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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 16:38
Debout là-dedans

Spectacle  de la compagnie Entrechocs, vu dans le cadre des chroniques plurielles et populaires, le 20 Juillet 2017 à 20h15, Festival Avignon Off 2017, à l’école du spectateur, du 13 au 30 juillet.

 

Avec Max Bernery et Mélanie Paccoud

Mise en scène : Elise Ouvrier-Buffet

 

Genre : Clown

Public : Tout public à partir de 6 ans

Durée : 50 min

 

Brigade : Thomas, Adil, Valérie

 

Il est agréable d’aller voir un spectacle à l’école du spectateur, une cour d’école au frais et au calme du Festival. Je sais que le spectacle va se dérouler en plein air et c'est ce qu’il me faut, de l’air…

Le public est accompagné dans une petite cour où nous découvrons le décor, assez sommaire, du spectacle : une porte qui nous indique les toilettes mixtes et un portique de cirque avec un sapin sur le dessus représentant un conifère des landes. Sommes-nous au camping ? Rapidement nous comprenons que oui, plus précisément à l’arrivée des comédiens qui arrivent chacun leur tour : une femme élégante sur son vélo s’installe doucement sans faire de bruit et un homme élégant également mais qui ne le porte pas aussi bien, encombré de tout le matériel nécessaire (ou pas) pour une nuit à la belle étoile. Il arrive sur un vélo de cirque acrobatique, de bon augure…

J’ai eu deux lectures pour ce spectacle, l’une pour les adultes et la seconde pour les enfants. Tout d’abord, pour nous les grands, un joli moment à rire avec nos petits où l’on peut voir la relation homme-femme, maladresse de l’un, intransigeance de l’autre. Des moments d’indélicatesse et de gaucherie nous rappelant par moments des scènes de films de Pierre Richard, un peu répétitif à mon goût mais qui pour les enfants a le mérite de très bien fonctionner, en témoignent les nombreux rires dans les gradins. Ces moments de drôlerie sont rythmés entre silence et musique de fond, nous permettant de passer d’une saynète à une autre.

Un spectacle de clown dont l’un l’est vraiment, sans concession, jusqu’à (pour la petite anecdote) se casser l’arcade sur une chute mal contrôlée. J’aurais aimé voir le second dans un personnage plus acrobatique que clownesque, car le peu d’acrobatie effectuée sur le portique ou sur la porte présageait d’un talent certain, sous-utilisé pour le regard des plus petits comme des plus grands. Thomas

 

Quand la maladresse complète la perfection ça donne un monde où le conflit n'a pas de place, ce qui rend les relations humaines plus douces, calmes, sereines et drôles.

La prise de pouvoir est féminine et tant mieux, les hommes ne sont doués que pour décider.

Le mélange de la genèse et la grossièreté, le malentendu reste éternel. Humour parfois forcé comme le maquillage. Certaines scènes sont étirées dans le temps et parfois manquent de constance. Adil

 

J’arrive dans la cour de l’école avec les différents spectateurs où nous prenons place dans des gradins. Le décor est composé d'une structure en forme de tipi et une porte sur un côté. Nous sommes en extérieur. Viennent alors les deux comédiens chacun à leur tour en bicyclette. L’ambiance clownesque est déjà là, dans le maquillage, dans les mimiques du faciès et dans la gestuelle. L’installation du bivouac commence, plusieurs maladresses se répètent. Je ne suis pas complètement conquise par ces répétitions clownesques qui, à force du spectacle, ne me surprennent plus. De temps en temps, des interludes musicaux viennent rythmer quelques scènes de cascades, de maladresses, de tendresse parfois. J’aurai souhaité plus de musique pour que le rythme me semble plus dynamique. Le style muet n’est pas le style que je préfère bien qu’il peut surprendre. L’histoire est bien réalisée et les comédiens sont réellement compétents et efficaces dans ce qu’ils proposent. J’entends rapidement les enfants rire et se questionner sur ces deux personnages farfelus. Je ressens alors que je ne suis pas forcément à ma place en tant qu’adulte. Car pour les enfants c’est assez marrant à en croire leurs expressions. Quelques acrobaties arrivent dans le spectacle, un peu tard à mon goût et trop peu malgré les compétences acrobatiques que je peux constater et le résumé qui laissait croire à plus d’acrobaties. On est un peu embêté pour le Monsieur Clown qui se fera une petite blessure sur le final, une vraie. En tout cas les deux héros sont bien remerciés par le public qui a apprécié leur formule. A la fin, en lisant le dossier de presse, je confirme les expériences et formations des deux clowns en cirque ; trapèze, tissu aérien, monocycle… Peut-être aurais-je l’occasion de les voir dans une formule plus acrobatique ?  Valérie

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:38
Point de rupture

Spectacle de Happyprod, vu au festival Off d’Avignon 2017, le 20 Juillet à 14h dans le cadre des chroniques plurielles et populaires, à l’atelier Florentin, du 7 au 30 juillet 2017.

 

De : Nicolas Koretzky et Franck Lee Joseph

Mise en scène : Thierry Harcourt

 

Genre : Humour

Public : Tout public

Durée : 1h10

 

Brigade : Thomas, Benoît, Vania

 

Après avoir traversé le centre-ville sous une chaleur écrasante, il est bienvenu de s’installer sur les banquettes du petit théâtre intimiste de l’atelier Florentin. Que l’on soit au premier rang ou au dernier, nous sommes sûrs d’avoir une vue sur le jeu du comédien qui va bientôt entrer en scène. Nous pouvons déjà apercevoir un fil à linge avec différents cintres portant des accessoires, on peut vite s’imaginer qu’il va s’agir des différents personnages du spectacle.

Une lumière verte s’allume comme pour nous emmener dans un autre temps. Effectivement un extraterrestre arrive faisant part à un pair de ses observations de la société occidentale actuelle, sa vision du travail et des flux monétaires, du rôle de la télévision, etc. Une introduction théâtrale plus vraie que nature. S’ensuit pendant une heure, dix tableaux où nous suivons Noé, un jeune homme se positionnant à la marge d’une société que l’on lui a inculquée, entrecoupés de musique comme point de rupture avec changement de lumière, changement d’accessoires et de personnages. De sa maman au guide du village écolo en passant par son prof d’ébénisterie, d’un consommateur sans scrupule et sans éthique qui finira par se séparer de sa femme par manque de convictions communes... j’ai personnellement reçu ce parcours comme une porte d’entrée à une prise de conscience collective. Il est évoqué l’université populaire de Michel Onfray, les AMAP, les Anonymous, la permaculture, l’obsolescence programmée avec comme exemple un double godemichet prévu pour que la batterie lâche au bout de six mois, les conférences d’Etienne Chouard, "Monsanto ou trop tard"... Un texte coécrit qui a du panache, qui ne tombe pas dans la caricature, chose qui aurait pu être facile en une heure vu le nombre de sujets explorés. Un texte qui n’est pas militant non plus mais que le spectateur peut à son tour s’approprier pour raisonner sur ses choix. Il nous propose d’être en paix avec soi-même comme pour mieux accepter les dérives sociétales consuméristes. Une performance de comédien au service de ses personnages qui donnent de la lumière au texte. Bravo. Thomas

 

Arrivé en avance, j’attendais avec d’autres, dehors, le début de la pièce. Le titre et le résumé donnaient envie. A l’heure de la représentation on nous demande de rentrer. Enfin de la fraîcheur !

Une bonne musique d’ambiance et un sobre décor composé de fil à linge, de cintres avec différents costumes, m’attendait à l’intérieur de ce petit théâtre. Et la pièce démarra. Un extraterrestre de retour sur Terre pour y voir son évolution puis de nombreux personnages différents s’enchaînent. Certains à décrier nos abus matérialistes, nos modes de fonctionnement…, et d’autres à proposer  des solutions. C’était plutôt juste j’ai trouvé. Hop l’extraterrestre revint pour conclure et c’est la fin.

