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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
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les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

26 septembre 2021 7 26 /09 /septembre /2021 22:48
Sébastien Marchal

Sébastien Marchal

Madame Fraize

 

 

Un spectacle produit par le TS3prod (75) et vu au Théâtre du Rond-Point le 25 septembre 2021.

 

Texte : librement inspiré de George Langelaan

Mise en scène : Papy

Comédiens : Marc Fraize

Genre : théâtre

Public : adulte

Durée : 1H15

 

 « Madame Fraize »ne faisait pas partie des spectacles que j’avais sélectionnés cette année. Mais mon ami, désirant le voir, je me suis laissé convaincre. Ma chronique est totalement paradoxale : à titre personnel,  je n’ai que moyennement aimé ; mais force est de reconnaître que « Madame Fraize » est un bon spectacle.

 

Madame Fraize est l’épouse de Monsieur Fraize auquel Marc Fraize avait déjà manifestement consacré un épisode. Cette ignorance du background a, nul doute, participé à ma réserve. Marc Fraize est donc travesti : robe longue verte, passe-coudes en latex rose, escarpins à bride rouges, perruque. N’hésitant pas à pousser la chansonnette, Madame Fraize semble être l’originale de son lotissement. Elle ne cache pas une certaine langueur mais c’est une bonne copine. Elle aime à raconter à son interlocutrice imaginaire, à la salle toute entière parfois, les petits riens du quotidien, les aléas de la vie de couple et les leçons qu’on peut en tirer.

Seul en scène, sonorisé, sur un plateau nu à l’exception d’une table haute de bistrot et d’un tabouret, Marc Fraize campe un personnage attachant et tendre, au sourire ravageur. Sa façon d’habiter le silence, de prendre son temps et de l’étirer, ce temps, d’un geste minimaliste jusqu’à l’absurde, est rare au théâtre et drôle. Et lorsque Madame Fraize vante les bienfaits de l’écoute au sein du couple, elle se lâche dans un très joli numéro qui rompt avec une certaine monotonie du timbre.

 

Madame Fraize est spectacle atypique : seul en scène, ce n’est pourtant ni un numéro de cabaret, ni un stand-up. C’est le partage, le temps d’un spectacle, des petits et grands tracas d’une femme de la classe moyenne. Sans mépris de classe, je l’espère, le propos ne m’intéresse pas plus que cela. Mais la salle a été conquise.

 

Catherine Wolff

 

 

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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 15:33

Spectacle de la compagnie 4eme souffle (93) vu à la Cour du spectateur le 26 juillet 2021 à 15 h dans le cadre du Festival OFF d'Avignon. Jusqu’au 31 juillet 2021.   

 

Auteure et interprète : Muriel Henry 

Regard extérieur : Céline Chatelain 

Genre : Conférence clownesque 

Public : Tout Public à partir de 6 ans 

Durée : 35 minutes 

 

Dernière semaine du festival où l’affluence a considérablement baissée, mais où il reste encore plus de 500 spectacles accessibles, comme cette jolie conférence clownesque pour faire découvrir avec humour ce qu’est un adulte.

Sur la scène dépouillée, comprenant une table, un paperboard et une chaise, Muriel Henry porte un très beau clown tendre, maladroit et facétieux. Elle nous propose de nous expliquer, aux jeunes et aux moins jeunes, ce qu’est un adulte. Vaste question. 

Elle se perd un peu dans ses notes, mais nous propose néanmoins un exposé structuré, avec une conférence en deux points. Une approche générale pour commencer :”qu’est-ce qu’un adulte”, où l’on décortique les spécificités de cet être un peu bizarre, à poils et toujours occupé, et une étude de cas plus détaillée sur l’adulte de compagnie le plus fréquent et le plus connu des enfants : “les parents” Celui qui cri... mais qui est néanmoins un être sensible.  

De quoi faire réagir les enfants présents et de faire sourire leurs parents. 

