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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 22:56
Christophe Raynaud De Lage

Christophe Raynaud De Lage

A bien y réfléchir, et puisque vous soulevez la question, il faudra quand même trouver un titre un peu plus percutant ou La sortie de Résidence

Un spectacle produit par la Cie des 26 000 couverts (21) et vu à la Garance le 14 février 2020.

 

 

Mise en scène : Philippe Nicolle

Texte : Ecriture collective sous la direction de Philippe Nicolle avec la participation de Gabor Rassov

Interprètes : Kamel Abdessadok, Christophe Arnulf, Aymeric Descharrières, Servane Deschamps, Sébastien Chabane, Olivier Dureuil, Anne-Gaëlle Jourdain, Erwan Laurent, Michel Mugnier ou Hervé Dilé, Florence Nicolle, Philippe Nicolle ou Gabor Rassov, Laurence Rossignol

Durée : 1h45

Genre : Théâtre de rue en salle

 

“On m’arnaque.”, je pense dès le début du spectacle, que l’on me présente comme une balbutiante sortie de résidence dont il faudrait excuser les ratés. “Je suis sûr qu’on m’arnaque.” Et j’adore qu’on m’arnaque. Ne vous laissez pas tromper par leurs airs de gaffeurs amateurs, les 26 000 couverts sont de véritables virtuoses du comique.

 

Il s’agit avant tout d’un spectacle sur la mort au théâtre - non, il aurait dû s’agir d’un spectacle sur la mort au théâtre, s’il n’y avait pas eu quelques couacs ou problèmes techniques ou décès sur le chemin. C’est la première, l’affaire est sérieuse, on ne rit plus. Qu’importent les embûches, les 26 000 couverts sont en roue libre, bien décidés à trouver mille parades pour dévaler la pente de la catastrophe. L’engagement des comédiens dans chaque proposition est total. Toute tentative ne sera abandonnée que lorsque le ratage sera un succès phénoménal. “Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux.”, dit Beckett. Il s’agit bien de tout rater. Rien ne doit tenir debout, ou bien c’est un pur hasard et les comédiens sont les premiers à s’en étonner. Dans ce jeu de massacre, les 26 000 parviennent à rater avec virtuosité, ce qui les rend invincibles puisque l’échec devient une réussite et la réussite reste couronnée de nos rires. Le théâtre tout entier est brûlé par les deux bouts pour ce grand feu d’artifice : spectaculaire, ombres chinoises, chanson pédagogique, opérette, lecture théâtralisée… Tous les genres et les esthétiques sont passés à la moulinette au plateau, dans une gestion du rythme affolante de vivacité. Soudain un nouvel accident vient interrompre la représentation, le public est en déroute, “Nous aussi!” s’écrient les comédiens. 

 

“Mais est-ce que ça fait partie du spectacle ?” se demande-t-on à chaque instant. Aucune importance, tant est remarquable leur sagacité à faire feu de tout bois, que l’accident soit réel ou prévu. Et puis si nous allons au théâtre, c’est sans doute parce que nous avons plutôt besoin de surprise et d’inattendu que de réel. Avec les 26 000 couverts, nous sommes en quelque sorte en sécurité car le rire provoqué par le spectacle est toujours émerveillé, plutôt poétique que cynique, dans une dérision constante qui n’humilie jamais. Bien sûr, nous sommes parfois à la frontière de l’angoisse (n’est-ce pas dangereux ? Faut-il s’inquiéter ? Suis-je le dindon de la farce si je m’inquiète alors que je suis au théâtre et que tout est pour de faux ?) mais le malaise est toujours habilement dosé pour n’être jamais insidieux. Finalement ce n’est peut-être pas tant la mort que le pire qui pourrait être le motif central de la pièce, le malaise d’un accident toujours possible mais jamais prévisible dont il est possible de rire, encore et encore, jusqu’à faire pousser des ailes à la gravité.  

 

A bien y réfléchir, je vous conseille d’aller vous faire fendre la poire par les 26 000 couverts au moins pour la surprise de tous les effets et procédés que je ne saurai évoquer sans les gâcher. Au moins pour la superbe interprétation écocitoyenne de la chanson du Hérisson et du Lapin. 

