Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • www.vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr

Bienvenue

Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
Si vous souhaitez prendre contact avec l'une des compagnies présentées, adressez nous un mail à blog@vivantmag.fr, nous vous adresserons rapidement leur coordonnées.
Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
Le Catalogue Vivant 2013/2014 des Spectacles repérés est disponible...
> Commande en ligne sur le site.

Rechercher

Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 00:57
Fourberies
Fourberies

Fourberie(s), de la compagnie d’Henry (81) vu le 22 juillet 2019 à 17h55 à l’Adresse dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 28 juillet 2019.

Auteur : Molière

Mise en scène : Anthony Le Foll

Avec : Matthieu Penchinat, Erwann Valette, Marie Gallot, Anthony Le Foll

Musicien : Aladin Chaboche

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 10 ans
Durée : 1h30

Quatre personnages nous accueillent en musique de façon très conviviale alors que nous rentrons dans la salle. Sur le plateau, une scène de 4mX4m , faisant office de podium et décor.

L’un des personnages nous fait une présentation rapide de Monsieur Poquelin et de son œuvre… Ils nous fait un rapide résumé de la trame des Fourberies de Scapin (Octave, fils d’Argante, s’est épris de Hyacinte, jeune fille pauvre et sans pédigrée, qu’il vient d’épouser alors que son père est parti en voyage et qu’il souhaitait le marier avec une autre. Octave craint les réactions de son père et fait appel à Scapin, valet de Léandre, pour l’aider dans cette affaire…) Bref, une des pièces les plus jouées du répertoireVoilà pour le côté pédagogique.

Les comédiens, habillés de façon contemporaine et utilisant des accessoires pour chacun de leurs personnages, se changent à vue et s’amusent ensemble. Ils virevoltent, dansent, chantent, les hommes jouant des femmes et vice versa, comme pour nous perdre dans l’histoire et nous inciter à porter notre attention sur le jeu décalé, burlesque et clownesque. Un musicien en direct vient illustrer et ponctuer habilement les scènes, complétant l’idée de spectacle complet et multiforme.

C’est drôle, et je me suis laissé porter par cette loufoquerie bienvenue.

 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 21:48
Le théâtre ambulant Chopalovitch
Le théâtre ambulant Chopalovitch

Spectacle de «Compagnie Crack» (75) vu le 23 juillet 2019 à 14h15 au Théâtre Tremplin dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019.

Auteur : Ljubomir Simovic

Mise en scène : Muriel Michaux

Avec : Amandine Mornet, Raphaël Craplet, Pierre Blanchet, Romain Cavanna, Viviane du Guiny, Agathe Caillette, Vincent Guillerot, Vladimir Mikovic

Genre : Théâtre
Public : Tout public

Durée : 1 h 10

La pièce "Le théâtre ambulant Chopalovitch" explore la confrontation entre l'autoritarisme, la censure, et le théâtre. Comment continuer à faire vivre l'art quand toute activité non autorisée expressément peut devenir subversive ?

J'ai vu plusieurs fois cette pièce dans sa forme la plus orthodoxe. Le théâtre ambulant Chopalovitch souhaite représenter "Les brigands" de Schiller dans un village de Serbie. Les acteurs et le directeur de la compagnie rencontreront tous les blocages, menaces et intimidations dans un pays régi par la terreur nazie. La mise en scène proposée  ne retient pas l'occupation nazie, mais plutôt l'occupation en général d'un pays par une autorité tyrannique. Les personnages ne sont pas vêtus de costumes spécifiques, mais de tenues impersonnelles. Les acteurs sont en tee-shirts noirs alors que les occupants sont vêtus de costumes stricts. Les changements de costume se font sur scène, les acteurs se tournant dos au public en fond de scène pour s'habiller. Cela permet de conserver un espace toujours occupé. Les rapports sont tendus et froids. L'ambiance générale révèle bien l'inquiétude et le malaise. La terreur apparaît régulièrement sous la forme d'un tortionnaire provocateur. Les personnages sont joués avec sobriété. Ils semblent se mettre en veille de temps en temps,  comme pour se rendre invisibles, ne pas "faire de vague". Je n'ai pas retrouvé le côté burlesque et ironique de la pièce qui fait supporter le tragique. C'est probablement un choix, destiné à privilégier le message principal. A certains moments, les personnages en avant-scène se tournent vers le public pendant que l'action se déroule derrière ou à côté d'eux. Leurs regards sont perdus, les yeux absents. Je pense qu'il y avait là la volonté d'exprimer la dépersonnalisation, car l'acteur ne semble ainsi plus incarner qui que ce soit.

