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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 12:21

je pars a zart music hallSpectacle de la compagnie "Je pars à Zart" (34), vu le 8 Mai 2013 au théâtre Pierre Tabard (Montpellier) et le 17 Mai 2013 au théatre La Vignette (Montpellier). 

 

Pièce originale de Jean-Luc Lagarce (1989).

Mise en scène : Marilou Milani et Annette Roux

Interprétation : Tom Bertrand, Theo Le Perron, Annette Roux, Lili Sagit

Musiciens (Pïano, guitares, batterie, chants) : Jess Avril, Louise Boullenois, Arthur Clot, Marilou Milani, Philippe Laval

Eclairages : Sébastien Lefeuvre


VIVANT-3-COEURS-5

Genre : théâtre (avec musique et chants)

Public : tous à partir de 12 ans

Durée : 1h30

Création : 2013

 

 

La compagnie Je Pars à Zart, créée en 2011, est en résidence au Théâtre Pierre Tabard jusqu’à fin Juin 2013. La devise de ces jeunes comédiens ("le jeu partout, pour tous et sens dessus dessous") exprime bien leurs idéaux de rêve, d'animation  et de partage autour d'un théâtre accessible à tous.


"Music-hall" c'est un long poème sur le théâtre, les artistes et les risques quotidiens des métiers de la scène. C'est tendre, comique, nostalgique, pathétique ou cruel. Revisité par Je Pars à Zart, c'est tout cela plus la gaieté d'un spectacle musical entraînant. Quant au style particulier de Lagarce (répétitions et recherche du mot juste), la mise en scène l'intègre avec fluidité dans les hésitations des personnages pris entre faux souvenirs et réalité. 

 

De quoi s'agit-il ? "La fille", ancienne gloire du music-hall accompagnée de ses deux boys, attend sur scène des spectateurs qui ne viendront peut-être pas. C'est pour eux trois l'occasion d'évoquer le passé au prisme du présent, dans un constant va-et-vient entre vérité et faux-semblants. D'illusions en révélations, le spectateur reconstituera progressivement le parcours déclinant de la fille, de son spectacle immuable et des boys interchangeables.

Originalité ici, ce sont deux comédiennes à la fois opposées et complémentaires qui incarnent "la fille" et ses paradoxes. Toutes deux donnent une épaisseur de vie à ce personnage attachant. L'une, réaliste, n'hésite pas à parler des sordides expériences du quotidien, tandis que l'autre ressuscite un passé glorieux, réel ou rêvé. Les deux "boys", désinvoltes, portent un regard un peu cynique et souvent extrêmement drôle sur ce jeu, entre vérité, illusion et mensonge. La voix de Joséphine Baker revient en leitmotiv "Ne me dis pas que tu m'adores ...", incarnation chantée de "la fille" qui… se produit en play-back !

Trouvaille de mise en scène, Marilou Milani et Annette Roux ont installé un choeur (Jess Avril, Louise Boullenois, Marilou Milani). Entre leurs interventions chantées ou théâtralisées, elles cousent en tirant leur fil d'un mouvement mécanique, telles les trois Parques tissant la vie des humains. Un piano, des percussions, et des guitares accompagnent la dizaine d'airs contemporains chantés avec talent, humour et enthousiasme (Marcia Baïla, Hit the road Jack, Borderline, California dreaming...). Là, pas de play-back ! Entre chaque scène, la vie et la gaieté explosent dans des rythmes entraînants, en donnant une image inversée de "la fille" : dynamisme, fantaisie, inventivité et... réussite !

 

Ce beau spectacle réserve beaucoup de surprises au spectateur.  L'ayant vu dans deux théâtres j’ai pu noter l'utilisation différente de chaque scène, jouant sur la densité, l'espace et les ouvertures. La créativité et le dynamisme de cette très jeune compagnie donne un spectacle complet et riche en émotions, où la rigueur et la précision du texte sont mises en valeur de manière extrêmement vivante et accessible à tous.  A recommander absolument !

