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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:45
Les règles du Savoir-Vivre dans la Société Moderne

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle du "Collectif Lophophore" (84 et 75), Avignon Off

 

D’après : Jean-Luc Lagarce

Avec : Pauline Phélix, Juliette Delaloy-Stocker, Morgane Touzalin-Macabiau.

 

Genre : théâtre contemporain musico burlesque

Public : tout public à partir de 8/10 ans

Durée : 1h15

Création

Comme dans la mise en scène du regretté Richard Mitou, trois comédiennes se partagent ici le rôle de la « conférencière ». C’est en 1994 que Jean-Luc Lagarce écrit, pour un seul personnage féminin, ses "Règles du Savoir-Vivre dans la Société Moderne", très largement inspirées du livre de la Baronne Staffe, bestseller portant le même titre et paru en 1871, qui codifiait tous les actes de la vie, de la naissance à la mort, jusqu’au deuil qui s’ensuit pour les survivants. Il va sans dire que Lagarce se moque de ces conventions sociales et de cette codification de tout comportement à adopter en tout lieu et à toute heure, pour tenir son rang, être  « comme il faut ». Son travail de réécriture, par les répétitions, l’abondance de détails et conseils, en souligne le ridicule, la capacité à nier le hasard et à supposer que tout est prévisible.

Les trois comédiennes sont habillées tout de noir et blanc, très « graphiques », avec en même temps une pointe d’excentricité qui se révèle dans certains détails vestimentaires, les cheveux sont tirés, bref, d'apparence très « rigides ». Pour deux d’entre elles en tous cas, qui sont particulièrement BCBG, alors que Pauline Phélix, plus petite en taille, a une coiffure plus « mousseuse », la bouche dessinée façon geisha, et porte petites lunettes rondes. Son aspect plus rigolo vient tempérer la rigidité ambiante.

La pièce commence avec l’apparition des comédiennes en ombres chinoises, derrière un drap blanc qui tombe du plafond, éclairé par l’arrière. Ce drap sera tout au long du spectacle l’élément prépondérant du décor. Qu’on le déroulât comme se déroule la vie, qu’on le suspendît, qu’on se cachât derrière, qu’on l’amassât en tas, il est de toutes les scènes.

Les trois comédiennes s’expriment à l’unisson, ou se répondent, ou complètent ou surenchérissent leurs propos respectifs, se chipotent aussi parfois, ce qui vient renforcer l’effet comique. La connivence avec le public est totale et nous sommes directement pris à témoin afin d’acquiescer au bien-fondé des remarques et solutions proposées dans ce traité.

Le chant a capella vient appuyer le propos. A plusieurs reprises les comédiennes s’expriment en chantant le texte, ou en incluant des chansons, parfois revisitées comme "l’Aigle noir" de Barbara, et par exemple lors de l’évocation de circonstances particulières, telle la commémoration (on ne saurait l’appeler autrement, tant les choses sont organisées !) des noces d’or, avec la magnifique chanson des "Vieux Amants" de Jacques Brel.

Une mise en scène à la fois simple et ingénieuse (conduite par ce drap blanc !), des comédiennes remarquables qui servent ce texte de la manière la plus burlesque qui soit et avec beaucoup de dynamisme nous offrent un grand moment de théâtre. Et j’ai enfin appris ce qu’était le Lophophore, ce nom que la compagnie a adopté, peut-être en hommage à Jean-Luc Lagarce…

Cathy de Toledo

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:41
L’Affaire Dussaert

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle produit par "Scène et Public" (75), vu le 10 juillet 2014, Avignon Off, au Théâtre des 3 Soleils, à 14h25.

 

Tout public

Durée: 1h20

 

Ce spectacle traitant d'art contemporain tourne avec succès depuis plusieurs années, et je voulais voir cette approche iconoclaste dont on m'avait dit le plus grand bien.


Jacques Mougenot, seul sur scène avec pour seul décor un rétroprojecteur et une chaise, nous présente l’affaire Dussaert, du nom de l’artiste Français méconnu Philippe Dussaert, mort prématurément (1942-1988), et dont l’œuvre a marqué le monde de l’art, par un jusqu’au-boutisme absolu. Je ne connaissais pas son travail pourtant très intéressant !