Assez vite la valse des personnages m’en a fait oublier certains mais j'ai passé un bon moment. Benoît

 

Je trouve que l’affiche interpelle, avec un moment de tendresse entre un humain et la planète, en contraste avec le titre plutôt brutal. Quant au résumé, il m’a donné l’envie de voir le spectacle. Le sujet de la pièce est intéressant car il soulève des vérités aberrantes et injustes de notre système, de notre société de consommations abusives… autant qu’il propose des solutions et des prises de conscience pour vivre plus en harmonie avec les autres et la planète. J’étais donc impatiente d’y être.
Le comédien rentre par derrière (l’entrée) et s’installe sur scène. 
Dès le début, le texte est intéressant et dénonciateur (argent, manipulations, religions, fonctionnements…) par contre le comédien, seul sur scène, ne remplit pas tout l’espace et ne s’adresse qu’à un coté du public, c’est dommage. Une dizaine de personnages sont incarnés (un peu trop à mon goût) avec une bonne énergie, en changeant de look vestimentaire à chaque fois. Le décor et la lumière restent sombres et minimalistes. Je m’attendais à plus de couleurs, plus de folie mais la pertinence du texte nous tient attentifs, amusés et curieux.

Encore une fois, j’ai apprécié ce spectacle car il dénonce autant qu’il propose des solutions saines et efficaces pour mieux nous respecter, nous entendre et se servir à bon escient de tout ce que nous offre notre belle planète. Malgré quelques instants d’inattention, j’ai passé un bon moment. Spectacle à voir !  Vania

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:26
Le paillasson qui se prenait pour une couverture

Spectacle de la Compagnie inventaire, vu le 21 juillet dans le cadre des chroniques plurielles et populaires, au FESTIVAL OFF Avignon 2017, à 17h à l’école du spectateur, du 14 au 30 juillet 2017.

 

Auteur : Hervé Walbecq

Interprète : Aude Laine

Mise en scène : Béatrice Barnes

 

Public : Tout public à partir de 5 ans

Genre : Théâtre d’objets

Durée : 50 min

 

Brigade : Valérie, Adil, Momo

 

C’est mon premier spectacle dans ce lieu. L’accueil se fait dans la cour d’école arborée avec plusieurs petites tables et chaises pour se poser et attendre agréablement le début de la représentation. Un endroit calme et reposant. J’apprécie les spectacles sous chapiteau, l’ambiance qui y règne, son aspect arrondi car beaucoup de choses sont bien trop carrées autour de nous. L’aspect temporaire me plaît aussi et le chant des cigales qui traverse le chapiteau ne cessera de me satisfaire pendant le spectacle. Le chant des oiseaux prend le dessus et nous invite au début du spectacle. Au milieu de la scène, une petite cabane de bois telle une petite maison. Un décor minimaliste qui m’intrigue.

La lumière se centre sur la cabane et la comédienne apparaît. Le texte commence et comme le titre l’indique, les objets prennent vie, dans leurs fonctions, dans la parole et dans leurs émotions. J’apprécie le visuel coloré et fleuri qui est proposé.

La fenêtre qui veut voler, les vers de terre sans papiers, le paillasson qui veut être couverture, j’écoute la poésie du texte, les doubles sens qu’on peut trouver dans le scénario bien que je ne sois pas complètement conquise malgré le temps qui avance dans l’histoire. Je sens un décalage entre le résumé du spectacle, que j’ai pu lire en amont, et ce que je vois. J’avais imaginé une pièce plus dynamique et plus déjantée. N’était-ce pas mon attente en tant qu’adulte spectateur ? En effet, la gestuelle et la voix de la comédienne me laisse penser qu’elle s’adresse seulement au très jeune public. J’ai tenté d’apprécier le moment avec un regard d’enfant et malgré ça j’ai eu des difficultés à me laisser embarquer dans ce rythme trop lent à mon goût. Je serai ravie d’aller demander prochainement, l’avis des plus jeunes enfants car il semble que ce soit eux les premiers intéressés par ce type de spectacle. Valérie

 

Un monde fêlé à l'image du nôtre, des couleurs et des glaces chaudes, la question est : est-ce que je monte ou je descends ? Métamorphose, un poisson mort qui reprend vie, des vers de terre sans maison et sans papiers et pourtant ce sont des vers de terre. Des lumières et une histoire qui scintillent dans un joli cadre de rêve sombre. Adil

 

En arrivant au spectacle, j’ai tout d’abord été surpris par les chapiteaux. Je m’attendais plutôt à me trouver dans une salle, un théâtre. Le chapiteau n’était pas comble mais assez bien garni. Le public était très calme, bien discipliné, seuls les longs applaudissements de la fin venaient féliciter la comédienne. Le son était bon, la voix de la jeune comédienne était claire et bien audible à l’instar des notes musicales. Le décor était sobre mais a servi la comédienne avec efficacité.

Les sujets étaient multiples et il faut noter la bonne performance de la jeune femme, qui, avec une grande subtilité, faisait la transition entre chaque histoire sans que l’on s’aperçoive de quelques coupures brusques. Elle possède visiblement un talent évident. Pour résumer, il s’agit d’un spectacle sans grande prétention mais assez chaleureux pour vous faire plaisir et ressentir la joie d’avoir passé un bon moment.

A la sortie, en ce qui me concerne, je n’ai pas ressenti une grande émotion mais plutôt une certaine joie d’avoir assisté à un spectacle somme toute assez réussi bien qu’une grande partie ait été destinée à un public plus jeune. Enfin, allez le voir et chacun pourra apprécier et avoir son propre avis.  Momo

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 07:26

 Spectacle de Thomas Pitiot, vu dans le cadre du Printival 2017, le 12 avril à 21h, au Foyer des Campagnes, Pézenas.

 

Avec : Thomas Pitiot, Florence Naprix, Yvan Descamps, Michel Kanuty, Yannick Kerzanet, Franc La Rocca, Régis Pons, Bruno Wilhem

 

Genre : Concert
Public : Tout public
Durée : 1h30

 

Brigade de chroniqueurs : Jean-Marie, Grégory, Maud, Eliska, Mehdi et Isabelle 

 

A l’occasion du 18ème Printival de Pézenas, nous avions rendez-vous au Foyer des Campagnes pour assister à un concert de Thomas Pitiot chantant Pierre Vassiliu avec en première partie "Makja". Environ 200-250 personnes présentes composaient un public varié aux tempes parfois grisonnantes. Accueil souriant et ambiance décontractée. Lumière éteinte, Makja, grande silhouette toute de noir vêtue, fait son apparition sur scène, accompagné d’un musicien au clavier. Il s’inscrit dans la lignée des chanteurs engagés à la voix puissante et claire, aux paroles fortes et sans concession. Ainsi, même si son univers n’est pas des plus légers, son authenticité et son talent ont su gagner l’attention et l’adhésion du public. Durant l’entracte, collations et rafraîchissements étaient proposés dans une salle avoisinante. Vingt minutes plus tard, Thomas Pitiot à son tour se présentait sur scène avec 7 musiciens (clavier, 3 cuivres, basse, batterie, guitare) et une choriste. Tout de suite, avec une belle énergie, une aisance scénique et un humour communicatif, il a su revisiter à sa manière l’univers déjanté, festif, drôle, tendre et toujours plein d’humanité de Pierre Vassiliu. Les musiciens et la choriste prenaient visiblement plaisir à jouer toutes ces musiques du monde dont s’inspirait tant le "trublion moustachu". Pas étonnant donc que des spectateurs exprimèrent leur plaisir en dansant et chantant sur les derniers morceaux du concert. Ce fut un très beau succès mérité pour ce talentueux et fort sympathique artiste qu’est Thomas Pitiot. Un bien bel hommage à P. Vassiliu. Jean-Marie

