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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 11:05

BorgesVSGoya- 5-12-2013 Sortie Ouest photo Joel Cornetspectacle de la Compagnie Akté, vu le 5 décembre 2013 à Sortie Ouest, Béziers.

D’après : Rodrigo Garcia

Mise en scène : Arnaud Troalic

Avec : Julien Flament et Arnaud Troalic

Conseil scénographique : Raphaëlle Latini et Pascale Mandonnet

Collaboration artistique : Anne-Sophie Pauchet et Patrick Amar
Dramaturgie : Florence Gamblin
Création vidéo : Vincent Bosc.

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Catégorie : Théâtre
Durée : 1h15
Public : à partir de 15 ans 

A jardin, enfermé dans sa voiture, agité, tendu, un amoureux de Borges ; tellement amoureux qu'il a assisté jadis à une conférence du maître, au cours de laquelle l'écrivain l'a déçu ; depuis, il ressasse sa rancune, faisant tourner en boucle son passé intellectuel, le confrontant à son présent guère reluisant.
A cour, avachi sur son canapé, hystérique, nerveux, un amoureux de Goya ; il aimerait bien dépenser la petite somme qu'il a amassée à mener ses enfants au Prado voir les toiles du génie ; mais ceux-ci préfèrent Disneyworld ; et il ressasse ses envies de grandeur artistique, faisant tourner en boucle dans sa tête son présent de prolétaire inculte.

Le lien entre les deux : Rodrigo Garcia, l'auteur le plus punk du moment, qui nous donne une nouvelle fois avec ces deux textes courts un aperçu de son univers entre Mickey et Schopenhauer. Il est question en vrac, dans ce spectacle éprouvant et provocateur, de Culture, de culture, de philosophie, de sodomie, de chanson populaire, de canapé en cuir, de capitalisme, de Mickey Mouse, de slip kangourou et de dépression. Il va surtout être question de deux hommes d'aujourd'hui, rêvant d'intelligence mais se heurtant aux contingences de la société marchande et consommatrice, et noyant leur chagrin dans des cris, des danses frénétiques et des injures à la face du public.

J'aime ce théâtre engagé, frontal, cachant sous les potacheries de mise en scène la profonde tristesse de qui est né au mauvais endroit, au bas de l'échelle sociale.
La langue de Garcia, expressive et directe, est superbement mise en scène par Arnaud Troalic, qui la fait écouter aussi bien en espagnol qu'en français, et qui surtout a compris qu'elle se lance en direction du public comme une arme dévastatrice, comme un instrument pour déclencher le malaise autant que la réflexion.
Le public est tour à tour hilare, choqué, géné, dubitatif, charmé, ennuyé, bousculé par ces mots qui préfèrent questionner plutôt que de donner des leçons.
C'est ça, Garcia : toutes les émotions du monde y passent, les bonnes comme les mauvaises. Arnaud Troalic l'a compris, qui utilise la kitscherie autant que la grande culture dans son esthétique et tout autant les influences de Godard que celles du punk.
Si le spectacle est parfois en dents de scie, c'est parce qu'il accepte les moments de creux, qu'il accepte d'être parfois déplaisant ou facile. Si le public entre dans ce jeu, s'il accepte de ne pas tout comprendre, s'il aime le théâtre qui ne se laisse pas attraper aussi facilement, il passera un moment unique et parfait à regarder "Borges vs Goya".

A retrouver très vite au Théâtre des 13 vents, donc, le sulfureux metteur en scène hispano-argentin ayant tout récemment succédé à Jean-Marie Besset pour diriger le Théâtre des 13 vents, Centre Dramatique de Montpellier.

 

Danielle Krupa - Allez Zou !

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 11:00

blog-alice.jpg

Spectacle de la compagnie "Les Fourmis rousses" (34), vu le 6 Février 2014, au Chai du Terral, Montpellier.

 

Texte : Sylvain Levey

Direction artistique : Marielle Baus, Aurélie Turlet

Mise en scène : Marielle Baus

Avec : Aurélie Turlet (Alice), Charo Beltran-Nuñez (la mère), Leonardo Montecchia (le père), Matthieu Beaudin, Didier Lagana.
 

