagnie peut, sur demande, adapter le spectacle à un public scolaire quel que soit le niveau d’apprentissage, ou à tout autre public spécifique. Ah ! Si les cours d’Histoire (mais pas que.. !) étaient bâtis sur ce modèle, cela motiverait certainement les élèves … Mais comme dit Térence, les profs ne tiendraient pas le coup !

 

 

 

Partager cet article

Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 11:02
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Deux rien

Spectacle de la Cie Comme Si (91) vu le 15 juillet à 15H10 au théâtre des Lucioles dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf mardi.

 

Interprétation, mise en scène, chorégraphies : Clément Belhache, Caroline Maydat

Genre : danse théâtre

Public : tout public à partir de 5 ans

Durée : 1H

 

Un homme, une femme, deux clochards peut-être, se cherchent, s’observent, s’amusent de rien, s’entraident ou s’affrontent, autour d’un banc presque trop petit pour s’y asseoir à deux et qui sert d’unique décor à la proposition… Pas une parole, peu de musique, beaucoup de danse.

Présenté comme un spectacle mêlant mime, clown et danse, je m’attendais à un plus juste équilibre entre ces moyens d’expression. La danse reste pour un moi un langage quelque peu ésotérique, surtout lorsqu’elle s’exécute en silence….Déstabilisée, je n’ai pas réussi à « accrocher », à saisir  le fil de cette histoire. Avant de comprendre qu’il était juste question de deux individus un peu paumés, cherchant à combler le vide, à passer le temps, en joignant leur solitude respective : « Deux rien » !

De fait, je n’ai pas réussi à « entrer dans le jeu », et je dois dire que j’ai trouvé le temps un peu long… Néanmoins, j’ai apprécié la belle bande musicale (que j’aurais aimée bien plus présente) et les « Trois petites notes de musique » d’Yves Montand, qui m’ont emportée pour quelques instants de légèreté. J’ai été sensible à quelques moments poétiques, comme la scène où « Lui » manipule « Elle »comme une marionnette ou une poupée de chiffons, avec juste une impulsion du doigt en différents points de son corps. Et j’ai noté quelques moments d’une drôlerie ténue…

 

Si j’en crois les commentaires que j’ai pu entendre ou lire par ailleurs, il semble que ce spectacle ait trouvé son public, et c’est tant mieux. Même si je suis désolée de ne pas en faire vraiment partie…

 

 

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 22:41
MOMS !
MOMS !

Spectacle de « Compagnie Le Théâtre du Passeur » (33) vu le 22 juillet à 12h00 au Théâtre des Lucioles dans le cadre d’Avignon Off 2019. Du 05 au 28 juillet 2019.

 

Texte : L. Carson, J. Daum, A. Kelly, R. Nichols, B. Pollard, D. Williams

Mise en scène : Armand Eloi, David Eguren

Comédiens : Armand Eloi, David Eguren

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 10/15 ans

Durée : 1H25

 

C’est un spectacle sur des histoires de femmes, de mères. La vie pendant et après avoir donné… la vie. Il y a bien un « avant », et un « après ». On vit sa jeunesse à 100 à l’heure, on rit, on joue, et puis un jour « patatras », c’est l’amour, le vrai, celui qui laisse des traces, qui fait d’une gamine/ado, un être tellement différent.