L'essentiel de la dramaturgie est présent, mais je dois avouer que je n'ai pas trouvé tout ce que j'attendais de la pièce. C'est probablement un choix artistique. C'est pour moi une version ou adaptation originale qui offre un seul visage, sombre, fidèle à l'essentiel du message de l'auteur.

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 18:13
Tristan et Yseult
Tristan et Yseult
Spectacle de « Compagnie Onimagine » (62) vu le 23 juillet 2019 à 18h50 AU VIEUX BALANCIER (Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019.

Auteur : Anne Thunin

Mise en scène : Anne Thunin

Avec : Anne Thunin, Juliette Leroy, Stéphane Hocquet

Genre : Théâtre classique
Public : Tout public à partir de 6 ans

Durée : 50 min

"Tristan et Yseult" est un mythe littéraire qui fait partie de la mémoire des peuples de l'ouest de l'Europe. Anne Thurin nous entraîne dans ce conte en nous enveloppant de sa voix accompagnée de la musique qui s'élève des instruments moyenâgeux.

L'actrice a adapté l'histoire sous la forme des lais du XIIème siècle. Elle nous livre avec profondeur la passion qui unissait les deux amants. En tenue d'époque, devant son pupitre, l'actrice interprète les différents personnages, sans hésiter à transformer son aspect afin de rendre plus réaliste le récit. Une dizaine d'instruments de musique agrémentent la narration en accompagnant sa voix ou comme intermède musical. Tous les instruments sont des copies d'époque. Nous découvrons ainsi avec ravissement les instruments de musique du Moyen-Age et leurs sonorités. De temps en temps s'élève la douce voix de la chanteuse, qui s'associe parfaitement à l'ambiance créée par le récit. Nous sommes emportés dans un passé qui nous semble à la fois proche et lointain. Les amants, illégitimes, sont guidés par leur passion. Ils affronteront tous les dangers pour se voir et s'aimer, être séparés, puis se retrouver. L'espace scénique est réduit. Ce qui se prête au style du spectacle. Les spectateurs sont proches de l'actrice et des musiciens. L'actrice s'adresse directement au public, en nous regardant, comme si elle se produisait, au Moyen-Age, dans un quelconque château au moment du repas. Le public reste muet du début à la fin, charmé et magnétisé au fil du récit.

Nous avons passé un bon moment suspendu, au-dessus de notre modernité et de notre réalité, pour vivre quelques instants au temps des chansons de geste, des châteaux forts, d'une période de notre histoire riche de légendes, où les passions s'exprimaient avec ferveur. A chacun de profiter de cette aubaine et vivre à son tour, à travers ce spectacle, les amours de Tristan et Yseult.

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 17:11
Crédit photo : DR site du parvis d'Avignon

Crédit photo : DR site du parvis d'Avignon

Spectacle du théâtre Amstramgram Genève, vu le 8 Juillet à 17h au Parvis d'Avignon dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 16 Juillet 2019 (Relâche le 7, 10, 13 et 14 juillet)

Conception, texte et interprétation : Emmanuelle Destremau, Samuel Gallet, Fabrice Melquiot, David Marchetto, Caroline Gonin
Musique : Eric Linder/polar
Genre : Théâtre tout public, performance Electro rock-band
Durée : 1h