 

Illustrant ses propos de quelques peintures de l’artiste, puisant de nombreuses citations dans les publications spécialisées et de ses échanges avec Mme d’Argenson, critique et galeriste renommée - et protectrice de l'artiste -, il nous raconte le scandale suscité par la vente publique de la dernière œuvre de l’artiste en 1991 (en pleine guerre du Golfe, c’est pour cela que c’est passé inaperçu).

Et c’est de façon très efficace à travers cette « affaire » Dussaert, que Jacques Mougenot nous parle d’art et dénonce un certain nombre des dérives de l’art contemporain. Il nous parle plus particulièrement de celles de l’art conceptuel, illustrant ses propos de nombreux exemples, rappelant aussi qu’une œuvre d’art aujourd’hui ne se juge plus sur des critères esthétiques, de talent, ou de tout autre critère utilisé auparavant. Pour lui, le seul critère, c’est le discours qui entoure l’œuvre.

 

Il aborde alors une question qui traverse tout l’art depuis près d’un siècle: « qu’est ce qu’une œuvre d’art ? » Il égratigne, n’épargnant personne, critiques, artistes, institutions, snobs et érudits, et il nous instruit, nous étonne, nous fait rire, parfois vachard, parfois plus léger, il raconte les anecdotes surprenantes… et sans en rajouter, car l’art contemporain a déjà beaucoup de potentiel pour cela !

Alors oui, on peut s’interroger sur le canular de l’art, et il nous en fait une belle démonstration en clôture de son spectacle ! A l’image de la question posée dans le sous-titre du spectacle, « jusqu’où l’art peut-il aller trop loin ? », mêlant ironie et humour potache, il dénonce avec intelligence et drôlerie des mécanismes qui semblent avoir perdu tout contrôle et tout sens.

Un spectacle qui connaît un très beau succès depuis plusieurs années et que nous vous recommandons de découvrir pendant le festival.

 

Eric Jalabert

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:37
Avenir radieux, une fission française

Présent au Festival OFF 2017

Spectacle de la compagnie "Un pas de côté" , vu le samedi 9 février 2013 à la salle du Jeu de Paume (Vizille - 38).

 

Distribution : Nicolas Lambert

 

Public : adultes

Durée : 2 heures

 

Je retiendrai la compétence de ce comédien qui endosse avec fluidité, exactitude et crédibilité les différents costumes des protagonistes du sujet : hommes politiques, journalistes, militaires, etc. Un seul homme en scène (qui a pour l’essentiel son corps et sa voix en jeu(x) et qui utilise le plateau en créant différents espaces) mais une exhaustivité dans sa jonglerie pour traiter d’un sujet qui dépasse manifestement les frontières de la France...

Un travail notoire de recherches documentaires sous-tend ce spectacle qui retrace l’histoire du nucléaire français. J'ai assisté à des croisements entre la géo-politique, les intérêts économiques, les enjeux internationaux et les réalités d’une industrie oscillant entre militaire, stratégique et civil.

Un autre travail d’étude des postures, des mimiques et des discours des politiques et hommes de pouvoir traverse le spectacle avec, à la clef, gênes, silences, hésitations, bafouillages ; et avec un émaillage de dates qui apparaissent sur un panneau vertical. En somme, une manière exigeante de proposer de pénétrer au coeur d’une histoire complexe où véritables intérêts et enjeux ne sont pas toujours divulgués à la population, et où l'on met l'opinion publique de côté.

Au-delà du spectacle, ponctué et accompagné par un musicien qui reste en marge, c’est tout un pan de l’économie et de ses "risques mesurés" qui m'a été révélé. Compte-tenu de la complexité de ce sujet ardu, il était sans doute difficile de limiter la durée du spectacle. Alors, n'étant pas férue de géo-politique et d’économie nucléaire, ce moment m'a paru un peu long, et ce d’autant que le comédien semblait avoir encore beaucoup de choses à dire et n’être pas pressé de quitter le plateau.

 

Pour sortir à Vizille, c'est par ici.

