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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 14:54
It Dansa
It Dansa

Spectacle produit par le Trait d’Union (16) et  vu à Avignon, à l'Opéra Confluence, le 26 janvier 2020.

 

Chorégraphie : Catherine Allard

Genre : danse contemporaine

Danseurs : Beth Andrews, Ange Clementine, Albert Carol, Marc Comellas, Leonardi Farina, Aleix Labara, Ioar Labat Bernio, VenetiaJia Yee Lim, Alexander Lopez, Jaume Luque, Berta Marti, Gaizka Morales, Elisabet Morera Julia Razquin, Nora Svendsgard, Ursula Urgelès. Apprentis Gloria Garcia et Yamil Ortiz.

Public : tout public

Durée : 1h50  entractes compris.

 

« It dansa » est une compagnie  composée de  jeunes danseurs internationaux et qui s’inscrit dans le cursus d’études post-universitaires de l’Institut del Teatre de Barcelone. Catherine Allard dirige la compagnie depuis 1997. Les spectacles, conçus avec une extrême exigence et une  grande qualité artistique, sont défendus avec talent, fougue et impertinence par tous ces jeunes interprètes.

 

Quatre tableaux sont présentés et deux ont particulièrement retenu mon attention. Le premier, « Kaash » d’Akram Khan, est rythmé par des tambours entêtants et la sublime synchronisation des danseurs en sarouels noirs, au style primitif et puissant dans une chorégraphie parfaite ; celle-ci illustre le désir du chorégraphe de construire des ponts entre danse contemporaine et danse kathak indienne.

Le second, « In memoriam », est une pépite signée Sidi Larki Cherkaoui. Ce sont 10 minutes de perfection. Trois danseurs explorent avec un très grand talent le thème de l’attraction-répulsion. Ils sont accompagnés par la polyphonie corse d’A.Filetta.

 

Ce spectacle, dans son ensemble, m’a offert un moment de danse contemporaine inoubliable.

 

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 18:59
Photographie de Laurent Philippe sur http://collectiflahorde.com/

Photographie de Laurent Philippe sur http://collectiflahorde.com/

To Da Bone

Un spectacle produit par le collectif (LA)HORDE et vu le 07 novembre 2019 au Pavillon Noir (Aix-en-Provence).

 

Conception et Mise en scène : (LA)HORDE - Marine Brutti, Jonathan Debrouwer, Arthur Harel

Interprétation : Magali Casters, Mathieu Douay aka Magii’x, László Holoda aka Leslee, Thomas Hongre aka ToPa, Kevin Martinelli aka MrCovin, Bartlomej Paruszewski aka Bartox, Viktor Pershko aka Belir, Edgar Scassa aka Edx, Andrii Shkapoid aka Shkap, Damian Kamil Szczegielniak aka Leito, Maxence Foor aka Skylerz

Genre : Danse

Public : Tout public, à partir de 9 ans

Durée : 1H

 

En ce début de mois de novembre, le Ballet Prejlocaj a accueilli au Pavillon Noir le collectif (LA)HORDE composé de Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel, très nouvellement directeurs du Ballet National de Marseille.

To Da Bone est une création qui réunit 11 autodidactes trouvés sur YouTube avec une passion dévorante commune : le Jumpstyle. Ce style unique de danse voit le jour sur internet, sur un fond de musique techno, le hardstyle. A travers cette danse intense et physique, les danseurs venus de différents pays extériorisent leurs émotions, leurs révoltes et sont amenés à dépasser leurs limites. Bien plus qu’une danse, ils vivent à travers le Jumpstyle.

Les tableaux s’enchaînent pendant une heure, au rythme frénétique de leurs pas (de danse). Un spectacle de danse aux allures théâtrales qui s’adresse, à partir de 9 ans, à un large public où les générations se mêlent.

C’est un spectacle esthétique et rythmé, aux ambiances sourdes de nightclubs, où les lumières se perdent parfois dans la fumée dense, où la musique techno alterne avec les cris et le silence, où le format des vidéos d’internet est projeté à l’échelle de la salle.

Autour du spectacle, il est possible de suivre ces artistes dans les coulisses et de les observer se mettre en scène encore une fois au travers d’un documentaire de création suivi d’une vidéo d’art, présentés gratuitement sur un autre temps.

Un résultat surprenant et professionnel de cette communauté inspirante à la poursuite de la réalisation de ses rêves. Un spectacle où la danse urbaine est représentée sur la scène contemporaine avec des enchainements de mouvements à la fois violents, précis, beaux et élégants. Un spectacle énergique et dynamique. Un spectacle puissant.

 

 

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 11:02
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Deux rien

Spectacle de la Cie Comme Si (91) vu le 15 juillet à 15H10 au théâtre des Lucioles dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf mardi.

