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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 14:46
Violaine Guillaumard (à gauche) et Sarah Sourp (à droite). Crédit : TNP

 Me voilà au Théâtre National Populaire de Villeurbanne (69) en compagnie de Sarah Sourp, attachée aux relations avec le public de la cohésion sociale et Violaine Guillaumard, attachée aux relations avec le public scolaire.

 

Mathieu Flamens : Quand on regarde le listing de l’équipe, on voit que le TNP est attaché à plein de choses ! Mais attaché à quoi, précisément ? 

Sarah Sourp : Mon secteur, celui de la cohésion sociale, est assez représentatif de l’histoire du TNP. Le public de la cohésion sociale, ce sont les personnes assez éloignées de l’offre culturelle, ou qui ne viendraient pas spontanément au théâtre. Par éloignées, j’entends éloignées culturellement, géographiquement, et financièrement - car même si nous proposons des tarifs assez bas, ils ne sont pas toujours dans la priorité des personnes en situation de précarité. Je suis très attachée au fait de faire venir les gens qui ont ce profil-là au théâtre. Je fais plutôt un travail de territoire sur Villeurbanne où je sollicite des relais dans les zones prioritaires de la  politique de la ville : centres sociaux, MJC, conseils de quartier, animateurs de rue en lien direct avec les habitants… Et surtout les associations, dont Villeurbanne fourmille. Voilà ce qui dessine ma zone d’action !

Violaine Guillaumard : De façon plus large, on est avant tout attachées à l’histoire de ce théâtre. Un théâtre un peu particulier dans l’histoire du théâtre français, un théâtre populaire pensé comme tel… Qu’est-ce que cela raconte du fait que le théâtre demeure aujourd'hui réservé à une élite sociale ou intellectuelle ? Cela raconte une séparation sociale, que l’on n’a pas envie d’ignorer quand on travaille au TNP. Nous sommes attachées, dans notre travail, à une envie de théâtre, mais surtout de rencontres. Que peut-on raconter de fenêtres qu’on ouvre, de découvertes qui s’effectuent par le théâtre - au TNP ou ailleurs ? Voilà l'intérêt de sectoriser tous ces publics. C’est un besoin problématique, car on oublie plein de gens, et qu’on place les autres dans des cases. En même temps, c’est important d’affirmer que ces cases-là existent : si on les ignore, on  ne peut pas travailler avec. Notre métier-même est un endroit de décalage, de rencontres, de quelque chose qu’on invente ensemble.

 

M.F. : Et en ce moment, vous hibernez ? 

V.G. : On ne peut pas dire que le théâtre est en hibernation. Le désir qui se manifeste parfois de le fermer et de se mettre en chômage technique - parce que c’est épuisant de faire des réunions tous les jours, de faire et défaire les choses à la chaîne - n’a pas été mis en application, parce qu’au fond ce désir on ne le ressent pas vraiment. Il faut dire aussi que le TNP est énormément favorisé et soutenu, et ce serait bien malvenu de notre part de baisser les bras alors que nous recevons ces subventions publiques et que d’autres acteurs sont bien plus en difficulté que nous.

S.S. : On n’est pas du tout en hibernation, même si chaque personne a la liberté de choisir entre préserver ses forces pour plus tard ou continuer à maintenir le même rythme de travail. On est amené à se réinventer à distance, à repenser nos projets… Depuis quelques temps, nous échangeons beaucoup entre nos secteurs sur nos idées, nos tentatives… Je ne sens pas de baisse d’activité à ce niveau-là.

V.G. : Le mot de “réinventer” me fait sourire… Je ne sais pas si on se réinvente, je n’en ai pas l’impression. Ce verbe me gêne un peu, alors même qu’il y a des décisions politiques non-anodines qui sont prises en ce moment au sujet de ce que peuvent faire ou non les structures culturelles. Je ne crois pas qu’on se réinvente en ce moment car c’est le propre des théâtres d’être des lieux de réinvention, nous le faisons simplement avec des contraintes qui ne sont pas les mêmes que d’habitude. 

 

https://image.over-blog.com/ZLMEzFMDxZxGJ1CupC9xkVkApkU=/filters:no_upscale()/image%2F1435974%2F20210311%2Fob_0947c1_theatre-en-temps-de-covid.jpgLes marionnettes des Sept Sœurs de Turakie, du Turak Théâtre, attendent leur public... Crédit : TNP

 

M.F. : Un groupe passe dans le hall. Mais ce théâtre est complètement habité ! Il y a des allées et venues, des répétitions, des séances scolaires ? 