 

Hormis les cervicales douloureuses, l'envie d'entendre ce concert était très présente chez moi. L'ambiance était chaleureuse même si je me suis senti plus brassé par la deuxième partie. Deuxième partie à laquelle je n'ai pas pu assister jusqu'au bout car, hélas, j'étais attendu à l’institution où j’habite. Les textes et le style de musique m'ont transporté et m'ont permis de m'évader un moment. La musique agréable à entendre à contribuer à l'oubli momentané de mes douleurs. L'ambiance était tellement agréable qu'il a été très difficile pour moi de devoir partir. Grégory

 

Nous sommes mercredi 12 avril et je suis curieuse et ravie d’aller découvrir Thomas Pitiot au Foyer des Campagnes à Pézenas, qui interprétera des chansons de Pierre Vassiliu en son hommage. Curieuse oui ! Car je pense la tâche ardue face à un si grand talent ! C’est dans cet état d’esprit que je m’installe au milieu de la salle de concert qui s’emplit peu à peu jusqu’à être quasi comble à l’heure dite. L’ambiance est très décontractée. La lumière s’éteint, une brève présentation est faite. Je découvre "Makja" en première partie ; un chanteur à texte avec une voix puissante, des textes engagés accompagnés d’une musique assez élaborée et variée, que pour ma part j’apprécie. Les spectateurs semblent également apprécier au vu des applaudissements enthousiastes. Arrive un entracte ; dans une autre salle sont proposés boissons et encas, ce qui rend encore plus chaleureux le lieu. Un appel retentit afin de demander de regagner nos places pour la deuxième partie : les musiciens sont installés, un petit instant de suspense, pas de chanteur sur scène ! Enfin quelqu’un repère Thomas Pitiot et l’interpelle ; il arrive décontracté jusqu’au micro ; cette arrivée discrète presque inattendue créé une ambiance familière qui a pour effet de faire passer immédiatement le courant avec le public. Là, un jeu de scène, une voix, une présence et une interprétation de cet artiste me permettent de découvrir un grand nombre de textes de Vassiliu. Les musiciens sont également très présents et participent très activement à créer une ambiance festive, drôle et captivante. Je suis immédiatement conquise par l’énergie et la qualité de cette prestation. Une interaction avec le public qui prend plaisir à entonner des refrains à plusieurs reprises ne fait qu’accentuer le plaisir partagé. A la fin du concert, pas mal de spectateurs se mettent à danser !! il faut dire que la musique s’y prête bien. Zut ! On aurait dû le faire plus tôt, c’est ce que je me suis dit, et je suis bien sûr que pas mal de gens se sont dit la même chose ! La prochaine fois… Thomas P. nous invite à se retrouver au bar, la soirée s’achève après presque 3 h de concert. Je sors ravie d’avoir pu assister à ce concert qui m’a remplie de plaisir et m’a donné envie de re-découvrir Pierre Vassiliu. Maud

 

J'ai été surprise par ce concert. Je m'attendais à des musiques plus douces. J'étais excitée avant le concert. Je ne me sentais pas très bien installée dans la salle. J'ai trouvé ça bien que l'artiste parle avec le public, il y avait une bonne ambiance. J'ai trouvé que les chansons étaient joyeuses avec des passages rigolos notamment durant la première partie. J'ai été émue par rapport à la chanteuse du groupe dans la deuxième partie. Au début c'était doux et après c'était plus entraînant. J'ai trouvé qu'il avait des voix superbes.J e trouve que les paroles allaient bien avec la musique. En partant j'étais de bonne humeur avec quelques musiques qui me sont restées en tête. Eliska

 

En arrivant au Foyer des Campagnes je me sentais bien. J'ai trouvé que l'accueil était bon et sans trop d’attente pour le démarrage du spectacle. Je me sentais à l'aise. J'ai trouvé que la première partie était triste et que ça ne bougeait pas trop. Pourtant l'artiste faisait des jeux de mots sympathiques et il y avait de jolies couleurs au fond derrière lui par moment. La seconde partie était plus joyeuse plus amusante. Elle donnait envie de bouger. On pouvait danser contrairement à la première partie. J'ai trouvé qu'il y avait une bonne ambiance durant ce concert avec certains moments rigolos quand le chanteur racontait des blagues au public. La femme de la seconde partie, la chanteuse du groupe, avait une voix magnifique. Elle donnait envie de pleurer de bonheur. Les autres aussi avaient une belle voix mais j'ai préféré sa voix à elle. J'ai bien aimé les instruments de musique surtout le piano et la trompette. J'ai été heureux de participer à ce concert, c'était cool et différent de ce que je connaissais. Mehdi

 

"Qui c’est celui-là ?" est la question qui me vient en apprenant qu’à l’occasion de ce Printival 2017 je vais aller au concert de Thomas Pitiot. Non, je ne connais pas Thomas Pitiot. Ce que je sais c’est que ce soir il va chanter du Pierre Vassiliu. Je le connais celui-ci. Enfin… je connais surtout LA chanson tube de 1973. C’est donc vierge du répertoire de l’un et de l’autre que je m’installe dans la salle du Foyer des Campagnes de Pézenas. Vierge et peu motivée j’avoue. Et ce n’est pas l’acoustique approximative et les sièges en plastique qui vont me redonner la pêche; ça commence mal. La première partie de Makja, chanteur engagé, me fait m’enfoncer un peu plus dans mon inconfort. La performance est réelle, le personnage est intéressant mais l’ensemble est trop rude pour moi à ce moment de la journée. Et je me dis que le contraste avec ce qui va suivre va probablement être saisissant. Il l’est. Parce que Thomas Pitiot qui chante Vassiliu c’est 8 personnes sur la scène : trompette, saxophones, guitare, basse, batterie, percussions, une choriste et Thomas Pitiot. Boum ! ça envoie du lourd. Les musiciens assurent. Peu sensible aux rythmes afro-caribéens je ne vais pas jusqu’à me lever et danser comme certains le font dans la salle mais j’apprécie la belle énergie et l’humour qui se dégagent des textes de Vassiliu, de l’ensemble instrumental et de la personnalité de Thomas Pitiot. Isabelle

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 12:26

Spectacle de la Cie Les arts Buissonniers (34), vu à la médiathèque de Pézenas le 1er mars 2017.

 

Avec : Dona Ranc

Mise en scène : Sylvère Petit

 

Genre : Conte

Public : Enfants dès 6 ans

Durée : 35 minutes

 

Brigade de chroniqueurs : Jean-Marie, Jean-Luc, Annie et Jacqueline

 

Ce mercredi 1er mars, c’est dans une des salles (bibliothèque pour enfants) de la médiathèque de Pézenas qu’avait lieu le spectacle "Radio contes" accessible dès 6 ans. 
Il n’y faisait pas froid !... et même si le lieu ne semblait pas très adapté de prime abord, la mise en scène simple mais efficace (une toile noire pour l’obscurité, un escalier, une table, une chaise, une lampe et une bougie) et le talent de la comédienne auront suffi à capter l’attention des petits, mais aussi des plus grands. "Radio contes" se décline en 3 histoires à la manière de "Il était une fois" qui nous emmènent dans un monde ludique, tendre, drôle, enchanteur, fantastique, laissant libre cours à l’imaginaire. Derrière ces histoires que les enfants semblent avoir appréciées peut-être faut-il aussi y voir au fil des rencontres, des découvertes, des échanges, un message d’espoir, de légèreté et de solidarité face aux difficultés et aux fléaux de la vie. Ainsi, la bande son de "Radio Londres" n’est-elle pas anodine. Quand l’imaginaire se met au service de la pédagogie… Jean-Marie

 

