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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 13:19
Monsieur Mouche

 

Spectacle de la Compagnie Gorgomar (06), vu le 27 juillet 2017, dans le cadre du festival Off d'Avignon, à l’Espace Saint Martin à 20h30.

Auteurs et interprètes : Thomas Garcia

Genre : Solo clownesque musical
Public : Tout public en famille
D
urée : 1h10

Monsieur Mouche, homme à tout faire du théâtre, arrive dans la salle avec cette bonhomie, emplie de maladresse et de tendresse, qui touche immédiatement un public. Avec trois fois rien mais beaucoup de talent il nous propose, de façon improvisée, des numéros parfois involontaires et pleins de surprises. Musicien, chanteur (dans une reprise de Presley au ukulélé), acrobate voire cascadeur inconscient, il fait mouche pour séduire le public avec un vocabulaire limité à quelques syllabes mais large en émotions. Il fait partie des ces personnages touchants, émouvants et décalés, qui d’un regard peuvent déclencher des éclats de rire pendant 5 minutes.

Ces numéros sont pleins d’imagination, notamment ceux avec sa perceuse, et il nous propose une montée équilibrée de son spectacle avec une vision bienveillante de la connerie. C’est frais, gai et cela nous met la pêche. On imagine un personnage sensible sous ce clown naïf.

Ce soir-là, Monsieur Mouche était affublé d’une minerve, de différents pansements et semblait empêché dans ses mouvements. Était-ce un artifice de costume qui pouvait coller au personnage ? Eh bien non. Il se trouve que le comédien avait assisté, deux jours avant, à la sortie de son spectacle à une scène violente. Un homme a frappé violemment une femme devant ses deux enfants, et sans se soucier de rien, est parti les mains dans les poches. Thomas Garcia l’a suivi en appelant la police au téléphone, quand celui-ci s’est mis à courir. Dans la précipitation, les personnes qui avaient assisté à la scène et qui couraient toutes derrière, on fait tomber le comédien, pensant qu’il était l’agresseur. Résultat : de multiples contusions, quand l’agresseur ne semble avoir été ni retrouvé, ni inquiété.

Malgré cet événement dramatique, le comédien a voulu poursuivre son spectacle après un jour de relâche, mais a souffert le martyre. Il a profité de la fin du spectacle pour nous raconter cette histoire et dénoncer ainsi les violences faites aux femmes.

Bravo Monsieur Mouche !

Eric Jalabert

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 12:44
Fort bien très loin
Facebook Fort bien très loin la comédie musicale

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Spectacle de la Cie un Tournesol sur Jupiter (31), vu le 20 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, Archipel Théâtre 15h45.

Avec : Anna Ramade, Sonial Kiang, Olivier Maraval

Genre : Comédie musicale
Public : Tout public à partir de 4 ans
Durée : 1h30

Il était une fois, dans le royaume de Fort Bien Très Loin, le méchant (et tout petit) roi Jean le Maléfique, qui voulait éradiquer les héros de tous les autres contes pour régner sur tous les royaumes…
On va dire que jusque-là, tout va bien…

Le décor est réduit à sa plus simple expression, il n’y a sur scène qu’un rideau/écran qui partage l’espace en deux dans la profondeur (côté jardin), sur lequel sont projetés images et décors. C’est d’abord un Petit Poucet qui apparaît semant ses petits cailloux (devenus d’énormes galets) pour pouvoir retrouver son chemin. Cailloux bientôt récupérés par une caricature d’estivant (short, chemise à fleurs, chapeau) à la barbe grise, portant des baskets à semelles illuminées, qui s’avère être un Merlin l’Enchanteur quelque peu paumé.

