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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 12:23

ZAT-2013.jpgFestival organisé par la Direction de la Culture et du Patrimoine de la Ville de Montpellier, les 13 et 14 Avril 2013 dans le quartier Mosson/Paillade.

 

Spectacles vus le 14 Avril  : Tata Milouda slame sa vie, Smashed, Casrolparc, Bestiaire alpin, Khalid Arash' Sfalte, Livret de famille, Fanfaraï, Transports exceptionnels, Urbaphonix, Repite Conmigo.


Direction artistique : Pascal Lebrun-Cordier

Assistant de programmation : Adrien Wojcik

Direction technique : Illusion et Macadam

 

vivant-3-toiles-4

 

 

Tout public

Durée : 2 jours

 

 

Depuis 2010, la municipalité de Montpellier ouvre l’espace public dans différentes zones de la ville qui deviennent chacune leur tour une Zone Artistique Temporaire. Danse, cirque, concerts, déambulations et animations créatives permettent «d’explorer l’imaginaire urbain ». Ce printemps, c’est au tour du quartier Mosson/Paillade de s'ouvrir à un public venu très nombreux pour une superbe ZAT. Créativité, mixité et liberté étaient au rendez-vous et les spectacles étaient de grande qualtié.

 

Dans la clairière du Parc Sophie Desmarets, Tata Milouda a slamé sa vie à des centaines de spectateurs enthousiastes. Plus tard, au même endroit, la compagnie Ganini Juggling a présenté Smashed : une dizaine d'artistes surdoués qui jonglent avec des pommes en alliant humour et flegme très british, sur une remarquable chorégraphie. Sur les hauteurs du parc était le manège en bois flotté du Bestiaire alpin (Théâtre de la Toupine). Un peu plus loin on trouvait Casrolparc de la compagnie Dut : grand spot offrant des animations étonnantes à partir d'ustensiles de récupération. Sur la scène des halles Khalid Arash'falte, rapeur pailladin, transmettait ses émotions dans des rythmes très percutants. Fanfaraï (une fanfare du maghreb produite par Tourn'sol Prod) mixait de nombreuses traditions musicales pour de belles sonorités entraînantes, et nous a emmenés sur un parking pour voir Transports exceptionnels de la compagnie Beau geste (transports amoureux, aériens et dansés entre un homme et une pelleteuse, accompagnés par la voix de la Callas). Un très grand moment d'une beauté surprenante. Dans une cour d'immeuble, les Arts oseurs ont présenté Livret de famille : un beau spectacle en déambulation. Urbaphonix, de la compagnie Décor sonore qui improvise des concerts avec des matériaux de rencontre et un équipement d'amplification, a créé de mystérieuses symphonies à partir de la respiration d'un arbre, de frôlements sur une barrière ou de la voix d'un mur en béton... Ils nous ont conduits, en déambulant, devant une tour de 12 étages où notre souffle s'est arrêté devant Repite Conmigo de la compagnie Del-Revés : deux danseurs perchés au faîte de la tour, et arrimés par un câble, descendaient lentement en utilisant la façade comme un plancher de danse en éxécutant saltos, vrilles, portés et sauts de biches humoristiques. Deux musiciens assis en haut de l'immeuble accompagnaient leur ballet acrobatique. Magnifique.

 

Outre la qualité des spectacles, j'ai beaucoup apprécié l’organisation de cette ZAT. Une bonne exploitation des diverses topographies et un timing bien calé ont permis au public de circuler aisément d'un spot à un autre. L'accès facile à l’information, la disponibilité d'un personnel nombreux et la participation des habitants évitaient les errances ! Ajoutons à cela les parfums aromatiques du buffet sous les arbres, l’ambiance chaleureuse, les multiples possibilités de découverte du quartier (photos, films, etc.) et l’on peut dire que la Mosson/Paillade a dévoilé sa richesse !

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 09:48

festival-passerelle.jpgPorté par le collectif « L’Outil » (association d’administration culturelle basée en territoire Languedocien), la première édition du festival « Passerelle » s'est déroulé du 15 au 16 Février 2013 à l'Espace culturel des Corbières (Aude). Il a pour ambition de développer et consolider les circuits culturels courts (réseaux de proximité des collectivités locales) en proposant treize spectacles aux professionnels de la région. Il s’agissait du « 1er marché culturel porté par un collectif de créateurs du territoire. ».

 

Une bonne trentaine de programmateurs de structures régionales ont répondu présent à l’appel de cette manifestation qui offrait, d'ailleurs, un accueil très pro. Pour ma part, j’ai pu assister à cinq spectacles dans la journée ainsi qu’à la soirée cabaret.

 

Certains spectacles comme "L'affaire est dans le sac" (nouvelle création très originale de la compagnie Les Babas au Rhum) étaient présentés devant des scolaires, ce qui les mettait davantage en situation et permettait une indispensable interaction. D’autres comme "Vrais mensongeurs" (un duo de contes en musique) se sont joués devant une majorité de programmateurs, ce qui rendait l’exercice un peu difficile et sûrement trop stressant. Pourtant, la proposition du duo (formé par Hélène Bardot et Kiko Delmond) mêlant mots dits et mots « en chanté », autour du vrai et du faux, nous offre un univers absurde, riche et surréaliste. Leurs récits se tissent à deux autour d’histoires déjantées, pas immédiatement accessibles mais qui teintent joliment à nos oreilles et nous transportent dans des exagérations poétiques et pleines de sens. Dommage qu’ils se soient un peu perdus sur ce grand plateau et dans cette grande salle un peu vide.... Hélène Bardot jouait également son spectacle de contes "Trous…" auquel je n’ai malheureusement pas pu assister, et Kiko jouait ses compositions personnelles en solo le soir dans le cabaret.

 

Un déjeuner pris en commun sur une grande table permettait de discuter avec les artistes et les techniciens, tous très impliqués dans la manifestation, parfois même très en amont.

 

En début d’après-midi, j’ai moins apprécié le spectacle de contes et chansons occitanes "Emile et Célestins racontent" des Frères Locomotives, accompagnés par le son strident et un peu crispant d'une vielle à roue et d’autres instruments remontés du passé. Peut-être était-ce trop proche du déjeuner ? L’idée de raconter ces histoires avec des mots en occitan que l’on comprend aisément dans des phrases en français fonctionne plutôt bien, mais le rythme trop lent et parfois un peu rigide du spectacle m'a empêché de m'évader dans les souvenirs de ces deux frères, entre terroir, transhumances et paysans.