Muriel Henry maîtrise l’art du clown et ses codes, et nous propose une douce parenthèse, loufoque et très bien jouée, tout en abordant avec délicatesse et humour le rapport de l’enfant aux adultes. 

À découvrir jusqu’au 31 juillet à la cour du spectateur, seul lieu collectif et mutualisé de ce festival d’Avignon.  

 

Eric Jalabert 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 13:39
En attendant Gadot

Spectacle de la compagnie Robert Sullon (Belgique), vu à l’Atypik Théâtre à Avignon le 12 juillet 2021 à 14h45, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Metteuse en scène : Marie Alexandra Eremine

Auteur et Interprète : Robert Sullon

Genre : Clown

Type de public : Tout public

Durée : 1 h 10

 

Seul sur la scène de l’Atypik Théâtre, Robert Sullon fait interagir en de multiples sketchs ses deux personnages (lui-même et son clown Manuel), créant un dialogue avec lui-même.

 

C'est avec une grande curiosité que nous sommes arrivées à l'Atypik Théâtre. Installées dans une salle relativement étroite, nous avons pu néanmoins profiter d'une très bonne visibilité ; de plus, cette salle était propice à la création d'une intimité avec le comédien et nous nous sommes très vite senties intégrées dans son univers. Sur scène, le clown était très chaleureux et convivial, nous faisant rire, parfois aux éclats.

C’est tout d’abord le titre du spectacle qui nous a intrigué : référence évidente à la pièce de Beckett, nous nous sommes demandé ce que signifiait le mot « gadot ». Le comédien l’explique, ce terme belge désigne un déambulateur pour personnes âgées ; « en attendant le gadot » est donc une allusion adroite au temps qui passe. Alors que chez Beckett, deux personnages attendent peut-être la mort, ici le comédien et son clown célèbrent la vie, parlant de sujets comme l’enfance, l’amour et l’amitié, et surtout l’importance du rire pour être heureux.

Par le biais de son clown, il nous fait également découvrir de nombreux autres personnages, comme un toréador espagnol qui a un peu trop bu, un chef d'orchestre muet ou bien même d'anciens clowns célèbres. Les entrées de ces personnages sont accompagnées de changements de lumière et d'effet sonores, dont les apparitions sont parfois abruptes avec un volume trop élevé.

Nous avons fortement apprécié son humour, sa façon de jouer avec les mots et d'interagir avec son public ; par exemple avec le récit d'une fable, écrite dans le style de Jean de la Fontaine. Accompagné à la régie par son épouse, leurs échanges et leur complicité nous ont ravi, agrémentant la représentation.

Alors que nous étions arrivées avec une certaine réserve, nous avons été très agréablement surprises et enchantées de découvrir ce clown habile. Ouvert à tous les âges, nous recommandons avec enthousiasme ce spectacle, qui a su nous divertir !

 

Gabriette

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 23:45
Ma parole!
Ma parole!

 

 

Un spectacle produit par « Samovar productions » (75) et vu au Théâtre du Rond Point le 12 juin 2021.

 

Texte : Vincent Roca

Mise en scène : Gil Galliot

Comédiens : Vincent Roca

Genre : Seul en scène

Public : adulte

Durée : 1H20

 

 

Il y a pour moi comme une urgence à renouer avec le spectacle vivant et les salles dont j’appréciais, du temps d’avant, la programmation. Je me saisis des invitations sans trop choisir. Juste envie d’y aller. C’est ainsi que j’ai répondu à l’appel de « Ma parole ! » de Vincent Roca. Une découverte plutôt plaisante.

 

Une découverte, j’admets. Pourtant, Vincent Roca est un vieux routier du verbe qu’il présente tantôt dans des chroniques radiophoniques, tantôt dans des livres, tantôt sur scène. « Ma parole ! » est, dit-il, une « forme d’inventaire » de textes de différentes époques. Neuf au total et dont le point commun  est de montrer la puissance humoristique intrinsèque de la langue française même quand le thème abordé est tragique (la vieillesse, le suicide).