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Genre : théâtre

Public: tout public à partir de 12 ans

Durée : 1h15

Sortie de résidence 2014

Alice, au seuil de l'adolescence, raconte une tranche de sa vie. Alice, c'est son nom "pour le moment"; juste pour traverser la France. Fille d’immigrés, elle suit ses parents partout où le père trouve de petits emplois saisonniers. Les départs se font dans l'enthousiasme et la précipitation. L’ambiance familiale est gaie, mais les tentatives d’enracinement d’Alice sont toujours coupées net par la course folle de ses parents. Lorsqu'un jour la famille trouve sa place, Alice s'appelle alors "Alice" - tout court. La pièce repose sur une alchimie entre deux éléments liés comme chaîne et trame d'un tissu. Le texte et le jeu d'Aurélie Turlet tiennent et structurent l'intrigue, dans laquelle les parents prennent une place de plus en plus importante. Des scènes fortes extérieures au tissu familial ancrent l'héroïne dans la société : une agression d'une grande violence et les premières relations amoureuses. Le résultat est une réussite.

En marchant "dans le sens contraire au sens du vent du matin", Alice suit une diagonale qui longe un écran translucide. Elle pense tout haut, tout en changeant de vêtements. Au-delà de la paroi, on devine la silhouette de la mère qui agace Alice en l'appelant "Ma chérie !". La pièce entière s'annonce dans cette progression en équilibre rythmée par des appels de la mère "à contre-courant". Aurélie Turlet nous fait vibrer avec son personnage solitaire et lucide, mais qui sait aussi rire, plaire et danser. Alice évolue de la petite fille à la jeune fille, traversant des moments d'émotion, de rêve, d'érotisme et de violence. La rencontre amoureuse avec un garçon, Gabin, est superbe de finesse et la scène de violence dans la rue, véritable agression chorégraphiée, est hallucinante de réalisme! Narrative et théâtrale, la  performance de la comédienne m’a tenue en haleine du début à la fin de la pièce.

Au début les personnages des parents font irruption dans le récit d’Alice. Le jeu burlesque et poétique de Charo Beltran et de Leonardo Montecchia donnent un peu l'impression d'images quasi-cinématographiques et c’est très fort. Je vois encore une scène qui concentre un aspect de la vie du trio : Charo rayonnante et Leonardo concentré, entassés dans une extraordinaire voiture (décor léger très expressif), et secouée au milieu des paquets, l’adolescente... qui commente, en narratrice bienveillante. Progressivement, le couple s'incarne un peu plus : dans un tango, dans des chicaneries ou des discussions sur l'école "obligatoire", et toujours avec un humour magnifique. Enfin, le trio se solidarise et les parents écoutent Alice. "Tout droit jusqu'à la dernière goutte d'essence" elle les mènera dans la bonne direction. La conclusion un peu "happy end" rassure et boucle le cycle de la vie avec humour, comme dans un conte. Mais après tout, c'est bien un conte ?

Cette pièce est drôle, triste, tragique et hilarante. J'ai senti tous les comédiens investis dans leurs rôles. Le texte de Sylvain Levey est un vrai plaisir. Poétique, il peut aussi couper dans la chair comme un fil de rasoir. Plein d'humour et de tendresse cachée, il fait exploser des moments de bonheur. Le rire et la danse éclairent la vie de ces personnages, qui suivent la diagonale toute droite d'Alice, au lieu de se briser. La scénographie est créative sans sophistication, souvent symbolique (la diagonale des immigrés), parfois en style BD (la voiture), exploitant au mieux l'usage de tissus et la lumière. Elle intègre des projections vidéo qui organisent l'espace et construisent des décors.

Toute nouvelle création, ce spectacle s'annonce comme une belle réussite. J'en suis sortie émue mais le sourire aux lèvres et de nombreuses questions en tête. Cette pièce pose bien sûr la problématique des enfants d’immigrés avec les difficultés qu’ils rencontrent, tout en abordant aussi les bouleversements de l’enfance à l’adolescence. "Alice pour le moment" pourrait introduire de nombreux débats sur des thèmes d’actualité, y compris comment devenir "Alice définitivement"...  

 

Catherine Polge

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 19:44

La jeune femme 2Spectacle des compagnies "La Bulle Bleue" (34) et "La Remise" (34), le 29 Janvier 2014, 20h,  théâtre d'O (Montpellier-34).

Adaptation libre de "La Ménagerie de verre", de Tennessee Williams (1944).

Mise en scène : Marion Coutarel

Dramaturgie : Laurent Berger

Créé avec et interprété par : Mélaine Blot (le prétendant), Laura Deleaz (Violetta), Mireille Dejean (la mère), Arnaud Gélis (narrateur et Tom), Sarah Lemaire (Nina), Philippe Poll (le père).

