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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 12:44
Guérillères ordinaires
Guérillères ordinaires

Spectacle de la compagnie Les Grisettes(34) vu à l’Artéphile lors du festival d’Avignon OFF, entre le 7 et le 30 juillet 2021, à 16h10

 

Texte : Magali Mougel

Mise en scène : Anna Zamore

Interprètes : Frédérique Dufour, Evelyne Torroglosa, Lou Heyman

Genre : Théâtre contemporain

Public : A partir de 15 ans

Durée : 1H30

 

 

Trois femmes éclairées par de minces filets lumineux prennent la parole chacune à leur tour pour témoigner d’une condition quotidienne d’oppression.

La première, Lilith, se révolte contre ce mari qui « perfore un mur / creuse un mur / l’abat comme une vitre / il y a de la poussière » sans lui demander son avis, et démoli ainsi sa chambre, sa « petite chambre / petit abri / coffre-fort / cave » où elle gardait ses secrets. La colère monte peu à peu, déborde, il faut une vengeance, mettre à feu et à sang, Lilith s’occupe du feu, Léda, la seconde femme, le sourire en bannière, s’occupera du sang. 

 

Le physique de cette hôtesse d’accueil ne correspondrait plus aux exigences du marché ; après une crise d’anorexie, elle reprendra la maîtrise de son corps en détruisant celui qui l’a tant fait souffrir. Ces deux femmes victimes du patriarcat mettent fin à leur assujettissement en se révoltant ; comme les hommes ne veulent pas mourir tout seuls il faut bien les tuer. Ce cycle de la violence, de la vengeance, du meurtre, est rompu par la dernière demoiselle qui choisit de se débarrasser du lot d’interdictions homophobes de son père en faisant, dans un ultime monologue, l’amour au cadavre de la jeune femme dont elle a toujours été amoureuse.

 

C’est un peu délicat sans doute de critiquer un spectacle traitant d’un sujet aussi important et qui devrait être abordé encore plus qu’il ne l’est déjà. Mais si j’ai trouvé le texte beau et poétique et le jeu des trois comédiennes d’une grande puissance ; si la présence de toutes ces autres femmes sur le plateau avait beaucoup de sens, puisqu’elles sont beaucoup plus que trois à se taire, à souffrir et à mourir ; même si c’était bien de les entendre parler jusqu’à tuer, et puis de leur pardonner, je crois que malgré tout j’ai trouvé ça un peu trop long et lent, trop attendu ou trop sérieux, trop grave pour qu’on ait la place de trouver ça grave. J’aurais aimé en tant que femme me sentir un peu plus concernée, qu’on me parle de plus près, qu’on me crie de plus près pour ne pas me laisser dormir entre les gouttes qui ne m’ont pas mouillées.

 

 

Célia Jaillet

 

 

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 10:51
Incandescences
Incandescences

Incandescences

Spectacle de la compagnie Ahmed Madani (93) vu au Théâtre des Halles lors du festival d’Avignon OFF, entre le 7 et le 28 juillet 2021, à 11h.

 

 

Texte et mise en scène : Ahmed Madani

Interprètes : Aboubacar CAMARA, Ibrahima DIOP, Virgil LECLAIRE, Marie NTOTCHO, Julie PLAISIR, Philippe QUY, Merbouha RAHMANI, Jordan REZGUI, Izabela ZAK

Genre : Théâtre contemporain

Public : Tout public

Durée : 1H20

 

 

A la fin du spectacle, après les applaudissements et les bouquets de fleurs portant le sourire jusqu’aux larmes, Ahmed Madani remercie tous ceux qui lui ont fait confiance et lui ont permis de mener à bout ce projet, parce qu’au début, il ne savait pas vraiment de quoi parler. Il savait seulement qu’il voulait donner la parole à ceux qu’on n’entend pas souvent, pas assez, les jeunes des quartiers. Il en a rencontrés et recueilli leurs témoignages pour composer un texte souvent intime, poignant et drôle.