V.G. : La chose principale qui s’y passe c’est la préservation de la création. Toutes les répétitions qui devaient avoir lieu ont lieu, et les salles libérées sont mises à disposition des compagnies qui pourraient en avoir besoin. En intérieur, le théâtre n’hiberne pas. Il se passe toujours quelque chose. Il n’y aura plus, jusqu'à nouvel ordre, de séances scolaires au TNP, mais nous avons pu accueillir 500 élèves en janvier ! C’était assez incroyable : les spectateurs - professeurs et élèves - étaient à la fois heureux et ébahis de ces sorties au théâtre.

 

M.F. : Comment trouver l'équilibre ou le compromis entre l'adaptabilité au jour le jour et une stratégie sur le long terme ? 

S.S. : C’est compliqué : on est toujours dans cette adaptabilité, dans le court terme, voire dans l’urgence. On n’a pas de mesures de restrictions sanitaires, de choses claires qui sont écrites. Ce qui est difficile pour moi, c’est d’avancer dans le flou, sans savoir ce que j’ai le droit de faire ou pas. Pour mes ateliers enfants par exemple : est-ce que je peux les recevoir s’ils ont moins de 11 ans ? Et s’ils ne viennent pas du même établissement scolaire ? Tout cela, ce sont des questions qui n’ont pas été traitées par le ministère de la culture. Je comprends la difficulté de nous donner une date de réouverture. Mais je pense que des consignes claires auraient dû être données dès le mois de mars.

V.G. : Non, on ne trouve pas d’équilibre, et on s’épuise, tout en étant tellement enchantés dès que quelque chose se passe que cela suffit à nous donner un peu d’énergie. Depuis janvier, il y a une mobilisation des acteurs culturels sur le fait de décaler intégralement les saisons, d’avoir une date de réouverture même si elle est dans six mois. Arrêter d’être dans le temps court. D’ores et déjà, on a annulé tous les spectacles de février et mars. Cela va nous permettre de faire autre chose que sans cesse faire et défaire notre travail !

S.S. Imaginer d’autres dispositifs en connivence avec les mesures sanitaires. Cela nous a fait du bien : on a mis nos zones de force dans des zones très concrètes, tandis qu'avant elles se dispersaient. On avait l’énergie de renouveler en permanence nos pratiques, mais on voyait que ça ne se faisait pas. Je pense que cela nous met à présent dans quelque chose de plus sain.

V.G. : Mais je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle… Cela veut dire que l’on s’adapte, alors que c’est un équilibre qui ne correspond pas à notre travail. 

 

M.F. : Est-ce que cette crise révèle des failles ou des insuffisances qui existaient déjà ? 

V.G. : Sur la question du numérique, oui. Et en même temps, on n’a pas trop envie de s’engouffrer là-dedans. Des choses sont mises en place : des captations de spectacle, des capsules métiers, des ateliers de théâtre filmés pour que les professeurs puissent les réaliser en classe, des petites capsules, des enregistrements sonores, des podcasts... Ce sont des outils qui correspondent aux contraintes. Cette prise de conscience, accélérée en ce moment, était déjà là. Et en même temps nous n'avions pas la volonté d’y consacrer du temps et des financements. Je crois que ce n’est pas notre métier, ce n'est pas ce que l’on aime. Ce n’est pas notre vision du théâtre. 

S.S. : Le théâtre, c’est le vivant. On est en relation avec le public. Il est symbolique du lien d’homme à homme, de proximité. Il y a plein de belles choses qui ont vu le jour, et je ne crois pas que les captations en libre accès en fassent partie. Les gens se diront qu’ils ont vu Phèdre, alors qu’ils n’auront pas vu Phèdre ! Le propre du théâtre, c’est de ne jamais voir la même représentation deux soirs. Avec les captations, on perd toute la richesse de la prise de risque. 

V.G. : Je crois que tout ce que l’on invente pour pallier l’impossibilité de la présence va à l’encontre de ce que l’on aime dans le théâtre. On le fait, mais on le fait en partie de mauvaise foi, et je parle au nom de notre métier comme du TNP. D’autres le font bien mieux que nous. Il n'y a pas de volonté de la part de la direction d’investir dans la numérisation du spectacle. Ce côté archaïque est revendiqué : on est là pour quelque chose de vivant, et si on ne peut pas faire avec, on ne fera pas. 