Jean le Maléfique incarné par Olivier Maraval, qui se déplace à genoux (n’oublions pas que Jean le Maléfique est fort petit…), est affublé de grandes oreilles (de faune ?), porte un costume noir et argent, sur lequel sont accrochées deux "jambes", et sur la tête une sorte de tiare gonflée. Il convenait probablement de ridiculiser le personnage à souhait pour le rendre très antipathique…

Afin de contrecarrer les plans de Jean le Maléfique, d’autres personnages vont se joindre à Merlin et Poucet : Alice qui a perdu le Pays des Merveilles, le lapin blanc qui est devenu une prof d’anglais (!!), un Capitaine Croche Pied qui rêve d’aller à Broadway, tout seul sur le bateau du Capitaine Crochet. Enfin, comme il s’agit d’une comédie musicale, les personnages s’expriment assez souvent en chansons, et leurs déplacements sont chorégraphiés.   

Prétendre qu’on n’a pas voulu faire dans la simplicité, qu’on a créé un conte moderne, inventé une histoire, créé des personnages (deux tout au plus), écrit et mis en musique des chansons, et qualifier de comédie musicale le spectacle présenté, est quelque peu présomptueux. Tout cela ne suffit pas à faire un bon spectacle, tout au plus un divertissement (juste) acceptable. La salle était comble me direz-vous ? Mais ce n’est pas parce que la salle est pleine que le spectacle est bon… Simplement, le titre a dû en interpeller quelques-uns, qui comme moi ont inévitablement pensé à Schrek. Ce qui n’a pas empêché certains enfants de s’endormir, comme un petit garçon assis devant moi…

Ajouté à cela, un photographe qui n’a cessé de prendre des photos (clic, clic, clic...), pendant toute la durée du spectacle, et ce juste à côté de moi… Très énervant !
Du coup, ce fut surtout Fort décevant et fort long… 

Cathy de Toledo

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 16:23
La boîte à musique ensorcelée

Spectacle de Ofam Productions (25), vu le 19 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, Collège de la Salle 15h45 tous les jours sauf le mercredi.

Avec : Clotilde Moulin et Théo Lanatrix

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 5 ans 
Durée : 45 min

Le début est prometteur… Barbara, enfermée dans sa boîte à musique qui ne tourne plus, sous bonne garde d’un dragon qui ronfle sous le plancher (et ce pendant la plus grande partie du spectacle…), chante en s’accompagnant à la harpe. Pas pour longtemps, car voilà que le sorcier qui l’a faite prisonnière s’en prend également à son instrument qui ne produit plus que le bruit du tonnerre. L’apparition du sorcier encagoulé, affublé d’un masque au grand nez, n’a évidemment pas laissé le (très) jeune public sans réaction…

Heureusement, Victor un magicien amoureux de Barbara vient à sa rescousse. Mais c’est un mauvais élève de l’école des magiciens, mal noté (3 crapauds, la pire note). Inutile de dire qu’il va avoir besoin d’aide, et ce n’est pas peu dire. C’est le prétexte à une overdose d’interactivité. Tout le public assis en rond autour de la boîte à musique doit se lever et se tenir par la main, et prononcer des paroles incantatoires afin de réduire les barreaux de la cage… Puis un petit garçon doit récupérer l’énorme clé dans l’antre du dragon pour relancer la boîte à musique, plusieurs enfants sont mobilisés pour agiter des clochettes et enfin faire s’évanouir le charme qui ensorcelle la harpe. Enfin, après disparition du sorcier, tout est rentré dans l’ordre, le dragon est devenu sympa avec Barbara et Victor qui sont amoureux et se marient ! 

Et voilà comment on fabrique une animation, qui se termine certes par un goûter, sans grand intérêt. Dommage, le décor est joli, l’idée de base bien que peu recherchée, aurait pu être mieux développée, et surtout, la harpe est fort peu utilisée, alors qu’il eut été intéressant de faire découvrir aux grands et aux petits cet instrument méconnu.

Cathy de Toledo

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 20:25
Le NoShow, un show-must-go-on à tout prix

Spectacle de la Compagnie Nous sommes ici et Théâtre Dubunker (Québec et Montréal), vu le 26 juillet 2017 à 23h, Avignon OFF 2017, au Théâtre Gilgamesh Belleville, du 6 au 28 juillet.

