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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 16:33
Crédit : Christophe Raynaud de Lage

Crédit : Christophe Raynaud de Lage

Le Cabaret des absents

 

Un spectacle produit par la compagnie L'entreprise - François Cervantès (13) vu le 29 juillet 2021 au 11 à Avignon dans le cadre du festival OFF d'Avignon (84).

 

Texte et mise en scène : François Cervantès

Interprètes : Théo Chédeville, Louise Chevillotte, Emmanuel Dariès, Catherine Germain, Sipan Mouradian, Sélim Zahrani

Création son et régie générale : Xavier Brousse
Création lumière : Christian Pinaud

Genre : théâtre

Public : adulte à partir de 12 ans

Durée : 1H45

 

On peut jouer pour celles et ceux qui sont là, ou bien on peut jouer pour tous les autres, qui sont généralement bien plus nombreux. En l'honneur des absents, la compagnie L'entreprise donne ce soir un cabaret.

« On ne va pas vous raconter une histoire. Y a des centaines de personnages, mais y a aucune histoire ». Pourtant la pièce est bien issue d'un fait réel : le théâtre du gymnase fut sauvé de la faillite par un riche milliardaire américain qui avait été conçu en son sein, un jour où ses parents y avaient trouvé refuge. François Cervantès fait alors le rêve d'un théâtre toujours ouvert, toujours en jeu, parfois désert et donc propre à accueillir les égarés. Sur son plateau pourraient se côtoyer clowns lubriques, magiciens poétiques et divas distinguées.

Jouer tous les jours, jouer devant personne, jouer pour des absents. Si c'est le quotidien de nombreuses compagnies dans le off, la cie L'entreprise sait remplir ses salles. Le clown Arletti n'y est pas pour rien : ce petit ange monstrueux pense avec son sexe et joue avec son coeur. Si délicieusement ambigu qu'on ne s'en lasse pas, même quand le passage est assez long pour qu'on soit tenté de renommer le spectacle « Le cabaret d'Arletti ». On en sort donc avec l'impression étrange que le spectacle a cherché à combler ses faiblesses de jeu et d'intrigue par la valeur sûre du clown. Cette histoire de milliardaire providentiel est déjà théâtrale en elle-même, trop peut-être pour laisser François Cervantès s'emparer d'elle.

Il y a tout de même une tentative intéressante de penser un théâtre de la ville, en son cœur, qui la contienne et la reflète comme un lieu d'invention et de renouvellement, mais aussi d'arrachement : on y rencontrerait les apatrides, véritables citadins du XXIe. Cela ne tient pas vraiment du discours politique, ni d'une vision poétique, cela ne tient pas vraiment du cabaret ni du théâtre d'histoire, cela ne tient pas vraiment debout. 


Au moment où j'allais rester sur ma fin (le salut), toute l'équipe du 11 est venue saluer au plateau pour la représentation qui clôturait le festival. Cette fois-ci point d'absent, car personne ne manquait à l'appel, surtout ceux qu'on aimerait féliciter plus souvent : les équipes techniques et administratives, les agent.es d'accueil et de billetterie... J'aime autant croire que ce Cabaret était un peu pour eux, et pas vraiment pour moi. 

 

Mathieu Flamens

 

 

 

 

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15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 16:00
Non-crédité sur le site de la comédie de Caen

Non-crédité sur le site de la comédie de Caen

Visions d'Eskandar

 

Un spectacle produit par le collectif Eskandar (14) vu le 10 juillet 2021 au 11 à Avignon dans le cadre du festival OFF (84).

 

Texte et mise en scène : Samuel Gallet

Interprètes : Caroline Gonin, Jean-Christophe Laurier, Pierre Morice, Aëla Gourvennec et Mathieu Gouli

Musique : Mathieu Goulin et Aëla Gourvennec

Lumière : Adèle Grépinet

Genre : théâtre

Public : adulte à partir de 10 ans

Durée : 1H05

 

 

Plateau noir, lumière bleue, acteurs pâles, tension palpable. Cinq interprètes, trois micros, un violoncelle. Pas de révolution scénographique : ici, les projecteurs font feu sur le texte. Une langue particulièrement sur-articulée jonchée de mots jetés crachés proférés qui rythment cassent et relancent les phrases en tous sens en faisant fi d'une ponctuation habilement remplacée par les coups portés aux cordes du violoncelle. Une langue qui ne cligne pas des yeux.


