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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 15:52
Soeurcières

Spectacle de la Compagnie Plumea (43) , vu le 23 juillet au Théâtre Des Lila’s à 14h30. Dans le cadre du festival OFF d’Avignon, du 7 au 24 juillet 2021.

Auteur : Garance Li

Interprète(s) : Adèle Duportal, Charlotte Arnould

Lumière : Claude Couffin

 

Durée : 45 minutes

Public : A partir de 5 ans

Genre : Conte poétique dansé

Durant ce festival, j’ai fait le choix de mettre en lumière les spectacles écrits et mis en scène par des femmes.

Dans une petite salle du "Théâtre des Lila's", 45 minutes de scènes touchantes mêlant danse, comédie, magie, sorcellerie, ésotérisme et féminisme complètement assumé. Les sorcières, ces femmes qui ne se conformaient pas aux normes patriarcales que l'on brûlait autrefois...  Les deux danseuses racontent par la comédie, la danse et la musique, leur histoire. Ce spectacle parle de sororité et de liberté et nous offre une juste définition de la sorcière moderne. Celle qui a pris conscience de son pouvoir, de sa capacité à contrôler certaines choses dans sa vie, avec des valeurs et des convictions. Celle qui se sent déconnectée des autres et de la société, et profondément connectée à la spiritualité, à la nature ainsi qu’aux animaux. Celle qui honore le cycle de la femme et qui s’adresse régulièrement à l’univers.

Le décor est simple : un mur blanc avec des feuilles blanches collées dessus et à côté un atelier de sorcière, grimoire, chaudron, fioles, bocaux avec la terre à leurs pieds en connexion à la nature. Ce décor illustre aussi plusieurs messages et symboles comme cette terre qui pourrait représenter les cendres des sorcières brûlées ou la couronne de fleurs et les cintres.

En point légèrement négatif, je noterais qu’au début, un Spotlight m’a gênée visuellement, puis une scène m’a paru très longue et m’a fait décrocher légèrement du spectacle. Enfin, la disposition des sièges de la salle (à plat sans aucune pente) n’a pas été pratique pour les personnes assises au fond et lors de certaines scènes, ce qui était mon cas.

Ce spectacle tout public préconisé à partir de 5 ans me paraît un peu plus adapté à des enfants d’au moins 8 ans.

Le jeu des deux artistes sur scène est très juste et m’a permis de me laisser porter par l’histoire. La danse est un véritable fil conducteur du spectacle, et pour moi, représente totalement les incantations des sorcières.

J'ai adoré ce spectacle pour le message actuel et politique qu'il fait passer, cela tient énormément à cœur aux deux comédiennes et à toutes les femmes qui s'y reconnaîtront.

 

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1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 13:55
Angels in America

Compagnie Philippe Saire (CH) Vu à la Manufacture lors du festival d’Avignon OFF, entre le 7 et le 25 juillet 2021, à 21h30

Auteurs : Tony Kushner, Pierre Laville

Metteur en scène : Philippe Saire

Interprète(s) : Adrien Barazzone, Valeria Bertolotto, Pierre-Antoine Dubey, Joelle Fontannaz, Roland Gervet, Jonathan Axel Gomis, Baptiste Morisod

Création lumières : Eric Soyer

Scénographie : Claire Peverelli

Création sonore : Jérémy Conne

Genre : théâtre contemporain

Public : tout public

Durée : 2 h 30

 


Dans l’Amérique des années 80, où le grand R de Reagan flamboie, le sida se répand dans les communautés homosexuelles à vitesse grand V. Il y a Prior, jeune, beau, sensible, qui tombe malade et se trouve abandonné tout seul à l’hôpital par son compagnon Louis. Tout aussi jeune, beau et sensible, ce dernier entame une liaison avec Joe, homosexuel refoulé timide et indécis, marié à Hannah, rêveuse lyrique addicte au Vallium, dont le mari, Joe donc, est sous les ordres de Roy Cohn, raciste, homosexuel et homophobe se révélant lui aussi séropositif. Oui, c’est un peu compliqué quand on a pas leurs yeux sous les yeux, de savoir avec précision qui est qui et qui est avec qui.. Les anges ont tressé des ponts entre les cheveux de tous ces personnages aux destinées divergentes.

