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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:00

Zebre-Photo.jpgSpectacle de Chtriky, Cie Vocal 26 (26), vu le 8 Juillet, 12h30, Avignon off, Théâtre des Lucioles (petite salle)

 

Interprètes : Sylvain Hartwick (guitares), Ludovic Chamblas percussions), Laurent Chieze contrebasse), Hervé Peyrard (paroles, musique, chant)
Régie : Brice Dudouet

 

vivant-3-toiles-4Genre : à partir de 6 ans 

Durée : 1h

Jauge : jusqu’à 200

 

Création : 2011 environ

 

 

Une majorité d’enfants dans la salle. L’accueil met d’emblée le public dans une ambiance chaleureuse et communicative.

 

Il s’agit d’un tour de chant où une dizaine de textes se déroulent comme de petites fables ou contes dont émerge une moralité. Les enfants petits ou grands y retrouveront leurs rêves, et pourront se rassurer sur leurs craintes, s'ouvrir sur le monde et ses questions. Sur une bonne musique rythmée ou chaloupée, ces beaux textes pleins d'humour, d'émotion, de poésie, créent une interaction forte avec le public.

 

Hervé Peyrard annonce chaque chanson comme on raconte une histoire.  Un grand balèze de gamin sème la terreur et s’évapore quand plus personne ne le regarde, un épouvantail veut s’envoler avec les oiseaux, le zèbre a des problèmes d’image, un enfant trop sage reçoit des conseils très particuliers et les enfants du Sahel aimeraient recevoir de l’eau à Noël. Et, autre moment d'émotion : « Le petit cheval », précédé de musique arabo-andalouse et accompagné de bruitages. Les textes nous font voyager jusqu'à La Réunion et nous font rêver. J'ai senti un véritable amour de la langue dans le choix des mots. Chaque chanson est accompagnée de  jeux de scène où tous les musiciens s'impliquent avec humour. Les enfants ont montré leur fascination et leur enthousiasme pour ce spectacle.

 

Ce concert très réussi offre de belles qualités musicales,  poétiques, humoristiques, scéniques. Il s’adresse aux enfants mais enchantera les adultes. A voir en famille.

Il se joue aussi sous une yourte (jauge de 80 enfants), que la compagnie se charge d’apporter.

 

Catherine Polge    

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 21:03

recre-cite_les-fenomenes-de-foire-chantent-boby-lapointe.jpgSpectacle de la compagnie Récré Cité (30)

vu au théâtre du Chapeau Rouge (du 7 au 17 juillet à 14 h 45) lors du festival Off d'Avignon 2012.

Présent sur le Off 2013 et 2014.

 

Interprètes : Damien Alibert (chant) et Bruno Hugounenq (chant et guitare)

 

vivant-3-toiles-4.jpgDurée 1 h 10

Tout public à partir de 10 ans

Genre : Tour de chant

 

 

 

 

Il m’est toujours difficile de parler d’un concert, qui plus est lorsqu’il s’agit de l’interprétation de chansons de Boby Lapointe…  Mais c’est toujours un bonheur de suivre le cheminement de la pensée du génial parolier qu’il fut, inventeur de nombreux calembours et contrepèteries savoureux.

 

Damien Alibert et Bruno Hugounenq nous font partager leur enthousiasme pour les mots de Boby, qu’ils nous livrent avec délectation. Bruno commence le concert avec une leçon de guitare non dénuée d’intérêt. Les chansons s’enchaînent ensuite, parfois reprises  en chœur par un public qui semble  très connaisseur, alors que Damien Alibert libère de plus en plus d’énergie !

C’est avec plaisir que j’ai constaté que des parents venaient en famille assister à de tels concerts, propres à faire découvrir aux jeunes l’impact des mots et comment on peut en jouer. Les deux interprètes se sont prêtés au jeu du rappel, mais une seule fois…  Dommage, nous étions tous prêts à les suivre encore en compagnie de Boby !!

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 09:56

Hippocampus-jass-gang.jpg

Concert de l'Hippocampus Jass Gang (34) entendu au JAM, à Montpellier, le 21 novembre 2013 en "soirée Découverte". 