 

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Genre : théâtre

Public : à partir de 15 ans

Durée : 1h

Sortie de création 

"La Bulle bleue", est un ESAT (Etablissement et Service d'Aide par le Travail) qui permet à des personnes en situation de handicap de se professionnaliser dans les métiers du théâtre. Les spectacles sont actuellement produits sous la direction artistique de Marion Coutarel et en partenariat avec le théâtre de la Remise.

Ce huis-clos de Tennessee Williams met en scène dans le sud des Etats-Unis une femme et ses deux enfants, jeunes adultes. Tous trois vivent dans une ambiance pesante et orageuse traversée par leurs rêves et leurs désirs. Tom le fils, chargé de faire vivre le trio, étouffe. La fille Laura, timide et déclarée fragile, s'absorbe dans sa collection d'animaux en verre, dont le plus précieux est une licorne. La mère, rêvant d'un passé idéalisé et obnubilée par le désir de marier sa fille, la jette un jour étourdiment dans les bras d'un ami de Tom. Piégée par les rêves d'une mère abusive, Laura sort humiliée de ce malentendu et Tom s'en va.

Marion Coutarel s'inspire librement de la pièce de Tennessee Williams, conservant la trame de l'intrigue et l'ambiance étouffante de ce huis-clos axé prioritairement sur la relation entre la mère et la fille (nommée ici Nina). L'adaptation a été réalisée avec la participation des comédiens et en intégrant leurs improvisations. Deux personnages supplémentaires, le père et Violetta une amie de Nina élargissent l'action de manière intéressante.

Le théâtre d'O, 220 places, fait salle pleine pour cette première. Un monologue très émouvant d'Arnaud Gélis ouvre la pièce. Il parle simplement de l'intrusion de la maladie dans une vie et de la place prise par le théâtre. Sans doute nous invite-t-il à partager "la particularité" de la Bulle bleue ? Or cette particularité s'efface derrière le professionnalisme de la compagnie. Avec beaucoup de finesse, les comédiens jouent en équilibre sur des frontières : entre rôles et improvisations, entre dit et non-dit, entre réalité et symbolique. Nina est étouffée par sa mère, mais surprend en déclarant brutalement "je suis une actrice", son amie Violetta nous présente un reflet de l'imaginaire de Nina, le prétendant avance et recule, Tom est déchiré entre sa famille et ses rêves, et le père s'infiltre entre présence et absence. La mère elle-même, stable dans son hypercontrôle anxieux, se perd dans ses illusions. Le spectacle à la fois fascine, émeut et interroge. Ainsi par exemple une conversation entre les deux amies près d'un arbre qui ploie comme Nina, une bagarre familiale drôle mais inquiétante, un flirt basé sur un malentendu cruel, un accouchement réaliste produisant un ballon de baudruche, etc. 


La scénographie très étudiée offre un grand intérêt, car chaque personnage évolue dans un espace scénique correspondant à sa place dans la vie et l'imaginaire du groupe. Ainsi la mère occupe une place centrale à la table familiale, sous un grand ventilateur qui tourne sans cesse au plafond et rythme l'ambiance étouffante qu'elle-même provoque. Cette organisation de l'espace symbolise habilement les relations entre les personnages, leur enfermement et quelques échappées. Des parois semi-translucides et des éclairages subtils dégagent une atmosphère trouble de rêve et de vulnérabilité.

 

L'interprétation, la mise en scène, la dramaturgie et la technique font de cette pièce un spectacle de qualité et d'une grande richesse émotionnelle. Les applaudissements ont été enthousiastes. Les sourires éblouis des comédiens entourés ensuite par la foule des spectateurs m'ont beaucoup émue. A voir la réussite de la première représentation, "La Jeune Femme à la licorne" est promise à un bel avenir.

 

Catherine Polge


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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 14:18

bal des gens qui passentSpectacle de "La Compagnie du capitaine", vu au Théâtre Gérard Philippe, à Montpellier, le samedi 22 mars 2014 à 21h.


Ecrite et interprétée par: Julien Masdoua, Marion Trintignant, Robert Tousseul, Philippe Hassler et Marine Monteiro
Mise en scène: Julien Masdoua
Création Lumière: Jean-Pierre Ronda et Fabien Montagné.

