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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 00:27
Chloé Lacan : Ménage à Trois
"Chloé Lacan"
"Chloé Lacan"

Spectacle de la compagnie Blue Line Organisation (46), vu le 8 juillet 2016 à 18h, à L’Arrache-Cœur Théâtre à Avignon, dans le cadre du Festival Off 2016

Avec : Chloé Lacan, Nicolas Cloche et Brice Perda

Genre : Chanson française

Public : Tout public

Durée : 1 heure

Dans une salle quasi complète pour le deuxième jour du festival, Chloé Lacan vient nous présenter son Ménage à Trois, titre de son dernier album (2015) après avoir pratiqué longuement les Plaisirs Solitaires, titre de son précédent tour de chant en solo.

Bardée de son accordéon au souffle chaud, de sa voix douce et légère, et accompagnée d’un duo contrasté mais bien huilé, Chloé Lacan nous offre des chansons à la fois personnelles et universelles, autour du couple, de la routine, de la banlieue, de la misère, de la fête, du bonheur... Nicolas Cloche, au sourire carnassier et rieur, alterne batterie et piano. Brice Perda, plus sobre et réservé, donne son souffle à de multiples cuivres. A eux trois, ils composent une musique inventive et syncopée. Le mélange batterie et instruments à vent fonctionne parfaitement, donnant du rythme et du punch à des textes mêlant des visions parfois sombres d’existences chamboulées, à des rêveries fraîches et sensibles et où l’humour n’est jamais bien loin. Bref la chanteuse nous parle de la vie avec élégance et nous fait partager son univers singulier.

Son concert monte en puissance et les musiciens se lâchent, comme Chloé qui semble se jouer de toutes les misères (et des bonheurs) de la vie. Je n’avais jamais vu Chloé Lacan auparavant, mais la voir et l’entendre avec ce duo complice et inventif, changeant d’instruments presque à chaque morceau, a été une belle découverte.

Eric Jalabert

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 16:03
Tess & Ben
Tess & Ben

Concert de Tess & Ben (84), vu le 2 mars 2016, à 21 h au Théâtre de l’Oulle à Avignon (84)

Chant : Tess

Contrebasse : Ben

Genre : Concert

Public : Tous

Durée : 1h15

Le 2 mars dernier, le Théâtre de l’Oulle lançait son opération "Café Culturel", en accueillant Tess & Ben, un duo contrebasse et voix, accompagnés pour l’occasion de deux autres contrebasses pour un nouveau projet artistique.

L’univers de Tess & Ben est unique. Ce duo avignonnais, que j’ai découvert avec grand plaisir il y a deux ans, revisite les classiques de la chanson française et internationale dans un groove doux et rythmé, teinté de légèreté et d’humour. De Massive Attack à Michael Jackson, en passant par Madonna et Serge Gainsbourg, ces deux-là nous montrent qu’avec ces petits riens, il est possible de faire beaucoup.

Leur duo fonctionne parfaitement pour de grandes ou de petites jauges, et vous transporte avec élégance dans une musique minimaliste mais riche. Leurs arrangements sont légers et originaux, et vous font balancer le corps sans vous en rendre compte. Tess et sa voix sensuelle se posent sur les arrangements subtils et habiles de Ben et nous font redécouvrir des chansons connues de tous.

La version en quatuor, qu’ils nous ont présentée en seconde partie est toute fraîche et se cherche encore. Mais ils sauront sûrement trouver l’équilibre qu’ils recherchent. A suivre…

Eric Jalabert

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 21:29
Le Chant des pierres
Le Chant des pierres

Spectacle de la Cie La Morena (34), vu le 16 Fév. 2016, 15h30, dans le cloître de St Trophime, Arles (13)

