Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Profil

  • www.vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.

Bienvenue

Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
Si vous souhaitez prendre contact avec l'une des compagnies présentées, adressez nous un mail à blog@vivantmag.fr, nous vous adresserons rapidement leur coordonnées.
Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
Le Catalogue Vivant 2013/2014 des Spectacles repérés est disponible...
> Commande en ligne sur le site.

Rechercher

Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 16:08
Chuuuuuuuut !
Site ID Production

Site ID Production

Spectacle de ID production (75), vu le 21 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, théâtre Alibi, à 13h20 tous les jours sauf lundi jusqu’au 30 juillet.

De et avec : Emmanuelle Rivière

Genre : Seule en scène
Public : Tout public à partir de 12 ans

Durée : 1h

Ouverture avec en voix off Michel Sardou et les premières paroles de "Femme des années 80" qui nous amènent au sujet : qu’est-ce qu’être une femme (aujourd’hui)?

Habillée tout de noir rehaussé de quelques accessoires rouges, avec pour seul décor un gros cube lumineux au sol et quelques grandes cartes à jouer pendues au plafond, Emmanuelle Rivière nous offre un seul en scène pertinent et drôle, parfaitement rythmé, rehaussé de musiques dynamiques, où chacune d’entre nous peut retrouver une part d’elle-même.

Elle a choisi de placer son personnage face à son psy, pour raconter son histoire et le malaise d’une femme célibataire, la quarantaine, qui se cherche, entre envie d’émancipation et de liberté, et simple besoin de reconnaissance et d’amour... Leurs échanges sont matière à une galerie de portraits de femmes, depuis Mamie Carmen, adepte de tarots divinatoires, qui lui jeta un mauvais sort alors qu’elle était encore dans le ventre de sa mère, en passant par la bonne copine que les copains essaient de caser avec leurs vieux potes "au rebut", la coach plutôt "virile" qui enseigne les règles de self défense à un public exclusivement féminin, la chanteuse de rap qui met sa haine en paroles et musique, la cougar "par accident", égarée dans une boîte de nuit de d’jeuns, et quelques autres… Avant le retour aux sources salutaire préconisé par le thérapeute…

Emmanuelle Rivière danse, chante (plutôt bien, mais c’est normal elle était chanteuse dans des groupes musicaux !), se glisse dans la peau de ses personnages, dont elle prend les accents à merveille. Elle sait nous faire rire, sourire, nous émouvoir. Et finalement le temps a passé trop vite…

Choisir un seul en scène dans les 3 cm d’épaisseur du catalogue du Festival OFF n’est pas aisé… il faut se fier un peu à son instinct, retenir un titre plus ou moins évocateur ou accrocheur, et foncer… Et je dois avouer que pour le coup, ce fut une bonne pioche !

Cathy de Toledo

Repost 0
Published by Cathy de Toledo - dans Spectacle Tout public
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 16:01
Jackpot
Site compagnie et/ou catalogue Off

Site compagnie et/ou catalogue Off

Spectacle de la Compagnie Tête en l’Air (75/31), vu le 21 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017 le Paris, à 15h tous les jours du 7 au 29.

De : Clément Naslin et Rémi Viallet
Avec : Letti Laubies, Victor le Lorier, Alexandre Cornillon (en alternance avec Laetitia Bisch, Nicolas Jauregui)

Genre : Comédie
Public : Tout public à  partir de 10 ans
Durée : 1h15

La salle est comble, et nous embarquons avec les trois protagonistes pour un voyage d’1h15 à un rythme endiablé, où quiproquos et rebondissements s’enchaînent.

Le scénario est simple. Trois amis jouent régulièrement au loto, les mêmes numéros depuis de nombreuses années. Et voilà qu’enfin, leur persévérance est récompensée et qu’ils viennent de gagner 30 millions d’euros ! Cependant, pris au piège dans une soirée un peu arrosée, celui qui devait valider la grille a totalement oublié de le faire… Comment annoncer ça à sa femme et son meilleur ami, qui ont déjà commencé à dépenser leur fortune dans l’achat de vêtements de luxe ou de véhicule prestigieux, entre autres…

Les scènes se succèdent et l’on apprend bien vite que le meilleur ami est aussi l’amant, que le mari n’est pas lui-même tout à fait irréprochable, alors que chacun tente de faire avaler à l’autre les mensonges les plus énormes, pour arriver à se dépêtrer de la situation… Bref, un vrai vaudeville des temps modernes !

