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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 22:11
Festival "Dans mon jardin"
Festival "Dans mon jardin"

Un festival « Dans mon jardin » produit par l’association des Mordues 87380 Saint-Vitte-sur-Briance le 8 aout 2020.

 

Cie des Mordues : Izabelle - 06 19 94 71 19 desmordues.asso@gmail.com

 
Cie les yeux Grands Fermes : Anne Perbal infos[at]anneperbal.com
 

Cie H : Albin Hedon : 05 53 47 93 12

 

 

Genre du festival : théâtre, conte, cirque, musique...

Public : Tout public

Durée : une journée

 

Programme de la journée: 

11 h - Contes musicaux aux jardins de tes rêves, en partenariat avec la bibliothèque de Saint-Vitte-sur-Briance.

11 h 30 - Spectacle clownesque et musical « The Pépette Show », Mathilde Verger, Cie Des MorduEs.

12 h 30 - Performance dansée, Anne Perbal, Cie les yeux Grands Fermés.

14 h/16 h - Ateliers tout public :

    Atelier d’écriture : Histoires à dormir debout  / Arts créatifs : À faire sourire nos mains

15 h - Spectacle de jonglerie burlesque « La Con’F », Albin Hedon, Cie H.

16 h 30 - Solo clownesque « Ça ne tourne pas trop rond », Anne-Marie Frias.

17 h 30/19 h - Tremplin Spectacle vivant  (musique, lecture, théâtre, danse) : performances  de 5 à 10 minutes avec vote du public à l’applaudimètre. 

20 h – « Chanson à rêver debout » - Mathilde, Cie Des morduEs.

21 h 30 – « Quatuor du coin gnoles », Cie des 4 verres de Les tubes digestes.

 

 

Cet été fut caniculaire et covidculaire!

Le manque :

De plaisir, de partage. 

De rencontres, de concerts, de spectacles. 

La peur :

De l’autre, de mourir.

Se masquer, arrêter de respirer. 

 

Vouloir :

Prendre l’air, le bon, celui de la liberté.

 

Je n’y croyais plus, en cette année particulière. Et oui, il existe encore des endroits en France où les mairies soutiennent les organisateurs qui souhaitent proposer un bol d’air frais autour du spectacle vivant. Ce fut le cas dans cette petite commune de Saint-Vitte-sur-Briance en Haute-Vienne. 

Nous prenons donc la route afin de rencontrer ces deux petits bouts de bonne femme qui portent le festival « Dans mon jardin » à bras-le-cœur.

Le décor bucolique : une ferme, un camping improvisé dans un champ, des fauteuils et  des canapés dispersés, une nature paisible, de la couleur, une scène de fortune, et surtout des gens !!! Des sourires, de la bonne humeur, la vie quoi !! On est accueilli comme des cousins éloignés qu’on n’aurait  pas vus depuis un bail :

- « Allez, prenez-vous un verre !!! Asseyez-vous autour de la grande tablée ».

Nous décidons donc de mettre la main à la pâte pour la fin des préparatifs. Le bénévolat reste toujours tellement riche humainement.

 

Le festival est gratuit ; il n’y a qu’à boire et à manger (bio) pour que les organisateurs rentrent dans leur frais. Les enfants sont aux anges : tout leur est dédié. D’ailleurs, ils sont bien plus nombreux que leurs parents, déjà accoudés au joli bar en palettes.

Le cadre se prête au calme. Pour la fraicheur on reverra ça…

La journée commence par…chercher ma fille qui en fait se trouve assise sur des bottes de paille à écouter un conte. Elle est absorbée. La dame de la bibliothèque vit son histoire et subjugue littéralement le jeune auditoire.

Les spectacles vont s’enchainer toute la journée. 

Mathilde (artiste et membre fondatrice de l’association) nous propose un spectacle de clown « Le pépette show ». Numéro pour enfants dont j’ai apprécié le dynamisme, la couleur, et le coté traditionnel du clown (comique, gag, chute, musique, …..). Elle arrive sur son tricycle, toute de couleurs vêtue et en musique. Le ton est donné, le sourire se dessine sur les visages des petits et des grands. Nous assistons à une représentation clownesque participative. 

 

L’après-midi voit se dérouler de nombreux ateliers animés par des bénévoles. Des ateliers d’arts plastiques, d’abord, à base de matériel de récupération. Les œuvres réalisées ont pu servir à égayer le festival (on ne fabrique pas pour soi mais pour embellir le site). Des ateliers musicaux  ensuite, avec des créations là aussi collectives.

 

En pleine chaleur, Albin de la Cie H nous a présenté son spectacle de jonglerie. Il est un maître-conférencier, jongleur, acrobate et… drôle. Son spectacle est burlesque et participatif. C’est ensuite autour d’Anne-Marie. Son solo clownesque est une réadaptation du magnifique texte de Marc Favreau dit « Sol le clown ». Elle présente donc une conférence géopolitique autour d’un monde…qui ne tourne pas rond. Le personnage, un clown décalé, ingénieux, un peu malingre et fébrile nous explique que ceux d’en-haut se couillonnent pendant que ceux d’en-bas appartiennent au « fier-monde ». Quelle société de « pecno-crates ». Un humour triste qui dérange nos « illusions mondaines » à grands coups de « tombe atomique ». Finesse des mots qui demandent une concentration à toute épreuve.

 

Vient alors le moment du tremplin artistique. Ma fille avec ses 254 nouvelles « meilleures amies » se retrouve devant  la scène pour assister à une prestation de haut vol de rythmiques avec gobelets.

Le festival se termine avec Mathilde, sa guitare et son accordéon. Des textes profonds qui nous appellent au voyage et  des reprises de chansons bien connues de tous. On fredonne, et nous ne pouvons pas empêcher nos gambettes de virevolter en cadence.

 

Je tenais à chroniquer ce petit festival qui, en d’autres temps, serait peut-être passé inaperçu. Mais en ces circonstances, l’audace et la ferveur de cette association, la simplicité même du vivre-ensemble autour d’un évènement culturel m’ont  permis de réaliser combien le spectacle vivant était essentiel. Fasse que ces lieux d’échanges, de partages et de rencontres que sont les scènes survivent, au risque de voir se réaliser les prédictions de Frank Herbert :

« La peur tue l’esprit, la peur est une petite mort. » 

 

Laurence Malabat

 

 

 

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 16:05

 

Démarche : Chronique plurielle et populaire avec les enfants de l’école Massillargues d’Avignon dans le cadre du Périscolaire. Nous avons 7 séances avec les enfants pour les sensibiliser au théâtre et surtout à l’écriture de chroniques autour de leur ressentis. Chaque Jeudi après midi, nous nous retrouvons à un groupe de 17 (16 enfants et moi-même). Nous avons 1h15 d’atelier. Alors nous faisons des petits exercices d’échauffement, des ateliers d’improvisations autour du déplacement, de la création de personnages... Mais nous gardons en tête que nous sommes présents pour écrire une chronique autour du spectacle d’opérette d’Olivier Py, L’amour Vainqueur, joué à plusieurs reprises en cette fin d’année pour les enfants scolarisés sur Avignon et ses alentours.

Pour cela, nous avons proposé aux jeunes de créer une grille de lecture. A partir de leurs connaissances sur ce que représente un spectacle pour eux, ils en ont dégagés 5 grandes thématiques : la mise en scène, l’histoire, les personnages, le décor, et les émotions. Ensuite par petits groupes, qu’ils ont créés eux-mêmes, par affinité et par choix de la thématique, ils ont développé des sous chapitres afin de guider leurs camarades lors de l’écriture de la chronique. Ils savaient donc lors de la représentation de cette opérette sur quoi ils devaient se concentrer. Un exercice pas simple car pour l’ensemble des enfants, c’était une grande première que d’aller voir une opérette.

Un spectacle produit par Le Festival d’Avignon (84) et vu le 21 novembre 2019 à la FabricA d’Avignon.