C'est qu'il ne s'agit pas d'hésiter : aujourd'hui est jour de mort. Mickel, architecte utopiste dans un siècle cynique, sombre au fond de la piscine par temps de canicule. Everybody, caissière érotomane de ladite piscine (comme tout le monde), laisse aller sa tempe au réconfort du revolver. D'autres voix se mêlent aux leurs. La ville est remplie de celles des Érinyes d'un soir, amantes jalouses, antifascistes. Tous sont prêts à en découdre. Seuls quelques uns savent coudre.

Moment de bascule. On était au bord de... et soudain on se retrouve de l'autre côté. La seconde partie de la pièce fait se rencontrer les personnages dans le monde onirique d'Eskandar. Bon. Course-poursuite, cavalcade, cauchemars sur pattes, souvenirs reconstitués. Bon. Des négatifs jonchent le sol, souvenirs en creux d'une vie dans laquelle Mickel et Everybody se seraient connus. Bon. Dans cet entre-monde où tout devrait être fluide et mouvementé, je ressens comme un flottement, une inertie. Où allons-nous comme ça ? Comme un surplace sur l'autoroute devant les robes de l'hôpital dans lequel les corps de Mickel et Everybody attendent leurs âmes. Comme une succession d'éveils et de révélations qui n'en seraient pas vraiment. Peut-être faut-il avoir vu les deux autres volets de la trilogie pour faire de ces dessins d'enfants des tests de Rorschach ? Ou peut-être qu'au contraire j'ai trop tenté de comprendre le texte, au lieu de me laisser porter par la musique dont il n'était sans doute que la ponctuation...

J'aurai aimé voir, vraiment boire cette piscine et ces visions d'Eskandar. Les sourires qui sortaient de la salle m'ont dit que j'étais bien le seul à ne pas avoir été embarqué dans la catabase, et c'est à grand regret.

Mathieu Flamens

 

 

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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 20:28
Crédit : Barbara Buchmann

Crédit : Barbara Buchmann

Sosies

Un spectacle produit par le théâtre des Halles, vu le 10 juillet 2021 au Théâtre des Halles dans le cadre du festival OFF d'Avignon (84). 

 

Texte : Rémi Devos

Mise en scène :  Alain Timár

Interprètes : John Arnold, Victoire Goupil, Xavier Guelfi, Christine Pignet, David Sighicelli

Lumière et musique originale : Richard Rozenbaum

Genre : théâtre

Public : à partir de 14 ans

Durée : 1h30

 

Un fait divers, divertissant de fait : en 2013, dans les Vosges, un sosie de Gainsbourg manque d'assassiner un sosie de Johnny Hallyday pour une histoire de pelouse. Sur une commande d'Alain Timar, Rémi de Vos se saisit de l'événement pour en faire une farce psycho-sociale sur fond de discours identitaire.

Sosies rassemble les pros de la pâle imitation : mauvais Guinz, Johnny d'outre-tombe, carcasses branlantes se raccrochant à des mythes qui n'existent plus et qu'ils n'ont jamais incarnés. Qu'est-ce qu'une icône sinon quelqu'un d'inimitable ? Qu'est-ce qu'un raté, sinon quelqu'un qui s'entête à essayer ? Le sosie n'hérite pas de la gloire de l'icône, mais de sa date de péremption : depuis trente ans, ce Guinz n'a plus la côte. À ce titre, la pièce s'accorde bien à son propos : le pseudo dénuement du plateau, les costumes fanfreluches et bigoudis, le rire vaudevillesque sur fond de méta-théâtralité... Alain Timar choisit une esthétique passée de mode depuis quelques dizaines d'années. À part la poussière, rien de nouveau sous le soleil.

Cette poussière se dépose sur les acteurs comme un linceul en macramé fuchsia. C'est absolument kitsch, donc absolument franc : ici tout se crie, rien ne se pense. Jean-Jean s'égosille, en même temps qu'il vient d'apprendre qu'il a été adopté - "Quoiii ?!" - qu'il s'appelle en fait Rachid - "Quoiii ?!" - que son père adoptif est homosexuel - "Quoiii ?!" - et j'en passe et des moins bonnes. De la tragédie familiale low cost, on passe doucement à des questions plus fondamentales : comment on est beau, quand on est pour de faux ? Comment on est fier, quand on n'est pas du tout ? On danse tout de même, on prend la pose, on se maintient. On se glisse sous un projecteur de discothèque de village, la tête encadrée par les lignes d'ampoules des loges. On se tricote un renoncement. On tue son voisin pour se faire une place dans le journal. Il y a les jeunes, aussi, et leurs yeux légèrement plus écarquillés, résolus à ce qu'on ne chiffonne pas leur coeur essuie-tout. Il leur reste à apprendre à rêver mieux que leurs parents.