 

 

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 12:00
Et si vous y croyez assez, peut-être il y aura un poney
Et si vous y croyez assez, peut-être il y aura un poney

Spectacle produit par le Détachement International du Muerto Coco c/o Lo Bol (13) et vu au Théâtre des Halles à Avignon le vendredi 24 janvier.

 

Mise en scène : Maxime Potard

Comédiens : Raphaëlle Bouvier et Roman Gigoi-Gary

Genre : théâtre

Durée : 1 h

Public : tout public

 

Ces deux là nous parlent de magie mais avec une écriture personnelle et décalée, une voix amplifiée et des extensions électroniques spectaculaires qui témoignent des questions de nos « magiciens » d’un soir sur les conventions théâtrales. Ils nous feront découvrir un univers bien à eux avec du slam rempli d’humour, des blagues potaches, passant du grand sérieux à la fantaisie pure. Nous sommes happés dans leur filet poétique : c’est un moment jubilatoire de gouaille, de magie, de lecture bourrée de poésie, gai et très léger. Dans un univers surréaliste, drôle, voire perché, le duo nous réserve quelques tours et pas mal de surprises. 

Nous n’avons pas vu le poney, mais le lapin y était…

 

 

 

 

 

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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 01:10
http://france3-regions.francetvinfo.fr

http://france3-regions.francetvinfo.fr

Adieu Ferdinand!

Un spectacle produit par la Comédie Nouvelle (75) et vu au Théâtre du Rond-Point le 19 décembre 2019.

Texte : Philippe Caubère

Mise en scène : Philippe Caubère

Comédiens : Philippe Caubère

Genre : Seul en scène

Public : adulte

Durée : 2H 10

N’en déplaise à Philippe Caubère, c’est un peu par défaut que je suis allée voir « Adieu Ferdinand ! ». Compte tenu des grèves (que je soutiens ardemment !), j’ai du renoncer à un spectacle vraiment inaccessible, même pour mes pieds endurants. Mon quota mensuel de spectacles s’en trouvant affecté, je me suis résolue à reprendre une resucée des aventures de Ferdinand.

Avec le temps, je pense avoir vu à peu près l’intégrale des spectacles de Caubère. Peu de surprise en perspective mais l’assurance de passer un bon moment. J’ai été quelque peu démentie des deux côtés de la proposition.

« Adieu Ferdinand ! » comprend deux parties, « la baleine » et « le camp de naturistes ». On retrouve les personnages emblématiques des précédents épisodes : Ferdinand, l’avatar de l’auteur et donc ex-vedette du Théâtre du Soleil ; Clémence, sa compagne ;  Pascale, son petit frère et l’impayable Ariane Mnouchkine. « La baleine » raconte le désir adultère de Ferdinand pour Samoura, une comédienne du Soleil au physique généreux. Le contrat de mariage entre Ferdinand et Clémence stipulait l’amour libre ; mais entre le contrat et la réalité, il y a un gouffre de jalousie et de culpabilité. Pour se venger, Clémence propose des vacances à Montalivet, dans un camp de naturistes.

Philippe Caubère est seul en scène. Pour ceux qui l’ignorerait, c’est lui qui a crée le genre en France il y a trente ans environ. Contrairement aux précédents épisodes, le plateau est totalement nu, seulement dotée d’une chaise en skaï rouge dans la première partie et d’une chaise en bois dans la seconde. Les lumières et la faconde de l’auteur-interprète habillent le reste.

La performance théâtrale est d’autant plus remarquable que Philippe Caubère n’est plus tout jeune. Or, il en faut, de l’énergie, pour jouer pendant 2H10 une vingtaine de personnages ; à les faire vivre devant nous avec, pour seul élément de caractérisation, une voix, une mimique, une grimace, un comique de répétition. Mais la verve textuelle a faibli. Le premier épisode est particulièrement longuet et somme toute, peu intéressant. « Le camp de naturistes » relève davantage le défi, sans convaincre pour autant. Peut-être le temps est-il passé par là : je me demande en effet qui d’autre qu’un public de séniors peut entendre cette voix, tant elle est contextualisée (Mnouchkine, les années 70) ? Dieu merci, il est, et dans chacun des épisodes, des moments de fulgurances, dignes des plus beaux jours de Caubère et qui ravissent le public.

