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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 21:51
https://www.theatre-bourg.fr/spectacles/programme/the-lulu-projekt/

https://www.theatre-bourg.fr/spectacles/programme/the-lulu-projekt/

« The Lulu Projekt » produit par «Le Ring Theatre » (38000) et vu le 11 juillet, à 14h45 au Théâtre de l'Archipel dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, relâche les 9, 16, 23 juillet.

 

Texte : Magali Mougel

Metteur en scène : Guillaume Fulconis

Comédien.nes : Amélie Esbelin, Kévin Sinesi, Audrey Montpied, Côme Thieulin, Charlotte Dumez, Antoine Baillet-Devallez, Guillaume Fulconis

Public : Tout public (à partir de 12 ans)

Durée : 1h

 

 

Il y a ceux qui nagent dans le sens du courant et il y a Lulu. Lulu a 18 ans, vit en RDA et veut devenir cosmonaute ou rockstar. Lulu a une maman qui ne l'aime pas trop et un meilleur ami Moritz (lui aussi  a des lunettes) qu'il aime beaucoup. La vie de Lulu se découpe en 13 épisodes (avec Prologue et Epilogue). En nous familiarisant avec ce personnage plutôt simplet, nous découvrons la vie sous un angle nouveau. 

 

 

Il y a deux comédiens et une comédienne. Elle joue la soeur, la mère et la fille étrange que rencontre Lulu. Elle reprend la parole des personnages si rapidement  qu'ils n'ont pas le temps de cesser d'exister. Lulu est joué par un seul et même acteur et le troisième s'occupe du prologue et de l’épilogue. 

Le personnage me fait penser au protagoniste de « Forest Gump ». Il court quand il ne comprend pas et ce qu'il dit est simple. De cette manière, nous avons un regard neuf et spontané sur la vie en RDA. Mais rassurez-vous, il ne s'agit pas que de contexte historique : Lulu découvre l'amour et l'amitié, explore ses rêves et expérimente la vie comme l'ado qu'il est.

 

Le pitch est original. Le jeu est efficace. Je dis OUI !

 

 

Anouk F.

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 12:48
Enfantillages
Enfantillages

Spectacle produit par la « Compagnie de l'Ile Lauma » (29) et vu le 12 juillet, à 9h50h au Théâtre Au Bout Là-bas dans le cadre d’ Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, relâche les 10, 17, 24 juillet.

 

Texte : Raymond Cousse

Metteur en scène : Serge Irlinger

Comédiens : Laurent Mascles

Costumière : Edwige Payet

Public : Tout public à partir de 5 ans

Durée : 1h10

 

Enfantillages nous fait voyager dans l'enfance en suivant le récit d'un petit garçon qui ne sait pas encore lire.

 

Il nous parle tour à tour de Marcel, son grand ami ; du boucher qui tue les animaux dans sa cour ; du commis du boucher qui rend visite à la sœur de Marcel qui elle, a un animal poilu entre les jambes et qu'ils observent par la serrure de la porte. Il nous raconte aussi pourquoi on va à l'école (en tout cas ce qu'en pense l'instituteur) et de quelle manière il découvre les zizis des grands dans les toilettes de l'école. Il évoque le curé qui a des réponses aux questions qu'un enfant ne comprend pas toujours.

C'est la vision du monde d'un enfant avec sa logique implacable d'enfant. C'est drôle, émouvant, parfois dérangeant. L'acteur, seul en scène, interprète brillamment tous les personnages, en changeant juste de voix, d'attitude et de mimiques.

 

Salué par Beckett et Ionesco, «Enfantillages» de Raymond Cousse fait le récit de l’absurdité, de la cruauté et de l’injustice du monde avec une stupéfiante exactitude et un style exceptionnel.

Le texte aborde à plusieurs reprises la découverte de la sexualité, voire de la pédophilie. Il peut être un parfait support pour aborder autrement ces thèmes dans le cadre familial ou scolaire.