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Tout public
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 11:31

Brozzoni_quand-membrassera-tu.jpgSpectacle de compagnie Brozzoni (74), vu le mardi 14 mai 2013, à La Rampe d’Echirolles (38)

 

Mise en scène et adaptation : Claude Brozzoni

Poèmes : Mahmoud Darwich
Musique : Claude Gomez, Abdelwaheb Sefsaf et Georges Baux
Chanteur comédien : Abdelwaheb Sefsaf
Peintre : Thierry Xavier
Scénographie : Calude Brozzoni
Création lumière : Didier Beauvarlet
Son : Titou Victor
Régie lumière : Fabienne Flrouzat
Costumes : Pascale Robin
Construction décor : Christophe Charamond
Accessoires : Pascal Julliard

 

vivant-3-toiles-4

Genre : spectacle qui mêle texte, théâtralité, musique et graphisme en direct.

Public : adultes et ados

Durée : 1h30


 

 

Ma curiosité pour ce spectacle se rattachait à deux points : le parcours d’Abdelwaheb Sefsaf que j'avais déjà vu et entendu en versions concerts (Dézoriental - Désoxydant), et dans une proposition théâtrale (Ahmed philosophe ; d’autre part, la découverte de la poésie de Mahmoud Darwich)

 

Trois musiciens devant un mur, page ouverte sur un texte "Je m’en souviens encore... mon enfance". Au sol, des tapis et des vêtements colorés, épars, enveloppes de l’humain, de nos humanités. Au cours du spectacle, le mur sera papier. Papier barricades, papier regards, larmes et arbre généreux. Papier rouleau qui délie son fil, "le jeu dangereux de la poésie" en lettres rouges et noires, soulèvement des lettres, voyelles et consonnes pour se mettre et rester debout quand tout porte à s’effondrer.

 

Cette proposition m'a projetée dans l’urgence et la vitalité du dire. Dire percutant et percussif. Dire poétique, du trait d’un poète ancré dans la vie, ses couleurs, ses espérances et ses refus. Embardée sonore puissante et magnifique aux croisements du visuel qui se peint, se trace, se griffe et raconte au fur et à mesure. Résistance. Combat. Urgence. Vitalité.

Au texte, la voix d’Abdelwaheb Sefsaf transporte chaleur, caresse(s), puissance et cris. Elle gratte les mots qui appellent les images d’un peuple mutilé et combatif, face à l’acier et dans l’odeur du sang épicé. Voix d’un peuple parmi les peuples opprimés, sans terre et sans visage(s). Harangue du verbe porté à bout de souffle.

Le geste de Thierry Xavier tague le récit, comme un jet d’encre. Il donne corps aux mots, impulse le mouvement. Parce que la poésie ne prend pas de fard et s’écrit dans la rue, pour tous.

 

Claude Gomez et Georges Baux, compagnons qui intervenaient également dans "Désoxydant", contribuent à ce voyage exigeant et lyrique en oscillant entre création d’ambiances, de sensations sonores, musicalité et respirations.

Une soirée qui prend en dedans de soi des racines pour écarter les ailes.

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Published by Véronique Pédréro - dans Spectacle Tout public
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 12:11

1000-issues_Ideaux-beurre-noir1.jpgSpectacle de la compagnie 100 issues (37), vu le 18 Juin 2013 au Printemps des Comédiens (Montpellier).

 

Création collective de et avec : Chris Egloff, Camille Francisci, Valo Hollenstein, Vincent Maggioni, Cyril Pernot et Lorca Renoux

Mise en scène : Hugues Hollenstein (Cie Escale) 

Création musicale : Cyril Pernot 

Scénographie : Valo Hollenstein

Collaborations artistiques de : Emmanuel Audibert, Cie 36 du mois 

Regard extérieur : Artur Toutlemonde

Assistant à la mise en scène : Sébastien Rouiller

Son : Léa Lamer 

Costumes : Jonathan Bonnet 

 

vivant-3-toiles-4

Genre : Beat de box de cirque et de mots 

Public : tous à partir de 9-10 ans

Durée : 50 min 

Création : 2011 

 


La Compagnie "100 issues", née en 2011, regroupe ici  trois artistes de cirque (mât chinois, corde molle, acrobatie au sol), un danseur, un acteur et un beat-boxeur.