 

Interprétation, mise en scène, chorégraphies : Clément Belhache, Caroline Maydat

Genre : danse théâtre

Public : tout public à partir de 5 ans

Durée : 1H

 

Un homme, une femme, deux clochards peut-être, se cherchent, s’observent, s’amusent de rien, s’entraident ou s’affrontent, autour d’un banc presque trop petit pour s’y asseoir à deux et qui sert d’unique décor à la proposition… Pas une parole, peu de musique, beaucoup de danse.

Présenté comme un spectacle mêlant mime, clown et danse, je m’attendais à un plus juste équilibre entre ces moyens d’expression. La danse reste pour un moi un langage quelque peu ésotérique, surtout lorsqu’elle s’exécute en silence….Déstabilisée, je n’ai pas réussi à « accrocher », à saisir  le fil de cette histoire. Avant de comprendre qu’il était juste question de deux individus un peu paumés, cherchant à combler le vide, à passer le temps, en joignant leur solitude respective : « Deux rien » !

De fait, je n’ai pas réussi à « entrer dans le jeu », et je dois dire que j’ai trouvé le temps un peu long… Néanmoins, j’ai apprécié la belle bande musicale (que j’aurais aimée bien plus présente) et les « Trois petites notes de musique » d’Yves Montand, qui m’ont emportée pour quelques instants de légèreté. J’ai été sensible à quelques moments poétiques, comme la scène où « Lui » manipule « Elle »comme une marionnette ou une poupée de chiffons, avec juste une impulsion du doigt en différents points de son corps. Et j’ai noté quelques moments d’une drôlerie ténue…

 

Si j’en crois les commentaires que j’ai pu entendre ou lire par ailleurs, il semble que ce spectacle ait trouvé son public, et c’est tant mieux. Même si je suis désolée de ne pas en faire vraiment partie…

 

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 20:10
Source officielle Festival Avignon

Source officielle Festival Avignon

One more?

Spectacle de la Compagnie « IN-SENSO » (75) vu le 13 juillet à 22H05 au Théâtre Golovine dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 26 juillet (Relâche les 8 15 et 22).

 

Chorégraphe : Odile Gheysens assistée d’Astrid Grant 

Danseurs : Eva Yufra - Andrès Surra - Odile Gheysens et Sylvain Beauchamps

Genre : danse

Public : tout public

Durée : 55 mn

 

 

Ne pas passer par le Théâtre Golovine lors de mon festival, voilà qui est inenvisageable ...La danse fait partie de moi depuis mon plus jeune âge et j’ose espérer l’enseigner encore longtemps…

 

Pour ce spectacle, un titre et une affiche « One more, tango contemporain ». Mon œil affûté par tout ce qui touche à la danse est intrigué par le sous-titre car je n’ai jamais vu de chorégraphie de « tango contemporain », alors je décide d’y aller. Je suis rarement déçu au Golovine. Pour avoir travaillé il y a de nombreuses années avec Solange, Serge et Jean, je sais qu’un lieu ne s’appellerait pas ainsi si sa programmation n’était pas de qualité !

C’est en effet à un spectacle de qualité que j’ai assisté : quatre danseurs - 2 femmes, 2 hommes - tout de noirs vêtus au physique différent. Au regard du sous-titre, le spectateur s’attend à du tango via la musique ou la gestuelle. Si possible les 2 à la fois.

Ici, il n’en est rien. Odile Gheysens a imaginé tout autre chose, elle qui virevolte depuis plusieurs années autour du « Tangoperf » sous des formes souvent peu communes. La première image est belle et sensuelle : celle des 2 danseuses en bord de plateau sous une lumière orangée. Puis tout s’enchaîne avec grâce et harmonie et le spectateur averti perçoit rapidement ce qui a pu animer la chorégraphe : l’Humain avec un grand « H ».

Car le tango est-il autre chose : être en contact avec l’Autre, fusionner avec lui et faire corps. Mais ces corps réunis, qui sont-ils finalement ? Chacun reste pourtant bien dans sa propre identité… Alors qu’est-ce qui les réunit ?

A un moment, un des 2 danseurs boxe… Que vient faire la boxe dans un spectacle de tango, discipline qui vise surtout à se protéger le visage et le sternum. Alors que dans la danse tout doit être surdimensionné, jusqu’au plus petit muscle dissimulé. Et bien, c’est le corps. Tout simplement… Celui qui est unique pour chacun de nous mais qui vise à l’universel.

Les 4 danseur.s.e.s occupent l’espace avec élégance. On les sent complices et la chorégraphie est bien huilée. Pas de temps mort.

Les 4 corps des danseurs confectionnent les émotions avec brio sur les musiques de Bach, de Rami Khalifé ou encore de Piazzolla (le tango n’est pas loin quand même…).

Le spectateur passe un très joli moment dans le flux de cette pensée en images mis sur pied par Odile Gheysens et joliment ficelé par ses 3 partenaires.