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 11:49
Les Monologues de Feydeau (mais à deux)
Les Monologues de Feydeau (mais à deux)

Spectacle produit par la Cie Rê-Volt (26) vu le 9 juillet à 20H10 à l’ Espace Alya dans le cadre du Festival Off d'Avignon 2019, du 5 au 27 juillet (seulement les jours impairs)

 

Texte : Maxence Descamps d’après les textes de Feydeau

Mise en scène : Maxence Descamps

Comédiens : Maxence Descamps, Baptiste Moreau

Genre : Théâtre
Tout public

Durée : 1h10

 

Lorsque nous avons entendu parler de ce spectacle, nous avons tout d'abord été intriguées par son titre - qui repense la notion de monologue - et par sa présentation - un comédien qui interprète les monologues de Feydeau et sa voix intérieure qui nous révèle ce qui se passe dans son esprit lorsqu'il joue. Ainsi, il y a dans ce spectacle une superposition de deux univers différents : celui de Feydeau et ses textes caractéristiques ; celui du comédien, ses pensées et ses doutes.

 

Tout d'abord, ce spectacle nous permet de découvrir ces monologues que nous ne connaissions pas forcément, et ce d'une manière plutôt originale : ils se démarquent des mises en scènes habituelles de Feydeau dans la mesure où chacun est interprété dans un genre différent (le clown, le mime, l’imitation, la chanson…). Les comédiens maitrisent plutôt bien ces registres. Ils amènent ainsi une certaine diversité et originalité à ces textes et de l'humour. Les deux comédiens sont très bons ; ce spectacle nous permet de nous cultiver tout en nous divertissant !

De plus, outre les monologues, nous avons également découvert un voyage dans l'envers du décor : les pensées du comédien lorsqu'il joue. Ici, comédien et voix intérieure ont une très bonne complicité et leurs discussions créent un décalage comique avec le langage particulier des textes qu'ils présentent ; ils s'amusent parfois même à briser le quatrième mur mais sans excès, ce qui nous donne l'impression de faire partie intégrante de l'esprit de ce comédien.

 

Lorsque nous sommes ressorties de la salle, nous étions conquises par ce voyage à travers les textes variés de Feydeau et le potentiel comique de ces deux artistes qui s'amusent autant qu'ils amusent leur public. Original et très divertissant, ce spectacle est à conseiller aux petits et aux grands !

 

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 10:33
Un Fils de notre temps
Un Fils de notre temps

Spectacle produit par la « Compagnie Attention Fragile » (13) vu le 11 juillet dans le cadre d’Avignon OFF 2019, à 20h à L'Îlot Chapiteaux. Représentation les 6, 9, 11, 13, 16, 18, 20, 23 et 25 juillet ; les autres jours à 14h.

 

Texte : Odön von Horvath

Metteur en scène : Gilles CAILLEAU

Comédiens : Barthélémy GIULI

Genre : Théâtre

Public : Adolescents, Adultes

Durée : 55 minutes

 

 

L'Îlot Chapiteaux est un lieu magique. Sur une grande étendue d'herbe, une dizaine de chapiteaux. Des petits, des grands, des circassiens, des yourtes, des formes bizarroïdes, des ouverts, des fermés. Tout autour, les caravanes des artistes qui logent sur place. Quelques points de restauration. Nous sommes dans un monde parallèle, j'ai l'impression d'avoir 4 ans.

 

Pour aller aux chapiteaux de la Compagnie « Attention Fragile », on suit des chemins en tapis persans, posés dans l'herbe. On dirait des tapis volants. Le spectacle commence, nous entrons dans le chapiteau. A droite et à gauche, des gradins en escalier, irréguliers comme une butte, couverts d'herbe. Au milieu, une scène avec un homme, torse nu, allongé sur des journaux. Un SDF ?