Interprètes : François Bernier, Véronique Chaumont, Annabelle Pelletier-Legros, Eve Pressault, Hubert Lemire, Sophie Thibeault, Julien Storini
Metteur en scène : Alexandre Fecteau

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 14 ans
Durée : 2h05

 

Lorsque j’arrive, je m’interroge sur les personnes qui accueillent, ne serait-ce pas les comédiens ? Toute une organisation originale autour de l’accueil et du paiement de sa place. On paye, ou pas, anonymement et ensuite on attend pour entrer. Je ne peux en dire plus car il faut garder l’effet surprenant et innovant.

 

Nous entrons dans la salle, elle est comble. Pas de comédien sur scène, juste une grande rangée de table devant nous avec 7 micros. Les comédiens arrivent petit à petit. Les 7 sont là et puis on commence l’assemblée générale telle qu’on nous l’annonce sur le vidéoprojecteur. Les premières minutes aborderont la raison d’être devenu comédien. Le public éclate de rire d’entrée ! Puis on nous parle également de la condition des artistes, des comédiens, du prix à payer pour aller voir une pièce, de ce qu’on souhaite payer, de combien nous pensons que cela vaut.

Le verdict tombe, ce soir le public a payé tant ! Tous les comédiens pourront-ils être payés ce soir ? Pourront-ils tous rester sur scène ? Et là encore la formule nous surprend totalement !

Moderne, drôle, originale ! L’interaction n’est pas toujours évidente avec le public et là elle est menée avec brio !

 

Bien entendu, j’apprécie leur accent, oui je ne peux nier que cela influe en plus de l’humour auquel j’adhère complètement. Etant allée plusieurs mois à Montréal, je me replonge dans mes souvenirs. Et puis eux aussi ils apprécient nos accents, ils trouvent ça drôle cette manière de parler en cul d’poule ! Ils se moquent d’ailleurs avec finesse de la culture française, de ses expressions et le public ne manque pas d’autodérision ! D'autant qu'un des comédiens de la troupe est français, cela renforce l'humour autour de nos deux cultures.

La seule critique plus négative que je ferais c’est ce sentiment de quelques longueurs à partir des derniers trois quarts d’heure. Longueurs car on a compris le principe bien que j’adhère et qu’il me fera éclater de rire jusqu’au bout. En effet, ce no show est proposé sur 2h05 et je pense qu’il est possible de réaliser cette performance sur 1h30 maximum afin de garder le rythme tout au long.

Il est clair que le thème de ce no show tourne autour de la condition des comédiens, des artistes en général, du système de subvention, de l’intermittence, qui n’existe pas au Canada d’ailleurs...

 

Un sujet rondement mené, décortiqué, coloré, électrisé, manipulé, vulgarisé par cette troupe de jeunes comédiens hautement performants !

L’interaction avec le public sera régulière et toujours très réussie ! On sera plongés sur le plateau, au bout de notre téléphone, dans les coulisses, dans la rue, on nous emmène partout avec ce scénario complètement fou ! Je ris beaucoup, je suis subjuguée par cette formule que je découvre pour la 1ère fois de ma vie ! Et non pas pour la 1ère fois du festival ! Une formule qui me rappelle pour autant des formules proposées en spectacle de rue ! J’adhère et j’adore !

 

Valérie Desbrosse

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 19:48
Tana & the Pocket Philharmonic

 

Groupe montpelliérain (34), vu le 24 juillet lors de la relâche du théâtre "l'Adresse", Festival OFF Avignon.

 

Soirée en 3 parties: concert, ciné-concert et concert

 

Il ne s’agit pas d’un spectacle mais d’un concert et ciné-concert proposé par l’Adresse le 24 juillet, jour de leur relâche. Et comme j’ai eu un coup de cœur, je souhaitais le partager avec vous.

