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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 17:40

Bonjour-on-est-un-tsunami.jpgThéâtre de Villeneuve les Maguelone (34), le 16 novembre 2013 à 19h30.

 

Cie Effet Mer (34) et Cie Renards (Belgique)

Auteur et metteur en scène : Arthur Oudar

Interprète: Baptiste Toulemonde

Lumières : Amélie Géhin

 

VIVANT2-toiles-3Genre : Théâtre

Public : tous à partir de 10 ans

Durée : 1h10

Création 2013

 

 

C’est la fin de l’année scolaire… Quatre copains, Cerveau, Chacal, Guarana et la Graille, viennent de passer avec succès les épreuves du baccalauréat !  La Graille vient aussi de réussir le permis de conduire. Pour fêter ça, ils se cotisent, achètent  une voiture et partent en virée estivale. Sur scène, seul élément de décor, Archimède, une vieille 2 CV, capot, portes et malle ouverts, en cours de préparation... 

 

Apparaît Guarana  qui prépare un paquetage sommaire et, surtout, sa caméra. C’est lui qui raconte et c’est lui qui immortalise le périple, le plaisir d’être ensemble, la fête, les repas improvisés, les nuits à la belle étoile ou dans le foin, les premiers émois amoureux mais, aussi,  les premières épreuves… C’est une sorte de rite initiatique qui nous est conté là, fait des souvenirs de ce quatuor plein de fougue, qui va quitter l’enfance avant d’affronter l’âge adulte. Baptiste Toulemonde, seul en scène, interprète tous les personnages de l’aventure,  les quatre « garçons dans le vent », à tour de rôle, mais aussi quelques personnages « périphériques », parents et autres individus rencontrés au hasard des routes… Le rythme est enlevé, la musique qui accompagne les étapes du voyage parfaitement adaptée, les éclairages, en rampes latérales et en fond de scène ou en puits de lumière, délivrent une ambiance bleutée plutôt froide, peut être un peu dure, sauf dans les séquences rêvées ou imaginées où la lumière est plus agréable.

 

C’est dans l’ensemble une performance de bon niveau, qui s’appuie sur une belle écriture, mais qui souffre un peu de sa jeunesse… La fin m’a paru légèrement inachevée, comme si,  après le « couperet » qui ramène tout le monde à la maison (et sur terre), à Sète, avec la mort du père d’un des garçons, l’auteur (et l’interprète) avait eu du mal à reprendre le fil…  Peut être la charge émotionnelle de ce récit, qui semble largement autobiographique, était-elle un peu lourde à porter devant un public qui semblait ce soir-là composé de nombreux proches, qui ont beaucoup apprécié, les plus jeunes ayant  beaucoup ri?  Gageons donc que le spectacle, après quelques représentations, va trouver ses marques. 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:22

barbara-il-etait-un-piano-noir.jpgSpectacle de la compagnie "La puce qui renifle" (34), entendu le 15 août 2013 dans le cadre des animations au Pôle Oenotouristique VIAVINO (34400, St Christol).

 

Avec : Pascale Barandon et Marie-Hélène Courtin

VIVANT2-toiles-3

Durée : 1h10

 Genre: lecture spectacle

Tout public à partir de 12 ans

 

Le public est accueilli dans le Patio, structure circulaire ventrue au cœur de VIAVINO, réalisée en lattes de bois à claire-voie et à ciel ouvert. Les spectateurs sont installés de part et d’autre d’une zone centrale matérialisée par un tapis rouge, tandis que les comédiennes sont positionnées face à face, à chaque extrémité du tapis.

 

Barbara, née Monique Andrée Serf, nous a quittés en 1997 alors qu’elle n’avait pas terminé ses Mémoires, publiées en 1998. Pascale Barandon nous en livre des extraits, reflets d’une vie émaillée de nombreux épisodes douloureux, la difficulté de s’approprier un physique ingrat, un père incestueux, l’errance pendant la guerre, les débuts difficiles sur scène puis, enfin, le succès… Autant de sources d’inspiration pour la talentueuse « longue dame brune ». Marie-Hélène Courtin emboîte le pas de Pascale pour conter, et pour chanter nombre de chansons de Barbara (pour la plupart peu connues) dont une remarquable version de « Il pleut sur Nantes », tout en s’accompagnant au clavier ou à l’accordéon. 