Il nous raconte son histoire, nous parle de sa mère, de son père surtout,  de sa vie de soldat et de ce qu'il aurait aimé faire comme métier. Il nous effraie et nous fait rire. Il nous dérange dans notre petit confort quotidien : il vient dans le public, nous parle de très près. Le texte et l'interprétation sont puissantes, parfois durs. On n'en sort pas indemne.

La mise en scène est simple et efficace. L'acteur a tous les accessoires à portée de main dans son camp de journaux : du scotch pour fabriquer un pantin, des sardines en boîte qu'il mange, de l'encens, un magnétophone ....La pièce se termine avec le son de sirènes qui reste suspendu dans l'air. Les spectateurs mettent un petit moment pour se ressaisir et quitter le chapiteau.

 

Le texte, écrit en 38, est terriblement actuel et nous oblige à nous confronter aux travers de comportements individuels, collectifs et publics que nous avons souvent acceptés comme étant normaux.

A voir absolument !

 

NB : La Compagnie « Attention Fragile » fête ses 20 ans d'existence avec la présentation de 6 spectacles (cirque, clown, théâtre), dans cinq chapiteaux, tous plus beaux les uns que les autres. Vous pouvez y passer la journée, le premier spectacle commence à 11h30, le dernier à 20h !

 

Contact :

Anne-Laurence LOUBIGNIAC, Chargée de la diffusion

06 41 97 15 89

loubigniac@gmail.com

ATTENTION FRAGILE

21 rue Arnaud
13007 Marseille - France

 

 

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 17:36
Nirvana
Nirvana

Spectacle du Centre d'Art scénique contemporain de Lausanne, « Tanzhaus Zurich » vu à la Collection Lambert (Les Hivernales- CDCN) mercredi 10 Juillet à 16H50 dans le cadre du Avignon Off du 10 au 20 Juillet. Relâche le 15 Juillet.

 

Chorégraphie : Delgado et Fuchs

Danseurs : Nadine Fuchs et Marco Delgado

Durée : 35 mn

 

 

Deux corps splendides se présentent au public : un homme et une femme, seins nus. Ils talquent leurs jambes sur lesquelles ils enfilent un collant de latex transparent. Quelques minutes auparavant, la femme a parfumé la salle avec un spray à l'odeur très agréable.

 

Le ton de la performance est donné, appuyé par le titre. Les spectateurs assis par terre à l'entrée d'une grande salle blanche de la Collection Lambert vont assister à une petite forme chorégraphique qui va osciller entre beauté du geste et humour. Je pensais assister à un nouvel opus de danse contemporaine bien huilé et taillé au cordeau. Ce fut le cas aussi. Mais rapidement, le spectateur note quelques dissonances : la femme, par exemple, prononce des remarques discrètes à son partenaire qui fait semblant d’avoir une implication laborieuse, contrainte et  forcée sur scène.

Signalons aussi ces crins de chevaux que les deux danseurs portent tantôt autour du cou, tantôt comme une coiffe et qui donnent à cette forme improbable des allures rupestres et ethniques, très érotiques et largement sensuelles. J’ai l’impression de voir un tableau d’Egon Schiele. Certains spectateurs sourient et les regards se croisent. Peut-être n'ont-ils pas à leur actif suffisamment de codes liés à la danse pour évaluer à sa juste valeur la magnifique prestation de ces deux danseurs. La danseuse, Nadine Fuchs est splendide et sa souplesse sans faille. J'ai ressenti avec intensité chaque mouvement, moi qui pratique aussi la danse depuis tant d'années.

 

J'ai adoré « Nirvana » et  j'ai été littéralement subjuguée. C'est tout simplement beau et le décalage second degré renforce, à mon avis, la plastique des corps et rend finalement la danse contemporaine plus accessible.

Si vous aimez la Beauté, courez-y !