 

M.F. : D’accord, mais pourtant le public poursuit son chemin sans théâtre, quand les films et les musiques continuent de faire partie de son quotidien. Sera-t-il au rendez-vous quand vous rouvrirez les portes si vous ne vous manifestez pas pendant cette période ? 

V.G. : Je suis peut-être naïve, mais je crois qu’ils seront là, et à chaque fois que quelque chose sera possible. On a pu jouer dans un gymnase pour des scolaires la semaine dernière, et l’émotion était incroyable. C’est tellement beau, c’est tellement évident, et on sent tellement le désir des gens d’être là, que oui, on croit qu’ils seront là. Et on n’a pas envie de changer d'avis.

https://image.over-blog.com/iwMY_i5k-aJIklZgjyzygn2iWco=/filters:no_upscale()/image%2F1435974%2F20210311%2Fob_689dea_le-theatre-hlm.jpgLe spectacle Onéguine, mis en scène par Jean Bellorini, en hors-les-murs dans un lycée. Crédit : TNP

 

S.S. Dans mon entourage, les gens ne vont pas forcément au théâtre, et pourtant je vois que cela leur manque. Le fait que ce soit interdit leur donne envie d’être là. « Voyage au bout du fil », à l’initiative de Wahid Chaib (animateur à St-Jean) et Laura Gandolfi élue à la Ville de Villeurbanne, fait partie des propositions qui ont fleuri avec les mesures du confinement. C’est un projet qu’on avait déjà commencé au mois de mars 2020, et qui consiste à ce qu’un comédien appelle toutes les semaines pendant quatre semaines une personne. On a remis en route ce projet en décembre avec une équipe de quatre comédiens. Afin d’obtenir les contacts, je suis passée par différentes associations (les petits frères des pauvres, le CROUS…) C’est un projet qui a très bien fonctionné, et par téléphone. Tant chez les jeunes que les personnes âgées, il y a une volonté de parler, d'échanger sur des sujets basiques de la vie. On réalise que ces relations humaines sont vraiment importantes dans l'épanouissement d’un être humain. Et finalement,  le téléphone, à sa manière, arrive à rapprocher. Certaines personnes ne pouvaient plus, de manière  pratique, se rendre au théâtre. Ce téléphone leur a permis d’y revenir, d’une certaine manière ! On se réinvente, tout de même, et cela peut être positif ! 

V.G. : On a l’air de dénigrer tout le virtuel, mais bien sûr on l’utilise. Cela fait partie de notre travail d’être présent. On fait en sorte de donner des nouvelles… 

 

https://image.over-blog.com/j0eKNlYWeFrKvfr45iXjwDyCuec=/filters:no_upscale()/image%2F1435974%2F20210311%2Fob_972b6b_voyage-au-bout-du-fil.jpgVoyage au bout du fil, vu côté TNP. Crédit : Colin Rey

 

M.F. : On entend les prophètes du spectacle vivant répéter à loisir que “les petits ne s’en sortiront pas, mais les gros oui.” Le TNP n’a pas de souci à se faire ? Est-ce une bonne chose ?

V.G. : Le TNP honore tous ses contrats : tout est payé ou reporté. Les théâtres privés ou non-subventionnés ne peuvent pas se le permettre, et il est à prévoir que leur économie se cassera petit à petit la figure. Sur deux trois ans, un embouteillage se crée dans les reports. Je ne vois pas comment cet embouteillage va se résoudre sans que ce soit au détriment de ceux qui ont moins de visibilité. Je fais partie des prophètes de malheur ! Tout ne va pas s’effondrer, peut-être que de nouvelles propositions émergeront, mais.je pense qu'il va y avoir un immense écart entre les structures d’un réseau comme le nôtre et d’autres qui étaient déjà en difficulté. 

S.SF. : En effet l’impact sera énorme et sur des temporalités bien plus grandes que sur cette seule année. 

 

M.F. : Prenons le droit de rêver, et imaginons que la crise s’achève en un clin d’oeil, miraculeusement. Plus de covid, les théâtres qui ouvrent leurs portes et tendent leurs bras sans réserve… Quel spectacle ou proposition artistique choisiriez-vous pour fêter ce retour ?