 

Texte, mise en scène et musique : Olivier Py
Scénographie : Pierre-André Weitz
Lumière : Bertrand Killy

Arrangements musicaux : Antoni Sykopoulos
Construction décor : Ateliers du Festival d'Avignon
Confection costumes : Ateliers de l'Opéra de Limoges

Interprètes : Clémentine Bourgoin, Pierre Lebon, Flannan Obé, Antoni Sykopoulos

Genre : Opérette

Public : Tout public, à partir de 9 ans

Durée : 1H

 

Chronique écrite collectivement par Bilal, Noam, Rayane, Romain, Adam, Théo, Amjad, Ilyana, Ilyès, Leila, Lina, Sara, Ambre, Rawda, Kamelia et Djibril.

 

Quelques mots sont ressortis à la fin du spectacle et après une semaine sans s’être revus avant d’écrire en détail la chronique : Injustice, tristesse, dégoût, peur, amour, rigolo, joie, surprise, historique, harmonie, négatif, drôle.

 

Comme écrit en introduction de la démarche pédagogique, les enfants âgés de 9 à 10 ans se sont réunis par groupes de trois, afin de travailler plus précisément sur une thématique choisie. Voici ce qu’il ressort de leurs réflexions. A savoir que dès que le groupe avait terminé d’exposer son retour sur sa thématique, le reste du groupe a pu intervenir pour compléter les propos ou les modifier, ce qui a permis de beaux échanges sur l’histoire.

 

Le groupe sur le décor : très joli décor avec des fonds peints sur des grands draps tendus. Beaucoup de lumières. Beaucoup de projecteurs. Des instruments : un piano, un violoncelle, une grosse caisse, un accordéon. Des effets spéciaux avec de la fumée qui sortait de scène ; il y avait une trappe pour l’arrivée et le départ de comédiens sur scène. Il y avait un technicien machiniste pour aider et accompagner les comédiens et les changements de décor. Il était habillé tout en noir avec des gants pour qu’on ne le voie pas. Mais on voyait son visage.

Le groupe sur les personnages : il y a 5 personnages : le général, la princesse, le prince, la fille à la vaisselle et le jardinier. Tous maquillés en blanc pour pouvoir changer d’expressions et de personnages plus rapidement.

Le groupe sur l’histoire : c’est l’histoire d’une princesse qui est dans son jardin et voit un homme chanté, un prince. Après être tombée amoureuse, le prince, tombé amoureux également, a du partir à la guerre. Le père de la princesse décide, lui, de la marier avec un autre, ce qu’elle refusera. Elle finira dans une tour emprisonnée par son père. A sa sortie, tout le monde pense qu’elle est morte. Le prince, lui, a reçu une bombe et s’est retrouvé défiguré. De plus il est pris de honte de ne pas avoir pu aider son peuple pendant la guerre. Le général en profite pour le manipuler pour qu’il ne garde pas sa place. Finalement, il est prévu de marier la fille de vaisselle avec le prince mais elle tombe amoureuse du jardinier. Une autre femme va être déguisée pour remplacer la fille à la vaisselle afin d’être mariée au prince, ce sera la princesse...

Le groupe sur la mise en scène : les personnages chantaient, jouaient de la musique et jouaient la comédie. Beaucoup de déplacements, beaucoup de chants.

Le groupe sur les émotions : on a trouvé l’histoire difficile car les chansons n’étaient pas simples à comprendre, et il y en avait beaucoup même si elles étaient courtes. Il y avait beaucoup de tristesse, de joie d’amour et de colère.

Le groupe finira par dire que c’était un spectacle dans lequel nous passions par beaucoup d’émotions différentes.

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 10:36

 

Un spectacle d’Acrostiches et Compagnie (31),  vu le 22 juillet 2019 à 10h10 à l’Espace Alya, dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 23 juillet 2019. Relâches les 10 et 17 juillet.

 

De : Christian Coumin (co-écrit avec les 5 artistes)

Avec : Philippe Copin, Christophe Leseure, Guillaume Montels, Michel Navarro, Kimberly Scully

Mise en scène : Christian Coumin

Genre : Cirque
Public : Tout public
Durée : 1h05

 

La brigade culturelle de l’IME L’Olivier, Foyer La Peyrarde.

La chronique plurielle et populaire, qui illustre plusieurs avis de spectateurs lambda sur un même spectacle, est donc le fruit de cette intervention de brigade.

 

La démarche :

Un accompagnement au spectacle pour favoriser l’accès à la culture et le développement de l’esprit critique.

En amont de ce lundi, Valérie Desbrosse, notre chargée de médiation, a sélectionné ce spectacle et contacté l’équipe pour avoir des informations concrètes sur leur spectacle et expliquer qu’il s’agit d’accompagner un groupe de 7 jeunes déficients intellectuels, avec ou sans troubles associés, ainsi que leurs éducateurs. Ce groupe s’est réuni 2 jours avant la représentation afin d’échanger autour du spectacle vivant, des différents lieux et types de spectacles, et de donner des éléments sur le spectacle prévu (lieu, cirque, musique, bruits brefs de « pétards », …). Le lundi matin le groupe s’est rassemblé, et malgré notre retard, la Compagnie a gentiment attendu l’arrivée de chacun. Heureusement, nous n’étions pas les plus retardataires. Chacun a gardé en mémoire les images du spectacle, ce qu’il en a aimé ou pas, et nous avons échangé à ce sujet le jeudi suivant. Certains jeunes du groupe ont témoigné à travers leurs moyens de communication non verbale (pictogrammes, ...).

Voici ce qui ressort des témoignages:

 

Joli accueil de la part de cette troupe. Un accueil qui a su attendre un peu et accepter le retard d'un petit groupe de jeunes qui s'étaient perdus dans les rues d’Avignon... Attendus à l'entrée du théâtre et guidés comme des V.I.P. Nos jeunes ne l'ont peut-être pas vu, mais ce fut une attention à laquelle je fus sensible. L'ensemble du spectacle est une jolie partition. Acrobatique et  musicale. Humaniste et animale. Poétique et humoriste...On était  chez les vivants. Quelques instants de frayeur au vue de ces têtes qui frôlent les projecteurs du plafond. Quelques instants d'adolescents nostalgiques où l’on se revoit courir à plusieurs derrière la même fille... Peuple du cirque, sourire aux lèvres, malgré les muscles et la concentration que l'on sent ciselés comme de la dentelle. On y voit le travail, derrière ce travail qu'on ne voit pas. Ils étaient plusieurs, mais ils n'étaient qu'un/ et ne faisaient qu’un. Un bel ensemble que je recommande. Germinal

 

J’ai aimé le lieu mais c’était petit et il faisait chaud dehors. J’aime les instruments sur l’affiche mais ils n’étaient pas dans le spectacle. j’ai pas forcément aimé l’affiche on voit pas les vraies personnes. J’ai rigolé beaucoup. J’ai aimé le chien qui roule dans un panier. Il faudrait une deuxième femme pour que ça fasse 2 hommes et 2 femmes, que ça équilibre et c’est plus élégant. C’est joli quand la femme est en hauteur sur les autres artistes, quand elle fait le grand écart, pour moi, ça c’est dur de faire ça, elle est très à l’aise, elle est souple. C’est très joli, c’est impressionnant. Ils ont du talent. Mélanie

 

L’accueil c’était bien mais le lieu trop petit. La musique c’était génial, J’ai aimé le chien et quand le chien il fait de la batterie et quand il est sur la machine qui roule. J’aime pas trop le giropode. J’ai entendu les enfants rigoler. J’ai eu peur du bruit de « pétards » (craies crépitantes ?). Les acrobaties c’est facile ce qu’ils font, c’est pas impressionnant. Amélie

 