 

 

 

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 17:13
Le Capitaine Fracasse
Le Capitaine Fracasse

Spectacle produit  par la Compagnie Cie Fraternal Compagnia (Italie) en Coréalisation avec l'Académie Internationale Des Arts du Spectacle (78) vu le 11 juillet, Avignon OFF 2019, à 13h45 à La Cour des Platanes. Du 5 - 28 juillet, relâche les 15 et 22 juillet.

 

Texte: Théophile Gauthier

Metteur en scène : Massimo Macchiavelli

Comédiens : Alice Amico, Aurélie Ianutolo, Jean Briault, Luca Comastri, Massimo Macchiavelli, Luca Zilovich, Luca Mazzamurro

Musicien : Umberto Cavalli

Masques : Luca Comastri

Public : Théâtre à partir de 8 ans

Durée : 1h20

 

Dans "La cour des Platanes", les spectacles se déroulent à l'extérieur, sous les platanes, lieu parfait pour de la Commedia dell'Arte.

 

L'histoire se déroule au milieu du XVIIe siècle. Le baron de Sigognac, jeune noble désargenté, vit reclus dans son manoir. Un soir d'hiver, il offre l'hospitalité à une troupe de comédiens égarés, et tombe amoureux de l'actrice Isabelle ; l'attirance est réciproque. Sigognac décide de les suivre dans leurs aventures. Il prend alors le nom de scène de « Capitaine Fracasse ». Sigognac doit lutter contre un rival, le duc de Vallombreuse. Les deux hommes se battent en duel. Le duc fait enlever Isabelle. Soudain, retournement de situation : Le père du duc reconnaît en Isabelle la fille qu'il a eu avec une actrice. Vallombreuse étant passé d'amant sans scrupule à frère attentionné, le mariage peut enfin être célébré.

La pièce commence par une distribution de munitions au public. Les spectateurs sont sollicités à plusieurs reprises et de différentes manières pour participer à la pièce - pour le plus grand plaisir des petits et des grands. La mise en scène est typique de la Commedia dell'Arte : plateau en bois, scène ouverte, tissus et une calèche en bois tirée par de très beaux chevaux de bois. Tous les ingrédients de la Commedia dell'Arte sont par ailleurs réunis : masques, chants, combats d'épée, personnages cultes dont bien évidemment les amoureux. Les acteurs interprètent chacun plusieurs rôles qui ne sont pas toujours faciles à distinguer. Les paroles sont en italien et en français ce qui donne lieu à de nombreux et  jolis jeux de mots, mais ce qui rend l'histoire, parfois, difficile à suivre.

Un musicien accompagne le spectacle aussi bien avec des compositions personnelles qu’avec des morceaux de musique populaire. Il joue des instruments allant de l'accordéon à la vielle à roue en passant par des instruments à vent et des percussions.

 

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 16:53
J'aurais Tellement Aimé

 

Spectacle produit par «Filomène et compagnie» (34 Hérault) vu le 8 juillet 2019 à 19h10 au Théâtre des Barriques dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019. Relâche 9-16-23 juillet.

 

Texte : May Laporte

Mise en scène : May Laporte

Comédiens : Emilie Chevrier

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 8 ans

Durée : 1 H

 

 

Pour commencer, tout est noir, et le restera un bon moment. Les spectateurs entrent dans le noir et trouvent leur place à tâtons. Un moment suspendu, dans le silence et le noir... Une porte grince et on entend un personnage qui entre, en passant par la salle et demandant son chemin aux spectateurs assis.

 

 

Voilà pour  l'entrée en matière. Puis la lumière fut. Et l'on découvre Juliette, 32 ans, bibliothécaire, définitivement célibataire car n'ayant pas trouvé le prince charmant ; alors à quoi bon...Amoureuse des livres, elle ne les lit pas, elle ne les goûte pas, elle les dévore. Mais qui est-elle ?

Le décor est simple mais traduit bien son environnement de rayons, de livres, de mystères et d'aventures. En fait de livres, il n'y en a qu'un seul d'important... C'est le sien. Arrivé à la bibliothèque en même temps qu'elle, il n'attend que d'être lu. Pour son malheur, ou son bonheur. Elle doit accepter la réalité qui n'en n'est d'ailleurs pas une, sauf à la créer elle-même.

