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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
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On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 16:38
Debout là-dedans

Spectacle  de la compagnie Entrechocs, vu dans le cadre des chroniques plurielles et populaires, le 20 Juillet 2017 à 20h15, Festival Avignon Off 2017, à l’école du spectateur, du 13 au 30 juillet.

 

Avec Max Bernery et Mélanie Paccoud

Mise en scène : Elise Ouvrier-Buffet

 

Genre : Clown

Public : Tout public à partir de 6 ans

Durée : 50 min

 

Brigade : Thomas, Adil, Valérie

 

Il est agréable d’aller voir un spectacle à l’école du spectateur, une cour d’école au frais et au calme du Festival. Je sais que le spectacle va se dérouler en plein air et c'est ce qu’il me faut, de l’air…

Le public est accompagné dans une petite cour où nous découvrons le décor, assez sommaire, du spectacle : une porte qui nous indique les toilettes mixtes et un portique de cirque avec un sapin sur le dessus représentant un conifère des landes. Sommes-nous au camping ? Rapidement nous comprenons que oui, plus précisément à l’arrivée des comédiens qui arrivent chacun leur tour : une femme élégante sur son vélo s’installe doucement sans faire de bruit et un homme élégant également mais qui ne le porte pas aussi bien, encombré de tout le matériel nécessaire (ou pas) pour une nuit à la belle étoile. Il arrive sur un vélo de cirque acrobatique, de bon augure…

J’ai eu deux lectures pour ce spectacle, l’une pour les adultes et la seconde pour les enfants. Tout d’abord, pour nous les grands, un joli moment à rire avec nos petits où l’on peut voir la relation homme-femme, maladresse de l’un, intransigeance de l’autre. Des moments d’indélicatesse et de gaucherie nous rappelant par moments des scènes de films de Pierre Richard, un peu répétitif à mon goût mais qui pour les enfants a le mérite de très bien fonctionner, en témoignent les nombreux rires dans les gradins. Ces moments de drôlerie sont rythmés entre silence et musique de fond, nous permettant de passer d’une saynète à une autre.

Un spectacle de clown dont l’un l’est vraiment, sans concession, jusqu’à (pour la petite anecdote) se casser l’arcade sur une chute mal contrôlée. J’aurais aimé voir le second dans un personnage plus acrobatique que clownesque, car le peu d’acrobatie effectuée sur le portique ou sur la porte présageait d’un talent certain, sous-utilisé pour le regard des plus petits comme des plus grands. Thomas

 

Quand la maladresse complète la perfection ça donne un monde où le conflit n'a pas de place, ce qui rend les relations humaines plus douces, calmes, sereines et drôles.

La prise de pouvoir est féminine et tant mieux, les hommes ne sont doués que pour décider.

Le mélange de la genèse et la grossièreté, le malentendu reste éternel. Humour parfois forcé comme le maquillage. Certaines scènes sont étirées dans le temps et parfois manquent de constance. Adil

 

J’arrive dans la cour de l’école avec les différents spectateurs où nous prenons place dans des gradins. Le décor est composé d'une structure en forme de tipi et une porte sur un côté. Nous sommes en extérieur. Viennent alors les deux comédiens chacun à leur tour en bicyclette. L’ambiance clownesque est déjà là, dans le maquillage, dans les mimiques du faciès et dans la gestuelle. L’installation du bivouac commence, plusieurs maladresses se répètent. Je ne suis pas complètement conquise par ces répétitions clownesques qui, à force du spectacle, ne me surprennent plus. De temps en temps, des interludes musicaux viennent rythmer quelques scènes de cascades, de maladresses, de tendresse parfois. J’aurai souhaité plus de musique pour que le rythme me semble plus dynamique. Le style muet n’est pas le style que je préfère bien qu’il peut surprendre. L’histoire est bien réalisée et les comédiens sont réellement compétents et efficaces dans ce qu’ils proposent. J’entends rapidement les enfants rire et se questionner sur ces deux personnages farfelus. Je ressens alors que je ne suis pas forcément à ma place en tant qu’adulte. Car pour les enfants c’est assez marrant à en croire leurs expressions. Quelques acrobaties arrivent dans le spectacle, un peu tard à mon goût et trop peu malgré les compétences acrobatiques que je peux constater et le résumé qui laissait croire à plus d’acrobaties. On est un peu embêté pour le Monsieur Clown qui se fera une petite blessure sur le final, une vraie. En tout cas les deux héros sont bien remerciés par le public qui a apprécié leur formule. A la fin, en lisant le dossier de presse, je confirme les expériences et formations des deux clowns en cirque ; trapèze, tissu aérien, monocycle… Peut-être aurais-je l’occasion de les voir dans une formule plus acrobatique ?  Valérie

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 16:36
Opéra Panique
Site Compagnie

Site Compagnie

Spectacle de la Compagnie l’Ours à Plumes, vu le 17 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, théâtre Pixel à 17h.