J’ai retrouvé avec plaisir la compagnie Tête en l’Air que j’avais découvert avec "Un Café, l’Addition !", et la toujours pétillante Letti Laubies, entourée ici de deux comédiens au taquet, qui mouillent littéralement la chemise, surtout  Alexandre Cornillon, trempé de la tête aux pieds en fin de spectacle !

Finalement, ce pur divertissement, rafraîchissant (plus pour le public que pour les comédiens semble-t-il !) était tout à fait celui qui me convenait pour clôturer en riant cette intense semaine en Avignon.

Cathy de Toledo

Repost 0
Published by Cathy de Toledo - dans Spectacle Tout public
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:51
Reflets dans un œil d’homme

Spectacle de la Compagnie Diable au corps (31), vu le 13 juillet 2017, dans le cadre du festival Off d'Avignon, à "Occitanie fait son cirque en Avignon" (Ile Piot), à 21h15.

Auteur : Mickael Pallandre
Interprètes : Caroline Leroy, Adria Cordoncilla, Mickaël Pallandre

Genre : Cirque
Public : Adulte
Durée : 1h10

Un spectacle de cirque sur le thème du désir, voilà une proposition surprenante, proposée par la région Occitanie.

Petite information préalable, nous étions deux personnes de l’Adadiff/VivantMag pour découvrir ce spectacle et faire notre travail comme nous le faisons depuis plus de dix ans maintenant. Mais nous n’avons eu droit qu’à une seule invitation. Selon la personne de l’accueil et de la région Occitanie qui ne connaissait pas notre existence (nobody is perfect), une seule invitation était accordée par structure. Le dispositif s’arrête le 23 juillet, mais que les programmateurs qui souhaitent y découvrir des spectacles en soient informés. Venez seul ! Autant accorder 12 invitations semble difficile, mais une seule quand nous sommes deux accrédités me semble discriminatoire. Dommage.

Deux hommes et une femme nous invitent sans un mot, dans un univers de portés acrobatiques d’une très grande maîtrise. Les équilibres sont techniquement au point, les images proposées, fixes ou animées, sont très belles et dégagent une poésie rigoureuse.

J’y ai vu un travail sur l’animé/inanimé très intéressant et un jeu avec les mannequins très riche en sensations et en surprise, où l’on ne sait plus qui est la circassienne et qui est le mannequin. Ce jeu va jusqu’à ajouter trois mannequins aux trois comédiens et apporte un rythme original, renforcé par les séquences répétitives à plusieurs moments du spectacle.

Mais quid du désir ?

Bien sûr, on s’amuse à trouver les rapports au désir et j’y ai vu pour ma part, la naissance de l’amour, la répétition des sentiments, l’adultère, l’orgasme (un peu tiré par les cheveux... ou plutôt par le bout du nez!), l’homosexualité, le trio, un Kamasutra circassien, et probablement beaucoup de choses m’ont échappé. Mais, j'y ai surtout perçu une sensation de mort à travers ces mannequins inanimés qui m’a laissé une impression morbide peu agréable malgré l’attrait de l’idée. Je vois bien le lien intellectuel avec "la petite mort", mais cela m’a semblé teinter considérablement l’ensemble du propos. De plus, la référence au désir (doit-on lire le pitch avant le spectacle ou non? Difficile question…) m’a semblé un peu artificielle et parfois un peu systématisée, voire tirée par les cheveux, comme pour l’orgasme nasal.

Il en reste un beau spectacle très esthétique, avec beaucoup de belles idées originales, une maîtrise parfaite et une cohésion de groupe impeccable mais dont les expressions corporelles, incluant les visages, restent un peu figées et froides.