Conception, textes et chant : Emmanuelle Bunel

Piano, arrangements : Vincent Lafont

Et le Quintet vocal Les Cytèles dirigé par Emmanuelle Bunel

Genre : Visite-Spectacle-Concert

Public : Tous

Durée : 1h15

Création : 2010, formule renouvelée ce jour

Dans la ville d’Arles classée "ville d’art et d’histoire", la plupart des monuments sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité et le cloître St Trophime n’est pas un des moindres à recevoir des visiteurs. Originale et passionnante, la visite, aujourd'hui, convoque la musique, la voix et la culture locale. Elle nous fait entendre "le chant des pierres" de deux salles (du XIIe siècle) de ce très beau cloître. Proche du public, E.Bunel tisse une trame narrative documentée qu'elle incarne devant nous en y entrelaçant ses chants, dans une première partie en solo, puis ceux des Cytèles, très beau chœur. Dans la salle des tapisseries illustrant les exploits des croisés, E.Bunel chante un poème de troubadour, une berceuse hébraïque, des rythmes séfarades et arabo-andalous, accompagnée au piano. D'une très belle voix qui module les émotions, elle dit la nostalgie des "dames" restées seules et rappelle aussi l'exil des Juifs et Musulmans fuyant l'Espagne pour d'autres rivages où ils apportent leur langue. L'ambiance change dans la seconde partie de la visite : alors que nous nous dirigeons vers l'ancien dortoir, voici, sculptée sur un chapiteau du déambulatoire, la Tarasque, monstre hideux tapi dit-on au fond du Rhône, qui terrifiait les riverains ! Et, dans l’ambiance dépouillée du dortoir éclairé par des vitraux de tonalités vert pâle, E.Bunel raconte la légende de cette bête affreuse réfugiée dans le fleuve, et que Ste Marthe, exilée elle aussi, a su apitoyer. La fin est dure pour la bête car l'humain est cruel. S'appuyant sur des textes d'archives, la comédienne parle de ces "temps de peur et de lamentation". En contrepoint le chœur des Cytèles chante de superbes mélodies. Enfin, un poème d'E.Bunel sur la mer et une belle mélodie italienne chantée par les Cytèles nous ramènent à notre époque. Si ce spectacle enchante en faisant voyager dans le passé, sa dimension poétique propose une réflexion enrichissante sur notre temps qui vit, lui aussi, ses amours, ses guerres, ses exils et ses peurs sources de haines.

En circulant dans le cloître au rythme de la musique, des chants médiévaux et des légendes du passé, je suis sortie de la posture simple de touriste pour m’immerger dans ce monde ancien. Les tapisseries prennent sens, les sculptures sont regardées plus attentivement et l'architecture renvoie les échos de la voix et de la musique, comme si l'oreille aidait le regard à mieux voir. Le choix très diversifié des chants m'a fait découvrir un magnifique pan de notre patrimoine musical, nullement démodé, et aux rythmes envoûtants ou entraînants. Nostalgie de la "dame " délaissée avec "L’on dit qu’amors est dolce chose", aventure et cavalcade avec "Una tarde de Verano", tendresse, conseils rassurants, etc., ils sont fascinants. En ponctuations bien amenées, ils introduisent même parfois un certain humour. Ainsi les Cytèles chantent, avec raison pensais-je..., "Las, je n’irai plus au bois feuillu" en contrepoint de la description épouvantable de la Tarasque, contée par E.Bunel. La comédienne sait emmener son public avec elle. Dans ce spectacle, corps et voix ne font qu'un, c'est stupéfiant. Chez E.Bunel comme chez les Cytèles, déplacements, gestes, regards vivent en accord spontané avec les mots et la musique. V.Lafont est excellent. Que de beauté et d'émotions dans cette visite !

Accessible à tous, enfants comme adultes, sans exiger de connaissances préalables, divertissant et instructif, ce spectacle est une excellente forme de visite de monuments historiques. Associant plusieurs formats artistiques, il procure de nombreuses satisfactions esthétiques tout en questionnant sur des problématiques actuelles. La compagnie propose d'enchanter ainsi d'autres sites chargés de mémoire.

Catherine Polge

Autre spectacle de la cie sur le blog : "Un lion derrière la vitre"

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 15:30

josefa.jpgPrésente sur le Off 2015

Spectacle de Joséfa, vu le 28 Oct.2014, 21h, à la Friche de Mimi, Montpellier (34), pour la Frich'Up#1

 

Avec : Joséfa, auteur-compositeur-interprète

Accompagnée de : Félix Lipéri (banjo), Arnaud Delosanne (tuba), Tobie Fouilleul (percussions)

 

VIVANT2-toiles-3Genre : Chanson swing théâtralisée

Durée : 30 minutes

Première de ce spectacle

 

 

Ce groupe est né en Mars 2014. Mais Joséfa s'est lancée dans le tour de chant il y a déjà quelques années (lauréate du prix Initiative Jeunes en 2011). Malgré des conditions sonores difficiles ce soir-là, j'ai fait une très jolie découverte.