 

Deux violonistes, un pianiste, un batteur, un contrebassiste et un chanteur : un groupe musical très complet et très doué ! Moi qui ne suis pas fan des Cartoons, la version Cartoons des années 1930 en noir et blanc animée par les instruments du groupe m’a complètement surprise et enchantée. Des musiciens très doués, qui gèrent l’animation sonore du cartoon avec une élégance sans faille. 
Puis après plusieurs visionnages cartoonesques, place au concert. C’est le 2ème concert, j’ai malheureusement loupé le 1er plus tôt dans la soirée. Différents styles sont abordés, du swing, du reggae, du plus classique, du rock revisité, et toujours très festifs et maîtrisés. Et puis ce très beau timbre de voix masculine. Je suis conquise !

 

J’espère revoir ce groupe rapidement en concert et je les remercie ainsi que le lieu (l’Adresse) pour cette très belle découverte que je vous fais partager !

 

Valérie Desbrosse

 

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 19:34
L'extraterrestre et le petit caca
Site Cie Fée d'hiver

Site Cie Fée d'hiver

Spectacle de la Cie Fée d’hiver (23), vu le 18 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, Espace Alya, 13h25 tous les jours sauf le mercredi.  

De : Pierre Notte
Interprétation : Céline Deste-Coirre, Mathilde Marillat, Grégory Servant

Genre : Théâtre
Public : Tout public à  partir de 7 ans
Durée : 55 min

Un tel titre, qui parle visiblement plus à un public enfantin, peut susciter quelques réticences auprès du public adulte. Cependant, le nom de Pierre Notte, pas vraiment un inconnu, peut convaincre à passer outre les apparences…

Au milieu d’une décharge d’objets hétéroclites, bien représentée en rétroprojection en ombres chinoises sur une toile tendue en travers de la scène par un amoncellement d’objets dans une décharge, émerge un extraterrestre tombé d’on ne sait où. Tout en déambulant à la découverte de ce monde, il met malencontreusement le pied dans une crotte… Celle-ci aussitôt réagit, se plaignant d’être mal aimée, rejetée, en proie à de multiples attaques : la mouche qui s’en alimente, le soleil qui la dessèche, la pluie qui la dilue et la réduit en flaque, sans compter l’intervention de la redoutable motocrotte !

Passés les premiers instants de méfiance, l’extraterrestre touché par la situation de la crotte, décide de lui venir en aide. Et comme il a le pouvoir de réaliser les rêves, il peut ainsi accéder au vœu de la mouche, qui certes veut bien ne plus s’attaquer aux crottes, ce qui au fond n’est rien d’autre que son destin, mais souhaite alors être débarrassée de la sensation de faim. Une mouche représentée de manière rigolote avec une tête encagoulée avec de gros yeux et des pattes, l’ensemble de couleur bleue, qui apparaissent dans des ouvertures pratiquées dans la toile tendue.
L’extraterrestre et le petit caca rencontrent ainsi au cours de leur cheminement un champignon, un pylône électrique, un camion benne, tous "personnages" qui souhaitent être autre chose que ce pour quoi ils existent et font appel à l’extraterrestre pour exaucer leurs vœux. Dans le même temps, seule la crotte apporte son aide à l’extraterrestre, qui grince et coince de partout, car il n’est de fait qu’une vieille boîte de conserve rouillée ! Et au fur et à mesure de leurs aventures, leur relation d’amicale devient amoureuse.

Ce conte de fées modernisé transforme en personnages plus ou moins loufoques des objets inanimés à qui il prête voix sur la base d’une écriture sans vulgarité (que l’on aurait pu craindre eu égard au titre). Texte plus profond qu’il n’y paraît au premier degré, qui ouvre des perspectives d’échanges autour de l’identité, l’acceptation de soi et des différences, les limites de notre société de consommation. Après tout, tant l’extraterrestre/boîte de conserve que le petit caca, ne sont-ils pas des déchets matériels ou organiques créés par les humains ?
L’utilisation des ombres et de la lumière, les éclairages, la scénographie inventive, et le texte empreint d’humour, font de ce spectacle un sympathique moment à partager en famille.
Un seul vrai regret pour ma part, je n’ai pas du tout adhéré aux costumes des deux "héros", celui de l’extraterrestre étant fort éloigné de l’aspect "fer blanc" d’une boîte de conserve, et la combinaison marron clair de petit caca, agrémentée de petites boules de mousse amovibles censées évoquer la dilution de la crotte, ne me paraissant pas du meilleur goût…