Il m’a probablement manqué la chaleur du désir, le bouillonnement de l’émotion, le feu de l’amour. Mais peut-être est-ce ma propre vision du désir ?

Eric Jalabert

Repost 0
Published by Eric Jalabert - dans Spectacle Adultes
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:42
L'Ouest loint

Spectacle d'Olivier Debelhoir (74), vu le 13 juillet 2017, dans le cadre du festival Off d'Avignon, à "Occitanie fait son cirque en Avignon" (Ile piot), à 20h30 (spectacle unique).

Auteur et interprète : Olivier Debelhoir
Regard extérieur : Arnaud Saury

Genre : Cirque
Public : Tout public
Durée : 30 min

Un grand gaillard, en short et chaussures de ski aux pieds, nous accueille accompagné d’un accordéon, en chantonnant d’une voix hésitante, une poésie hermétique, patchwork de mots puisés dans sa mémoire (ça je l’ai su à la fin du spectacle).

Il se parle en lui-même, et nous offre une image contrastée de l’être humain. Je l’ai suivi directement dans son univers.

Alors ce grand bûcheron sensible, nous offre un numéro d’équilibriste hors du commun, chaussé de mini skis, à l’aide d’une poutre énorme qu’il a l’air de manier comme une brindille et d’un simple escabeau. Tout cela en continuant de se parler à lui-même, sur ce même ton à la fois très distant et très intime. On est captivé par ce suspense circassien, où nous nous mettons à douter avec lui, dopé par un visuel très fort. Sa présence scénique est impressionnante, il joue avec nos interrogations et nous fait même rire.

C’est original, à la fois très simple et hyper technique, original et accessible… Bref, j’ai adoré !

Cette représentation était unique, mais Olivier Debelhoir joue également "Un soir chez Boris", au même endroit et à 17h45 jusqu’au 23 juillet. Je crois que je vais aller.

Eric Jalabert

Repost 0
Published by Eric Jalabert - dans Spectacle Tout public
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:29
Les fêlés

Spectacle de Bonaf Company (75), vu le 12 juillet 2017, dans le cadre du festival Off d'Avignon, au théâtre des Brunes à 19h30.

Auteur et metteur en scène : Philippe Sohier
Interprètes : Serge Bonafous, Sandra Luce

Genre : Comédie
Public : Adulte
Durée : 1h

 

Le pitch nous propose de plonger dans le quotidien d’un couple improbable et nous promet des rebondissements incroyables, des dialogues trash et directs, dans un registre de théâtre contemporain. Alors, pourquoi pas découvrir ce travail?... Autant dire, que je n’ai pas été convaincu!

Nous sommes dans la cuisine d’un jeune couple qui se sépare, et s’envoie des reproches et des répliques où la platitude rivalise avec la provocation télévisuelle. C’est improbable, cela sonne faux…, bref, on n’y croit pas, et cela ne me fait même pas sourire (ni quasiment personne dans le public, pourtant très nombreux). On voit bien que l’écriture a été pensée pour faire rire toutes les 2 minutes 33, mais cela est si laborieux et creux, que cela ne marche pas.

Puis, seul effet intéressant, on se retrouve dans la même pièce sept ans avant, le lendemain de leur rencontre. Et là, rebelote, avec cerise sur le gâteau, une révélation qui plombe l’ambiance où la jeune femme annonce qu’elle est séropositive. (!) Puis, on se retrouve, quatre ans plus tard, où elle nous annonce qu’elle avait voulu tester son partenaire sur sa motivation à vivre avec elle! Que c’est drôle! Bien sûr, tout cela dans un environnement qui ne justifie jamais un tel exercice pendant quatre ans!

Alors, oui je suis sorti un peu énervé de ce spectacle, bien emballé pour attirer le chaland, et ça a l’air de marcher! Mais nous sommes davantage dans un registre de téléréalité (ils annoncent que c’est une histoire vraie!) que de ce que j’attends, même modestement, du théâtre. Car au-delà de cette blague labellisée HIV, ils en rajoutent en adoptant un enfant de dix ans à qui elle donne le sein, il est enfermé dans le congélateur et s'est fait appelé "Findus" toute son adolescence... Bref, comme il est dit à la fin du spectacle : "c'est pas gagné!"