 

Joséfa se produit en personnage élégant, mi-années 30, mi-contemporain, plein de peps et de charme. Sa spontanéité et sa fraîcheur révèlent de véritables talents scéniques. La voix bien timbrée avec une belle diction, s'échappe avec autant d'agilité dans des mélodies rythmées que dans des airs de jazz et swing, et nous offre même un peu de scat. Ses textes ? de jolies tranches de vie poétiques et pleines de finesse, sur lesquelles s'accrochent émotions et images. Humour, tendresse, joie de vivre "pétillante" et poésie sont au rendez-vous autour d'un rêve de campagne, d'un rendez-vous manqué ou du plaisir de la solitude... Les musiciens ne sont pas en reste pour la qualité. Au-delà du simple accompagnement, ils nous offrent de bons moments de swing en accord parfait avec le dynamisme et la fantaisie de la chanteuse. Tous quatre dégagent une harmonie que j'ai sentie déjà bien rôdée.

 

Joséfa enchante et met le sourire aux lèvres des spectateurs. Un tour de chant théâtralisé de qualité à ne pas manquer et un groupe à soutenir !

 

Catherine Polge

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 15:33
Où est ma demeure?
Où est ma demeure?

Spectacle de l'ensemble Joïa, vu à la Chapelle-Gély le 21 Nov.2014, 20h

Direction: Fabiola Dalle

Musiciens et/ou chanteurs: Sebastien Belin, Thomas Bourgeois, Pierre Diaz, Fabiola Dalle, Fabrice Ducognon, Florent Gabard, Claire Menguy, Régis Piel, Morgane Tréheux

Avec le chœur d'hommes Les Costards d'Aumelas

Genre: Musique et chant

Public: tous à partir de 5 ans

Durée: 1h

Création: 2014

La Chapelle, lieu où se tissaient des liens, nous avait habitués à des rencontres originales. Ce jour-là rassemble pour la première fois deux formations musicales qui se partagent la même chef de chœur, Fabiola Dalle. L'ensemble Joïa propose une musique issue du pourtour méditerranéen, jazz/world. Le chœur les Costards interprète des chants du monde.

La salle est comble. Avec chant de Noël et berceuse, les Costards ouvrent la soirée. "Oh Mamma, quelle est la langue de mon peuple ?" répond Joïa, et percussions, cris, clameurs, saxo, violoncelle et guitare s'associent à la mélodie chantée par F.Dalle. Quelle émotion lorsque les 20 artistes s'unissent pour une véritable apothéose, ou lorsque M.Tréheux d'une voix venue d'ailleurs, passant du nasal aux graves, chante en duo avec C.Menguy au violoncelle! Tout au long de ce spectacle magique, l'émotion du public était presque palpable et nous aurions bien passé la nuit à voyager ainsi. Ovations, et il a bien fallu les laisser partir...

Ce n'est pas un récital, c'est un spectacle complet où une vingtaine d'artistes se rejoignent sur fond d'allégresse, douleurs, murmures, pour nous offrir des "chants du ventre de la Terre", mélodies du fond des âges et des langues, mêlant les cultures. Ce spectacle m'a impressionnée par ses multiples qualités: l'entente entre les deux groupes, le choix des morceaux et la qualité des interprétations, les improvisations, la puissance de l'ensemble avec ses intensités fulgurantes et ses accalmies, la mise en espace et l'ambiance, l'excellent éclairage. Au fil des interprétations les artistes bougent, se regroupent ou se séparent, les voici deux, six, ou vingt. Chez Joïa, écritures et improvisations se mêlent avec bonheur, le corps entier chante, on danse aussi. Les Costards apportent une note virile mâtinée de fantaisie, et l'ampleur de leur "chant sensoriel" est captivante. Chez tous, chanter et jouer d'un instrument est un plaisir qu'ils savent partager avec le public.

Deux groupes réunis pour une unique représentation... recommenceront-ils ? Chacun séparément peut nous faire voyager avec bonheur. Accessibles à tous publics, de tous âges, qu'ils soient musiciens ou non, ces deux formations suscitent beaucoup d'émotions en mêlant nos racines, celles d'ici, celles d'ailleurs.

Catherine Polge

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 16:35
Dimoné (bis)
Dimoné (bis)

Concert vu au Sonambule de Gignac, le 24/01/2015

Par Dimoné Terrieu et Jean-Christophe Sirven

Genre : Concert

Public : Adulte et adolescent

En octobre, cette salle qui fait la part belle aux musiques actuelles recevait déjà Dimoné en résidence de création et il y avait une suite qu'il est nécessaire de connaître.

