Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • www.vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr

Bienvenue

Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
Si vous souhaitez prendre contact avec l'une des compagnies présentées, adressez nous un mail à blog@vivantmag.fr, nous vous adresserons rapidement leur coordonnées.
Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
Le Catalogue Vivant 2013/2014 des Spectacles repérés est disponible...
> Commande en ligne sur le site.

Rechercher

Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 21:05
La petite boutique de magie
Site Compagnie théâtre des Béliers

Site Compagnie théâtre des Béliers

Cie des Béliers (75)
Vu le 13 juillet, AVIGNON OFF 2018, théâtre des Béliers, 14h15.

De et avec : Sébastien Mossière  

Genre : Magie
Public :  tout public
Durée : 1h10

Je retrouve Sébastien Mossière, que j’ai découvert au Festival OFF 2016, dans « L’école des magiciens », qui propose cette année sa dernière création.
Comme de coutume, Sébastien Mossière nous donne à voir un spectacle qui est plus qu’une simple démonstration de tours de magie, et autres lévitations.

Le décor, sympathique et évocateur, occupe tout l’espace. En l’occurrence, une boutique avec des étagères et des tables remplies d'objets hétéroclites, dans laquelle les illusionnistes apprentis ou confirmés viennent s’approvisionner, et que Sébastien nous invite à découvrir en même temps que lui puisque c’est sa première journée de vendeur... Il n’est pas encore familiarisé avec son environnement, mais il est plein de bonne volonté, et va sans problème nous « faire l’article » sur les accessoires et « prêts à l’emploi » proposés à la vente, dont certains semblent « dépassés » mais leur présentation par Sébastien est toujours impressionnante.

Mais le mystérieux Monsieur Z, avec qui il est en lien par Skype et qui semble se trouver aux Etats-Unis, lui met un peu la pression, l’exhortant à trouver des tours plus novateurs, et menace de fermer la boutique si les affaires ne sont pas plus lucratives !
Avec bonhomie, Sébastien fait participer le public et appelle sur scène quelques volontaires grands et petits, pour l’aider dans ses démonstrations.
Au fur et à mesure, la complexité des tours semble augmenter, pour terminer par une dernière manipulation tout à fait incroyable, qu’on pourrait nommer « De l’art de servir des boissons variées à la demande (testées par des spectateurs) issues de la même briquette » !!
De quoi satisfaire les exigences d’un Monsieur Z enfin rassuré…

Simple et efficace, et à voir en famille bien sûr ! 

Cathy de Toledo

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 20:58

 

Spectacle de la compagnie Les têtes de bois (34), vu le 20 juillet 2018 au collège de la Salle à 16h30, dans le  cadre du festival d’Avignon Off 2018.

 

Auteure : Sarah Fourrage

Mise en scène : Valéria Emmanuelle

Interprètes : Grégoire De Martino

Musique : Dimoné

 

Genre : Théâtre
Public : tout public à partir de 11 ans
Durée : 1h

 

 

Dans une salle de classe du collège de la Salle, nous attend un jeune homme assoupi devant ses écrans d’ordinateur sur une table mêlée de fils en vrac. On va parler des réseaux sociaux, d’amour et des connexions du réel et du virtuel. J’y ai emmené ma fille et ma filleule pour pouvoir échanger ensuite...

 

Son visage filmé par la webcam s’affiche en très gros plan au fond de la scène et il commence un monologue devant nous. Il semble fébrile, ensommeillé et un peu hagard... Il est en train de supprimer ses avatars et ses 2 000 amis facebook. Il nous parle de ses « autres » parents, son père autoritaire « Google » et sa mère guerrière « la toile », qui sont tout pour lui… Le discours est saccadé, prenant parfois à partie « Madame le juge ». On pressent bien qu’il a des ennuis liés à son activité internet mais tout cela reste un peu flou.

Et puis, dans la seconde partie, les choses se clarifient. Il est tombé amoureux de Carina, une jeune fille de 15 ans qu’il a croisée à la médiathèque où il travaille. Fou amoureux, il tente de prendre contact avec elle via facebook, et via son meilleur avatar.