A 15h30, les Jibul’s et leur "Fantaisie autour d’un verre" nous ont proposé un voyage dans l’univers du cirque, de la rue et du "pas sérieux" avec deux personnages plutôt sympathiques et attachants. Attention, nous sommes chez les manolos ! Rien ne marche comme prévu, mais ils réussissent avec drôlerie, bonne humeur et dans une décontraction surprenante, à nous faire partager un univers burlesque sans prétention.

Enfin, une jolie surprise de fin de journée - "Bon cirage, bon présage" - m’a permis de découvrir une artiste surprenante, pleine d’une vitalité et d’une bonne humeur communicative. A découvrir sans faute !

 

Pour clôturer cette après-midi réussie, nous étions conviés à une rencontre informelle dédiée aux professionnels, artistes et programmateurs, sur le thème générique du "spectacle vivant en milieu rural". La discussion était - vraiment - très libre et ouverte, chose rare pour ce genre d’exercice ! De nombreux témoignages ont fait état du manque d’intérêts des structures reconnues, dont "Réseau en Scène", pour les actions menées par des structures plus petites. Certains ont même parlé de véritable dédain. A noter, cependant, que deux personnes de "Réseau en Scène" sont venues sur le festival, selon l’organisation. Il a été fait également état de la course incessante au "fric" quand d’autres cherchent plutôt à donner du "sens", ainsi que de l’intérêt de développer une "révolution horizontale des réseaux" pour fédérer les initiatives locales et les faire échanger entres-elles. Pris dans la discussion je n’ai pas pu prendre de notes, mais vous avez compris le ton de la rencontre… avec lequel j’étais plutôt en phase !

 

Une belle première édition qui a permis de faire découvrir des artistes régionaux, et de montrer le savoir faire de compagnies irriguant le territoire depuis de nombreuses années et connaissant bien les habitudes locales, ainsi que les freins et les moteurs de la région. Elle a aussi montré que les compagnies, si elles veulent présenter leurs travaux, doivent encore se mobiliser entres-elles.

 

Je m'interrogeais sur le fait que, pour treize spectacles, certains artistes étaient présents dans deux , voire trois d'entre-eux ! Surprenante idée de la diversité, non ? Hélène Bardot , cheville ouvrière du projet, m’a expliqué que cela venait justement de la difficulté à mobiliser les énergies de tous. Constitué de plus de 50  artistes, le collectif a proposé à l’ensemble de ses membres de participer à l’organisation du festival. Seulement la moitié a répondu présent... C'est qu'il ne s’agissait pas seulement de jouer son spectacle, mais aussi de participer à l’organisation, la préparation et la mise en œuvre de ces deux jours. Une préparation de plusieurs mois à l’avance ! Du coup, ceux qui ont participé depuis le départ n’étaient pas assez nombreux, et la programmation s’est faite exclusivement autour d’eux. Cela m'a malheureusement laissé une impression "d’entre-nous". Je comprends tout à fait le cheminement qui a amené à cette situation, mais le trouve dommageable. Gageons que la seconde édition s’appuiera d'avantage sur cette "révolution horizontale des réseaux" dont il a été question lors de cette vivifiante rencontre.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 18:48

Deuxième journée pour ce région en scène, en démarrant la matinée avec un spectacle jubilatoire : «L’héritage » (cie le pas de l’oiseau (04) à la distillerie.) Un vrai moment de bonheur, partagé par les professionnels présents, pour une petite forme de conte théâtralisé, à la mise en scène soignée.

  F2 region-en-scene-PACA-201 

A 12 h 15, changement de lieu pour rejoindre en bus, l’Espace de l’Huveaune à la Penne sur Huveaune, car le festival joue la décentralisation en investissant cinq lieux sur trois communes.

Avant l’ouverture officielle du festival, nous sommes conviés dans ce grand hall d’entrée à une conférence sur l’humour intitulée : « A quoi reconnait on un clown ? » de la compagnie du i (84). Emmanuelle Vincent, titulaire d’un Master II en « Humour Appliqué », vient nous présenter son travail, accompagnée de sa stagiaire, Sophie Dullier. Habillées en tailleur strict, elles campent leurs personnages avec délice.

Le contraste entre la rigueur froide de la conférencière et sa stagiaire malhabile fonctionne assez bien. Notre conférencière nous présente en 52 points et avec un sérieux déconcertant le fruit de ses études, mêlant verbiage incompréhensible et calembours à deux balles. L’ensemble, bien que de seulement 30 minutes m’a semblé avoir quelques longueurs et se termine dans un dérapage en règle.

Mais sa forme originale en fait une proposition intéressante pour une ouverture de saison ou de festival.

 

A 15 h, et après un cocktail dinatoire présentant différentes spécialités culinaires du Sud, moment toujours propice à des rencontres et des échanges informels, nous voila installés dans une belle salle de spectacle pour découvrir « Une laborieuse entreprise », de la compagnie de l’Aria ( corse).

Un couple, installé dans un lit accompagné d’un accordéoniste (désormais très tendance d’avoir un musicien live sur scène, mais pas toujours indispensable !), nous parle du vieillissement et de la désillusion du couple. Un texte parfois crû, où l’on découvre Yona Popokh, un homme odieux qui souhaite quitter sa femme, Leviva, après vingt ans de vie commune. Il nous montre les petitesses de l’homme, sa mauvaise foi, les questionnements sur la vie et le renoncement nécessaire qu’implique le couple.

J’ai pour ma part été déstabilisé par le jeu trop déclamatoire des comédiens, qui portant ainsi ce texte dense, drôle et cynique, n’a pas réussi à m’emporter complètement.

 

Enfin pour terminer mon séjour sur le festival, il me restait à découvrir ces « liaisons dangereuses sur terrain multisports» par la compagnie En rang d’oignons (13). Un dispositif ambitieux, nous présentant sur un terrain de hand, avec un public installé en bi-frontal, une version rue des Liaisons dangereuse, où quatre joueurs –deux hommes et deux femmes-, sous les directives du meneur de jeu viennent disputer le match de leur vie, le match des libertins, le match des esprits libres.