 

 

Distribution :

Emily Cole (chant, guitare, piano, washboard), Gabriel Larès (guitare, trompette, clarinette, washboard, cavaquinho), Pierre Bayse (clarinette, guitare, trombone), Joseph Vu Van (banjo, guitare, piano, arrangements) , Gildas Legarrec (contrebasse, guitare), Alexis Chauvelier (guitare, contrebasse, flûtes), Heykel Bouden (violon, mandoline, guitare)

 

VIVANT-3-COEURS-5 

 

Tout public

Durée : 1 h 30

 

 

En ce qui me concerne, ce n’était pas une découverte puisque j’avais déjà apprécié les talents du groupe à l’espace VIAVINO à St Christol (34), lors d'une soirée en plein air dans le courant de l’été 2013. J’avais noté leur passage au JAM en novembre pour présenter leur troisième album « Jelly doll circus » regroupant des  morceaux issus de l’opéra swing sur lequel ils travaillent. Je m’étais promis de ne pas rater cette soirée… et franchement, je n’ai pas été déçue ! J’ai retrouvé toute la fougue de ces jeunes gens et leur plaisir manifeste (et communicatif !) d’être ensemble sur scène.

Evidemment, la charmante Emily Cole, petite blonde dynamique, est désormais un membre incontournable de cette formation née en 2008, qu’elle a rejoint en 2011 alors qu’elle arrivait tout droit de Chicago. Sa voix si particulière colle (c’était facile.. !) parfaitement au répertoire ragtime, swing, teinté de jazz new orleans dans lequel le groupe a choisi d’évoluer, et permet de marquer la mémoire. A tel point qu’il me semble difficile d'oublier Hippocampus Jass Gang, même en l'ayant entendu ne serait-ce qu'une fois ! Les musiciens qui entourent Emily n’en sont pas moins méritants. Tous excellents et multi-instrumentistes, ils passent aisément d’un instrument à l’autre.

Outre les réadaptions opérées par Joseph Vu Van de standards ou morceaux originaux, le groupe produit ses propres arrangements. Hippocampus nous livre ainsi une musique festive et entraînante, héritière des « string bands », agrémentée d’instruments autres que des cordes, et qui donne envie de swinguer. La prestation, au final, n’a pas manqué de séduire les nombreux habitués du JAM, dont je fais partie, et ceux venus en curieux pour cette soirée découverte. Tous sont partie le sourire aux lèvres !


Jeune équipe à ne pas perdre de vue donc… De plus en plus sollicités pour se produire dans les salles régionales, on peut parier que leur notoriété va bien vite s’étendre au-delà.

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 11:52

Bossa.jpg

Spectacle proposé par Carmaprod (34), vu le 24 mai 2013 au Petit Théâtre de Nathalie (Aubais, 30).

 

Distribution : Jessica Martin Maresco (chant) Emmanuel Beer (piano) Xavier Cortazar (contrebasse) Stéphane Beuvelet (batterie)

 

vivant-3-toiles-4

 

Genre : concert

Tout Public

 

 

 

Le Petit Théâtre de Nathalie (créé il y a environ un an à l’initiative de Yolande et André en mémoire de leur fille prématurément disparue), peut accueillir une centaine de personnes assises autour de petites tables habillées de nappes écarlates et ornées de lumignons. Il offre une vaste scène réhaussée, munie de pendrillons et équipée en son et lumière. Un bar propose une restauration légère. Situé dans une zone artisanale entre Villetelle (34) et Aubais (30), le lieu est accessible et le parking aisé. Des spectacles de théâtre et des concerts sont proposés, un peu au coup par coup pour l’instant .

 

Ce soir le groupe Bossa Jazz Combo se produit devant une salle hélas clairsemée, certainement du fait des nombreuses propositions culturelles dans les communes environnantes, et de la notoriété encore confidentielle du lieu. C’est fort dommage car ce trio de musiciens est de qualité, et  la charmante chanteuse que je découvre a une  voix envoûtante. Elle revisite  avec brio un répertoire de grandes dames de la chanson américaine (Bessie Smith, Nina Simone, Billie Holiday), mais aussi des chansons françaises (Joséphine Baker, Jeanne Moreau, Gainsbourg, Bourvil !), ou encore des chansons espagnoles ou portugaises. C'est donc un tour du monde en chansons que nous livre Jessica Martin Maresco, dont les interprétations personnelles sont très "visuelles". Ses gestes nous racontent "les histoires", gommant les difficultés de compréhension liées à une langue étrangère éventuellement inconnue, ou mal maitrisée. Je me suis ainsi laissée emporter sur les ailes de sa voix voluptueuse, bercée par les vocalises qui accompagnent son interprétation.