Le brouhaha du public dans l'attente, toutes génération confondues, fait résonner ce préambule dans l'antichambre de cette soirée bénéfique. La question est : pourquoi une telle ribambelle de bambins, gamins pré-ados que l'on compte par dizaines? La réponse arrivera plus tard car les locaux eux savent de quoi il retourne.

Le chanteur présente lui-même la première partie, « Eve & the travellers », une pop à l'anglaise qui ne réussit qu'à faire piétiner l'assistance.

Devant le désormais traditionnel décor lumineux de cette forêt de lampes de bureau, les musiciens s'installent tranquillement pendant que le public se rassasie. Un calme, une énergie sereine règnent, là où le trac peut assaillir certains, ici tout n'est que gestes posés, réfléchis, réglages presque routiniers, dus certainement à l'expérience accumulée au fil des concerts qui se succèdent depuis la sortie de ce quatrième album si bien accueilli par les amateurs de toute la France. Voilà, ils peuvent maintenant prendre ce moment de concentration presque indispensable à tout artiste qui va descendre dans l'arène, se jeter en breuvage à la meute assoiffée de musique.

La salle se remplit de nouveau, et l'excitation de cette myriade d'enfants se fait pressante, grondante, si bien qu'à l'arrivée de ce duo de complices, Dimoné doit faire un gros « Shut up » pour essayer de canaliser cette énergie désordonnée, dépassant facilement en volume celui de la sono.

Un cours d'école c'est puissant comme une cour d'école. C'est ce qu'à dû se dire le chanteur chaque fois qu'il s'est rendu au collège Lo Trentanel de Gignac pour faire partager aux classes de 5ème D, 5ème H, 4ème C et 4ème A, pendant les cours de français de Mme Giglio, sa façon d'appréhender la parole :" mettre du plaisir dans les mots, découvrir les enjeux multiples du texte poétique, faire intervenir le corps ". Rares doivent être les chanteurs qui peuvent se programmer presque à la suite un passage en live sur France Inter et une intervention en milieu scolaire. C'est toute la générosité et la proximité humaine que sait dégager ce personnage. Vers le milieu du concert, il fait appel à sa chorale d'adolescents pour enchaîner les enregistrements d'interventions des élèves et la chanson « Les triples axels ». Alors que certains essayent de crier pour passer au dessus des autres qui chantent, il faut la constance diplomatique du chef pour tenir toute cette vitalité, cette audace enfantine. Au final, une parenthèse insolite pour le public habitué aux prestations classiques.

Pour le reste de ce concert très familial, c'est le mordant du verbe, tantôt acerbe tantôt romantique, porté par la guitare légèrement pop et plutôt rock et les nappes de synthés accompagnés de samples urbains ou nature. Le public commence à se faire un tantinet fanatique pour chanter avec Dimoné, son héros, son chevalier baladin, poète saltimbanque des scènes et des ondes.

Daniourk

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 10:06

Bigflo-et-Oli1

Spectacle de Bigflo & Oli, vu le 27 novembre 2014, dans le cadre du festival "Les Nuits du Chat" (34), à l'Opéra Comédie salle Molière.

vivant-3-toiles-4

Genre : Concert rap

Public : à partir de 15 ans

Durée : 1h40

 

Le festival "Les Nuits du Chat" est vraiment atypique, d'abord par le lieu, une salle baroque avec ses miroirs gigantesques dans lesquels se reflètent les enluminures et les décors peints du XIXème siècle. Une salle aux accents romantiques qui doit rarement accueillir de la musique si moderne.

On est reçu dans le hall d'entrée par l'association "La décontraction à la française" qui propose des massages aux contacts très décontractants de la méthode Tchouk, une bonne manière de débuter une soirée pleine d'énergie.

La première partie est assurée par le trio "Volin" : percussionniste, clavier échantillonneur, guitare et chant. Derrière une voix, qui rappelle celle d'Adamo, une musique mi-électro mi-psychédélique compose des balades qui vous entrainent dans une semi-torpeur.

Un interlude plus énergique assuré par "Les Pénibles" nous a réveillés avec des chansons humoristiques complètement improvisées par les trois Michel au ukulélé, ukulélé basse et batterie modeste. Très heureux d'avoir eux-mêmes leur première partie (le leader étant aussi l'organisateur), ils nous ont offert le moment d'humour qui manque parfois dans les concerts.