Le décor est inexistant, sauf six bandes de tissus pendantes en fond de scène. Une femme accouche à grands cris, onomatopées, et gesticulations. C’est pour de faux, mais très réaliste. Après avoir vu un spectacle sur l’utérus, me voici devant cinq femmes qui évoquent de manière très vivante les joies et déboires de la naissance, puis de la vie de maman. On retiendra surtout les aspects plutôt contraignants, plus que la joie permanente d’être à l’origine de ces petites vies tellement dépendantes de la maman. L’illustration est complète, de la grossesse aux premiers pas de l’enfant. Pour un homme, c’est bien le moment de vraiment prendre conscience de la vie de sa compagne, dont nous ne sommes habituellement qu’observateurs. Pour les jeunes filles, ce sera un enseignement riche qu’elles n’oublieront sûrement pas. Quant aux femmes qui ont vécu cette période, elles en rient aujourd’hui dans cette salle de spectacle, à la fois grâce au jeu très habile des actrices, mais je sens qu’elles rient également de leurs propres souvenirs, tellement semblables à ce qui se passe en ce moment sur scène. Toutes les étapes de la vie de maman sont représentées avec humour, mais aussi avec une certaine distanciation dans la mise en scène et le jeu d’acteur, sans toutefois omettre les détails qui donnent la touche de réalisme, de vécu. Ce qui ressort de cette « épopée », de cette aventure digne de celles d’Indiana Jones, version domestique, c’est une force immense déployée par des êtres d’apparence si frêles. La force de la volonté, de la responsabilité, de toute l’énergie déployée pour parfois simplement faire avaler une cuillérée pour maman, puis une autre pour papa, puis encore une autre (si ça passe).

Ce qu’on appelle la maison, ce n’est pas seulement celle qui nous protège des intempéries. Venez voir la vraie maison, celle d’où la vie s’envole, l’origine du monde, lovée au fond d’un tendre abdomen. Si vous pensiez tout savoir sur la vie familiale, vous en apprendrez dix fois plus, dans une ambiance dynamique, quelques chansons, cinq fées qui virevoltent et transforment par magie, un quotidien tellement ordinaire, en grands évènements tellement ordinaires.

 

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 18:39
PROGRAMME OFF 2019

PROGRAMME OFF 2019

Mickaël

Spectacle de la  Cie Pony Production (75) vu le 16 juillet à 13 h 30 au Collège de la Salle dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf lundi.

 

Texte : Benjamin Wangermée

Co-écriture : Sigrid Carré-Lecoindre

Mise en scène : Elie Triffault et Benjamin Wangerméee

Comédien : Benjamin Wangermée

Genre : Théâtre

Public : tout public à partir de 12 ans

Durée : 1H10

 

 

Juin 2009… Dans sa chambre, Mickaël s’entraîne au moonwalk. Il est heureux car il a son billet pour assister à l’un des prochains concerts de Michael Jackson, son idole, en juillet à Londres. Sa chambre est tapissée de posters de la star, jusqu’à la housse de couette à l’effigie de l’idole, une sorte d’autel est dressé dans un coin avec des photos, des albums, des objets liés à Michael.

 

Lorsqu’il est seul et s’exerce à danser comme son idole, Mickaël s’habille comme lui, body doré sur pantalon noir, veste rouge de « Thriller », chapeau noir, chaussettes blanches et mocassins noirs. Un mur d’écrans de télé tapisse le fond de la chambre, pour reproduire son image à l’infini …
Mickaël reste enfermé dans sa chambre la plupart du temps : il respire, chante, danse Michael Jackson. L’un de ses rares liens avec le monde extérieur se fait avec une autre admiratrice du chanteur, sur un blog, dont on suit les échanges de mails sur un grand écran disposé à jardin.

La communication est difficile avec les autres membres de la famille, son père mais aussi ses frères et sœur. La mère est absente, hospitalisée car elle connait des problèmes psychiatriques.

25 juin 2009, Michael Jackson meurt dans les circonstances qu’on connaît. L’univers de Mickaël s’écroule, tous les écrans s’éteignent… Sa raison de vivre disparaît, il se replie encore plus sur lui-même, refuse de sortir de sa chambre, les relations avec son père se détériorent. Jusqu’au dénouement.

Seul en scène, Benjamin Wangermée incarne à la fois Mickaël et son père. Il passe avec aisance  d’un rôle à l’autre, alors que la communication est de plus en plus difficile et que le fossé se creuse entre un adolescent en recherche identitaire, qui vit mal l’absence de sa mère, et un père totalement démuni face au mal être de son fils, qui fait ce qu’il peut pour gérer seul ses propres problèmes et ses trois enfants.