Elle lui répond. Mais lors de la première rencontre le masque tombe, et Carina ne veut pas poursuivre. Vexé, blessé, le dérapage connecté démarre avec de vraies conséquences sur le réel...

 

Ce spectacle permet de décortiquer les éléments factuels de ce dérapage sur les réseaux sociaux, drame très présent aujourd’hui dans les collèges et lycées, et aux conséquences parfois dramatiques. Il ne prend pas parti. Il ne montre pas du doigt. Il traduit un phénomène sociétal, où l’on se croit invisible dans un monde qui relaie, amplifie à l’infini et duquel il est impossible de sortir.

C’est un spectacle à destination spécifique des ados et pré-ados, où chacun trouvera un écho à sa propre expérience. Il se poursuit naturellement par un échange avec le public, resté dans la salle, chose peut fréquente dans le rush avignonnais.

 

Léger et tout terrain, ce spectacle permet d’initier un dialogue salutaire avec nos jeunes. A découvrir.

 

Eric Jalabert

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 18:54
Roméo et Juliette, la conférence
Site Compagnie Théâtre du Chapeau

Site Compagnie Théâtre du Chapeau

Cie Théâtre du Chapeau (33)
Vu le 16 juillet, AVIGNON OFF 2018, Espace Alya, 13h25.

Interprètes : Alice Hachet, Marie Luce Ganter

Genre : Clown contemporain
Public : Théâtre tout public

Durée : 1h05

Devant nous, au milieu de l’espace scénique, trône un paperboard. Pénélope Berthier et sa consœur Philomène de la Souche, font leur entrée. Tailleur noir, bas et chaussures noires, chemisier blanc, sac noir, foulard rouge, chapeau... Bref, à première vue, des conférencières ad hoc. Sauf qu’à y regarder de plus près, on note quelques détails saugrenus, dont un nez rouge !

Lorsque tous les spectateurs retardataires sont enfin installés, nos deux conférencières peuvent entrer dans le vif du sujet et proposent d’évaluer le degré de connaissance des spectateurs sur la thématique du jour, la pièce "Roméo et Juliette" de W. Shakespeare. Elles invitent chacun à donner les mots qui lui viennent à l’esprit à l’évocation de cette œuvre, mots que Pénélope, qui écrit plus vite que son ombre, note immédiatement sur le paperboard.   

Après cet échange, elles nous rappellent les contextes historique et géographique, quelques généralités sur l’auteur, la liste des personnages de l’intrigue et le contenu et l’enchaînement des scènes. Autant d’informations qui remplissent des pages et des pages de paperboard sous le marqueur fébrile de Pénélope. Pendant que l’ultra perfectionniste Philomène souligne et re-souligne en rouge, corrige les fautes, ajoute des alinéas et des tirets, etc. !  

Ce "pinaillage" incessant, assorti de hochements de tête désapprobateurs, de réflexions et reproches, en particulier sur l’usage abusif de papier, finit par avoir raison de la patience de Pénélope, qui laisse libre cours à son énervement. Surtout que cette débauche de papier génère chez Philomène une envolée mémorable sur l’écologie, l’environnement, la destruction des arbres et, de ce fait, la disparition des petits oiseaux, etc. Quel délire jubilatoire pour les spectateurs !

Les deux conférencières ont également choisi d’agrémenter leur propos en jouant des scènes mythiques de la pièce, dont la scène du balcon, juchées sur un cube de bois de dimensions ridicules sur lequel elles peinent à tenir debout toutes les deux, et la scène du duel entre Roméo, Tybalt et Mercutio, par le truchement de marionnettes qu’elles manipulent, cachées derrière un paravent.

Bref, c’est un spectacle intelligent et documenté, extrêmement drôle, mené tambour battant par deux comédiennes clownes, que l’on peut sans crainte apprécier en famille. Les jeunes enfants présents dans la salle n’ont peut-être pas tout compris mais ils ont beaucoup participé et se sont énormément amusés !