 

Le Printemps des Comédiens nous offre, une fois de plus, une large gamme de spectacles de grande qualité et de styles très divers, susceptibles d'intéresser une grande variété de publics. Mais qui aurait dit que, dans une tranquille petite clairière du Domaine d’O, Pedro, jeune homme simple en jean et T-shirt allait affronter Belzébuth-Joli Coeur, pantalon rouge, cape de sang et de nuit jetée sur un torse d’athlète ? A l'évidence ce Belzébuth, « le Pablo Picasso de la boxe », bénéficie du soutien de Désiré, présentateur manipulateur méphistophélique et bavard qui surchauffe le public avec des discours enflammés... car "peut-on imaginer exister sans se battre ?" Une ravissante funambule, Jennifer-l'Inflexible, arbitrera le massacre au son de créations musicales accompagnées par du beat box, ce bruitage avec  la bouche effectué en live au micro.

Les spectateurs, intrigués et curieux, se massent autour du ring traversé en diagonale par une corde souple et sur lequel se dressent 4 mâts chinois. Désiré rassure le public tout en décevant les amateurs de gnons : "Il s'agit de combattre la peur par la hauteur, et le vide par les mots".

 

La première partie du spectacle est réglée comme du papier à musique. Le combat magistralement chorégraphié se joue en envols acrobatiques ultra-rapides où les corps s’affrontent et se mêlent avec des rebonds étourdissants autour des mâts et des cordes du ring. Jennifer arbitre comiquement, entre tentatives d’autorité et souples esquives. Mais, au fil des reprises, le flot verbal de Désiré devient de plus en plus inquiétant, décalé et drôle, malgré lui... Son poulain pourrait-il perdre ? Entre les rounds le musicien s'en mêle. Il y a des disputes et beaucoup d'humour !

La victoire, préméditée, de Belzébuth est immédiatement contestée par un intrus... Tiens, tiens ! Cette irruption déclenche un « après-match » hilarant avec une mêlée générale homérique inoubliable !! Jennifer-l'Inflexible, réfugiée en équilibre sur sa corde, vire et volte toute en flexibilité ; un boxeur groggy exécute une étonnante danse au ralenti ; un autre rappelle qu’on n’a « pas droit aux guillis » ; Désiré se fait salement malmener, et le beat-boxer, entre deux échauffourées, nous fait entendre tirs de mitraillette et battements de cœur. Bref, c’est un hallucinant désordre brillamment orchestré !

Lorsque Désiré réussit à ramener le calme je m'achemine, sourire aux lèvres, vers un monde que je pense plus tranquille et policé avec, peut-être, d'autres combats : les miens, ou ceux des autres, en arrière-pensées. Désiré n’a-t-il pas conclu que "victoire, défaite, ce n'est peut-être qu'une illusion" ?


J’ai beaucoup apprécié ce spectacle où acrobaties, funambulisme, danse, théâtre, sons et musiques, le tout démoniaquement cuisiné, nous font rêver. Nous étions environ 200 spectateurs sur 3 faces, debout, assis sur des tréteaux ou par terre. De jeunes handicapés ont beaucoup participé en encourageant les acteurs. On rit beaucoup, on admire les performances et on est un peu impressionné par le présentateur mi-démon, mi-philosophe qui combat si bien le vide. Dès que l'on est assez "grand" pour comprendre que ces batailles acrobatiques sont un jeu, on peut apprécier cet excellent spectacle, populaire dans le bon sens du terme !

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Tout public
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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 11:50

scarlattine-teatro_s-catenati.jpgSpectacle de la compagnie ScarlattineTeatro, vu le mercredi 20 mars 2013 à l’Amphithéâtre de Pont de Claix (38).

 

De et avec : Giulietta De Bernardi, Anna Fascendini
Mise en scène : Anna Fascendini
Chorégraphie : Valentina Sordo
Technique : Adriano Salvi
Décors : Anna Turina
Dramaturgie : Michele Losi, Barbara Pizzo

 

VIVANT2-toiles-3

Genre : Théâtre, jeune public

Public visé : enfant de 1 à 5 ans
Durée : 35 min, suivies d’un temps d’exploration

 

 

L’accueil s’est fait dans le foyer du théâtre, le temps de jeter un oeil sur une expo de photos relative au travail entrepris par la compagnie lors de sa création en 2012. Le spectacle s’inscrivait dans le cadre de la semaine « 1, 2, 3… Grandir à petits pas » de la ville du Pont-de-Claix.