De : Alejandro Jodorowsky
Interprétation : Ida Vincent, Aline Barré, Tullio Cipriano, Cécile Feuillet, Johan Proust

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 7 ans
Durée : 1h10

Je dois avouer que, bien que le nom d’Alejandro Jodorowsky ne me fut pas inconnu, je ne connaissais rien de l’œuvre de cet artiste franco-chilien né en 1929, œuvre extrêmement dense puisqu’il est à la fois, romancier, poète, scénariste de BD, réalisateur, auteur de théâtre, acteur, et même icône de la génération Flower Power après son film "La Montagne Sacrée" (1973) ! D’abord clown et marionnettiste, il a suivi à Paris les enseignements du mime Marceau dans les années 1950. Après avoir rejoint un temps le mouvement surréaliste, il s’en désolidarise en 1962 et fonde le mouvement Panique avec R. Topor et F. Arrabal. Bref, pas vraiment n’importe qui… Je suis donc arrivée en "spectateur lambda" à la représentation de l’"Opéra Panique" proposée par la compagnie l’Ours à Plumes.

Le public est accueilli par disons un maître de cérémonie, en l’occurrence Ida Vincent, qui a également assuré la mise en scène, habillée à la façon de Sherlock Holmes. Elle assure le placement des spectateurs, et ça dure longtemps car nous attendons les retardataires... Enfin, quand tout le monde est installé (avec 15 minutes de retard sur l’horaire affiché), notre Sherlock propose des petits saucissons qu’elle lance aux personnes intéressées… C’est ensuite une hôtesse de l’air qui nous souhaite un bon voyage, en nous promettant cependant pas mal de turbulences. Le ton est donné, et je commence à me demander où j’ai mis les pieds !

Notre meneuse de jeu intervient de loin en loin pour introduire une saynète ou l’autre, livrer un commentaire, une précision. Une douzaine de tableaux, peut-être plus, se succèdent, mettant en scène par exemple un soldat devant obéir à trois généraux, deux optimistes, puis deux pessimistes, des irascibles, en fait des situations plus loufoques les unes que les autres... Au milieu de ces tableaux, dont l’ordre pourrait être interverti tant ils ne semblent n’avoir aucun lien entre eux sinon celui de mettre en scène des êtres humains, avec leurs travers, leur vacuité, leurs contradictions, nous avons droit à une sorte de pause. Un goûter surréaliste, les cinq comédiens alignés face au public et devant ingurgiter qui une banane, qui une carotte, qui un flan (sans cuillère !!), ou autre (tous aliments distribués par le maître de cérémonie, et cela dure un temps infini avant que tous aient terminé !).

Si  j’avais eu connaissance du texte, peut-être aurais-je été moins déstabilisée par cette écriture totalement absurde, même si elle ne livre au fond qu’une caricature de notre société. Mais le spectateur ordinaire bien souvent ne connait pas le texte… En tout cas, il est probable que la chaleur intense qui régnait dans la salle (un spectateur a demandé si la clim fonctionnait) a un peu rendu amorphe le public qui ne m’a pas semblé très réactif. Cela m’a en tout cas profondément gênée. Pour ce qui est des comédiens, qui supportaient de plus les costumes et les éclairages, ils étaient trempés de sueur de la tête aux pieds, et je me dois de saluer leurs performances tant musicales que théâtrales dans ces conditions difficiles, et ce même si je n’ai pas vraiment adhéré…
A réserver, de mon point de vue, à un public averti, au moins un peu !

Cathy de Toledo

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:38
Point de rupture

Spectacle de Happyprod, vu au festival Off d’Avignon 2017, le 20 Juillet à 14h dans le cadre des chroniques plurielles et populaires, à l’atelier Florentin, du 7 au 30 juillet 2017.

 

De : Nicolas Koretzky et Franck Lee Joseph

Mise en scène : Thierry Harcourt

 

Genre : Humour

Public : Tout public

Durée : 1h10

 

Brigade : Thomas, Benoît, Vania

 

Après avoir traversé le centre-ville sous une chaleur écrasante, il est bienvenu de s’installer sur les banquettes du petit théâtre intimiste de l’atelier Florentin. Que l’on soit au premier rang ou au dernier, nous sommes sûrs d’avoir une vue sur le jeu du comédien qui va bientôt entrer en scène. Nous pouvons déjà apercevoir un fil à linge avec différents cintres portant des accessoires, on peut vite s’imaginer qu’il va s’agir des différents personnages du spectacle.

