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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 19:37
Concert punk, Les Sheriff, Bob's Not Dead, La brigade du Kiff
Concert punk, Les Sheriff, Bob's Not Dead, La brigade du Kiff

Production : Kangourou. Spectacle vu à Servian (34) à la salle de la Parenthèse.

Avec : Les sheriff, Bob's Bot Dead et La brigade du Kiff

Genre : concert rock punk francais
Public : Jeune et adulte

Durée : 4h

La fièvre du samedi soir nous a emportés sur Servian à la salle « La Parenthèse » pour une soirée rock punk, Bob's not Dead, la Brigade du Kiff et enfin les Sheriff !!

J’ai annoncé la couleur d’entrée : ce soir, je joue le jeu à fond !! J’enfile donc ma crête, mes bracelets de force, du noir sur les yeux et mes lunettes de vue car cela ne sert à rien de se leurrer, nous n’avons plus 20 ans tout de même… j’avoue que ce sera dur à admettre.

Une  magnifique salle nous ouvre ses portes, brillante de propreté et de neuf, et pour autant assez peu connue. Elle a tout de même la capacité d’accueillir 1200 personnes debout !!! Le zénith local !! Le nom de ce lieu, « La Parenthèse », fait penser à un moment où le quotidien s’arrête autour, éventuellement, d’une rencontre artistique.

J’ai rencontré dans l’après-midi le régisseur de la salle, qui m’explique que la communication autour de la salle se fait essentiellement par les prestataires qui louent la salle, car elle est communale, donc peu de financements. La plupart du temps elle est réservée par les particuliers ou aux associations. Pourtant elle mérite de recevoir encore plus d’artistes, cette salle est super bien sonorisée, bien agencée, avec du personnel adorable !!

Ce soir c’est Kangourou production qui organise ce festival, la veille un concert reggae avec Danakil qui a affiché complet et, ce jour, concert punk, dont je vais vous donner mes impressions. Tout d’abord une réflexion m’est alors apparue à l’entrée, sur le tarif de ce soir: 25 euros. L’accès à la culture a bel et bien un coût et, par là même, la première sélection à l’entrée se fera donc par le portefeuille…

Les sheriff en concert, c’est du rock punk français de Montpellier qui déménage, et ça, ça ne se loupe pas. Car depuis le temps qu’ils font leurs adieux, il ne faut pas louper leur dernière avant la prochaine !! Bref, nous voilà tous réunis, les vieux punks (moyenne d’âge 40 ans), on se reconnaît, la crête est un peu retombée, calvitie oblige.

Je les avais vus à mes 18 ans et… 20 ans après, la même énergie, la même patate, le riff électrique qui amène à un pogo endiablé. Cette danse frénétique du corps à corps qui donne des bleus aux cuisses mais dont on ressort avec le sourire. Les sheriff faisaient partie des groupes importants de la scène punk française, dans les années 1980. Les paroles sont simples, rythmées et ils jouent fort.

En première partie, Bob's Not Dead, un gars tout seul au milieu de cette grande scène, mais il sait prendre toute sa place. Un humour décalé et décapant, des textes poétiques et pimentés, il a du Renaud dans la voix.

Vient alors La brigade du Kiff, plus ska, j’ai moins accroché, c’est moins mon truc, j’ai pu alors visiter le coin clope, grand avec un brin de verdure, mais une légère impression d’emprisonnement ! Barreaux et mur béton, manque que le mirador si tu tentes de t’enfuir… heu non d’entrer… hum.

Dans tous les cas, j’ai passé une véritable super soirée !! Malgré nos âges, un grain de folie nous a emportés, on a fait décoller nos semelles, on s’est senti pousser les ailes d’une adolescence révolue… malgré  les effets pervers de la pesanteur (2 grossesses), le sérieux de la quarantaine (qui fait Sam ce soir… !!!???), le collant résille ne fait décidément plus le même effet, les trous aux oreilles qui se sont bel et bien rebouchés (non non l’épingle à nourrice n’entrera pas, puis elle n’est plus à la mode). Je découvre au petit matin, un léger mal au crâne, des douleurs à des endroits dont j’ignorais l’existence. Mais un apaisement et le bonheur d’avoir passé un beau moment. Vivement les prochains adieux des Sheriff !!