Si vous non plus vous n'avez jamais rencontré personne qui vous ressemblait, si vous aussi vous avez toujours échoué à ressembler à vos modèles, rassurez-vous : au théâtre, vos sosies vous attendent.

 

Mathieu Flamens

 

 

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31 juillet 2021 6 31 /07 /juillet /2021 21:33

 

Spectacle de la compagnie Prisma Teatro (75), vu dans la Salle carrée de la Condition des Soies à Avignon, le 29 juillet 2021 à 16h30, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 10 au 31 juillet.

Auteur : D’après Aristophane

Metteur en scène : Carlo Bosso

Interprètes : Anthony Bechtatou, Giacomo Bisceglie, Valentin Draghi, Estelle Gaglio-Mastorakis, Clément Joubert, Zelia Pelacani, Valerio Zaina

Genre : Théâtre musical

Type de public : Tout public

Durée : 1h15

Deux êtres humains, à la recherche d’un endroit sans crise et sans corruption, décident de fonder avec l’aide de l’ancien roi de Thrace transformé en huppe une ville dans les nuages, Coucouland, la cité des oiseaux.

Les Oiseaux est une pièce d’Aristophane que je ne connaissais pas et que j’ai découverte avec intérêt dans ce spectacle. L’auteur y parle de son époque, des malheurs qu’il observe à Athènes et qui régissent le monde des hommes. Pourtant, ce ne sont plus tout à fait les mêmes problèmes qui persistent aujourd’hui, d’où l’intérêt et le choix de Carlo Bosso d’adapter et de moderniser la pièce. Ici, les hommes fuient la pandémie, la crise, le terrorisme etc. Le langage aussi est mis au goût du jour, les deux personnages principaux Pisthetairos et Evelpidès deviennent Troupeau et Utopie, la ville Coucou-les-Nuées devient Coucouland, etc.

Le décor est très simple, le metteur en scène a simplement choisi d’installer un rideau blanc en fond de scène, qui permet les entrées et sorties des personnages, en plus des portes situées sur les côtés de la salle. La mise en scène repose notamment sur les costumes, qui sont très colorés, et le dynamisme des comédiens. C’est presque une comédie musicale que nous avons devant nos yeux ; la plupart des mouvements sont chorégraphiés, évoquant très bien les oiseaux et leur donnant une belle fluidité céleste. Ceux-ci performent aussi une danse sur la musique du Lac des Cygnes de Tchaïkowski, qui m’a beaucoup émue. Quant aux chansons, ce sont souvent des chansons modernes mais intégrées à l’histoire, comme Envole Moi ou Volare.

Cette mise en scène est portée par des comédiens qui sont tous très bons, dynamiques et qui nous présentent différents personnages tous plus atypiques les uns que les autres, qu’ils interprètent à merveille, nous faisant rire, parfois aux éclats. Certains personnages récitent beaucoup de dialogues en chœur, ce qui n’est pas tâche facile, et leurs intonations s’accordent parfaitement, créant presque une musique parlée que j’ai fortement appréciée.

La compagnie Prisma Teatro dépoussière cette comédie antique grecque et en tire un spectacle de qualité, nous faisant passer à travers une ribambelle d’émotions et nous emportant dans son univers unique. À voir !

Juliette Lartillot-Auteuil

 

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 10:25
Affiche de la 75e édition du Festival d'Avignon © Festival d'Avignon

Atelier Pôle Emploi : Tiers-lieux culturels – Rencontre Professionnelle dans le cadre du Festival d'Avignon -Cloître Saint-Louis - Avignon (84000) – Vendredi 9 juillet 2021 (14 h 30)

 

Intervenants : Magali Blain responsable pôle ressource Arsud, Sarah Boggs cogérante de l’Akwaba, Caroline Bonheur responsable Fabrique Formation Arsud, Marion Folliasson gérante et responsable du bonheur de la société coopérative L'Éveilleur, Florence Levasseur chargée de mission Terres de Vaucluse, référente de l’incubateur social Camina, Marie-Christine Peyrol responsable antenne Vaucluse France Active PACA, Stéphane Soler directeur de l’Association A.V.E.C. la Gare de Coustelet, et animé par Corinne Le Duc conseillère en évolution professionnelle Pôle emploi Culture Spectacle Vaucluse.