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Published by Véronique Pédréro - dans Spectacle Tout public
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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:34
La liste de mes envies

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de Grégoire Delacourt, vu le  30 juillet 2013 à 17h40 au Théâtre des Béliers dans le cadre du festival Off d’Avignon.

 

Mise en scène : Anne Bouvier

Avec Mikaël Chirinian

 

Genre : Théâtre

Durée : 1h10

Tout public

 

Un dispositif vidéo et une voix off annoncent la couleur : Jocelyne a gagné 18 millions d’euros au loto mais ne souhaite pas y toucher tant elle tient à sa vie avec son mari, Jocelyn, ses enfants, ses amies et la mercerie dont elle s’occupe avec plaisir. A partir de cette situation, Mikael Chirinian, qui joue avec une élégance simple le rôle de Jocelyne, nous conte sa vie, la chronologie de son bonheur simple et concret. Gardant ce chèque bien caché, il/elle commence à énumérer la liste de ses envies, de ces petites choses qui font que la vie est douce, simple et paisible… Alors, ondulant entre désirs, rêves et réalité, Jocelyne a peur que ce bonheur ne s’envole loin face à l’immensité absolue que représente ce chèque. "Désormais, on va vous aimer pour autre chose que vous-même" lui dit la psychologue de la Française des Jeux qui l’accueille pour lui remettre son pactole. Comment ne pas être affolé devant de telles vérités? Comment être persuadé de ne pas perdre ceux à qui l’on tient ? Quelle est la valeur du bonheur tranquille ?  

 

Au-delà du jeu particulièrement sensible du comédien (qui joue une femme, à barbe, mais également tous les autres personnages qui traversent ce récit), la mise en scène simple se découvre tout au long du spectacle en nous offrant des images et des idées qui marquent notre rétine et nos oreilles ; comme ce décor très cosy où tout le mobilier est recouvert de broderie, renforçant ainsi le côté "cocon" de l’appartement de Jocelyne dans lequel elle se trouve si bien. 

Tiré d’un roman qui a connu un succès mondial, l’adaptation de ce texte triomphe à Paris depuis janvier 2013 et a remporté un très beau succès du public et des professionnels pendant Avignon. A faire partager autour de vous…  

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Published by eric jalabert - dans Spectacle Tout public
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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:31
Little Red, le petit chaperon rouge à New-York

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de l'Atelier Florentin (84), vu le 19 Déc. 2015 à 10h30, au Théâtre du Carré Rondelet, Montpellier (34)

Création : Dorothée Leveau et Anthony Alborghetti

Mise en scène : Salvatore Caltabiano

Jeu : Dorothée Leveau et Anthony Alborghetti

Genre : Théâtre musical

Public : Enfants 6-12 ans

Durée : 50 min.

Création 2015

L'Atelier Florentin propose une comédie musicale pleine d'aventures et de suspens sur le thème du "Petit Chaperon Rouge". Revisité pour les enfants d'aujourd'hui, le texte aborde les dangers de certaines rencontres et la nécessité de savoir dire "non". Comme dans le conte de Perrault, la mère de Little Red envoie sa fille chez Grand-Mère qui habite... de l'autre côté de l'océan, à New York ! Une fois débarquée de l'avion, Little Red doit faire des choix pour arriver à bon port. Bien qu'elle demande l'avis des jeunes spectateurs, elle n'en fait qu'à sa tête. Si bien que ça tourne mal : elle tombe sous le charme du loup, découvre trop tard sa cruauté et arrive enfin chez sa grand-mère aux dents bien trop longues. Tout finit bien grâce à l'intervention de la police mais Little Red a compris la leçon à ses dépens. La musique et les nombreuses chansons, le texte émaillé d'un amusant bilinguisme, l'interactivité, donnent à l'ensemble dynamisme et attractivité. Le message d'alerte n'en passe que mieux.