Le dispositif scénique est économe : à cour, un tabouret et un porte-manteau, à jardin, une table parisienne sur laquelle trône un « Petit Robert », au centre, une simple chaise en bois. Vincent Roca en extirpe une paire de gants blancs et un chapeau claque. Tel un magicien, il met des gants pour manipuler l’évanescente substance, le mot. Il le triture dans tous les sens, l’associe en oxymores, le détourne en sonorités, le conjugue à la folie et le parodie à l’absurde. Cette fête du verbe est particulièrement réussie dans « la langue française » et « Proust ». Les contrepèteries s’y enchaînent en réparties si naturelles qu’elles forcent l’admiration.

Malheureusement, ces deux textes sont un peu l’exception. Les autres sont fort riches en trouvailles aussi. Mais on sent trop le travail de l’auteur : les jeux avec les mots s'enchainent plus par conjonctions (" alors j'ai dit...", "puis le monsieur s'est énervé pour dire... ") que par contexte. Comme s’il fallait précisément le placer, le bon mot. C’est d’autant plus laborieux à suivre que la mise en scène est monocorde. Même les protagonistes imaginés pour donner la répartie ont la voix de Vincent Roca. Le rythme en pâtit sérieusement  et le spectateur, régulièrement mais faussement interpellé par le comédien, reste précisément spectateur d’une démonstration virtuose mais qui tourne avide de jeux de mots.

 

« Ma parole ! » est un spectacle pour les amoureux de la langue. Vincent Roca, maître en la matière, nous invite à jouer avec. Mais pour que la magie opère totalement, il faudrait parfois pouvoir oublier le travail d’auteur au profit de l'acteur.

 

Catherine Wolff

 

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 22:56
Christophe Raynaud De Lage

Christophe Raynaud De Lage

A bien y réfléchir, et puisque vous soulevez la question, il faudra quand même trouver un titre un peu plus percutant ou La sortie de Résidence

Un spectacle produit par la Cie des 26 000 couverts (21) et vu à la Garance le 14 février 2020.

 

 

Mise en scène : Philippe Nicolle

Texte : Ecriture collective sous la direction de Philippe Nicolle avec la participation de Gabor Rassov

Interprètes : Kamel Abdessadok, Christophe Arnulf, Aymeric Descharrières, Servane Deschamps, Sébastien Chabane, Olivier Dureuil, Anne-Gaëlle Jourdain, Erwan Laurent, Michel Mugnier ou Hervé Dilé, Florence Nicolle, Philippe Nicolle ou Gabor Rassov, Laurence Rossignol

Durée : 1h45

Genre : Théâtre de rue en salle

 

“On m’arnaque.”, je pense dès le début du spectacle, que l’on me présente comme une balbutiante sortie de résidence dont il faudrait excuser les ratés. “Je suis sûr qu’on m’arnaque.” Et j’adore qu’on m’arnaque. Ne vous laissez pas tromper par leurs airs de gaffeurs amateurs, les 26 000 couverts sont de véritables virtuoses du comique.

 

Il s’agit avant tout d’un spectacle sur la mort au théâtre - non, il aurait dû s’agir d’un spectacle sur la mort au théâtre, s’il n’y avait pas eu quelques couacs ou problèmes techniques ou décès sur le chemin. C’est la première, l’affaire est sérieuse, on ne rit plus. Qu’importent les embûches, les 26 000 couverts sont en roue libre, bien décidés à trouver mille parades pour dévaler la pente de la catastrophe. L’engagement des comédiens dans chaque proposition est total. Toute tentative ne sera abandonnée que lorsque le ratage sera un succès phénoménal. “Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux.”, dit Beckett. Il s’agit bien de tout rater. Rien ne doit tenir debout, ou bien c’est un pur hasard et les comédiens sont les premiers à s’en étonner. Dans ce jeu de massacre, les 26 000 parviennent à rater avec virtuosité, ce qui les rend invincibles puisque l’échec devient une réussite et la réussite reste couronnée de nos rires. Le théâtre tout entier est brûlé par les deux bouts pour ce grand feu d’artifice : spectaculaire, ombres chinoises, chanson pédagogique, opérette, lecture théâtralisée… Tous les genres et les esthétiques sont passés à la moulinette au plateau, dans une gestion du rythme affolante de vivacité. Soudain un nouvel accident vient interrompre la représentation, le public est en déroute, “Nous aussi!” s’écrient les comédiens. 