 

Invités par une dame flamenco, nous nous sommes dirigés vers la salle de spectacle, chaussures ôtées. Comme souvent pour les spectacles destinés aux très jeunes enfants, la proposition s’est faite directement sur le plateau : au centre, une structure en bois ; sur le pourtour du carré, le public. Un peu comme s’il s’agissait d’une aire de jeu où les adultes regardent les enfants s’ébattre autour d'un tourniquet qu’ils investissent pour un voyage en imag(inair)es. La dame flamenco s’est assise et, au fil du déroulé, s’est servi de différents petits instruments. Deux autres dames vêtues de blanc appréhendaient de manière tactile et corporelle cet espace à inventer, avec une clochette pour marquer le temps ou les pages qui tournent, avec des ustensiles comme un saladier, contenant-contenu, et l’eau qui clapote dans une mer fermée, avec des chaînes sorties de trous (ce qui n’est pas s’en rappeler les tapis d’éveil au sensoriel). Chaînes-maillons, chaînes-sons, chaînes tournées-tirées, chaînes qui résistent, chaînes-colliers-cordes à sauter, chaînes-jumelles... oh gais matelos, attrapez le pompon du manège ! Un duo qui fait penser à ce qui se joue face au miroir. Reflets de soi, échos de l’autre. Inventions et recommencements, sans fin, sans lassitude aucune.

 

Le précédent spectacle, "Sisale", m'a beaucoup émue par son apparente simplicité et la justesse de la proposition pour les très jeunes. "S-CATéNàTI" aborde d’avantage l’enfant dans sa relation à l’autre, dans ce qui le fait semblable et unique. Le corps y est plus présent. La voix qui fait boucle(s) prend des accents polyphoniques. C’est peut-être ceci qui m'a fait l’appréhender de manière plus "dispersée". Il semble q'une analogie soit faite avec la manière dont l’enfant s’empare du monde qui l’entoure, en en touchant les facettes successivement, voire simultanément, anarchiquement.

Il m'aura fallu un peu de temps pour revenir sur ce moment et en approcher les composantes. Je comprends le travail de cette compagnie comme une perpétuelle expérimentation de l’univers de la petite enfance que j'ai probablement (pour l'adulte que je suis) un peu oublié.

 

Enfin, le temps du spectacle a glissé, comme la fois précédente, vers un moment de partage avec les enfants qui (et c’est ce qui m'étonne toujours) comprennent tout à fait quand ça commence et quand ça finit ! Le tout sans paroles, juste avec un murmure fredonné...

 

Sisale : http://vivantmag.over-blog.com/article-sisale-73624647.html

L’Amphithéâtre de Pont de Claix : http://amphitheatre-pontdeclaix.com/

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Published by Véronique Pédréro - dans Spectacle Jeune Public
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:54

la-tournoyante_kosm.jpgSpectacle de la compagnie La Tournoyante (07) vu le 28 mars 2013 à l'Amphithéâtre de Pont de Claix.

 

Conception et mise en scène : Simon Carrot
Interprétation : Rémy Bénard, Pierre Bertrand, Simon Carrot
Musique : Sébastien Apert
Regard extérieur : Julien Clément
Régie : Thomas Chalazon
Costumes : Cécile Carrot-Guiot


VIVANT2-toiles-3

 

Genre : ballet manipulatoire pour cercles et corps

Public : plutôt adultes et ados, à partir de 8-10 ans
Durée : 1 heure

Création 2013

 

Trois, parce que c'est le chiffre de l’équilibre ? Trois qui nous font des propositions successives se déclinant autour du "rond", du cercle, du cirque et des mises en axe des corps. Cerceaux amarres, cerceaux partenaires... comme ceux de ces jeux des enfants d’antan. Cercles-planètes qui se mettent à rouler dans nos têtes. Entre équilibre(s) et mouvement(s), roulements ou chutes, et engrenages d’horlogerie.