C’est un moyen ludique et non rébarbatif d’aborder le répertoire classique, et je me plais à imaginer que ce duo de choc a déjà prévu tout un cycle de conférences abordant d’autres œuvres et d’autres auteurs pour notre plus grand plaisir…

Cathy de Toledo

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 18:27
La Cantatrice chauve

Compagnie Théâtre de l’autre Scène, spectacle vu le 19 juillet, Avignon OFF 2018, à 14h25 à la Fabrik Théâtre. 
Du 6 au 29 juillet à 14h25, les lundis, jeudis, samedis.

De : Ionesco
Avec : Nicolas Barrière, Carole Guidotti, Christine Lefebvre, Ralph Reynier, Céline San Pedro, Yves Sauton
Mise en scène : Pascal Joumier

    Genre : Théâtre
    Public : Tout public
    Durée : 1h20

    La Fabrik se trouve à l’extérieur des remparts, juste au bord de la vieille ville. A l’entrée du théâtre, une cour ombragée avec buvette et restauration orientale. C’est très agréable, on y mange très bien.

    La Compagnie Théâtre de l’autre Scène joue depuis 30 ans au Festival d’Avignon. Née en 1989 au centre hospitalier de Montfavet, elle unit patients et soignants pour utiliser la médiation créatrice comme ressource et comme ressort vital. De qualité professionnelle, elle est accompagnée par Pascal Joumier, metteur en scène professionnel, et présente cette année deux pièces en alternance.

    "La Cantatrice chauve", première pièce de théâtre écrite par Eugène Ionesco en 1950, s’inscrit dans le courant du Théâtre de l’absurde qui se caractérise par la rupture avec les genres plus classiques, par un manque total de continuité dans les actions et l'absence d'histoire.

    Les faits se déroulent dans une famille bourgeoise de Londres, Mr et Mrs Smith. Le couple se répand en propos futiles, souvent saugrenus, voire incohérents. Leurs raisonnements sont surprenants et ils passent sans transition d’un sujet à un autre. Des invités arrivent. Un couple qui ne se connaît apparemment pas. Puis arrive le capitaine des pompiers. Il cherche des feux à éteindre. Une bonne fait des va-et-vient. Son comportement et ses propos en rajoutent à l’absurdité. Pendant tout ce temps, une pendule sonne en toute incohérence.

    Le décor est épuré, l’horloge sans aiguilles. La mise en scène est réglée au détail près. Les six acteurs interprètent merveilleusement bien leurs personnages.

    Tout est tellement absurde que ça en est jubilatoire !

    Maren Scapol

    Partager cet article

    Repost0
    22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 12:05
    Otto und Helmut

    Spectacle de la cie théâtre de la toison d'or (Bruxelles) , vu le 7 juillet 2018 à l’Episcène à 13h05, dans le cadre du festival d’Avignon Off 2018.

     

    Auteurs et interprètes : Aurelio Mergola et Jean François Breuer

    Mise en scène: Nathalie Uffner et Julie Duroisin

     

    Genre : Théâtre
    Public : tout public à partir de 11 ans
    Durée : 1h15

     

    Deux extraterrestres qui débarquent sur la scène pour révéler à notre conventionnalisme les dérives de notre société, ses peurs, ses combats (emploi, homophobie, vieillissement, féminisme...). Le message passe, j'ai aimé la façon dont ils le transmettent!

    C’est un spectacle pour le coup…très vivant !!! Petite salle sympathique au coude-à-coude avec mon voisin ce qui ne fut pas sans me déplaire… Les décors sont simples mais parlants, pas besoin de plus.

    Ce fan de Johnny qui voue sa passion à son métier, Monsieur pipi, et qui met tout son cœur à transmettre son professionnalisme à son fils qui reprendra le flambeau est un moment drôle, grinçant, poignant et tellement réel! Sous forme de faux documentaire audiovisuel présent de façon burlesque, ils nous présentent leur performance qu'ils joueront sur scène.

    Ils sont emplis d'énergie et de profondeur, joli moment léger et énergique.

    Je suis ressortie avec le sourire, et une envie d'amener mamie refaire le monde les seins à l'air!!

    Laurence Malabat

    Partager cet article

    Repost0
    21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 16:11
    La Sorcière du placard aux balais
    La Sorcière du placard aux balais

    Cie Tête en L’air (31), spectacle vu le 16 juillet, AVIGNON OFF 2018,  Théâtre des Corps Saints, à 10h.