 

VIVANT2-toiles-3Salle pleine: 100 personnes

Public: tout public

Durée: 1h30

Création 2014

 

On connaît le talent de Julien Masdoua pour sa répartie et son aisance verbale. Son goût pour le théâtre et son sens de la mise en scène nous embarquent chaque fois dans son imaginaire. Cette fois-ci, avec sa compagnie, il présente un spectacle mimé, parfois dansé, dans un décor minimaliste, et des costumes réduits à l’essentiel.


Le spectateur incarne lui-même le badaud installé en terrasse qui observe les passants comme s’il faisait partie de la pièce. De la femme enceinte adepte de kungfu, au livreur de pizza en quête de gloire, les acteurs vêtus simplement de justaucorps noirs miment des personnages du quotidien. Ils sont présentés de l’extérieur, puis de l’intérieur grâce au jeu des comédiens et à la musique qui agit parfois comme une narration.


C’est sans un mot que s’expriment les rêves de chacun, leurs espoirs, leurs craintes, leurs joies mais aussi leurs chagrins. Ce spectacle accorde une grande liberté à l’expression corporelle, il gagne en émotion et en richesse grâce à la cohérence des morceaux de musique choisis avec l’histoire que chaque personnage nous livre.

L’ensemble est plaisant même si on assiste plus à une série de tableaux qu’à une réelle pièce. Les personnages mimés par les acteurs ne présentent pas tous le même intérêt émotionnel ou artistique. En effet certains personnages, issus de la vie courante, dégagent une magie et une vraie émotion, tandis que d’autres ne s’éloignent pas de la banalité du quotidien que nous connaissons tous.


Le spectacle aurait mérité une mise en scène plus atypique et une transition plus soignée entre les musiques. L’absence de décor dessert également l’ensemble.

Si ce spectacle original s’adresse davantage à un public adulte, il pourra également plaire aux plus jeunes.

 

Richard Gineste

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 18:32

La Mort de Don Juan 1Spectacle de la Compagnie Théâtrale Francophone (34), vu le 19 Janvier 2014, 15h, au théâtre Pierre Tabard, Montpellier (34).

 

Texte et mise en scène : Damiane Goudet

Assistant : Arevik Martirossian

Interprète : Luc Antoni (Don Juan)

 

vivant-3-toiles-4Genre : théâtre

Public : tous à partir de 15 ans

Durée : 1h10

 

Création 2009

 

 

Chez Molière, Don Juan est un jeune noble sicilien séducteur, cynique et blasphémateur, qui a fait sortir la jeune Elvire du couvent pour l'épouser et très vite la négliger. Constamment à la recherche de nouvelles proies dans une quête permanente de défis, il séduit les femmes pour aussitôt les délaisser et sème le malheur et la haine. A l'occasion d'une de ses perpétuelles provocations, il tue un commandeur dont la statue de pierre le provoque jusqu’aux enfers. Mourant, il laisse passer une dernière chance de se repentir avant d'être dévoré par les flammes. Ainsi se termine ce classique.

 

Prenant la suite de Molière au moment où Don Juan vient de mourir, Damiane Goudet lui accorde un peu de temps entre la mort et l'Au-delà pour s'adresser à toutes celles et tous ceux qu'il a détruits ou offensés. Seul face à Dieu, peut-il encore se repentir ? Alors que l'issue de l'intrigue est connue, j'ai ressenti tout au long de la pièce une tension analogue à du suspense, tant les émotions y sont contrastées. Cynique Don Juan est glaçant, arrogant il choque, malheureux il fait pitié, vaniteux il est comique (et la salle rit). Ne justifiant pas ses crimes, il proteste au contraire de sa sincérité, et se met ainsi à nu au moment d'entrer dans la légende. Dramatiquement seul au seuil de l'enfer, il lance ses derniers défis et assume sa vie passée. 

 

Tout au long de ce monologue intense, je n'ai pas vu le temps passer. Ce beau texte, où chaque mot est pesé, est très bien servi par la mise en scène, et par une scénographie qui cible l'essentiel. La pièce progresse dans un « entre-deux » fait de dévoilements et de masques, de mensonges et de vérités, de théâtre et de réalité, de vie et de mort... et Damiane Goudet nous conduit au seuil du mythe. Quelques touches d'humour amènent par moments une distance amusante. Luc Antoni donne une arrogance aristocratique à son personnage, sur le ton de la revendication comme de la confidence. Haute silhouette vêtue d'un somptueux costume inspiré du théâtre Nô, il transmet le poids des mots autant par la diction que par le corps, avec de brusques volte-face, une gestuelle parfois comme suspendue ou vive et fendant l'air. Sur le maquillage blanc du visage, les yeux, les sourcils noirs et la bouche rouge sont vifs dans les expressions. Au fil de son monologue, progressivement, le comédien quitte son costume et se démaquille. En pantalon et chemise noirs à la fin de la pièce, il cache à nos regards l'éventail et le masque du commandeur : le jeu est terminé pour l'acteur qui a repris sa personnalité. Il s'efface, Don Juan entre dans la légende et "une légende ne peut pas mourir". A noter que la qualité des éclairages et des choix musicaux complète la réussite du spectacle.