        Le mot "performance" convoque l'idée d'un spectacle créé sur place et pour l'occasion par des artistes-interprètes. On utilise fréquemment l'expression "véritable performance" pour évoquer une prouesse scénique exigeante et remarquable. Ce qu'accomplit tous les jours au Parvis d'Avignon le rock-band des Electronucléistes, c'est une "véritable performance", et pas des moindres : trouver en une journée la matière du texte, l'écrire, le mettre en scène et le jouer en lecture théâtrale le soir même.
      L'idée est audacieuse et la réalisation force le respect. C'est une réussite théâtrale, pas seulement un essai expérimental. Sur un plateau large comme le chemin que la mariée doit parcourir de l'entrée de l'église jusqu'à l'autel (magistralement occupé par Eric Linder à la guitare et au chant), quatre pupitres. Derrière les quatre pupitres, quatre acteurs-auteurs et une myriade de personnages qui jaillissent, s'entrecroisent, occupent l'espace de notre imaginaire.
      Mais où nous emmènent-ils, ces artistes ? Ça dépend du jour ! Trois modèles de spectacle sont proposés : "Fenêtre avec vue", construit autour de la presse du jour-même ; "Mon chef d'oeuvre", issu de la rencontre avec des festivaliers ordinaires et hors du commun, et enfin "Radio souvenirs", une vraie fausse radio libre qui fait la part belle à l'auditeur (toi!).
      J'ai assisté à une représentation (une présentation plutôt) de "Mon chef d'oeuvre". Cinq portraits de festivaliers comme cinq actes d'une grande pièce,  indépendants tout en faisant partie d'un tout indivisible. Ils possèdent chacun leur poésie, leurs rêves, leur façon singulière d'envisager le monde. Loin de se réduire à une série de témoignages, le texte raconte chaque personne dans sa complexité. Ce sont des dialogues rapportés, des scènes de film, des chansons, des premiers jets de nouveaux textes. Je suis surpris de voir foisonner autant de directions différentes. Le spectacle est vif et dynamique, il s'est créé dans l'urgence mais l'urgence n'est plus sur scène. Ici, dans cette église, tout jaillit avec calme et respect.
        Je me sens curieusement apaisé par le spectacle, et ce n'est pas seulement grâce aux tonalités suaves d'Emmanuelle Destremau ou aux lumières douces et bleues. Ces artistes approchent un rapport à l'autre dénué de voyeurisme ou de glorification. Ce n'est pas non plus un regard condescendant posé sur l'ordinaire et le banal quotidien, ni le regard du créateur qui serait le seul à pouvoir faire exister ce qu'il évoque. En prenant cette posture simple et bienveillante, les artistes nous invitent à regarder l'autre à côté de nous et à penser "Cette personne est un chef d'oeuvre et un univers", ce qui n'est pas simple. Je recommande vivement cette merveilleuse performance dans laquelle éthique et esthétique se prennent par la main.

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 15:40
L'augmentation
L'augmentation

Spectacle de « Compagnie des Perspectives » (33) vu le 23 juillet 2019 à 17h30 à La Factory Tomasidans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019.

Auteur : Georges Perec

Mise en scène : Bruno Dairou

Avec : Antoine Laudet, Antoine Robinet

Genre : Théâtre
Public : Tout public

Durée : 1 h 

Il s'agit d'un mode d'emploi très détaillé sur la manière de demander une augmentation à son chef de service. Tous les cas de figure sont évoqués et ré-évoqués pour que rien ne soit laissé au hasard.

Deux personnages dans une tenue de bureau s'adressent à nous. Ils envisagent toutes les possibilités et les différentes situations qui se présentent à l'employé de bureau, s'il tente l'aventure semble-t-il, de rencontrer son chef de service pour lui demander une augmentation. L'effet comique sans cesse renouvelé repose sur la répétition. Mais nous avançons tout de même sur ce chemin semé d'obstacles, de voies sans issue, de rencontres avortées. Petit à petit sous nous rapprochons de la porte du bureau du chef de service. Deux possibilités se présentent à chaque étape. Il est là ou il n'est pas là, il reçoit l'employé ou il ne le reçoit pas,  il accède à sa demande ou il n'y accède pas. Dans ce dernier cas, il faut recommencer plus tard. Et puis il y a les solutions d'attente telle celle qu'offre la possibilité d'attendre dans le bureau d'à côté… ou pas, d'y être reçu… ou pas, de passer par tous les bureaux de l'entreprise. Nous nous laissons porter par le flux de paroles avec lequel les personnages nous font arpenter les couloirs de l'entreprise d'un bureau à l'autre, puis retour à la case départ sans toucher l'augmentation. Le parcours du combattant nous semble bien peu de choses en comparaison. Je pense à "Exercices de style" de Raymond Queneau. Dans cette pièce,l'auteur conte et rabâche toujours la même histoire mais de multiples manières différentes. Dans "l'augmentation", l'histoire ne se termine jamais car la requête n'aboutit pas. La performance des acteurs est à couper le souffle. Ils jonglent avec les mots, à vive allure, et semblent parler d'une même voix à l'égal de deux jongleurs qui se passent les massues.