Bonne connaisseuse de Caubère, je n’avais pas particulièrement envie de voir ce spectacle. J’aurais largement préféré découvrir une nouvelle compagnie. Par la force des choses et par facilité, j’ai peut-être goûté celui de trop.

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:46
Le Sens du Ridicule
Le Sens du Ridicule

Spectacle de la Cie Univers Théâtre (13) vu le 25 juillet 2019 au Paradise République dans le cadre du Festival off d'Avignon 2019. Du 05 au 28 juillet.

 

Auteur : Raymond Devos

Metteur en Scène : Philip Josserand

Comédiens : Tom Le Pottier, Robin Migné et Philip Josserand

Genre : Théâtre Tout Public

Durée : 1H10

 

 

Et si Raymond Devos n’était pas une mais deux personnes ?

Tom Le Pottier et Robin Migné sont deux jeunes comédiens pleins d’énergie et de talents. Il en fallait beaucoup pour incarner à eux deux Raymond Devos et retranscrire son univers à la fois loufoque et puissamment drôle. A eux deux, ils incarnent le grand humoriste, où plutôt, ils se chamaillent pour savoir lequel des deux est le VRAI Devos.

Du point de vue de la mise en scène, ils enchaînent les différents sketchs du grand comique pour notre plus grand bonheur, s’interrompant régulièrement pour échanger avec le metteur en scène assis en régie et brisant ainsi toute convention habituelle du théâtre. Les fous rires s’enchaînent aussi rapidement que les sketchs. Les deux comédiens se les approprient brillamment.

L’hommage est réussi et le challenge du comique également. Les deux comédiens jonglent avec les mots qu’ils modulent à la perfection avec une énergie remarquable.

Néanmoins, une question flotte au dessus du spectateur pendant toute la représentation, finalement, lequel des deux est le vrai Raymond Devos ? Pour le savoir, il suffit d’aller voir la pièce !

 

 

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 14:00
Qui fuis-je?
Qui fuis-je?

Un spectacle de Matthieu Penchinat (34)  vu le 23 juillet 2019 à 21h au théâtre des brunes, dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 28 juillet 2019.

De et avec : Matthieu Penchinat,

Mise en scène : Gil Lefeuvre

Genre : Stand Up
Public : Tout public à partir de 10 ans
Durée : 1h00

J’avais croisé Matthieu ( qui joue dans « Fourberies » à l’Adresse) pendant le festival et c’était l’occasion de découvrir son seul en scène, qui connaît un joli succès à Paris depuis quelques mois et qui jouait pour trois dates uniques à Avignon. Ce dernier soir, c’est complet aux brunes.

Seul en scène, Mathieu perdu dans ses pensées nous attends sur scène et se présente : il se lance dans le « stand up ». Façon Gad Elmaleh dans les premières secondes (Etait ce fait exprés ? Sinon, y’a peut être un truc à creuser là...) Il veut enfin être lui même et venir parler avec son public, avec nous. Car, il nous le confie, il se laisse trop souvent envahir par ses propres personnages…Il se fait dépasser, submerger, irradier, posséder.

Alors, oui il choisit le stand up pour se présenter en tant que "lui même". Une belle entrée en matière pour parler de lui et nous montrer à voir. Ce gars là, à une silhouette et une allure de danseur tatiesque ( C’est pas pour rien que Philippe Decouflé l’a découvert.) Avec drôlerie et tendresse, alternant silences et débits vocaux impressionnants, mimiques corporelles et jeu théâtral, Poisson marteau et Poisson clown, Matthieu Penchinat nous offre une belle étendue de son art. Et son art est large et riche, varié et imaginatif. Quand il se fait agresser par certains de ses personnages, (comme avec le personnage du sketch d’après ! ), ou quand il se lance dans ses expressions distordus et surprenantes, son imagination vient ouvrir ses portes en grand et j’aime ca.