"La Mort de Don juan"  captive et offre matière à discussion sur le théâtre, les masques, les mythes et les passages d'un monde à l'autre. Bien que le texte de Damiane Goudet explicite l'intrigue, il me semble intéressant de prendre connaissance de la pièce de Molière pour apprécier pleinement ce très bon spectacle.

 

 

Autres spectacles de la Compagnie Théâtrale Francophone déjà commentés sur ce blog :

Titam Cmoi, Lune et l'accordéon, Pelagia, Antigone

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 18:12

Un-petit-brin-d-herbe.jpgSpectacle de la compagnie Gai Tympan (34) vu lors d'une séance publique à la médiathèque de Lunel (34) le 9 octobre 2013.

 

Conception/écriture/mise en scène : Marion Pannetier

Interprétation : Chloé Dehu

 

vivant-3-toiles-4

 

Spectacle sonore dansé

Jeune public à partir de 4 ans  

Durée 45 min

 

      

 

Après avoir vu ce spectacle en extérieur, dans des conditions approximatives, j’ai profité de la programmation à la Médiathèque du Pays de Lunel pour voir la version « intérieur »...

 

La compagnie met en scène une jeune femme, Lola. Elle évolue dans la ville, submergée par l’environnement urbain, le bruit des voitures, avions, téléphones et autres sirènes... Il devient difficile de trouver le moindre coin d’herbe verte égayé par le pépiement des oiseaux !  Epuisée, elle rentre chez elle en espérant un peu de calme mais, là aussi, de nombreux bruits et autres « clics » et « clacs » l’agressent. Elle s’évade alors par la pensée vers  la campagne.

Soudain, elle fourre dans sa valise les affaires indispensables et s’enfuit prendre un bus, puis un train, traverse la banlieue, s’endort bercée par le balancement du wagon pour s’éveiller à la gare du Lac. Un paysan l’emmène alors dans sa guimbarde au bord du lac… Enfin, le bonheur !


Le spectacle est proposé dans un décor techniquement léger, adaptable en fonction des lieux d’accueil. Il se compose de 4 mâts délimitant un espace carré, surmontés de sortes de chapeaux coniques colorés et lumineux que la comédienne/danseuse manipule au gré des scènes. L’action se déroule dans deux univers opposés, évoqués presque exclusivement par des bruitages variés, bien observés et très évocateurs…  La  ville et ses bruits, la campagne et le bourdonnement des abeilles, des mouches, le « coin coin » des  canards, le hululement des chouettes, le simple vol d’un papillon ou la caresse d’un brin d’herbe…

Un joli voyage qui émoustille les sens des jeunes enfants (mais ceux des grands aussi !), suscite de nouvelles sensations et des interrogations face aux sons inconnus ou non identifiés, et leur apprend à « être à l’écoute » de leur environnement. C’est un spectacle agréable et léger, parfois drôle, à voir avec plaisir en famille.

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Published by Cathy de Toledo - dans Spectacle Jeune Public
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 09:56

Hippocampus-jass-gang.jpg

Concert de l'Hippocampus Jass Gang (34) entendu au JAM, à Montpellier, le 21 novembre 2013 en "soirée Découverte". 

 

 

Distribution :

Emily Cole (chant, guitare, piano, washboard), Gabriel Larès (guitare, trompette, clarinette, washboard, cavaquinho), Pierre Bayse (clarinette, guitare, trombone), Joseph Vu Van (banjo, guitare, piano, arrangements) , Gildas Legarrec (contrebasse, guitare), Alexis Chauvelier (guitare, contrebasse, flûtes), Heykel Bouden (violon, mandoline, guitare)

 

VIVANT-3-COEURS-5 

 

Tout public

Durée : 1 h 30

 

 

En ce qui me concerne, ce n’était pas une découverte puisque j’avais déjà apprécié les talents du groupe à l’espace VIAVINO à St Christol (34), lors d'une soirée en plein air dans le courant de l’été 2013. J’avais noté leur passage au JAM en novembre pour présenter leur troisième album « Jelly doll circus » regroupant des  morceaux issus de l’opéra swing sur lequel ils travaillent. Je m’étais promis de ne pas rater cette soirée… et franchement, je n’ai pas été déçue ! J’ai retrouvé toute la fougue de ces jeunes gens et leur plaisir manifeste (et communicatif !) d’être ensemble sur scène.