 

Laurence Malabat

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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 19:09
Chacun sa famille !

Spectacle de la Cie Laurence Organisations (75)

Vu le 22/07/2018 au Cabestan, dans le cadre du Festival Avignon Off, à 15h50.

 

Textes de : Pascal Mathieu,

Composition : Romain Didier

Interprété par : Enzo Enzo et Laurent Viel

Mise en scène : Gérard Morel

A la guitare : Thierry Garcia 

 

Genre : Chanson française

Public : Adulte

Durée : 1h05

Création 2017


Enzo Enzo et Laurent Viel : deux artistes qui se partagent la scène accompagnés par le son d’une guitare… Ce jour-là, la salle est comble et tout ouïe, immédiatement séduite par deux voix qui allient chaleur, douceur et ironie, au rythme d'une guitare sèche. Sont abordés des sujets qui nous interpellent tous, autour de la famille : la naissance, ses embûches, l'adolescence, les relations parents-enfants, la fratrie, les grands-parents... Du vécu, de la poésie, des pointes d'humeur, toujours associées à des pointes d'humour ! Ce spectacle a, ce jour-là, conquis très rapidement la salle grâce aux talents réunis de ces deux interprètes qui nous emmènent sur des chemins familiaux, pas toujours tranquilles... Les mots dansent, s’enchaînent, le rythme s’accélère, puis soudain s’arrête… avant de repartir en mariant les évocations d’instants de vie, toutes générations confondues. Tout le monde y passe, depuis les chromosomes jusqu’aux grands-parents ! Jalousie, blessures, tendresse, amour s’enchaînent joyeusement.

Les voix sont magiques, mais il y a d’autres choses qui se passent sur scène et qui nous accrochent ; les regards, intenses, pétillants, une force tranquille puis un brin de nervosité, changement d’ambiance… et des petits gestes tendres entre les deux interprètes qui nous suggèrent que ce spectacle est sans aucun doute le fruit d’une belle et longue complicité.

Il faut aussi citer celui qui les accompagne en musique, et parfois en chantant,Thierry Garcia qui apporte sa touche d’humour ponctuelle, discrète mais efficace !

Encore quelques jours pour découvrir un spectacle sur Avignon et souhaitons-leur ensuite une très belle tournée en France !

Isabelle Mombellet

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 17:49
Concert de Souvnans

 

Souvnans

Un spectacle vu le vendredi 8 juin 2018 au Darlamifa à Marseille.

Musiciens : Alexandra Satger, Wilda Philippe, Pierre Mougne, Olivier Boyer,  Matthieu Maigre, Wim Welker, Sylvain et Djamel Taouacht
Mise en scène : Alexandra Satger

Genre : Jazz créole et chants spirituels de la Caraïbe
Public : tous publics
Durée : 2h00

Un air doux comme une brise a soufflé ce vendredi 8 juin 2018 dans un Darlamifa rempli à craquer ! Et pour cause : un public très nombreux s'était précipité pour applaudir le talentueux groupe : Souvnans, un voyage en Humanie...

Souvnans, c'est un groupe de huit musiciens chanteurs tous plus incroyables les uns que les autres, à commencer par la "chef" de chœur : Alexandra Satger qui avoue volontiers avoir initié avec ce spectacle LE projet qui correspondait à ses envies. Elle propose les morceaux, s'occupe avec brio de la Direction artistique et des arrangements, tout en apportant sa touche de douceur avec une voix aux tons chauds et profonds.