 

Si le spectacle est grandement basé sur des figures se répétant, ce qui peut lui conférer une certaine redite (du moins pendant un bon tiers de la représentation), cet appui prépare et permet sans doute le décollage qui suit. Un décollage en imaginaire et en sensations, vers lequel je me suis laissée glisser avec plaisir ; lorsque les cerceaux semblent être autonomes et avoir leur propre vitalité, leur(s) vie(s) (in)visible(s) et sonore(s) qui se prolonge(nt) dans le noir. Ces voyages tiennent aussi leur effet suggestif de la musique qui les accompagnent.

 

Il y a, dans la démarche de cette compagnie, quelque chose qui approche des expérimentations de Denis Tricot avec ses arcs : un intérêt pour les équilibres éphémères de la matière, et des vibrations qu’elle crée.

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Published by Véronique Pédréro - dans Spectacle Tout public
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:40

malka_tetes_daffiche.jpgNous avons eu diverses occasions de suivre la compagnie Malka qui a bien assis son travail lors d’une résidence sur Echirolles (38), et que nous avions également vue à l’Odyssée d’Eybens. Le vendredi 5 avril 2013, c’est l’Amphithéâtre de Pont de Claix qui a accueilli les danseurs.  

 

- Chorégraphie : Bouba Landrille Tchouda
- Interprétation : Sophie Carlin, Mélisa Nöel, Cédric Guéret, Nicolas Majou, Amaury Réot, Bouba Landrille Tchouda
- Dramaturgie : Guy Boley
- Lumière : Fabrice Crouzet
- Costumes : Claude Murgia
- Son : Eric Jury

 

VIVANT2-toiles-3

 

Tout public à partir de 10 ans

Durée : 1 heure

Création janvier 2012

 

 

 

Nous avons d’abord un plateau avec, sur trois faces de son pourtour, des chaises à vêtements. Arrivent les danseurs : chacun(e) dans son monde, son espace, ses gestes, ritualisés, répétés, comme à l’infini. Vêtements enlevés, remis. Gestes faits et refaits. Méticulosité "maladive", névrosée, pour enlever les plis. Assis, debout, couchés, glissés. Une première phase où personne ne semble se voir. D’ailleurs, les danseurs gardent le(s) regard(s) fixe(s).

Changement de pistes : la lumière, d’abord resserrée, s’élargit, le prisme des regards s’ouvre peu à peu, les espaces se croisent, les danseurs aussi. Le(s) jeu(x) s’engage(nt), faisant de l’autre un(e) partenaire, une possible rencontre, au-delà des indifférences, des craintes et des inimitiés. Retour(s) : retour dans la file, retour au(x) combat(s) pour être premier, être devant. L’ordre n’est plus le même, mais reste le rang dans lequel il faut se placer...

 

Bouba Landrille Tchouda ancre son travail dans ce qui fait l’humain, et la danse qu’il propose se met au service de son propos. Nous n’avons pas envie d’étiqueter cette danse. Nous l’appréhendons plutôt comme une mise en jeu de différentes expressions, de diverses influences : contemporaine, théâtrale, hip-hop. La compagnie fait son chemin, avec, chaque fois en mains, des cartes à (re)composer.

 

Nous apprécions toujours de pouvoir profiter d’une proposition dansée dans un espace offrant une proximité avec le public. L’Amphithéâtre fait partie de ces salles que nous avons plaisir à fréquenter.

 

Autres spectacles de la même compagnie commentés sur ce blog : 

Ce soir Bouba vous invite...

Regarde-moi

Poisson d'avril

Murmures

 

L'amphithéâtre de Pont de Claix, c'est par ici : http://amphitheatre-pontdeclaix.com/

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Published by Véronique Pédréro - dans Spectacle Tout public
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:33

hippo01269kjpg-f98sSpectacle de la compagnie Pas de Lèse-Art, vu le 26 avril 2013 à 10h30 au centre d'animation des Chamois, Salle Ernest Renan (Toulouse).