 

Un moment unique dont notre petite assemblée a eu le privilège, et qui s’est terminé par une reprise en chœur de la Javanaise. Le public était conquis. A noter que Jessica Martin Maresco peut se produire en duo avec Emmanuel Beer. Elle officie également dans plusieurs autres groupes musicaux et dans des registres très différents. 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 11:10

banquettes-arrieres.jpgConcert du nouveau groupe "Les banquettes arrières" (44), vu et écouté le dimanche 28 juillet 2013 à 17h sous le chapiteau du terrain Vannier (collectif Maboul Distortion) lors du festival Chalon dans la rue.

 

Auteur interprète :  Marie Rechner

Interprètes :  Cécile Le Guern, Fatima Ammari-b

Arrangements musicaux : Philippe Chasseloup

 

vivant-3-toiles-4Genre : Trio vocal féminin humoristique

Durée : 50 min

Jauge : 350 personnes

À partir de 8 ans

Création 2012

 

Aujourd’hui il pleut… mais après une si belle semaine pour le festival et les festivaliers (chaude et ensoleillée), on n’avait pas à se plaindre. Pour ne pas annuler le spectacle des « Banquettes » qui devait se jouer dehors, nous voilà rapatriés sous le chapiteau du collectif Maboul Distortion. Tout le monde est un peu serré et ça sent fort le chien mouillé (malgré qu’il n’y ait pas de chiens dans l’assistance…). Les Banquettes n’ont d’ailleurs pas loupé ce détail !

 

Lorsque les filles entrent en scène, elles démarrent aussitôt par une chanson. J’ai trouvé ça un peu abrupt, d’autant plus que le morceau choisi n'était pas vraiment le meilleur à mon gout. Viennent ensuite les présentations (ouf, nous pouvons enfin faire connaissance !) et, au fur et à mesure des chansons et des moments parlés, je me suis laissé emporter par leur énergie et leur humour bien trempé. Si, au départ, les textes et les dialogues sont gentillets, la sauce monte peu à peu pour devenir légèrement acide ; voire carrément noire sur la fin. Un conseil : rangez vos gosses ! Des interludes absurdes viennent aussi ponctuer le spectacle (peut-être un peu souvent), et apportent un contrepoint léger à des chansons qui peuvent parfois finir très “mal“.

J’ai regretté la trop grande similarité musicale entre les chansons. En effet, rythmes, mélodies et intonations sont souvent très proches d’un morceau à l’autre, sauf certaines fois ou les Banquettes virent à 180° vers des influences flamencos ou autre… Toutefois, les personnalités très caractéristiques empreintées par chacune, ainsi que leurs interactions dans le spectacle (souvent au sein même des chansons) sont hilarantes et très bien trouvées.

 

Malgré que la représentation finisse (encore) sur un interlude, je suis ressorti le sourire aux lèvres et avec certains airs cloués dans la tête. Avis aux programmateurs, préférez (dans la mesure du possible) un cadre sympa pour accueillir ce spectacle (parc, jardin, etc.).

 

photo : Guerg

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 11:03

IMGP2277.JPGFanfare écoutée le 24 Juillet 2013 à 20h00 sur le Terrain Vannier (collectif Le Petit Chap' Rond Rouge) dans le cadre du festival Off de Chalon dans la Rue. 

 

Répétition générale.


 VIVANT-3-COEURS-5

 

Au détour d’un parc, j’ai été happé par le rythme et l’énergie incroyablement communicative de cette « fanfare mutante ». Au croisement des battucadas brésiliennes et de la hardtechno, les musiciens ont harmonieusement fusionnés tambours, flute amplifiée, groovebox électronique et « toast » (chant hip-hop) au micro ! Perché sur mon vélo, j'ai bien regretté mes folies de la semaine précedente dont mon talon se souvient encore, et aurait bien rejoint les quelques badeaux improvisés en danseurs qui passaient par là. Don fiasko a transformé, pour un temps qui sera toujours trop court pour moi, le terrain Vannier en une fête tribale improvisée. Bestial !!