Un bon accueil par l’ensemble de l’équipe. J’ai apprécié le spectacle dans son ensemble de par son côté clownesque et circassien, bien que j’ai préféré les artistes dans leur élément qu’est le cirque plutôt que celui du jeu. Le public y applaudit très souvent et est très enthousiaste tout au long. Ce spectacle me paraît encore plus adapté à la rue (ce qu’ils font également), tant pour l’ambiance qu’il doit mettre dans l’espace public avec sa dimension très musicale et visuelle, que pour l’espace qu’il mérite. La batterie centrale est magnifique et la musique en percussion m’a plu bien qu’elle ne m’ait pas semblé assez entraînante pour leur proposition, les instruments en cuivre qu’on peut voir sur l’affiche m’auraient encore plus entrainée. Pour autant, j’ai noté des idées drôles et ingénieuses autour de la musicalité tout au long de la représentation. Le travail autour du Giropode est impressionnant, bravo à ces artistes qui continuent leurs prouesses de cirque (jonglage, musique, acrobaties à plusieurs, …) les deux pieds roulants à toute vitesse. Valérie

 

J’ai pas aimé le lieu car c’était petit, le plafond était trop bas pour faire certaines acrobaties. C’était pas drôle. J’ai aimé le chien. Le chien il n’était pas content de venir j’ai trouvé, c’était pas drôle pour lui, le spectacle c’est pas pour les chiens. Coralie

 

A beaucoup apprécié le chien dans le spectacle, c’était très drôle ainsi que la musique, la batterie, les percussions. Pour autant, elle n’a pas apprécié les acrobaties. Céline

 

J’ai aimé le chien, c’était rigolo. J’ai aimé le moment du vélo. Angéline

 

J’aime le giropode. J’ai aimé l’humour avec les prénoms : Marguarita, César,… Avec la télécommande, il les fait foncer dans le mur. J’ai aimé le chien, c’était rigolo ce Jack Russell. Il est très drôle Octave en blanc. Lucas

 

A aimé la musique, les percussions, quand ils tombent, le jonglage et les acrobaties. A moins aimé la fille sur le vélo et la comédie. Tom

 

C’était la première fois pour moi que je voyais un spectacle autant rythmé et divertissant. Il y en a pour tous les goûts tant bien de l'humour que des prouesses artistiques toutes aussi différentes. La musique n’était cependant pas à mon goût car le rythme n’était pas adapté, selon moi, au spectacle. J’ai plus apprécié leurs acrobaties que les moments de jeu. Ils ont d’ailleurs réellement du talent pour faire des acrobaties les plus impressionnantes les unes que les autres, malgré un lieu pas forcément adapté, qui a peut-être empêché quelques actions. Ce que je retiendrais et qui m'a donné envie d'en parler, c'est l’enchaînement des figures, et celles sur le vélo tout particulièrement. Guillaume

 

Merci à toute l’équipe pour avoir pris le temps d’échanger avec notre intervenante sur notre démarche de médiation culturelle ainsi que d’avoir donné en amont des éléments du spectacle à connaître pour l’expliquer aux jeunes.

Merci également aux échanges après le spectacle et le souvenir des autographes sur vos belles affiches que le groupe a gardées.

Merci à vous les jeunes et les éducateurs. 

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 17:56

 

Rencontre* avec Melissa Laveaux, jeudi 4 octobre à 14h00, organisée dans le cadre du Festival International de la Guitare 2018, à la médiathèque Pierresvives à Montpellier.

Durée : 1h30

* Cet évènement n'était pas un concert à proprement parler mais une rencontre avec les collégiens, l'artiste a chanté bien sûr mais aussi répondu aux questions et a fait part de ses expériences de musicienne.

Chronique plurielle et populaire d'une classe de 3e du collège Fréderic Mistral de Lunel

 

Le jeudi 4 octobre nous nous sommes rendues à la médiathèque Pierresvives pour assister à une rencontre avec Mélissa Laveaux. Avant de s’installer dans la salle on se sentait bien. Lorsque nous sommes entrées, la lumière était tamisée, la salle était propre, l’ambiance était chaleureuse ! Vint le moment où Mélissa entra en scène timidement. Au moment où elle a commencé à chanter, nous étions impressionnées par sa performance musicale, sa voix était à la fois rauque et douce. C’était vraiment agréable à écouter même si on ne comprenait pas vraiment étant donné qu’elle chantait en anglais, en haïtien et en créole, des langues presque inconnues pour nous. Elle nous a mises à l’aise tout au long du spectacle grâce à ses petites anecdotes sur son parcours de musicienne. Le son était vraiment parfait, nous étions captivées par ses chansons ainsi que ses histoires, nous n’avons pas vu le temps passer. On en garde un très bon souvenir !

Samia et Lou-Anne

 

Au début du spectacle, je me sentais calme, on n’était pas nombreux mais j’étais impatient que ça commence. On a été bien accueillis et on n’a pas beaucoup attendu, l’artiste est entrée sur scène sous nos applaudissements et les flashs des appareils photo. J’ai trouvé que le son et la lumière étaient excellents mais je ne comprenais pas les textes chantés. J’ai aimé la musique, le tempo changeait tout le temps. J’ai apprécié la voix, même si je trouvais que ce n’était pas dansant. Le spectacle était plutôt long, mais je n’ai pas vu le temps passer, la mise en scène était bien faite et le public très attentif. A la fin, je me sentais toujours bien. Je ne me suis pas reconnu dans les propos des chansons car je ne comprenais pas les textes en anglais et en créole mais je me suis reconnu dans l’artiste grâce à ses anecdotes. Je garderai un très bon souvenir de ce spectacle. Walid

 

Quand on nous a dit que l'on allait faire une sortie à Montpellier pour un concert de guitare on était très contents car c'est un instrument que l'on aime bien. Avant d'aller à ce spectacle nous étions détendus mais un peu fatigués. Vers 14h30 nous sommes rentrés dans la salle qui était assez petite, bien éclairée, les sièges étaient confortables. Ce concert s'annonçait bien. Melissa (la chanteuse) est entrée sur scène avec sa guitare. A peine arrivée, elle a directement été prise en photo, elle ne s'y attendait pas, c'était assez rigolo. Le spectacle a commencé, Melissa avait une voix assez grave mais qui était plutôt belle. Le tempo était ni trop lent ni trop rapide, il était bien, c'était plutôt entraînant et non ennuyeux. Ce fut un super concert que nous avons apprécié, bien que ce n’était pas le style musical que l'on écoute habituellement. Nous gardons un très bon souvenir de ce concert.   

Lola, Orane, Ismaïl et Hatim

 

Le spectacle a eu lieu à Montpellier, le 4 octobre après-midi. Nous nous sentions bien, la salle était assez vaste, remplie à moitié. Nous n’avons pas aimé ce spectacle car on ne comprenait pas ce que la chanteuse, Melissa Laveaux, chantait. Elle a fait plusieurs chansons. Cela a duré une heure à peu près, c’était assez long. Nous ne nous sommes pas du tout reconnus dans ce spectacle, ce n’est pas du tout notre style musical. En revanche, on a aimé le fait que chaque chanson soit expliquée. Léo, Sabri, Houssam et Ali

 

Lorsque je rentre dans la salle du concert, je me sens bien, je trouve la salle assez petite, je m’assois au troisième rang, ma place se situe vers la gauche. Le public est silencieux il n’y a pas d’agitation. Je ne m’attends pas à un spectacle qui me plaira beaucoup en raison de mes goûts personnels. Lorsque le spectacle débute, je me sens toujours bien. L’artiste monte sur scène et se présente. Lorsque qu’elle commence sa première musique, l’ampli est éteint, elle doit donc l’allumer. La musique est assez bonne, c’est plutôt dansant mais je ne comprends pas le texte chanté car il est en anglais et en créole, il n’y a qu’une petite partie qui est en français. Le son est bien mais je trouve que l’éclairage aurait pu être mieux car il ne change pas, il reste le même et j’ai le reflet de la guitare en plein dans les yeux. Le spectacle a duré 1 heure, j’ai bien aimé le concert malgré tout. Après le spectacle je me sens bien, je me souviens des anecdotes de l’artiste sur Haïti et sur l’origine des musiques qu’elle a chantées.