Nous ne sommes pas dans le spectacle calibré à l’humour calé toutes les 27 secondes. Nous sommes sur une forme d’humour qui peut vous toucher comme vous passer largement au dessus de la tête.

Pour ma part, je suis touché.

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 22:53
Max Bird " l'Encylco-spectale"

 

Spectacle produit par la Compagnie Décibels Productions (75) et vu le 16 juillet à 18h30 au Théâtre LE PALACE dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Le 15 et 16 juillet 2019.

 

Interprète et metteur en scène : Maxime Dechelle

Régisseur : Sébastien Prudor

Genre : Humour

Public : Tout public

Durée : 1H15

 

 

Un peu comme si Jim Carrey, présentait "C'est Pas Sorcier", je pense que l’on n’aurait pas pu faire mieux comme accroche !

 

 

Maxime Dechelle, alias Max Bird, nous embarque dans sa passion débordante pour les dinosaures et son talent pour l'imitation. Il parait même qu'il serait le sosie officiel du tyrannosaure depuis plus de 10 ans.

Je ne cache pas avoir eu des appréhensions avant le spectacle, par peur d'assister à une conférence barbante. Max Bird est tout le contraire, une encyclopédie ambulante, une histoire attachante, un génie de l'humour, voilà ma rencontre avec un personnage presque intimidant.

L'humoriste connait son public car il maitrise les imprévus, en nous perdant entre ce qui est écrit et ce qui paraît spontané. Il nous embarque dans son univers, dans la transmission de son savoir de manière tellement subtile, que la connaissance devient accessible à tous.

 

Vous n'avez pas forcément la passion des vertébrés diapsides ? Peu importe vous sortirez de la salle conquis ! Vous êtes curieux ou vous en demandez encore ? Je vous encourage à vous abonner et partager sa chaîne YouTube "Max Bird". Pour le reste, vous savez quoi faire. Je n'ai plus qu'une chose à dire, CUI CUI !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 19:09
Elle gagne sa vie en volant
Elle gagne sa vie en volant

Spectacle produit par Art's Toutzazimut (75 )vu le dimanche 14 juillet à 13 H «  Au Magasin » dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 6 au 28 juillet, les jours pairs.

 

Texte : Marie-Stéphanie Vaugien

Comédien : Marie-Stéphanie Vaugien

Adaptation : Moussa Lebkiri

Genre : seule en scène

Public : Tout public

Durée : 1H15

 

Non, Marie- Stéphane ne chaparde pas dans les magasins comme pourrait le laisser entendre ce titre à double sens.

 

Elle a sillonné les ciels tous azimuts pendant 30 ans dans des avions de plus en plus gros. Et elle en a vu des choses ! Et elle en a des anecdotes à nous raconter ! Elle qui devait toujours être bien présentable dans son uniforme d’hôtesse de l’air, souriante et avenante.

Ce jour-là, la comédienne ne semble pas au meilleur de son jeu, au début du moins. Probablement, est-ce le contrecoup de cette effervescence festivalière impitoyable. Mais plus les minutes passent, et plus sa confiance refait surface. Et plus le spectateur est emporté par les anecdotes entassées au fil de toutes ces années de bons et loyaux services dédiés au métier d’hôtesse de l’air, oscillant entre humour – peut-être pas toujours forcément nécessaire – et moments d’émotions pures. On se demande même parfois si ce que Marie-Stéphane raconte n’est pas inventé tant cela paraît extraordinaire: ainsi de la déclaration enflammée d'un bel homme un jour à Rio alors qu’elle pensait au premier abord qu’il lui voulait du mal. Ou ces échantillons de parfum donnés à la hâte à une fillette noire pour quelle puisse prouver à sa famille qu’elle a bien rencontrée une femme blanche européenne. Dans les avions, elle a croisé des gens célèbres, comme Olivier Messian, le trompettiste Dizzi Gillespie, Eric Clapton. Ou des passagers plus anonymes et plus pénibles.