Alors que la pièce pourrait n’être qu’intime, sociale et politique (et c’est déjà beaucoup), voilà qu’elle se pare d’accents allégoriques et fantastiques. Un ange aux habits de fumée exhorte Prior à devenir prophète, Roy en changeant d’habits devient la mère de ce même Prior, Hannah assiste en compagnie de Prior encore, aux rencontres adultères de Louis et Joe… Non, promis, ce n’est plus aussi compliqué, il faut simplement se laisser bercer par la chorale de ces êtres abandonnés, qui atteint l’apogée de son tragico-comique lors d’une projection faite par Joe, dans une église mormone, de petites marionnettes conquérantes dont on se fiche un peu. Car il faut s’occuper de la grande marionnette empêtrée dans ses fils, s’occuper de Louis qui coupe la séance, couper les liens qui relient Hannah à Joe, Prior à Louis, petites marionnettes qu’on voit seulement parce qu’elles assistent sur scène en secret aux scènes.

Beaucoup de douleur au plateau donc, rendue par un important travail sur la physicalité. Lors des scènes de couple, le corps qui souffre et ne se sent plus aimé au point d’organiser en rêve des voyages avec Mister Lies (monsieur mensonge) s’abandonne aux bras de celui qui abandonne. La chorégraphie qui se construit entre les glissements, les tournoiements, les redressements, est faite en somme de relâchements qu’on oblige et qu’on rattrape. Ce n’est pas un flashmob ni de la haute voltige, c’est un tango maladroit, une valse sans musique, une fatigue qui rebondit encore et encore, parce qu’il est encore temps de parler. Pas impressionnant non, mais précis, si précis et rythmé que c’est beau, surtout quand les couples ont des répliques entremêlées par un rythme propre à leurs dualités. Ce traitement de la douleur et des rapports de domination au sein des couples, induit un décalage, un détachement, un sourire facétieux au drame, également présent dans le texte : “ne vous inquiétez pas, c’est plus grave que vous ne le croyez” dit l'infirmier drag-queen au séropositif. Surtout, l’humour ne jaillit pas uniquement sur fond de malheur : il y a du début à la fin des instants de bonheur pur, à croquer tout entier, avec des sourires déjà pleins.. Quand Louis croque le bout de pain que Joe tient naïvement sur son sexe, quand la neige en sac plastique craque sous les pieds de Hannah, quand le méchant patron craque et laisse l’infirmier prendre une partie de sa réserve de médocs, et puis quand sur les canapés, par-ci par-là, chuchotis confondus en gloussements, ça fait crac-crac.

Dans cette pièce, on rit plus qu’on ne pleure, on pleure plus qu’on ne meurt, et l’amour se cherche une éternité, et les anges nous ennuient, et on y reviendra, in America.

 

Célia Jaillet

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 21:16
Let's talk about sexISM
Let's talk about sexISM

Spectacle de la coproduction Compagnie Rêve de lune, La Toute petite Compagnie et Les voix du Conte (01), vu à la Cour du Spectateur le mardi 20 juillet à 18 h 30. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Elisabeth Desbois, Claire Parma et Anais Vives

Interprétation : Claire Parma, Anais Vives

Genre : Danse et Théâtre contemporain

Durée : 40 minutes

Public : à partir de 11 ans

 

Deux femmes sur un terrain de tennis, une chaise d'arbitre. Les punchlines traversent le terrain : on parle sexe, ou sexisme ?

Au centre, les balles s'échangent, mais surtout 10 textes d'autrices et d'auteurs connu(e)s qui interrogent le sexisme. Les mots, la danse, le corps, le mouvement se rencontrent, dialoguent et jouent ensemble. La musique, qui va d'un Booba dur à un Eddy de Pretto « normal » en passant par une Barbara Pravi fragile et un 343 salopes dragonesques, illustre bien le dialogue entre texte et danse qui déploie le spectre des possibles : qu'adviendrait-il si les hommes avaient leurs règles ? Seraient-elles glorifiées, y aurait-il une cérémonie de « passage à l'âge adulte » pour cette extraordinaire transformation ? Les comédiennes s'emparent de textes de Jablonka à Despentes, qui témoignent de notre histoire, du rapport homme-femme, qui reste de nos jours toujours aussi ambigu et porteur de questionnements. Une réflexion sur le genre, des mots justes sur la charge mentale, le plafond de verre et le sexisme : les privilèges du patriarcat sont omniprésents et doivent plus que jamais être combattus.