Marwan

 

Avant le spectacle on se sentait bien, prêts à écouter et à regarder la chanteuse. Melissa Laveaux a été présentée par deux personnes. Au début, il a fallu qu’elle règle le son, elle avait l’air malade car elle toussait parfois pendant les morceaux. La lumière était parfaite, la scène n’était ni trop éclairée ni trop sombre. On ne s’attendait pas spécialement à ce genre de spectacle, notamment sur le fait qu’elle raconte une anecdote sur chaque chanson qu’elle interprétait mais heureusement qu’elle expliquait ses histoires car comme elle chantait en créole et en anglais, on ne comprenait pas tout. Toutes ses chansons avaient une signification. Il y a eu juste un petit passage en français.

Les thèmes des chansons étaient plutôt graves et le tempo plutôt lent ; cela dépendait des chansons. Elle avait une belle voix.  Ses chansons n’étaient pas dansantes et un peu tristes.

Le spectacle a duré environ 1 heure, pour nous c’était suffisant. Après le spectacle on se sentait bien. On garde un bon souvenir car c’était plutôt bien même si on ne s’est pas reconnus dans le spectacle car ce n’était pas notre style.

Marc, Haci-Omer, Clément, Jade et Alicia

 

Au début du spectacle, nous nous sentions impatientes. Nous attendions du spectacle qu’il ne soit pas ennuyeux et qu’il y ait de l’ambiance. La lumière était trop forte, mais le son était parfait. On ne comprenait pas les paroles chantées car c’était en anglais et en créole. Le tempo était lent, la voix était grave et cassée et ce n’était pas du tout dansant à notre goût. Elle était seule sur scène avec sa guitare en bandoulière. Nos moments préférés, c’était quand elle racontait des anecdotes sur sa culture, ses vacances en Haïti et son enfance. Le temps a passé rapidement, le spectacle a duré une heure trente. Ce n’était pas vraiment notre style musical mais nous gardons tout de même comme souvenir qu’elle avait une super voix et ses anecdotes sur sa découverte du monde de la guitare.

Karima, Nehad, Jennifer et Imen

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18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 10:17

 

Compagnie L’insoumise

L’Adresse Théâtre à 18h40

Vu le mercredi 11 juillet dans le cadre du festival off

 

Metteuse en scène : Barbara Weldens

Interprète : Violeta Gal-Rodriguez

Auteur/compositrice/interprète : Lula Heldt

 

Genre : Théâtre musical
Durée : 45 min
Public : à partir de 16 ans

 

En arrivant je découvre une jolie cour arborée au milieu de laquelle une sympathique guinguette s’est installée. L’atmosphère paisible qui y règne m’invite à savourer un moment de calme hors de l’animation torride de la ville. Nous sommes conviés à rentrer dans la salle qui est plongée dans une semi-obscurité mais où je devine une présence mystérieuse sur la scène. Le spectacle commence. Un projecteur s’allume et révèle le personnage mystère : une violoncelliste assise sur une balançoire. Elle joue de son instrument avec dextérité. Elle se met à chanter dans un micro avec un certain talent mais un étrange écho qui prolonge ses paroles, accentue l’aspect dramatique et sombre de son interprétation. Une femme fait son apparition de l’autre côté de la scène. Dès les premiers mots qu’elle prononce, je comprends qu’il s’agit de la « maman » du spectacle. Elle n’a pas de micro et comme je suis un peu dur d’oreille je ne saisis pas la moitié de son texte. L’autre moitié je la comprends bien car elle s’exprime en hurlant son désespoir de mère incomprise. En sortant du spectacle je me dis que si toutes les femmes vivent leur maternité dans une telle souffrance, je peux enfin excuser ma propre mère de ne pas m’avoir élevé. Finalement je n’ai pas perdu mon temps grâce à cette psychanalyse express.

Jérôme

 

Le texte « Le Groenland » de Pauline Sales sert de point de départ à ce spectacle mêlant  théâtre et musique. Ne connaissant malheureusement pas la pièce de l’auteur, je ne peux pas apprécier le cheminement qui a été fait par Violeta Gal la comédienne, Lula Heldt la musicienne et Barbara Weldens la metteuse en scène. Ce n’est pas rédhibitoire car j’apprécie la proposition, le témoignage d’une femme qui livre là quelque chose de son intimité, de sa révolte par moments et d’autre fois de ses difficultés à être mère. Il y a de belles lumières, la musique est très intéressante et la dynamique du spectacle se tient. Je passe un moment agréable en leur compagnie.

Josy

 

Je n'ai pas vraiment apprécié la pièce et surtout pas compris. Il y a des moments marrants, mais peu dans l'ensemble.

Eléa (12 ans)

 

La lumière tamisée sur scène fait apparaître une femme, une mère nous dira-t-elle, et son binôme installée sur une balançoire, violoncelle entre les mains, passant du rôle de la petite fille, au gendarme, à la conscience parentale…

« Les yeux de ta mère » nous transporte à travers les émotions maternelles entre amour, rejet, culpabilité, craintes, vécu… à dire tout haut ce que les mères peuvent vivre, porter pendant 9 mois puis tout au long d’une vie. L’identification émeut, l’autodérision fait rire et la magnifique voix de la chanteuse nous transporte dans nos pensées autant qu’avec la comédienne qui interprète son rôle avec justesse.

Ludmila

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 17:25

 

Compagnie Monsieur K

Place du cloître, Plein air dans le cadre de Villeneuve en scène

Vu le jeudi 12 juillet à 18h30

 

Écriture : Karl Valentin, Romuald Leclerc, Alain Sionneau

Mise en scène : Alain Sionneau, Romuald Leclerc

Interprète : Romuald Leclerc

 

Dès 12 ans

Théâtre et art du mouvement

 

Villeneuve en scène, fin d’après-midi. Dans la cour intérieure va se jouer le spectacle que je suis venue voir. Dans cette alcôve de pierre, des petits gradins disposés à 360° autour d’un espace réduit. Pas d’autre décor… Ambiance intimiste. Les spectateurs arrivent peu à peu. On attend que ça commence et c’est là tout l’enjeu du spectacle. L’unique acteur déboule et se mêle au public. Globalement je suis assez facilement emportée dans son univers grâce à son énergie débordante. La poésie de ce spectacle et l’émotion transmise par l’acteur ont réussi à me réconcilier avec le mime et le nez rouge de clown.

Charlotte

 

L'entrée de l'acteur était drôle, j’ai beaucoup ri quand le comédien fait le clown. Le décor était super, au fond d'une cour, bien au frais... Je vous recommande cette pièce...

Eléa (12 ans)

 

Quel bel endroit que cette cour intérieure à l’air libre au cœur de la vieille ville de Villeneuve-Lès-Avignon. Je m’installe sur l’un des gradins en bois qui entourent la scène. En son centre dessiné à même le sol, un petit carré noir m’interpelle. Je suppose qu’il est là pour ça. Soudain un homme se précipite au milieu des spectateurs. Sa haute stature et sa voix profonde imposent immédiatement sa présence et donnent la tonalité du spectacle. D’ailleurs après la représentation, je me suis dit que tout était déjà contenu dans ces premiers instants. Il se meut avec agilité dans l’espace, il court, il gesticule et se contorsionne. Il interpelle les spectateurs ou s’assoit à côté d’eux sans pour autant sembler envahissant. Il rayonne de la joie qui indubitablement l’anime. Il me transmet avec générosité son plaisir d’être là et je l’accepte sans restriction. Il danse, il mime, il fait le clown, il chante, il déclame, joue plusieurs personnages, parfois tragique, souvent comique ou loufoque et toujours surréaliste. Il peut tout faire et le fait bien. J’éprouve un profond sentiment de joie enfantine que je croyais avoir perdu récemment. Vivement son prochain spectacle.

Jérôme

 

La pièce se passe à l'extérieur, au frais et dans un endroit remarquable. On s'installe et là déboule un spectateur qui apparemment est en retard et se plaint que la pièce ne commence pas. C'est le comédien. Tout au long de la pièce, il danse, mime et nous transporte dans son spectacle. C'est drôle, proche du public, un peu court à mon goût mais j'ai passé un agréable moment. À voir!!!