Sur une scène au riche décor ethnique fait de plumes et d'un mélange de végétal et de minéral, le spectacle commence doucement par un murmure, c'est Alexandra qui chantonne un air a cappella, le silence se fait unanimement dans la salle ! Les musiciens viennent alors la rejoindre peu à peu, soufflant dans des conques. Ils se placent autour d'elle et la suivent dans ce chant qui d'un petit ruisseau devient une rivière. Autour d'Alexandra, des musiciens hors pair, fers de lance dans leurs domaines respectifs comme Wilda Philippe et Pierre Mougne au chant, Olivier Boyer aux percussions et chant, Matthieu Maigre au trombone et chœur, Wim Welker à la guitare et chœur, Sylvain Terminiello à la contrebasse et chœur, et Djamel Taouacht aux percussions et chœur.

Tout au long de ce spectacle atypique, ils déroulent comme un tapis précieux tout un répertoire né de la rencontre d’un quartet de musiciens traditionnels issu de la compagnie Rara Woulib (chants sacrés afro-caribéens, percussions, conques, vaksins…) et d’un quartet de jazz. Entre création et cérémonie, un concert-fête entrainant le public sur le fil d’un voyage passant par Port-au-Prince en Haïti, Santiago de Cuba et La Nouvelle-Orléans.

C'est toute la musique de l'humanité qui est présentée brute à un public conquis dès la première note, proposant un métissage de sonorités comme un voyage sur plusieurs continents. Les instruments classiques côtoient des percussions traditionnelles, des conques, un washboard... Mais l'instrument dont savent se servir avec un talent fou tous les membres de ce groupe hors du commun, c'est sans conteste leur voix. Le mélange de toutes ces voix puissantes et vibrantes donne réellement le frisson. Les musiciens donnent de la voix et du corps, en tapant dans leurs mains, en tapant du pied, avec des chorégraphies minutieusement orchestrées, dans une gestuelle adaptée à chaque morceau. On passe d'un univers à l'autre sans transition, de l'Afrique à l'Amérique du nord, l'Amérique latine, en passant par les Caraïbes. Souvnans tisse ainsi peu à peu avec chaque morceau un patchwork homogène de la musique de l'humanité.

Un spectacle unique qui vous donnera envie de découvrir d'autres cultures.

Alice Masson

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 17:37

 

 

Spectacle Thomas Laffont Group (13), vu le 18 février 2018 à 17h, au Théâtre des Vents (Avignon, 84).

Avec : Thomas Laffont (basse/compositions), Jules Lapébie (guitare), Franck Lamiot (orgue Hammond), Arthur Billès (batterie)

Genre : Concert/Jazz
Public : Tout public
Durée : 1h30

 

Une salle comble pour cette session de jazz mensuelle qui a su fidéliser un public d’amateurs de musique et de jazz en particulier.

En première partie de ce concert, se sont produits les élèves de l’atelier musical de Loïc Fauche, qui anime des cours au sein du Théâtre des Vents, et qui ont pu nous interpréter plusieurs standards de jazz devant un public bienveillant. L’occasion pour ces musiciens amateurs de se confronter à la scène et de faire partager leurs émotions.

Thomas Laffont, quand à lui, est un jeune bassiste compositeur plein de talent, issu de la scène Marseillaise et son jazz funky avait attiré ma curiosité. Il est lauréat en 2018 de la Pépinière d’artistes, portée par Nomades Kultur, qui a pour objectif de soutenir le développement de la vie musicale locale.


Il nous offre une rythmique puissante et syncopée alternant ligne de basse sophistiquée et plus "pêchue". C’est un mélange de jazz, de rock et de funk et sa maîtrise de la basse, qu’il utilise parfois comme une guitare, est tout à fait surprenante. Ses constructions musicales sont fluides, rythmées, avec de belles envolées et des ruptures de rythme surprenantes. Bref, c’est un jazz riche et généreux, dans lequel il s’accorde de nombreux solos de basse volant dans les aigus, tout en laissant la place à ses musiciens. Il est accompagné d’un batteur particulièrement percutant, d’un guitariste complice et d’un organiste qui mériterait de se lâcher davantage.