 

Le terme de « tiers-lieu culturel » est large et regroupe une multitude de possibilités de création pour les porteurs de ce type de projet. En France, on dénombre plus de 2000 tiers-lieux culturels, dont 800 hors de la métropole. Dans la région PACA, ce chiffre s’élève à plus de 130 lieux dont plus d’une vingtaine sont exclusivement culturels (résidence d’artistes, espace de diffusion…). En prenant l’exemple de notre région, le maillage de ces lieux est diffus. Le Port des Créateurs à Toulon ou la Fruitière Numérique à Lourmarin en sont des paradigmes. Il y a une concentration certaine au niveau des métropoles d’Aix-Marseille, Toulon et Nice. Ces lieux ne sont pas toujours des lieux physiques. Ils peuvent être itinérants ou éphémères.

Il n’existe pas une définition d’un tiers-lieu, chaque espace s’identifie de manière unique. Il y a tout de même des éléments communs à ces lieux : l’ancrage territorial et numérique, la communauté artistique, le modèle économique suivi… Le tiers-lieu se conçoit comme un processus démocratique aussi bien au niveau de la prise de décision que de la vie quotidienne au sein de cet espace de création.

Ce type de lieu n’est en revanche pas un label d’État. Les tiers-lieux sont vu comme des « fabriques de territoire », des « lieux structurants » ou des « créateurs de réseaux ».

Cette conférence aura été l’occasion de présenter l’exemple d’un tiers-lieu réussit : l’Akwaba. Situé à Châteauneuf-de-Gadagne (Vaucluse), ce lieu se qualifie de société culturelle coopérative. Ce sont les sociétaires qui ont les actions de la coopérative et qui portent les projets culturels. L’objectif commun de l’Akwaba est de mutualiser ses ressources pour former un lieu où la coopération entre créateurs et artistes soit le maître mot et où la diversité règne. Ce tiers-lieu est à but non lucratif, mais les bénéfices sont réalisés dans la mutualisation de moyens. L’Akwaba est une S.A.R.L et non pas une association. Elle est donc fiscalisée et a des contrats aidés. La cogérante de ce lieu, Sarah Boggs, explique en revanche qu’il existe certains obstacles liés à ce type de statut administratif et peut-être un manque de reconnaissance institutionnel. Pour illustrer son propos, elle évoque les aides de la région SUD qui sont certes disponibles pour des lieux comme l’Akwaba mais qui ne sont pas toujours adaptées aux subtilités juridiques de ces lieux (n’étant pas une association). En effet, elle rappelle qu’un tiers-lieu n’est pas un label étatique, ce qui explique surement ces difficultés administratives. La société aujourd’hui recense plus de particuliers que de sociétaires avec des projets forts.

ISTS © ISTS

Ensuite, l’Atelier se poursuit avec la présentation de la société coopérative « L’Éveilleur » (située en Avignon). La société ne se revendique pas le titre de tiers-lieu, mais celui d’écolieu artistique. Pourquoi avoir choisi ce mode de fonctionnement ? Tout simplement pour axer son mode de fonctionnement sur une construction collective et plus démocratique des projets. Les associés de la société sont aussi salariés, ceci expliquant la qualification juridique en S.C.O.O.P.. De nouveau, le débat se porte sur la demande d’aides publiques et les difficultés certaines pour les obtenir face un système administratif n’étant pas toujours adapté aux statuts spéciaux de ces lieux.

L’Atelier se poursuit avec l’intervention d’une jeune comédienne. Elle évoque les délicatesses pour les jeunes comédiens de trouver une compagnie ou un lieu pour exercer son métier. Elle évoque cette relation intéressante entre les « artistes » (tenants de tiers-lieu culturel) et les Artistes (comédiens, compagnies). Cette coopération évoquée par la comédienne est l’objectif premier de ces lieux. Ces espaces sont faits pour les artistes et par les artistes. Chacun à sa part à apporter dans ces lieux. L’Akwaba évoque notamment les résidences pour artistes qu’elle propose ainsi que les spectacles que ce lieu a la possibilité de produire.