Une très intéressante prestation avec deux comédiennes énergiques et sincères.

 

Evelyne Karam

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 23:21
Théâtre du Rond-Point

Théâtre du Rond-Point

Le cirque invisible

 

Un spectacle produit par Karavane Productions (75) revu le 3 juillet 2021  au Théâtre du Rond-Point.

 

Création: Victoria Chaplin, Jean-Baptiste Thierrée

Comédiens : Victoria Chaplin, Jean-Baptiste Thierrée

Genre : cirque, danse, magie

Public : tout public

Durée : officiellement 1H15

 

 

Le pire, c’est que je ne l’ai jamais chroniqué ! Pourtant, en 12 ans, c’est bien la cinquième ou la sixième fois que je le vois. Mais quel est donc ce spectacle qui peut se prévaloir d’une telle pérennité et d’un tel pouvoir d’attraction : L’inénarrable  « cirque invisible »de Jean-Baptiste Thierrée et de Victoria Chaplin ?

Depuis la dernière fois que je l’ai vu (5 ou 6 ans), le spectacle a beaucoup évolué même si la structure reste inchangée. Sur une vague piste de cirque, les numéros de clown  de monsieur alternent avec les tableaux de transformisme de Madame. Monsieur multiplie les facéties et brille dans l’art de l’absurde pour nous suggérer un cirque qui n’est pas. Madame époustoufle par la poésie de son imaginaire qui fait naître des animaux féériques. Monsieur prend à témoin le public. Madame danse avec grâce et se pare en silence.

Avec le temps, certains numéros ont disparu (Madame en fildefériste ; Monsieur et sa ribambelle de poissons) tandis que de nouveaux s’insèrent naturellement tel l’émeu rouge qui picore les reliefs des bêtises de monsieur.

Le « cirque invisible », nouvelle mouture, est toujours aussi beau et toujours aussi drôle. Le public ovationne. A chaque salve d’applaudissements répondent des bis qui prolongent encore un peu la magie. Assurément, le « cirque invisible » est une anthologie du cirque.

 

Catherine Wolff

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 16:08
Dessin préparatoire d'Emilie Lalande

Dessin préparatoire d'Emilie Lalande

WOOD

Spectacle de la compagnie « 1 promptu »  (13) vu en sortie de Résidence au Pavillon Noir d’Aix en Provence, le 8 avril 2021. Présentation réservée aux professionnels, contexte sanitaire oblige.

 

Conception, chorégraphie et mise en scène : Emilie Lalande

Interprète : Caroline Jaubert

Genre : danse et marionnette

Public : tout public à partir de 5 ans

Durée : 45 mn

 

J’arrive au Pavillon noir avec beaucoup d’émotions car je ne suis pas entrée dans une salle de spectacle depuis plus d’un an.

La salle se remplit peu, puisque seuls quelques professionnels ont la chance de pouvoir être là, je me place au plus près de la scène pour en profiter au maximum.

Le rideau est fermé et nous sommes baignés dans un univers sonore apaisant fait de clapotis, de chant d’oiseaux, de cris d’animaux, de bruissements de sous-bois….

Ici la danse et la poésie sont au service d’un message écologique : la forêt est précieuse, elle abrite la vie, elle abrite nos âmes et nos enfants doivent pouvoir y jouer et y vivre encore longtemps.

La danseuse est tour à tour chahutée dans une vie boulot-métro-dodo, accueillie dans le havre de paix de la forêt où elle rencontrera l’enfant, torturée quand la forêt souffrira, puis bercée dans le creux de l’arbre avec l’enfant apaisé car retrouvé.

Lumières, chorégraphie et musiques (cordes, envolées lyriques et rock syncopé) accompagnent nos émotions.

La marionnette de bois prend vie dans les pas et les bras de la danseuse.

J’ai cru à cette histoire; j’ai eu peur pour la forêt et ai été triste pour l’enfant…mais l’espoir est l’émerveillement sont au bout du chemin…et là aussi j’ai voulu y croire.