Porté sur le plateau par neuf interprètes, le texte nous parle d’amour, de sexualité, d’héritage, de religion, d’amitié, mais surtout d’amour. De l’amour qui les a fait naître, de l’amour qu’ils recherchent (« s’il y a une fille dans la salle qui serait intéressée par moi elle peut me contacter à ce numéro 0646… »), de l’amour qu’ils ressentent, partagent ou ne pas partagent pas, et de tout ce qui entoure et prépare cet amour (« bonjour madame, c’est quand la première fois que vous vous êtes masturbée ? », « je peux danser avec toi ? », « tu m’aimes ? »)

 

L’oralité du texte permet aux comédiens d’adopter un ton très naturel, décontracté, sans que les corps ne se relâchent ; ils se tiennent et dansent en groupe, par couples ou non, au devant de la scène ou dans ses marges pour donner du rythme aux transitions. Il n’en manque jamais, du rythme. Outre les chorégraphies et les chants d’une justesse saisissante, tout un jeu de pantomime se déploie, souvent avec subtilité lorsqu’il s’agit d’abattre les tabous sur les manières de faire l’amour (voilà comment papa-maman m’ont fait) mais avec un peu de lourdeur lorsqu’un comédien se laisse entraîner par son personnage de religieux (répétition en long, en large et en travers d’une prière) : les autres comédiens sortent de leur rôle pour le faire sortir du sien, et moi je n’aime pas trop cette sorte de comique qui brise le théâtre parce que nous aussi on doit sortir de leur histoire pour faire semblant de rire.

 

Mais il y a tant de belles trouvailles scénographiques qu’on pardonne aisément ces quelques facilités comiques : très belle scène dans laquelle une myriade de téléphones portables éclaire les visages de ces amoureux transis, torturés par la distance et qui font un téléphone arabe dont le volume augmente, se disperse avant de se transformer en cacophonie. Superbe trouvaille aussi que ces cartons cadrés par le bord de la vidéo dans lesquels les comédiens en proie à quelque chose sont repliés. En proie à quoi ? Au doute, à la peur, à l’espoir ? En proie à quelque chose qui pourrait être un regard, une question, une indécence ou une incandescence qui aveuglerait tout en offrant le pouvoir d’éclairer.

 

Célia Jaillet

 

 

 

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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 13:40

Spectacle de la Cie De Facto (CH) vu au théâtre du Centre le 21 juillet à 13.20 h dans le cadre du Festival d’Avignon Off, du 7 au 30 juillet, sauf le 19

Auteur : Finegan Kruckemeyer

Traduction et Mise en scène : Nathalie Sandoz

Interprète : Frank Michaux

Concept : Andy Packer

Scénographie : Neda Loncarevic & Stanislas Delarue

Musique : Cédric Liardet

Lumière : Matthias Mermod

Vidéo : Nicolas Meyer

Costumes : Elise Vuitel
Genre : théâtre contemporain

Durée : 55 minutes

Public :  tout public à partir de 6 ans

Doublement primée, meilleure pièce et meilleur auteur jeune public, The Tragical Life Of Cheeseboy de l’auteur australien Finegan Kruckemeyer a été jouée à travers le monde, comme beaucoup d’autres œuvres de cet auteur prolifique. Séduite par cette histoire, Nathalie Sandoz en a fait la traduction en français et l’adaptation scénique. C’est ici une première mondiale en français.

Tout l’espace scénique est occupé par une machine bizarre, en panne semble-t-il.  Un homme, qui rappelle par son style les « aventuriers de l’arche perdue », s’affaire sur des plans pour tenter de réparer son engin destiné à voler. La compagnie De Facto s’est clairement inspirée du monde de Jules Verne et des engins volants qu’il a imaginés pour faire voyager ses héros, mais aussi du courant steampunk, « univers qui met en scène une technologie qui utilise la vapeur comme source d’énergie et adopte un air rétro reflet de la révolution industrielle du XIXème siècle ». Le résultat offre en tous cas un décor en bois magnifique, une machine pleine de roues dentées, de voiles, dotée d’une proue qui situe l’engin entre bateau et avion, et agrémentée d’un siège de pilote qui tient du vélo couché. Bref, un décor qui invite immédiatement au rêve.

Mr Brown réalise d’un coup qu’il y a plein d’enfants qui le regardent… Il propose, si toutefois ils sont prêts à s’émerveiller, de leur raconter une histoire.  Celle de Cheeseboy, petit garçon fait de fromage, qui vit avec ses parents faits de fromage, dans un maison en fromage, sur un planète en fromage,  ! Ce n’est vraiment pas commun, et quelle drôle d’idée, surtout quand on n’aime pas le fromage, ce qui est mon cas ! Mais une idée qui m’a tout de même rappelé le Petit Prince de st Exupéry, qui vivait aussi sur une minuscule planète, mais lui n’avait pas de famille…

Cheeseboy s’endort un jour dans sa petite barque rouge amarrée à sa planète. Pendant son sommeil, une météorite transforme la planète en fondue ! Cheeseboy part à la dérive dans les airs et se retrouve sur la planète Terre, au milieu d’une étendue bleue inconnue… Que s’est-il passé, où est-il, où sont ses parents ? Le vent le pousse vers le rivage où, après quelques jours à faire des châteaux de sable, qui disparaissent régulièrement ce qui est très agaçant,  il est recueilli par un couple de tziganes, astronome et astrologue, guidés par leur quête de compréhension de l’univers. Ils vont aider Cheeseboy à rechercher ses parents.