L’Atelier se poursuit par la présentation de multiples formations sur les tiers-lieux (notamment proposés par la Fabrique Formation Arsud). Elles proposent une immersion dans les lieux le matin, suivi d’un temps de formation l’après-midi sur les fondements d’un tiers-lieu, les outils de planification et de programmation, l’élaboration d’un processus de mise en place d’un tiers-lieu… L’objectif de ces formations n’est pas axé seulement sur un aspect financier et budgétaire des tiers-lieux. La culture est une part essentielle de ces formations. Également, des formations certifiantes sur le pilotage d’un tiers-lieu sont proposées.

Pour conclure, l’Atelier se termine par un récapitulatif sur ce qu’est un tiers-lieu. C’est avant tout une économie sociale et solidaire. Un tiers-lieu est un projet collectif qui a pour but de fédérer, créer du lien avec les habitants et générer une véritable dynamique humaine. Trois types d’intérêt sont représentés :

L’intérêt général : que va changer un tiers-lieu dans la vie d’une collectivité ?

L’intérêt collectif : qu’elle est l’importance de décider ensemble ?

L’intérêt individuel : quel est le rôle de l’artiste ? Comment l’utiliser ? Comment alimente-t-il le tiers-lieu par le biais de son art ?

Avant d’être un lieu, le tiers-lieu culturel est un processus permettant la (re)découverte du travail et de la prise de décision, ensemble.

 

Chadé AMINOU

Retrouvez ici l'article du Catazine Vivant Mag 2018 sur les tiers-lieux culturels dans le cadre de l'activation de l'ancien Tri Postal d'Avignon auquel l'Adadiff-Casi a participé activement. 

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 09:50

Création « Les rencontres du Chapeau rouge », vu au Théâtre au Chapeau Rouge le 17 juillet à 13 h 35. Dans le cadre du Festival d'Avignon OFF 2021.

 

Création : Catherine Annis

Voix off : Emilie Bourdellot, Christophe Vic.

Interprète : Francis Squirre  

Genre : musique

Public : tout public

Durée : 1 h 05

 

La petite salle du Chapeau rouge convient parfaitement à l'ambiance poétique et au cocooning doux de ce spectacle avant tout musical.

Au piano, Francis Squire, formé au Royal Collège of Music de Londres, enseigne la musique et donne des concerts.

Cette proposition de spectacle pour le Festivalier en Avignon constitue une pause relaxante, apaisante en tout début d'après-midi. Là, comme un havre de paix, quiétude et sérénité dans le cœur de la ville battante.

Ce récital est inspiré de grands textes (Shakespeare, Baudelaire, Hugo). Une respiration, parenthèse précieuse de mots et de musiques choisies (Liszt, Beethoven, Debussy, Schumann). L'illustration par une création visuelle projetée en arrière-plan du pianiste complète cette représentation de qualité.

Un moment bien agréable !

 

Gisèle-Lydie Brogi

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 11:05

Avignon OFF 2021 : Théâtre de l'Adresse à Avignon à 11h15 ! (Antigone tous les jours et Relâches les Lundis avec Oedipe).

Spectacle "Rhapsode" en deux épisodes (Oedipe et Antigone) produit par la Cie TDP (34) vu à la Butte du Château de Pézenas le 10 juin 2021.

Mise en scène : Eglantine Jouve et Patrice Cuvelier

Comédiens :

épisode 1 : Sébastien Portier (récit) et Matia Levrero (guitare) puis épisode 2 : Eglantine Jouve (récit) et Elisa Vellia (harpe)

Régie : Nicolas Durand, Gabriel Bosc (en alternance)

Genre : Récit vivant et Musique

Public : Tout public, à partir de 11 ans

Durée : 1H05 et 1H15

J'ai assisté aux représentations en plein air. C'était le cadre parfait pour revivre les aventures incroyables de la famille des Labdacides. Oedipe, fils de Laïos et  de Jocaste, père d'Antigone, incarné ici par Sébastien Portier.