Vient ensuite la formation attendue par un public très jeune. L'intro techno est assurée par les deux musiciens : le DJ et l'improbable violoncelliste (aussi à la guitare), qui annonce un rap des plus originaux, cet instrument, très en rapport avec le lieu, peut s'avérer bien sûr très moderne dès qu'on y ajoute les effets électroniques adéquats.

Les deux rappeurs d'à peine quarante ans (à eux deux), sont vraiment munis de tous les atouts nécessaires au public averti. "Le premier clip du E.P de Bigflo & Oli a fait son effet avec plus de 100 000 vues par jours depuis sa sortie, il a été relayé par énormément de médias, Kombini, les Inrocks, Huggfinton Post, le Before du Grand Journal sur Canal +...Cet E.P est sorti le 21 avril chez Polydor, ils ont joué à Chorus, Printemps de Bourges, La Boule Noire, Les Francofolies de La Rochelle..." (www.live-boutique.com)

Leur jeunesse leur permet une écriture originale, loin de tous les clichés habituels. Le ton et le débit de parole sont tout à fait dans la mouvance mais les sujets sont souvent hors normes. En tous cas, le public de fans connaît les morceaux et reprend tous les refrains dans une ambiance surchauffée.

Ce groupe de rap est à conseiller à tous les réfractaires au genre pour s'initier à une musique, non pas réservée aux jeunes, mais qui devrait rassembler toutes les générations.

Daniourk

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 10:39

Armelle-ita-illustration-c-Nicolas-Felician-et-Woozmoon-recSpectacle vu le 8 novembre 2014, à l'Akwaba (84).

 

Avec : Armelle Ita (chant, clarinette), Mélody Debono (piano, choeur), Nicolas Paradis (percussions, choeur).


VIVANT-3-COEURS-5Genre : Concert 

Durée : 60 min

Jauge : 200-300 personnes

      

Je suis tombé sous le charme de ce trio attachant au détour d’une soirée festive de l’été, et je souhaitais voir ce que donnait cette pop dansante et pétillante dans un endroit plus spécifique. J’ai ainsi pu les découvrir à l’Akwaba, salle de concert (mais pas que…) de la région d’Avignon.


Le groupe faisait la 1ère partie de Susheela Raman et a proposé un set qui a su imposer son univers envoûtant en quelques minutes et qui en a conquis plus d’un. Le groupe c’est Armelle au chant, au saxo et au violoncelle, dont la grâce et le sourire vous touchent au plus profond, mais c’est aussi Mélo (voix/piano) et Nico (voix/percu) qui nous apportent un groove léger mais assuré pour porter l’ensemble. En optant pour une callebasse au lieu d’une grosse caisse traditionnelle, Nico offre à voir le rythme à travers une gestuelle élégante, tandis que Mélo complète de sa voix des arrangements musicalement ambitieux, tout en restant simples et efficaces. C’est sans complaisance, ça joue, ça vit, ça cherche, effleurant des univers à la Camille ou parcourant des rythmiques à la Zap Mama, pour vous faire une idée.


Quand à Armelle, elle sait occuper l’espace et joue de son charme sans en abuser. Les paroles de ses chansons pourraient paraître un peu cul-cul : « je veux la paix des cœurs », « … rêve pour un monde plus beau » ou « elle veut tout repeindre en couleurs ». Certains morceaux ne sont d’ailleurs qu’une succession de sons sensuels et sincères. Mais ne vous y trompez pas, c’est riche, varié et sans complaisance. C’est la sincérité de la jeunesse, et Armelle Ita sait nous faire partager ses états d’âme, ses hématomes et sa joie de vivre à travers des chansons ciselées, rafraîchissantes et rythmées, qu’elle nous offre avec une grande générosité.


Profitez de l’inviter chez vous avant qu’elle ne soit inaccessible !

 

Eric Jalabert

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 16:22

dimone.jpgSpectacle vu le 23 octobre, au Sonambule de Gignac.


Avec : Dimoné Terrieu et Jean-Christophe Sirven.

 

VIVANT-3-COEURS-5Genre : Concert

Public : à partir de 12 ans

 

Le 23 octobre, le Sonambule de Gignac invitait le public à la sortie de résidence du chanteur accompagné de son complice. Un mini-concert de vingt minutes, dix jours après la sortie de son quatrième album, pour allécher le chaland, suivi d'un apéro partagé qui offrait une rencontre avec l'artiste, ce qui montrait la proximité du personnage, sa convivialité, sa modestie.