Ses compositions personnelles sonnent comme des classiques, qui nous accrochent avec douceur et dont les lignes musicales flottent dans nos têtes. On y sent ses influences musicales (Miles Davis, Erik Truffaz, Snarky Puppy), mais il sait garder un style personnel, original et inventif, qui lui permettra de se faire un nom dans ce microcosme du jazz.
À découvrir sans tarder.

 

Eric Jalabert

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 16:41
Les Frères Jacquard

Spectacle de la Compagnie Les Frères Jacquard (30), vu le 23 août au Festival d'Aurillac 2017, cour Paul Doumer, à 19h45 (du 23 au 26 août).

 

De: Les Frères Jacquard

Avec: Les Frères Jacquard

 

Genre: Spectacle qui fait la jonction entre arts de rue, concert, humour, musique, improvisation et show à l'américaine

Public: Tout public

Durée:1h

 

Jamais deux sans trois. Aujourd’hui c’est la 3ème fois que je vois Les Frères Jacquard, j’ai d’ailleurs hésité à y retourner vu les nombreux spectacles proposés sur ce festival d’art de rue. Heureusement que j’y suis retournée ! En salle comme dans la rue, ces trois-là assurent ! Encore un merveilleux moment passé et toujours aussi surprise par leur talent et leurs nouvelles propositions musicales hautes en couleur et en humour. Les Frères Jacquard, ce sont trois excellents musiciens spécialistes autoproclamés de reprisage de tubes ayant pour mission de remettre de l'ordre dans la chanson populaire (site des Frères Jacquard).

 

Et à chaque fois, je sens cette passion musicale et leur capacité à revisiter sans cesse des tubes. Les voilà partis ! Un air musical connu, rock, funk ou autre, on se laisse embarquer dès les premières notes et on se laisse surprendre par le texte, tout aussi connu mais provenant d’un autre tube. Leurs textes farfelus sur les musiques de tubes comme "Funky town" ou "Get down it" des Kool and the Gang ont encore agréablement séduit le public et fait chanter et danser ceux qui les apprécient tant, comme moi. Et cette imagination est sans fin lorsque je découvre de nouveaux morceaux sur des airs de Cabrel, un texte de Johnny ou quand le public en folie se met à danser la Queuleuleu! Il me faudra d'ailleurs quelques secondes, parfois, avant de repérer quel tube est revisité à ce moment-là. Et c'est là toute la surprise et tout le spectacle proposé.

 

Des reprisages toujours plus surprenants et saisissants ! Du funk, du rock, du groove à ne plus en finir ! Qu'on aime ou pas le tube choisi et revisité à la façon Jacquard, on ne peut que succomber et se laisser aller à (re)découvrir nos chers tubes des années 80 à aujourd'hui ! Et grâce à eux on redécouvre des grands textes entendus et réentendus auxquels on ne prête plus attention. Certains textes tristes ou plus sombres nous font rire et chanter sur un air énergique, festif et complètement décalé. Volontairement, je ne détaillerai pas plus de deux morceaux qu'ils proposent, il faut se laisser tenter et surprendre par ce merveilleux moment.

D'ailleurs, ce soir-là, le public est bel et bien conquis dès les premiers morceaux. Des chants, des rires, des pas de danse, des applaudissements, tout y est. Leur groove est décoiffant, leur énergie est débordante et tellement contagieuse ! 

 

Des reprises et des parodies, j’en ai vu et entendu mais un spectacle comme celui-là, jamais. Inventifs, créatifs, musiciens, chanteurs, comédiens, ces trois déjantés ont plus d’une corde à leur arc et ne manquent pas de les partager avec le public.

Leur caravane et leur tenue au look des années 60 viennent donner le ton au spectacle et le style burlesque proposé. C’était la 1ère représentation que je voyais avec leur caravane, et ça envoie ! Cette décoration et cette scénographie ajoutent encore du piment à cette sauce musicale maîtrisée et bien déjantée !