De deux choses l'une : soit vous allez voir le spectacle, soit vous n'y allez pas. Si vous allez voir le spectacle, de deux choses l'une : soit il y a de la place, soit il n'y en a pas. S'il n'y en a pas, soit vous abandonnez, soit vous persistez… et vous aurez raison.

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 15:15
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Le long voyage du pingouin vers la jungle

Spectacle de Cie l’Arsenal d’apparitions (72), vu le 15 juillet à 13 h 20 au théâtre du Centre, dans le cadre d’Avignon OFF 2019, du 5 au 28 juillet, sauf mercredi

D’après la pièce de Jean Gabriel Nordmann

Mise en scène : André Roche

Interprètes: Stéphanie Boré, Eva Kovic, André Roche

chansons et musiques originales de Dmitri Negrimovsk

Genre : spectacle musical

Public : jeune public à partir de 5 ans

Durée : 50 min

Petit Pingouin est fatigué de vivre dans un monde noir et blanc. D’ailleurs, lui-même est noir et blanc ! Il rêve de découvrir le monde des couleurs, dont lui a parlé son grand père, et de rencontrer les animaux de la jungle. Il finit par entreprendre un voyage mouvementé, plein de péripéties,  mais riche de rencontres variées,  qui le mènera en Afrique, où il sera accueilli comme un roi. Mais trouvera-t-il ce qu’il est venu y chercher… ?

André Roche a choisi de faire de cette pièce de JG Nordmann, une sorte de comédie musicale  pour trois interprètes. Eva Kovic est Petit Pingouin, pendant que les deux autres comédiens se partagent les rôles des animaux et des personnages que le jeune pingouin rencontre, une sirène, une pieuvre, une baleine, des marins, une africaine, des animaux de la jungle…etc.  

Les personnages et animaux utilisent pour s’exprimer diverses techniques vocales, chanson, chant lyrique, slam, sur des compositions originales de Dmitri Negrimovsk.

Une grande carte du monde occupe le fond de scène.  La lumière qui accompagne le périple du pingouin passe des tons bleus évoquant le froid,  aux teintes chaudes orangées, au fur et à mesure que le pingouin se rapproche des pays du Sud.

Le pingouin est bien représenté avec un costume noir et blanc, pantalon large blanc, chemise blanche, redingote noire, chapeau melon noir. L’évocation de certains  animaux (pieuvre, baleine, sirène)  sur de grands cartons, au moyen d’un graphisme stylisé, inspiré des illustrations des romans d’aventures d’autrefois, ne m’a pas réellement convaincue. D’autant plus que pour ce qui concerne la pieuvre, la structure montée sur roulettes n’étant pas autonome, devait être poussée par une tierce personne pour entrer et sortir de scène…   Mes autres personnages m’ont paru bien plus intéressants, notamment ceux arborant des masques, comme la femme  et les animaux d’Afrique.

Finalement, cette proposition nous donne à suivre un joli voyage pédagogique, qui, sur les traces d’un jeune pingouin téméraire, permet d’aborder avec les enfants des notions de géographie, mais aussi de découverte d’autres pays et d’autres peuplades… Mais s’il est bien d’être curieux, il faut aussi savoir regarder et apprécier ce qui est simplement à côté de nous. Il m’a semblé que de nombreux enfants connaissaient ce texte et ils ont suivi la représentation avec une grande attention.    

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 09:27
Jeune, joyeux et serein

"Un festival jeune, joyeux et serein" , c'est ainsi que Pierre Beffeytte, président de AF&C et une partie de son équipe, nous ont présenté jeudi 25 juillet au village du Off le bilan provisoire de l'édition 2019

Selon eux, le bouche à oreille fait remonter une bonne qualité artistique des propositions présentées, qui semble être le fruit du travail de sensibilisation et de l'attention portée à cette dimension par l'équipe d'AF&C. Par ailleurs, le festival dispose d'une belle exposition médiatique avec une présence en progression de la presse internationale, et d'une belle visibilité au niveau politique avec la venue du ministre de la culture et de plusieurs personnalités de haut rang. Nous avons pu constater sur place ces évolutions.
L’équipe du festival reste sensible à la question de la fréquentation du public qui reste un point notable en ces derniers jours après 3 semaines de festival. Avec environ un million de billets vendus pour 3,5 millions de places disponibles, la question de l’élargissement des publics reste entière. Ces chiffres (présentant ainsi un taux de remplissage moyen de 28%) repris par le président de AF&C, et qui circulent depuis plusieurs années, ne reposent sur aucun fondement, alors même que chaque salle à l’obligation de déclarer sa billetterie pour l’administration fiscale, ainsi que pour d’autres organismes. Mais il n'y a aucune centralisation pour apporter un indicateur fiable et indispensable à la bonne santé du festival. Le public reste encore trop souvent l’oublié des enjeux du festival.