A ce moment, je pense à Atreyu, le héros de « L'histoire sans fin », et plus particulièrement au moment où il s'aperçoit que la fin du livre dépend de lui. « J’aurais tellement aimé » m’évoque aussi la pièce de Pirandello « Six personnages en quête d'auteur » et ses personnages qui errent à la recherche d'un théâtre pour jouer éternellement leur vie. Juliette, quant à elle, adore certes les livres, mais elle rêve surtout de les écrire. Cela tombe bien car c'est bien de cela dont il s’agit. De simple personnage, elle devient auteur de sa propre vie.

L'interprétation très vivante et passionnée du personnage de Juliette par l'actrice nous fait vivre son angoisse, puis ses doutes et enfin son espoir comme si nous-mêmes étions confrontés au même mystère. Elle nous renvoie notre image, figée par un auteur que nous ne connaissons pas, avec le sentiment qu'il ne tient qu'à nous de devenir enfin auteur de notre vie.

 

Pour la forme du spectacle J'ai vécu une agréable ascension vers le mystère, suivie d'une révélation inattendue, puis d'une fin pleine de détermination et d'espoir.

Gilbert CORDIER

 

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 15:06
Eddy Piouc
Eddy Piouc

Spectacle de la Compagnie Les Soleils Piétons (34) vu le 11 juillet, Avignon OFF 2019, à 10h30 à l'Ecole du Spectateur. Du 10 - 28 juillet, relâche les 16 et 23 juillet.

 

Création collective

Avec : Sophie Laporte

Genre : Marionnettes-Objets

Public : à partir de 5 ans

Durée : 40 minutes

 

L’histoire se déroule dans une yourte. Trois gradins en bois entourent en demi-cercle la petite scène.

Lucile nous raconte une histoire : Elle a trouvé un oiseau, tout petit, tout rose, rose comme un chewing-gum. Elle ne sait pas quoi en faire, elle n'a pas trop le temps .... Ses voisins d'immeuble la conseillent, certains l'aident, d'autres pas. Puis, Lucile part dans un rêve. Est-ce le sien, celui de l'oiseau ? Au fil des évènements, Lucile va changer de regard sur le quotidien de sa vie.

La mise en scène est jolie, simple et efficace : Une porte-fenêtre en fond de scène, un petit bureau qui se transformera ingénieusement en scène pour les marionnettes, un guéridon, une lampe à pied.

De très, très belles marionnettes en première partie, suivies de théâtre d'ombre.

Tout en délicatesse, l'actrice, seule sur scène, joue Lucile et manipule les marionnettes. Les enfants sont captivés, réagissent en direct. Ne vous en privez pas !

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:53
Les petites formes de Montfavet - Plume

Ouverture du festival les petites formes de Montfavet (84) ce jeudi 11 juillet pour 4 jours d’entre-sorts et de spectacles en forme courte. Un havre de verdure à 10 mn de la fournaise avignonnaise. Courrez-y!

Je viens pour la première fois sur ce festival que nous avions couvert en 2016 et qui fait partie cette année des partenaires VivantMag. L’occasion de présenter des formes courtes (5 à 35 mn) pour le très jeune public, mais aussi pour un public familial. Un festival qui se veut aussi écolo et porteur de valeurs environnementales. Accueil chaleureux et ambiance conviviale dans ce mini festival tout en poésie.

J’ai pu profiter de deux spectacles : « Plume » et « l’évadée ». Un vrai délice.

Plume

https://img.over-blog-kiwi.com/1/43/59/74/20190711/ob_5594c1_vivant-coup-de-coeur.jpg

Compagnie « Les rustines de l’ange » (26) vu le 11 juillet 2019 à 10h40 au festival Les petites Formes de Montfavet, dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 11 au 14 juillet 2019 à 9h30 et 10h40.