Le style un peu plus rock que les spectacles précédents est venu me surprendre encore. Avec eux on est certain que le ridicule ne tue pas et qu’il fait même beaucoup de bien.

A voir sans modération lorsqu’on aime la musique, le spectacle de rue, les show décalés, les textes, le burlesque, le déjanté, chanter ou danser ! J'y retournerai encore et encore c'est sûr !

 

Valérie Desbrosse

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 19:48
Tana & the Pocket Philharmonic

 

Groupe montpelliérain (34), vu le 24 juillet lors de la relâche du théâtre "l'Adresse", Festival OFF Avignon.

 

Soirée en 3 parties: concert, ciné-concert et concert

 

Il ne s’agit pas d’un spectacle mais d’un concert et ciné-concert proposé par l’Adresse le 24 juillet, jour de leur relâche. Et comme j’ai eu un coup de cœur, je souhaitais le partager avec vous.

 

Deux violonistes, un pianiste, un batteur, un contrebassiste et un chanteur : un groupe musical très complet et très doué ! Moi qui ne suis pas fan des Cartoons, la version Cartoons des années 1930 en noir et blanc animée par les instruments du groupe m’a complètement surprise et enchantée. Des musiciens très doués, qui gèrent l’animation sonore du cartoon avec une élégance sans faille. 
Puis après plusieurs visionnages cartoonesques, place au concert. C’est le 2ème concert, j’ai malheureusement loupé le 1er plus tôt dans la soirée. Différents styles sont abordés, du swing, du reggae, du plus classique, du rock revisité, et toujours très festifs et maîtrisés. Et puis ce très beau timbre de voix masculine. Je suis conquise !

 

J’espère revoir ce groupe rapidement en concert et je les remercie ainsi que le lieu (l’Adresse) pour cette très belle découverte que je vous fais partager !

 

Valérie Desbrosse

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 16:13
zOrozora dans Homocordus (2e version)

Présent sur le Festival OFF 2017 sous le titre "Une histoire de la musique"

Spectacle de la Cie zOrozora/Les Inédits (38), vu à Avignon Off 2016, le 11 Juil, 14h20, au Rouge-gorge

Dir. artistique, mise en scène, scénario : Richard Navarro

Interprètes : Charly Astié (chant, guitare), Hélène Duret (chant, clarinettes), Sylvain Rabourdin (chant, violon, mandoline)

Ethnomusicologue conseiller : Guy Bertrand

Genre : Théâtre musical

Public : Tous dès 6 ans

Durée : 1h10

Jauge adaptable intérieur/extérieur

Création 2016 dans une nouvelle version

(Salle 200 pl)

Nous avons tous entendu parler d'Homo Erectus ou d'Homo Sapiens. Voici maintenant trois représentants d'un autre ancêtre, l'Homocordus, incarné par H.Duret, C.Astié et S.Rabourdin, jeunes musiciens virtuoses qui nous emmènent dans un voyage jubilatoire dans le temps! En commençant par le Paléolithique avec la découverte fortuite de sons agréables sur cordes frottées puis de leur agencement délibéré en suites rythmées, le spectacle illustre de manière musicale avec jeu théâtral et vidéo les principales étapes de l'histoire de la musique. En neuf tableaux, la chronologie est dressée autour d'étapes-clés: Antiquité, Moyen Age, Lully, Vivaldi, Bach, les XIXe et XXe siècles. Se succèdent par exemple des mélodies très anciennes, des chants de troubadours, des extraits des "24 caprices" de Paganini, un French Cancan, des airs traditionnels, etc., tous superbement interprétés sur des instruments très divers. Enfin blues, rock, techno envahissent le ciel du XXe siècle, avec des buildings en fond de scène. Plein d'humour, parfois déjanté ou un brin satirique, c'est un spectacle à la fois jubilatoire et didactique. Sur un fil narratif passionnant, la mise en scène excellente déroule intelligemment ce parcours semé de merveilles. Une très belle histoire, qui a été ovationnée avec énergie.