Pierre Beffeytte, répondant à notre question sur ce point, nous indique que les chiffres seront plus précis sous trois ans, car une nouvelle réglementation sera mise en place, obligeant ainsi les lieux à déclarer leur billetterie. Nous nous en réjouissons pour le bon développement du festival.

Le conseil d’administration d’Avignon Festival & Compagnies œuvre depuis trois ans à réformer le festival et ses pratiques, sans toutefois avoir la main sur tous les rouages. Cela n’est pas simple. Néanmoins, tous les acteurs présents constatent ces efforts et les encouragent.

Bilans chiffrés selon Communiqué de presse AFC :

Spectacles et théâtres :
• 1 592 spectacles • 139 lieux dont 124 théâtres • 1 134 spectacles présentés pour la première fois à Avignon , soit 71% •  159 spectacles jeune public • 147 spectacles venus de l’étranger

Cartes d’abonnement public :

63 949 cartes vendues au 24 juillet 2019 dont 80 % en plein tarif (16€) - (62 977 en 2018, 63 133 cartes vendues en 2017) pour un montant de 950.000 € environ.
 
Billetterie Ticket’Off (au 24 juillet 2019)
• 97 530 places vendues   (pour rappel : 46 015 en 2018, 33 604 places vendues en 2017 et 30 615 en 2016) • 86 % des spectacles du festival OFF vendent des places en ligne sur ticket’OFF

Professionnels accrédités
 3 245 professionnels accrédités, dont 2 640 professionnels du spectacle vivant
• 1 219 programmateurs
• 1038 programmateurs non décisionnaires - prescripteurs
•  259 institutionnels
•  124 diffuseurs

605 journalistes, dont 82 de presse étrangère :
 
Fonds de soutien à la professionnalisation d'Avignon Festival & Compagnies

Basé sur un système de solidarité interprofessionnelle pour soutenir les artistes, le fonds de soutien à la professionnalisation d’AF&C s’inscrit dans la continuité du projet collectif et constitue une étape supplémentaire dans la démarche de professionnalisation du festival, l’accompagnement aux compagnies et plus largement un soutien au secteur du spectacle vivant.
En 2019, le fonds de soutien représente :

• 82 structures aidées (63 en 2018)
• 222 artistes soutenus (185 en 2018)
• 1592 représentations (1172 en 2018)
• 219 450 € de budget (174 700 € en 2018)

Opération de mutualisation de l’impression des affiches

Pour la troisième année du projet, 8 éco-packs (impressions sur papier PEFC et FCS Mix avec encres végétales) étaient proposés aux structures du festival OFF d’Avignon 2019 : au total ce sont 478 éco-packs qui ont été commandés par les compagnies, soit prés de 33% des équipes présentes.
 

Le Village du Off :
 • Plus de 85 rencontres sur des thèmes de société et liées au spectacle vivant sous l’agora du Village du OFF et sous le chapiteau du Village des professionnels :
 • 1 focus de 3 jours dédié à l’international
• 10 modules de formation professionnelle en partenariat avec l’AFDAS et Illusion et Macadam
• 27 ateliers
 • 22 concerts au Village du OFF (tous les soirs à partir de 23h00 à l’issue des spectacles – très fréquentés avec une moyenne de 700 à 900 personnes chaque soir - 500 à 600 en 2018)
• Des permanences de nos partenaires au Village des professionnels (Audiens, Cultures du coeur 84, Groupe Profession Spectacle, l’Endroit (Artdam et Culture action) le CAC, Opale, Proarti, Région Hauts de France, Sacem, SNES, Spedidam, stand Culture et ESS (CRESS PACA, Ufisc, Synavi, CFMJC).
• 19 apéritifs professionnels (moment de convivialité pour les compagnies, théâtres et professionnels du spectacle vivant du mardi au dimanche de 18h à 20h au Village des professionnels).