    D’après la nouvelle de Pierre Gripari (Contes de la rue Broca)
    Interprètes, en alternance : Laetitia Bisch ou Letti Laubies, et Nicolas Jauregui ou Victor Le Lorier ou Rémi Vallet

    Théâtre jeune public à partir de 3 ans
    Durée : 50 min

    C’est Monsieur Pierre en personne qui nous raconte son histoire. Alors qu’il vient de découvrir qu’il est à la tête d’une « petite fortune » (vraiment très petite !), il décide d’acheter une maison. Il se rend donc chez le notaire qui a précisément le bien qui lui convient, et pile poil au prix qu’il souhaite… Mais il découvre bien vite qu’il y a un « loup », ou plutôt une sorcière, qui la nuit, squatte le placard aux balais où elle reste bien tranquille… Enfin, tant qu’on ne chante pas « Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière ! ».

    Certes, il n’aurait pas fallu que le notaire lui parle de cette maudite chanson, car depuis, Pierre ne peut s’empêcher de la fredonner, en allant chaque fois un peu plus loin dans le texte, jusqu’au jour où il va jusqu’au bout et la sorcière apparaît… Elle lui propose alors un marché. Il a trois jours pour lui demander trois choses impossibles. Si elle ne peut satisfaire à un seul de ses désirs, elle disparaîtra à tout jamais. Sinon, elle lui donnera ce qu’il demande, mais emportera Pierre avec elle… Pierre négocie un jour de réflexion. Pendant lequel il va demander  de l’aide à son ami Bachir qui possède deux poissons « magiques » qui trouveront certainement une solution.

    Le décor est sobre. Un portant, des pendrillons noirs, une porte de placard, au fond de l’espace scénique, et de part et d’autre, le petit bureau du notaire, et le comptoir de la boutique de Bachir. La mise en scène est simple et efficace. C’est une idée extrêmement intéressante d’avoir représenté la maison de Monsieur Pierre sous forme de maquette. Joli, explicite, pas encombrant, et facile à transporter !

    Effet comique garanti quand le notaire remet à Pierre une clé totalement disproportionnée après qu’il ait signé son acte d’achat avec un énorme crayon !

    La comédienne assure tous les rôles « secondaires » au côté de Monsieur Pierre, et campe une sorcière plutôt moderne et sexy, qui a cependant conservé ses dons et sait disparaître comme il se doit dans un halo de fumée et d’étincelles colorées.

    Au final, un spectacle de bonne tenue, bien rythmé, qui a emporté l’adhésion d’un jeune public pas effrayé du tout et prompt à participer.

    Cathy de Toledo

    Partager cet article

    Repost0
    21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 16:03
    Pierre et le Loup
    Pierre et le Loup

    Une production de la Compagnie des (1)Promptu

    Lieu : Théâtre Golovine

    Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 6 au 29 juillet, relâche les 10,17,24 juillet

    Vu le 21 juillet 2018

     

    Interprètes (en alternance) : Jean-Charles Jousni, Clara Freschel, Fran Sanchez, Anaïs Pensé, Benjamin Bac, Marius Delcourt, Antoine Dubois, Audrey Lievremont, Nicolas Zemmour, Alexandre Tondolo, Gaétan Jamard

    Chorégraphie, mise en scène, décors et costumes : Emilie Lalande

    Sur la musique de Serge Prokofiev

     

    Heure de début : 11h15 (30 mn)

    Genre : Danse

    Public : Jeune public

     

    Le conte musical "Pierre et le Loup" créé par Prokofiev est un classique pour enfants ; de nos jours, beaucoup en ont entendu parler. Ici, dans une courte durée de 30 minutes, 7 danseurs nous racontent cette histoire avec leur corps et la musique.

     

    La salle était étonnamment bien remplie, d'un public de tout âge. Sur scène, le décor simple est constitué d'un arbre, d'une barrière et d'une maison faits en scotch blanc sur un mur noir. Les costumes n'étaient pas vraiment des costumes de théâtre, mais plutôt créés pour permettre aux danseurs de bouger, pourtant ils étaient assez significatifs des personnages. 