La transmission des connaissances est ici tellement enthousiasmante qu'on en redemanderait tous les jours ! Ainsi un air de Brahms donne aux artistes l'occasion d'expliquer avec force exemples amusants "la fine frontière" qui sépare la musique savante et la musique populaire. Dans un clin d'oeil amusant, voici Vivaldi jouant en soutane escorté de deux religieuses affairées ! Ou encore, une phrase musicale de Paganini déchaîne les musiciens, et nous partons en voyage à leur suite à la découverte de toute la musique occidentale du XXe siècle. Au fil de cette évocation, "Homocordus" m'a fait découvrir nombre d'instruments anciens (vièle, épinette, rhombe, etc.), avant qu'apparaissent le clavecin, la flûte à bec, les mandolines, le violon, la clarinette. Les morceaux sont amenés avec humour et joués avec la facilité que donne la virtuosité. Hélène, Charly et Sylvain joignent l'art théâtral à leurs talents musicaux. Il y a de la comédie, de la pantomime, des pas de danse, du burlesque élégant. L'attention est toujours maintenue en éveil par quelques fils narratifs. Ainsi une amusante intrigue sur le thème de la séduction se noue et se dénoue de tableau en tableau. Les costumes évoluent. Sobres et clairement évocateurs, ils s'associent aux images vidéo de fond de scène pour planter une époque, un style. Le final, magnifique, installe l'humain et sa musique dans un ralentissement galactique qui nous ramène aux sons premiers du paléolithique et le spectacle se termine sur l'image d'une onde sonore qui s'éteint. J'en sors le sourire aux lèvres et pleine d'enthousiasme.

Avec "Homocordus", le public se détend, apprend, rit, se chouchoute le nerf auditif. Ce spectacle qui rend heureux est fait pour tous, mélomanes ou non, petits et grands. Il est adaptable à tous types de salles. La Cie peut aménager la création lumière en fonction de la particularité des lieux de diffusion : monuments historiques, extérieurs, scènes réduites. zOrozora propose également des activités de découverte, ateliers, etc., qui peuvent être personnalisés.

Catherine Polge

Sur le blog : précédente version du spectacle, Avignon Off 2015

http://vivantmag.over-blog.com/article-homocordus-par-zorozora-124206758.html

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 20:19
Strange Ladies

Spectacle de la compagnie Strange Ladies/La Face Cachée (57), vu au Théâtre Les Hauts Plateaux à Avignon (84), le vendredi 27 janvier 2017.

 

Création et interprétation: Heidi Brouzeng (clarinette), Véronique Mougin (piano), Emilie Weber (violon)

 

Genre: Concert
Public: Tout public
Durée: 1 heure

 

"Un trio de giRRRls qui chante l’amour, la rage, le désir ou la mélancolie avec le plaisir des langues..." Voilà un pitch qui avait attiré ma curiosité. C’était l’occasion pour moi de découvrir également cette petite salle avignonnaise dédiée aux bizarreries musicales, portée par le collectif Inouï Productions et installée au cœur d’Avignon au dessus de l’AJMI depuis 2011.

Dans une ambiance feutrée, tapis au sol et lampes de chevet sur le plateau au milieu d’un capharnaüm d’accessoires divers, nos trois musiciennes en perruques et robes colorées viennent se glisser dans notre intimité l’air de rien, en nous offrant pour commencer un slam scandé et assez poétique qui vient installer leur univers particulier. Mêlant poésie, chant, cabaret berlinois, et teintées d’un zeste d’autodérision, ces trois filles fragiles et pleines d’énergie chantent en anglais, en allemand, en italien, en français... pour ce que j’ai pu reconnaître.

Ce sont des punks romantiques qui mixent la saturation avec le violon et la clarinette, osant des changements de rythmes improbables et parfois violents. Curieusement, j’y ai retrouvé également une ambiance très conte de fées, un univers acidulé de petites filles face à la réalité, une fragilité qui transparaît dans la voix et les phrases musicales en boucle. C’est à la fois doux et acide, tendre et violent, calme et déchaîné. Un reflet de la vie tout simplement ?