 

Photo : François Polge

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 22:20

Compagnie Sur l'air de rien (34)Cabaret-chansons-oubliees.jpgVIVANT2-toiles-3

Vu le 19 Juillet 2013, Théâtre Pitchoun, 13h

Festival off d'Avignon

Chant et accordéon : Corentin Coko

Piano : Barbara Hammadi

Genre : Chanson, marathon chansonnier

Durée : 1h

Public : tous à partir de 8 ans

Création 2013, Domaine O

 

Corentin Coko, auteur-compositeur, s'intéresse depuis longtemps au patrimoine de la chanson française. Il présente ici une heure de chansons, version Avignon Off, dans un  spectacle musical attractif dont j'avais vu ce Printemps la générale au Domaine d'O (Montpellier).

La formule du "Cabaret des chansons oubliées" donne des représentations toujours différentes puisque la liste, la chronologie et le nombre des textes ne sont pas d'avance codifiés. Chaque spectateur choisit un titre en entrant dans la salle. Le récital de cabaret suit ensuite la chronologie d'un tirage au sort et peut s'arrêter à une heure définie, ou  se dérouler plus longuement. Coko nous raconte de manière vivante l'histoire de chacune en l’agrémentant  parfois de petites anecdotes.

Que de chansons anciennes (années 30-40), très surprenantes sont tombées dans l'oubli ! Je suis restée assez ébahie devant certains de ces textes qui pourraient être remis dans le circuit du show biz... ! Ce sont des chansons humoristiques, sentimentales, tragiques ou engagées.  Coko fait son miel de la chanson française et de son histoire et la fait vivre..

"Correqu' et réguyer", ainsi se présente un mac assez particulier, dans un incroyable texte comique (Marc-Hély/Piaf). Ailleurs c'est Georgius qui affuble une malheureuse femme de toutes les calamités du monde, mais ... heureusement ... "Elle aime beaucoup sa mère" !  Puis un valet de chambre rêve d'aventures, croit la toucher, mais manipulé par des auteurs de chansons sadiques (Desnos/Mireille), il retombe dans la même routine prosaïque : la chute est rigolote. Voilà que le beau-frère de Fernandel écrit pour l'acteur "T'aimer une demi-journée", un drôle de programme amoureux pour la femme concernée.  "Monsieur Papouille" c'est celui qui sait tout, au comptoir du coin. L'humour est bien noir dans "la ballade du cordonnier"... et la chute ... définitive.

Mais là où j'ai été le plus impressionnée c'est en entendant une des rares chansons sur Hitler "Il travaille du pinceau", sortie en 1938, encore Georgius... En tout une dizaine de chansons, resituées dans leur époque. Chacune nous embarque dans une histoire bien construite et, que ce soit une aventure, un amour déçu, une parodie, un pamphlet, il y a une montée en puissance et une chute.

Coko chante et raconte avec plaisir et humour, dans une petite mise en scène pour chaque texte. La pianiste Nathalie Fortin qui avait participé pendant 2 ans à la construction du spectacle a malheureusement dû interrompre ses activités. Barbara Hammadi a réussi le tour de force d'apprendre en un mois la presque centaine de chansons du répertoire total... magnifique !  Le duo fonctionne, mais la connivence n’est pas encore là. Il faut du temps pour faire partager au public une aisance que seuls les mois de travail en commun peuvent tisser...

Ce spectacle sympathique et plein de surprises est sans cesse renouvelé grâce à sa construction toujours en mouvement. Instructif sur l'histoire de la chanson française, il donne aussi des petits détails sociologiques ou historiques.  Aux plus jeunes, il fait découvrir l'humour et la poésie d'une époque, aux plus âgés il rappelle pas mal de souvenirs et de refrains chantés par les grands-parents !