Les accessoires, faits de bois et de récupération, et les ballons blancs, symboles de la fragilité de la vie, ajoutent à la beauté et à la délicatesse des tableaux.

Un spectacle tout en nuances pour parler de la nature aux petits comme aux grands.

 

Marie-Pierre HUSSON

 

 

 

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 14:54
It Dansa
It Dansa

Spectacle produit par le Trait d’Union (16) et  vu à Avignon, à l'Opéra Confluence, le 26 janvier 2020.

 

Chorégraphie : Catherine Allard

Genre : danse contemporaine

Danseurs : Beth Andrews, Ange Clementine, Albert Carol, Marc Comellas, Leonardi Farina, Aleix Labara, Ioar Labat Bernio, VenetiaJia Yee Lim, Alexander Lopez, Jaume Luque, Berta Marti, Gaizka Morales, Elisabet Morera Julia Razquin, Nora Svendsgard, Ursula Urgelès. Apprentis Gloria Garcia et Yamil Ortiz.

Public : tout public

Durée : 1h50  entractes compris.

 

« It dansa » est une compagnie  composée de  jeunes danseurs internationaux et qui s’inscrit dans le cursus d’études post-universitaires de l’Institut del Teatre de Barcelone. Catherine Allard dirige la compagnie depuis 1997. Les spectacles, conçus avec une extrême exigence et une  grande qualité artistique, sont défendus avec talent, fougue et impertinence par tous ces jeunes interprètes.

 

Quatre tableaux sont présentés et deux ont particulièrement retenu mon attention. Le premier, « Kaash » d’Akram Khan, est rythmé par des tambours entêtants et la sublime synchronisation des danseurs en sarouels noirs, au style primitif et puissant dans une chorégraphie parfaite ; celle-ci illustre le désir du chorégraphe de construire des ponts entre danse contemporaine et danse kathak indienne.

Le second, « In memoriam », est une pépite signée Sidi Larki Cherkaoui. Ce sont 10 minutes de perfection. Trois danseurs explorent avec un très grand talent le thème de l’attraction-répulsion. Ils sont accompagnés par la polyphonie corse d’A.Filetta.

 

Ce spectacle, dans son ensemble, m’a offert un moment de danse contemporaine inoubliable.

 

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 18:59
Photographie de Laurent Philippe sur http://collectiflahorde.com/

Photographie de Laurent Philippe sur http://collectiflahorde.com/

To Da Bone

Un spectacle produit par le collectif (LA)HORDE et vu le 07 novembre 2019 au Pavillon Noir (Aix-en-Provence).

 

Conception et Mise en scène : (LA)HORDE - Marine Brutti, Jonathan Debrouwer, Arthur Harel

Interprétation : Magali Casters, Mathieu Douay aka Magii’x, László Holoda aka Leslee, Thomas Hongre aka ToPa, Kevin Martinelli aka MrCovin, Bartlomej Paruszewski aka Bartox, Viktor Pershko aka Belir, Edgar Scassa aka Edx, Andrii Shkapoid aka Shkap, Damian Kamil Szczegielniak aka Leito, Maxence Foor aka Skylerz

Genre : Danse

Public : Tout public, à partir de 9 ans

Durée : 1H

 

En ce début de mois de novembre, le Ballet Prejlocaj a accueilli au Pavillon Noir le collectif (LA)HORDE composé de Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel, très nouvellement directeurs du Ballet National de Marseille.

To Da Bone est une création qui réunit 11 autodidactes trouvés sur YouTube avec une passion dévorante commune : le Jumpstyle. Ce style unique de danse voit le jour sur internet, sur un fond de musique techno, le hardstyle. A travers cette danse intense et physique, les danseurs venus de différents pays extériorisent leurs émotions, leurs révoltes et sont amenés à dépasser leurs limites. Bien plus qu’une danse, ils vivent à travers le Jumpstyle.

Les tableaux s’enchaînent pendant une heure, au rythme frénétique de leurs pas (de danse). Un spectacle de danse aux allures théâtrales qui s’adresse, à partir de 9 ans, à un large public où les générations se mêlent.