Il s’agit d’un exercice ambitieux et heureusement que j’avais revu par hasard une version des Liaison dangereuses, ce qui m’a permis de suivre l’histoire. Cette version totalement décalée suit d’ailleurs le fil de la narration avec une précision surprenante.

Mais force est de constater, que malgré tout le talent déployé ce jour là, et le présentateur-meneur de jeux apporte une énergie toute particulière, il est bien difficile de suivre et de se retrouver dans ces intrigues et machinations diaboliques, dans lesquelles les deux héros-Merteuil et Valmont- se perdent.

J’ai du abandonner avec regret ce festival toujours plein de surprise et très bien organisé. Dans la soirée,  Mac Abbé et le Zombi Orchestra, que j’avais eu le plaisir de découvrir il y a quelques temps, était invité par le Maillon (la fédération Rhône Alpes de la FNTAV) dans le cadre d’un plateau musical.

Le lendemain, c’était « Poucet le temps des mensonges » qui était présenté puis les moldaves pour clôturer cette édition 2013.

Avec 50 programmateurs présents cette année ( pour une billeterie de 1.029 entrées), ce  Région en scène permet ainsi aux treize compagnies sélectionnées de tourner en moyenne sur une soixantaine de dates au final. Et trois d’entres elles seront invitées au festival du chainon à Laval, où les attendront plus de 350 programmateurs de toute la France. Un dispositif qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années.

 

Compte rendu de la première journée,ici.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 12:54

L'Heritage-18Vitrine du collectif du Cercle de midi, le festival « Région en scène, Paca et Corse » présente 13 spectacles, mêlant  théâtre et musique essentiellement  et soutenus par le plus grand nombre de structures adhérentes. Plus que des coups de cœurs, il s’agit donc des spectacles programmés et soutenus de la façon la plus large possible, et permettant ainsi l’accès au festival national, le chainon FNTAV, dont le cercle de midi est une fédération régionale.

Un beau dispositif faisant office de monte charge des régions vers le national, et offrant un réseau de plus de 400 salles.

Et cette belle manifestation, dont l’Adadiff est partenaire depuis plus de 5 ans, a commencé lundi 11 janvier, avec près d’une cinquantaine de programmateurs présents.

Arrivé en retard, je n’ai pu entendre que les trois derniers morceaux de Bastien Lanza (04), jeune auteur compositeur interprète, accompagné de son nouveau groupe. Ce chanteur semble dégager une belle présence sur scène, dans un registre plutôt folk, et très chanson française.

 

Après le repas, propice à des rencontres et des discussions toujours enrichissantes, nous avons pu assister à « Italie Brésil 3 à 2 », de la compagnie Tandaim (06), qui retrace presque minute par minute le match du 5 juillet 1982 entre l’Italie et le Brésil lors de la coupe du monde.

vivant-3-toiles-4.jpg

Seul sur scène accompagné d’un guitariste, et devant un immense écran blanc, Solal Bouloudnine, excellent comédien, nous raconte à 200 à l’heure son match, LE match qu’il a vu en famille alors qu’il avait 8 ans, dans son Italie natale à Palerme.  Après une présentation du contexte de l’année 1982 et de ce que représentait le Brésil dans le footbal (c'est-à-dire, tout !), il nous retrace avec une vraie conviction et une énergie adolescente, la ferveur du match. On y retrouve ce mélange de superstition et de rituel, où le spectateur se partage les raisons de la victoire, et où l’enthousiasme devient communicatif.

Ponctué d’une guitare déchirée, qui vient renforcer la rythmique et les accélérations du match, le flux de paroles impressionnant nous entraine également dans des moments d’émotion poignante, comme quand il nous raconte à la mi-temps, ce match (historique) entre l’équipe allemande durant la période nazie contre le Dynamo de Kiev, dont tous les joueurs ont été exécutés pour avoir gagné leur match malgré le contexte historique qui leur imposait un autre résultat.

Un spectacle porté par un comédien très talentueux, qui nous fait partager, le suspens, les espoirs et les désespoirs des supporters. Même si l’on se perd parfois dans les noms des joueurs ou dans les digressions du récit, même si l’on attend –en vain-, que ce grand écran blanc s’anime, on garde le sentiment d’avoir partagé avec tous un moment médiatique mais intime.

 

Petit bémol, La compagnie Tandaim était déjà présente en 2012 à l’édition précédente, avec un spectacle plus original à mon avis « villa volga », mais qui pourtant n’avait pas remporté le succès escompté. Il me semble qu’avec le nombre important de compagnies de la région PACA, le cercle pourrait élargir ses choix, même si l’on m’a précisé que c’était le résultat du mode de désignation des spectacles repérés qui amenait à ces situations, et qu’il ne voulait pas s’interdire ce partis-pris. Dont acte.

 

Pour terminer la soirée, j’ai découvert  une Bjork française qui m’a chaviré. Retenez son nom : Ottilie (05). Armée de sa boite à sample, dont on sait que l’utilisation poussée peut être lassante, elle construit un univers sonore qui lui est propre. Pourtant elle joue ce soir devant un parterre composé quasi exclusivement de Programmateurs : pas léger comme ambiance !

VIVANT-3-COEURS-5.jpg

Elle semble fragile (elle a une genouillère qui lui prend toute la jambe droite!), et pourtant …  Elle nous étonne à chaque instant.

Alternant guitare, accordéon et guimbarde,  elle manie avant tout ses boucles musicales avec grand talent, y mêlant sa voix dans un chant continu, nous offrant sur une seule phrase musicale, une richesse insoupçonnée. Quand à ses textes, ils sont tout à la fois crus et poétiques, sensuels et cruels, à l’image de ses titres : « les crayons de colère »,  « ta langue dans ma bouche », « toi, tais toi – toi t’es toi »…

Reflet de cet univers si particulier, un peu hors du temps, Ottilie fait preuve d’une aisance gauche sur scène, n’hésitant pas à se moquer d’elle-même et lançant quelques piques pleines d’humour.

Le public lui a fait un beau succès et moi j’ai vraiment adoré… à programmer rapidement, elle risque vite d’être hors de prix 

 

Le lendemain, nous avons commencé la journée avec un spectacle de la Compagnie du Pas de l'oiseau (05), L'Héritage, qui nous raconte l'histoire d'un héritage destiné à un petit village... à la condition d'y instaurer le communisme! (photo)

Un vrai régal dont le commentaire est en préparation et que je vous invite à découvrir trés vite.