 

La complicité des deux comédiennes, qui travaillent ensemble depuis longtemps, sert ce bel hommage tout en finesse et en simplicité à l’une des plus grandes chanteuses françaises. L'endroit offre un cadre approprié à un spectacle intimiste et sans sonorisation tel celui-ci. Une bien belle soirée d’été ! 

 

 

 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:16

camus oriental1Spectacle vu au Carré Rondelet, Montpellier, le 7 Novembre 2013, 19h. Avec des textes extraits de « Le premier homme », « Noces », « l’Eté ». Idée et adaptation d’Avner Camus Perez : projet de la Compagnie du Visage (association CaboMundo, 34).

 

Textes dits par : Carole Ventura, avec Olivier Morin, Avner C.Perez, Cécile Atlan

Musique : Mohamed Zeftari (oud) et Pierre-Luc Bensoussan (percussions orientales), de l’ensemble Naguila

Danse : Cécile Atlan 

Eclairages : Gérald Farrow

 

vivant-3-toiles-4Durée : environ 1h20

Genre : lecture théâtralisée et musique

Public : tous à partir de 12 ans

Sortie de création


 

Le jour-même du centenaire d’Albert Camus la compagnie du Visage propose un nouveau spectacle autour de textes où l’auteur parle de l’Algérie, pays de ses parents et de sa jeunesse. Avner Camus Perez a réuni des artistes qui, non seulement viennent d’horizons multiples, mais ont eux-mêmes une pratique diversifiée de leur art. Dans un Carré Rondelet bondé (une bonne cinquantaine de spectateurs), les deux musiciens nous accueillent. En fond de scène une photo de Camus au regard vif m'interroge. Et voilà qu’en mots et en musique, le spectacle m'emmène chez un Camus que je peux qualifier d’« oriental », selon les approches « occidentales » de la culture des rives africaines de la Méditerranée.

 

La langue de l’auteur, à la fois simple et poétique, croise la musique et la danse. Grâce aux rythmes et mélodies superbes de l’oud et des percussions orientales, je jette l’ancre de l’autre côté de la Méditerranée. Lorsque les bras, les cheveux, le ventre et le long voile de Cécile Atlan ondulent, c’est l’Algérie qui m’invite. Des photos projetées en fond de scène accompagnent certaines évocations. Chaque comédien dit des textes colorés, odorants, sensuels, tendres ou tragiques, que Carole Ventura ponctue d’émouvants extraits du « Premier homme ». Camus y parle d’un enfant à la recherche de son père mort, de la misère qui « prive sa mère d’espoir », de « la tendresse désespérée » de sa grand-mère qui laisse l’instituteur lancer l’enfant vers son destin. D’autres textes disent aussi la soif de vivre, le soleil, la chaleur, la mer, la mort, une vie « à goût de pierre chaude », la fraternité dans le quotidien, le plaisir simple de la citronnade glacée. Le code de la rue, les plages d’Oran, les silences d’Alger, la paix des cimetières arabes, la générosité et l’hospitalité des Algériens, tout dans ce spectacle confirme qu’il y a, comme l'écrit Camus, "des peuples nés pour l’orgueil et la vie".

 

La mise en scène associe toutes les interventions harmonieusement  et sur un rythme soutenu. C’est presque magique de voir tout ce que musique, mots et danse peuvent exprimer ici. Claire et sensible, Carole Ventura déroule les extraits du « Premier homme » comme un fil conducteur parmi les adultes qui ont aidé Camus à grandir. Avner C.Perez et Olivier Morin m'ont fait sentir le vent, le soleil, la plage. Avner C. Perez me montre Oran, « figée dans une gangue pierreuse », et avec Olivier Morin j'ai assisté au match Oran-Alger, en éternelle rivalité. Mohamed Zeftari et Pierre-Luc Bensoussan m'ont emmenée dans la Casbah en exprimant toutes les sensations que je devine chez Camus. La musique occupe ici une place importante dans la narration et lorsque s’élève le chant magnifique de Zeftari accompagnant un texte sur la guerre de 14, je ressens une forte émotion. En regardant Cécile Atlan j’ai vu l’Algérie danser. Les éclairages ne sont pas en reste pour donner tout leur relief aux émotions que j'ai éprouvées.  