L’interprétation bouleversante de Benjamin Wangermée sent aussi le vécu. De fait, il a lui-même, à l’adolescence, été fasciné jusqu’à l’idolâtrie par Michael Jackson. Il a réussi à s’en extraire. Dans la pièce, le contexte est encore aggravé par les difficultés que rencontre Mickaël, liées à l’absence de la mère, et la peur panique qui semble l’habiter d’être atteint des mêmes troubles qu’elle…

Benjamin Wangermée a souhaité mettre l’accent sur les dangers de l’idolâtrie, qu’elle se cristallise sur une star, ou se porte vers une secte ou une religion. Cela mène immanquablement  à l’identification, à la perte de repères, à la solitude et à l’isolement. Se chercher des modèles, dans le monde du paraître, de la perfection auquel les jeunes en particulier, sont confrontés,  peut sembler bénéfique, mais franchir le pas jusqu’à vouloir devenir son modèle, s’avère extrêmement dangereux.

 

Avec ce seul en scène, Benjamin Wangermée nous offre un voyage initiatique des temps modernes, poignant et plein d’amour, avec le souvenir en filigrane d’un personnage lui-même en perpétuelle recherche identitaire, jusqu’à sa mort à 50 ans…

 

 

 

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 10:24
Source officielle AVIGNON Off

Source officielle AVIGNON Off

On voudrait revivre

Spectacle de la Compagnie Claire Sergent (51) vu le 15 juillet à 11 H au Théâtre « La Caserne » dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 6 au 22 juillet (Relâche les 9 et 16 juillet).

 

Mise en scène : Chloé Brugnon

Distribution : Léopoldine Hummel et Maxime Kerzanet

Genre : Théâtre musical

Public : tout public à partir de 13 ans

Durée : 1H25

 

Ce spectacle, c’est une bulle de poésie pure, « une barre de soufre dans le tiroir d’acajou », un moment de grâce absolue. Tout ce que j’aime y est réuni. Tout ce que j’aurais aimé mettre en scène un jour aussi…. si j’avais su chanter et jouer d’un instrument.

 

- « On voudrait revivre : ça veut dire qu’on voudrait vivre encore la même chose. Toucher du bout des doigts le point de non-retour. Si le ciel nous laisse, on voudrait revivre ».

Ces paroles sont celles de Gérard Manset, figure incontournable de la chanson française, auteur, compositeur, interprète. Personnellement, j'ai tous les albums de Manset, alors quand j’ai découvert qu’un spectacle se jouait à son sujet, j’ai pris mes jambes à mon cou.

Mais de quoi pouvait-il bien s’agir ? D'un spectacle musical ? De théâtre ? Non, pas un spectacle musical comme le précise finement le comédien alors qu’un spectateur applaudit à la fin de la première chanson. Mais bien de théâtre, « un peu  à part » peut-être. Une sorte d’objet sonore conceptuel, façon Manset. Comme la réponse que l’artiste a faite au boss de sa maison de disques quand il lui a demandé quel était le concept  de l’album qu’il venait de lui faire écouter : « il n’y a pas de concept »....

Manset est une énigme. Un solitaire génial qui passe son temps à fuir, un réfractaire généreux qui dit de lui-même qu’il se sent très seul au monde dans son travail. Mais il est libre et c’est cette liberté qu’a choisie de représenter Chloé Brugnon, la metteure en scène. Dans ce spectacle, on décolle dans de splendides sphères de beauté musicale et esthétique, entre la forêt de Brocéliande et nos souvenirs de rêves les plus doux.

Les deux comédiens sont comme des apparitions évanescentes et oniriques qui disent : « Viens…Viens explorer avec nous le mystère Manset, effleurer la beauté de ce qu’il est pour l’appréhender un peu et l’aimer davantage encore ».