Frank Michaud est doté d’une belle voix qu’il sait moduler pour animer son récit et mobiliser son public, se parlant autant à lui-même qu’à l’auditoire. Il met en scène le périple de Cheeseboy, en utilisant tout ce qui lui tombe sous la main, pour fabriquer les éléments du récit, personnages et objets, quand il ne joue pas lui-même certains personnages. Il est largement assisté par un beau travail de la lumière et des fumigènes, qui accentuent le fantastique du récit, et par des projections animées sur une grande lune/écran, retraçant « l’accident » et la disparition des parents, lorsque la lune révèle à Cheeseboy ce qu’il s’est passé… Parmi de nombreux moments de poésie, j’ai retenu celui où Mr Brown dépose l’un après l’autre  sur un élément de sa machine de minuscules bateaux lumineux qui forment une petite guirlande qui avance, avance… Comme Cheeseboy, petit garçon courageux et attendrissant, qui va aller de l’avant maintenant qu’il ne peut compter que sur lui-même.

Le spectacle propose sept chansons originales, que Frank Michaud interprète en live en s’accompagnant à la guitare ou au ukulélé.  La qualité du travail est indéniable, la scénographie est recherchée, et le texte est porté par un comédien qui sait mettre à profit ses multiples talents pour tenir son auditoire en haleine.

J’ai cependant trouvé quelques longueurs et craint que les enfants ne décrochent, s’agissant d’un texte fourni qui demande de la concentration, particulièrement à 6 ans et pendant  près d’une heure.  Mais manifestement, pas mal d’entre eux semblaient connaître l’histoire et ont manifesté leur enthousiasme à la fin du spectacle.

Un joli spectacle à voir en famille.

 

 

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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 17:50
Huitième jour

Spectacle  de la LA MOB À SISYPHE (31) vu à Occitanie fait son cirque en Avignon à 16h30, dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 18 au 25 juillet (relâche le 22 juillet).

Interprétation : Idriss ROCA, Cochise LE BERRE, Raphaël MILLAND

Création Lumière : Louise Bouchicot

Regard extérieur : Benjamin DE MATTEIS, Dominique HABOUZIT

Public : à partir de 5 ans

Genre : Cirque contemporain

Durée : 1h

Dans le cadre des Chroniques plurielles et populaires, un groupe de personnes malentendantes et sourdes est venu voir le spectacle ce jour. Une personne sur les trois communique avec la langue des signes. L'objectif étant de favoriser l'accès des spectacles pour tous avec ou sans interprètes langue des signes en priorisant les spectacles visuels. Sur ce plan, le spectacle était complètement adapté.

Brigade constituée de: Cristian, Taïbé et Leo, Susana, Camille et Valérie

Cristian a aimé le spectacle et notamment cette scène du comédien avec ses pouces : une technique qui l’a surpris. L’artiste est venu après le spectacle échanger avec nous et lui remontrer cette scène.

Taïbé : j’ai beaucoup aimé, très visuel. Leo, mon fils, moins. Moins adapté pour lui, plus pour les plus grands. Leo a 4 ans 1/2.

Susana a aimé aussi le spectacle.

Camille : Déjà très intriguée par le teaser vidéo, le spectacle a fini de me convaincre. Un humour silencieux, ou presque, j’y vois, du coup un humour universel. Par moment un peu décontenancée au cours du spectacle, mais finalement, tout était plutôt millimétré, de chaque seconde de silence à chaque chute. Un petit bémol sur les objets utilisés qui sont pour certains très petits et donc moins faciles à identifier quand on est loin dans les gradins.

Valérie : Un spectacle qui m’interpelle. Un de ces spectacles qui, avec le teaser, me semble un peu trop conceptuel à mon goût. Je sors en me disant que je suis heureuse que celui-ci ait été choisi par le groupe de personnes que nous accompagnons car il m’ouvre à des perspectives vers lesquelles je ne vais pas naturellement. Un travail autour du cirque mais pas vraiment, autour de l’absurde mais pas que, autour de la chute beaucoup, et autour de l’ennui aussi surtout. Ce silence, aucune parole, lenteur d’actions, l’attente. Au début, je me dis « ça va être trop lent, trop long pour moi », et puis les 3 circassiens m’embarquent dans cette parenthèse silencieuse qui finalement me fait beaucoup de bien dans cette période de flux d’informations quotidiennes, de bruits en permanence …  Des choix musicaux que j’ai beaucoup appréciés, qui apportent juste une légère dynamique à ce travail autour de l’ennui et du « raté ».  C’est quoi raté ? c’est quoi l’échec ? ... C'est aussi un spectacle. Peut-être plus à partir de 8 ou 10 ans que 5 ans comme annoncé, notamment par le retour de l'enfant présent dans notre groupe.