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 16:18

Nous sommes allés au festival "Au Bonheur des Mômes" du Grand Bornand (74). Voici le bilan que nous en avons fait : 

 

Une clôture plutôt pluvieuse pour cette 21e édition du festival, mais en beauté !  Coté chiffres, ce sont 83 compagnies et 453 représentations sur 6 jours (dont la moitié étaient en accès libre) qui prenaient parfois place dans des lieux improbables : yourte, tipi, vieille ferme, alpage, salle d’école, télécabine.... C'est aussi cela le dépaysement !    au-bonheur-des-momes-enchante-parents-et-enfants.jpg

Même si certaines représentations ont été annulées pour cause de pluie, ce festival  à la montagne reste un bonheur pour les « gnomes » et pour leurs familles, et c'est également un très beau rendez-vous professionnel. Avec plus de 200 pros enregistrés et une fréquentation publique de près de 100.000 spectateurs, c'était l'occasion de se rencontrer, d'échanger et de découvrir de nouvelles propositions artistiques, mais aussi de faire réfléchir les enfants...

  bonheur-des-momes-benzo-manif.jpg

Cette année, le festival lançait la première opération "Lâche tes écrans, viens voir du vivant", complétée par une manifestation rigolote pour sensibiliser les enfants aux dangers du "tout écran"... et c'est ce qui fait la force de ce festival : défendre une certaine idée des relations humaines, de l'enfance, bref... de la vie !

 (Ci-dessus :  Benzo et Isabelle Pochat-Cotilloux, directrice très dynamique de l'Office de Tourisme du Grand Bornand)

 

Ce festival est aussi un tremplin pour les nouveaux talents avec, notamment, l’opération "Coup de Pouce" (en direction des jeunes compagnies) soutenue par le Conseil Général de la Haute-Savoie. Cette année, le prix du jury a été remis à la compagnie "Le Mouton Carré" pour son spectacle « Rose », et le prix du public a été remis à la compagnie  "Les Petits Détournements" pour son « Atelier des Petits Machins Trucs » (avec une mention spéciale du jury !). L'Adadiff/Vivantmag, comme de nombreuses structures de repérage, travaille en partenariat avec l'équipe des Coups de Pouce. 

 

Enfin, pour inviter les enfants à devenir acteurs du festival, 20 ateliers de pratique artistique (cirque, danse, théâtre, musique, photographie, écriture) et de découverte de la nature, encadrés par des professionnels, étaient proposés à la séance ou à la semaine. Un dispositif important était mis en place pour la promotion de la lecture.

 

Alors, un grand merci à l'équipe du festival (particulièrement disponible et dévouée). Une équipe de plus de 250 personnes, dont 220 bénévoles ! Tous sont heureux d’être là et de partager ce plaisir avec le public, même quand les conditions sont difficiles. C’est aussi cela le spectacle vivant.

 

Pour en savoir davantage : www.aubonheurdesmomes.com/

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 18:22

... à Aubagne les 13, 14 et 15 février 2012.

 

F_2-Region-en-scene-paca.jpg

Organisé par le Cercle de Midi (fédération régionale paca-corse du Chainon/Fntav), Région en Scène est un rendez-vous annuel que l’Adadiff suit depuis plusieurs années. Un système monte-charge qui a fait ses preuves depuis plus de dix ans, basé sur la connaissance du tissu artistique régional et permettant de faire remonter les compagnies et artistes repérés vers le festival national, leur ouvrant ainsi la porte vers une plus large diffusion. L’occasion de découvrir les créations des compagnies sélectionnées et de rencontrer les professionnels membres du réseau.

 

Quatorze propositions artistiques couvrant le théâtre, la musique, la danse, et une grande place accordée à l’humour cette année, avec pas moins de trois one man/woman show... genre peu reconnu ou soutenu dans ce type de manifestation. Est-ce la preuve d’une ouverture vers des publics qui ont souvent plébiscité ces formes d’humour ou la volonté de soutenir des artistes qui, comme dans la chanson ou la musique, peuvent devenir demain des têtes d’affiche ? Car le relais que représente le dispositif Région en Scène permet vraiment de booster une carrière, dés lors que le spectacle est sélectionné pour monter au festival national du chaînon. De repérer un artiste qui ensuite connaît une reconnaissance grandissante est aussi une fierté pour un réseau.

 

De réseau il en a été question aussi, lors de la rencontre professionnelle qui ouvre le festival. A 15h, devant trente à quarante personnes, sept réseaux se sont présentés : le réseau Corse, Aspo Pro en Belgique, le Chainon/Fntav, le RiR (réseau paca des arts de la rue), les Dac Paca, le Rezoprospec et Trema. Ces réseaux, très disparates, mettent en avant tantôt le partage d’expériences, tantôt le développement d’expertises et de connaissances mutuelles, et diversifient souvent leurs actions, mêlant coordinations, formations et organisations de tournées ou de festivals. Par exemple, le seul Chainon/Fntav a organisé une tournée de 500 dates en 2011. 700 dates sont actuellement en cours pour 2012. 

Toutefois, au-delà de la présentation des différentes structures, la discussion qui s’en est suivi a permis de mettre en avant certains écueils à éviter dans les réseaux :

Ø      Entretenir l’implication de chacun pour éviter un système basé uniquement sur la « consommation »

Ø      Eviter de penser le réseau en terme d’économie (même si un certain nombre se constituent pour cette raison)

Ø      Savoir que le réseau peut être la meilleure ou la pire des choses : il doit être en éveil et ouvert, et non comme une forteresse hermétique.

Un échange rapide avec la salle a permis de constater qu'effectivement il y avait des points de vues différents sur la question, selon que l’on soit « dedans » ou « dehors ». Mais n’est ce pas un mal incontournable propre au réseau ?

 

A 17h30, tout le monde s’est rendu à « villa Olga » pour découvrir le premier spectacle du festival, un vaudeville contemporain qui a permis de mettre tout le monde d’accord.

Après le spectacle : apéro et repas pris en commun ont permis de rencontrer artistes et programmateurs de façon simple et conviviale. C'est un des points forts du Cercle du midi.