Entrevue avec Dimoné lors de la lutte des intermittents : 

« En quoi la dure lutte des intermittents est là pour porter la parole du petit peuple? »

« On se met à un mètre un peu plus haut pendant un laps de temps, on s'extrait entre les accolades, pour aller d'un seul coup s'exprimer d'une manière un peu synthétique. On n'est pas forcément les plus brillants mais pendant un moment c'est du concentré de nous et l'idée que ce soit avec notre intérieur, pouvoir faire une conversation avec ce qui se passe, avec ce qui se voit, on joue avec cette idée que l'on connaît la règle : il y en a un qui s'exprime, on l'avalise ou pas. En tout cas le petit peuple que je suis ose montrer son ventre et se mettre dans la masse, se mélanger à soi, à son reflet, à notre reflet. Tour à tour c'est ça. Le language des fois est superflu, la transpiration, la présence ont beaucoup plus de conversation et de vocabulaire, et des soirées comme celle-ci ça ressource, ça fédère dans le silence et dans le non-dit. Ca me va. »


Le public était accueilli par l'équipe du jour, tous en combinaisons blanches, faisant écran de la projection d'images d'abeilles sur les fleurs de cette nature vivante. Quatre chansons:

« Un homme libre » (en téléchargement libre :http://dimone.bandcamp.com/releases) posait l'ambiance dans une création lumière faite de contre-jours et de latéraux laissant le mystère s'installer sur un décor de lampes de bureau.

« Chutt chutt shut up » comme s'il voulait faire taire, avortant la rumeur propagée par cet égo si proche de lui mais... sans succès.

« Soiñons nos rêves », addiction-contradiction … faire connaissance-perdre connaissance … les mots (maux?) sont durs à dire … je ne capte plus ce que j'aimais ... et ainsi font font les fondamentaux ...

« Venise » … on survit à la mélancolie tu vois …

 

S'il est des chanteurs qui ont leur univers, Dimoné est coupable d'un traité de propriété sur une vaste étendue de poésie mise en musique, unique et bénéfique. Ce démon (en catalan) sait envoûter son auditeur avec douceur dans le dédale de son imaginaire, bestiaire tortueux peuplé d'évocations de nos propres vies et de la sienne. Il porte haut le verbe et fait vivre l'esprit exacerbé des héraultais au grand cœur ; officier vaillant à la garde du Général Alcazar, compagnon de jeux de mots du bon Boby, disciple converti à la moustache du grand Georges « sa toison circonflexe ».Toujours rock, mâtiné de recettes électro-mélodiques, ce duo invite à voir plus que les habitudes musicales, sortir du ronron de la radio, de la playlist. Des nouveautés sont encore à naître.

 

Daniourk

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 18:23

640_enpleindans-loeil.jpgCréation d'"Alcoléa et Cie" et "Productions Possibles" (33), vue au Festival Off Avignon 2014, théâtre chapeau d’Ebène, à 15h15 (tous les jours).

 

Accompagnement musical sur des films de G. Méliès

Interprètes : Jean François Alcoléa, François Luçon, Xavier Fernique.


VIVANT2-toiles-3Durée : 1h15

Public : à partir de 5 ans

 

 

Jean François Alcoléa propose un accompagnement musical original « live » sur un montage d’une douzaine de films de Georges Méliès, courts ou longs métrages, pour la plupart colorisés, leur donnant ainsi une seconde jeunesse…

Après une brève introduction rappelant le contexte, les inventions des pionniers de l’image en mouvement  à la fin du siècle dernier, on entend en off la voix du fils de Georges Méliès, pendant que défilent des images de Méliès, des frères Lumière, des extraits des premiers films réalisés par ces géniaux inventeurs.

Faisant une large part à l’improvisation m’a-t-il semblé, les musiciens utilisent divers instruments dont claviers, batterie, percussions, et de nombreux autres pas tous identifiés (indentifiables ?), un appareillage permettant la distorsion des sons, dans le but d’accentuer l’effet comique des images.

Bien que ne m’étant pas totalement approprié l’instant, peut être parce que j’ai eu du mal à faire le lien, car le spectacle voulait aussi que l’on regardât les musiciens jouer, délaissant alors l’écran, et inversement,  j’ai  trouvé la proposition intéressante et  agréable. A noter qu’une  version plus courte existe, à l’attention des scolaires en particulier.

 

Cathy de Toledo

(crédit photo: George Méliès)

 

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