C’est un spectacle esthétique et rythmé, aux ambiances sourdes de nightclubs, où les lumières se perdent parfois dans la fumée dense, où la musique techno alterne avec les cris et le silence, où le format des vidéos d’internet est projeté à l’échelle de la salle.

Autour du spectacle, il est possible de suivre ces artistes dans les coulisses et de les observer se mettre en scène encore une fois au travers d’un documentaire de création suivi d’une vidéo d’art, présentés gratuitement sur un autre temps.

Un résultat surprenant et professionnel de cette communauté inspirante à la poursuite de la réalisation de ses rêves. Un spectacle où la danse urbaine est représentée sur la scène contemporaine avec des enchainements de mouvements à la fois violents, précis, beaux et élégants. Un spectacle énergique et dynamique. Un spectacle puissant.

 

 

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 11:02
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Deux rien

Spectacle de la Cie Comme Si (91) vu le 15 juillet à 15H10 au théâtre des Lucioles dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf mardi.

 

Interprétation, mise en scène, chorégraphies : Clément Belhache, Caroline Maydat

Genre : danse théâtre

Public : tout public à partir de 5 ans

Durée : 1H

 

Un homme, une femme, deux clochards peut-être, se cherchent, s’observent, s’amusent de rien, s’entraident ou s’affrontent, autour d’un banc presque trop petit pour s’y asseoir à deux et qui sert d’unique décor à la proposition… Pas une parole, peu de musique, beaucoup de danse.

Présenté comme un spectacle mêlant mime, clown et danse, je m’attendais à un plus juste équilibre entre ces moyens d’expression. La danse reste pour un moi un langage quelque peu ésotérique, surtout lorsqu’elle s’exécute en silence….Déstabilisée, je n’ai pas réussi à « accrocher », à saisir  le fil de cette histoire. Avant de comprendre qu’il était juste question de deux individus un peu paumés, cherchant à combler le vide, à passer le temps, en joignant leur solitude respective : « Deux rien » !

De fait, je n’ai pas réussi à « entrer dans le jeu », et je dois dire que j’ai trouvé le temps un peu long… Néanmoins, j’ai apprécié la belle bande musicale (que j’aurais aimée bien plus présente) et les « Trois petites notes de musique » d’Yves Montand, qui m’ont emportée pour quelques instants de légèreté. J’ai été sensible à quelques moments poétiques, comme la scène où « Lui » manipule « Elle »comme une marionnette ou une poupée de chiffons, avec juste une impulsion du doigt en différents points de son corps. Et j’ai noté quelques moments d’une drôlerie ténue…

 

Si j’en crois les commentaires que j’ai pu entendre ou lire par ailleurs, il semble que ce spectacle ait trouvé son public, et c’est tant mieux. Même si je suis désolée de ne pas en faire vraiment partie…

 

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 20:10
Source officielle Festival Avignon

Source officielle Festival Avignon

One more?

Spectacle de la Compagnie « IN-SENSO » (75) vu le 13 juillet à 22H05 au Théâtre Golovine dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 26 juillet (Relâche les 8 15 et 22).

 

Chorégraphe : Odile Gheysens assistée d’Astrid Grant 

Danseurs : Eva Yufra - Andrès Surra - Odile Gheysens et Sylvain Beauchamps

Genre : danse

Public : tout public

Durée : 55 mn

 

 

Ne pas passer par le Théâtre Golovine lors de mon festival, voilà qui est inenvisageable ...La danse fait partie de moi depuis mon plus jeune âge et j’ose espérer l’enseigner encore longtemps…

 

Pour ce spectacle, un titre et une affiche « One more, tango contemporain ». Mon œil affûté par tout ce qui touche à la danse est intrigué par le sous-titre car je n’ai jamais vu de chorégraphie de « tango contemporain », alors je décide d’y aller. Je suis rarement déçu au Golovine. Pour avoir travaillé il y a de nombreuses années avec Solange, Serge et Jean, je sais qu’un lieu ne s’appellerait pas ainsi si sa programmation n’était pas de qualité !

C’est en effet à un spectacle de qualité que j’ai assisté : quatre danseurs - 2 femmes, 2 hommes - tout de noirs vêtus au physique différent. Au regard du sous-titre, le spectateur s’attend à du tango via la musique ou la gestuelle. Si possible les 2 à la fois.