Episode 1 : Oedipe

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Il est grand temps de redécouvrir l'histoire de l'homme qui "tuera son père et enfantera sa mère" écrite par l'un des trois grands hommes de Théâtre Antique, Sophocle. Bien que je connaisse le mythe, le redécouvrir ainsi m'a enchantée.  La guitare de Matia Levrero donne du rythme au récit et rend même la fatalité plus douce. J'ai vraiment apprécié l'incarnation d'Oedipe par Sebastien Portier. Il allie naturel et spontanéité et se donne totalement pour porter haut l'histoire d'un Oedipe qui parvient à se frayer sa voie dans une vie toute tracée. On est transporté pendant 1H grâce à sa belle énergie qui reste assurée du début à la fin.

Episode 2 : Antigone 

https://image.over-blog.com/UCLx51aUANHSnNSX7_hzrNJYh28=/filters:no_upscale()/image%2F1435974%2F20210618%2Fob_0b0d4b_antigone-1-171.jpg

L'arrivée d'Antigone apporte un nouvel élan à la pièce. Elle est une flamme allumée par son père. C'est une femme vaillante que l'on voit danser, chanter, se battre et tenter d'apaiser l'impossible : la rancœur que ses deux frères nourrissent l'un pour l'autre. On reconnaît l'Antigone de Jean Anouilh dans sa détermination et sa bravoure toutes modernes. Mais elle tient aussi de la Grèce Antique grâce à des éléments plus telluriques comme le sable qu'elle sème, à ses danses en apesanteur et aux chants accompagnés de harpe. C'est une femme à la fois en lutte contre la fatalité et en acceptation totale des événements qui vit devant nos yeux, et c'est ici qu'est tout l'enjeu de la pièce pour moi.

Aussi bien pour Oedipe que pour Antigone, le décor est simple : 2 chaises, un peu de matériel musical, un sac et une gamelle ; pas plus. La pièce peut être jouée en extérieur comme en intérieur.

Ce fut un plaisir de découvrir ces comédien.ne.s et musicien.ne.s en cette belle matinée et je vous recommande d'en faire autant pour vous remémorer les grands mythes grecs avec douceur !

 Anouk F.

 

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 20:30

 Conférence de presse Fédération des Théâtres Indépendants d’Avignon - Théâtre du Rempart – Avignon 84000 – Mercredi 17 février à 11h.

Nous voici de retour au Théâtre du Rempart pour assister à la conférence de presse du mois de février de la FTIA. Au rendez vous, une 20aine de personnes en présentiel et pas moins de 150 participants en distanciel. L’ordre du jour était clair :

  • Point sur les résultats de l’enquête menée fin janvier 2021 par la FTIA.
  • Point sur les perspectives pour le Off d’Avignon à 5 mois de l’ouverture du festival.
  • Point sur les dispositifs FUSV 2 et 3.

https://image.over-blog.com/g9b822wreOoHqKC9vPei4r7Oktk=/filters:no_upscale()/image%2F1435974%2F20210222%2Fob_c61c61_ftia-fevrier-21.JPG

Retour sur l’enquête du mois de janvier 2021

Cette étude démontre l’importance d’une participation au festival Off d’Avignon en prenant en considération les risques associés, l’importance de précisions dans les plus brefs délais des conditions de déroulement du festival mais également l’importance des compensations de pertes associées à la réduction de jauge, la réduction du nombre de créneaux...

(Les résultats complets de cette enquête sont accessibles)

Perspectives pour le Off à 5 mois de l’ouverture du festival

Lors d’une réunion tenue le 8 février 2021 avec Bertrand Gaume (Préfet du Vaucluse), le Ministère de la Culture, la DGCA (Direction Générale de la Création Artistique)… Harold David (Vice président de la FTIA) a eu l’occasion de prendre la parole et de présenter certaines interrogations.

Est ce que les protocoles sanitaires connus à ce jour seront applicables dans le cadre du festival Off ? Est-ce que la présentation d’un test négatif ou d’un « passeport vert » sera obligatoire ? La mise en place d’un « référent COVID » qui accompagnerait les lieux est-elle prévue ? A ce jour, aucune adaptation du protocole sanitaire en vigueur n’est prévue.

Une autre question se pose alors : comment gérer les flux de personnes en prenant en compte l’architecture de la ville d’Avignon ? Il n’existe aucun cadre légal qui permettrait de limiter les entrées et sorties d’une commune, à cela s’ajoute l’impossibilité dans certaines rues d’Avignon de mettre en place deux sens de circulation bien distincts.