Poursuite de la soirée à 20h30 avec « Ali aux pays des merveilles » chroniqué il y a déjà quelque temps, et qui continue son parcours avec talent. Fin de soirée en musique avec deux propositions : "Isaya" (un duo de filles mêlant country et folk irlandais, porté par des voix superbes et un accompagnement guitare simple mais efficace dans un univers très personnel) et "Elvas" (un groupe issu du fado et enrichi d’influences de chansons françaises dans un univers assez nostalgique, dont on ressent parfois des échos de M « tu es comme tu vis, pas toujours comme tu le dis »).

Une belle "soirée découverte", originale et goûteuse.

 

Au 2eme jour, après avoir débuté la matinée par un rendez-vous informel sur des pistes de bowling, l’après-midi commence avec « Le grand Saut », un second one man show corse. Changement d’univers, ensuite, pour découvrir « La stratégie de l’échec » : un spectacle de danse tout public sur la thématique du chômage et de l’exclusion.

Le dernier spectacle, pour ma part, était le 3eme one man/woman show de la manifestation : «L’œuf, la poule ou Nicole ». Il s'est joué devant une salle archi-comble suite au passage de l'artiste (et fille du pays) Nicole Ferroni dans l’émission de Ruquier quelques jours avant. Comme quoi la télévision sait aussi remplir les salles de spectacles !

 

Désolé pour le retard énorme avec lequel ce retour est fait... mais mieux vaut tard que jamais ! 

 

Notre article sur l'édition 2011, c'est par ici >>> http://vivantmag.over-blog.com/article-compte-rendu-du-festival-region-en-scene-paca-2011-67885548.html

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:02

F_1-region-en-scene-ban-droite-MP-2012.jpgModèle à partir duquel le réseau « FNTAV/le chainon »  s’est développé, le festival Région en scène Midi Pyrénées /Aquitaine, organisé par les fédérations Pyramid et Mixage depuis 1990,  fait partie des nouveaux festivals partenaires de l’Adadiff.

L’occasion pour moi de découvrir ce festival historique qui accueille, dans une ambiance bon enfant, quelques 150 programmateurs pour deux jours de partage autour d’une quinzaine de spectacles sélectionnés par les membres du réseau.

Le modèle de sélection reste le même que pour l’ensemble des fédérations régionales (et notamment celles de Paca et Rhône Alpes) : pour qu’une compagnie soit présentée, elle doit être soutenue par trois membres du réseau. Celles qui emportent le maximum de soutien sont présentées dans le « Régions en scène » annuel, et peuvent ensuite être sélectionnées pour le Festival National du Chainon qui, cette année, déménage à Laval (53) du 19 au 23 septembre 2012.

 

Rendez-vous important des artistes et des programmateurs, le festival est un enjeu pour convaincre les programmateurs de chaque proposition artistique, mais c'est également l’occasion de tisser des relations personnelles dans cette ambiance plutôt décontractée qui rend la chose plus simple. C’est une vitrine de la jeune création régionale.

Le dossier professionnel du festival présente chaque spectacle et chaque compagnie, et y indique le prix de vente du spectacle et les informations techniques de base. Les rencontres que j’ai pu faire m’ont confirmé que de nombreux programmateurs venaient sur le festival pour prendre des contacts, se regrouper et mettre en place des mini-tournées avec les spectacles qui les intéressent.

 

Larsen de la compagnie 220 Vols (31)

Cirque concert

Tout public à partir de 8 ans – 60 mn

Vu dans le cadre du festival Région en scène Midi Pyrénées/ Aquitaine le 10 janvier 2012.

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 Le spectacle d’ouverture "Larsen" (du cirque rock aérien) semblait alléchant. Un travail sur le rock, mêlant cordes circassiennes et musicales,… intéressant !

Dans le noir, sur scène : un portant avec des costumes, trois cordes suspendues… de pendus ? Où est-on ? Dans un concert, un spectacle ? Du cirque … ? J’ai été tout de suite frappé par les voix live et le son enregistré qui me perturbaient et qui ponctuaient un peu les tableaux. Malgré un beau numéro de corde et quelques bonnes idées qui démontrent un vrai travail de recherche (comme la jongle avec les micros qui pourrait jongler avec les mots),  je n’ai pas été emballé par ce mélange  de concert, de théâtre et de cirque que j’ai trouvé trop décousu.

Un travail pourtant original et qui parle aussi avec humour du regard que l’on porte sur le cirque. Comme le dit Charlie sur scène en commentant ses partenaires : « jusqu’où faut-il aller pour qu’on nous regarde ? ».

L’émotion, présente à la fin, permet de souffler un peu.

  



Après ce premier spectacle, rendez-vous sans formalités dans le grand hall d’accueil de la Grainerie, pour l’ouverture sans fioritures avec les officiels et l’apéro. Le déjeuner, servi sur place, est l’occasion de discuter et de parler du travail de chacun, et reste toujours un moment important.

  

Concert à 14 heures à la Grainerie, avec la Face Cachée des Sous-Bois (Toulouse).

 Avec Ferdinand Doumerc (saxophones)-Julian Babou (basse)- Sonny Troupé (batterie)

Vu dans le cadre du festival Région en scène Midi Pyrénées/ Aquitaine le 10 janvier 2012.

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Une formation de trois musiciens (basse, batterie, saxophone) surprenante, mélangeant l’afro beat, le funk et le jazz pour en faire, avec une précision d’orfèvre, un free funk jazz. Pour rendre l’ensemble encore plus surprenant ils y ajoutent, dans leurs textes, un zeste d’humour.

 Ferdinand Doumerc, au saxophone, est un artiste toulousain reconnu dont le jeu et le plaisir à jouer sont vraiment à découvrir. Lui et ses acolytes nous offrent un mélange de différents styles, inclassable mais irrésistible, incluant un air de boléro ou du punk rock mais toujours avec une précision et une rigueur de jeu millimétrées. Une énergie impressionnante s'est dégagée de ces trois là, et a conquis le public pris par ce groove hypnotique qui sort des sous-bois.

 

 

Prochaine étape au Ciné 113 (à quelques kilomètres de la Grainerie) où nous attendait un spectacle intrigant  « Pour Rire, pour passer le temps » de la compagnie Ecrire un Mouvement (64).

 Théâtre du corps – Scolaires et Tout public à partir de 12 ans – 55 mn

D’après un texte de Sylvain Levey. Conception et mise en scène de Thierry Escarmant. Interprétation de Gilbert Traïna.

Vu dans le cadre du festival Région en scène Midi Pyrénées/ Aquitaine le 10 janvier 2012.