Séduite par les nombreuses qualités de ce spectacle original, j’ai aussi réalisé combien son enfance en Algérie a inscrit Camus dans sa dimension d’adulte humaniste, amoureux de la vie et épris de justice. J'ai trouvé le style lyrique (à la fois efficace et poétique) des textes choisis remarquablement transmis par les comédiens qui m'ont fait découvrir un aspect méconnu de l’auteur. Selon moi, ce spectacle original peut être une excellente introduction à l’œuvre de Camus, tout comme il peut plaire aux initiés et enchanter les amoureux de l’Algérie. Riche de résonances artistiques et poétiques, il s’adresse à tout amateur de spectacles généreux.

 

Autre spectacle commenté de la Cie du Visage : Hannah Arendt : exil atlantique

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:02

Les Morts se vengent

Spectacle de la Compagnie des Grands Enfants (30), précédé de "Isobel la ressuscitée", vu le 31 Octobre 2013, 21h, à Montpellier, Théâtre Gérard Philipe. Texte intégral de deux contes de Claude Vignon (1856).

 

Mise en scène : Compagnie des Grands Enfants

Lecture / interprétation : Sidonie Amiot (Isobel, le cadavre) et Eric Doussaud (récitant, le médecin)

Mise en espace : Colette Pierolo et Eric Doussaud

 

VIVANT2-toiles-3Durée : 50 minutes

Jauge : Salle petite ou moyenne (peut se jouer en extérieur)

Genre : Théâtre, Lecture-spectacle

Public : à partir de 16 ans (une autre version à partir de 10 ans)

Sortie de création

 

La Compagnie des Grands Enfants explore les trésors des bouquinistes pour trouver des textes forts et les faire vivre en lectures théâtralisées. Ici sont réunis en un seul récit deux "Contes à faire peur" de Claude Vignon (pseudonyme de Marie-Noémi Cadiot), auteure de textes fantastiques. En cette soirée d'Halloween les morts vont se venger au Théâtre Gérard Philipe. Dommage que cette ténébreuse histoire n'ait attiré qu'une vingtaine de spectateurs, car elle se déroule à Montpellier à une époque où les avancées de la médecine faisaient marcher les imaginations... 

 

C'est dans le salon de Madame de M. que la triste vie de "Isobel la ressuscitée" nous est contée. Terrorisée par son mari, Isobel mourut jeune, mais revint d’entre les morts. Veuve vampire errant dans son manoir, elle séduit et épouse de jeunes hommes qui meurent ensuite d'un vieillissement accéléré. Un médecin raconte à son tour l'aventure terrifiante qu’il vécut en 1806, alors qu'il était jeune étudiant à Montpellier : ainsi commence "Les Morts se vengent". Enfermé par mégarde toute une nuit dans l'amphithéâtre d'anatomie de la Faculté de Médecine, il y fut violemment interpellé par des corps voués à la dissection... L'année suivante, dans le salon de Madame de M., alors que l'on s'étonne de la disparition du médecin, un fantôme passe dans l'obscurité et je reviens à la réalité des lumières et de mon fauteuil...

 

Eric Doussaud et Sidonie Amiot se relaient ou s'associent pour lire et théâtraliser les deux récits. L’émotion dégagée par ces textes lus ou dits est amplifiée par une scénographie simple mais qui m’a semblé efficace. L’ombre fugitive d’Isobel marque du sceau du fantastique la diction au ton inquiétant d’Eric Doussaud. Les formes allongées sous des draps dans l’obscurité de l’amphithéâtre d’anatomie et le glas qui sonne, provoquent un sentiment d’effroi avec une plongée forcée dans le réalisme. J’ai trouvé Sidonie Amiot excellente en cadavre de femme se réveillant pour lancer des imprécations contre les vivants, dans une diatribe surprenante pour l’époque sous une plume féminine. Les deux contes sont adaptés de façon à s’emboîter l’un dans l’autre. Et bien qu’un peu déroutée au début par l’incarnation d’Isobel, j’ai trouvé que la mise en scène articulait de façon fluide les passages d'un lieu à l'autre (du salon au manoir, puis à l’amphithéâtre, et retour au salon). Le fil narratif crée une boucle mais reste cohérent avec une bonne tension dramatique entre le surnaturel et le commun. Ne tombant ni dans la farce ni dans le grotesque ce spectacle associe le sexe et la mort, joue avec les malédictions et le Mal, ose l'occulte et le macabre. Je m’y suis laissée immerger avec délices !