Est-ce que la mise en place de la e-billetterie serait une condition nécessaire au déroulement du festival ? En sachant que près de 25 % des théâtres de la ville ne sont pas informatisés.

Ces interrogations ont donné lieu à de nouvelles réflexions en prenant en considération le report de l’État d’Urgence Sanitaire jusqu’au 1er juin 2021 minimum.

  • Cas n°1 : Les lieux restent fermés administrativement. Est ce que des représentations exclusivement réservées aux professionnels sont envisageables dans le cadre du festival ?
  • Cas n°2 : Les lieux sont ouverts mais dans quelles conditions ? Question sur la mise en place de fonds de compensation.
  • Cas n°3 : Les lieux sont ouverts, des fonds de compensation sont mis en place. Comment gérer les flux physiques ?

La solution est-elle d’organiser les deux festivals (In et Off) sur deux mois au lieu d’un ? Dans ce cas là, lequel sera maintenu en juillet ? Cette situation pourrait faire débat sur l’opposition de la « culture nécessaire subventionnée » face à la « culture indépendante privée ».

La question de la réouverture des restaurants et des bars est également au cœur des réflexions puisque l’impact de ces établissements est considérable sur l’attractivité du festival Off d’Avignon.

Certains théâtres d’Avignon sont en relation avec une entreprise spécialisée dans le domaine de la climatisation et de la désinfection qui développerait un système permettant une désinfection rapide (moins de 10 minutes) entre deux représentations. Affaire à suivre…

Une des conclusions proposées à ce point est que cette situation amène à la conception du « festival de demain » qui ne pourra voir le jour qu’à la condition d’une réflexion globale de l’ensemble des acteurs concernés et à la mise en place d’un certain soutien. Pas d’évolution du système sans moyens.

Point sur les dispositifs FUSV 2 et 3

De nouveaux Fonds d’Urgence au Spectacle Vivant ont été mis en place dès le deuxième confinement (FUSV 2 et 3). Différents acteurs de la FTIA se sont donc posé la question de leur éligibilité.

Les conditions d’éligibilité à ce nouveau fonds de soutien ont évolué entre décembre 2020 et février 2021.

En effet, début décembre 2020, il était demandé de justifier de 12 représentations effectuées entre septembre et décembre 2019. C’est avec surprise que certains acteurs avignonnais du spectacle vivant ont découvert que ce justificatif était imposé exclusivement aux lieux d’Avignon.

Cela pose évidemment problème car cela met en avant plusieurs points. Premièrement, cette clause est discriminatoire : pourquoi les théâtres de la France entière n’ont pas à apporter ces justificatifs ? Deuxièmement, dans l’éventualité que cette clause soit appliquée à l’ensemble des théâtres en France, la saisonnalité de l’activité habituelle d’un lieu justifie t-elle le besoin de soutien ou non ? Pour finir, les raisons d’une « non activité » entre septembre et décembre peuvent être nombreuses (travaux, ouverture d’établissement…) et ne sont pas liées à la situation sanitaire que nous vivons actuellement.

Cette clause d’éligibilité a disparu depuis la première semaine de février 2021. Affaire à suivre…

 

​Valentin Mamichel

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:47
Cyrano de Bergerac
Cyrano de Bergerac

Spectacle du Collectif Chapitre Treize (91) vu le 27 juillet 2019 à 22h15 à l'espace Roseau Teinturiers dans le cadre du Festival Off d'Avignon 2019, du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Edmond Rostand

Mise en scène : Gaspard Baumhauer

Avec : Vincent Alexandre, Mickael Allouche, Antoine Aubert, Marie Benati, Alice Bergoënd, Younès Boucif, Elodie Faïd, Marcel Farge, Paul Scarfoglio, Leslie Gruel, Sydney Gybley, Marie Iasci, Barthélémy Maymat, Jordan Munoz, Pierre Szczurowski 

Création lumière : Erkan Narmanli et Hugo Manet

Genre : Tout Public

Durée : 1h50

 

 

 Imaginez que Cyrano n’ait pas été un poète du XVIIème siècle, mais un rappeur au XXIème siècle. C’est ce que le Collectif ChapitreTreize nous propose. Le texte reste le même et pourtant tout a changé. Le spectateur est à peine assis que toute la troupe des Cadets de Gascogne s’active dans les gradins. Les comédiens cachés au milieu des spectateurs nous surprennent, les répliques fusent à une vitesse folle.