Evidemment, la charmante Emily Cole, petite blonde dynamique, est désormais un membre incontournable de cette formation née en 2008, qu’elle a rejoint en 2011 alors qu’elle arrivait tout droit de Chicago. Sa voix si particulière colle (c’était facile.. !) parfaitement au répertoire ragtime, swing, teinté de jazz new orleans dans lequel le groupe a choisi d’évoluer, et permet de marquer la mémoire. A tel point qu’il me semble difficile d'oublier Hippocampus Jass Gang, même en l'ayant entendu ne serait-ce qu'une fois ! Les musiciens qui entourent Emily n’en sont pas moins méritants. Tous excellents et multi-instrumentistes, ils passent aisément d’un instrument à l’autre.

Outre les réadaptions opérées par Joseph Vu Van de standards ou morceaux originaux, le groupe produit ses propres arrangements. Hippocampus nous livre ainsi une musique festive et entraînante, héritière des « string bands », agrémentée d’instruments autres que des cordes, et qui donne envie de swinguer. La prestation, au final, n’a pas manqué de séduire les nombreux habitués du JAM, dont je fais partie, et ceux venus en curieux pour cette soirée découverte. Tous sont partie le sourire aux lèvres !


Jeune équipe à ne pas perdre de vue donc… De plus en plus sollicités pour se produire dans les salles régionales, on peut parier que leur notoriété va bien vite s’étendre au-delà.

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Published by Cathy de Toledo - dans Concert
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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:00

Pelagia.jpeg

Spectacle de la Compagnie théâtrale francophone, vu le 18 Décembre 2013, 16h, à la Maison Pour Tous Georges Brassens, Montpellier.

 

Conte de François Goudet (1998)

Adaptation théâtrale et mise en scène : Damiane Goudet

Avec Lili Sagit (Pelagia) et François Di Carlo (Hérak, le sorcier, le dragon, Mélanca)

 

vivant-3-toiles-4Genre : théâtre

Durée : 45 minutes

Public : tous à partir de 6 ans

 

Création 2008 en Nouvelle-Calédonie, recréation 2012

 

La grande salle de la Maison Pour Tous Georges Brassens rassemble un public peu habitué à aller au théâtre. Les comédiens attendent un petit moment que tout le monde soit installé : une quarantaine d'enfants dont plusieurs sont accompagnés de leurs parents... et de bébés. Quelques spectateurs arrivent même en cours duspectacle. L'ambiance est bon enfant.

 

Dans un lointain pays bordé par la mer, et où les femmes sont victimes de nombreux tabous, Pelagia est amoureuse d’Hérak. Sortie de l'enfance, mais encore trop jeune pour intéresser ce garçon, elle décide d'attirer son attention en réalisant un exploit. La loi immuable des ancêtres dit que seuls les hommes ont le droit de voir la mer qui est gardée par un terrible dragon. Aussi Pelagia décide-t-elle d'être la seule fille à voir "la grande eau". Bravant les interdits, porteuse du "mauvais oeil", malmenée, elle rencontrera le dragon et, après de douloureuses aventures, se baignera enfin dans la mer, en se transformant en poisson-lune. Cet exploit permet à Hérak d'atteindre la sagesse et, intronisé nouveau chef, de chasser les superstitions et de supprimer l'ostracisme envers les femmes.

 

Surprise au début par les nombreuses déclarations du type "une femme n'a pas le droit de ..." ou "elle a le mauvais oeil",  je me suis demandé quelle mouche avait piqué l'auteur... Enfin, la jeune Pelagia m'a vite rassurée en révélant progressivement le ton libérateur du récit. La mise en scène et le jeu des comédiens traduisent d'ailleurs à merveille le passage de l'adolescence à la maturité. Jeune adolescente amoureuse et déterminée, c'est d'abord avec une fraîcheur spontanée que Pelagia enfreint la loi pour plaire à ce grand dadais d'Hérak qui la regarde de haut. Puis, punie d'emprisonnement, et enfin aimée par Hérak, elle fait preuve d'une réflexion plus politique. Et c'est en jeune femme lucide et généreuse qu'elle s'échappe pour achever sa mission, rêvant d'un monde "qui n'aurait jamais connu la loi des ancêtres". Hérak  suit une évolution analogue au cours de la pièce.