Mais ses souvenirs s’éparpillent et remontent aussi jusqu’à son père et à la musique de la Comparsita qu’il passait sur son Tepaze. Ou encore le tango dont sa mère disait « que c’est l’expression verticale d’un désir horizontal ». Et l’apartheid en 1981. Les « Filles repenties » de Bangkok aussi. Sa thèse à la Sorbonne.

 

Et tout le reste que vous découvrirez en allant voir ce spectacle émouvant, ponctué par moments de chansons tendres.

 

 

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 14:54
programme OFF 2019

programme OFF 2019

POUR QUE TU T AIMES ENCORE (création 2018)

Spectacle de la compagnie « La Pierre Brute » (94), vu le 10 juillet à 13 h 45 au théâtre l’Etincelle, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf lundi.

 

Auteur et interprète: Trinidad

Genre : Humour

Public : tout public à partir de 14 ans

Durée : 1 h 15

 

 

Après son spectacle « Et pendant ce temps, Simone veille », Trinidad revient sur scène en solo, mais toujours sur la même thématique, la Femme…

 

A travers son parcours personnel (qu’elle aborde en entrant sur le plateau à la lumière d’une lampe électrique, comme on entre dans une grotte !), et aidée d’une galerie de portraits de femmes - actrices, chanteuses, écrivaines, politiques, et autre Wonder woman - qu’elle a rêvées d’être un jour ou l’autre au cours de sa vie, Trinidad trace le parcours de sa recherche identitaire. Pas facile d’être une adolescente puis une jeune femme épanouie, face à une mère pour qui toute fille qui fait voir la moindre parcelle de peau  est une « poute » (avec l’accent espagnol), alors qu’elle-même  rêve d’être Olivia Newton John, vedette du film « Grease » !

Pendant longtemps, on n’a rien demandé d’autre aux femmes que d’être des mères et des épouses parfaites ; pas des maîtresses, et  les hommes avaient beau jeu d’exercer  leur suprématie, dans tous les domaines, sur le sexe dit faible. Mais les femmes sont devenues plus fortes, plus libres, ont découvert leur corps, et revendiquent leur droit au plaisir sexuel. Trinidad explore les méandres des désirs féminins mais aussi masculins. Dans des sociétés occidentales en perpétuelle compétition, hommes et femmes craignent tout autant de ne pas être à la hauteur, d’être « anormaux » si leur vie sexuelle n’est pas top niveau,  se rejoignant ainsi sur le terrain de la fragilité. La difficulté est alors de pouvoir identifier ce qui est bon pour soi, de trouver son propre mode de fonctionnement, pour enfin être soi-même, s’aimer, et être aimé(e)…

La mise en scène est  minimaliste. Trinidad utilise des photos de femmes qu’elle épingle sur le pendrillon en fond de scène ou à un parapluie ouvert pendu au plafond. Quelques pas de danse, quelques notes de musique, quelques chansons. Seule comptent la parole et les mots, mais quels mots, « cash », pas pour toutes les oreilles, en tous cas pas pour les oreilles prudes. Devant un auditoire plutôt composé de soixantenaires, voire beaucoup plus, je me suis posé la question du malaise que ces mots pouvaient provoquer. Les jeunes générations élevées par des mères qui ont connu la libération sexuelle de la fin des années 60, sont plus ouverts à communiquer ou expérimenter  sur tous les sujets liés au sexe.

 

Au final, un spectacle agréable, peut être un peu long, mais pas vraiment facile à intégrer dans une programmation, sinon porté par une thématique comme La Journée de la Femme…

 

 

 

 

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30 juin 2019 7 30 /06 /juin /2019 13:30
“Sept jours sur Sète”
“Sept jours sur Sète”

Spectacle produit par la compagnie Daniel Villanova (34000 Montpellier) et vu le 18 juin 2019 au théâtre de la Mer (34200 Sète)

 

 

Mise en scène : Daniel Villanova

Comédien : Daniel Villanova

Genre : One-man-show

Public : tout public

Durée : 1h30

 

 

 

Daniel Villanova est un humoriste, mais aussi un acteur et un mime….