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 Ce spectacle est une commande pour une scène jeune public alors que l’auteur n’écrit pas pour les enfants habituellement. Il a choisi un dispositif sonore individuel (un casque pour chaque spectateur) pour présenter ce texte poignant sur la violence, sur le groupe et son influence.

Le comédien-performer Thierry Escarmant incarne seul et sans artifices (devant quatre micros) les quatre personnages, et nous chuchote ainsi à l’oreille un texte saisissant.

Un dispositif sonore nous fait ressentir le bruit des pas sur les graviers, et la gestuelle simple, syncopée  et dépouillée du comédien nous immerge dans l’univers glacial de ce thriller. L’histoire est simple : deux personnages obligent un troisième à frapper un quatrième, comme ça, juste pour rire, pour passer le temps, comme le titre l’indique.

Un spectacle qui nous parle de la violence du pouvoir, du pouvoir de la violence et qui nous met face à la barbarie ordinaire, au pouvoir du groupe et de son influence.

Un spectacle  dont on sort bouleversé et dont on garde l’écho longtemps en soi…

Bravo !

 

Changement de lieu pour le 4ème spectacle : nous filons jusqu’au centre culturel de Ramonville pour voir les Crane Angels, chorale musicale décalée de Bordeaux (33).

Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas pu rester plus de 25 minutes car j’avais l’impression de me retrouver devant le spectacle de fin d’année d'une chorale d'école. A mon avis trop jeune pour se présenter … no comment.

 

Poursuite de la journée avec le spectacle Fin de Partie, de la compagnie Arene Theâtre (Moissac - 82).

Théâtre – Tout public à partir de 12 ans – durée : 1h30 mn

Texte : Samuel Beckett

Mise en scène : Eric Sanjou

Avec : Georges Gaillard, Eric Sanjou, Valerie Mornet et Christophe Champain.

Vu dans le cadre du festival Région en scène Midi Pyrénées/ Aquitaine le 10 janvier 2012 à 18h30.

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 Dans un décor gris et aux perspectives vacillantes nous évoquant une période indatable au parfum post atomique, Hamm, vieil aveugle paralytique, règne sur sa famille et dépend de Clov, son serviteur et fils adoptif.  C'est un de ces tyrans qui n’existe que par le soutien de son peuple et sans lequel il n’est rien, mais qui s’évertue pourtant à le rabaisser éternellement, tel un dieu tout puissant, reléguant père et mère invalides dans deux poubelles voisines.

Beckett nous offre ici (et la mise en scène ne le trahit pas) sa vision d’une humanité tragi-comique, à la fois cynique et résignée face à un  monde incompréhensible. Tout est gris, triste et lent, et on se laisse accrocher par ce texte si particulier et par ce voile gris qui nous imprègne peu à peu, mais qui ne m’a pas envahi complètement. Pourtant tout est là : un décor envoûtant, un jeu des comédiens tout à fait convaincant, un rythme propre au spectacle, mais peut-être me manquait il le fait d’y croire vraiment, d’y être complètement… En tout cas, un vrai travail original de théâtre.

 

Fin de partie pour moi ce jour là, car je ne suis pas allé au concert de Périne Fifadji qui terminait la soirée.

  

Réveil en musique ce mardi 11 janvier à 9h30 dans la salle Jacques Brel (Castanet-Talasan) avec The WackiDs (Bordeaux - 33).

Concert – Jeune public à partir de 5/10 ans et plus – durée : 50 mn

Avec Blowmaster, Bongostar et Speedfinger.

Vu dans le cadre du festival Région en scène Midi Pyrénées/ Aquitaine le 11 janvier 2012 à 9h30.

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 Un vrai concert rock pour les enfants, où trois grands gamins avec leurs instruments jouets (batterie de poche, mini-guitares électriques, claviers d’enfants, micro Hello Kity…)  offrent tous les vrais codes du concert rock aux enfants à partir de 8 ans... mais ça marche avec les plus jeunes ! Whaow !

A la clé, les réinterprétations en live des vrais succès du rock, regroupant Ray Charles, les Beatles et autres pierres qui roulent depuis 50 ans. Pleins d’énergies, ces trois gars là réveillent les enfants mais réveillent aussi les souvenirs des parents et des grands parents qui retrouvent l’énergie de leurs premiers concerts rock. Drôle et touchant, un spectacle à recommander. 

 

 

Retour au centre culturel de Ramonville pour y découvrir les « Exercices de play-back » du collectif Yves Igor (Bordeaux - 33).

Théâtre sonore – tout public – durée : 3  X 18 mn

Avec Monsieur Gadou, Pierre Lachaud, isabelle Jelen, Bruno Lahontâa, Vincent Merienne.

Vu dans le cadre du festival Région en scène Midi Pyrénées/ Aquitaine le 11 janvier 2012 à 11h

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 Attablés derrière des micros et séparés de la petite scène qui fait face au public par un mince rideau de fil blanc, cinq personnages sont là pour nous présenter trois exercices de play-back en direct. Chaque exercice est composé de plusieurs saynètes, dans lesquelles un ou plusieurs comédiens montent sur la petite scène (devant un micro visiblement non branché) pour un exercice de jeu de quelques minutes avec les sons et les bruits.

 

Alternant musiques, textes mais aussi bruitages et enregistrements décalés, ils jouent avec les sons et la réalité visuelle, et laissent le spectateur se focaliser sur l’illusion ou sur le « comment c’est fait ». Chacun doit concentrer son regard sur le devant de la scène… ou le derrière. Un interlude musical sépare les trois exercices qui peuvent être joués de façon séparée ou consécutivement. Bien que l’exercice présente un mode de fonctionnement un peu systématique et peut-être répétitif, il existe une belle évolution entre les trois qui trouvent souvent le moyen de nous surprendre, tant dans la forme (les capteurs/ tracking vidéo) que dans les commentaires drôles et critiques sur les nouvelles technologies. Une forme originale et un travail très précis de play back en direct !