Une lumière verte s’allume comme pour nous emmener dans un autre temps. Effectivement un extraterrestre arrive faisant part à un pair de ses observations de la société occidentale actuelle, sa vision du travail et des flux monétaires, du rôle de la télévision, etc. Une introduction théâtrale plus vraie que nature. S’ensuit pendant une heure, dix tableaux où nous suivons Noé, un jeune homme se positionnant à la marge d’une société que l’on lui a inculquée, entrecoupés de musique comme point de rupture avec changement de lumière, changement d’accessoires et de personnages. De sa maman au guide du village écolo en passant par son prof d’ébénisterie, d’un consommateur sans scrupule et sans éthique qui finira par se séparer de sa femme par manque de convictions communes... j’ai personnellement reçu ce parcours comme une porte d’entrée à une prise de conscience collective. Il est évoqué l’université populaire de Michel Onfray, les AMAP, les Anonymous, la permaculture, l’obsolescence programmée avec comme exemple un double godemichet prévu pour que la batterie lâche au bout de six mois, les conférences d’Etienne Chouard, "Monsanto ou trop tard"... Un texte coécrit qui a du panache, qui ne tombe pas dans la caricature, chose qui aurait pu être facile en une heure vu le nombre de sujets explorés. Un texte qui n’est pas militant non plus mais que le spectateur peut à son tour s’approprier pour raisonner sur ses choix. Il nous propose d’être en paix avec soi-même comme pour mieux accepter les dérives sociétales consuméristes. Une performance de comédien au service de ses personnages qui donnent de la lumière au texte. Bravo. Thomas

 

Arrivé en avance, j’attendais avec d’autres, dehors, le début de la pièce. Le titre et le résumé donnaient envie. A l’heure de la représentation on nous demande de rentrer. Enfin de la fraîcheur !

Une bonne musique d’ambiance et un sobre décor composé de fil à linge, de cintres avec différents costumes, m’attendait à l’intérieur de ce petit théâtre. Et la pièce démarra. Un extraterrestre de retour sur Terre pour y voir son évolution puis de nombreux personnages différents s’enchaînent. Certains à décrier nos abus matérialistes, nos modes de fonctionnement…, et d’autres à proposer  des solutions. C’était plutôt juste j’ai trouvé. Hop l’extraterrestre revint pour conclure et c’est la fin.

Assez vite la valse des personnages m’en a fait oublier certains mais j'ai passé un bon moment. Benoît

 

Je trouve que l’affiche interpelle, avec un moment de tendresse entre un humain et la planète, en contraste avec le titre plutôt brutal. Quant au résumé, il m’a donné l’envie de voir le spectacle. Le sujet de la pièce est intéressant car il soulève des vérités aberrantes et injustes de notre système, de notre société de consommations abusives… autant qu’il propose des solutions et des prises de conscience pour vivre plus en harmonie avec les autres et la planète. J’étais donc impatiente d’y être.
Le comédien rentre par derrière (l’entrée) et s’installe sur scène. 
Dès le début, le texte est intéressant et dénonciateur (argent, manipulations, religions, fonctionnements…) par contre le comédien, seul sur scène, ne remplit pas tout l’espace et ne s’adresse qu’à un coté du public, c’est dommage. Une dizaine de personnages sont incarnés (un peu trop à mon goût) avec une bonne énergie, en changeant de look vestimentaire à chaque fois. Le décor et la lumière restent sombres et minimalistes. Je m’attendais à plus de couleurs, plus de folie mais la pertinence du texte nous tient attentifs, amusés et curieux.

Encore une fois, j’ai apprécié ce spectacle car il dénonce autant qu’il propose des solutions saines et efficaces pour mieux nous respecter, nous entendre et se servir à bon escient de tout ce que nous offre notre belle planète. Malgré quelques instants d’inattention, j’ai passé un bon moment. Spectacle à voir !  Vania

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:37
Déshabillez Mots, nouvelle collection

Spectacle de "Acte 2" (75) en coproduction avec RSC, vu le 30 juillet, Avignon OFF 2017, à 14h30 au théâtre du Petit Louvre. Du 6 au 30 juillet.