J'ai découvert ici un spectacle passionnant à tous points de vue. La mise en scène transpose très habilement l'histoire dans notre société, sans pour autant effacer la magie du conte. Selon la tradition, le spectacle s'ouvre comme un livre avec une annonce off, un guitariste, un parchemin déroulé, et "Il était une fois... ". Mais, dès les mots "Un jour, sa mère, etc." le spectateur se retrouve dans notre monde contemporain avec téléphone portable et langage branché devant une mère executive-woman égocentrique et peu préoccupée de sa fille ! C'est alors qu'entrent en scène les narrateurs, sympathiques et drôles : Samantha, sémillante speakerine américaine, et son ex-amoureux Albert. Très entraînants, ils associent anglais et français dans des dialogues pleins d'humour et proposent aux enfants de répéter avec eux chansons ou comptines. J'ai apprécié la qualité du texte, en particulier celui des chansons, savoureuses, cadencées et bien amenées. Little Red est charmante dans ses hésitations et ses réactions. Quant au loup, il est bien crédible et évolue avec naturel dans le cours du spectacle. Tous les personnages sont interprétés avec maestria par les deux comédiens. D. Leveau passe de Little Red à la mère ou à Samantha et A. Alborghetti jongle entre Albert, le loup-homme séducteur, le loup-animal et la grand-mère. J'ai été impressionnée par la promptitude des passages d'un rôle à l'autre. Très réussis, les costumes illustrent chaque personnage, en maintenant un équilibre entre réalisme et poésie. En particulier, la transformation du loup-homme séduisant en loup-animal est épatante. La couleur rouge très présente accentue la note féérique, en parfaite harmonie avec la musique, excellente. Bravo !

Renseignements pris auprès du public, cet excellent spectacle a atteint son but: il alerte les enfants sur le danger de céder à leurs envies du moment sans tenir compte des conseils de prudence et surtout sur la nécessité de savoir dire "NON". Comme le dit le loup "Je parais doux aimant/ Je suis loup bien méchant". Belle démonstration du rôle du théâtre auprès des enfants, "Little Red" fournit une ouverture à la discussion. A conseiller fortement aux enfants comme aux parents..

Catherine Polge

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:24
Manger

Présent sur le Festival OFF 2017

Compagnie Zygomatic (79), Espace Alya Avignon Off 2014, 24/07, 18H30  

 

Mise en scène et écriture: Ludovic Pitovin

Musique: Benjamin Scampini

Interprètes: Delphine Lafon, Ludovic Pitovin, Benjamin Scampini, Xavier Pierre.

 

Genre: Théâtre burlesque humaniste

Public: Tout public à partir de 10 ans

Durée: 60 min

Création 2014

 

La Compagnie Zygomatic implantée à Moncoutant (79) a pour objectif de faire et créer un spectacle singulier, onirique et décalé, un mouvement artistique alternatif défendant des spectacles atypiques. La compagnie revendique un "art scènement textuel" où la comédie, l'absurde et la poésie ont une place de choix. Un théâtre véritable lieu d'échanges et de rencontres.

 

Manger, une épopée absurde de la Compagnie Zygomatic, nous alerte sur le contenu de notre assiette.Quatre comédiens dans une mise en scène soignée, choisissent les armes de l'humour pour nous plonger dans l'histoire de l'homme et de son alimentation. De l'homme des cavernes à celui d'aujourd'hui au bord du "burn out" qui se nourrit à la va-vite et mal. Cette pièce est un réquisitoire burlesque et intelligent qui invite le spectateur à s'interroger sur une urgence sociale: la malbouffe. Avec en renfort un plaidoyer implacable sur les dégats de l'industrie agrochimique, l'agriculture productiviste, la société de consommation.

 

Cette pièce est percutante, elle sert magistralement un propos urgent , il s'agit  de ce que nous mangeons, de dénoncer un empoisonnement  collectif. Très ludique d'un bout à l'autre, c'est une leçon de choses qui éclaire et éveille les consciences, dénonce les empoisonneurs, prévient le plus grand nombre. La mise en scène est d'une qualité soignée, efficace. Très digeste, pour tous publics, elle sert magistralement le propos, urgent et vise à éveiller les consciences.

 

Bravo au comédien et metteur en scène, Ludovic Pitorin,  car il parvient à nous faire rire, alors que ce qu'il dénonce s'avère d'une vérité effroyable. Les comédiens jouent et chantent, la tonalité est légère, burlesque, voire satirique. Ils parviennent à nous faire rire, sourire, alors qu'au fil de la représentation ce qu'ils dénoncent est terrible. Notamment, des spécialistes rapportent l'analyse du contenu d'une assiette de cantine scolaire : la vérité livrée n'est pas du tout rigolote.