Adaptation et interprétation : Silvia Claret

Mise en scène : Jean-Hervé Paris

Décors :  Jean-Luc Desclos, José Léger Structures, tissus, peintures, marionnettes et régie : José Léger

Costumes : Odile Picard

Musique : Pierre Poux, Vincent Moreau


VIVANT2-toiles-3

 

Genre : théâtre, marionnettes, chansons

Public : enfants à partir de 2 ans

Durée : 45 min

 

Le public, en ce jour de vacances scolaires, est composé de familles ainsi que d'enfants provenant de centres de loisirs.

 

Miss Mac Magic, célèbre marchande écossaise de tissus, tire sa roulotte toujours remplie de drôles d'étoffes. On dit même qu'elle possède un tissu qui capture les couleurs et dessine des histoires ! Cette fois-ci, Miss Mac Magic est de retour d'Afrique et son tissu magique a gardé toutes les couleurs de la savane... Elle nous raconte alors une nouvelle histoire : celle de l'Hippopotame secrètement amoureux de la Girafe. Celle-ci fête son anniversaire et invite son prétendant qui est bien embêté de n'avoir aucun costume à enfiler pour l'occasion ! Aux côtés des différents animaux de la savane le spectateur assiste à la confection du costume de l'Hippopotame, et est finalement invité à vivre cette fête haute en couleur.

 

Dans ce spectacle plein d'humour, la comédienne déploie beaucoup d'énergie pour être en intéraction avec un public d'enfants très réactifs et interpellants. Son sens de l'improvisation et son adaptabilité rendent son interprétation très marquante. Les différents supports sont bien choisis et bien étudiés pour favoriser l'éveil et encourager la participation des enfants. Il leur est possible de toucher différentes matières, de découvrir différents animaux sous différents aspects (marionnettes, peintures...),  de repérer les couleurs et les formes, de chanter ensemble...

Le spectacle semble bien rodé (puisqu'il tourne depuis plusieurs années déjà) mais certaines longueurs sont à noter, notamment pour les plus jeunes enfants qui ne saisissent pas forcément toutes les subtilités de l'histoire. C'est pourquoi une version plus courte serait appréciable, ceci afin de capter l'attention des plus petits d'un bout à l'autre du spectacle.     

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Published by Mimi Pinson - dans Spectacle Jeune Public
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:21

Spectacle du collectif Théâtre Lila, vu le 20 Avril 2013 à 18h30 à la bibliothèque de Vendémian (34) dans le cadre du 10è festival Avril des clowns. Ce festival a d'ailleurs été créé par le collectif en 2004.


Mise en scène : Laurence Vigné

Avec Jean-Noël Masson (Jean-Auguste) et Laurent Serre (Professeur d'Aigues-Vives)

 

Genre : Conférence / démonstration clownesqueVIVANT2-toiles-3

Public : à partir de 10 ans

Durée : environ 1h

Sortie de création 2013.

 

 

Nous sommes une cinquantaine dans une petite salle de la bibliothèque, dont beaucoup d'enfants. Devant nous trône un pupitre de conférencier à côté d'un paravent paradoxal car percé de fenêtres ovales.

 

Jean-Auguste, assistant du conférencier et vêtu d'un costume chamarré, accueille le public avec empressement et nous montre quelques photos de clowns en attendant le Pr d'Aigues-Vives, en retard. Chocolat, Footit, Little Walker défilent... et voici enfin notre conférencier qui, dans une belle entrée clownesque, rabat violemment la porte sur Jean-Auguste ! Nous sommes dans l'ambiance ! En une heure, assisté par Jean-Auguste et un paper-board, le professeur nous brossera un panorama de l'histoire des clowns du XVIIIè au XXè siècle, avec le destin des plus connus d'entre eux.