 

Déjeuner sur place dans le centre culturel, c'est l’occasion d’échanger sur les spectacles vus, chacun s’y retrouvant ou non. Philippe Pages, président de l’association Pyramid et directeur du Bijou (Toulouse), prend le temps de me parler du festival, de sa forte implantation régionale (27 adhérents en Midi Pyrénées, avec de vrais contacts réguliers) et d’un mode de fonctionnement très ouvert, favorisant le soutien à des créations parfois très jeunes dans le cadre du festival. Il m’indique également que les relations sont bonnes avec le Chainon, et je crois comprendre que les scissions antérieures étaient principalement dues à de simples répartitions de cotisations entre le national et le régional. En effet, nombreuses sont les personnes que j’ai pu rencontrer qui venaient à  Régions en Scène mais pas au Festival National du Chainon, pourtant proche puisque depuis plusieurs années implanté en Midi Pyrénées.


   

Après ces échanges sur le concret du fonctionnement de la structure, nous repartons pour un petit chaperon rouge chorégraphique, de la compagnie Divergences (Cazals - 46).

Conte chorégraphique – jeune public à partir de 5 ans – 45 mn.

Chorégraphie : Sylvain Huc

Avec Sylvain Huc et Cécile Grassin

Musique : Xavier Coriat

Vu dans le cadre du festival Région en scène Midi Pyrénées/ Aquitaine le 11 janvier 2012 à 14h..

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Course poursuite dans le noir, lampe torche au dessus de la tête, notre chaperon rouge court, court, court… sur un plateau nu… On imagine une grande forêt et un enfant qui court. On ne sait pas où il va, d’où il vient, mais autour tout parait dangereux. C’est beau, ça installe l’ambiance ...

On apprend dans le dossier de présentation que le spectacle est une lecture détournée et allusive du « petit chaperon rouge », il ne suit donc pas forcément le fil de la narration. Il joue à la fois sur les "changements à vue" des scènes, mais aussi sur le visuel et le son avec de nombreux effets comme les néons modulant l’espace, les effets visuels des tenues rouge/noir haut/bas, ou les bruitages en direct. De fait, le spectacle est riche et inventif. Il nous emmène dans une ambiance sombre, sur les peurs et sur l’envie d’avoir peur. Alternant rythme lent et plus syncopé, ce spectacle permet d’aborder ces thèmes pour les publics scolaires mais nécessite d’avoir abordé le conte et ses différentes versions au préalable. Une belle approche et une sensibilisation à la danse.

 

Enfin, le dernier spectacle auquel j’ai eu le plaisir d’assister (Les règles du savoir vivre dans la société moderne, compagnie « Les vagabonds », Toulouse (31)) a permis de découvrir une comédienne incarnée, Corinne Mariotto, qui s’amuse, avec sa voix suraiguë de mondaine patentée, à nous énumérer la liste des règles de bonne convenance à respecter en toutes occasions.

Ce texte, dont j’avais déjà vu une version hors normes de la compagnie « Tire pas la nappe », est écrit par feu Jean Luc Largace, l’un des auteurs contemporains les plus joués actuellement. Il met ainsi en avant le décalage entre l’étiquette que l’on affiche et le vide intérieur qui habite  les individus. Cette représentation sert de façon sobre le propos de l’auteur et son esprit satirique mais reste malgré tout un peu sans relief.

 

Le festival se terminait le soir avec deux autres spectacles musicaux (au Bijou -Toulouse) où je n’ai malheureusement pas pu me rendre.

 

Un festival, en tout cas, qui rassemble les professionnels et offre, dans un bel esprit d’ouverture,  un moment d’échange et de partage informel et décontracté.

 

Merci à toute l’équipe pour l’accueil et la bonne organisation de ce rendez-vous annuel !

 

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 14:21

MIMA, 23 eme Festival des Arts de la Marionnette.

Mirepoix (09) du 4 au 7 août 2011

 

mima.jpgBeau soleil sur le petit village de Mirepoix, en Ariège, qui avec ses trois mille et quelques habitants a su construire depuis 23 ans, un des plus anciens rendez-vous dédié à la marionnette en région.

C’est la première fois pour ma part que je me rends à ce festival qui a fait sa révolution interne il y a deux ans, pour remplacer un Off problématique par un Hors Champs plus contrôlé. Nous y reviendrons dans un prochain témoignage sur la newsletter de vivantmag tant cette question est revenue pendant le festival et concerne bon nombre d’organisateurs bien sûr, mais aussi de compagnies.

 

Situé entre Carcassonne et Foix, ce joli petit village médiéval offre son écrin pour un public hétéroclite venu nombreux.

Il est vrai que le cadre s’y prête et que l’aménagement de la grande Halle centrale en un espace convivial permet à chacun de flâner et de discuter.

Exposition autour de Pulcinella, débats thématiques, projections de films, animations, stage et bien sur 27 compagnies invitées par le festival et les artistes associés de la compagnie Pupella-Noguès pour montrer leur travail autour du thème de la Désobéissance.

L’inauguration du premier jour, a permis aux institutions (Conseil Général de l’Ariège et Conseil Régional Midi Pyrénées) de saluer la professionnalisation du festival et notamment la qualité du travail mené par la nouvelle équipe coordonnée par Caroline Galmot et de confirmer leur soutien à venir sur la base des critères suivants : notoriété, fréquentation, qualité et création. Le travail mené avec le Lycée de Mirepoix a été particulièrement apprécié et permet tout au long de l’année de poursuivre ce travail d’ouverture des publics et de formation.

Enfin, il convient de saluer les 75 bénévoles, dont curieusement nombreux sont ceux venant d’autres régions, sans qui le festival ne pourrait pas fonctionner.

 

Un bien beau bilan pour un festival créé à l’origine par un élu pour animer sa ville…

 

Infos sur www.mima-festival.com

 

 

Photo mima

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 14:04

Chalon dans la rue (71) Festival du 20 au 24 juillet 2011

Y’a plus d’saison, ma bonne dame !

Pourtant, l’été le plus pluvieux depuis 30 ans mais qui a permis d’irriguer enfin nos terres agricoles, n’a pas empêché les spectateurs et les professionnels de se rendre nombreux au 1er festival de rue de France. Plus de 1.500 professionnels enregistrés, dont la liste est fournie à tous, ce qui en fait un outil de travail pointu et très apprécié.

 Petit retour sur quelques spectacles vus pendant le festival…

 

blog-Bar-a-momes-chalon.jpgDans le jardin des kids, j’ai pu découvrir le bar à mômes, où un barman bien apprêté propose de transformer l’eau sèche en eau mouillée, accompagnée de pastilles déshydratées de sirop. Le tout grâce à un frigo nucléaire de conception Russo-japonaise ( !). Un bar à consigne original qui « n’est pas magique, mais technologique » et qui m’a beaucoup plu.