Cathy de Toledo

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 19:33
Petit de Clowns
Site compagnie

Site compagnie

Spectacle de la Cie les Matapeste (79), vu le 18 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, Les Lucioles, 10h40,  tous les jours sauf le lundi.

Ecriture et interprétation : Francis Lebarbier, Cécile Hostein ou Anaïs Renaudie

Genre : Spectacle de clowns
Public : Tout public à  partir de 3 ans

Durée : 40 min

Nous entrons dans la chambre d’Angèle et Charles, endormis dans leur grand lit, et qui continuent à dormir bien longtemps encore après l’installation des spectateurs.
Angèle se réveille enfin, et découvre que son ventre a énormément grossi pendant son sommeil. Elle attend un bébé ! Toute à sa joie, elle réveille Charles qui, lui, est loin d’être enthousiaste et souhaite surtout continuer à dormir.

Toute excitée, elle communique avec son bébé qui émet des sons auxquels elle répond.
Sans qu’on sache très bien si elle rêve, bien qu’on puisse le penser, apparaissent alors successivement plusieurs personnages. Un jardinier qui s’emploie à "cultiver" le ventre d’Angèle, avec toute une installation bien étrange. Une fée qui apporte des cadeaux au bébé à venir, mais qui finalement tente de voler son ventre à Angèle !
Puis apparaît Zébulon, avec une tenue moulante vraiment pas du meilleur effet, qui va plonger dans le ventre de la maman pour aller dénouer le cordon ombilical dont le nœud prive le bébé d’oxygène… Et enfin une vieille accoucheuse, en robe de chambre peu ragoûtante, qui vient aider à la délivrance… Charles se réveille enfin, et Angèle lui confie le bébé clown avec son petit nez rouge, pour profiter d’un sommeil réparateur après toutes ces épreuves.

Ce que l’on retient  de cette histoire, c’est un papa qui pour le moins, n’assume pas son rôle protecteur auprès de son épouse qui attend leur enfant… Même si l’explication en est que, angoissé par cette future paternité, il se réfugie dans le sommeil.
Finalement la maman se débrouille toute seule avec ses angoisses, et trouve de la ressource auprès d’individus réels ou imaginaires, dont j’ai trouvé les accoutrements plutôt grotesques que clownesques.

Deux moments intéressants cependant, la descente de Zébulon dans le ventre d’Angèle matérialisée en vidéo et ombre sur l’écran en fond de scène, et l’accouchement sous un immense drap bleu nuit qui traîne tout de même un peu en longueur… Et un joli décor, un grand lit qui occupe l’espace scénique, qu’Angèle et Charles ne quittent pas, ou presque…, pendant tout le spectacle.

Bref un accouchement long et laborieux de 40 minutes. Dommage, tous les ingrédients sont là pour faire un bon spectacle… Mais il s’agit d’une création 2017 à laquelle il faut laisser le temps de la maturation.

Cathy de Toledo

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 18:27
Philo foraine

 

 

Spectacle de Monsieur Max (75), vu le 25 juillet 2017, dans le cadre du festival Off d'Avignon, à la Maison IV de chiffre à 12h30.

Auteur et Interprète : Alain Guyard

Genre : Seul en scène
Public : Public adulte
Durée : 1h20

A mi-chemin entre le bonimenteur, les Blues Brothers, le professeur de philo et le Ouech Ouech de cité (oui, je sais, ça fait beaucoup de chemins !), Alain Guyard nous propose une approche de la philo pour le moins originale. Il nous offre les clés d’un raisonnement argumenté, porté par des références à des penseurs divers, et dans un langage imagé et cru. Chaque jour, il nous propose un sujet et c’est un vrai exercice de style dont il se sort à merveille.