 

“Mais est-ce que ça fait partie du spectacle ?” se demande-t-on à chaque instant. Aucune importance, tant est remarquable leur sagacité à faire feu de tout bois, que l’accident soit réel ou prévu. Et puis si nous allons au théâtre, c’est sans doute parce que nous avons plutôt besoin de surprise et d’inattendu que de réel. Avec les 26 000 couverts, nous sommes en quelque sorte en sécurité car le rire provoqué par le spectacle est toujours émerveillé, plutôt poétique que cynique, dans une dérision constante qui n’humilie jamais. Bien sûr, nous sommes parfois à la frontière de l’angoisse (n’est-ce pas dangereux ? Faut-il s’inquiéter ? Suis-je le dindon de la farce si je m’inquiète alors que je suis au théâtre et que tout est pour de faux ?) mais le malaise est toujours habilement dosé pour n’être jamais insidieux. Finalement ce n’est peut-être pas tant la mort que le pire qui pourrait être le motif central de la pièce, le malaise d’un accident toujours possible mais jamais prévisible dont il est possible de rire, encore et encore, jusqu’à faire pousser des ailes à la gravité.  

 

A bien y réfléchir, je vous conseille d’aller vous faire fendre la poire par les 26 000 couverts au moins pour la surprise de tous les effets et procédés que je ne saurai évoquer sans les gâcher. Au moins pour la superbe interprétation écocitoyenne de la chanson du Hérisson et du Lapin. 

 

 

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 12:00
Et si vous y croyez assez, peut-être il y aura un poney
Et si vous y croyez assez, peut-être il y aura un poney

Spectacle produit par le Détachement International du Muerto Coco c/o Lo Bol (13) et vu au Théâtre des Halles à Avignon le vendredi 24 janvier.

 

Mise en scène : Maxime Potard

Comédiens : Raphaëlle Bouvier et Roman Gigoi-Gary

Genre : théâtre

Durée : 1 h

Public : tout public

 

Ces deux là nous parlent de magie mais avec une écriture personnelle et décalée, une voix amplifiée et des extensions électroniques spectaculaires qui témoignent des questions de nos « magiciens » d’un soir sur les conventions théâtrales. Ils nous feront découvrir un univers bien à eux avec du slam rempli d’humour, des blagues potaches, passant du grand sérieux à la fantaisie pure. Nous sommes happés dans leur filet poétique : c’est un moment jubilatoire de gouaille, de magie, de lecture bourrée de poésie, gai et très léger. Dans un univers surréaliste, drôle, voire perché, le duo nous réserve quelques tours et pas mal de surprises. 

Nous n’avons pas vu le poney, mais le lapin y était…

 

 

 

 

 

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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 01:10
http://france3-regions.francetvinfo.fr

http://france3-regions.francetvinfo.fr

Adieu Ferdinand!

Un spectacle produit par la Comédie Nouvelle (75) et vu au Théâtre du Rond-Point le 19 décembre 2019.

Texte : Philippe Caubère

Mise en scène : Philippe Caubère

Comédiens : Philippe Caubère

Genre : Seul en scène

Public : adulte

Durée : 2H 10

N’en déplaise à Philippe Caubère, c’est un peu par défaut que je suis allée voir « Adieu Ferdinand ! ». Compte tenu des grèves (que je soutiens ardemment !), j’ai du renoncer à un spectacle vraiment inaccessible, même pour mes pieds endurants. Mon quota mensuel de spectacles s’en trouvant affecté, je me suis résolue à reprendre une resucée des aventures de Ferdinand.