 

En bon pédagogue, Laurent Serre intéresse son public à travers une mise en scène soutenue et en ménageant des surprises. Au début, sagement réfugié derrière le paravent, Jean-Auguste lance quelques commentaires en passant la tête par les orifices, ou se précipite et illustre les propos du Professeur avec des mimiques, une gestuelle et des acrobaties expressives et drôles. Pas perturbé pour autant, et même attentif et bienveillant, l'orateur continue. Mais lorsqu'il commence à évoquer la naissance historique de l'Auguste, voilà que son assistant modifie progressivement son aspect. Astuce qui m'a fascinée, le public se fait voyeur grâce aux trous du paravent et assiste aux diverses étapes du grimage de Jean-Auguste : d'abord les sourcils arqués, puis du blanc, puis la bouche, les vêtements... En même temps que ses interventions se font de plus en plus nombreuses et acrobatiques, il prend de l'assurance, interrompt la conférence et discute. Finalement il perd le "Jean" de son prénom et, devenu  "Auguste", il prend la place du conférencier... qui se grime en beau clown blanc ! Devant ce renversement de pouvoir nous reconnaissons le duo bien connu, et je réalise que chacun des deux artistes avait porté son clown en lui dès le début du spectacle, pour ne le révéler qu'à la fin. La progression est très belle, et j'ai apprécié l'équilibre entre didactique et comique.

 

Les comédiens ont dû adapter leur spectacle à cette salle dont la petite taille et la disposition des ouvertures laissaient peu de marge pour l'espace scénique. Jean-Noël Masson, en particulier, a réussi à concentrer sur le paravent ses acrobaties humoristiques, au prix d'un contact brutal avec le plafond ! A voir la réussite du spectacle dans ces conditions sportives, on imagine l'ampleur qu'il peut prendre dans des conditions plus adaptées.

Cette conférence clownesque, drôle et instructive, retrace l'histoire de l'insertion de la figure du clown dans notre patrimoine culturel, et donne des pistes pour continuer à s'informer sur le sujet. Ce bon spectacle s'adresse autant aux adultes qu'aux grands enfants, y compris en milieu pédagogique.

 

Autres spectacles du collectif Théâtre Lila commentés sur ce blog :

http://vivantmag.over-blog.com/article-5919122.html

http://vivantmag.over-blog.com/article-18940184.html

http://vivantmag.over-blog.com/article-sous-les-etoiles-exactement-37818129.html

http://vivantmag.over-blog.com/article-le-malade-imaginaire-44722146.html   

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Tout public
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:11

DUT_casrolparc.jpgSpectacle de la compagnie DUT (17), vu à Montpellier le 14 Avril 2013 à 14h dans le cadre de la 6è ZAT.


Avec : Christophe Charles et Stéphane Dutaud

Création : Stéphane Dutaud, artiste

Conception et fabrication : Cie DUT


vivant-3-toiles-4

Genre : attraction / spectacle de rue

Public : enfants et adolescents, à partir de 4 ans

Durée maximum : 4h

Création 2008

 

La compagnie DUT, créée en 1991 et installée en Charente-maritime, s'est spécialisée dans des installations de jeux pour enfants et adolescents axées chacune sur un thème : l'eau, l'air... ou comme ici, les ustensiles de cuisine.


En nous débarrassant des accessoires en fer, en alu ou en émail des cuisines de nos grands-mères, nous leur avons peut-être ainsi offert une seconde vie créative et ludique... pourvu qu'ils aient eu la chance d'être récupérés par la Compagnie DUT !

Administrée par Christophe Charles et Stéphane Dutaud en tenue de chef-cuisinier, l'aire de jeux occupe une pelouse du parc Sophie Desmarets. De loin, on voit des enfants et des adolescents s'activer en riant tandis que dautres, immobiles et concentrés, sont assis parterre. D'autres encore s'agitent autour d'installations plus hautes, et l'on entend comme un bruit de casseroles... En s'approchant, on découvre une vingtaine de jeux qui sont des merveilles d'ingéniosité et de frénésie créatrice : un "baby-food" dont les footballeurs sont des petites casseroles et dont les buts sont des marmites, un joli jeu de dames faites avec des capsules, des jeux de remplissage pour les petits, des jeux d'adresse avec toutes sortes de matériaux culinaires, des pédalages complètement déjantés, un casque passoire muni d'écouteurs moules à gâteaux... et, trônant au milieu, la reine du lieu qui donne le nom et le fond sonore à l'attraction : une tour carrée de presque 2 m de haut où sont accrochées 200 casseroles sur lesquelles tout le monde frappe d'abord timidement, puis avec énergie ! Pas loin de 200 personnes s'activent, à l'aise, sur ce spot qui s'étend sur environ 15 m². Quant à Christophe et Stéphane, ils aident et conseillent avec humour et gentillesse.