Elles nous transportent dans leur monde, un monde de tous les possibles où l’on fait des riffs avec son violon, où l’on sature le piano mécanique et où l’on fait siffler des ballons. On se laisse porter par ces riches idées musicales, cette ambiance atypique mais pas inconnue qui nous offre un voyage sur place. Ce trio, issu d’horizons artistiques différents et qui porte ce projet musical depuis un an, prépare un premier album pour le printemps 2017. L’occasion de découvrir ces étranges ladies...

Eric Jalabert

(crédit photo: Emilie Salquèbre)

 

 

 

 

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 21:57
Bestiaire et autres vers
Bestiaire et autres vers

Spectacle de la Cie Le Fil à la Pat (13), vu à Avignon Off 2016, le 10 Juil., 19h, au Tremplin

Textes et musiques : Fil Alex

Arrangements piano : Patrick Fouque

Mise en scène : Sandra Alex et Fil Alex

Création lumière, régie : Débora Marchand

Genre : Chansons

Public : Dès 8 ans

Durée : 1h pour le Off (1h30 ailleurs)

Jauge : 20 à 300

Création 2013

Salle Molière (49 pl)

Fil Alex ? C'est un fier cheval. Non, c'est un vieux lion fatigué. Mais aussi un hibou, et puis simplement un mâle humain étonné devant les femelles de l'espèce, et qui reconnaît ne pas toujours les traiter à la hauteur de ses rêves ou des leurs. F.Alex évolue avec une aisance toute animale sur une scène sombre où règne une nuit des premiers temps. Dans ses chansons bien balancées les animaux (bêtes et homme) livrent leurs peines, leurs espoirs, leurs joies ou leurs incompréhensions et la tendresse est tapie derrière la violence ; élans fougueux, provocations, émois amoureux et souffrances sont offerts avec plumes et poils, griffes et pattes de velours ou regards fauves. Textes, musique, bruits de bouche et jeux de scène composent un ensemble harmonieux. Le public est pris dans des rythmes étranges qui trottinent, s'assoupissent, rampent, se rebellent au son du piano de Patrick Fouque. Quelques notes comiques aussi et un humour subtil teintent ce spectacle sensible et fort, à saisir avec délicatesse.

Pas facile de chroniquer un tel spectacle dont on sort assez secoué ! Le noir est partout : scène, costumes, éclairages. Le noir est aussi dans les textes, mais pas déprimant pour autant, et j'ai beaucoup souri. Si F.Alex a les sens à vif, il les aiguise pour nous communiquer autant la douleur que le rêve et la beauté. Ce sont coups de poing et pattes de velours. Un cheval amoureux de sa cavalière l'enlève au galop, un lion "abîmé" et incompris est détrôné, un âne meurt sous les coups, un hibou bienheureux a "la lune dans les yeux". Tant de questions sont posées par ce poète... Les femmes n'aiment-elles donc pas les rêveurs, pour que ces derniers soient toujours maudits ? Pourquoi l'homme se croit-il obligé de prendre muselière et martinet pour garder sa femelle ? L'humain se défend de son animalité, mais qu'est-ce que l'humain dans le règne animal ? Dans une longue prière pour la paix, le chanteur, regard noir, planté sur scène mains ouvertes nous assène une terrible litanie que le piano ponctue pour finalement se déchaîner... Complice parfait, le piano de P.Fouque se fait le partenaire des personnages incarnés par le chanteur. Bravo ! F.Alex, petit homme tout en noir qui se transforme à vue et se fait bête ou homme à l'envi, nous quitte en hibou aux yeux clignotants, arrimant ses pattes sur sa branche : solidement campé, il nous observe. Fin. Je sors émue et à regret.