Avis commun : très chaud dans la salle, on faisait l’effet éventail avec notre ticket de spectacle. Nous demandons pourquoi pas climatisé, on nous répond que la clim est à fond et qu’il fait quand même 38 degrés dans la salle. Des ventilateurs seraient presque plus appropriés dans les gradins ?

Accessibilité aux personnes sourdes: Quelques scènes sur le devant du plateau qui nous ont été moins visibles par rapport à l'endroit où nous étions placés ainsi que pour les personnes sourdes ayant besoin de visuels tout comme la lumière tamisée qui a moins permis aux personnes de voir les mimiques des visages.

Nous avons été accueillis très chaleureusement par la médiatrice culturelle du lieu qui nous avait prévu un temps d'échanges avec la compagnie après le spectacle. Les artistes étaient ravis d'avoir un retour sur l'accessibilité de leur spectacle pour les personnes sourdes. Merci à eux et merci au lieu.

 

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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 15:52
Soeurcières

Spectacle de la Compagnie Plumea (43) , vu le 23 juillet au Théâtre Des Lila’s à 14h30. Dans le cadre du festival OFF d’Avignon, du 7 au 24 juillet 2021.

Auteur : Garance Li

Interprète(s) : Adèle Duportal, Charlotte Arnould

Lumière : Claude Couffin

 

Durée : 45 minutes

Public : A partir de 5 ans

Genre : Conte poétique dansé

Durant ce festival, j’ai fait le choix de mettre en lumière les spectacles écrits et mis en scène par des femmes.

Dans une petite salle du "Théâtre des Lila's", 45 minutes de scènes touchantes mêlant danse, comédie, magie, sorcellerie, ésotérisme et féminisme complètement assumé. Les sorcières, ces femmes qui ne se conformaient pas aux normes patriarcales que l'on brûlait autrefois...  Les deux danseuses racontent par la comédie, la danse et la musique, leur histoire. Ce spectacle parle de sororité et de liberté et nous offre une juste définition de la sorcière moderne. Celle qui a pris conscience de son pouvoir, de sa capacité à contrôler certaines choses dans sa vie, avec des valeurs et des convictions. Celle qui se sent déconnectée des autres et de la société, et profondément connectée à la spiritualité, à la nature ainsi qu’aux animaux. Celle qui honore le cycle de la femme et qui s’adresse régulièrement à l’univers.

Le décor est simple : un mur blanc avec des feuilles blanches collées dessus et à côté un atelier de sorcière, grimoire, chaudron, fioles, bocaux avec la terre à leurs pieds en connexion à la nature. Ce décor illustre aussi plusieurs messages et symboles comme cette terre qui pourrait représenter les cendres des sorcières brûlées ou la couronne de fleurs et les cintres.

En point légèrement négatif, je noterais qu’au début, un Spotlight m’a gênée visuellement, puis une scène m’a paru très longue et m’a fait décrocher légèrement du spectacle. Enfin, la disposition des sièges de la salle (à plat sans aucune pente) n’a pas été pratique pour les personnes assises au fond et lors de certaines scènes, ce qui était mon cas.

Ce spectacle tout public préconisé à partir de 5 ans me paraît un peu plus adapté à des enfants d’au moins 8 ans.

Le jeu des deux artistes sur scène est très juste et m’a permis de me laisser porter par l’histoire. La danse est un véritable fil conducteur du spectacle, et pour moi, représente totalement les incantations des sorcières.

J'ai adoré ce spectacle pour le message actuel et politique qu'il fait passer, cela tient énormément à cœur aux deux comédiennes et à toutes les femmes qui s'y reconnaîtront.

 

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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 13:14
PADPANICK !!!

Dans le cadre des Chroniques plurielles et populaires, un groupe de personnes malentendantes et sourdes est venu voir le spectacle ce jour. La majorité des personnes communiquent avec la langue des signes et ont eu un regard notamment sur l'accessibilité du spectacle par rapport à la surdité.

Spectacle  de la Compagnie L'Estock Fish (13) vu à la Cour du Spectateur à 10h30, dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 10 au 24 juillet (relâches les 11 et 18 juillet).