Ce spectacle original m’a séduite (alors même que c'était une sortie de création) pour le choix des textes et la qualité de la théâtralisation. Pour qui veut bien se laisser emporter, il offre un voyage dépaysant dans le fantastique, ce monde où tout est possible, en sortant ces deux contes de l’oubli. Comme la violence crue du texte de la scène située dans l'amphi d'anatomie ne convient pas à un jeune public la Compagnie propose, en "spectacle détachable", une version pour enfants à partir de 10 ans.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 11:05

Sur la route4Spectacle de la Compagnie Amarante (30), vu le 30 Octobre 2013, 14h30, à Montpellier, Maison Pour Tous Voltaire.

 

Interprétation musicale et théâtrale : Cédric Bouillot (Giorgio), multi-instrumentiste

Mise en scène : Colinda Ferraud

Scénographie : Fanny Boix Sabata, Colinda Ferraud, Bruno Vignon

Jeu d'acteur : Nathalie Bauer

Costumes : Fanny Boix Sabata

Manipulation marionnettes : Florence Corre

 

 VIVANT2-toiles-3Durée : 50 minutes

Jauge : scolaire 80, tout public 120

Genre : Théâtre ambulant et musiques actuelles

 Public : à partir de 4 ans (existe une version courte à partir de 18 mois)

Intérieur ou extérieur

Création 2013

 

Dans une salle polyvalente de la MPT Voltaire parfaitement aménagée pour les représentations théâtrales, nous voici une cinquantaine de spectateurs, dont une trentaine d'enfants. La scène est dans une semi-obscurité. Off, une voix gaie chantonne  "La dolce vita..." suivie de human beat box, de bruitages et d'onomatopées. C'est Giorgio (Cédric Bouillot), "marchand de rêves", "vagabond de luxe"... qui entre en scène en poussant un chariot décoré aux couleurs chaudes.

 

Accroché à sa curieuse voiturette, brinquebale un fouillis d'instruments de musique. Fantaisie scénographique, couleurs et éclairages créent une ambiance de merveilleux. Cédric Bouillot fait du sampling en live en enregistrant les sons de ses multiples instruments. Au rythme de ces morceaux de musique répétitive Giorgio parle, chante et s'occupe de son petit doudou qu'il nourrit, lave, couche, grâce aux merveilles d'ingéniosité du chariot. Ouvert, ce véhicule dévoile l'organisation d'une véritable petite maison. Les enfants suivent avec beaucoup d'intérêt et sont invités à enregistrer des sons pour "offrir des rêves" au doudou. Le spectacle se termine sur une scène de marionnettes avec un méchant "politichien" qui menace le doudou qui n'a pas voulu dormir, et tout finit par rentrer dans l'ordre.

 

J'ai regretté la scène des marionnettes qui m'a semblée artificielle et en rupture avec la légèreté et la gaieté du reste du spectacle. J'ai apprécié la maestria du musicien Cédric Bouillot, qui joue de nombreux instruments et contrôle en même temps sa boîte à rythmes de manière invisible pour le spectateur. La succession de rythmes et de sons entraînants a plu aux enfants et aux adultes. Saluons aussi l'esthétique très soignée du chariot et l'ingéniosité de son aménagement intérieur qui  recèle toutes les installations d'une petite maison. Après la représentation les enfants se sont précipités et ont vérifié que "même les robinets fonctionnent" !

 

De création récente, ce spectacle évoluera sans doute au fil des représentations. Comme une pause nocturne sur la route du vagabond musicien, c'est un moment léger et sympathique avec des fantaisies musicales et scénographiques attractives.

 

Autre spectacle commenté de la Cie Amarante : De L'usage des bottines

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 11:03

Enjoy3Spectacle du groupe Enjoy Officiel, vu le 26 Octobre 2013, Place de la Comédie, Montpellier.

 

Conception et mise en scène : Hervé Yapi

Interprètes : Zakarya Mehhel (break dance), Maria-Luisa Luzuriaga (comédienne, danseuse), Yannick Mondoloni (break dance), Hervé Yapi (danseur)

Bande son : Hervé Yapi

Présentation, communication avec le public : Zakarya Mehhel

 

vivant-3-toiles-4Durée : de 6 jusqu'à 40 min pour la totalité du show

Jauge : variable selon les lieux, jusqu'à 1000...