Eric Jalabert

Repost 0
Published by Eric Jalabert - dans Spectacle Adultes
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:09
Visite de Groupe

Spectacle de la production "La Vaste Entreprise" (34), vu le 15 juillet à 17h, du 10 au 22 juillet au Festival "Villeneuve en Scène" au Placé du Cloître.

De et avec: Nicolas Heredia
Voix de synthèse: Agnès
Régie: Gaël Rigaud

Genre: Déambulation audio guidée
Public: Tout public, à partir de 12 ans
Durée: 1h

 

A l’arrivée on me remet mes écouteurs pour la visite de groupe comme l’indique le nom du spectacle. Dix minutes d’attente avant que le spectacle débute, je sens une bonne ambiance qui règne dans le groupe en train de se constituer. J’ai hâte que ça commence, le concept m’intrigue beaucoup. Chacun d’entre nous, les participants, allumons notre appareil au top du "guide", l’homme au badge. La visite commence alors.

 

Je me laisse embarquer par la voix féminine qui nous guidera, non pas pour une visite classique mais une visite interne du groupe. Je ne sais pas si on peut parler de spectacle ou plutôt de performance voire d’expérience de groupe et d’interaction entre des personnes complètement inconnues les unes des autres. Je dirai que j’ai vécu ce moment comme une expérience voire une analyse de groupe. Chacun écoute le son de la voix tout au long du parcours, des rires plus ou moins forts et plus ou moins gênés se font entendre. En effet, on ne se parlera pas vraiment dans le groupe auquel j’appartiens mais on sera en interaction par le rire, les sourires, le regard, les monuments (car oui on en voit, c’est une visite guidée tout de même). Je dirais que cette expérience proposée m’a amenée à réfléchir sur notre paraître, nos a priori, notre relation à l’autre, ce méconnu, notre rapport à l’humour et à l’absurde.

La voix et l’expérience nous interroge également sur notre comportement adapté, peut-être trop adapté en groupe, en société. Peut-être même coincé ? Et pourquoi ne pas lâcher prise ? Je me prête au jeu volontiers. La voix que j’entends me ramène à mes propres expériences de visites de groupe et/ou des expériences collectives en tout genre.

 

Nous marchons tels des moutons ? J’ai cette impression et pourtant on suit le cours d’un "spectacle". Et puis cet homme au badge, il m’intrigue et la voix fait en sorte qu’il m’intrigue. Je ne peux en dire plus, je laisse la surprise aux personnes qui, comme moi, auront envie d’aller tenter cette expérience de "Visite de Groupe".

Je marche dans la ville, cette belle ville, j’observe, j’écoute, je sens, je ressens et la voix aussi, elle voit ce qu’on voit ou ce qu’on ne voit pas. Qu’est-ce qui est vrai, pas vrai ? Prévu ou pas prévu dans cette expérience ? Les gens dans la rue, extérieurs au groupe font-ils partie de l’expérience ? J'ai l'impression que la voix voit ce que l’on voit, qu’elle pourrait penser des choses qu’on a pensé ou qu’elle nous amène à penser aux choses auxquelles on ne veut pas penser. Bizarre non ? Absurde ?

 

C’est en fait le groupe, les gens et les personnalités qui nous entourent, qui fera la dynamique ou non de cette expérience très originale. Cette expérience atypique, drôle, absurde et originale à la fois ne me laisse pas indifférente, je me prête complètement au jeu malgré le groupe qui ne semble pas réagir autant que moi. Une majorité d’entre nous semble réagir avec leurs proches et non pas avec les autres, ces inconnus. Pourquoi on ne se laisse pas aller dans le rire et la surprise ? Je me questionne sur la difficulté à se regarder, à rire ensemble, à interagir lorsqu’on ne connaît pas l’autre. J’aurais souhaité plus d’interaction, plus de rires et de regards dans le groupe pour avoir la sensation de faire l’expérience réellement ensemble.