Interprètes : Flor Lurienne, Léonore Chaix
Metteur en scène : Marina Tomé
 

Genre: Théâtre, strip texte
Public: Tout public, à partir de 12 ans
Durée: 1h15

 

"Allo ? J’suis sortie du dictionnaire et j’suis complètement perdue !"

Les premiers invités de la langue française font leur apparition dans l’émission Déshabillez Mots. Les deux comédiennes alternent avec aisance le rôle de l’animatrice et celui du "mot" ou de la "ponctuation" invités tour à tour sur le plateau. L'interview de ces derniers permet de les faire parler de leurs fonctions, leurs émotions, leurs ras-le-bol, leur (in)utilité parfois, leurs conflits avec d’autres mots et/ou d'autres ponctuations.

 

Ainsi l’exigence est appelée sur le plateau et se retrouve rapidement en difficulté pour faire entendre ses demandes face à l’animatrice. La sérendipité (que Word ne connaît pas), soit "celle qui a eu c’qu'elle a voulu mais pas voulu c’qu'elle a eu" (texte de la pièce), parlera intimement de ses parents chance et erreur. D’autres invités seront eux aussi interrogés, décortiqués, écoutés, tels que la politesse, l’inconstance, le lâcher prise... Entre quelques mots interviewés, les trois points de suspension débarquent pour évoquer leur problématique de "flou" constant tandis que le tréma, lui, explique ses altercations et divergences avec ses confrères les accents graves et aigus. D’ailleurs, à bien y réfléchir, dans "tréma" on ne trouve pas l’accent tréma. Le quipropos viendra défendre qu’il existe tant bien que mal en précisant tout ça avec des arguments toujours plus délirants.

 

Malgré un texte intéressant, une mise en scène plutôt efficace, je ne suis pas complètement conquise par cette représentation. J’apprécie sans réellement être très embarquée dans cette émission de strip texte. Le concept me plaît par son sujet, son texte et sa mise en scène innovante mais il me semble que, avec plus de subtilité, d’humour et un humour plus osé, cela m’aurait convaincue davantage. Les jeux de mots avec notre chère belle langue de Molière peuvent être encore approfondis selon moi, ils apporteraient un "peps" qui m’a parfois légèrement manqué.

 

Pour autant, le texte est plutôt fin, les deux comédiennes organisent bien leur mise en scène au fil de la pièce. J'apprécie en apprendre davantage sur la langue française tout en riant de ces complexités régulières. Le décor est minimaliste (quelques tabourets colorés et des luminaires) et met en valeur le jeu des deux artistes. Une belle performance théâtrale que je ne peux nier et qui pourrait être plus explosive à mon sens. Je précise tout de même que suis allée à la dernière représentation du festival Off 2017 et que je suis sortie avec une envie de développer encore et encore mon vocabulaire.

 

Valérie Desbrosse 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:26
Le paillasson qui se prenait pour une couverture

Spectacle de la Compagnie inventaire, vu le 21 juillet dans le cadre des chroniques plurielles et populaires, au FESTIVAL OFF Avignon 2017, à 17h à l’école du spectateur, du 14 au 30 juillet 2017.

 

Auteur : Hervé Walbecq

Interprète : Aude Laine

Mise en scène : Béatrice Barnes

 

Public : Tout public à partir de 5 ans

Genre : Théâtre d’objets

Durée : 50 min

 

Brigade : Valérie, Adil, Momo

 

C’est mon premier spectacle dans ce lieu. L’accueil se fait dans la cour d’école arborée avec plusieurs petites tables et chaises pour se poser et attendre agréablement le début de la représentation. Un endroit calme et reposant. J’apprécie les spectacles sous chapiteau, l’ambiance qui y règne, son aspect arrondi car beaucoup de choses sont bien trop carrées autour de nous. L’aspect temporaire me plaît aussi et le chant des cigales qui traverse le chapiteau ne cessera de me satisfaire pendant le spectacle. Le chant des oiseaux prend le dessus et nous invite au début du spectacle. Au milieu de la scène, une petite cabane de bois telle une petite maison. Un décor minimaliste qui m’intrigue.

La lumière se centre sur la cabane et la comédienne apparaît. Le texte commence et comme le titre l’indique, les objets prennent vie, dans leurs fonctions, dans la parole et dans leurs émotions. J’apprécie le visuel coloré et fleuri qui est proposé.