 

"Manger" est un spectacle engagé, un théâtre qui informe, suscite la réflexion. Ludovic Pitovin propose un plateau noir,  un décor sobre, avec peu  d'accesssoires. Une sobriété esthétique bien suggérée par l'affiche même du spectacle très réussie. Les chansons, l'accordéon de Benjamin Scampini, le rythme et l'humour allègent le bilan terrible qui est fait. L'utilisation de la vidéo, en projection sur les corps des quatre comédiens est d'une efficacité redoutable. Les images violentes illustrent, complètent parfaitement l'information donnée durant la pièce. Indignation partagée puisque Pierre Rabhi nous est cité:  "A l'avenir, lorsqu'on se mettra à table, on ne se dira plus bon appétit, mais bonne chance!"

 

Coup de coeur pour ce travail admirable au service de linformation et de l'humain, visible par tous de 6 à ...ans ! A voir absolument !

 

Lydie-Gisèle Brogi 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:16
Ballet bar

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de la Compagnie Pyramide

Pièce chorégraphique pour six danseurs

Mais pas seulement!

Tout public

Avec Jamel Feraouche , Rudy Torrès, Fouad Kouchy, Tony Baron,Youssef bel, Michaël Auduberteau,Mustapha Ridaoui.

et l'assistantce chorégraphique d' Emilie Bel Baraka.

 

C'est avec grand bonheur que je retrouve au festival d'Avignon OFF après plus de dix ans ces jeunes danseurs déjà croisés!! En effet, en 2001, la première création de cette compagnie avait retenu mon attention par sa qualité, son originalité et ses danseurs hip hop talentueux, c'était à Figeac au Festival Le Maillon. La compagnie démarrait alors et se voyait décerner avec "Cellules" la récompense "Révélation de l'année" au Festival des musiques urbaines de la Vilette.

Que de chemin parcouru depuis lors, déjà très talentueux ces jeunes gens du quartier du "Petit Marseille" à Rochefort (Près de La Rochelle). Sur une succession de musiques variées, autour du pick up du bistrot ces jeunes gens jouent avec un grand professionnalisme, finesse : un subtil cocktail de danse, mime, cirque, théâtre d'objet. Un jeu délicat, tout en finesse orchestré par une mise en scène magistrale sobre, esthétique et d'une grande efficacité. Cette mise en espace permet à chaque élément du décor (verre, journal, tabourets...) de nourrir cette création construite telle une pièce de théâtre.

L'on est impressionné, mais pas surpris d'apprendre que la mise en scène et le décor, ainsi que le choix des musiques sont le fruit de la gestation collective ; la compagnie a toujours considéré sa danse comme une parole. Chorégraphie au rendu impeccable, je ne suis pas étonnée que ce spectacle soit le fruit d'un travail du groupe et l'on est moins surpris devant les visages épanouis et heureux de créer et faire partager.

La compagnie Pyramide n'a de cesse de créer des propositions artistiques porteuses de sens (Proche-Orient, influence des médias...), s'interroger, passer au-delà des préjugés, se rendre compte que notre différence est notre véritable richesse. Valeurs de respect, de tolérance : rencontrer l'autre, sa culture, ainsi Pyramid mène depuis ses débuts un travail de fond sur le territoire (Rochefort) : formation à la culture, ateliers, scolaires, centres culturels du département...

 

Immense bonheur pour le public, ce spectacle est le résultat d'un travail passionné. Convivial, généreux et aussi plein d'énergie ; un vrai moment de danse nourri d'autres disciplines telles que le mime, la manipulation d'objets, le théâtre.

Les comédiens-danseurs sont emplis de  bonheur et de satisfaction, cela se lit sur leurs visages.

Chacun évolue d'un bout à l'autre du spectacle enchaînant avec aisance et grâce une performance de danseur, d'acteur de mime. Il n'en reste pas moins que les perfomances acrobatiques qu'ils réalisent durant cette représentation sont prodigieuses!