Tout dans ce spectacle est poésie organique : la scénographie est un bijou sensoriel qui oscille entre les textures des rideaux argentés que la comédienne déplace avec grâce et légèreté, le sol recouvert d’un velours noir pailleté tout doux et les notes de musiques légères et envoûtantes. Les voix des comédiens sont parfaites et emportent le spectateur dans l’univers mystérieux du compositeur. C’est du théâtre-hommage dans ce qu’il a de plus savoureux et jouissif pour celui qui se laisse emporter et bercer par ce joyau.

Léopoldine Hummel est une pianiste-chanteuse exceptionnelle et Maxime Kerzane est émouvant quand il parle de son père notamment. C’est un grand comédien-musicien au parcours déjà bien scellé.

 

C’est peut-être un spectacle « qui voyage en solitaire » dans Avignon 2019.  Peu importe si vous ne connaissez que très peu les chansons de Gérard Manset, courez-y malgré tout. L’aspect parfois désespéré que Manset porte sur l’Art ne transparaît pas du tout ici. Bien au contraire.

C’est de l’Art à l’état pur...C’est à 11H. Une heure suspendue dans la folie du Festival qui ne vous laissera pas indemne et qui vous fera passer une journée de bonheur absolu. Ce fut mon cas.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 14:28
Programme Off 2019

Programme Off 2019

Poule mouillée

Spectacle de la Cie Mélodrames (75) vu le 17 juillet à 14H50 au théâtre du Centre dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet sauf vendredi.

 

Mise en scène : Elisa Falconi

Comédiens : Alice Mesnil, Gustavo Araujo, Noé Pflieger, Elisa Falconi

Genre : Théâtre

Public : jeune public à partir de 6 ans

Durée : 1H

 

La représentation à laquelle j’ai assisté a malheureusement été perturbée par d’importants problèmes techniques avant et pendant la représentation et qui ont occasionné un retard de près de 30 minutes. On peut imaginer que les comédiens ont été relativement perturbés, mais ils ont assuré avec professionnalisme la représentation, avec un plan de feu qui manifestement n’était pas bon.

 

Marco, un garçon de 8 ans vit avec sa mère et sa grande sœur. Sa maman travaille pour subvenir à leurs besoins et n’est pas disponible. Son père est parti avec leur chien, Marco, qui ne peut vivre en appartement. Sa grande sœur doit parfois s’occuper de lui mais elle est plus intéressée par son petit copain. Marco se sent parfois un peu seul…

Depuis qu’il a joué dans une publicité pour un bouillon de volaille, Marco est chahuté par deux camarades de son école. Ryan et Léon l’appellent Marco Polo, voire Poule Mouillée, surtout lorsqu’il y a de la volaille à manger à la cantine. Marco ne sait pas se défendre et les deux garçons en profitent aussi pour le racketter. Un jour, ils lui volent le précieux sac banane dont il ne se sépare jamais, qui contient photos, souvenirs, et papiers sur lesquels il écrit ce qu’il ne sait pas ou ne peut pas dire. Ils jettent le sac par-dessus le mur de l’école. Malgré sa peur, Marco doit absolument aller le récupérer. Il saute le mur et tombe dans un monde fantastique, Esplendor, peuplé de personnages inquiétants, qui veulent le manger. Ils y renoncent après avoir découvert que le jeune garçon était le sauveur venu les délivrer d’un tyran qui voulait détruire leur monde. Cependant, il doit accomplir plusieurs missions avant de pouvoir affronter le monstre, et le vaincre au cours d’un « duel de rimes », à savoir un duel de Rap, où les mots ont plus de poids que les coups !

Même si le harcèlement et le racket servent de point de départ à cette histoire, les auteurs ont choisi de ne pas développer d’un point de vue pédagogique ces thématiques, mais d’axer le propos sur le personnage de Marco, et de sa capacité à s’en sortir tout seul. De fait, le périple dans le monde imaginaire d’Esplendor est bien sûr un voyage initiatique au cours duquel son imagination va l’aider à vaincre ses peurs. Il apprend à affronter les obstacles, à accepter les différences. Bref, il grandit et prend confiance dans ses capacités. Il sera alors capable de résister à ses agresseurs.