Genre : spectacle de rue humoristique avec danse et break dance

Public : tous à partir de 4 ans

 

 

Enjoy Officiel se produit dans la rue mais aussi sur scène, comme au Jamel Comedy Club, Casino de Paris. Groupe inclassable, léger et mobile, il allie le burlesque, la danse et la break dance. J'ai découvert à cette occasion que la présentation d'un tel spectacle exige une stratégie de déploiement, qui débute par ce que ces artistes nomment avec humour "un show mytho"  : communication, échauffements, démonstrations. Lorsqu'un bon cercle de spectateurs est formé et que le public est attentif, le show lui-même peut commencer. D'où la durée élastique du spectacle selon que l'on assiste uniquement au show ou que l'on a la chance de voir aussi le "mytho" !


Un des plaisirs procurés par les spectacles de rue, c'est le hasard de la rencontre et de la découverte. Ce jour-là, intriguée, je m'approche d'une foule en cercle au milieu de la place de la Comédie. Au milieu, quatre artistes finissent d'éxécuter quelques mouvements de danse et de break dance. Zakarya prend le public à partie avec humour et présente le groupe et sa philosophie : que l'on donne ou non de l'argent à la fin ça n'a pas d'importance, dit-il. La foule grossit, nous voilà plus de 200. Hervé fait le beau-parleur, "black"  jouant de sa couleur, et le spectacle démarre : musique ! ça déménage ! Sur des extraits de tubes connus, les quatre artistes dansent et jouent avec un rythme d'enfer dans une chorégraphie très soignée. Voici déclamés en playback, mimés ou joués, Scream, French Cancan, la Panthère rose, la Marche nuptiale, Superman, etc. Danse, break dance et jeux de scène se mêlent ou se succèdent avec un humour omniprésent qui allie l'autodérision et la parodie. Dans une superbe ambiance festive, le public rit beaucoup aux nombreux gags, acrobaties décalées, grand écart "douloureux", scène de séduction ratée, chaussure qui sonne, bruitages hilarants, etc. Les applaudissements sont enthousiastes... et le chapeau ne reste pas vide...

 

J'ai été séduite par ce spectacle très original, bien construit, intense et d'une belle richesse de jeu. Mise en scène et chorégraphie intègrent dans un ensemble harmonieux des talents artistiques aussi divers que de la danse vive et légère, du burlesque très communicatif et de la break dance dont j'ai admiré les figures paroxystiques. "Top rocks" (mouvements de jambes très rapides) et surtout "power moves", mouvements les plus difficiles (dont un "head-spin" : tourner sur la tête sans poser les mains) : tout cela est exécuté avec brio. Quant à l'humour permanent qui traverse le spectacle, il traduit une créativité foisonnante. Bravo les artistes, tous excellents! Quoi de mieux pour éclairer une journée que de casser la routine avec ce spectacle réjouissant dans la rue ou sur une place, lors d'une fête, d'une foire ou d'un festival ? A voir !

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 10:49

Et patatriSpectacle de la Compagnie "La Révérence de l'Escabeau" (34), vu le 31 Octobre 2013, 16h, au théâtre Pierre Tabard, Montpellier, dans le cadre de "Festimômes".

   

Mise en scène : Aurélia Gonzalez

Jeu, musique, danse et chant : Virginie Nieddu (Lulu), Amélie Gonzales (Mme Maurice)

Jeu du container : Julien Meynier... à l'intérieur


vivant-3-toiles-4Durée : 45 min

Genre : théâtre musical et écolo

 Public : à partir de 4 ans  

Sortie de création  

 

 

La Cie La Révérence de l'Escabeau propose ici son premier spectacle pour enfants, sur le thème du comportement citoyen pour la  protection de l'environnement. Une cinquantaine d'enfants sont présents. Sur scène un imposant container jaune à deux trappes mobiles, entouré, comme souvent, de sacs pleins et de divers objets abandonnés, dont une guitare. La jeune Lulu, qui aime les chips, jette n'importe comment toutes sortes d'emballages que Nicole (le container) recrache au loin par ses trappes, pour le plus grand plaisir des enfants.