Rappelés par le public enchanté, ils offrent en rappel un "feu d'arTifice" d'acrobaties spectaculaires! Une leçon d'incroyable générosité!!

Je les rencontre en fin de représentation pour les féliciter. Discrets, plein de réserve et d'humilité, ceux-là valent vraiment le détour!

Cette création devrait convaincre tous les publics et même les plus réfractaires aux danses urbaines!

Coup de coeur!!!!

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 01:03
Le Fabuleux Voyage de la fée Mélodie

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de la Compagnie Qui va piano (75), vu au Collège de la Salle, le 23 juillet 2013 à 14h dans le cadre du festival Off d’Avignon.

Texte, musique et interprétation : Stéphanie Marino 
Mise en scène : Nicolas Devort
Ombres : Xavier Mortimer

Spectacle jeune public à partir de 3 ans
Spectacle musical et vidéo
Durée 45 mn

Dans une salle comble, avec un écran sur le côté droit, apparaît Mélodie, jeune fée du pays de la musique, qui a perdu son « la ».

Alternant jeu et chansonnettes, elle nous entraîne avec elle pour retrouver sa note, croisant plusieurs personnages comme Octo le poulpe, la chouette Bidouwa ou le terrible ogre de barbarie.

Le travail de la compagnie, que l’on connaissait dans un tout autre domaine avec « Molière dans tous ses éclats », repose ici sur une collaboration avec Xavier Mortimer. Ce jeune magicien, qui travaille sur l’illusion, les ombres projetées et la vidéo, a apporté sa touche poétique à ce spectacle. Ce dispositif, sur lequel la compagnie travaille également depuis longtemps, permet à Mélodie de jouer avec les personnages de la vidéo et même de rentrer dans l’écran.

La technique est connue, mais elle est bien utilisée dans ce spectacle et lui apporte ainsi une fenêtre ouverte sur l’imaginaire. Les idées dans ces animations sont riches et originales, à l’image de ce poulpe Octo, aux bras-tentacules et qui joue ainsi de plusieurs instruments en même temps.

Sans être trop présent, ce travail de projection apporte un complément merveilleux dans cette petite forme tout en douceur et très bien calée.

Stéphanie Marino a composé également la musique, permettant d’alterner différents univers musicaux : jazz, valse, rythm’n’blues, rock, pop ou classique en fonction des rencontres qu’elle fait.

Une jolie découverte poétique et douce.

Eric Jalabert

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 23:46
Au-dessus de la mêlée

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de la Cie Scènes Plurielles (31), Festival d’Avignon

De et avec : Cédric Chapuis

Mise en scène : Mira Simova

Genre : Seul en scène

Durée : 1h25

Public : Tout public à partir de 8 ans

Création 2015

Il semble que le nouveau seul en scène de Cédric Chapuis était très attendu. La salle est comble et j’ai craint un moment de ne même pas voir le ballon ! Pour ma part, je ne suis pas particulièrement fan de rugby, même s’il m’arrive de suivre quelques matches importants aux côtés de mon homme, mais je suis sensible aux valeurs que véhicule ce sport, de courage, de solidarité, de dépassement de soi. Et j’imagine que bien des gens dans la salle sont dans le même état d’esprit.

Le récit commence… là où finit l’histoire, à une minute du coup d’envoi du match le plus important pour le club du village. Cédric Chapuis remonte le temps et nous raconte comment il en est arrivé là, comment son père un jour a décidé de le pousser sur un terrain de rugby pour « en faire un homme ». C’est le début de 15 ans d’aventures, qu’il va mettre en espace pour nous.

Un rectangle de gazon, un banc de bois qui sera tour à tour vestiaire, banc de touche ou siège de voiture, une chaise, suffisent à constituer le décor. Et bien sûr l’accessoire indispensable, un ballon de rugby. Côté costume, pas compliqué, la tenue de ville se transforme rapidement en tenue de sport lorsque le pantalon est escamoté. La lumière complète les effets, et les éclairages en flashes appuient les déplacements du comédien qui peut ainsi mimer seul un match de rugby, avec le ballon qui virevolte autour de lui, sans jamais atterrir dans les tribunes, heureusement !