La fenêtre qui veut voler, les vers de terre sans papiers, le paillasson qui veut être couverture, j’écoute la poésie du texte, les doubles sens qu’on peut trouver dans le scénario bien que je ne sois pas complètement conquise malgré le temps qui avance dans l’histoire. Je sens un décalage entre le résumé du spectacle, que j’ai pu lire en amont, et ce que je vois. J’avais imaginé une pièce plus dynamique et plus déjantée. N’était-ce pas mon attente en tant qu’adulte spectateur ? En effet, la gestuelle et la voix de la comédienne me laisse penser qu’elle s’adresse seulement au très jeune public. J’ai tenté d’apprécier le moment avec un regard d’enfant et malgré ça j’ai eu des difficultés à me laisser embarquer dans ce rythme trop lent à mon goût. Je serai ravie d’aller demander prochainement, l’avis des plus jeunes enfants car il semble que ce soit eux les premiers intéressés par ce type de spectacle. Valérie

 

Un monde fêlé à l'image du nôtre, des couleurs et des glaces chaudes, la question est : est-ce que je monte ou je descends ? Métamorphose, un poisson mort qui reprend vie, des vers de terre sans maison et sans papiers et pourtant ce sont des vers de terre. Des lumières et une histoire qui scintillent dans un joli cadre de rêve sombre. Adil

 

En arrivant au spectacle, j’ai tout d’abord été surpris par les chapiteaux. Je m’attendais plutôt à me trouver dans une salle, un théâtre. Le chapiteau n’était pas comble mais assez bien garni. Le public était très calme, bien discipliné, seuls les longs applaudissements de la fin venaient féliciter la comédienne. Le son était bon, la voix de la jeune comédienne était claire et bien audible à l’instar des notes musicales. Le décor était sobre mais a servi la comédienne avec efficacité.

Les sujets étaient multiples et il faut noter la bonne performance de la jeune femme, qui, avec une grande subtilité, faisait la transition entre chaque histoire sans que l’on s’aperçoive de quelques coupures brusques. Elle possède visiblement un talent évident. Pour résumer, il s’agit d’un spectacle sans grande prétention mais assez chaleureux pour vous faire plaisir et ressentir la joie d’avoir passé un bon moment.

A la sortie, en ce qui me concerne, je n’ai pas ressenti une grande émotion mais plutôt une certaine joie d’avoir assisté à un spectacle somme toute assez réussi bien qu’une grande partie ait été destinée à un public plus jeune. Enfin, allez le voir et chacun pourra apprécier et avoir son propre avis.  Momo

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:22
Garden-Party

 

Spectacle de Quartier libre productions (92), coproduction: Compagnie n°8 (75), vu le 29 juillet à 16h55 au théâtre de l'Oulle, Festival Avignon OFF 2017, du 7 au 30 juillet 2017.

Interprètes: Benjamin Bernard, Stefania Brannetti, Grégory Corre, Carole Fages, Matthieu Lemeunier, Hélène Risterucci, Frédéric Ruiz, Charlotte Saliou
Mise en scène: Alexandre Pavlata

Genre: Théâtre, humour
Public: Tout public, à partir de 8 ans
Durée: 1h

Une 1ère comédienne qui arrive à l’avant du plateau en s’esclaffant devant tant d’invités qui ont répondu présents. Et tous ces invités, c'est nous, le public. Son rire m'est déjà très communicatif alors que d’autres personnages débarquent, aussi bourgeois, colorés, drôles et farfelus les uns que les autres. La bourgeoisie est donc là, la garden-party peut être lancée ! Champaaaaagne !

C’est parti pour 1h de folie avec ces 9 comédiens complètement déjantés !

Je comprends rapidement la parodie de l’aristocratie, les clichés, qui, selon moi, ne sont pas nommés "clichés" par hasard. On nous dresse un tableau réaliste et bien décalé à la fois de la bourgeoisie et de ses diverses activités. Ainsi, la chasse aux gibiers, le champagne qui coule à flot, le réceptionniste qui devient ramasseur de balle au tennis, le gaspillage des petits canapés gourmands et dispendieux, la sortie difficile et forcée des courses en supermarché... Et tant d’autres activités éloignées et déconnectées d’une autre réalité, celle du "petit peuple".

 

Mais jusqu’où iront-ils dans l’enchaînement d’actions abracadabrantesques ?