 

Je ressors de là avec le sourire, le rire, des réponses que je n’ai pas eues (car elle nous en pose des questions la petite voix, il faut dire). A la fin, en enlevant les écouteurs, je souhaiterais discuter avec les gens de mon groupe mais beaucoup s’en vont rapidement. Chacun reprend le cours de sa journée. N’est-ce pas représentatif de notre société ? Alors c’est avec mes amis et avec les comédiens que l’on va discuter, débattre autour d’une collation offerte par la compagnie. Merci pour ce moment très innovant !

 

Valérie Desbrosse

Repost 0
Published by Valérie Desbrosse - dans Spectacle Tout public
commenter cet article
21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 09:19
In Caravane With Raoul

Spectacle du Collectif La Basse Cour (Compagnies de Cirques et d'ailleurs) (30), vu le 13 juillet 2017 à 22h30, les 13, 18 et 23 juillet dans le cadre d'"Occitanie fait son cirque en Avignon", île Piot.

 

De et avec: Matthieu PASERO

 

Genre: Entresort de magie chantée et déjantée

Public: Tout public

Durée: 17 minutes

 

Les 19 premières personnes présentes devant la caravane seront celles qui auront la chance d’entrer et de participer à la 1ère représentation de Raoul Lambert de cette soirée. Pas prêt, cigarettes à fumer avant, on attend et on se doute déjà du personnage plutôt loufoque qui nous surprend. Je sens un moment un peu barré et ça me plaît d’emblée. Tout le monde scrute si nous sommes plus de 19, qui entrera d’abord ? On se bouscule ? Non, bien entendu, c’est une bonne ambiance qui règne avant même que le spectacle commence. On se serre pour y être le plus nombreux possible.

 

Nous y sommes.

 

Musique, tour de magie, humour absurde : une interprétation unique et déjantée qui me plonge dans un espace-temps dans lequel j’aurai voulu rester plus longtemps. La lumière, le son, l’intimité, la créativité, la surprise, la magie, l’absurde, une combinaison idéale pour un cocktail explosif.

Loufoque, impressionnant, drôle et absurde à la fois, je ris, je joue, je participe ! C’est un format court, ce sera ma seule frustration. Déjà fini ? Une petite forme qui donne envie d’aller directement au spectacle "Titre définitif* (*titre provisoire)" de la Cie Raoul Lambert. Je le prévois.

 

Une représentation que je n’oserai définir et décrire plus longtemps car il faut le voir pour le croire et puis je fais court et intense, tout comme cet entresort de magie chantée et déjantée.

 

Valérie Desbrosse

 

Repost 0
Published by Valérie Desbrosse - dans Spectacle Tout public
commenter cet article
19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 14:55
Olé !
Site Compagnie

Site Compagnie

Spectacle de la Fi-Solo Company (75), vu le 17 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, Atelier 44 à 15h30 sauf mardi.

De et avec : Elodie Hatton

Genre : Clown flamenco
Public : Tout public à  partir de 5 ans
Durée : 1h

Dans une gare, un clown rate son train… En attendant le suivant, il s’intéresse à son environnement et aperçoit un sac oublié sur une chaise. Passé un premier réflexe de crainte face à un colis potentiellement piégé, la curiosité est la plus forte. Il s’approche du sac et en sort d’abord un châle noir à franges, avec lequel il joue à se déguiser en plusieurs personnages loufoques. Mais le sac recèle bien d’autres trésors, des chaussures à talon, une rose rouge, un éventail rouge, des castagnettes, une jupe à volants.

Ces accessoires inconnus semblent doués d’une vie autonome et se chargent de lui faire découvrir, à son corps défendant, ce à quoi ils servent. Les chaussures se livrent à une série de claquettes endiablées, l’éventail suscite d'irrépressibles mouvements de ses mains. Les castagnettes l’intriguent particulièrement : une glace de sac, des pendants d’oreille peut être…? Puis elles se mettent d’elles-mêmes à claquer l’une contre l’autre. Quant à la jupe, elle l’engloutit dans l’immensité de ses volants, qui sont pour le clown une source d’inspiration particulièrement riche ! 