Seul sur scène, il interprète les Bourougnanais, autrement dit les habitants d’un petit village languedocien imaginaire, Bourougnan.

 

Les Bourougnanais, hauts en couleur, ne nous sont pas totalement inconnus : nous avons tous l’impression de les connaitre, de les avoir croisés…peut-être parce que c’est de nous dont il parle, naonnn !?

Pour ce spectacle, il sera dans un one-« Lucette »-show. Lucette est un personnage que chaque spectateur languedocien pourra reconnaître en sa mère, sa grand-mère, sa femme. Un seul mot d’ordre : rire, rire, rire de tout, de tous, sans retenue ;  il est libre Villanova et se permet de nous transmettre avec humour ses messages politiques, écologistes et alcooliques. J’ai beaucoup aimé le « le cimetière marin à Sète, il n’est plus sur la colline, mais dans la méditerranée » en une allusion douce-amère aux migrants morts en essayant de fuir la misère. Transmettre un message par le rire, sans grand discours moralisateur et culpabilisant,  voilà qui me plait au plus haut point ! « Je plaide pour un rire qui prenne le parti des petites gens face à l’oppression et à la violence d’un système social chaque jour plus totalitaire, antihumain, mortifère » dit-il.

 

Le spectacle est l’histoire d’un jumelage entre Bourougnan et Sète. Daniel Villanova n’étant pas disponible pour aller rencontrer la mairie, il y envoie Lucette !

Solange, la cousine de Lucette, va la guider durant ces sept jours et lui faire rencontrer des personnages sétois. Elles se rendront sur le Mont Saint-Clair, mangeront à la Pointe courte avec Jean Claude, se baladeront  aux Halles et pousseront l’escapade aux caves Noilly Prat à Marseillan … Et à chaque fois, les histoires se succèdent au fil des rencontres, de l’accent sétois, des traditions, de l’apéro, et bien sûr…des gendarmes !

Le spectacle est magnifié par la scène ; le théâtre de la Mer étant à mes yeux l’une des plus belles salles de spectacle ! Sur fond d’un lever de lune majestueux, ce lieu est magique. La sonorisation est parfaite et c’est une gageure en plein air et avec du vent.

 

 

"Sept jours sur Sète" se déroulent au rythme de la houle et des rires des goélands qui se sont rajoutés aux nôtres. Soirée impeccable, peuchère !

 

 

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 13:40
A découvrir absolument

A découvrir absolument

Production : Sam & Bat Compagnie
Nom du lieu :Théo Théâtre Paris 15e
Distribution :Samuel Hibon, Baptiste Gens

Genre : Comédie
Type de public : Adultes
Durée : 75 min

Première création

« Providentiel » est la première création de ces deux comédiens polymorphes et doués. Un spectacle politique, humoristique. Ou l’inverse. Mais derrière le clownesque et la comédie, Sam et Bat soulèvent des interrogations sensibles sur notre démocratie et autres faits politiques actuels.

Le lendemain on y pense encore… Le spectacle nous projette en 2040. C’est le premier tour des élections présidentielles et un citoyen lambda abstentionniste invétéré décide pourtant ce jour-là de se rendre dans un bureau de vote où un conseiller va l’aider à faire son choix (ou pas) grâce à un système de simulation virtuelle. Le rythme et le jeu des comédiens sont effrénés et sans retenue et ne laissent pas de répit au spectateur.

Y sont évoqués à la fois les enjeux politiques en France et en Europe, la perquisition de Mélenchon, les migrants, la montée du populisme, sans oublier l’ombre de Marion Maréchal Le Pen. J’ai beaucoup ri. Jaune parfois et l’humour extravagant de premier plan n’est pas sans soulever - comme déjà dit plus haut - des questionnements rétroactifs. Peut-être un petit bémol : l’interaction très tendance en ce moment au théâtre ne me paraît pas essentielle. Le binôme déjanté se suffit à lui-même. J’ai senti qu’à ce moment-là le rythme s’émoussait un peu.

Brigitte Corrigou

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