Interprétation : Olivier Gaudin, Lana Paic

Mise en scène : Olivier Gaudin

Public : à partir de 3 ans

Genre : Cirque contemporain

Durée : 45 minutes

Edmond : Au début, quand il y a que le Monsieur, j’ai pas trop compris où il voulait en venir. Quand la femme est arrivée, j’ai mieux compris le spectacle, ça change tout, l’humour se créé d’un coup. J’ai beaucoup aimé la musique Jazzy, c’est mon style. Une musique douce, pas agressive avec mes appareils auditifs. Le lieu est sympa, ombragé, bien organisé, on est espacé. Plus difficile pour se comprendre à midi quand il y a plus de monde et des groupes d’enfants qui arrivent car les bruits s’accentuent. Les boîtes en bois sont jolies et bien pensées.

Denise : Le lieu du spectacle est accueillant et sympa car ça fait très familial. Le spectacle est adapté aux enfants et aux adultes même sourds car il y a très peu de paroles et c’est très visuel. Je n’ai pas pu voir ce que la personne qui gère la musique sur le bord disait aux comédiens sur scène. On a vu le comédien louper une scène et il aurait pu improviser à ce moment-là pour que ce soit plus drôle, tel un clown qui nous montre qu’il fait des erreurs exprès.   Pour la musique, j’entendais un peu. L’emplacement était agréable car il y avait de l’ombre avec des arbres.

Philippe et Marisa : On a aimé le spectacle, très comique. Les chutes sont drôles et les accessoires sont bien trouvés. Très beaux jonglages. Assise un peu dure sur les bancs en bois. Pas d’interprète en langue des signes mais spectacle très visuel donc on a pu comprendre et apprécier. Seulement la personne à la musique où on ne peut pas comprendre ce qu’il dit.  Lieu du spectacle très agréable, joli et avec de l’ombre. On a aimé la participation des enfants à la fin du spectacle, ça fait de l’interaction avec le public.

Taïbé et son fils : Un spectacle très drôle dans un cadre très joli. Spectacle accessible car visuel. J’ai tout compris grâce aux mimiques du visage des comédiens. Un joli moment passé avec mon fils qui était ravi et a beaucoup aimé le spectacle aussi.

Valérie et Béatrice: un lieu agréable et très accueillant. Le spectacle très visuel a pu être accessible aux personnes que nous avons accompagnées. Quelques interludes de textes avec la personne qui gère le son du spectacle ont pu être plus difficiles d'accès pour les personnes sourdes bien que la compréhension globale n'en ait pas été trop altérée. Une sortie au festival qui a ravi les personnes présentes ainsi que les plus jeunes de 5 ans.

Les avis sur la notation ont divergé et n'ont pu mener à une note commune, nous avons donc fait le choix de laisser les retours de chacun au plus près de leur ressenti sans y ajouter d'étoiles (entre deux et trois étoiles étaient proposées par les participants).

Nous remercions les artistes pour le temps d'échanges proposé à la fin du spectacle ainsi que toute l'équipe du lieu et sa directrice qui nous ont accueillis très chaleureusement. 

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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 13:01
Où es-tu Cacahuète?

Spectacle « Où es-tu Cacahuète ? » de OJI PRODUCTION (34) vu au théâtre BO à 16h, le 11 juillet 2021 dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 9 au 25 juillet.

Interprétation : Maude Le Fur Camensuli, Nolwen Parizot

Mise en scène : Elza Pontonnier

Public :  de 2 à 8 ans

Genre : Spectacle musical

Durée : 50 minutes

Une jeune fille haute en couleurs recherche son petit chat, Cacahuète.
Nous voilà partis durant 50 min dans le grand livre des merveilles, où s'est encore une fois caché le petit chat. Un livre gigantesque et artistiquement incroyable pour les yeux d'un enfant. En tournant les pages, la jeune fille nous emmène dans des univers différents dont les classiques de dessins animés permettent parfois de réunir petits et grands. Une jolie voix, le ton juste, ce  spectacle nous offre aussi plusieurs chansons faites maison qui m'ont ramenée dans l'enfance devant certains Disney.

Le spectacle me semble un peu long eu égard à l'âge du public préconisé, de 2 à 8 ans,  d'autant que le débit d'informations y est assez important. Je dirais que 4 ou 5 ans me paraissent  plus adaptés pour "accrocher" et suivre l'histoire de ce chat "enlivré".