 

 

 

 

 

 

blog-Velodroom-chalon.jpg Non loin de là, les Belges du Velodroom nous invitent à partager sous un chapiteau et avec beaucoup d’humour, une course cycliste où deux équipes de spectateurs s’affrontent en pédalant devant un écran, permettant ainsi d’accélérer la projection des films, qui sont eux-mêmes d’une belgitude remarquable.

 

Dans le même parc, découverte du nouveau spectacle des Transformateurs, qui nous offrent avec ce Bas/Haut un spectacle Burlesque sur la maladresse et l’échec, autour de la construction d’une maison en kit. Sans un mot mais accompagné de (très/trop) nombreux bruitages,

 Blog-triplettes-chalon.jpgun trio oscillant entre Pieds Nickelés, Chaplin et Tarantino, construit une maison à partir d’une structure en bois…Très visuel, mais un peu décevant connaissant le potentiel de la compagnie.

 

Un peu plus loin, les Triplettes rendent hommage à leurs grands parents disparus, et font leurs numéros aériens sur un portique de plus de 10 mètres. Mêlant humour et prestation circassienne, ils nous offrent un beau moment de poésie visuelle dans leur duo monocycle et suspension, proposant un ballet élastique très applaudi. Le lâcher de cendres sur trapèze, mériterait quant à lui d’être plus fourni pour un final plus fort.

 Dans un autre univers, Raoul Lambert nous invite dans sa minuscule caravane à découvrir ses petits numéros de magie, néanmoins impressionnants, accompagnés de ses bandes sons improbables, qu’il teste auprès du public avant sa représentation du soir. Le personnage, au regard perçant, est très attachant et  nous invite dans une ambiance toute personnelle.

 

blog-Emma-Chalon.jpgCoup de chapeau à Emma la Clown, qui nous propose une séance de voyance déjantée dans une magnifique caravane qui s’ouvre pour offrir son intérieur à l’image d’Emma qui propose le passé, le présent et l’avenir en 45 mn, telle une exploration intérieure en terminant par un final fumeux…

Une belle découverte également, avec Jacky Coup’d’boule, qui nous propose un personnage odieux, kidnappant un enfant pendant le spectacle et jouant avec son public avec délectation : drôle, rythmé, provocateur… un bon rôle pour Jacky !

 

 

 

Enfin, Les Quidams nous ont offert dans le In une nouvelle création, une grande procession blanche amenée sous le charme d’une superbe joueuse de flûte traversière.

Musique tribale et hypnotique, structures lumineuses comme marque de fabrique de la compagnie, poésie et feu, les créatures lourdes et élégantes accompagnant un Sisyphe  moderne, rencontrent les ballons fantômes pour un final visuel mais parfois ennuyeux. C’est toute la limite de ces spectacles, qui malgré l’extraordinaire qualité du travail et la poésie visuelle proposée, ont du mal à trouver un vrai rythme de spectacle et où les messages (cette terre révélée au final sous son drap blanc ?) viennent parfois perturber le rêve.

 

En tout cas, même si cette année je n’ai pas eu vraiment de coup de cœur, Chalon reste un festival qui ne vole pas sa réputation et qui permet la rencontre, la découverte et offre ainsi, sans prétention, la possibilité à chacun de trouver son émotion.

A recommander à tout ceux qui dans les villes et les villages, font aussi de la rue sans le savoir…

 

Infos : www.chalondanslarue.com

 

Photo Missanna

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 17:36

Blog-ZOPROD.jpgOrganisé au cœur de la Nièvre, à Nevers, cette manifestation de rue en est à sa 12eme édition. Sur le thème des machines, le festival propose plus de 60 spectacles tous gratuits, sur 4 jours, ce qui en fait l’une des manifestations les plus importantes en France.

 

On est loin de la grosse artillerie d’Aurillac ou de Chalon, mais ce festival fluide et très bon enfant, bénéficie pourtant d’une très belle affluence. J’ai vu des spectacles devant plus de 500 personnes, et en plusieurs endroits différents de la ville.

 

ZOProd et ses Mecaniks aléatoires sonores  

blog-Qincaillerie-Parpassan-copie-1.jpgLa programmation riche et dense pour le week end des festivités, permet de faire découvrir des formes très variées, à l’image du cinéma dynamique artisanal (Cie Popul'art) présenté par la famille Detritos, une famille de forains qui fait monter l’ambiance avec délectation,

de la ligue des utopistes non alignés et de leur dispositif de conférence motorisée et pliable, 

ou encore de la compagnie Cirkatomic et sa Quincaillerie Parpassanton, qui depuis 1936 dans leurs blouses grises nous proposent des objets pratiques, esthétiques et uniques dans un ballet époustoufflant de présentation des produits . 

Le Cirkatomic et son hamac en milieu désertique

 

 

blog-Les-Batteursdepaves-copie-1.jpgOn a pu aussi retrouver les fous furieux Batteurs de Pavés, compagnie improbablement Suisse qui nous a présenté ses dernières créations ( quatre spectacles au programme) et qui arrive avec un malin plaisir à entrainer dans des aventures rocambolesques, le public qui participe et qui rit dans un même élan.

 

   

Drôle, émouvante ou plus engagée,  cette programmation blog-ambiance-nevers-2.jpgpermet de présenter une large palette de spectacles, dans de très bonnes conditions à chaque fois ( bonne visibilité pour les spectateurs, pas de collisions sonores, gratuité ) et à l’image de la compagnie Beau geste et son transport exceptionnel , un duo entre un danseur et un tracto pelle, permet de faire découvrir des formes comme la danse à un public qui n’en est pas forcément amateur.

Du côté organisation, l’accueil des compagnies est bien assuré, avec une équipe très en place, un catering de qualité ce qui est également très important pour l’ensemble des intervenants.

A noter que cette édition a vu la mise en place d'un jumelage artistique avec le Festival « Au bonheur des mômes »  du Grand Bornand, permettant de faire des passerelles entre les artistes repérés des différentes régions.

Le beau temps étant en même temps présent, ce fut une belle manifestation que nous avons pu découvrir qui s’est terminée par une belle parade participative avec les habitants de la ville.

 

Bravo à tous !

 

Photos Missanna

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