Du début à la fin c’est la tenue incorrecte exigée qui nous fait nous esclaffer. Je pense que, pour ce type de spectacle, l’humour second degré est très conseillé. Pour ma part, je me suis laissée embarquer (seulement 1 ou 2 scènes que j’ai pu trouver trop longues) dans cet univers burlesque et décalé aux effets spéciaux complètement décapants et décoiffants ! C’est le cas de le dire. Une comédienne se retrouvera à quelques mètres au-dessus du public, un autre tentera de vaincre une tempête de neige…

 

La mise en scène fonctionne bien avec ce grand nombre de comédiens. Certaines scènes proposent notamment un tableau où le spectateur est sollicité à différents endroits où se déroulent des actions toujours plus hilarantes les unes que les autres. 
Bien qu'en salle cela fonctionne, je sais qu'il s'agit d'une compagnie de théâtre de rue et j'imagine mieux cette formule de spectacle en extérieur. Cela pourrait se dérouler dans un parc public par exemple afin qu'on puisse s'immerger totalement dans cette Garden-Party. J’ai pu lire, après coup, que la Compagnie le proposait sous cette forme. Je pense que dans ce contexte, la formule prend place davantage comme un cocktail explosif !

Humour second degré ? Humour décalé ? Venez vite à cette Garden-Party !

 

Valérie Desbrosse

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:21
Miles Davis ou le coucou de Montreux
Source : Article La Depêche.fr du 11.08.2017

Source : Article La Depêche.fr du 11.08.2017

Spectacle de IMA Productions (66), vu le 19 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, Théâtre Porte St Michel à 17h.

De : Henning Mankell
Avec : Michel Bordes

Genre : Théâtre musical
Public : Tout public à  partir de 10-12 ans
Durée : 1h

Pendant que le public s’installe, Steinar s’essaie à la trompette… Son récit commence avec l’évocation de la mort, qui l’a bouleversé, de Miles Davis, le 28 septembre 1991, par une belle journée d’automne…  
Il nous raconte comment, grâce à son ami Stan Age (lui qui n’aimait pas le jazz !), devenu par hasard  chauffeur attitré de Miles Davis pour ses déplacements en Europe, il lui a été donné de serrer la main du grand trompettiste à l’issue du concert mythique de 1986 au Festival de Montreux. Ce qui changea totalement sa vie. Il a été ébloui par le musicien, en particulier par son interprétation du Concerto d’Aranjuez.

A travers ses propres souvenirs et ceux de Stan Age, alimentés par les confidences du musicien, il explique comment Miles Davis s’est peut-être "vengé" dans sa musique des humiliations qu’il subissait en tant que Noir dans l’Amérique des années 1950, comment il a mis son énergie et sa fougue au service de la création musicale. Comment il a aimé l’Europe plus tolérante où il a été bien accueilli, comment il a été éperdument amoureux de Juliette Gréco, et pourquoi il renonça à l’emmener aux USA, où les mariages mixtes étaient interdits. 
Steinar s’est alors  acheté une trompette, a collectionné des objets ayant appartenu à Miles, comme le phare gauche de sa Volvo, s’est intéressé de près à la musique de Miles, la façon dont il composait et jouait. Bref, il est devenu un fan absolu… Jusqu’à trouver des liens entre le big-bang et la possible naissance de l’univers en si bémol majeur, et la musique de Miles dont c’était la tonalité de prédilection. 

Michel Bordes évolue dans un décor simple, figurant l’atelier d’une casse auto. Son accent marqué du sud-ouest, d’abord un peu dérangeant, allié à son jeu dépourvu d’artifices, apporte finalement plus de véracité à son personnage, individu pas compliqué, que la musique aide à exprimer ses émotions. Ce monologue écrit par l’auteur suédois Henning Mankell, est un hommage à Miles Davis, mais aussi un hymne au jazz, à la musique qui peut porter l’individu, quel qu’il soit, l’aider à vivre, le faire rêver, lui permettre de communiquer au sein d’une "communauté" comme, probablement, toute autre passion peut le faire…  
De fait, mieux vaut être un public passionné, de jazz de préférence, mais pas exclusivement, pour comprendre et pour suivre ce seul en scène d’une heure qui peut laisser les individus hermétiques au sujet sur le bord du chemin…
Ce spectacle trouve naturellement sa place dans tout lieu ou toute manifestation dédiés à la musique, cave, bar, festival comme à Marciac où il a rencontré un beau succès. Seul regret de ma part, qu’on n’ait pas eu droit à plus d’extraits musicaux pour apprécier les talents de saxophoniste de Michel Bordes, à côté de ses talents de comédien.

Cathy de Toledo

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:21
L'enseignement de l'ignorance

 

Spectacle de la Compagnie DDCM (84), coréalisation Pandora (84) , vu au Festival Avignon OFF 2017, à 12h30 au Pandora, du 6 au 30 juillet 2017.