 

Sur la scène, trône un échafaudage et ce qui semble être une table de mixage. Effectivement, on peut parler de remix ici, dans la mesure où Cyrano et son nez majestueux posent leurs vers « rappés » avec talent. La troupe nous offre donc l’histoire de Cyrano comme on peut la connaître, mais cette fois, elle sonne plus fraîche, rajeunie.

Le jeune homme, Cyrano, qui avait le pouvoir des mots tombe follement amoureux de sa cousine, la belle Roxanne. Malheureusement pour lui, cette dernière ne résiste pas aux charmes du nouveau compagnon des Cadets de Gascogne, Christian de Neuvillette. Mais ce garçon est incapable de dompter les mots, ce sont les mots qui le domptent. Il se trouve alors dépourvu face aux charmes de la jeune fille. C’est alors que Cyrano, de son grand cœur, lui propose son aide. Il accepte son sort, tant que Roxanne est heureuse, même si ce n’est pas avec lui. S’ensuit toute une tragédie où son amour pour elle ne fera que grandir, et où il sera aux premières loges du bonheur de sa cousine avec un autre que lui.

Le Collectif Chapitre Treize, dont le nom provient de Cyrano faisant lui-même référence à Don Quichotte, est là pour vous la conter. Cette jeune troupe nous régale avec son énergie et ses idées d’aller puiser dans la culture classique pour faire des spectacles qui n’appartiennent qu’à eux. Le contraste est foudroyant entre les alexandrins de Rostand et l’attitude de rue arborée par les comédiens, un mélange auquel on ne s’attendait pas mais dont on ne pourra désormais plus se passer.

Le collectif Chapitre Treize nous offre sur un plateau une pièce remise au goût du jour avec une énergie fantastique du début à la fin. C’est une pièce qui parle de jeunes qui veulent changer le monde à coup de mots, jouée par des jeunes qui changent le monde armés de mots.

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:45
photo de l'article du Journal La Provence

photo de l'article du Journal La Provence

Le Secret de Sherlock Holmes

Spectacle produit par joueur Productions (91) vu le 26 juillet 2019 à 22h15 au Théâtre Notre-Dame dans le cadre du Festival Off d'Avignon du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Christophe Guillon et Christian Chevalier

Mise en Scène : Christophe Guillon

Comédiens : C.Guillon, E.Guillon, L.Marin, H.Dandrieux, X.Bazin, JM.Magnai, R.Riberio, M.Griset

Création lumière : J.P De Oliveira.

Genre : Théâtre Tout Public, Comédie

Durée : 1H40

 

 

 Londres, 1881. Vous rêviez d’une pièce sur le mystérieux Sherlock Holmes ? La voilà, haute en couleurs. Tout y est, costumes d’époque, jeu d’acteur, énigmes, secrets et bien évidemment humour. La pièce s’ouvre sur un crime, et sa résolution amènera le détective à dévoiler son secret qu’il avait pourtant réussi à garder caché tout le temps du spectacle.

 Le célèbre Sherlock Holmes merveilleusement interprété et le bougonnant Docteur Watson, vont se rencontrer autour d’une table. Une table d’examen dans une morgue. Relation d’abord électrique, la résolution d’un meurtre pour le moins douteux et l’envie commune de se moquer du brave Inspecteur Lestrade (qui est la définition même de l’imbécile heureux) finiront par les rapprocher.

Plusieurs tableaux s’enchaînent, le premier plongeant le spectateur au cœur d’une autopsie riche en émotions pour les détectives puisque le meurtrier lui-même va s’y inviter. On est ensuite transporté dans le célèbre appartement du 221 Baker Street, qui sera le théâtre de tristes évènements. Entre quelques éclats de rire, le spectateur se retrouve à froncer les sourcils et à se caresser le menton pour essayer de déjouer le mensonge et résoudre l’énigme.

On retrouve ici tout le suspense que l’on attend lorsque l’on ouvre un livre de Sir Arthur Conan Doyle, sauf que cette fois, tout se déroule sous le regard ébahi du spectateur, complètement plongé dans cette ambiance londonienne. La salle de spectacle pourrait y être pour quelque chose : intérieur frais d’une église, gradins effleurés de courant d’airs... on pourrait presque y voir un fantôme flotter.

 

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