Avec le temps, je pense avoir vu à peu près l’intégrale des spectacles de Caubère. Peu de surprise en perspective mais l’assurance de passer un bon moment. J’ai été quelque peu démentie des deux côtés de la proposition.

« Adieu Ferdinand ! » comprend deux parties, « la baleine » et « le camp de naturistes ». On retrouve les personnages emblématiques des précédents épisodes : Ferdinand, l’avatar de l’auteur et donc ex-vedette du Théâtre du Soleil ; Clémence, sa compagne ;  Pascale, son petit frère et l’impayable Ariane Mnouchkine. « La baleine » raconte le désir adultère de Ferdinand pour Samoura, une comédienne du Soleil au physique généreux. Le contrat de mariage entre Ferdinand et Clémence stipulait l’amour libre ; mais entre le contrat et la réalité, il y a un gouffre de jalousie et de culpabilité. Pour se venger, Clémence propose des vacances à Montalivet, dans un camp de naturistes.

Philippe Caubère est seul en scène. Pour ceux qui l’ignorerait, c’est lui qui a crée le genre en France il y a trente ans environ. Contrairement aux précédents épisodes, le plateau est totalement nu, seulement dotée d’une chaise en skaï rouge dans la première partie et d’une chaise en bois dans la seconde. Les lumières et la faconde de l’auteur-interprète habillent le reste.

La performance théâtrale est d’autant plus remarquable que Philippe Caubère n’est plus tout jeune. Or, il en faut, de l’énergie, pour jouer pendant 2H10 une vingtaine de personnages ; à les faire vivre devant nous avec, pour seul élément de caractérisation, une voix, une mimique, une grimace, un comique de répétition. Mais la verve textuelle a faibli. Le premier épisode est particulièrement longuet et somme toute, peu intéressant. « Le camp de naturistes » relève davantage le défi, sans convaincre pour autant. Peut-être le temps est-il passé par là : je me demande en effet qui d’autre qu’un public de séniors peut entendre cette voix, tant elle est contextualisée (Mnouchkine, les années 70) ? Dieu merci, il est, et dans chacun des épisodes, des moments de fulgurances, dignes des plus beaux jours de Caubère et qui ravissent le public.

Bonne connaisseuse de Caubère, je n’avais pas particulièrement envie de voir ce spectacle. J’aurais largement préféré découvrir une nouvelle compagnie. Par la force des choses et par facilité, j’ai peut-être goûté celui de trop.

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:46
Le Sens du Ridicule
Le Sens du Ridicule

Spectacle de la Cie Univers Théâtre (13) vu le 25 juillet 2019 au Paradise République dans le cadre du Festival off d'Avignon 2019. Du 05 au 28 juillet.

 

Auteur : Raymond Devos

Metteur en Scène : Philip Josserand

Comédiens : Tom Le Pottier, Robin Migné et Philip Josserand

Genre : Théâtre Tout Public

Durée : 1H10

 

 

Et si Raymond Devos n’était pas une mais deux personnes ?

Tom Le Pottier et Robin Migné sont deux jeunes comédiens pleins d’énergie et de talents. Il en fallait beaucoup pour incarner à eux deux Raymond Devos et retranscrire son univers à la fois loufoque et puissamment drôle. A eux deux, ils incarnent le grand humoriste, où plutôt, ils se chamaillent pour savoir lequel des deux est le VRAI Devos.

Du point de vue de la mise en scène, ils enchaînent les différents sketchs du grand comique pour notre plus grand bonheur, s’interrompant régulièrement pour échanger avec le metteur en scène assis en régie et brisant ainsi toute convention habituelle du théâtre. Les fous rires s’enchaînent aussi rapidement que les sketchs. Les deux comédiens se les approprient brillamment.

L’hommage est réussi et le challenge du comique également. Les deux comédiens jonglent avec les mots qu’ils modulent à la perfection avec une énergie remarquable.

Néanmoins, une question flotte au dessus du spectateur pendant toute la représentation, finalement, lequel des deux est le vrai Raymond Devos ? Pour le savoir, il suffit d’aller voir la pièce !