 

Auteur: Jean-Claude Michéa et Seb Lanz

Interprètes : Héléna Vautrin, Fred Guittet, Seb Lanz

Musique et mise en scène: Seb Lanz

 

Genre: Théâtre (citoyen)

Public: Tout public, à partir de 12 ans

Durée: 50 min

 

Les premières notes du pianiste sonnent et les premières lignes s’inscrivent sur le grand rétroprojecteur au fond du plateau. Le public est alors plongé dans le sujet de "l’enseignement de l’ignorance". "On constate de façon évidente le progrès de l’ignorance, à la fois comme défaut de savoir structuré, de capacité théorique élémentaire, et comme manque de sens critique, de jugement moral autonome. Or l’ignorance des élèves ne constitue pas un dysfonctionnement, mais est un élément nécessaire et une condition du développement de nos sociétés modernes" (Florent Julien, Collectif Racine).

 

De nombreuses références comme Orwell, Smith et Nietzsche mettent en exergue la pensée de l’auteur. Ces références nous plongent dans le passé (similaire parfois au présent) et les deux comédiens qui entrent sur scène nous ramènent à l’instant T. Dans un premier temps je ne vois pas forcément le lien entre la gestuelle des deux comédiens sur le texte et le piano qui l’accompagne. Je commence à sortir de la lecture car cette période de projection me semble légèrement trop longue pour rester concentrée et attentive. Et finalement, ne serait-ce pas là un des sujets abordés par l’auteur ; l’évolution de l’attention de l’homme à travers l’évolution de la société et ses multiples sollicitations quotidiennes. Nous enseigner l’ignorance reviendrait en quelque sorte à nous formater ou déformater, ce qui influerait sur notre capacité d’attention, de critique et de jugement.

Lorsque le pianiste se met à lire, je prends alors un peu de répit et je reste "connectée" à ces diverses sollicitations choisies dans la mise en scène (musique, vidéo, théâtre, lecture). De nombreux sujets sont abordés tels que la production, la surproduction, la consommation, la surconsommation, le travail, le numérique…

On y parlera également des grandes institutions (des grands puissants) telles que le FMI, l’OCDE, le G8 et leurs enjeux et impacts sur notre société. Ce sera le Tittytainment qui sera approfondi et décortiqué pour que l’on comprenne tout son sens. Ce terme a été inventé par Brzezinski formé à partir des mots tit (sein en argot américain) et entertainment (divertissement). Le "sein" fait plutôt référence à l’effet soporifique de l’allaitement maternel sur le bébé. "Le concept est un cocktail d’aliments et de divertissement qui endormirait la masse. C’est un totalitarisme des temps modernes" (Source, lesoirdalgerie.com).

 

Je pense qu’il s’agit d’une représentation où le spectateur doit être suffisamment disponible et attentif pour voir, comprendre et apprécier la pièce jusqu’aux derniers mots. Cependant, le choix de mise en scène est très moderne, les musiques y apportent une "touche" plus dynamique après plusieurs lectures, le théâtre vient alterner et équilibrer aussi les propos, parfois assez soutenus, de l’ouvrage. Le piano nous offre une touche plus poétique et musicale tout au long de la représentation.

Cette pièce doit parler à la jeunesse que nous sommes et j’apprends à la fin qu’elle est proposée dans des lycées, dans des IUT. Cela me semble très pertinent comme outil de débat, même dans des colloques et des conférences. Bien entendu, en salle, ça fonctionne très bien.

Une très belle performance réalisée, moderne, dynamique et très constructive intellectuellement. Merci.

 

Valérie Desbrosse

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:21
Pourquoi les filles en font des tonnes quand elles dansent ?
Site Cie à Facettes

Site Cie à Facettes

Spectacle de la Cie à Facettes (92), vu le 20 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, théâtre des Corps Saints, 12h15 tous les jours.

 

Texte et mise en scène : Adelin Messiaen
Avec : Emmanuel Plessis

 

Genre : Seul en scène, Théâtre contemporain
Public : Tout public à partir de 12 ans
Durée : 1h10

 

Un tel titre ne peut que titiller ma curiosité et me laisse espérer un spectacle agréable et distrayant. C’est donc l’histoire d’Hugo, 36 ans, pas de chat, pas d’enfant, qui, lors d’une soirée un peu arrosée, est victime d’un évanouissement inexpliqué. Après un passage aux Urgences, il est autorisé à rentrer chez lui… 

Il n’y retrouve pas sa copine Dana, avec qui il doit partir dans 48 h en voyage à l’étranger pour plusieurs mois. La soirée était d’ailleurs organisée pour fêter le départ… Et il trouvait que Dana se donnait un peu trop en spectacle, bref qu’elle en "faisait des tonnes" en dansant, ceci juste avant de "tomber dans les pommes" !