Dans la demi-pénombre apparaît, dans un bruissement de pluie et d’orage inquiétant, une jeune femme tenant bougie et parapluie. Dans le décor d’une chambrette désuète, elle active alors une machine à coudre à pédale semblant produire l’énergie qui allume une petite ampoule électrique, souffle la mèche et dispose devant elle un microphone chromé : les accessoires sont raccords avec la robe que revêt la conteuse. Une ambiance "occupation 40-45" se révèle comme cadre à cette théâtralisation originale qui se verra ponctuée de musiques ainsi que du bruit typique du brouillage qu’appliquaient les nazis aux émissions de la BBC durant cette période. On comprend le nom du spectacle, et son but : résistance ! Par la voix dans le micro et le jeu assuré de la comédienne Dona Ranc, 3 contes vont être portés à nos yeux et à nos oreilles : à l’histoire de "Lilune", l’enfant-silence, qui ne parle pas, mais semble communiquer avec ses mains, succédera celle de "Souris-fleur" dont la famille et les maux de ventre empoisonnent la vie. Après un petit intermède combinant swing, danse et messages codés, nous est narrée "la guerre des bonbons", où l'intelligence et la gourmandise de culture mettent fin aux conflits. On ne verra pas la bougie rallumée après l’extinction de la lampe, quand les accessoires ont été rangés, chapeau et manteau remis, et parapluie ré-ouvert pour sortir ; mais on entendra les applaudissements nourris de ce jeune public qui, comme moi, et tout du long, a si bien su profiter de ce moment rare. J’imagine que les commentaires et les questions fuseront ce soir, avec les parents, copains, frères et sœurs ! Moi, j’ai beaucoup aimé ; à vous de découvrir ce chouette "pestacle" si vous en avez l’occasion ! Jean-Luc 

 

Je suis particulièrement fatiguée de ma semaine professionnelle étoffée d'activités diverses surtout ce vendredi soir dont mon intervention se termina vers 17h mais je n'ose me décommander. Vite partir à Pézenas et me rendre à la médiathèque où se déroule le spectacle pour enfants ! Animée par ma curiosité et mon plaisir à écouter un conte même si celui-ci s'adresse principalement aux bambins en âge de s'extasier des histoires du théâtre vivant, je conduis assez vite pour arriver à l'heure. Des conditions qui ne préparent pas à la quiétude ! Toutefois je suis contente d'entrer dans ce beau lieu, bien agréable qu'est cette médiathèque. Je m'y sens bien et l'accueil est toujours souriant. Et puis, j'aime me retrouver parmi mes amis les livres. Mais ce soir-là, les livres sont cachés sous de grandes toiles de rideaux épais, bien noirs. Elles occultent la lumière sur les deux côtés de l'angle, délimitant la scène. Une trentaine de personnes, petits et grands, sont agglutinées dans un parterre improvisé. Quant à moi, je suis placée derrière un bureau sur lequel trône comme un stand up royal, l'écran de l'ordinateur… et suis posée sur le fauteuil moelleux noir de la bibliothécaire. Pourtant je ne trouve pas l'assise agréable pour ouvrir toutes grandes mes oreilles. Je me laisse toutefois charmer par les jeux de mots, la belle diction de l'actrice et surtout par la magnifique expressivité de ses regards. La clarté lumineuse de ces yeux m'émerveille. J'y perçois avec plaisir combien elle croit à ses personnages. Pas moi ! J'observe même par courts instants le chemin buissonnier de mes pensées, l'escapade libertaire de ma présence. Je ne sais où… mais je sais que je n'écoute plus ! Trente minutes plus tard, les 3 historiettes, mignonnettes, sont closes... Et cric et crac, le conte es accabat !!! Annie

 

Nous rajeunissons, ce vendredi 10 mars, conviés par la médiathèque de Pézenas, à un spectacle pour enfants. La lumière s'éteint, et voilà que descend, par l'escalier en colimaçon, une femme en tailleur. Une fée conteuse, joliment éclairée par le chandelier qu'elle porte. Dans un silence qui crée une tension propice au récit, elle s'installe. On découvre vite que la "table" est une machine à coudre comme celle de nos grand-mères, noire et dorée, mue sûrement par un pédalier qui, ici, permet d'alimenter une lampe de chevet. La fée conteuse à la jolie voix nous emporte dans 3 contes destinés aux petits, dont les personnages sont des petits enfants et des petits animaux (chats, souris), où le cadre est connu et rassurant : la campagne, des fleurs, une rivière, la mer. L'envoûtement est créé au début de chaque histoire par les rythmes d'un poème. On suit dans chaque conte une petite héroïne, dans la quête initiatique d'une langue perdue, "donnée au chat", ou dans l'apprentissage des lois de la nature (faire sa crotte n'a rien de honteux). Ou la rencontre avec la guerre, qui est présente dans la troisième histoire, même si les bonbons y ont un grand rôle et édulcorent ce qui serait trop angoissant. Le spectacle se ferme en symétrie avec son début : la vieille machine à coudre est repliée dans son meuble, la conteuse rallume sa chandelle et remonte vers son grenier. Un rôle est tacitement laissé, dans ces contes, aux adultes : celui d'expliquer ce qui ne figure pas dans l'univers familier des enfants d'aujourd'hui. La guerre, hélas, est illustrée tous les jours à la télévision. Mais les parents se sentiront obligés d'éclairer les tout jeunes sur l'Histoire, le passé, le terreau de nos existences, le quotidien qui fut celui de nos grand-parents. "Radio contes" évoque Radio Londres, et le vieux micro sur la table évoque l'épopée gaullienne, l'appel du 18 juin, les messages codés qui ont précédé des événements capitaux de la seconde guerre mondiale. La voix de la conteuse n'est pas le seul élément sonore dans le spectacle, accompagnée d'une bande sonore très élaborée, faite de musique, de bruits, d'archives sonores parodiques. Ce moment fut une bulle d'évasion, ouverte puis refermée, vers le monde imaginaire et poétique qui est celui des enfants, ancrée cependant dans la réalité par quelques éléments concrets qui évitent la mièvrerie. L'allusion à la guerre, parce qu'elle est repoussée loin dans le temps, atténue ce qu'elle a d'angoissant. Ce joli spectacle poétique peut plaire à tous et sert de façon agréable et équilibrée le rêve et la pédagogie. Il durait 35 minutes, durée maximum supportable par les petits qui commençaient à s'agiter un peu vers la fin. Jacqueline

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 15:39

Film "Phase IV " de Saul Bass, mis en musique par le groupe de noise rock "Morse", vu dans le cadre de la 55e rencontre cinématographique de Pézenas, au cinéma de Pézenas, le 17 février 2017.