Reconstruit en formule courte pour les besoins du off, ce spectacle reste cohérent grâce à un fil narratif bien mené. "Bestiaire et autres vers" est le résultat d'une observation fine et d'une grande sensibilité à l'autre. Rassurons-nous : si "la femme" fait partie de ce bestiaire, c'est que l'homme y est aussi, épinglé par le regard acéré que l'auteur pose sur sa faiblesse et sa vulnérabilité. Les animaux, mis en scène sans sensiblerie ni esthétisme, sont juste remarquablement saisis dans leur profondeur énigmatique. Une large gamme d'émotions attend ici le spectateur.

Léger, le spectacle peut être aisément accueilli dans des lieux très divers (théâtres, comités d'entreprise, écoles, restaurants, etc).

Catherine Polge

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 18:22
Boule
Boule

Spectacle de Cédrik Boule (76), Cholbiz Prod (31), vu à Avignon Off 2016, le 9/07, 15h, L’Arrache-Cœur (relache les 11, 18, 25)

Interprètes : Cédrik Boule (Auteur-compositeur, chansons, guitares), Christophe Foquereau (contrebasse, scie musicale), Frédéric Jouhannet (violinophone, violon-banjo) remplacé par Julien Eil (vents) à partir du 19/07

Genre : Concert, chansons

Public : Tous dès 10 ans

Durée : 1h

Jauge : du plus réduit jusqu’à 8oo pl.

Création 2016

Salle Moustaki (70 pl.)

Avec une dizaine de bonnes chansons de sa création, Boule déroule le fil de sa vie et convie le spectateur à le suivre dans un voyage d'une richesse affective étonnante. D'une anecdote cet anar tendre et poète fait un poème. Accompagné de sa guitare, il campe en quelques mots une atmosphère, un paysage et des personnages émouvants, drôles, cocasses ou décalés. Ses textes très travaillés, au langage vif et cadencé, s'enchaînent harmonieusement et sont annoncés par l'auteur avec un détachement plein d'humour. Une grande diversité de rythmes et de mélodies, jazz, rythmes populaires, rock, airs dansants, musiques traditionnelles et du monde se succèdent pour le plaisir des oreilles. Le jeu de C.Foquereau et F.Jouhannet, excellent, dépasse l'accompagnement pour littéralement habiter les textes en les mettant remarquablement en valeur. On rit, on est ému, on rêve. Une réussite.

Tant d'histoires sont contées dans ce spectacle ! Toutes, avec finesse, évoquent des situations vécues, chargées d'émotions, que j'ai pu immédiatement partager. Cancre étonné de faire rire, jeune père transformant en roman policier les drôles de bêtises de ses enfants, confident sensible d'un pensionnaire de maison de retraite, victime cocasse d'un incident de cyclo, etc., Boule nous livre tout cela avec un humour distancié phénoménal et d'une voix inclassable, une voix qui a vécu. Sa "chanson posthume" m'a beaucoup touchée et m'a réconciliée avec la racine des pissenlits ! Avec Boule, la mort mène à de belles transformations et se termine en un magnifique cadeau aux spectateurs. Bravo et merci !! Parlons aussi de sa manière d'être en scène avec sa guitare. Il m'a souvent fait penser à Brassens : quelques regards rapides aux spectateurs, quelques fins sourires, et une pudeur qui n'exclut pas la complicité. F.Jouhannet enchante avec son violon, tantôt Violinophone (violon avec pavillon de gramophone) et tantôt violon-banjo aux sonorités souvent surprenantes. Et la contrebasse centenaire de C.Foquereau m'a fascinée par de superbes improvisations.

Ce trio, tant par la qualité des textes que par celle de la musique, met la joie au coeur. Sensibilité, humour, gaieté, mélancolie, drôlerie, tout ce qui fait la vie permet non seulement de passer un excellent moment, mais laisse des traces, grâce à la richesse des émotions proposées par ces artistes. A voir !

Accessible à tous, ce spectacle existe en plusieurs formules, trio, duo, etc. et peut se jouer en appartements comme en grandes salles ainsi que dans des lieux fermés (prisons) ou surprenants (commerces).

Catherine Polge

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