     

    Ce spectacle m'a beaucoup plu, car il permet de sensibiliser avec humour les plus jeunes à la danse mais également à la musique de Prokofiev, qui est très intéressante : la musique en elle-même raconte l'histoire, car chaque personnage est caractérisé par un instrument (par exemple l'oiseau est caractérisé par une flûte traversière, légère et virevoltante) et un thème, qui est joué à chaque apparition du personnage en question. 

     

    J'ai trouvé la chorégraphie très intéressante car elle est assez collective : les danseurs n'ont pas une danse chacun mais ils dansent ensemble, en duo parfois (ainsi lorsque Pierre se bat avec le loup, les deux artistes se portaient mutuellement, c'était très esthétique et plaisant à voir).

     

    Même si ce spectacle est destiné principalement aux enfants, cela ne m'a pas empêchée de l'apprécier à sa juste valeur, car ils savent toucher tous les âges avec leur art. Et, ayant un grand intérêt pour la musique classique, j'ai redécouvert ce conte musical de Prokofiev avec gaieté.

     

    Juliette Lartillot-Auteuil

    Partager cet article

    Repost0
    21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 15:54
    Chutes libres

    Spectacle vu le 19 juillet, Avignon OFF 2018, à 11h au Théâtre la Tâche d’Encre. Du 7 au 29 juillet à 11h, jours impairs.

    De : Manuel Pratt
    Avec : Manuel Pratt et

    Mise en scène : Manuel Pratt       

      Genre : Théâtre
      Public : Adultes
      Durée : 1h10

      Une petite ruelle, une petite cour, l’accueil se fait par l’artiste lui-même. Une petite salle d’une cinquantaine de places, les gradins en marches d’escalier avec un petit coussin rouge en forme de cœur pour chaque spectateur. Mais c’est tout ce qu’il y a de mignon dans ce spectacle...

      Après une mise en bouche très drôle sur le spectateur-type du festival d’Avignon, Manuel Pratt propose d’interpréter plusieurs scènes indépendantes les unes des autres et jouées dans un ordre aléatoire, tiré au sort par des spectateurs dans un chapeau.

      Les scènes abordent différents sujets de société. Le fil rouge semble être la mort. L’humour est grinçant. C'est trash.

      Le spectacle se termine sur un dernier numéro plus léger qui nous explique le concept des pièces avec « participation au chapeau ». En effet, il s’agit ici d’un spectacle dont l’entrée est gratuite, mais pour lequel le spectateur donne à la fin ce qu’il veut. Idem pour les trois autres pièces que joue Manuel Pratt en Avignon.

      La pièce est une performance : écrite, mise en scène et jouée par la même personne. L’humour est particulier, les sujets parfois graves. Peut-on rire de tout ? Manuel Pratt, oui...

      Maren Scapol

        Partager cet article

        Repost0
        21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 15:05

        Spectacle de la compagnie des aléas (75), vu le 19 juillet 2018 au théâtre du Train Bleu à 11h45, dans le cadre du festival d’Avignon Off 2018 (jours impairs).

         

        Auteur : Neil Labutte

        Mise en scène : Léa Marie-Saint Germain et Adrienne Ollé

        Interprètes : Kévin Chamotte, Aurélien Gouas, Léa Marie-Saint Germain, Pierre Yvon

         

        Genre : Théâtre contemporain
        Public : tout public à partir de 12 ans
        Durée : 1h15

         

        Sur la scène du grand et beau multiplexe théâtral du Train Bleu et devant un large public, voici le cauchemar américain présenté par un Donald Trump au mieux de sa forme. Le spectacle commence par un extrait du discours du président américain devant les adhérents de la NRA (National Rifle Association) le 4 mai dernier, où il défend le droit à la liberté de se défendre, armes au poing, pour lutter contre le terrorisme en faisant référence explicitement à l’attentat du Bataclan. Glaçant ! ça c’est la réalité.