L'histoire est rythmée par l'alternance entre suspense et moments de détente où les enfants rient beaucoup. Le public semble accroché. François Di Carlo, qui  interprète plusieurs rôles, change toujours de costume ou de masque à la vue du public, en fond de scène. Cette "ouverture des coulisses" fait participer le public avec habileté au passage de l'acteur à son personnage. Scénographie, décor et costumes sont simples et exprressifs : des masques, des tissus, un dragon amusant, et une robe  rouge-orangé pour Pelagia la passionnée.

 

Cette pièce m'a séduite par sa triple implication : psychologique, éducative et sociale. D'une part, elle pose de bonnes questions sur les passions adolescentes qui bousculent courageusement les vieux schémas. D'autre part, elle incite à s'interroger sur le fondement de certaines craintes ou certitudes, et à questionner  les superstitions paralysantes. Enfin, et ce n'est pas des moindres, elle montre l'inanité de l'obscurantisme et  le rôle important que les femmes peuvent jouer pour faire évoluer les mentalités : "Il suffit de tenter", dit Pelagia.

 

Autres spectacles de Damiane Goudet commentés sur Vivantmag :

- Lune et l'accordéon

- Cmoi

- Antigone

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Jeune Public
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 18:07

Don Quichotte (BAO)Spectacle du collectif Le BAO (34), vu le 13 Déc. 2013, 19h, au théâtre La Vista, Montpellier.


D’après le roman en 2 parties de Miguel de Cervantes (1605 et 1615)

Adaptation et mise en scène : Matthieu Penchinat

Interprètes : Olivier Capelier (Sancho Pansa), Julia Malançon (Dulcinea et d’autres personnages), Christophe Pujol (Don Quichotte) et Benoit Ramos (Conteur)

  

VIVANT2-toiles-3

Costumes : Marcelle Guerrero

Genre : théâtre clownesque

Durée : 1h20

Public : tous à partir de 8 ans

 

Création 2013  (2è représentation)

 

Le BAO, collectif d'artistes créé en 2006, se fédère autour de projets très diversifiés allant de l’improvisation à la création de texte, pour tous ou pour jeunes publics. Ici, il entreprend une relecture d’un des plus grands textes de la littérature. Pour cette nouvelle pièce, une cinquantaine de spectateurs étaient présents à La Vista.

 

L'intrigue est connue :  Alonso Quijano, gentilhomme espagnol, devient obsédé par la lecture des romans de chevalerie qu'il finit par prendre pour la réalité. Il décide un jour de se faire chevalier errant, sous le nom de Don Quichotte, selle son vieux cheval Rossinante et se fait escorter d’un écuyer, Sancho Pansa, paysan naïf attiré par ses promesses. Ayant juré fidélité à Dulcinée du Toboso, paysanne jamais rencontrée, Don Quichotte part à la recherche d’aventures chevaleresques en redresseur de torts. Tantôt halluciné, tantôt en plein rêve, et négligeant les avis réalistes de Sancho, Don Quichotte se ridiculise, provoque des catastrophes, risque sa vie au cours de combats bien connus comme celui contre les moulins à vent. Dans la seconde partie du roman, la mort est souvent évoquée et les proches de Don Quichotte le mystifient pour le ramener à la raison et l'obliger à rester chez lui. Reconnaissant sa "folie", il meurt paisiblement dans son lit. Les nombreuses adaptations de ce roman se limitent souvent à la première partie, la plus riche en péripéties à potentiel comique.

 

Matthieu Penchinat adapte avec succès le roman dans sa totalité, surmontant la difficulté d'articuler deux parties de tonalités si différentes. Malgré quelques longueurs un peu gênantes (qui seront certainement revues au cours des futures représentations) il y a du rythme. Les scènes sélectionnées dans cette adaptation s'articulent à merveille grâce au rôle du conteur. Il s'adresse au public, mais est aussi interpellé, contredit ou malmené par les comédiens qui vont jusqu'à le chasser, pour imposer leur jeu de clown jusqu'aux limites de l'absurde. Au-delà du ressort comique, cet effet de mise en scène fait avancer l'intrigue tout en impliquant le public.