 

 

Brigade de chroniqueurs : Annie, Jacqueline, Didier, Isabelle, Grégory, Mehdi et Eliska

 

 

Première chronique de la saison. Dans le cadre des 55e rencontres de cinéma de Pézenas, nous était proposé un ciné-concert autour du film "Phase IV" de Saul Bass et du groupe hardcore "Morse" de Montpellier (des bouchons d’oreilles étaient proposés au public à l’entrée). "Phase IV" est donc un film de science-fiction de Saul Bass de 1974 (en fait, son seul film), dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, mais reconnu comme un talentueux et important graphiste de son époque. Ainsi, il a travaillé avec Hitchcock, Otto Preminger, Kubrick et Scorsese. Son film a pour thème la menace pour l’humanité d’une espèce de fourmi mutante dans le désert d’Arizona n’ayant plus de prédateur naturel et voulant coloniser et dominer le reste de la planète. Ainsi, ces fourmis éliminent un couple de fermiers dont la petite fille est recueillie par deux scientifiques. Ceux-ci sont chargés de comprendre et de combattre ces fourmis depuis leur laboratoire, assistés d’ordinateurs et divers appareils de mesure. Voilà donc le combat des Hommes face à ces fourmis intelligentes et douées de stratégie. Dès les premières images, le gros son, lourd, hypnotique, la voix gutturale du chanteur (propre au genre), apportent un climat de crainte et de menace omniprésent. Quelle improbable et pourtant véritable osmose entre les images de ce film des années 1970 (certaines lumières m’ont fait penser au film “More” de Barbet Schroeder de 1969) et cette musique hardcore des années 1990, à tel point que l’on pourrait presque penser qu’elle soit la bande-son originale du film. Présenté comme une expérience, ce ciné-concert fût une belle surprise, très originale, donc je garde encore aujourd’hui le souvenir d’un très bon moment. Jean-Marie 

Dès les premières images du film, je relève que la bande cinématographique est ancienne mais la présence musicale in live apporte une réalité présente : hier et aujourd'hui se côtoient dans les premières minutes. Comme si j'étais là, à la fois, ce jour et ailleurs dans le temps. L'espace temporel réduit, le saut quantique mis en expérience ! S'agitent en moi le suspense et l'inquiétude dégagés par les images du film révélant, peu à peu, l'ampleur de la thématique souhaitée par le cinéaste Saul Bass. Son thème est fort bien rehaussé par la présence des musiciens dont les choix judicieux de l'accompagnement, soit du volume qui augmente crescendo, soit de la sonorité redoutable de la voix, élèvent la part énigmatique de ce film. La rythmicité des instruments électroniques divers associée à la voix sortie des ténèbres scandent ou transcendent les questions philosophiques que j'entrevois dans le scénario. Est interpellée, questionnée, chahutée la conscience : l'humain que nous sommes doit-il maintenir l'acception judéo-chrétienne convenant que l'Homme est au-dessus des animaux dans la phylogenèse du Vivant ou serait-il plus sage de regarder la réalité universelle nous invitant à nous percevoir animal, cousin des autres espèces vivantes ? La dernière image me laisse sans voix. La phase IV arrive trop brutalement : je suis chavirée. Tout va trop vite... Deux jours plus tard, je constate les traces de l'originalité expérientielle, ces empreintes indélébiles qui me font dire : bravo ! Yes ! Oui belle prouesse que je salue. Mais irai-je la revivre ? Non. La fracture entre le monde scénarisé et le mien, est trop violente.  Annie

Quand je suis arrivé dans la salle de cinéma, je me suis senti disposé à voir le film. La salle était confortable, le cadre agréable, l'accueil également. Malheureusement, je n'ai rien compris au film car c’était en anglais. J'ai beaucoup de mal avec le sous-titrage… Je ne peux pas en dire plus sur l’histoire vu que je n'ai rien pu en saisir. J’ai trouvé le scénario trop complexe pour en dire quelque chose… Heureusement qu'il y avait l'orchestre ! J'ai beaucoup aimé ce qu'ils ont joué avec les instruments. C'est grâce à la musique que j'ai gardé un bon souvenir. Mehdi

J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, peu impressionnée par des bêtes minuscules, facilement grillées, facilement empoisonnées. J'ai été ensuite frappée par leur persévérance, leur nombre, leur volonté et leur dévouement à leur reine, qui les font avancer vers la victoire et le pouvoir de façon de plus en plus puissante et menaçante. J'ai frissonné en découvrant, à plusieurs reprises, la marque du travail aussi discret que destructeur de ces fourmis tueuses : les petits trous ronds alignés qui signent leurs méfaits. J'ai ressenti une angoisse devant l'étroit tunnel descendant qu'emprunte le jeune savant et qui l'emmène vers on ne sait quel destin. Mais le scepticisme, l'incrédulité, ne m'ont pas quittée pendant tout le film, qui n'a pas emporté mon imagination ni touché ma sensibilité. L'originalité de cette soirée était dans la performance des musiciens qui ont accompagné le film. Je suis admirative de cette performance, qui s'est accomplie dans la discrétion et l'efficacité. Je suis reconnaissante aux instrumentistes d'abord d'avoir respecté mes oreilles, en modérant la puissance des sons : je n'ai pas utilisé les bouchons d'oreilles. Je les remercie de nous avoir permis d'écouter les dialogues originaux du film projeté en VOSTF. J'ai beaucoup apprécié l'atmosphère qu'ils ont créée, suggérant l'angoisse ou la terreur avec leurs sons lancinants. Que me reste-t-il de ce ciné-concert ? Le souvenir d'un délicieux objet kitsch, ce film daté, qui m'a fait sourire plus qu'il ne m'a impressionnée. L'admiration pour cette contribution de musique vivante et créative aux projections de films, une formule que l'on ne peut qu'encourager lorsqu'elle est réalisée de façon aussi heureuse que lors de ce vendredi. Jacqueline

Je me sentais  heureuse en allant au cinéma ce soir-là. En entrant, j’ai été agréablement surprise, les fauteuils étaient confortables, je me sentais à l’aise. Hélas, pour moi, le film était incompréhensible. Pourtant j’ai bien vu qu’il était très original mais le thème était trop scientifique pour moi. Pas un moment je n’ai cru au scénario. Je n’ai pas pu me mettre dans la peau du personnage. J’ai pourtant bien aimé la réalisation technique du film, la photographie était intéressante et la durée de plans rapides. J’ai adoré le groupe de musique : bien placés sur le coté de la scène, ils ont mis l’ambiance notamment durant les dialogues. Et après ? Le soir quand je me suis couchée, j'avais l'impression que les fourmis m'attaquaient les yeux… Eliska

Quel film ! Un film qui m’a marqué lorsque je l’ai vu… la première fois, il y a 40 ans. C’est une ode à l’intelligence. Il ne parle que de ça : l’intelligence. Vous croyiez que les fourmis n’en avaient pas ? Erreur ! Le film le démontre. Vous pensiez que les humains en avaient plus que tout ? Erreur là aussi. Vous imaginiez même, peut-être, comme ce savant barbu dans le film, que l’orgueil, la foi en la technologie et la sensation d’être plus fort parce que plus imposant et armé, pouvaient tenir lieu d’intelligence ? Erreur encore. L’intelligence n’est rien sans son moteur intuitif. La reine des fourmis le sait bien, voilà tout. Le deuxième savant et la jeune femme l’ont également bien compris, parce qu’intuitivement, justement. Et quel plaisir que de revoir cette mise en scène de la technologie de pointe de l’époque, avec ses écrans cathodiques monochromes, ses bandes perforées et ses quelques malheureux octets perdus, bien que  vaillants et précieux, dans des ordinateurs de la taille d’un buffet de cuisine. Il est juste dommage que la fin n’ait pas été projetée, le film s’arrêtant au début de la phase IV, un comble ! Il manque la fin ! La fin de l’histoire avec la seule image concrète qui me restait et que j’avais très envie de retrouver. Cela m’a tellement surpris que je me suis retrouvé dans l’incapacité, lorsque les lumières se rallumèrent, d’applaudir les musiciens de Morse. D’ailleurs ils le furent peu et, vraiment, ça méritait mieux, mais voilà ! Il doit y avoir une raison à tronquer ainsi une réalisation, une histoire issue d’un autre temps, et j’ignore laquelle. J’espère juste que cette raison est bonne. Ce que je peux ajouter avec un peu de recul, c’est que la fin tronquée qui nous a été présentée est positive et ouvre la porte à la notion d’espoir, alors que la vraie fin du film telle que je m’en souviens est tout le contraire : non seulement sans espoir, mais l’être humain a trouvé son maître et, qui plus est, bien plus petit que lui. Pourquoi pas après tout ! Néanmoins, je trouve l’idée initiale bien plus intéressante avec ses perspectives de réflexions et de remises en question. Didier