Arrive Madame Maurice, sévère inspectrice des déchets et de leur destruction, qui vient contrôler le niveau de pollution sur "l'échelle de Nicollin", et donne à Lulu quelques conseils précieux : 1/ désinfection, 2/ mesurer la "craditude ambiante" - et attention si c'est "thermocrado" ! - et enfin 3/ se laver les mains. Cette consultation est rythmée par le container qui parle et s'agite avec un bel effet comique ! Ensuite les deux comédiennes rebondissent sur le recyclage et la récupération, l'alimentation industrielle et ses "poissons carrés", les publicités tentatrices et la surconsommation, la pollution, etc. Les enfants, souvent interpellés, participent à fond. Les discussions entre Lulu et sa comparse se transforment en chansons humoristiques sur le thème de la protection de l'environnement, les comédiennes s'accompagnant à la guitare et au piano à bouche. Le rythme s'intensifie progressivement, jusqu'à ce que tout se déchaîne lorsque le container rejette une pluie d'ordures que Lulu et Mme Maurice doivent trier à toute allure dans trois poubelles, en chantant et dansant avec frénésie. Parmi les déchets, un livre ! "ça on le garde". Et patati et patata, "savoir parler c'est tout un art", chantent-elles avant qu'un délire verbal ne s'empare d'elles et ne les amène à donner des conseils complètement décalés ! En conclusion une chose est sûre : "si on fait pas le tri, c'est patatra !".


Le public est enthousiaste. Cette première est plus que convaincante. J'ai apprécié ce spectacle qui choisit de transmettre des messages éducatifs avec humour par le chant, la danse et la musique et fait sans cesse réagir les enfants. Les deux comédiennes font preuve d'une grande fantaisie dans leur jeu avec une gaité et un enthousiasme communicatifs. Les textes aux rythmes entraînants favorisent la mémorisation et lorsque Lulu et Mme Maurice chantent  "La pub nous raconte des cracs, cric crac" ou  "A la claire fontaine le fond était marron" cela porte à mon sens certainement plus que ne le feraient des consignes alarmistes. Très amusant, inventif et adroitement didactique, ce spectacle contribue à l'éducation à la protection de l'environnement. A conseiller aux établissements d'enseignement, aux collectivités locales, aux associations et, bien sûr, à voir en famille car il s'adresse à tous.

 

Autre spectacle de la compagnie commenté sur ce blog : Les Chaises

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:51

CmoiSpectacle de la "Compagnie théâtrale francophone" (34) et de la Cie "Kerozen et Gazoline" (34), vu le 1er Nov. 2013 au théâtre Pierre Tabard, Montpellier, dans le cadre de "Festimômes".

 

Création et mise en scène : Damiane Goudet

Avec : Nicolas Jankowski

 

VIVANT-3-COEURS-5Durée : 30 minutes

Genre : clown, manipulation d’objets

Public : enfants de 6 mois à 5 ans

Sortie de création (2è représentation)

 

 

Damiane Goudet a récemment enrichi sa pratique de la mise en scène avec plusieurs spectacles destinés aux jeunes enfants. Dans la salle, une bonne quinzaine d’enfants de 18 mois à 6 ans accompagnés d’adultes. Sur scène, une table recouverte d’une nappe turquoise tombant jusqu’au sol, d'où Nicolas Jankowski fera apparaître tout au long du spectacle une quantité d'objets colorés.

 

Vêtu d’une salopette écossaise turquoise et jaune, Nicolas chantonne et jongle avec des accessoires aux formes nettes et aux couleurs fraîches et attractives. Voilà qu'il les traite comme des personnages et leur parle ! Tous portent un nom. Il y a les Léon, boules orangées qui savent bien rouler, les Fanfan, boîtes jaunes cylindriques qui jouent à l’éléphant. Il y a aussi le Doudou qui participe à tout, et son papa Papatam. Et voici des cubes qui roulent aussi, sauf Bébert le plus petit, qui doit toujours s’entraîner car « il sait faire mais ne sait pas qu’il sait ». Avec des gestes amples, lents et mesurés, du jonglage-contact, et en s’accompagnant de paroles précises et claires, Nicolas construit un train de cubes et encourage régulièrement Bébert à prendre confiance. Tous ces objets-personnages colorés ont le projet de monter sur le train pour nous donner un beau spectacle. Les enfants dans la salle s’agitent et crient des conseils quand Nicolas s’exclame qu’il manque un Léon ou que le Doudou s’est caché… Enfin, tant bien que mal, boules, cubes, boîtes et pots prennent place et, surprise, Bébert arrive à rouler ! Le train des nuages démarre, le spectacle est réussi et les enfants applaudissent. Invités ensuite à monter sur scène, tous ces petits courent, roulent, rampent en manipulant les objets colorés. Le comédien joue avec eux et les adultes restés dans la salle assistent à ce joyeux festival de mouvements et de couleurs !