Finalement après moult pitreries, mais sans la moindre vulgarité, la musique gitane aidant, le clown nous entraîne dans une démonstration de danse flamenco, qui pour notre plaisir aurait pu être un peu plus longue, tant le flamenco devient attrayant dans un tel contexte !

Elodie Hatton est une mince  jeune femme qui campe un clown nez rouge tout en subtilité, aux mimiques très expressives, d’une fluidité corporelle manifestement héritée de la pratique de la danse. Elle nous entraîne dans ses découvertes et nous offre un voyage (trop court !) inattendu et poétique dans son univers clownesque flamenco.

Le public, composé essentiellement d’adultes (eh oui) s’est volontiers laissé embarquer, a participé spontanément, et a applaudi chaleureusement cette première création Solo d’Elodie Hatton, que je vous engage vivement à aller voir, accompagné d’enfants ou non. Ce spectacle est de toutes façons un réel plaisir pour tous. Alors n’hésitez pas…

Cathy de Toledo

Repost 0
Published by Cathy de Toledo - dans Spectacle Tout public
commenter cet article
19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 14:52
Aucun lieu
Aucun lieu

Spectacle de la Cie d'autres cordes (48) / Franck Vigroux, vu le 17/07/2017, MANUFACTURE (Patinoire) à 17h20, du 15 au 22 juillet, relâche 19 juillet (1ère à Avignon).

 

Interprète(s) : Franck Vigroux, Kurt d'Haeseleer, Azusa Takeuchi

Collaboration : Myriam Gourfink, Michel Simonot, Nicolas Villenave

 

Genre : Création sonore, visuelle et chorégraphique, entre opéra-vidéo et concert-chorégraphié

Public : À partir de 14 ans

Durée : 1h20

 

"Aucun lieu" est un spectacle qui n’existe à aucun endroit précis de la musique, de la danse ou du théâtre, mais qui s’étire merveilleusement pour créer un univers sonore, visuel et chorégraphique impressionnant, à nul autre pareil, dans un mouvement beau, lent, radical et résistant que je n’avais jamais vu.

A ce niveau-là, "c’est pas de la musique", entend-on, "c’est pas du théâtre".

C’est pas sûr. Et pour cause.

 

Oui, c’est une chose étrange, pénétrante, marquante, que ce projet artistique qui fige les yeux le cœur et l’esprit tout en les faisant cavaler dans le même temps.

C’est une chose étrange, oui, que cette sorte de nuit de l’Homme, en battement du cœur, en fusion, flottant dans un liquide de chair lui-même en suspension. Amniotique ?

 

Je dis "c’est", mais "c’est ce que vous en faites" me confiera Michel Simonot.

Corps décharnés en fumée, peuples fantômes, succube ou maîtresse des ténèbres, les sons et les images vagabondent dans un hypnotisme latent que nous procure instantanément cette beauté offerte.

 

La superposition d’écrans donne une atmosphère de 4ème dimension au travail visuel, qui nous plonge parfois même dans une sorte de rencontre de 3ème type. Tous nos sens sont en émoi. Une atmosphère hybride de l’Homme dans son état d’utopie animale. A ce voyage vers l’enfer des curieux se noue l’extension de l’attente, peut-être de Pénélope, sillonnée par le poème d'Ulysse du post-modern Heiner Müller : "Lassé de la terre ferme labourant la mer d’un sillon efficace, je mesurai ma durée". Le spectacle semble vouloir nous ramener à la terre dans une dernière rupture, annonçant peut-être la genèse d’une pleine conscience de cet imaginaire.

 

Je n’ai pas beaucoup de références artistiques pour dire si c’est bien fait, mais je l’affirme.

 

Danielle Krupa / www.allez-zou.fr

Repost 0
Published by Danielle Krupa / www.allez-zou.fr - dans Spectacle Tout public
commenter cet article
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 13:01
Polis #EtesVousHeureuxDeVivreLaVie DansLaquelleVousEtes?
Polis #EtesVousHeureuxDeVivreLaVie DansLaquelleVousEtes?