C'était une première pour moi, la première fois que j'allais au cinéma-concert et j'avais très envie d'y aller. La salle était agréable, les fauteuils confortables, le contexte favorable pour que je me sente bien. C’est un film de science-fiction, le scénario me donnait envie d'adhérer mais j’ai fait un blocage par rapport au sous-titrage. Le film est en VO et le texte va trop vite pour moi. J'ai quand même regardé le film jusqu'à la fin en y prenant du plaisir malgré tout. Je suis resté un peu sur ma faim, je m'attendais à une autre fin… J'ai bien vu que le film datait par rapport aux effets spéciaux et la décoration. Toutefois, j'ai bien aimé la musique, je trouve qu’elle portait le film. Sans la musique je n'aurais pas adhéré. Grégory

ll paraît que ce film est devenu culte mais, malgré le fait qu’il a quasiment mon âge, je n’en ai jamais entendu parler. Je ne sais rien du scénario, je sais juste qu’il s’agit d’un film de science-fiction, ce qui n’est pas forcément mon genre cinématographique de prédilection. Quant à Morse le groupe de hard rock autant dire que, sans pour autant détester, c’est plutôt aux antipodes de mes goûts musicaux. Me voici donc ce vendredi 17 février impatiente de poursuivre cette journée déjà un peu cosmique et de découvrir cette expérience audiovisuelle… Le groupe de hard rock que j’aperçois à peine est installé devant et à gauche de l’écran. Les notes fusent plus ou moins fortes, le groupe adaptant le rythme et la puissance de son jeu en fonction des images et de l’intensité dramatique du film. Pendant que les acteurs sont enfermés dans ce huis clos oppressant où le danger semble provenir autant d’eux-mêmes que des fourmis, je me sens moi-même comme enfermée dans une bulle hypnotique. Noir de la salle, sons assourdis, fatigue… Je m’endors par intermittence. Je ne cherche plus à comprendre le scénario, je me laisse porter par ce mélange hors normes, cette illustration sonore étonnante. Je suis sortie de cette expérience un peu groggy… Je ne sais pas si j’ai aimé ce film étrange au style très seventies aussi bien dans le look que dans le jeu des acteurs. L’ensemble du film m’a paru un peu maladroit. La fin, à laquelle je m’attendais, et qui n’est pas apocalyptique, ouvre cependant sur un avenir quelque peu étrange… Je décerne enfin une mention spéciale à Morse, qui a su parfaitement adapter sa musique aux images. J’ai vraiment été séduite. Une expérience inoubliable par son originalité captivante. Isabelle

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 17:11
Nestor s'entête

 Spectacle de la Compagnie Croqueti, vu dans le cadre du festival "La maman des poissons" 2016 à Pézenas.

 

Avec: Claude Formosa, Katy Elissalde

Mise en scène: Claude Formosa

Création marionnettes: Katy Elissalde

 

Genre: Théâtre et marionnettes

Public: Familial à partir de 4 ans

Durée: 40 minutes

 

Chronique rédigée par: Isabelle, Corinne, Valérie, Gregory et Jacqueline

 

En ce samedi de novembre où je vais voir un des spectacles inscrits dans le cadre du Festival "La maman des poissons" de Pézenas, je m’installe dans le théâtre à l’italienne. Le chant des cigales résonne, effet apaisant… La construction technique de cette histoire nécessite le noir afin de ne pas voir les acteurs marionnettistes faire vivre leurs personnages sur scène. Papier mâché, carton, tissu? Je ne sais de quoi sont fabriquées ces marionnettes. Tête ronde, tête carrée, tête énorme… Elles ont toutes de drôles de tête mais elles en ont une. Sauf Nestor. Pas de tête. Alors Nestor se met en tête de trouver sa place dans la société. Entre recherche d’un emploi qui lui corresponde et quête du grand amour. Mais comment trouver l’amour sans tête?  Au-delà du sujet sur l’acceptation de soi et des différences, je me suis laissé charmer par les musiques aux styles différents et souvent entraînantes, par la magie technique, notamment par la prouesse des marionnettistes qui ne sont que deux sur scène pour animer cette belle histoire. Isabelle

En allant au théâtre, j’étais bien. J’avais envie d'en profiter et je ne pensais à rien d’autre. Le lieu m’a plu, c'était la première fois que je rentrais dans ce lieu. D’entrée de jeu, j’ai été séduite par le costume des marionnettes, la couleur et le mouvement. Je voulais me laisser emporter sans m’arrêter… Corinne

Je suis arrivée au théâtre, toujours  enjouée à la perspective de voir un spectacle, sans aucun a priori, avec juste l’envie de me laisser surprendre. Le spectacle s’adresse à la petite enfance et est, de fait, conçu avec beaucoup de visuels, des étoiles, des marionnettes qui se déplacent, de la couleur… On en prend plein la vue! Mais aussi plein les oreilles, avec des musiques qui vont chercher l’émotion de chacun... La courte durée (40 minutes) n'empêche pas de faire passer de multiples messages, à différents niveaux. Pour les enfants, ces futurs citoyens, mais aussi pour les parents, en leur rappelant des valeurs essentielles. Le scénario et la mise en scène renvoient à la légèreté, grâce à un visuel  qui coule de source, ça glisse, on se régale! Effets de jeux de mots, sans se prendre la tête, merci Nestor ( c’est l’effet sans tête)... Je finis par me dire ô combien la culture garde une place prépondérante dans l’éducation de nos enfants. Ne le perdons pas de vue, préservons ce message essentiel, si bien mis en image dans cette pièce. " Oyé Oyé soyez tolérants, appréciez la différence, elle ne peut que nous apporter du bonheur!!!!" Valérie

Je suis content et confiant. Le lieu m a plu, c’est une belle découverte du moment. J’ai été agréablement surpris par les effets spéciaux de son et de lumière, et par ces belles marionnettes qui apparaissaient et disparaissaient. Je n’imaginais pas qu’on pouvait faire aussi beau avec des marionnettes! J’aurais apprécié que ca continue quand la fin du spectacle est arrivée. Comme quoi sans tête, on peut faire des choses!!!!! Gregory

 Ce spectacle nous raconte le parcours de Nestor, ses rêves, ses essais, ses échecs, avec un départ pas facile: le petit Nestor n'a pas de tête, son chapeau repose directement sur ses épaules. Le mot "tête" reviendra très souvent dans les commentaires de la voix off, les autres marionnettes sont pourvues de grosses têtes lunaires, le titre du spectacle est un jeu de mots, tout cela souligne le handicap du bonhomme. Le fond noir du décor met en valeur les couleurs vives et fluorescentes des personnages et des accessoires. Des musiques rythmées et dansantes accompagnent le parcours accidenté du petit personnage et le dédramatisent. On y reconnaît des musiques de cirque, de ballets fin 19e, le Boléro de Ravel, l'air de la Strada de Fellini, de la musique Klezmer... Un spectacle pour petits enfants se doit d'avoir une fin optimiste: à la fin d'un parcours d'échecs répétés, Nestor trouve l'âme soeur et devient marchand d'idées dans un joli décor d'épicerie à l'ancienne. Les petits spectateurs auront-ils saisi la leçon illustrée par ce joli spectacle coloré et musical, l'idée que chacun finit par se trouver une place dans la société? Cette idée est bien cachée sous la fantaisie, l'humour, la poésie, le mouvement, la rapidité, qui caractérisent cette œuvre. Gageons que ce moment restera pour eux un très joli souvenir, à la fois livre d'images et dessin animé. Comme pour les adultes présents. La chaleur des applaudissements, à la fin, a donné un magnifique sourire aux deux animateurs de ce spectacle qui a su charmer l'enfant qui reste en nous. Jacqueline

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 16:58
Même pas vrai!

Spectacle de Pierre Delye, vu le samedi 19 novembre 2016, dans le cadre du festival "La maman des poissons" 2016.