 

Ce parc d'attraction très original ouvre des perspectives sur l'avenir possible des objets délaissés. Tous ces jeux et toutes ces machines inventives méritent d'être observées de près car elles sont fignolées, au détail près. Pour les parents pas de souci de sécurité, car les attractions sont fabriquées avec soin et les "chefs-cuisiniers" veillent. Le parc peut rester ouvert 4h d'affilée, et ce n'est pas trop pour tout explorer ! Ce jour-là à la ZAT, la fréquentation a été très soutenue et les attitudes des enfants exprimaient toutes les formes de la satisfaction.

Cette attraction fabuleuse, qui stimule l'imaginaire, s'intègrera avec bonheur dans un festival de rue, dans des lieux de vacances, de loisirs... et peut s'installer en intérieur, ou sous chapiteau. A voir et à fréquenter ! 

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Jeune Public
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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 09:23

Tata-Milouda.jpgSpectacle de Tata Milouda, artiste de la vie, vu à Montpellier le 14 Avril 2013 à 12h lors de la 6è ZAT.


De et par : Milouda Chaqiq

Musique : Tarik Chaouach (basse traditionnelle gnawa)

 

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Tout public à partir de 5 ans

Genre : one-woman-show

Durée : 1 h

 

 

Milouda Chaqiq a vécu les tourments et humiliations que subissent les femmes maltraitées et les migrants sans papiers. Mariée à 14 ans et mère de 6 enfants, elle est partie du Maroc pour arriver seule et démunie en France il y a 25 ans. Elle a réussi, grâce à des cours d'alphabétisation et à son obstination optimiste, à sortir d'une soumission imposée pour prendre sa vie en main. Décorée Chevalier des Arts et des Lettres en 2012, elle a reçu là une belle reconnaissance ! Artiste accomplie, elle continue maintenant à se battre contre la violence et pour la liberté en créant des spectacles. Dans celui-ci, elle slame sa vie. C'est esthétiquement beau, émouvant, convaincant, revigorant. Des Tata Milouda, il en faudrait partout !

 

Tailleur gris, une fleur dans ses cheveux bruns lâchés, ses 63 ans assumés, élégante et simple, elle se sert du podium comme d'un ring. Micro en main, elle nous chante d'une belle voix chaude et forte ses aspirations de jeunesse, ses refus et ses batailles ; en scandant les phrases et en dansant sur les mélodies magnifiques de Tarik Chaouach.

Les spectateurs se massent dans le parc par centaines, et quelque chose de sa passion passe dans la foule. "La chance, il faut la provoquer", nous dit-elle. "Merci à la culture de m'avoir projetée dans ce chemin. (...) Il n'y a pas d'âge, pas de religion pour s'instruire".

Rythmiquement reviennent ses remerciements pour les cours d'alphabétisation. Avec un humour décoiffant elle parle de son entrée dans la culture et dans la langue ("Amoureuse de la langue française, tous les jours je dormais avec Monsieur Larousse"). Elle parle de tout : son amour pour ses enfants, sa quête d'un compagnon... Si son accent est coloré c'est, dit-elle, que "ma bouche n'est pas en accord avec ma tête". Pendant une heure, sa générosité et son dynamisme passent la rampe du "ring" avec la complicité d'une musique enveloppante et rythmée. "Souris à la vie et la vie te sourira.". Puis elle nous quitte sur "Dansez ! Hé DJ ! Balance le son !". Difficile de se séparer après le spectacle... Généreuse, elle accueille les spectateurs, les écoute et discute.

 

Milouda Chaqiq est ce qu'on appelle une femme de caractère, qui nous encourage à prendre notre destinée en mains et à la libérer par la langue et la culture. Son message prend ainsi une résonance universelle. Ce magnifique spectacle diffuse une telle énergie, une telle intelligence et un tel amour de la vie que l'on souhaiterait le voir circuler partout, dans les lieux les plus différents, devant des publics de tous styles et de tous âges, dans les villes, dans les campagnes et dans les écoles, y compris les "grandes", bien sûr. Rêvons... Bravo Milouda Chaqiq !

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Tout public
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