Pour le lieu, c'était ma première dans ce théâtre sis dans un Novotel. Assez étonnant de passer l'accueil de l'hôtel, en passant au-dessus de la piscine des hôtes, pour arriver dans la salle avec une configuration à plat, qui ne me paraît pas la plus adaptée au jeune public,  qui pour certains sont encore dans les bras et trop petits pour voir tout le décor et tout ce qui se passe sur scène.
Heureusement, un espace entre l 'espace scénique et les premières chaises a permis à quelques enfants de se retrouver, tel comme dans un spectacle de rue, et de profiter visuellement de tout ce qu'offrait ce spectacle.

Ce n'est pas le type de spectacle jeune public que je vais voir habituellement, mais j'ai été contente de dépasser un peu mes idées reçues sur les couleurs et les paillettes, qui m'avaient sauté aux yeux dans le teaser.
Malgré un spectacle qui me semble pas forcément pour l’enfant et le parent en même temps (exercice tellement difficile pour les spectacles jeune public), il s’agit d’un spectacle haut en couleurs, dynamique, qui émerveillera, je pense, vos enfants et donnera envie de fredonner quelques nouveaux airs...

Valérie Desbrosse

 

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3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 16:46
source Catalogue Off 2021

source Catalogue Off 2021

Spectacle de la compagnie Paradoxes (25) vu au théâtre Girasole,  le 23 juillet 2021 à 15.50 h, dans le cadre du Festival OFF d'Avignon,  du 7 au 31 juillet sauf lundi

Auteur Matt Hartley

Mise en scène : Paméla Ravassard
Traduction : Séverine Magois
Interprètes : Emilie Aubertot, Karina Beuthe Orr, Sébastien Desjours, Stefan Godin, Garlan Le Martelot, Benjamin Penamaria, Emilie Piponnier.

Scénographie : Benjamin Porée

Lumières, assistant m.e.s. : Cyril Manetta

Scénographie : Benjamin Porée

Costumes : Hanna Sjödin

Musique : AkorplakX

Collaboration : Henri Dalem
Genre théâtre contemporain  

Public  tout public à partir de 12 ans

Durée 1.35 h  

Appréciation coup de coeur

La présentation du spectacle fait référence à Ken Loach pour définir l’écriture de Matt Hartley… Ce qui a éveillé ma curiosité, car j’aime beaucoup ce genre de cinéma réaliste qui met en scène une certaine misère sociale, mais qui n’est cependant  jamais exempt d’humour « so british » !  Je clôture donc mon séjour au Festival Off, en allant voir cette histoire de deux frères, Pete et Rich, que tout semble opposer. L’aîné sort de prison et souhaite retrouver sa fille de 15 ans qu’il ne connaît pas. Le cadet veut comprendre pourquoi il a tellement peur de devenir père…

Le plateau est éclairé par des rangs de néon posés au sol et accrochés aux cintres. Lumières blanchâtres, crues, qui délimitent au centre un espace sombre. Musique rock, ça démarre fort.  Rich installé dans un fauteuil est absorbé dans un jeu vidéo. A la porte apparaît Pete. Après presque 10 ans d’incarcération, il regagne la maison familiale, désormais occupée par Rich, leur mère étant partie vivre ailleurs. La reprise de contact est difficile, la rancœur toujours présente. Le crime n’est pas pardonné et Pete reste un paria…

Obsédé par sa volonté de retrouver sa fille, et pour obtenir des informations, Pete tente de renouer le contact avec Franck leur beau-père, qu’il n’a jamais accepté et  qui a pourtant fait de son mieux pour s’occuper de leur famille après que le père violent les ait abandonnés. Il est désormais séparé de la mère, et on comprend que Pete n’est pas tout à fait étranger à cette rupture… L’accueil n’est pas cordial et Franck  lui suggère de laisser sa fille tranquille…   Parallèlement, Rich souhaite renouer avec sa petite amie, Lucy, qu’il regrette d’avoir abandonnée alors qu’elle était enceinte, et qui a avorté. Il essaye de plaider sa cause auprès de la mère de Lucy, mais il se montre violent à son encontre.  Lucy finira cependant par accepter de le revoir… Mais plus tard, peut-être.  

A force de persévérance Pete finit par savoir où se trouve sa fille. Il parcourt les 65 miles qui séparent Hull de Sheffield, où Jenny vit désormais chez ses grands parents qui l’ont adoptée. Le grand-père lui livre des informations rassurantes, et il comprend que pour le bien de son enfant, il faut qu’il accepte de s’effacer …

Cette sombre histoire met en scène des êtres que l’on sent en proie à une sourde colère. Ils connaissent des conditions de vie difficiles, et semblent malgré eux reproduire les schémas familiaux où la violence est dominante, et l’incapacité à exprimer des sentiments positifs flagrante. Le problème de la filiation et du déterminisme est ainsi clairement évoqué. Est il possible d’échapper à cette spirale ?