Christophe

 

Le chant des cigales nous accueille dans ce cercle de gradins en bois à taille humaine présageant une proximité avec le comédien. L’artiste, à l’allure d’un spectateur, prend place, d’un côté puis de l’autre et nous embarque avec lui dans son imaginaire. Il nous fait entrer dans un cirque où il mime avec brio un trapéziste, un lanceur de couteaux, un funambule… jusqu’à une danseuse tombée dans un puits ! Il faut suivre l’énergie envoyée par cet acteur caméléon, le public rit ! Esprit fatigué s’abstenir, c’est votre ouverture d’esprit et votre disponibilité tout entière qui sont attendues pour accueillir ce spectacle atypique.

Ludmila

 

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 17:11

 

Compagnie Petit théâtre Pilat

Ecole du spectateur à 16h10

Vu le mercredi 11 juillet dans le cadre du festival off

 

Interprètes (en alternance) : Loïc BONNET, Aude CARPINTIERI, Stéphane CAVAZZINI, Marie-Véronique POUGES

Accessoires : Jacqueline DUHÊME

Décor : Aurélie MALBRANCHE

 

Théâtre
Durée : 44 min
Public : enfants à partir de 5 ans

 

Aujourd’hui, mercredi 11 juillet 2018, c’est jour de générale pour le spectacle « Les droits de l’homme » de la compagnie Petit Théâtre Pilat.

« La générale c’est la dernière répétition avant la première représentation » dixit Wikipédia.

Nous sommes juste 5 personnes, installées dans les gradins de la yourte située dans la cour de l’Ecole du spectateur. C’est très difficile de jouer pour si peu de gens et c’est compliqué également pour le public, souvent gêné d’avoir une si grande et si subite responsabilité. Les conditions ne sont donc pas évidentes en particulier pour une nouvelle création qui, par définition, est plus fragile. Habituellement, je préfère m’asseoir en fond de salle mais l’espace n’a pas beaucoup de profondeur et nous nous retrouvons à 3 mètres à peine des comédiens. Je crois que je n’ai pas bien compris ce spectacle, notamment le rôle de l’homme qui entrait et sortait de scène de manière inopinée et mimait des animaux. Etait-ce une illustration des propos tenus par la comédienne ? Cela m’a perturbée plus qu’autre chose. Gageons qu’avec un peu de rodage, le spectacle gagnera en clarté.

Josy

 

On arrive dans une cour ombragée, au fond de cette cour, il y a une yourte dans laquelle se trouve la scène. Nous découvrons un décor qui sert à imager la réflexion de la comédienne à propos de l'article 13 des droits de l'homme. J'ai eu un peu de mal à comprendre la mise en scène de cette pièce par rapport aux textes des droits de l'homme. Il faudrait peut-être revoir une 2ème fois ce spectacle pour mieux le comprendre.

Christophe

 

J’arrive en retard sur les lieux du spectacle et donc un peu énervé, j’entre dans une petite yourte et m’assoie sur un des bancs installés en demi-cercle. C’est franchement inconfortable mais heureusement, je sais que le spectacle est très court. Au centre : une table, un cadre vide suspendu et une sorte de mobile avec de grands bras gyroscopiques plantent le décor. Un homme vêtu de blanc entre en scène en rampant tout en éructant des sons étranges. Il semble vouloir exprimer quelque chose que je ne peux reconnaître et il ressort. Une jeune femme fait son entrée. Pendant 35 minutes, elle va tenter l’exploit de rendre sympathiques les textes froids et ardus de la déclaration universelle des droits de l’homme. L’homme en blanc, lui, reviendra inlassablement sur scène pour accrocher aux bras du mobile en les faisant tourner des découpages grossiers de poissons, de papillons, de la lune et du soleil. Parfois il imitera des animaux dans un style dessin animé bas de gamme, parfois il mimera mais quoi ? Je ne saurais le dire. D’ailleurs, j’ai tellement cherché à comprendre ce qu’il faisait que j’en ai oublié la comédienne et sa louable tentative. Au final je suis sorti avec l’étrange impression que j’avais certainement fini par perdre mon âme d’enfant et la magie qui l’entourait.

Jérôme

 

J'ai plutôt aimé, même si le début était un peu effrayant quand le comédien est rentré en scène. Le moment que je préfère c'est lorsque la comédienne s’adresse à un bonhomme en papier. Elle s’exprime clairement et explique bien les droits de l'homme. J'ai bien aimé la pièce même si ce n'était pas très confortable d’être assis dans la yourte où se trouve la scène.

Elea (12 ans)

 

Après la tournée des écoles dans le Forez, le spectacle revisitant les droits de l’Homme pose ses valises dans une yourte au milieu de la cour de récréation de l’Ecole des spectateurs.

Merci aux comédiens d’avoir su mêler poésie et musique pour nous faire digérer la fastidieuse énumération des articles de la pourtant toujours révolutionnaire déclaration des droits de l’homme. On regrettera peut-être le manque de jeu des deux comédiens et l’absence d’humour dans l’écriture. Ce manque de rires nous laisse frustrés au beau milieu de cette cour de récréation. Un spectacle tout de même très pédagogique, entre Miro et Nougaro à conseiller à un jeune public.

Michel

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 16:00

 

Les Spectacle de la compagnie Les Tréteaux de France, vu le samedi 10 Juin au Théâtre de Verdure à Pézenas, dans le cadre du festival Molière.

 

Mise en scène : Robin Renucci

Avec : Judith d'Aleazzo, Tariq Bettahar, Jeanne Brouaye ou Jeanne Cohendy (en alternance), Bruno Cadillon, Daniel Carraz, Gérard Chabanier, Thomas Fitterer ou Julien Renon (en alternance), Sylvain Méallet,  Patrick Palmero et Stéphanie Ruaux

 

Chronique plurielle et populaire construite par Flavia Perez

Brigade constituée de : Jean-Luc, Sinath, Annie, Pascalle, Medhi, Eliska, Isabelle, Valérie, et Jacqueline.

 

Au programme de ce samedi soir : "Le faiseur", de Balzac : moi, l’inculte en littérature qui ne connais de lui que son nom, je découvre sur le dépliant que cette "comédie grinçante" sera jouée par la compagnie "Les Tréteaux de France" et mise en scène par Robin Renucci, parrain du 9ème Festival Molière de Pézenas. Le premier sous le quinquennat de Macron. Un hasard ? Après avoir rencontré l’artiste passionné, et humainement engagé, le matin même au théâtre historique de la ville lors de sa "carte blanche", me voici prenant place dans l’amphithéâtre bordé de végétation luxuriante, écrin au charme pastoral du parc municipal "Sans soucis". Fauteuils-coquilles en plastique accueillent mieux que le ciment les quelques 200 séants qui accompagnent le mien. Il faudra juste bien choisir son endroit car les oiseaux se délestant copieusement, la place n’est pas nette. Sur la scène apparaîtront alors durant 2 heures les comédiens qui joueront avec le public un double rôle : d’abord personnages acteurs de cette comédie qui, presque prémonitoire, évoque les dérives d’un monde capitaliste où le pouvoir de l’argent inspire certains à profiter de leur prochain sans remords ni limites. Ils joueront aussi des rôles de trublions tapageurs, accessoiristes et témoins de la farce qui se déroule. Mariage arrangé et pirouettes spéculatives servent de trame à cette histoire qui s’apparente à du Molière aux contextes et dialogues presque contemporains. C’est beau à voir ; décors et éclairages sont enchanteurs. Les costumes sont splendides et empruntent à la bande dessinée leur apport exagéré et comique. Un parquet noir à la française (comme un tapis surélevé qui donne l’impression, quand les protagonistes s’y invitent, ou le quittent, de repousser les limites de l’espace) jouxte un lustre de cristal posé au sol, une toile de maître et quelques meubles errant parfois jusque dans les coulisses apparentes. Toutes les sources d’éclairage sont sur la scène : projecteurs habilement déguisés en appliques murales, très visibles et efficaces, grandes fenêtres aux couleurs changeantes et des rampes de petits spots cachés dans les malles-décors qui demeureront à l’avant du plateau ; je ne les découvrirai qu’après la fin du spectacle ! Il a fallu attendre 22 heures et la nuit pour jouer cette pièce, et cela va laisser des traces dans le public, dont moi-même : perdant peu à peu le fil de l’histoire, je pique du nez subrepticement trois fois durant la dernière demi-heure menant à un final où je ne comprends du coup pas tout. Minuit a sonné ; je me dis que c’était peut-être un peu long, où qu’il aurait fallu présenter cette œuvre plus tôt dans la soirée. Oui mais alors, il n’aurait pas fait nuit, et on aurait dû la jouer en salle, ce qui n’aurait rien eu à voir avec la magie de ce moment ! Huit jours plus tard, en France, le parti politique libéral "En Marche" vient de remporter les élections législatives avec une large majorité qui me fait craindre de graves dérives quant à la répartition des richesses et l’existence future des protections sociales acquises depuis un siècle. Ok, je note : Balzac=lanceur d’alerte ! Jean-Luc 