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 12:23

spectacle_9802-1-.jpg

Spectacle de la compagnie Les Chaudrons

vu au Théâtre des Carmes André Benedetto, dans le cadre du festival Avignon Off 2013

 

Avec André Minvielle et Lionel Suarez


VIVANT-3-COEURS-5Genre : concert

Tout public

Durée : 1h30

 

 

 

Quel  magnifique bicyclette à deux places que voilà, tant par sa couleur musicale que par ses deux roues motrices : André Minvielle et Lionel Suarez, respectivement vocalchimiste et accordé-caméléon ou, si vous préférez, chanteur percussionniste et accordéoniste. Je les avais déjà entendu l’un et l’autre, mais jamais ensemble. Pourtant, en les voyant amorcer le premier morceau, j’ai trouvé cela évident : ils s’entendent bien.

Comme sur un vélo tandem ils ne se regardent pas beaucoup. Par contre, ils s’écoutent d’une oreille attentive. Le moindre changement de direction, la moindre nuance est  aussitôt répercutée par l’autre. Le tour de chauffe se transforme insensiblement en tour de piste …circassienne bien sûr ! L’un jongle avec les mots pendant que l’autre danse sur le fil de l’harmonie.

André Minvielle, c’est une sorte de Bobby Lapointe du swing, il s’amuse du phonème pour déjouer le sens des mots, tricote et détricote la parole comme un rythmicien fait sa tournerie de batterie. C’est aussi celui qui nous parle entre les morceaux,  de son goût du verbe et de ses amis qui peuplent sa musique. Lionel Suarez, c’est l’équilibriste qui piste le jongleur, il pose des contrechants justes et développe une harmonie étonnante et riche. En bon camarade, il suit André Minvielle, au doigt, à l’œil et à la respire.

C’est beau tant d’écoute entre deux personnes, et c’est pour le meilleur, la musique superbe d’équilibre. Il faut aller la découvrir in vivo ! Attention, ce n’est pas tous les jours à Avignon, uniquement  le 11, 14, 17, 18, 20, 22, 23, 24, 26 et le 27 Juillet.

 

 

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 14:08

Imbert-Imbert_Sois-mort-et-tais-toi_Montagnac_7juin2013.jpg

Concert écouté le 7 juin 2013 au Rex (salle des fêtes) de Montagnac (34).

 

Auteur, compositeur : Imbert Imbert

Chant, Contrebasse : Imbert Imbert

 

vivant-3-toiles-4Genre : Chanson française

Durée : 1h

Tout public qui sommeille

 

 Je me suis fait désembrumer l’esprit avec le concert d’Imbert Imbert organisé, toujours dans une grande fraternité, par les associations de Montagnac "El alba de un dia" et "Après dissipation des brumes matinales". Des bénévoles aux cuisines, quelques légumes et canards de saison, de la culture pour tous, une petite bouteille... et hop, elles ont toujours le goût de la fête et de la rencontre ces soirées proposées par François et Manu !


François le Maraîcher monte sur scène avec sa guitare pour une première première partie intermondiale (c’était prévu, rassurez-vous !). Le batteur en herbe Louis Gersant Poulain l’accompagne "avec le locavore, le locaphone, dit-on. Pour une première rencontre, c’est conduit, c’est retenu. Le maraîcher est un poète modeste connu à Montagnac comme le vieux loup, alors l’ambiance et le public s’installent.

Plus minimaliste et spontané, avec son air d’"emmène-moi si tu peux" croisé entre un caméléon, Nina Hagen et Rod Stewart, Imbert Imbert de retour au pays s’installe, distrait, arrange son cuir, son collier en pointes et ses bottes de 7 lieues, badine quelques secondes avec le public... Dès le départ c’est quand même lui qui mène : un battement de cœur puis deux, c’est deux enfants qui meurent, avec ça, console-le "si tu l’oses”. Collisions de notes graves et de silences, Imbert Imbert fait danser sa contrebasse et fait vibrer les mots. Poète sensuel, sexuel, sage ou rebelle, il est étonnant et bouleversant de tendresse, même à l’égard de ses révoltes, révolté parfois de ne pas l'être assez. Imbert Imbert revendique à la fois le mal de vivre, mais aussi la vie qu’il aime, et celle qui le rend con aussi. Quand il chante la tristesse ou l’amour il est perdu, mais "dans tes yeux dans ta bouche" parce qu’il paraît que ça fonctionne mieux ce genre de phrases avec les filles. Indifférent au péril, le poète de frappe n’est pas si compliqué. Il questionne et charme, à la grâce de sa poésie Darcquienne et Lantoinienne, et de sa dame contrebasse qu’il caresse et qu’il frappe.