Ici, il n’en est rien. Odile Gheysens a imaginé tout autre chose, elle qui virevolte depuis plusieurs années autour du « Tangoperf » sous des formes souvent peu communes. La première image est belle et sensuelle : celle des 2 danseuses en bord de plateau sous une lumière orangée. Puis tout s’enchaîne avec grâce et harmonie et le spectateur averti perçoit rapidement ce qui a pu animer la chorégraphe : l’Humain avec un grand « H ».

Car le tango est-il autre chose : être en contact avec l’Autre, fusionner avec lui et faire corps. Mais ces corps réunis, qui sont-ils finalement ? Chacun reste pourtant bien dans sa propre identité… Alors qu’est-ce qui les réunit ?

A un moment, un des 2 danseurs boxe… Que vient faire la boxe dans un spectacle de tango, discipline qui vise surtout à se protéger le visage et le sternum. Alors que dans la danse tout doit être surdimensionné, jusqu’au plus petit muscle dissimulé. Et bien, c’est le corps. Tout simplement… Celui qui est unique pour chacun de nous mais qui vise à l’universel.

Les 4 danseur.s.e.s occupent l’espace avec élégance. On les sent complices et la chorégraphie est bien huilée. Pas de temps mort.

Les 4 corps des danseurs confectionnent les émotions avec brio sur les musiques de Bach, de Rami Khalifé ou encore de Piazzolla (le tango n’est pas loin quand même…).

Le spectateur passe un très joli moment dans le flux de cette pensée en images mis sur pied par Odile Gheysens et joliment ficelé par ses 3 partenaires.

 

Alors «  One more ?». Formule contradictoire et polie pour ne pas recommencer un nouveau tango lors d’un bal argentin.

Mais moi je dis « Oui, encore une fois, s’il vous plaît », histoire de contredire l’euphémisme de circonstance...Et merci pour ce « tango » nouveau !

 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 09:49
Programme Off 2019

Programme Off 2019

Dance and Speak easy

Spectacle de la Cie Wanted Posse (93) vu le 9 juillet à 11H05 au Collège de la Salle dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Jusqu’au 28 juillet sauf le lundi.

 

 

Mise en scène : Philippe Lafeuille

Chorégraphie : Njagui Hagbé

Interprètes : Arthur GRANDJEAN, Jessie PEROT, Claude MESSI-FOUDA, Ibrahim NJOYA, Martin THAÏ, Marcel NDJENG

Genre : danse

Public : Tout public

Durée : 1 h

 

Connaissant déjà ce style brillamment porté par la Compagnie Pyramid, j’ai eu envie de découvrir l’approche proposée par la Cie Wanted Posse, de renommée internationale.

 

 

Après un début de spectacle perturbé par un groupe retardataire, j’ai enfin pu me plonger dans l’univers de la prohibition des années 1930 aux USA qui sert de décor à la proposition.

Sur fond d’excès d’alcool, de subterfuges visant à échapper à la police, de rivalités, les tableaux se succèdent sur des rythmes endiablés empruntés au swing, au breakdance, au lindy hop, au charleston, au hip hop, dans une mise en scène qui sait faire appel à l’humour.  La technique est maîtrisée, même si la fluidité entre les tableaux ne m’a pas semblée être toujours au rendez-vous.

La surprise est venue de l’apparition de Julie Perot, magnifique en chanteuse  danseuse « so glamour », en robe lamée or et escarpins… Mais la jeune femme s’est révélée tout aussi  talentueuse ensuite dans ses prestations « purement » hip hop, en jean et basket. Elle apporte une note de douceur (même si elle sème un peu la panique au sein du groupe !) dans ce monde de mafieux alcoolisés qui est l’environnement de l’action.

 

Il est peu commun de voir des filles se produire au sein des compagnies de Hip Hop/Break Dance : désintérêt des unes, sexisme des autres? C’est bien dommage en tous cas, car en l’occurrence, la charmante Julie Perot me paraît  une réelle valeur ajoutée pour ce qui concerne la Cie Wanted Posse.

Au final, un spectacle dynamique divertissant propre à satisfaire toute la famille.
 

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