La mise en scène de Pamela Ravassard, qui m’a d’abord surprise, s’avère finalement précise et recherchée. Elle souligne l’intensité dramatique palpable en permanence, au moyen d’éclairages blancs et froids, assortis d’un accompagnement musical rythmé savamment choisi. Des projections de « zebras » lumineux, qui se reflètent sur des paravents noirs réfléchissants mobiles - déplacés à vue lors du changement de scène – accentuent l’ambiance électrique.  Comme dans un triste ballet, les personnages se croisent, se cherchent, s’affrontent, tentent de communiquer, dans cet espace en demi-teinte, incarnés par sept comédiens talentueux et très inspirés,  qui rendent attachants ces êtres déchirés qui font ce qu’ils peuvent pour se sortir sans trop de casse de  leurs difficultés

La puissance émotionnelle que se dégage du spectacle est telle que pendant 1 h 30 on n’entend aucun bruit dans le théâtre, tant le public est concentré. Conquis, il offre à la troupe un ovation debout à la fin de la représentation.

 

 

 

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3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 15:47
L'homme qui dormait sous mon lit

Spectacle de la Cie Scène et Public (75) Vu au Théâtre des halles lors du festival d’Avignon OFF, entre le 7 et le 30 juillet 2021, à 21h30

Durée : 1H20

Public : Dès 12 ans

Genre : Théâtre contemporain

Texte et mise en scène : Pierre Notte

Interprètes : Muriel Gaudin, Silvie Laguna, Clyde Yeguete

Quand vous étiez petits, il y avait un monstre sous votre lit et maintenant que vous êtes grands c’est un migrant. Poli, conciliant mais terriblement encombrant, là, toujours là à essayer de s’asseoir sur la chaise qui trône au milieu du plateau et qui vous appartient. C’est votre place, votre espace, mais lui n’en a pas ? Fallait pas fuir à la première fissure, regarde il y en a une dans le mur et moi je reste. Lui aussi doit rester, sinon bye bye les allocations. Il faudra accepter de lui faire du thé et de se faire corriger ses fautes de syntaxe, il fera pousser à votre insu des plants de tomates sous votre lit, oui “les gens qui voyagent ça n’a pas de terre mais ça fout de la terre partout”. Bref il faudra le surveiller sauf quand il s’apprêtera à sauter par la fenêtre parce qu’on reçoit une prime de l’Etat si notre migrant se fout en l’air tout seul comme un grand. Mais attention il va en foutre de partout et puis “abîmer mes pensées à hésiter encore entre le dedans et le dehors”, oui c’est très compliqué, je peux vous dire que ça fait passer l’envie d’en accueillir un chez vous.

 

Heureusement pour adoucir les deux fauves, car il y a bien deux fauves, le migrant n’est pas misérable mais drôle et intelligent, une modératrice ouvertement comédienne (Muriel) fait son entrée et leur propose une série d’exercices assez extrêmes (attouchements, mise à nu) qui ajoutent au cynisme ambiant de la pièce une rigolote touche d’absurde. Entre la terre dans le thé, les faux-meurtres, les faux-suicides et les chaises musicales sans musique, nous rions et entre nos dents se posent sur leurs chaises quelques questions : qui est le migrant de qui ? comment accueillir ? trouver sa place ? pourquoi on fuit ? est-ce qu’on peut aimer ce qui ne nous ressemble pas ? est-ce que Pierre Notte va nous répondre ? que peut le théâtre devant la morale et la politique ? Pas grand chose, alors autant se mettre sous le lit mais surtout ne pas s’endormir : si on ne peut pas répondre, on peut toujours faire gargouiller son ventre.

 

La pièce bien campée sur son parquet, “le seul qui craque tout seul”, elle regorge d’images, de métaphores, de danses et de jeux de mots : tout s’agite, même pas besoin du séisme qui surgit pour être remué, on est déjà “trop secoués pour sentir une secousse” tant et si bien que le quatrième mur finit par tomber sans même qu’on se sente épiés : pour autant, sommes nous à la bonne place ? J’ai espionné Pierre Notte à la sortie qui a murmuré je cite : “j’ai monté cette pièce parce que j’avais honte” mais subtilité suprême, cette honte reste tapie sous une nappe de poésie et d’humour, s’oublie derrière l’élégance et la complexité des personnages, donc pas un coup monté, cette pièce mais délicieuse pièce-montée, vous pouvez donc monter le son de la non-leçon !