 

Conteur: Pierre Delye

 

Genre: Conte

Public: Familial à partir de 6 ans

Durée: 55 min

 

Chronique rédigée par: Isabelle, Didier, Jacqueline et Annie

 

Installée au balcon du théâtre de Pézenas, j’attends d’assister au spectacle "Même pas vrai!". De ma place j’ai une vue plongeante sur la scène, sur laquelle un seul tabouret de bois et de métal attend. Pierre Delye entre en scène. Grand, les yeux ronds, et une voix aux légers accents "du Nord". Sans décor, ni accessoires, le monsieur a suffisamment de talent pour nous emporter dans ses contes par ses intonations, son regard, ses mimiques. Ses contes me semblent être le fruit d’un savant mélange: un soupçon de Perrault, une pointe de La Fontaine, une pincée de légendes… Recette suffisamment savoureuse et présentée avec suffisamment d’énergie pour maintenir mon intérêt malgré ma fatigue et l’heure propice à la dépression post-prandiale. Avec subtilité, il nous amène à réfléchir au sens des mots et des situations, et aborde avec fantaisie des sujets parfois graves tels que l’exclusion ou le rejet. Le livret présentait ce spectacle comme étant familial et abordable dès l’âge de 6 ans, j’émets cependant quelques réserves, 6 ans me paraissant un peu jeune vu certains thèmes et la durée (55 minutes). Ce jugement mis à part, j’ai vraiment apprécié le talent de ce raconteur d’histoires. Isabelle

Il était une fois… un conteur! Ou plutôt, un raconteur d’histoires qui aimait raconter des histoires, précisait-il, et ça tombait plutôt bien. Il s’appelait Pierre Delye et un jour, après maintes péripéties plus rocambolesques les unes que les autres, dont une histoire loufoque à dormir couché, il s’est arrêté à Pézenas pour raconter quelques-unes de ces histoires, aux enfants de la Maman des poissons bien installés dans le bocal baroque du théâtre de Pézenas. Si, je vous assure que c’est vrai, d’ailleurs j’y étais, immergé dans le même bocal que tous les enfants. Les vrais enfants comprenaient beaucoup plus vite que les autres (les adultes et autres chroniqueurs) quand il fallait réagir, comme dans l’histoire du lion et du serpent quand celui-ci dit au lion : ‘’si je te mords… T’ES MORT !’’ criaient en chœur les vrais enfants. En tout cas ce jour-là, à Pézenas, tous les enfants, vrais ou faux, écoutaient les histoires racontées par le grand échalas costaud qu’ils voyaient sur la scène avec une joyeuse attention. Il l’a très bien fait, on voyait bien qu’il connaissait son sujet et le contrôlait avec une quasi perfection. Mais l’enfant non déguisé en moi était en manque de quelque chose: sauf dans la dernière courte histoire, jamais un ou des enfants n’ont eu le rôle principal dans les histoires racontées, comme peuvent l’avoir le Petit Poucet, le Petit Chaperon Rouge ou encore Pinocchio. Oui, ça m’a manqué, et vous savez quoi ? Je suis sûr qu’avec 15 ou 20 ans de plus, quand ce raconteur d’histoires se sera vraiment éloigné de son enfance, il en parlera davantage. Didier

Ce conteur n'a pas besoin d'une mise en scène compliquée: scène nue meublée d'un haut tabouret, lumière discrète - un seul projecteur de couleur neutre. Vêtu d'une chemise et d'un pantalon couleur de muraille, le magicien des mots nous emporte dans de fausses improvisations, soulignées de souples mouvements de mains, sans vraiment insister sur ses hilarants jeux de mots qu'on voudrait tous noter. Pierre Delye est un re-créateur plutôt qu'un créateur. On reconnaît dans les contes de ce jour des thèmes traditionnels de fabulistes, de conteurs et de moralistes: la rencontre avec le diable, une histoire d'animaux exotiques digne de Rudyard Kipling, des histoires entre père et jeune fils où c'est l'enfant qui a raison. On reconnaît dans le premier de ces contes, des influences: une douce loufoquerie évoquant Raymond Devos par ses enchaînements absurdes, et Jacques Prévert par une imagination poétique qui nous emmène en voyage dans un monde onirique peuplé de lapins volants et de culs-de-jatte. La marque personnelle de P. Delye est dans l'usage malicieux de figures de style classiques comme l'anaphore et le zeugma ("j'ai attrapé un pantalon et un rhume") qui produisent un effet comique irrésistible dans un conte pour enfants. Ce bon conteur a eu un bon public: les petits, répondant à l'empathie de ce grand oncle chaleureux et pince-sans-rire, et les grands, appréciant la subtilité du jeu avec les mots et les références littéraires subliminales, l'ont vivement applaudi. Jacqueline

Je ne suis pas seule à entrer dans ce magnifique Théâtre de Molière dont les décors m’enveloppent déjà d'histoires féeriques. Beau brouhaha heureux de rires et de paroles d'enfants comme une plongée dans une mer chaleureuse de nos rives méditerranéennes: je nage de délices! J'avance de découverte en découverte, le regard glissé vers ce paysage de gaieté enfantine. Même pas vrai que je m'ennuie à écouter ce chaotique babillage! Puis l'instant du conteur s'impose, et c'est un géant qui prend la parole dans un éclairage de lumière discrète. Cela laisse la place aux sons et ils en profitent: les mots jonglent de plaisir, rebondissent de vitalité, éclatent de bonheur. De sacrés jeux de mots, soutenus par une multitudes de tons, de mimiques, et d'enthousiasme. Cette tête qui dit non par exemple pendant que les mots choisis disent oui: belle prouesse du corps qui m'emporte dans la joie des rires. Je sens que mon âme d’enfant hisse son regard vers ce conteur au grand pied. Elle palpite au rythme donné par la succession des mises en mots qui soulèvent l'enthousiasme des enfants et je m'y glisse sans toutefois participer aux "t'es mort" scandés de plus en plus fort par ces enfants de plus en plus convaincus. Ce spectacle éveille ma joie. Je sens mes ailes de vie se déployer encourageant le sentiment de résister à l'accélération de nos sociétés, à donner au temps la préciosité de l'instant vrai! Mais oui quel beau plaisir à écouter ces histoires ponctuées de réflexions qui ravivent la profondeur des valeurs de vie pour petits et grands comme on ouvre une fenêtre sur l'horizon des possibles. Ce spectacle est un hymne à la joie de vivre! Annie

 

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 17:23
Szafa

Spectacle de la compagnie Garibaldi (37), vu le 12 juillet 2016, à l’Ecole du spectateur, à 16h15, dans le cadre du Festival d'Avignon Off 2016

Auteur : Valentina Santoni

Interprète : Valentina Santoni

Scénographie : Martine Fortunato

Genre : Cirque

Public : Tout public à partir de 4 ans

Durée : 35 min

Création 2016

Chronique rédigée par : Pascale, Emilie, Thomas, Eric et Catherine

Arriver à l’Ecole du spectateur est toujours un plaisir, un lieu au calme des rues fourmillantes d’Avignon pendant le festival. A peine arrivés, nous sommes invités à rejoindre le lieu du spectacle, une yourte traditionnelle des Balkans, en ossature bois. Une fois à l’intérieur, une ouvreuse me propose la dernière place assise restante, une chaise à l’extrémité du cercle de la piste de cirque. Je suis assis, j’en profite avant le noir pour découvrir le décor qui est assez simple, une armoire posée au milieu de la piste, un cercle autour de celle-ci, de lumières artisanales en boîtes de conserve posées sur des socles à même le sol. Le spectacle commence par un dessin animé fait de photographies les unes après les autres. Il retrace le parcours de l’armoire qui est sur scène, de son domicile au théâtre, avec en fond une musique avec l’instrument à la mode, le hang. Un joli moment. Je me dis alors que je vais passer une agréable demi-heure. Puis la circassienne sort de l’armoire pour commencer une danse autour de celle-ci, un passage du spectacle qui personnellement m’a perdu. Il s’ensuit pendant les trente dernières minutes, des tableaux délimités par les noirs de la salle. A noter le travail du créateur lumière qui joue du miroir sur un des tableaux pour permettre un jeu d’ombre avec la comédienne, une technique, à mon sens, qui a ses limites. Bref, des tableaux alliant la jonglerie de massues, de danse, de manipulations d’objets, en l’occurrence d’armoires, petite à grande, toujours accompagnés de musique, passant de l’accordéon à la guitare électrique. Ces tableaux sont coupés également par ces dessins animés, toujours sur le déplacement de cette armoire, projetés à différents endroits de la yourte. Je n’ai pas toujours compris la continuité de ces tableaux, comme posés les uns après les autres sans sens commun. J’aurais souhaité retrouver la poésie du corps décrite dans le synopsis du catalogue du Off, en vain… Thomas