Mise en scène et jeu : Anne-Laure Gros et Séverine Bruniau

Genre : Marionnette, théâtre, chant, musique
Public : Très jeune public à partir de 1 an
Durée : 25 mn

https://img.over-blog-kiwi.com/1/43/59/74/20190711/ob_46ed01_plume.jpg

Dans une caravane toute de bleue revêtue et aménagée pour accueillir 25 enfants et quelques adultes, je m’installe sur le gradin alors que la comédienne, sur une couette, égraine des notes sur un limonaire, orgue de barbarie miniature.

Sans un mot, elle s’amuse d’une plume échappée de la couette, qui se transforme en castelet par un ingénieux mécanisme et nous offre la danse de l’ange avec une tête et une plume sur une musique d’opéra. Magique.Sa comparse qui nous avait accueillis joue de l’extérieur en laissant apparaître ses mains, son visage par différentes fenêtres, pour terminer en plein écran, en chantant et jouant un air d’accordéon.

A la fois simple et généreux, riche et tout en douceur !  Les deux comédiennes amènent le jeune public et moi avec, dans cet univers où la douceur des plumes caressent notre sensibilité.

 

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 16:34
Cherchez la faute
Cherchez la faute

Spectacle de la Compagnie Théâtre sur Paroles ( 75) vu le mercredi 10 Juillet à 10H45 à la Manufacture ( Château de Saint Chamand ) dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 8 au 24 juillet (Relâches les 11 et 18 juillet)

 

Texte : François Rancillac d'après l'essai « La Divine comédie- Dieu n'a pas créé l'homme » de Marie Balmary

Mise en scène : François Rancillac

Comédiens : Danielle Chinsky, Daniel Kenigsberg, François Rancillac, Frédéric Révérend.

Genre : théâtre à partir de 16 ans

Durée : 2H

 

 

Qui est l'autre ? Il est probable que plusieurs spectacles au Festival abordent cette question cette année encore... Mais ici, l'interrogation remonte au livre fondateur de notre civilisation judéo-chrétienne : la Bible. Et cela donne au propos une dimension toute particulière. Le mistral qui souffle aujourd'hui donne aussi à cette représentation des allures particulières : le souffle du vent serait-il à l'image de la réflexion que soulève le spectacle, régulier et permanent ?

 

Les spectateurs sont assis autour de tables disposées en carré avec au centre un arbre bien en vue (un magnifique bonzaï). Quelques chaises en 2ème ligne. Sur les tables des livres, des tasses de café et un dossier blanc ostentatoire sur la Genèse biblique. Puis 3 personnes prennent la parole parmi les spectateurs. Ce sont des conférenciers.

Alors allons-nous mieux comprendre ce livre que tout le monde se targue d'avoir lu ? Il s'agit ici de reprendre de façon très érudite l'histoire à partir du texte original en hébreu traduit par André Chouraqui.

Les comédiens s'écharpent, s'interpellent et  François le modérateur tente tant bien que mal de tempérer les élans de vérité depuis longtemps enfouis en eux en se concentrant sur la lecture minutieuse du texte original.

Commençons par le commencement, quand même......!!!

La dimension du " je" revient régulièrement dans le spectacle parallèlement à celle de l'altérité. La transposition du texte de Marie Balmary par François Rancillac est séduisante et bien menée. Elle convoque de grandes interrogations souvent ponctuées d'humour. Nous qui sommes finalement devenus des étudiants lors de ce colloque existentiel, nous réfléchirons autrement au terme de ce spectacle. Ce scénario originel emprunt de tant d'évidences qui pourraient être si galvanisantes mais qui ont été tellement dévoyées résonnera certainement différemment.

 

Quittez pour un instant les salles climatisées d'Avignon intra-muros pour vous égayer de la pensée originelle et vous aérez ! Avec ou sans mistral.

 

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