Une comédienne, dont le physique lui permet de jouer un jeune garçon (vraiment bluffante !) assume le seul rôle de Marco, cependant que les autres comédiens se partagent les autres rôles. La mise en scène fait appel à différentes techniques, jeu théâtral, marionnettes, déguisements (en poulet ou en coq,  toujours la volaille !!) et musique rap. Les accessoires nécessaires à l’action sont disposés sur les côtés de la scène, prêts à être utilisés. Les comédiens qui ne jouent pas sont assis en attente dans la pénombre. Deux espèces de cabines mobiles sont positionnées de part et d’autre à l’arrière de l’espace de jeu délimité au centre. Elles serviront de refuge à certains personnages rencontrés par Marco. Il est difficile d’en dire plus sur la mise en scène qui n’était à l’évidence pas conforme aux prévisions. Je dirais quand même que l’ensemble du décor m’a semblé un peu « cheap »…

 

Compte tenu du contexte, les comédiens s’en sont bien sortis et ont su mobiliser le public à la suite de Marco dans ce voyage plein de rebondissements ! Et ce bien que quelques enfants, peut être énervés par le retard, se soient montrés très agités. Mais pour bien faire, il faudrait que je revoie le spectacle dans des conditions normales…

 

 

 

Partager cet article

Repost0
21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 14:24
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Fab et Djérôme, les aventuriers de l'humour perdu (création 2019)

Spectacle de la Cie Accord Parfait (63) vu le 17 juillet à 12 h 45 au théâtre Notre Dame dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet.

 

Mise en scène et jeu : Fabrice Maître, Jérôme Toucheboeuf

Genre : Humour

Public : tout public à partir de 12 ans

Durée : 1H15

 

 

Comme cela se produit parfois, ce sont les techniciens responsables de la salle qui accueillent le public, les vedettes du spectacle ayant quelques minutes de retard.. Pour faire patienter le public, ils racontent quelques blagues. En réalité, le spectacle est déjà commencé.

 

Le décor est léger, au milieu de la petite scène, un pendrillon noir avec deux petits rideaux rouges, une voiture stylisée en carton d’un côté, un piano électrique de l’autre. Le sympathique duo qui se présente a un petit air de Laurel et Hardy des temps modernes… Mais le nom étant déjà pris, alors ils ont choisi «Fab et Djérôme » d’après leurs vrais prénoms. Ils se sont connus alors qu’ils faisaient partie de la distribution d’un autre spectacle de la Compagnie il y a quelques années, et comme ça « matchait » bien entre eux, ils ont décidé de créer leur duo !

Ils nous proposent un divertissement inspiré des spectacles des chansonniers du milieu du XXème siècle, dans lequel s’enchaînent sans temps mort, des reprises de sketches célèbres de Jean Yanne (« Le permis de conduire »), de Francis Blanche et Pierre Dac (le cultissime « Sar Rabindranach Duval »), des chansons de Bourvil (« La tactique du gendarme », accompagnée à l’accordéon), etc…  Quelques spectateurs sont bien sûr mis gentiment à contribution et invités à se prêter au jeu.

Fab a intercalé entre les sketches quelques extraits de musique classique qu’il joue au piano, pendant que Djérôme propose une mise en scène humoristique, comme pour La Dona é mobile, une courte prestation de claquettes, des tours de magie réalisés en direct et sans filet par un Djérôme pas toujours au top !  Il a également invité JP Coffe et Maïté qui proposent des recettes du terroir.. Je dois avouer que ce n’est pas la partie du spectacle que j’ai préférée. La prestation se termine par une intéressante exposition sur la guerre avec une galerie de portraits plus cocasses les uns que les autres, auquel Fab a prêté ses traits.

 

Il s’agit dans l’ensemble  d’un spectacle de bonne tenue, qu’il faut prendre pour ce qu’il est, un agréable divertissement familial, servi par deux interprètes à la bonne humeur communicative.  

 

 

 

Partager cet article

Repost0