Lors de mon arrivée à ce spectacle, je n’ai aucun a priori sur ce qui va suivre. Je suis plutôt ravie à l’idée que cela ait lieu dans une yourte car le côté intimiste n’est pas pour me déranger, bien au contraire. La salle est comble, le spectacle débute par la projection d’un film en noir et blanc (un peu long à mon goût) sur la promenade d’une armoire. L’interprète féminine joue en solo, ou plutôt accompagnée de ses armoires : la petite, la moyenne et la grande, telle Boucle d’or. Son jeu de mime m’interpelle, j’ai l’impression que je ne comprends rien au sens du spectacle. Quelques jongleries amatrices, entrecoupées de pas de danse débutants, se dévoilent sous le feu d’un projecteur miroir. Le spectacle dure 35 minutes et c’est une aubaine. A ma sortie, je suis sur une impression en demi-teinte : j’ai très envie de rire. Finalement, il ressort du positif de cette représentation. Pascale

La yourte était un endroit super, on s’y sentait bien accueilli. Nous n’étions pas beaucoup dans la salle, assis sur des chaises et des coussins. La comédienne sur scène était habillée tout en noir et jouait avec un carré en bois beige. Les films d’animation étaient bien réussis, les dessins étaient en noir et blanc. La jonglerie était loin d’être bien faite et bien réalisée, on voyait que c’était malhabile. Le final fut comme le début, il ne se passa rien de spécial. il n’y avait pas de mise en scène ni d’histoire. "Szafa" est un spectacle qui ne fonctionne pas trop bien pour les adultes. Je pense que cela est peut-être mieux pour les enfants. Je suis dans un état de déception, je me sens lassée par ce que je viens de voir, de plus cela n’était pas crédible. Il m’en reste un goût amer. Emilie

En guise d’introduction, un plaisant film d’animation est projeté sur une grosse armoire, plantée au centre du plateau. Cette animation image par image un peu syncopée nous montre une armoire qui s’échappe de son intérieur pour aller crapahuter dans la nature. Elle semble s’enfuir de chez elle, peut-être pour aller faire sa vie… ça m’a permis toutefois de découvrir que le stop motion est en fait le nom high-tech de l’animation image par image. A la fin du court-métrage, la comédienne évolue ou danse sur scène avec une grande armoire qu’elle manipule sur une bande son plutôt agréable. Elle en sort une armoire plus petite, et encore une minuscule. Des armoires gigognes, en quelque sorte. Elle évolue toujours autour, mais je ne vois rien de particulier ni de signifiant… c’est probablement la manipulation d’objets. Puis, sortant une quille, elle poursuit ses arabesques et ses manipulations, pour finir en jonglant un peu laborieusement, avec trois quilles. C’est la partie jonglerie très certainement. Une projection sur le plafond de la yourte vient conclure le spectacle, en montrant l’armoire rentrant chez elle. Autant vous dire, mais vous l’avez peut-être deviné, que j’ai eu du mal à rentrer dans le spectacle. Je n’ai ni compris le sens, ni apprécié la forme, alors que je suis plutôt friand de cirque, de manipulation d’objets et de film d’animation. Alors, les trois ensemble… Il s’agit d’une création toute récente et je veux bien comprendre toute la fragilité qu’elle renferme. Alors, j’ai cherché… J’ai découvert que "Szafa", en polonais, signifie "armoire", mais cela me semble évident après coup. Et de représenter tout ce que peut renfermer une armoire quand elle sort des sentiers battus, me semble effectivement une bonne piste. Une armoire de vie, qui enfante d’autres armoires et ainsi de suite, comme le cycle de la vie. Pourquoi pas ? Mais la jongle ? Je veux bien imaginer aussi que les massues, soient les aiguilles d’une horloge… l’horloge de la vie qui s’écoule, du temps qui passe… Mais je crains de faire un trop grand exercice d’imagination, après coup, pour tenter de comprendre des choses qui n’étaient pas présentes. Il me semble qu’il faudrait surtout enrichir le contenu de ce spectacle, montrer quelque chose. Car ce spectacle est présenté "comme le fruit de plusieurs années de recherche autour de la manipulation d’objet". Et je n’y ai rien vu.

Eric et Catherine

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 09:18
Souviens-toi

Spectacle de la Cie ON OSE (06), vu à Avignon Off 2016, le 12 Juillet, 19h30, au Théâtre du passage

Interprètes : Déborah Falbo, Jérémy Fouix

Genre : Clown

Public : Tous dès 6 ans

Durée : 1h

Création 2016

Chronique rédigée par Geneviève et Eric

Je suis arrivée devant le théâtre, il y avait beaucoup de monde qui faisait la queue. Quand la porte s’est ouverte, il y avait un grand rideau noir qui encerclait la scène, des strapontins rouges très confortables. Les deux comédiens sont arrivés sur scène en tenue de clown avec leurs nez rouges. Au début de la pièce ils commencent par se rencontrer, se connaître et sympathiser. Petit à petit, ils éprouvent des sentiments l’un envers l’autre et finissent par donner la vie. Cette fin de la pièce m’a bien plu. A la fin du spectacle, les deux clowns ont remercié le public en applaudissant chaleureusement. Je n’ai pas tout compris de leurs interprétations, il y a des choses qui ont dû m’échapper, on ne peut pas toujours tout comprendre. Voilà mon avis personnel qui n’engage que moi. Geneviève

Les deux personnages arrivent dans le public pour assister au spectacle… qui est annulé pour "non respect du droit des artistes", selon ce que nous annonce la voix Off. Alors, forcément, les deux clowns se retrouvent sur scène. Le plateau est nu pour accueillir les loufoqueries et les amours de ce duo ravissant, Koko et Kiki, en costumes assortis. Ils se tournent autour, se hument, bref, ils s’aiment et nous le montrent. Et comme l’amour, c’est la vie, ils partent explorer les souvenirs extraits du cerveau de la jeune femme : les voilà embarqués sur un bateau dans la tempête, nageant au fond de l’océan comme si nous y étions, et ils réussissent à m’emmener dans leur joyeuses clowneries improbables. Les deux comédiens sont tous les deux très bons dans cet exercice, sans en faire ni trop, ni trop peu, et en gardant une fraîcheur naturelle. Mais quand, rentrant une dernière fois dans le cerveau de Madame, Koko découvre qu’elle attend un bébé, c’est la panique et la course-poursuite qui s’ensuit vient donner un second souffle en fin de spectacle. L’occasion de montrer une facette plus énergique, donner un rythme d’enfer à cette entrée au paradis. Car bien sûr, Koko est très content d’accueillir ce bébé et de poursuivre l’aventure avec sa Kiki.

Un spectacle de clowns poétiques et amoureux pour passer un agréable moment. Eric

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