 

A la base, je n’attendais rien de particulier, je venais sans a priori. Question accueil, tout était bien organisé. J’étais au premier rang, ce qui n’est pas dans mes habitudes. J’ai trouvé intéressant le décalage entre dialogue moderne et costumes d’époque. L’histoire m’a paru crédible comme dans la vie elle-même, c’était riche de bonnes ou mauvaises surprises, riche en rebondissements. J’ai eu l’impression de découvrir l’ambiance des privilégiés et le monde des affaires. Il y avait des allusions à la politique et à la corruption. Tout cela m’est complètement inconnu même si j’ai eu une impression de déjà vu. Chacun a besoin de vivre, à son échelle, dans le monde du paraître. C’est le problème de la surconsommation, le culte de l’argent qui bafoue les valeurs humaines encore à notre époque. Je me suis laissée embarquer du début jusqu’à la fin par un rythme entraînant. J’étais en interaction avec le jeu des acteurs. J’ai éprouvé un réel plaisir à être là ce soir. Je me sens comme enrichie, embarquée du début à la fin, j’ai perdu la notion du temps. J’ai pris un énorme plaisir à assister à ce spectacle car je me sentais disposée à rester jusqu’au bout. A aucun moment, je n’ai ressenti de l’ennui. Je me suis régalée. Sinath

 

Dans une ambiance estivale au cœur de mes envies, j'ai eu beaucoup de joie à me préparer pour me rendre dans la belle ville de Pézenas ; une promenade de fin de soirée qui m'amena  avec un dilettantisme très vacancier vers le théâtre de verdure du Parc Sans souci ! Un réel cadeau qui s'offrait à moi. Imprégnée de la douceur du soir, et immergée sous  la voûte céleste d'un début d'été, je ne fais pas trop cas de la noirceur des sièges... Oh fauteuils ! nous accueillant gentiment pour notre plus grand plaisir ! Nous sommes nombreux à nous inviter sur ces fauteuils dont nous balayons maladroitement d'un revers de main les graines de vie paysagères. Entourés d'arbres bienfaiteurs, bercés par les chants des premiers grillons et sous le regard lumineux des étoiles, nous attendons le début de la pièce de théâtre, observant avec curiosité la mise en scène de la décoration d'un intérieur cossu du XVIIIe. Dès les premières minutes, je suis captivée par la présence de ces nombreux comédiens et notamment d'un certain personnage nommé Mercadet. Interpellant le public comme un énième personnage de scène, mon écoute est aussi mise en scène. Associée à la loufoquerie de ce personnage haut en couleur par sa tenue vestimentaire mais également par sa verve pertinente, je me sens dans la connivence de Mr Mercadet. Le public approuve lui aussi et manifeste sa complicité avec enthousiasme par des rires et des applaudissements : les clins d’œil avec l'actualité  politique du XXI siècle s'ajoutent aux connivences des situations théâtralisées.Sentir le lien de réponse de l'auditoire me donne de l'espoir dans l'avènement politique chaotique 2017. Je perçois la sagesse des personnes présentes : elles ne sont pas dupes de la déchéance politique de nos élus actuels ! Sous couvert des mots et analyses issus d'un autre temps, Balzac crie à haute voix les prémices de nos difficultés sociétales qui perdurent donc depuis la création du crédit… Cette évidence est renforcée par la belle prestance des 10 comédiens en présence, dont la diction et les intonations de plus bel effet, me subjuguent. Je suis tour à tour envoûtée de plaisir et scandalisée de honte, au rythme des jeux scéniques me faisant suivre avec brio, le dédale des affaires financières de ce haut personnage qu'est Mr Mercadet. Cette pièce est en mouvement de vie perpétuel ; il y a du suspense, des retournements de situations, de magnifiques costumes d'époque, de belles phrases, de belles voix... Je suis conquise ! Je ressens un tel enthousiasme que je souhaite ardemment  parler de cette pièce, j'ai besoin de dire le plaisir ressenti et la force reçue… La frustration est pourtant au rendez-vous ! Annie

 

Le spectacle est à 22 heures. Il se fait un peu tard, mais c’est avec plaisir que je m’y rends. J’adore le parc "sans souci", je m’y sens sereine. Je ne connais pas bien Balzac, j’ai, si ma mémoire est bonne, lu "Le Père Goriot" et "La cousine Bette" qui ne m’ont pas vraiment laissé d’empreintes. Donc je suis en état de découverte. On nous installe, l’accueil est sympa puis on nous change de place pour combler le vide, les chaises sont très sales (dégueulasses même) et ça ne fait pas plaisir. Le spectacle commence, je pique un peu du nez par moment et j’ai mal aux fesses, c’est un peu long. Le petit truc qui m’empêche de sombrer ce sont les comédiens en aparté (effet comique) et le chant des cygnes. Onze comédiens, beaux costumes, les filles sont des fois à peine audibles. Une pièce moliéresque avec l’intrigue de jeunes amoureux que le père ne destine pas puisque le jeune homme est pauvre. Cette pièce n’est pas très morale puisque le profiteur (le père) fait du profit malgré toutes ses entourloupes et sa mauvaise foi. Tout est bien qui finit bien, le pauvre devient riche et épouse son amoureuse. Pascalle 

 

Juste avant d’arriver, nous étions bien, avec l’envie de voir quelque chose d’agréable. En arrivant sur les lieux, nous avons découvert le site : le théâtre de verdure de Pézenas. Il nous a paru plutôt bien avec ses gradins au milieu du parc. Le spectacle commence, nous ne nous sentons pas concernés, les dialogues trop difficiles à comprendre nous ont vite fait décrocher. Il en découle un sentiment d’indifférence, l’impression que rien ne nous touche. Hormis les décors, nous n’avons que peu d’intérêt pour cette pièce dont la durée nous a paru excessivement longue. De ce fait, il nous est très difficile d’en dire quelque chose. Medhi et Eliska                           

                                                               