 

Célia Jaillet

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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 17:25
Source catalogue Off 2021

Source catalogue Off 2021

Spectacle de la compagnie Nomades (02) vu le 23 juillet 2021 à 13 h 55 au théâtre Buffon,  dans le cadre du Festival d’Avignon Off, du 7 au 28 juillet, sauf lundi

Auteur et Mise en scène Jean-Bernard Philippot

Interprètes Pauline Vincent (flûte traversière), Raphaël Jothy (clarinette), Pauline Nadoulek, Daniel Violette, Jean-Bernard Philippot (percussions)

Lumières et vidéo Maxime Aubert

Vidéo Sébastien Sidaner

Décor et marionnettes en art végétal Jean Marc Chamblay

Costumes Marion Prouvost

Genre : théâtre contemporain, marionnettes, arts numériques

Durée 40 min

Public tout public à partir de 5 ans

La très jolie affiche du spectacle a attiré mon attention… Je cherche à voir des spectacles orientés jeune public, et celui-ci annonce l’association théâtre, marionnettes, et arts numériques. C’est tout à fait dans l’air du temps, et ce devrait être pas mal…  Cette année, il y a moins de spectacles jeune public (environ 30 %), mais beaucoup de créations, dont cette « Petite Fleur qui voulait voler »…

Nous nous installons et attendons quelques minutes que le public, très limité puisque nous sommes une dizaine seulement dans la salle, s’étoffe un peu… Les effets délétères du pass sanitaire ?? 

Je mets à profit ce temps pour admirer le décor, vraiment très beau, plutôt fourni, réalisé avec des matières végétales, osier, bambou, papier végétal, bois. Un musicien est installé à cour, légèrement masqué par des éléments du décor. A jardin, une cabane et un jardinet….  Au centre, une grosse boule blanche, sur laquelle est projeté le globe terrestre, au début du spectacle qui commence agréablement au son de la clarinette…

Le jeune garçon (et clarinettiste)  rejoint ensuite son grand père près de la cabane pour jardiner avec lui. Je trouve d’emblée le ton du grand-père très « doctoral » …  Le jeune garçon emporte un panier de graines de fleurs, et une graine tombe malencontreusement  du panier au milieu d’un pré, après qu’il ait trébuché sur un obstacle. Elle germe et grandit jusqu’à devenir une jolie fleur qui s’éveille à la vie au cœur de la grande boule blanche, qui symbolise la graine, ou le bulbe. Son développement  accompagné musicalement à la flûte traversière, et visuellement par des projections vidéo très colorées, évoquant la peinture de Monet ou Van Gogh, aux dires de la compagnie,  sur l’ensemble du décor. L’effet est assez réussi. 

La pauvre fleur est un peu perdue dans un environnement inconnu, ses frères et sœurs sont plantés ensemble dans le jardin du grand-père. Mais courageusement, elle fait de son mieux pour s’adapter et commence à communiquer avec  tout ce qui l’entoure, plantes et insectes, tous réalisés en osier tressé.. Dont deux grandes sauterelles magnifiques, qui curieusement, s’expriment avec un accent « petit nègre » .  (désolée, mais je ne vois pas d’autre mot à utiliser !),  ce que j’ai trouvé de mauvais goût et vraiment contre-productif, eu égard aux messages que veut véhiculer le spectacle.

Cette histoire de petite fleur aurait pu se suffire à elle-même, mais pour appuyer le propos, l’auteur a choisi de mettre en scène une jeune fille, Maumachi (Abeille en bangladais.. !) dont la famille réfugiée « climatique »,  arrivée sur un petit bateau, vient de s’installer tout à côté de chez le jeune garçon..

Il semble qu’il s’agissait de faire le parallèle entre les deux histoires, celle de la petite fleur et celle de  la jeune immigrée. Etait-ce utile ? A la limite, ce pourrait être l’objet d’un autre récit…  Car cela fait beaucoup, de thématiques qui s’entrechoquent,  les migrations, le déracinement, les cultures du monde, le voyage, les différences, le réchauffement climatique…. Dans un spectacle de 40 minutes, avec 4 comédiens et 1  musicien sur scène.  

Et j’ai trouvé que c’était vraiment dommage… Tous les ingrédients pour faire un beau spectacle sont présents, décor recherché, musique en direct, utilisation de différentes techniques de jeu, belle création lumières…. Et finalement, beaucoup de bavardages, d’explications, trop, qui cassent le rythme, occultent terriblement la poésie. Cela tourne au cours magistral purement didactique. N’oublions pas que le spectacle est préconisé à partir de 5 ans… Le grand père m’est apparu assez détestable, et en tous cas, inapte à captiver les (ses ?)  petits enfants !

A vouloir faire passer trop de messages, on finit par n’en faire passer aucun…

 

 

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