Il nous propose son plan, sans formalité et pour donner le ton, tel un bonimenteur de métaphysique ou un décravateur de concept comme il se définit lui-même :
la thèse : où il présente la pensée des autres,
l’antithèse : où il présente une approche contradictoire et critique de la pensée des autres,

et la 3ème partie : la foutaise.
Autant dire, que le personnage ne se complaît pas dans une image de philosophe drapé dans ses pensées. Il nous rend le concept accessible et intelligible.

Notre sujet du mardi devait être "Faut-il faire le bien ou se faire du bien ?". Ce jour-là, il a choisi un autre sujet : "Pourquoi il vaut mieux avoir les bourses en action plutôt que les actions en bourse". Le bonhomme aime la provocation et aime réfléchir mais aussi rire de tout ! La démonstration repose sur la volonté de mettre en pièces les idées reçues, comme celles qui consistent à penser que la bourse, c’est l’économie et c’est du concret ! Il s’appuie, entres autres, sur les pensées de Blaise Pascal et Hobbes, penseurs du 17ème siècle, qui reposent toutes deux sur le constat que l’homme est mauvais et qu’il faut le garder sous surveillance. Pour l’un, une surveillance religieuse, pour l’autre, une surveillance étatique. Ces deux pensées sont confortées par Adam Smith, qui pour s’émanciper de la religion et de l’État, développe le concept de marché et de libre-échange, arbitré par la main invisible du marché, censée réguler miraculeusement tout le bazar ! On a bien vu depuis comme ça marche !

Dans sa seconde partie, il évoque les notions du don/contre-don, reposant sur des valeurs d’échanges subtiles et équilibrées (savoir donner, savoir recevoir, savoir rendre), en faisant référence à Marcel Mauss (1925) qui a développé le concept des coopératives agricoles, et en s’appuyant sur le tube de Jea- Jacques Goldmann, "Je te donne". Comme quoi l’homme a l’esprit large.
Enfin, pour retomber sur ses pattes, il termine sa démonstration par le don ultime, le don de la vie, celui qui ne peut pas être du "donnant-donnant". Pour donner la vie, pour faire un enfant, pour être dans cette notion du don, à l’opposé du marché, il faut bien avoir les bourses en actions. CQFD.

On peut ne pas adhérer à la démonstration comme nous le rappelle Alain Guyard, mais celle-ci a le mérite de nous faire rire, de parler de concepts importants et de voir comment combattre les idées reçues.
Une belle réussite !

Eric Jalabert

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 18:15
La Gadoue
La Gadoue

Spectacle de la Compagnie Caracol (34), vu le 20/07/2017, Avignon OFF, à 10h40 à l’ESPACE ALYA, du 7 au 30 juillet - Relâches : 12, 19, 26 juillet (1ère à Avignon).

 

Ecriture et interprétation : Alicia Le Breton
Mise en scène : Philippe Chanuel

 

Genre : Théâtre gestuel et sensoriel 
Public : 1 an – 5 ans
Durée : 30 min

 

"La Gadoue" est un spectacle gestuel et visuel tout jeune public, tout doux, tout chou qui ravit les sensations des tout-petits, et qui rappelle aux grands de rester à distance.

 

Ici pas la peine d’expliquer en douce à vos pataugeurs-euses en herbe que : "ça tu vois, c’est de la bouuue", que "ça tu vois, c’est de l’eau mon bonhomme" ; ici, pas besoin des "Oooh", de "Aaah" des parents, superflus, inutiles. (C’est fou le nombre de parents qui pensent que leurs enfants sont débiles !).

Alicia Le Breton maîtrise parfaitement la sensibilité et le langage des enfants (de 1 à 5 ans) et sait tout à fait comment leur conter des histoires subtiles et artistiques, et comment leur faire découvrir la vie poétique et naturelle qui les entoure.