La perspective d’une soirée au Théâtre de Verdure, cet espace extérieur niché au cœur du parc municipal de Pézenas, me ravissait après une journée caniculaire. J’étais enthousiaste à l’idée de découvrir "Le Faiseur" cette pièce d’Honoré de Balzac mise en scène par Robin Renucci. L’histoire est celle du banquier Mercadet, un affairiste au bord de la ruine qui se joue de toutes et de tous – amis, épouse, fille, créanciers – pour se sortir de ses dettes. Le personnage, rusé, menteur, est un véritable virtuose virevoltant et je suis séduite par le formidable jeu du comédien qui l’incarne. Initialement étonnée je finis par goûter à la subtile mise en scène : encadrant un espace relativement vide censé représenter le salon de la famille Mercadet, seul le lustre de cristal posé un peu à l’écart sur le sol suggère l’aisance bourgeoise. Sur cet espace les acteurs entrent et sortent dans une sorte de ronde. Lorsqu’ils quittent le plateau les acteurs s’installent de part et d’autre. A gauche les créanciers et amis prennent place dans des fauteuils et canapés, tandis que famille et personnel de maison se placent sur la droite du plateau. Ils sont ainsi aux loges d’une scène dont ils sont absents mais partie prenante. Les costumes, superbes, nous plongent dans la fin de la première moitié du 19ème siècle dans cette histoire si bien écrite et terriblement moderne tant le sujet est d’actualité : la spéculation et le libéralisme économique. Modernité du texte, mise en scène enlevée et qualité du jeu des acteurs, j’ai ri, souri, grincé des dents et savouré l’ensemble. Isabelle

 

En guise de prologue, je pourrais me justifier, sans "vouloir baratiner" les potentiels lecteurs d’une journée de travail démarrée très tôt. A mon arrivée sur les lieux, je me retrouve dans un état de fatigue à la limite de l’endormissement. Le contexte ainsi évoqué, me voilà assise dans mon "fauteuil" en pleine nature. Le lieu m’apporte l’oxygène nécessaire pour rester éveillée. Si ma mémoire est bonne, Balzac m’avait laissé un bon ressenti. L’intrigue et le dialogue de ce Vaudeville finissent par me perdre même si le jeu des acteurs percutant retient mon attention. Les dérives de la spéculation et les situations perverses négatives qu’elles entraînent sont peut-être trop loin de mon univers et ne me donnent aucun intérêt. Même si cet état de fait a été finement dénoncé, il n’en reste pas moins que tout ce qui est relatif à l’argent reste pour moi une planète lointaine où le simple fait d’y penser déclenche chez moi des réactions primaires. L’intérêt somme toute de cette pièce se révélera pour moi dans "l’obligation d’une révision de mon ressenti" et l’envie de décrypter la mise en scène ingénieuse qui dénonce avec brio le côté absurde et cynique d’une époque qui, malheureusement, ne me semble pas révolue. Valérie

 

Précédé des noms prestigieux de Robin Renucci, le metteur en scène, et des Tréteaux de France, la troupe, "Le Faiseur" de Balzac s'annonçait comme le joyau du 9ème festival "Molière, le théâtre dans tous ses éclats". Cependant, quelques inquiétudes agitaient mon esprit sur le chemin du Parc Sans Souci, cadre verdoyant du spectacle : n'allais-je pas m'ennuyer, avec ce romancier bavard, promu auteur dramatique ? Pleuvrait-il sur le décor bourgeois qu'on pouvait déjà imaginer ? La Nature respecterait-elle la Culture ? Les moustiques piqueraient-ils ? Les canards et les grenouilles du bassin joueraient-ils leur partition ? La magie du théâtre fait vite oublier ces questions. Le décor unique et curieusement dépouillé d'un salon permet de concentrer l'attention sur les acteurs. La part belle est faite au rôle-titre : le Faiseur, Mercadet, spéculateur, brasseur d'affaires, se montre d'un cynisme effrayant à l'égard de tous, dans son millieu familial aussi bien que professionnel. Ce rôle pourrait être tragique, mais auteur et acteur le tirent vers la caricature. Mercadet se vante de ses trafics, se glorifie de son absence de scrupules, cherche la complicité du public par des apartés et par une série d'aphorismes cyniques et réussit à nous faire rire. Des pauses apportent un peu de fraîcheur dans ces moments où la morale est bousculée. Comme dans certains romans de Balzac ("Eugénie Grandet") ou certaines pièces de Molière, apparaît une jeune fille touchante. Julie Mercadet est la fille du Faiseur. Moquée par son père et par les serviteurs, elle nous émeut plus qu'elle ne nous fait rire, en dépit de son physique ingrat et de son nez à la Cyrano. Quoique amoureuse, elle est lucide et solidaire de sa famille, et son avenir nous inquiète. Madame Mercadet n'a pas le cynisme de son époux, veut le bonheur de sa fille, essaie de ramener à la raison cet homme aveuglé par la passion ravageuse des affaires. La servante exploitée, à qui Mercadet doit de l'argent et qu'il berce de promesses, nous touche par son discours, où elle se montre lucide, mais aussi crédule et solidaire face aux affirmations habiles de son maître. Au cours de la pièce on voit défiler une série de visiteurs, personnages caricaturaux dignes des dessins et des modelages de Daumier : le propriétaire de Mercadet, ses banquiers et créanciers, un futur gendre fortuné, malicieusement différenciés par la couleur de leurs cheveux et de leurs vêtements, tous cyniques à leur façon, et qui affrontent le cynisme du Faiseur. On a vu des pièces classiques jouées en costumes contemporains. Rendons grâce aux Tréteaux de France d'avoir accordé un soin méticuleux aux costumes visiblement inspirés de gravures du 19ème siècle. Détailler les manches de mousseline, les vastes jupes, les taffetas et les dentelles est un plaisir pour les spectatrices. Un même travail est fait pour les costumes masculins, depuis la somptueuse robe de chambre du maître, jusqu'aux aux costumes colorés et différenciés des visiteurs. Une mention spéciale pour les perruques masculines, brunes, blanches, jaunes ou grises, souvent ébouriffées, qui permettent de faire jouer plusieurs rôles à un même interprète : lorsque les acteurs saluent à la fin, on les trouve moins nombreux que ceux qui ont défilé dans le salon. On pense souvent à Molière pendant cette pièce. On y pense aussi au moment du dénouement, et on évoque la critique de Musset que l'on peut ici appliquer à Balzac, incapable de "servir à point un dénouement bien cuit". On reste incrédule devant la fin optimiste qui voit Rodolphe, le soupirant sincère et pauvre, devenir un riche héritier et résoudre ainsi les problèmes de la famille. Ce spectacle bien enlevé n'a pas provoqué l'ennui, mais au contraire beaucoup de rires dans le public, qui s'est amusé de voir Mercadet, tel un culbuto, retrouver son équilibre après chaque heurt avec la réalité et manifester une imagination encore plus féconde. La Nature a respecté la Culture : dans un silence complice, elle a laissé les spectateurs communier dans l'amour du théâtre, si bien servi ce soir-là par Robin Renucci et ses merveilleux acteurs. Et j'avoue que m'est venue une curiosité : celle d'essayer de découvrir l'apport de l'adaptateur contemporain en lisant le texte original de l'illustre romancier. Jacqueline

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 16:38
Debout là-dedans

Spectacle  de la compagnie Entrechocs, vu dans le cadre des chroniques plurielles et populaires, le 20 Juillet 2017 à 20h15, Festival Avignon Off 2017, à l’école du spectateur, du 13 au 30 juillet.

 

Avec Max Bernery et Mélanie Paccoud

Mise en scène : Elise Ouvrier-Buffet

 

Genre : Clown

Public : Tout public à partir de 6 ans

Durée : 50 min

 

Brigade : Thomas, Adil, Valérie

 

Il est agréable d’aller voir un spectacle à l’école du spectateur, une cour d’école au frais et au calme du Festival. Je sais que le spectacle va se dérouler en plein air et c'est ce qu’il me faut, de l’air…

Le public est accompagné dans une petite cour où nous découvrons le décor, assez sommaire, du spectacle : une porte qui nous indique les toilettes mixtes et un portique de cirque avec un sapin sur le dessus représentant un conifère des landes. Sommes-nous au camping ? Rapidement nous comprenons que oui, plus précisément à l’arrivée des comédiens qui arrivent chacun leur tour : une femme élégante sur son vélo s’installe doucement sans faire de bruit et un homme élégant également mais qui ne le porte pas aussi bien, encombré de tout le matériel nécessaire (ou pas) pour une nuit à la belle étoile. Il arrive sur un vélo de cirque acrobatique, de bon augure…

J’ai eu deux lectures pour ce spectacle, l’une pour les adultes et la seconde pour les enfants. Tout d’abord, pour nous les grands, un joli moment à rire avec nos petits où l’on peut voir la relation homme-femme, maladresse de l’un, intransigeance de l’autre. Des moments d’indélicatesse et de gaucherie nous rappelant par moments des scènes de films de Pierre Richard, un peu répétitif à mon goût mais qui pour les enfants a le mérite de très bien fonctionner, en témoignent les nombreux rires dans les gradins. Ces moments de drôlerie sont rythmés entre silence et musique de fond, nous permettant de passer d’une saynète à une autre.