Le duo Quichotte-Pansa, contrasté et complice, est en perpétuelle tension ; que ce soit dans les conversations, les gestuelles, les mimiques ou dans le plus fort de l'action. Ainsi, l’épisode des moulins se réduit-il à la répétition des bonds et des chutes de Christophe Pujol, accompagnés par les lents mouvements de tête d'Olivier Capelier. On nous montre peu, mais tout est dit avec une concision burlesque hilarante.

Dans le jeu de Christophe Pujol, j'ai perçu la gravité du personnage incompris évoluant dans un entre-deux, poursuivant pathétiquement son rêve et se cognant dangereusement au réel. De son côté, Sancho, par ses craintes, offrait un miroir à mes appréhensions. Quant à Julia Malançon, elle illustre à travers plusieurs personnages inénarrables une vie paysanne où l’esprit chevaleresque n’a pas du tout cours, et c’est extrêmement drôle ! Ont aussi contribué à la réusssite de cette quasi-première, des costumes créatifs, une scénographie légère et une originalité dans la distribution des rôles (interchangeables !).

 

Avec une adaptation dynamique et ambitieuse, une mise en scène inventive et l'association originale de trois clowns et d'un conteur, cette toute jeune pièce me semble très prometteuse. D'un grand comique, ce Don Quichotte assez original fait découvrir les aspects attachants du héros et de son écuyer. Mais, entre les rêves et les cruels rappels à l’ordre de la réalité, n’est-ce pas un peu de notre vie dont il s’agit, tiraillés que nous sommes par le désir de vivre nos folies ?

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Tout public
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 17:04

Ecoute-ta-mere-6.jpgSpectacle du Ministère Magouille (35), vu le 11 Décembre 2013, 17h,  au Chai du Terral, Saint Jean de Védas (34).


Mise en scène : Denis Athimon (Bob Théâtre) et M.J.M.

Avec : Bertrand Bouessay (ministre accordéon et guitare), François Athimon (ministre guitare et ballon de baudruche), Christophe Boisseau (ministre batterie), Yann Moroux (ministre basse)

Jonathan Philippe : ministre des lumières

Vincent Galopin : ministre du son

Chansons : Ministère Magouille

 

vivant-3-toiles-4Genre : concert théâtralisé 

Durée : 1h10 

Public : tous à partir de 6 ans

Création : 2003 

 

A partir du groupe "Rock A Dérision Incontrôlée Rennais" (c’est du RADIR), naît en 2004 Le Ministère Magouille qui se consacre aux spectacles de rock déjanté pour jeune public.

 

Nous sommes un peu plus d’une centaine de spectateurs dont un grand nombre d’enfants et d’adolescents. Fond de scène noir, rideaux rouges, guitares, batterie, micros et de la fumée : ambiance ! Les quatre musiciens, se présentant comme « ministres » en costume et cravate, mais en culottes courtes, s’installent dans un ralenti très solennel... jusqu'à ce que, brusquement, éclate un bon rock très rapide avec jeux de lumières et bruitages. Pendant une heure, ça va dépoter ! La salle se chauffe et bat des mains sur de  bons rythmes. Les chansons du Ministère Magouille abordent avec humour les années lycée, le départ en vacances, l’environnement menacé, l’avenir... ou le steak hâché ! 

 

J’ai apprécié l’ambiance de ce concert rock qui n’est pas un « sous-produit » pour les enfants. Les textes, décalés, à thème ou fantaisistes, abordent certaines de leurs préoccupations quotidiennes avec entrain et humour. De nombreux détournements d’objets réservent des surprises, comme un ballon de baudruche musical ou une inénarrable batterie muette. Les jeux de scène incessants s’appuient sur une chorégraphie souvent très drôle. Un peu d’absurde, quelques parodies de stars du show-biz, l’irruption du jeu « 1, 2,3 soleil », un accordéon qui pleure… et mille et une autres facéties m’ont bien amusée. Ca bouge beaucoup, donc, mais j'ai aussi noté un travail intéressant sur les voix, les instruments et les bruitages.

 

Ce spectacle de rock  théâtralisé avec humour a visiblement enthousiasmé les très jeunes, et déclenché de la bonne humeur chez les adultes. Le public, tous âges confondus, a participé avec bonne humeur et a applaudi avec enthousiasme !

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Jeune Public
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