Dès le début nous souffrons avec le petit garçon d’à peine 6 ans qui se retrouve en plein apprentissage du placage, aux entraînements dans la boue, sous la pluie. Et viendront les joies de la victoire et les pleurs après les défaites, les blessures physiques ou d’amour propre. Mais aussi tous les bons moments d’après match, les déplacements en bus, les soirées avec les copains, les premiers émois amoureux avec les supportrices du club... Malgré tout, avec cet apprentissage parfois difficile, l’enfant acquiert la confiance en lui et trouve alors le courage de résister au racket dont il est victime et de se faire respecter.

Tout cela sous l’œil bienveillant mais exigeant du coach, Moustache, qui ne ménage pas sa peine pour soutenir et motiver ses gars, jusqu’à mettre de côté sa propre santé... « au moins jusqu’au match de montée en première division, docteur ! » Et pourtant il ne le verra pas…

Avec des mots simples, l’accent un peu forcé « terre de rugby », Cédric Chapuis nous fait partager les petits et grands moments qu’il a vécus avec ses camarades du RC Brignac. Il nous fait toucher du doigt la chaleur humaine, la fraternité, la solidarité qu’il a trouvées dans cette « famille ». Un très bon moment, qui parlera peut être plus à ceux qui connaissent ce milieu. Mais les autres se contenteront, comme moi, d’apprécier ce récit largement autobiographique émouvant et drôle.

Cathy de Toledo

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 23:35
Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler

Source : Catalogue Avignon Off 2016

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de La Petite Compagnie/Courants d’art productions (78), AVIGNON OFF 2016

D’après le roman de Luis Sepulveda (1996)

Mise en scène : Carl Hallak

Avec : Patrick Courtois

Genre : Conte théâtralisé

Public : Jeune public à partir de 6 ans

Durée : 1h

Création 2016

Carl Hallak, que les chats semblent inspirer (il a interprété le "Journal d’un chat assassin" que j’ai vu en 2011 en Avignon), a choisi de mettre en scène ce roman de L.Sepulveda. Il en a confié l’interprétation à Patrick Courtois, que j’ai déjà eu l’occasion de voir en 2013, dans "Confessions d’un amant lamentable", où il incarnait Groucho Marx.

Le décor est sobre, quelques caisses de bois, des filets de pêche et quelques objets propres à évoquer une ambiance portuaire... L’histoire se déroule sur le port de Hambourg, où vient s’échouer une mouette mazoutée agonisante, que Zorba le chat, recueille. Avant de mourir, elle lui fait promettre de veiller sur l’œuf qu’elle va pondre, de ne pas manger l’oisillon et de lui apprendre à voler.

Sous le coup de l’émotion, le chat promet, et se trouve ensuite bien embarrassé ! Mais une promesse est une promesse. Il fait appel à ses amis les chats errants du port pour l’aider à veiller sur l’œuf, puis sur la petite mouette, baptisée Afortunada, la nourrir, la préserver des dangers, en particulier des rats qui la croqueraient volontiers. Mais, pour lui apprendre à voler, ce que les chats ne savent pas faire malgré leur bonne volonté, l’assemblée des chats décide à titre exceptionnel, de faire appel à un être humain, un poète de leur connaissance, en qui ils ont confiance. Cette jolie fable ne manque pas d’intérêt et aborde la question des différences, de la tolérance, de l’entraide et de la fraternité, du respect de la parole donnée.

Carl Hallak a opté pour une mise en scène sobre, laissant la place à l’imaginaire. Tout ou presque repose sur le comédien, seul en scène, qui doit nous aider à y croire. Mais le jeu de Patrick Courtois, dont il ne me semble pas que le jeune public soit son domaine de prédilection, manque de suggestivité et de dynamisme. On se perd un peu parmi les personnages peu différenciés auxquels il prête voix. Il peine à faire prendre vie à la petite mouette matérialisée par un simple ballon de baudruche avec un bec. Les bruitages et la musique auraient pu aider à porter l’action, mais ils m’ont paru bien peu présents. Du coup, je n’ai pas réussi à me laisser embarquer, et le temps m’a paru bien long…

Cathy de Toledo

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Published by Cathy de Toledo - dans Spectacle Jeune Public
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