 

J’ai été séduite par la richesse de la mise en scène, la scénographie, la qualité du jeu de clown et l'intérêt du propos. C'était un régal de voir les jeunes spectateurs suivre ce spectacle avec attention et participer avec un bruyant enthousiasme. Intriguée par la précision de la gestuelle de Nicolas, j’apprends alors que Damiane a mis en œuvre ici ses connaissances de la langue des signes pour bébés. Cette langue permet la communication avec des enfants qui ne savent pas encore parler. De nombreux autres détails font preuve d’une grande attention à l’enfant, notamment le fait que les objets portent un nom, comme les enfants aiment à en donner à leurs jouets. En applaudissant au spectacle donné par les objets, les enfants saluent la réussite de leurs alter-ego. Quant aux nombreux jeux d’empilement, de répétitions, de cache-cache, ils les ont fascinés : les rires et interpellations fusaient. Enfin c’est avec tact et délicatesse que Damiane Goudet déroule un propos qui préoccupe les jeunes enfants et interpelle leurs parents : « je suis trop petit, je suis différent, je ne sais pas faire ». C'est un tour de force d'arriver à intéresser des enfants d'âges si différents autant que les adultes. Une belle réussite !

Ce beau spectacle qui respecte les enfants s'adresse avec émotion et intelligence à de nombreuses préoccupations chez les petits : l'identité, la différence, la confiance en soi, les disparitions-réapparitions, etc. Quant au plaisir du jeu, il anime le spectacle de bout en bout !

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:49

Le Siffleur-copie-1Spectacle du Siffleur (69), vu dans le Parc Lakanal à Montpellier, le 10 Novembre 2013, 16h,  dans le cadre de la 7è ZAT!, quartier Boutonnet/Beaux-Arts.


Création : Fred Radix

Interprétation sifflée et jeu : Fred Radix (Le Siffleur)

Régie : Clodine Tardy

Interprétation musicale : le Sextuor du Siffleur, enregistré par Jean-Michel Quoisse

Direction musicale et arrangements : Noémie Lamour

 

VIVANT-3-COEURS-5Durée : 50 minutes

Jauge : 30 à 300, ou plus sur demande

 Genre : Théâtre de rue, récital poéti-comique

Tout public 

Création : 2012

 

 

Fred Radix, comédien venant du théâtre burlesque de rue, se consacre actuellement au chant et au théâtre, et depuis peu à la musique sifflée. Combien sommes-nous exactement ? Peut-être 500, 600... Quelques bienheureux sont installés sur des transats, une foule est assise devant sur des nattes, et une autre foule se presse  derrière, debout, en arc de cercle. Il y a là des enfants et des adultes de tous âges. Le Siffleur, portant queue de pie et nœud papillon, monte sur un petit podium, son livre de partitions à la main. A côté de lui dans une grosse boîte : les enregistrements de son orchestre philharmonique qui l'accompagnent pendant tout le concert. Une petite introduction humoristique démystifie la musique classique auprès des spectateurs impressionnés par ses codes, et le récital commence.

 

Radix siffle avec une virtuosité et une aisance aérienne, avec un léger balancement du corps qui donne presque l’impression d’un envol. Je suis immédiatement subjuguée par ces sonorités lumineuses, à la fois étranges et familières. Tout en sifflant il promène un regard bienveillant et amusé sur le public… et entre chaque morceau, se livre à des commentaires humoristiques qui trouvent immédiatement un écho dans le public. Mozart nous enchante, Carmen nous enflamme, puis nous sommes priés de nous allonger pour une « sieste sifflée » de 8 minutes. Chacun de nous s'installe comme il le peut et je suis enthousiasmée par le spectacle insolite de cet homme qui siffle des airs de Satie et Fauré en enjambant les spectateurs somnolents. Après cette détente poétique, voici pour nous réveiller un historique de la musique sifflée mené avec entrain. Invité à identifier des musiques de films, le public rivalise de rapidité pour en crier les titres. Le concert s’achève à Broadway, avec élégance… et parapluie ! Comme il est difficile de se quitter, nous sommes invités à siffler et Fred Radix est ensuite littéralement ovationné.  