 

Ici, la comédienne met de l’eau dans la terre sèche, mélange, creuse, joue, se salit et on en rit, fouille, explore et s’amuse, tout en douceur, en compagnie de petits personnages de la vie : rassurez les parents, les (faux) vers, les (fausses) taupes. Et puis on finit par mettre soi-même la main à la pâte. Alicia Le Breton propose aux enfants (et aux parents) de venir dessiner eux aussi à la fin du spectacle.

On aimerait, pour sûr, enfiler des bottes en caoutchouc et être encore bien plus sale, dans une piscine de boue par exemple ?, pour patauger avec la comédienne, éclabousser soi-même et les autres, mais les contingences techniques l’empêcheraient peut-être me direz-vous.

 

Un spectacle à programmer, tous les jours, du mois de septembre au mois d’août.

(Possibilité d'atelier sur la terre en lien avec le spectacle).

 

Danielle Krupa / www.allez-zou.fr

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 14:42
Le Chien, la Nuit et le Couteau
Le Chien, la Nuit et le Couteau

Spectacle de la Compagnie Munstrum Théâtre (68), AVIGNON OFF 2017, vu le 13/07/2017, à 15h20 à la MANUFACTURE (patinoire), du 6 au 26 juillet - relâches : 12, 19 juillet (1ère à Avignon).

 

Auteur : Marius von Mayenburg
Interprètes : Lionel Lingelser, François Praud, Sophie Botte
Metteur en scène : Louis Arene

 

Genre : Théâtre contemporain
Public : A partir de 12 ans
Durée : 1h50

 

Spectacle entre chien et loup que "Le Chien, la Nuit et le Couteau", sorte de conte étrange et contemporain au possible, à couper votre masque au couteau. (Et puis dont acte, un spectacle qui vous fout la trouille en vous faisant rigoler, et qui commence par du PJ Harvey ne peut être que bien).

Le public est installé en bi-frontal. Au milieu, une scène, avec 2 sorties, cour, jardin. Par terre, sous nos yeux d'abord surpris, un corps bizarre, humanoïde, des converses vertes aux pieds, se réveille péniblement. Sorte de forme jouant avec les formes, humaines, mais errantes, qui vient de débarquer dans une dimension pas tout à fait terrienne, mais qui y ressemble de manière inquiétante. Ambiance science-fiction gore, peut-être même apocalyptique.

 

Sans savoir tellement où cet univers nous emmène, nous plongeons rapidement dans une course-poursuite fauve à la fois drôle et disloquée. M (le dernier être humain ?) dans sa quête de "retour à la normale" ou de liberté ?, fait et défait ses rencontres, dans une peur nourrie d’une naïveté étrange, et dans un monde sanguinaire, carnassier, où les bêtes (humaines ?) sont menées à l’abattoir, pour nourrir les autres loups, de sang et de peur. Le temps, lui, semble figé à 5h05, à jamais. Sommes-nous dans un rêve ou un cauchemar ? Comme M, nous ne le savons pas bien.

Pour se sauver de cet univers dystopique, il faut "y faire quelque chose" nous dit le maître. L’allégorie est subtile, appuyée par une ambiance lumière et sonore dont on ne sait pas toujours ce qu’elle signifie, mais où l’on est convaincu que tout est étudié, a un sens.

 

Dans un mélange hystérique et curieux, nous observons cette quête absurde, morbide, inquiétante, interprétée dans l’exagération, le désordre et la panique, ce qui rend souvent les scènes drôles, ubuesques. "Comme des loups dans la steppe, les frères unis dans la force" se mettent à tuer tous les chiens pour éviter de se faire dévorer eux-mêmes. Cannibalisme de survie. Cauchemar les yeux ouverts.

A déguster avant qu’on vous déguste.

 

Danielle Krupa / www.allez-zou.fr

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Published by Danielle Krupa / www.allez-zou.fr - dans Spectacle Tout public
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