Spectacle de la Compagnie Akté (76), vu le 12/07/2017, installation du 11 au 15 juillet 2017, à partir de 20h30, une programmation de La Manufacture – collectif contemporain, dans la Cour du Musée Angladon, accès libre (1ère à Avignon).

 

Auteur : Arnaud Troalic
nterprète(s) : David Charcot, Rebecca Chaillon, Julien Flament, Lionel Gonzalez, Maxime Lévêque, Laure Mathis
Metteur en scène : Arnaud Troalic
Auteurs : Stephan Castang, David Geselson, Elisabeth Hölzle, Sylvain Levey, Nathalie Papin, Aline Reviriaud

 

Genre : Installation dans l’espace public
Public : Tout public
Durée : tant qu’on veut, jusqu’à 3h30

    

"Des opinions non-publiques prolifèrent, tandis que « l' » opinion publique (au singulier) reste une fiction". Partant de ce constat de Jürgen Harbemas, l’installation d’Arnaud Troalic se présente comme "une initiative publique, de donner une parole publique, en rassemblant du public, dans l’espace public".

 

"Êtes-vous heureux de vivre la vie dans laquelle vous êtes ?" Un container vitré, sonorisé, attend le public pour venir en parler. Un fauteuil permet à ce dernier de s’installer en face du cube, pour venir alimenter la réflexion collective sur la question posée.

A l’intérieur du dispositif, quatre comédiens.diennes enfermé.es dans cette sorte de pièce expérimentale transparente, invitent les spectateurs qui se présentent à se saisir de l’un des nombreux casques installés tout autour de l’espace (dans les gradins), pour entendre les consignes d’un tirage au sort imminent, également affichées sur un panneau lumineux. Chaque spectateur peut venir et aller à son gré, prenant et déposant les casques.

 

"Connectez-vous à Bonheur.com sur votre smartphone" nous indique-t-on très vite. "L’un de vous sera tiré au sort pour venir parler avec nous dans quelques instants."

En quelques secondes, le spectateur se trouve plongé dans un moment informel d’échange avec ses semblables, qu’il ne connait pas. Il les voit, les entend, peut les lire, peut tchatter avec, réfléchir à ce qu’ils disent, en souriant ou en s’offusquant, en buvant un verre, entremêlant ses avis à ceux des autres, dans son isolement, comme un réseau social.

 

Face à la variété du public et pour ne pas tomber dans l’écueil de la sociologie, Arnaud Troalic a demandé à six auteurs contemporains de participer au dispositif : Stephan Castang, David Geselson, Elisabeth Hölzle, Sylvain Levey, Nathalie Papin, Aline Reviriaud.

Cette dimension théâtrale existe aussi grâce à divers éléments mis en scène : un "tchat local", un tirage au sort, un concours de spam, des moments où chaque gagnant peut être amené à prendre la place du "spectateur privilégié" en venant s’asseoir en face du container vitré. Une discussion s’installe alors entre cet invité et les comédiens, par l’intermédiaire d’un micro.

L’échange central de quelques minutes est entendu du reste du public, qui peut réagir en direct sur son smartphone. La parole publique prend alors toute sa place, loin de celle des experts et des voix instrumentalisées.

Ce dispositif souffre peu le conflit, ou l’intimidation. Il invite à l’affirmation de sa propre sensibilité, parfois "en-commun" avec celle des autres interviewés avant, ou après.

 

Aujourd’hui noyées dans les réseaux sociaux, ou prises en otage par des dispositifs politico-économiques, les opinions individuelles partagées ou les opinions, au contraire, de prophètes, ne rompent pas l’isolement social.  

A travers son projet, Arnaud Troalic n’a pas souhaité résoudre la crise démocratique, mais il a su mettre en lumière cette crise, qui écrase la pensée de chacun, l’empêchant d’envisager sa propre parole comme une expérience viable du monde, et inviter à penser par soi-même dans un échange ensemble, en compagnie des autres.

Une installation du public, dans l’espace public, qui aura -sûre- voix au chapitre.

 

Danielle Krupa / www.allez-zou.fr

 

 

Repost 0
Published by Danielle Krupa / www.allez-zou.fr - dans Spectacle Tout public
commenter cet article