         

        « Made In America » propose de déplacer un poil le curseur, sur le mode de la cultissime série « Black Miror » et nous offre quatre scènes traitant de sujets d’actualité : l’immigration, la discrimination raciale, l’épuisement des ressources naturelles et l’homophobie. Quatre sujets d’une actualité pressente et qui débordent largement la question de la politique américaine, mais qui permettent, via le filtre américain, un effet de loupe intéressant pour montrer les dysfonctionnements de nos sociétés. Ces quatre scènes sont entrecoupées de projections sur grand écran mettant en avant le rêve américain confronté à la réalité. Moins violent, mais tout aussi représentatif.

         

        La mise en scène, plutôt classique, est entrecoupée de moments musicaux et dansés, pour reposer le spectateur devant tant d’horreurs entendues. Et il en a bien besoin !

        Les quatre comédiens sont tous impeccables et nous montrent la façon insidieuse avec laquelle les esprits se façonnent sur des idées prônant le repli sur soi, la peur de l’autre et la naturelle revendication à s’occuper de soi, faisant ainsi le lit de l’intolérance et du racisme. Nous sommes dans un proche avenir qui nous pend au nez si nous n’y sommes pas attentifs.

         

        Clichés, préjugés, bourrage de crâne et arguments fallacieux sont le décor dans lequel nous baignons. Cupidité électorale, enjeux de pouvoir et décomptes statistiques sont les éléments permettant de construire leurs tableaux. Le propos est piquant, insupportable, intolérable, et c’est ce qui fait la spécificité du spectacle et des textes de l’auteur américain Neil Labutte, dont sont tirées ces pièces courtes. Il nous invite ainsi à nous interroger sur nos propres comportements et notre position au quotidien face à ces montées de protectionnisme et de pensée unique, ou face à notre individualisme forcené. Cela concerne la plupart des pays occidentaux et ne se limite pas uniquement aux Etats-Unis, même si l’effet Trump ne trompe personne.

        On n’y croyait pas, et puis... c’est arrivé ! Restons vigilants.

         

        Eric Jalabert

        Partager cet article

        Repost0
        21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 15:00
        Spoilers
        Spoilers

        Une production de la Compagnie Versions Longues

        Lieu : Tremplin - Salle Molière

        Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 18 au 23 juillet

        Vu le 19 juillet 2018

         

        Interprètes : Fabrice Wattebled, Jorge Motta, Stella Pueyo, Thibault Longuet, Victoire Panouillet

        Musicien : Assaf

         

        Début : 17h (1h)

        Genre : Improvisation

         

        Le résumé était plutôt alléchant : rejouer un spectacle du OFF choisi par le public (pour notre représentation, ce fût "Burn Baby Burn") avec pour seule information ce qui en est dit dans le programme. Ils lisent le petit texte à voix haute, puis commencent à improviser, et cela pendant une heure. Pourtant, lorsque nous avons relu par la suite le résumé de "Burn Baby Burn", beaucoup d'informations avaient été omises par les comédiens, et l'histoire qu'ils nous avaient présentée semblait beaucoup différer de l'original (par exemple, l'un des personnages décrit dans le résumé avait des traits caractéristiques qui n'ont pas été pris en compte par la comédienne). Nous avons trouvé ça dommage.

         

        Au niveau de l'interprétation, c'était inégal : certains étaient vraiment doués pour créer des personnages intéressants et nous faire rire, et certains interprétaient des personnages assez plats ; ils auraient pu les diversifier un peu et se lâcher plus dans l'improvisation. Ce qui était cependant intéressant, c'est d'avoir ajouté un musicien qui jouait du piano en live pour aider à créer l'univers dans lequel les personnages évoluent.

         

        Il y a une petite communication entre la compagnie et le public, au début du spectacle lorsqu'ils nous demandent la pièce qui va être jouée. Puis, lorsque nous sortons de la salle, ils nous attendent à la sortie et répondent avec plaisir à nos questions.

         

        L'improvisation est un genre du théâtre très intéressant car il permet de se lâcher dans l'invention des personnages, des univers et de s'éclater. Nous pensons que c'est ce qui manquait le plus dans cette pièce : un petit grain de folie.

         

        Gabriette

        Partager cet article

        Repost0