 

Alors «  One more ?». Formule contradictoire et polie pour ne pas recommencer un nouveau tango lors d’un bal argentin.

Mais moi je dis « Oui, encore une fois, s’il vous plaît », histoire de contredire l’euphémisme de circonstance...Et merci pour ce « tango » nouveau !

 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 09:49
Programme Off 2019

Programme Off 2019

Dance and Speak easy

Spectacle de la Cie Wanted Posse (93) vu le 9 juillet à 11H05 au Collège de la Salle dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Jusqu’au 28 juillet sauf le lundi.

 

 

Mise en scène : Philippe Lafeuille

Chorégraphie : Njagui Hagbé

Interprètes : Arthur GRANDJEAN, Jessie PEROT, Claude MESSI-FOUDA, Ibrahim NJOYA, Martin THAÏ, Marcel NDJENG

Genre : danse

Public : Tout public

Durée : 1 h

 

Connaissant déjà ce style brillamment porté par la Compagnie Pyramid, j’ai eu envie de découvrir l’approche proposée par la Cie Wanted Posse, de renommée internationale.

 

 

Après un début de spectacle perturbé par un groupe retardataire, j’ai enfin pu me plonger dans l’univers de la prohibition des années 1930 aux USA qui sert de décor à la proposition.

Sur fond d’excès d’alcool, de subterfuges visant à échapper à la police, de rivalités, les tableaux se succèdent sur des rythmes endiablés empruntés au swing, au breakdance, au lindy hop, au charleston, au hip hop, dans une mise en scène qui sait faire appel à l’humour.  La technique est maîtrisée, même si la fluidité entre les tableaux ne m’a pas semblée être toujours au rendez-vous.

La surprise est venue de l’apparition de Julie Perot, magnifique en chanteuse  danseuse « so glamour », en robe lamée or et escarpins… Mais la jeune femme s’est révélée tout aussi  talentueuse ensuite dans ses prestations « purement » hip hop, en jean et basket. Elle apporte une note de douceur (même si elle sème un peu la panique au sein du groupe !) dans ce monde de mafieux alcoolisés qui est l’environnement de l’action.

 

Il est peu commun de voir des filles se produire au sein des compagnies de Hip Hop/Break Dance : désintérêt des unes, sexisme des autres? C’est bien dommage en tous cas, car en l’occurrence, la charmante Julie Perot me paraît  une réelle valeur ajoutée pour ce qui concerne la Cie Wanted Posse.

Au final, un spectacle dynamique divertissant propre à satisfaire toute la famille.
 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 17:36
Nirvana
Nirvana

Spectacle du Centre d'Art scénique contemporain de Lausanne, « Tanzhaus Zurich » vu à la Collection Lambert (Les Hivernales- CDCN) mercredi 10 Juillet à 16H50 dans le cadre du Avignon Off du 10 au 20 Juillet. Relâche le 15 Juillet.

 

Chorégraphie : Delgado et Fuchs

Danseurs : Nadine Fuchs et Marco Delgado

Durée : 35 mn

 

 

Deux corps splendides se présentent au public : un homme et une femme, seins nus. Ils talquent leurs jambes sur lesquelles ils enfilent un collant de latex transparent. Quelques minutes auparavant, la femme a parfumé la salle avec un spray à l'odeur très agréable.

 

Le ton de la performance est donné, appuyé par le titre. Les spectateurs assis par terre à l'entrée d'une grande salle blanche de la Collection Lambert vont assister à une petite forme chorégraphique qui va osciller entre beauté du geste et humour. Je pensais assister à un nouvel opus de danse contemporaine bien huilé et taillé au cordeau. Ce fut le cas aussi. Mais rapidement, le spectateur note quelques dissonances : la femme, par exemple, prononce des remarques discrètes à son partenaire qui fait semblant d’avoir une implication laborieuse, contrainte et  forcée sur scène.

Signalons aussi ces crins de chevaux que les deux danseurs portent tantôt autour du cou, tantôt comme une coiffe et qui donnent à cette forme improbable des allures rupestres et ethniques, très érotiques et largement sensuelles. J’ai l’impression de voir un tableau d’Egon Schiele. Certains spectateurs sourient et les regards se croisent. Peut-être n'ont-ils pas à leur actif suffisamment de codes liés à la danse pour évaluer à sa juste valeur la magnifique prestation de ces deux danseurs. La danseuse, Nadine Fuchs est splendide et sa souplesse sans faille. J'ai ressenti avec intensité chaque mouvement, moi qui pratique aussi la danse depuis tant d'années.

 

J'ai adoré « Nirvana » et  j'ai été littéralement subjuguée. C'est tout simplement beau et le décalage second degré renforce, à mon avis, la plastique des corps et rend finalement la danse contemporaine plus accessible.

Si vous aimez la Beauté, courez-y !

 

 

 

 

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