Un spectacle de clown dont l’un l’est vraiment, sans concession, jusqu’à (pour la petite anecdote) se casser l’arcade sur une chute mal contrôlée. J’aurais aimé voir le second dans un personnage plus acrobatique que clownesque, car le peu d’acrobatie effectuée sur le portique ou sur la porte présageait d’un talent certain, sous-utilisé pour le regard des plus petits comme des plus grands. Thomas

 

Quand la maladresse complète la perfection ça donne un monde où le conflit n'a pas de place, ce qui rend les relations humaines plus douces, calmes, sereines et drôles.

La prise de pouvoir est féminine et tant mieux, les hommes ne sont doués que pour décider.

Le mélange de la genèse et la grossièreté, le malentendu reste éternel. Humour parfois forcé comme le maquillage. Certaines scènes sont étirées dans le temps et parfois manquent de constance. Adil

 

J’arrive dans la cour de l’école avec les différents spectateurs où nous prenons place dans des gradins. Le décor est composé d'une structure en forme de tipi et une porte sur un côté. Nous sommes en extérieur. Viennent alors les deux comédiens chacun à leur tour en bicyclette. L’ambiance clownesque est déjà là, dans le maquillage, dans les mimiques du faciès et dans la gestuelle. L’installation du bivouac commence, plusieurs maladresses se répètent. Je ne suis pas complètement conquise par ces répétitions clownesques qui, à force du spectacle, ne me surprennent plus. De temps en temps, des interludes musicaux viennent rythmer quelques scènes de cascades, de maladresses, de tendresse parfois. J’aurai souhaité plus de musique pour que le rythme me semble plus dynamique. Le style muet n’est pas le style que je préfère bien qu’il peut surprendre. L’histoire est bien réalisée et les comédiens sont réellement compétents et efficaces dans ce qu’ils proposent. J’entends rapidement les enfants rire et se questionner sur ces deux personnages farfelus. Je ressens alors que je ne suis pas forcément à ma place en tant qu’adulte. Car pour les enfants c’est assez marrant à en croire leurs expressions. Quelques acrobaties arrivent dans le spectacle, un peu tard à mon goût et trop peu malgré les compétences acrobatiques que je peux constater et le résumé qui laissait croire à plus d’acrobaties. On est un peu embêté pour le Monsieur Clown qui se fera une petite blessure sur le final, une vraie. En tout cas les deux héros sont bien remerciés par le public qui a apprécié leur formule. A la fin, en lisant le dossier de presse, je confirme les expériences et formations des deux clowns en cirque ; trapèze, tissu aérien, monocycle… Peut-être aurais-je l’occasion de les voir dans une formule plus acrobatique ?  Valérie

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:38
Point de rupture

Spectacle de Happyprod, vu au festival Off d’Avignon 2017, le 20 Juillet à 14h dans le cadre des chroniques plurielles et populaires, à l’atelier Florentin, du 7 au 30 juillet 2017.

 

De : Nicolas Koretzky et Franck Lee Joseph

Mise en scène : Thierry Harcourt

 

Genre : Humour

Public : Tout public

Durée : 1h10

 

Brigade : Thomas, Benoît, Vania

 

Après avoir traversé le centre-ville sous une chaleur écrasante, il est bienvenu de s’installer sur les banquettes du petit théâtre intimiste de l’atelier Florentin. Que l’on soit au premier rang ou au dernier, nous sommes sûrs d’avoir une vue sur le jeu du comédien qui va bientôt entrer en scène. Nous pouvons déjà apercevoir un fil à linge avec différents cintres portant des accessoires, on peut vite s’imaginer qu’il va s’agir des différents personnages du spectacle.

Une lumière verte s’allume comme pour nous emmener dans un autre temps. Effectivement un extraterrestre arrive faisant part à un pair de ses observations de la société occidentale actuelle, sa vision du travail et des flux monétaires, du rôle de la télévision, etc. Une introduction théâtrale plus vraie que nature. S’ensuit pendant une heure, dix tableaux où nous suivons Noé, un jeune homme se positionnant à la marge d’une société que l’on lui a inculquée, entrecoupés de musique comme point de rupture avec changement de lumière, changement d’accessoires et de personnages. De sa maman au guide du village écolo en passant par son prof d’ébénisterie, d’un consommateur sans scrupule et sans éthique qui finira par se séparer de sa femme par manque de convictions communes... j’ai personnellement reçu ce parcours comme une porte d’entrée à une prise de conscience collective. Il est évoqué l’université populaire de Michel Onfray, les AMAP, les Anonymous, la permaculture, l’obsolescence programmée avec comme exemple un double godemichet prévu pour que la batterie lâche au bout de six mois, les conférences d’Etienne Chouard, "Monsanto ou trop tard"... Un texte coécrit qui a du panache, qui ne tombe pas dans la caricature, chose qui aurait pu être facile en une heure vu le nombre de sujets explorés. Un texte qui n’est pas militant non plus mais que le spectateur peut à son tour s’approprier pour raisonner sur ses choix. Il nous propose d’être en paix avec soi-même comme pour mieux accepter les dérives sociétales consuméristes. Une performance de comédien au service de ses personnages qui donnent de la lumière au texte. Bravo. Thomas

 

Arrivé en avance, j’attendais avec d’autres, dehors, le début de la pièce. Le titre et le résumé donnaient envie. A l’heure de la représentation on nous demande de rentrer. Enfin de la fraîcheur !

Une bonne musique d’ambiance et un sobre décor composé de fil à linge, de cintres avec différents costumes, m’attendait à l’intérieur de ce petit théâtre. Et la pièce démarra. Un extraterrestre de retour sur Terre pour y voir son évolution puis de nombreux personnages différents s’enchaînent. Certains à décrier nos abus matérialistes, nos modes de fonctionnement…, et d’autres à proposer  des solutions. C’était plutôt juste j’ai trouvé. Hop l’extraterrestre revint pour conclure et c’est la fin.

Assez vite la valse des personnages m’en a fait oublier certains mais j'ai passé un bon moment. Benoît

 

Je trouve que l’affiche interpelle, avec un moment de tendresse entre un humain et la planète, en contraste avec le titre plutôt brutal. Quant au résumé, il m’a donné l’envie de voir le spectacle. Le sujet de la pièce est intéressant car il soulève des vérités aberrantes et injustes de notre système, de notre société de consommations abusives… autant qu’il propose des solutions et des prises de conscience pour vivre plus en harmonie avec les autres et la planète. J’étais donc impatiente d’y être.
Le comédien rentre par derrière (l’entrée) et s’installe sur scène. 
Dès le début, le texte est intéressant et dénonciateur (argent, manipulations, religions, fonctionnements…) par contre le comédien, seul sur scène, ne remplit pas tout l’espace et ne s’adresse qu’à un coté du public, c’est dommage. Une dizaine de personnages sont incarnés (un peu trop à mon goût) avec une bonne énergie, en changeant de look vestimentaire à chaque fois. Le décor et la lumière restent sombres et minimalistes. Je m’attendais à plus de couleurs, plus de folie mais la pertinence du texte nous tient attentifs, amusés et curieux.

Encore une fois, j’ai apprécié ce spectacle car il dénonce autant qu’il propose des solutions saines et efficaces pour mieux nous respecter, nous entendre et se servir à bon escient de tout ce que nous offre notre belle planète. Malgré quelques instants d’inattention, j’ai passé un bon moment. Spectacle à voir !  Vania

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