 

A la suite d’Hugo, nous partons à la recherche de Dana, qui ne répond pas à ses (nombreux) messages téléphoniques, qui n’est pas chez elle, ni chez sa meilleure amie, ni chez son meilleur pote, ni chez les amis d’Hugo, et dont personne ne semble pouvoir lui donner de nouvelles. Il se rend même sur son lieu de travail, où on lui apprend qu’elle a démissionné car elle part à l’étranger.

Ses appels téléphoniques se font pressants, voire menaçants, mais elle ne rappelle toujours pas. Hugo se montre de plus en plus jaloux, agité, son comportement devient anormalement violent. On sent que quelque chose ne tourne pas rond et on soupçonne assez vite qu’il se pourrait bien qu’Hugo ait inventé cette relation amoureuse… Même sa propre mère ne comprend pas pourquoi elle n’a jamais rencontré cette fille dont il lui parle et avec laquelle il va tout de même quitter le pays…

 

Emmanuel Plessis incarne le personnage d’Hugo mais aussi tous les interlocuteurs qu’il croise lors de sa quête. Il s’en tire plutôt bien, même si son jeu peut paraître inégal. Cependant, mais c’est peut-être le but recherché, j’ai ressenti un certain malaise face à ce garçon parfois sympathique parfois très antipathique, dont on ne sait pas vraiment s’il est un brave type en train de se faire salement plaquer, ou juste un harceleur de la pire espèce ! La chute ne m’a donc pas vraiment surprise… Le décor est sommaire, et les scènes sont rythmées par la musique et les éclairages. Créé en 2017, ce seul en scène, pas aussi drôle que je l’espérais, me semble avoir besoin de mûrir un peu...

 

Cathy de Toledo

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:20
Avec la pièce jointe c'est mieux
Catalogue OFF 2017

Catalogue OFF 2017

Spectacle de Belavox (13), vu le 20 juillet 2017, au théâtre du Grand Pavois 14h, AVIGNON OFF 2017.

Ecriture et jeu : Manon Guillemin
Mise en scène : Rémi Viallet

Genre : Seule en scène, Théâtre
Public : Tout public à partir de 12 ans
Durée : 1h05

Sans décor et avec un minimum d’accessoires, Manon Guillemin nous livre une galerie haute en couleur de portraits de femmes… La mère de famille parfaite qui finit par péter les plombs, la dépressive en quête de bonheur incapable d’apprécier le moment présent, la pauvre oie blanche à la recherche du grand amour qui, dans une soirée arrosée, embarque le premier venu et, sans même réaliser ce qui se passe, finit par se faire violer, l’intello qui ne peut s’empêcher de tout commenter même pendant l’acte sexuel, la chanteuse cabotine qui se glorifie de sa cinquième place au concours de chant d’une petite ville inconnue de province…

Manon Guillemin va jusqu’à détourner une célèbre chanson enfantine "Ah vous dirai-je maman ?", et mettre dans la bouche d’un enfant les pires accusations qu’il puisse porter envers tous les membres de sa famille B.C.B.G., quant aux débordements et déviances auxquels ils se laissent aller dans le secret de la sphère familiale… Grinçant et sans concession !

Tous ces caractères sont finement observés et restitués avec humour, tendresse ou férocité. Au fond, chacune d’entre nous peut retrouver un peu de son histoire dans les traits de l’une ou de l’autre de ces femmes, et toutes recherchent la même chose, un peu de reconnaissance, un peu d’amour, leur part de bonheur.

Quelques tableaux un peu osés me semblent inappropriés pour des enfants de 11-12 ans, sans compter une thématique bien éloignée de leurs préoccupations. A mon avis donc, à réserver plutôt aux adultes. J’ai regretté que l’accompagnement musical ne soit pas plus présent, ce qui apporterait à ce seule en scène un peu plus de rythme, et gommerait les quelques longueurs que j’ai notées. Enfin, j’ai eu quelques difficultés à suivre le fil du récit, car malgré l’impression qu’il s’agit de portraits juxtaposés, il semble que le personnage de Manon fasse quelques apparitions du début à la fin du spectacle.

Mais il s’agit d’un spectacle récemment créé qui, n’en doutons pas, va rapidement  trouver sa vitesse de croisière. A suivre donc…

Cathy de Toledo

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