 

 

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 14:00
Qui fuis-je?
Qui fuis-je?

Un spectacle de Matthieu Penchinat (34)  vu le 23 juillet 2019 à 21h au théâtre des brunes, dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 28 juillet 2019.

De et avec : Matthieu Penchinat,

Mise en scène : Gil Lefeuvre

Genre : Stand Up
Public : Tout public à partir de 10 ans
Durée : 1h00

J’avais croisé Matthieu ( qui joue dans « Fourberies » à l’Adresse) pendant le festival et c’était l’occasion de découvrir son seul en scène, qui connaît un joli succès à Paris depuis quelques mois et qui jouait pour trois dates uniques à Avignon. Ce dernier soir, c’est complet aux brunes.

Seul en scène, Mathieu perdu dans ses pensées nous attends sur scène et se présente : il se lance dans le « stand up ». Façon Gad Elmaleh dans les premières secondes (Etait ce fait exprés ? Sinon, y’a peut être un truc à creuser là...) Il veut enfin être lui même et venir parler avec son public, avec nous. Car, il nous le confie, il se laisse trop souvent envahir par ses propres personnages…Il se fait dépasser, submerger, irradier, posséder.

Alors, oui il choisit le stand up pour se présenter en tant que "lui même". Une belle entrée en matière pour parler de lui et nous montrer à voir. Ce gars là, à une silhouette et une allure de danseur tatiesque ( C’est pas pour rien que Philippe Decouflé l’a découvert.) Avec drôlerie et tendresse, alternant silences et débits vocaux impressionnants, mimiques corporelles et jeu théâtral, Poisson marteau et Poisson clown, Matthieu Penchinat nous offre une belle étendue de son art. Et son art est large et riche, varié et imaginatif. Quand il se fait agresser par certains de ses personnages, (comme avec le personnage du sketch d’après ! ), ou quand il se lance dans ses expressions distordus et surprenantes, son imagination vient ouvrir ses portes en grand et j’aime ca.

Nous ne sommes pas dans le spectacle calibré à l’humour calé toutes les 27 secondes. Nous sommes sur une forme d’humour qui peut vous toucher comme vous passer largement au dessus de la tête.

Pour ma part, je suis touché.

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 22:53
Max Bird " l'Encylco-spectale"

 

Spectacle produit par la Compagnie Décibels Productions (75) et vu le 16 juillet à 18h30 au Théâtre LE PALACE dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Le 15 et 16 juillet 2019.

 

Interprète et metteur en scène : Maxime Dechelle

Régisseur : Sébastien Prudor

Genre : Humour

Public : Tout public

Durée : 1H15

 

 

Un peu comme si Jim Carrey, présentait "C'est Pas Sorcier", je pense que l’on n’aurait pas pu faire mieux comme accroche !

 

 

Maxime Dechelle, alias Max Bird, nous embarque dans sa passion débordante pour les dinosaures et son talent pour l'imitation. Il parait même qu'il serait le sosie officiel du tyrannosaure depuis plus de 10 ans.

Je ne cache pas avoir eu des appréhensions avant le spectacle, par peur d'assister à une conférence barbante. Max Bird est tout le contraire, une encyclopédie ambulante, une histoire attachante, un génie de l'humour, voilà ma rencontre avec un personnage presque intimidant.

L'humoriste connait son public car il maitrise les imprévus, en nous perdant entre ce qui est écrit et ce qui paraît spontané. Il nous embarque dans son univers, dans la transmission de son savoir de manière tellement subtile, que la connaissance devient accessible à tous.

 

Vous n'avez pas forcément la passion des vertébrés diapsides ? Peu importe vous sortirez de la salle conquis ! Vous êtes curieux ou vous en demandez encore ? Je vous encourage à vous abonner et partager sa chaîne YouTube "Max Bird". Pour le reste, vous savez quoi faire. Je n'ai plus qu'une chose à dire, CUI CUI !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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