 
Outils numériques et site internet : www.avignonleoff.com

Un site internet ressources avignonleoff.com refondu cette année avec des visites en forte hausse : statistiques (du 15 juin au 24 juillet 2019) :
 340 915 utilisateurs en 2019 (275 498  en 2018, 167 069 en 2017)
 • 89,98 % de France
• 809 803 sessions en 2019 (595 664 en 2018, 303 863 en 2017) • 6 minutes 41 en moyenne par session en 2019 (7 minutes 25 en 2018) • 4 533 544 pages vues en 2019 (3 739 056 pages vues en 2018)

Carte Interactive :

Une nouvelle carte interactive regroupant les lignes de bus, de train, les hébergements, points d’accueil, lieux de spectacle, etc. : http://www.avignonleoff.com/venir-se-deplacer-se-loger/ (Existe également en version PMR : https://carte-interactive.avignonleoff.com/accessibilite.html)

Revue de presse

Entre le 5 et le 24 juillet : • 240 articles dans la presse nationale • 660 articles dans la presse régionale • 1 880 articles dans la presse en ligne / blogs

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 19:29
Le mardi à Monoprix
Le mardi à Monoprix

Spectacle de « Compagnie de l'Inutile » (31) vu le 22 juillet 2019 à 20h45 au théâtre de l'albatros (Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019, relâche le mardi.

Auteur : Emmanuel Darley

Mise en scène : Eric Vanelle

Avec : Delphine Saint-Raymond, Marc Compozieux

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 14 ans

La compagnie de l'Inutile fait partie du collectif "La fabrique toulousaine" qui regroupe 6 compagnies et 22 acteurs(trices), et propose sur Avignon 2019 sept spectacles dont trois spectacles enfants. Avec "Le mardi à Monoprix" nous sommes reçus dans une ambiance feutrée. La sensation de mystère s'impose avec un décor inhabituel, à savoir des tiges verticales parsemées au bout desquelles une lumière ondule légèrement. Cela ressemble à un labyrinthe où tous les chemins sont possibles.

Parmi les chemins de la vie, le personnage de la pièce en a choisi un qui correspondait à son identité, cachée toute son enfance par son apparence physique. Un long moment, une femme, si c'en est une, reste assise sur une chaise, pendant que son double, même habit, même coiffure, reste debout dans la pénombre face au public. Le temps pour nous de bien photographier, ou scanner, l'image qui nous est offerte et qui parle, en silence et presque sans lumière, de la dramaturgie qui va être offerte au public. On pourrait écrire : "Qui parle d'une vérité jetée en pâture à nos regards". C'est un solo à deux. L'un parle par la bouche, l'autre par les mains. L'une est le double de l'autre. Ce solo à deux donne à plusieurs reprises l'occasion d'un jeu d'acteur bien agile. Chaque mardi, avec une régularité sans faille, il… pardon, elle, rend visite à son père, veuf, et passe la journée avec lui, s'occupe de son ménage, ses courses, sa vaisselle. Quand Marie-Pierre s'inquiète de la santé de son père, d'ailleurs peu bavard, lui répond à Jean-Pierre. La scène au Monoprix fut le théâtre d'un jeu de cache-cache. Les sentiments ont été enfouis, il faut creuser profond et longtemps, puis creuser à nouveau car la terre retombe, pour tenter de les dégager. Ce n'est pas un fils comme les autres. Le père ne l'accepte pas, veut ignorer la réalité. Marie… Jean-Pierre assume son état, sa personnalité, sans honte, habitué aux regards de l'incompréhension. L'atmosphère créée par la pénombre et la sobriété de la scénographie cultivent l'intimité, la recherche forcenée du contact. La fin arrive soudainement comme une mauvaise surprise. Je dois avouer qu'elle me semble surfaite, car un évènement vient s'ajouter comme si on y accolait une autre histoire pour faire une fin. Je me demande alors, pourquoi faire une fin ?

En regardant ce spectacle, tout un chacun pourra apprécier comme on peut traiter de sujets délicats, concernant l'identité. Le double jeu des acteurs a un côté jubilatoire (j'utilise rarement ce mot car trop galvaudé et "vendeur"), l'un disert, l'autre traductrice muette. L'histoire est racontée avec justesse et le jeu des acteurs est surprenant d'habileté, de complicité.