Il n’aurait pas fallu qu’il rallume la lumière (la salle n’était prévue que pour une bonne sono et pas pour des néons à vous faire perdre un œil en rallumant en plein concert), mais il est vrai que sa corde et son sourire vibrent même sous les pleins feux ; et même s’ils restent aussi lourd à tenir que sa Dame Imbert (c’est ainsi qu’il appelle sa contrebasse), ils se rapprochent tous deux à merveille du cœur et de la chaleur du public.  

 

Pour tout public qui sommeille, sauf petits, cons et vieux. A voir sur scène.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 13:03

la-cariolletta_SOS-Amor.jpgSpectacle de la compagnie "La Carrioletta", vu le 9 mars 2013 lors d'un événement organisé par "Blaqu'en Ruffes" à Saint Jean de la Blaquière (34).

 

Chant : Sophie Talon, chant 

Composition et interprétation : Joaquim Garcia (guitare)

Mise en scène : Nathalie Bauer

 

vivant-3-toiles-4

Genre : Chansons françaises et espagnoles (années 30 à 60)

Durée : 50 min.

Tout public à partir de 10 ans

 

 

Ce spectacle était organisé dans la salle communale du village. Nous nous sommes retrouvés une centaine, dans une ambiance chaleureuse après un repas partagé.

 

Avec SOS Amor, Sophie Talon se lance dans le tour de chant accompagnée par l’excellent guitariste Joaquim Garcia, tous deux de culture espagnole et française. Un très beau spectacle alliant charme et dynamisme où Sophie chante les passions humaines au fil d'une douzaine de textes : chants des républicains espagnols, chansons d'amours douloureuses, nostalgie... mais aussi humour !

Le récital commence avec  le bien connu "P'tit bal perdu". Ensuite, les deux artistes vont nous entraîner dans la guerre et dans l’amour... Amor, A mort. Il y a de la mélancolie et de la rage mais pas d’accablement, car c'est la passion qui mène. Dans sa longue robe rouge-passion, rouge-fureur, rouge-amour, rouge-Espagne républicaine, et chaussée de rangers de combat noires, Sophie Talon nous emporte dans un monde de tendresse et de violence. Si son visage a gardé des traits d'enfance, il peut aussi passer brusquement de l'humour au tragique. Son regard change de registre, son corps et ses gestes s'allègent ou s'alourdissent. C'est de dos, avec des mouvements de marionnette cassée, qu'elle annonce "Le tango des joyeux bouchers" (Boris Vian), et nous donne une très belle interprétation de cette chanson sur l'absurdité de la guerre. La tension dans sa voix, sa posture et son regard lorsqu'elle chante en espagnol nous font  vibrer... même si nous ne connaissons pas la langue. Quelques passages en français nous donnent tout de même des indications. "A Galopar", un des hymnes des Républicains espagnols, prend littéralement au plexus "tel un cœur qui cogne", tout comme le terrible "Ay Carmelaqui porte le souvenir des milliers de morts pendant la traversée de l'Ebre. J'ai découvert le très beau "Caminante".

 

Le répertoire de Sophie Talon est varié. Elle passe avec aisance de la tragédie à la fantaisie comique. Déjantée, elle "fume de l'eucalyptus" dans "Le tango stupéfiant", et se déchaîne avec le fameux  "Esto es el amor". Joaquim Garcia nous offre de très beaux accompagnements et un moment de grâce avec "En el Pino", un morceau de sa composition. Le spectacle s’achève sur la tendresse du "Café du Canal" de Pierre Perret, puis Sophie entraîne Joaquim dans un duo comique autour de "Da me un beso" et enlève des spectateurs pour une valse. Nous nous séparons à regret... une réussite !

 

J'ai été séduite par la qualité des textes ; le tonus, le charme et l'agilité vocale de Sophie qui passe du cri rauque à un ton plus léger ou à la complainte ; par le jeu nuancé, rythmé et chaleureux de Joaquim et, enfin, par la complicité sympathique des deux interprètes. Ce spectacle fort interroge sur les leçons de l'histoire. Ce spectacle, grâce à une mise en scène rythmée équilibrant gravité et humour, peut plaire à tous : hispanophones ou non. 

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