 

Fred Radix siffle une musique lumineuse et envoûtante dont il exprime avec une grande virtuosité les temps forts comme la subtilité. Il s’agit de partitions classiques réécrites spécialement pour ses spectacles et de beaux airs accessibles à tous. Son empathie avec le public m'a fait passer sans cesse du charme de la musique au rire ou au sourire. J'ai vécu ce spectacle comme un moment à la fois éblouissant et chaleureux. Plus tard, flânant à l’heure de la représentation nocturne dans le parc illuminé, j'ai savouré la magie particulière de ces airs sifflés dans la nuit. Le lendemain dans les rues, par-ci par-là des passants sifflotaient… Merci, le Siffleur ! 

Riche de découvertes sonores et d’émotions musicales ce spectacle peut être une excellente introduction à l’écoute musicale et au répertoire classique.  La relation de Fred Radix avec le public en fait également un moment joyeux et chaleureux. A voir absolument ! Le Siffleur se produit dans toutes sortes de lieux : jardins, rues, cours, théâtres, etc.     

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:09

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Spectacle du "Collectihihihif" (34) vu le 17 Octobre 2013 à 19h, au Théâtre de La Vista (Montpellier).


Création : Philipp Vöhringer

Avec : Marie Frignani (Youri), Emilie Marin (G.nifer), Philipp Vöhringer (Hellmut)

 

vivant-3-toiles-4Durée : 50 minutes

Jauge: 500

Genre : Clown, burlesque, musique électrique et électronique

Public : à partir de 8 ans

Sortie de création - Se joue aussi en extérieur

 

Le Collectihihihif c'est la rencontre d'artistes venus de divers horizons, qui se retrouvent dans les arts du cirque et touchent à tout, toujours dans l'optique de faire rire. Aujourd'hui c'est la première d'un spectacle musical, un genre nouveau pour le Collectihihihif. Nous sommes une quarantaine de spectateurs. Les "The Closh" arrivent l’un après l’autre dans un vacarme de tonnerre et de pluie battante, sur une scène obscure trouée par  les éclairs et plongée dans un rythme électro d’enfer. Bruitages, costumes et maquillages punk/métal, mimiques ténébreuses, gestuelle mécanique et rugissements m'ont mise « dans le bain » : ça déménage !

 

Youri (costume noir et blanc tout en angles et pointes) joue de sa dureté diabolique, tandis que G.nifer (littéralement « armée » d’un soutien-gorge clouté) fait dans le sexy catégorie « métal ». Hérissé de longs cheveux, Hellmut est un modèle d'élégance sombre et kitsch. Tous trois ont l'air furieusement déterminés à nous en remontrer, les filles à la guitare et Helmut à la batterie et au synthétiseur. Ce trio d'enfer se déchaîne sur une douzaine de tubes de vedettes du rock (Deep Purple, Michael Jackson, The Cure...) avec une gestuelle, des mimiques et des acrobaties hilarantes. J'ai apprécié le fil narratif qui, au fil du concert, fait monter la tension entre Youri et G.nifer. Helmut utilise comiquement sa batterie pour faire la loi et les deux comédiennes ne ménagent pas les effets burlesques : elles se menacent, tombent, trébuchent, il y a un pied coincé, le sang coule, de l'huile aussi... Le spectacle tourne à la catastrophe dans une apothéose tragi-comique. Après une réconciliation baignée de larmes, une chanson douce appelle à faire cesser la violence et rallie le public vers un monde meilleur. Un clin d’œil aux Beatles conclut ce spectacle qui nous a offert de bons moments musicaux dans une ambiance déjantée.

 

La reprise créative de ces quelques " vieux" tubes dans un style burlesque m'a emballée. J'ai apprécié le dynamisme et le rythme de la mise en scène ainsi que le propos comique autour de la désorganisation du groupe, avec une montée en puissance bien menée. Le travail sur la lumière et le son (nuages, fumées, lumières tournantes et bruitages cocasses) entretient l’ambiance déjantée. Les spectateurs ont beaucoup ri. Cette première était une belle réussite et ce spectacle musical entraînant et drôle peut séduire de nombreux publics,  jeunes bien sûr, mais aussi fans de burlesque et de rock de tous âges.

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