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 11:46
Jouliks
Jouliks

Spectacle de «Cie Et Plus Si Affinités» (92) vu le 22 juillet 2019 à 16h45 au Théâtre des Lucioles (Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 sauf le mardi.

Auteur : Marie-Christine Lê-Huu

Mise en scène Clémence CARAYOL

Avec : Bérengère DAUTUN, Eva DUMONT, France RENARD, Jean-Hugues COURTASSOL, Alain FABRE, Aurélien GOUAS

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 12 ans

Durée : 1 h 20

Une cabane, une enfant de sept ans éveillée et délurée, une mère qui s'est volontairement isolée, qui s'était perdue, qui était perdue.

Sur scène, le décor est constitué de panneaux de bois qui au début constituent la cabane, et sont déplacés en fonction des scènes. Il y a beaucoup de vêtements et objets du quotidien sur le sol. La petite n'aime pas s'habiller en fille. Elle a l'allure "sauvage" et espiègle. Elle commence le récit de la vie de sa famille. Observatrice de tout ce qui bouge et qui parle, parfois cachée pour mieux entendre, elle deviendra aussi actrice d'une tragédie. L'amour est le lien qui unit ces êtres qui semblent dériver, s'éviter, ou s'unir. Les silences s'écoutent avec tendresse, mais sous la pression d'une ambiance lourde qui règne sur l'espace du plateau. Les mots sont parfois soufflés à l'oreille. D'où viennent-ils tous ? Les grands-parents se sont décidés à venir voir leur fille, après sept ans d'absence, pour s'apercevoir qu'ils ne la connaissaient pas vraiment. Sauvée du ruisseau, cette dernière a choisi l'isolement. Les rapports sont charnels, sauf la grand-mère qui déverse un flot de phrases et formules bien pensantes. Les personnages s'échangent les secrets de leur intimité dans un presque silence sur lequel flottent les mots et les regards. Cela plait plus ou moins à la petite. Jalousie, sûrement. Après une tentative de déstabilisation, elle fera le geste sordide qui mettra fin à cet épisode de sa vie.

Pendant tout le spectacle, nous sommes guidés par la narration et les commentaires de Jouliks. Vous serez fascinés par la clairvoyance de l'enfant autour de laquelle se meuvent les amours de sa vie, comme des pantins manipulés, sans maîtrise de leur destin.

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 05:28
Mozart, Beethoven, le dialogue imaginaire (création 2019)
Mozart, Beethoven, le dialogue imaginaire (création 2019)

Spectacle de la Cie des 100 tètes (30)

Vu le 18/07/2019 dans le cadre du Festival Avignon Off, théâtre du Grand Pavois à 12h du 4 au 28 juillet sauf le mercredi.

Auteur Alain AUBERT

Avec : Grégoire AUBERT, Benjamin CIVIL, Ronan DUCOLOMB.

Mise en scène : Maryan Liver

Genre : théâtre

Public : Tout public

Durée : 1h20

 

Cette rencontre imaginaire entre deux compositeurs se déroule dans un mémorial où s’est laissé enfermer un visiteur, curieux d’en savoir plus sur ces deux icônes de la musique classique.

Mozart et Beethoven sont alors amenés, après la fermeture du site, à dialoguer sur leurs histoires personnelles, discussions à bâtons rompus, sur leur vie, leurs sources d’inspiration, leurs modes de création, et aussi leurs contemporains. Les discussions peuvent être vives, très vives. Les deux compositeurs ont connu une notoriété bien différente de leur vivant. Leurs échanges vont révéler une ardente concurrence, mais aussi une très grande admiration mutuelle. On en apprendra beaucoup sur leurs motivations, leurs difficultés ou contraintes d’expression artistique, leur volonté d’émancipation, de reconnaissance… La musique n’adoucit pas toujours les cœurs…

Un très beau moment passé avec deux comédiens qui nous font découvrir sous un nouveau jour ces deux virtuoses, tous les deux habités par l’amour de la musique et de la création.

Les échanges entre les deux artistes trouvent source dans des archives et témoignages authentiques divers, librement adaptés dans cette pièce par l'auteur.

Il est à  noter qu'on célébrera en 2020  le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven.

 

 

Partager cet article
Repost0