S.S. : Pour moi, le théâtre c’est une fête, c’est toujours la célébration de quelque chose ; c’est la définition même, pour moi, du théâtre. Toutes les pièces de théâtre, parce qu’elles rassemblent les gens, seront intéressantes ! Je pense que finalement seule la question du rassemblement demeure importante. J’aurais envie d’un lien direct avec mes relais de structures que j’ai appris à connaître par visio ou skype, de rencontrer les gens, de faire un immense pot avec tout le monde, un temps d’après spectacle où l’on discute de la pièce en mangeant. C’est cela qui me manque énormément. 

V.G. Ce n’est plus un spectacle que nous voulons, mais une présentation de saison ! Pouvoir dire : “Venez, on va arriver à la suite ensemble, on va la construire ensemble !”

 

Propos recueillis par Mathieu Flamens.

 

 

 

 

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 18:59
Photographie de Laurent Philippe sur http://collectiflahorde.com/

Photographie de Laurent Philippe sur http://collectiflahorde.com/

To Da Bone

Un spectacle produit par le collectif (LA)HORDE et vu le 07 novembre 2019 au Pavillon Noir (Aix-en-Provence).

 

Conception et Mise en scène : (LA)HORDE - Marine Brutti, Jonathan Debrouwer, Arthur Harel

Interprétation : Magali Casters, Mathieu Douay aka Magii’x, László Holoda aka Leslee, Thomas Hongre aka ToPa, Kevin Martinelli aka MrCovin, Bartlomej Paruszewski aka Bartox, Viktor Pershko aka Belir, Edgar Scassa aka Edx, Andrii Shkapoid aka Shkap, Damian Kamil Szczegielniak aka Leito, Maxence Foor aka Skylerz

Genre : Danse

Public : Tout public, à partir de 9 ans

Durée : 1H

 

En ce début de mois de novembre, le Ballet Prejlocaj a accueilli au Pavillon Noir le collectif (LA)HORDE composé de Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel, très nouvellement directeurs du Ballet National de Marseille.

To Da Bone est une création qui réunit 11 autodidactes trouvés sur YouTube avec une passion dévorante commune : le Jumpstyle. Ce style unique de danse voit le jour sur internet, sur un fond de musique techno, le hardstyle. A travers cette danse intense et physique, les danseurs venus de différents pays extériorisent leurs émotions, leurs révoltes et sont amenés à dépasser leurs limites. Bien plus qu’une danse, ils vivent à travers le Jumpstyle.

Les tableaux s’enchaînent pendant une heure, au rythme frénétique de leurs pas (de danse). Un spectacle de danse aux allures théâtrales qui s’adresse, à partir de 9 ans, à un large public où les générations se mêlent.

C’est un spectacle esthétique et rythmé, aux ambiances sourdes de nightclubs, où les lumières se perdent parfois dans la fumée dense, où la musique techno alterne avec les cris et le silence, où le format des vidéos d’internet est projeté à l’échelle de la salle.

Autour du spectacle, il est possible de suivre ces artistes dans les coulisses et de les observer se mettre en scène encore une fois au travers d’un documentaire de création suivi d’une vidéo d’art, présentés gratuitement sur un autre temps.

Un résultat surprenant et professionnel de cette communauté inspirante à la poursuite de la réalisation de ses rêves. Un spectacle où la danse urbaine est représentée sur la scène contemporaine avec des enchainements de mouvements à la fois violents, précis, beaux et élégants. Un spectacle énergique et dynamique. Un spectacle puissant.

 

 

 

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 17:01
Persona

Spectacle du collectif « Les Parvenus » (75) vu le 20 juin 2019 à 19h au Théâtre Improvidence (Avignon) en avant première pour le Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 à 17h15 et 20h15

 

D'après une idée originale d’ Anaelle Tribout Dubois

Création : Les Parvenus

Distribution (en alternance) : Laetitia Bisch, Bruno Coulon, Laurent Franchi, Mattias de Gail, Mélodie Le Blay, Lisa Perrio, Maxime Robert, Anaelle Tribout Dubois et Serguei Verseil

Genre : Théâtre d’improvisation
Public : Tout public à partir de 12 ans
Durée : 60 mn

J’ai découvert l’Improvidence (ancien théâtre des vents), nouveau théâtre avignonnais dédié à l’improvisation. l'équie de l'Improvidence gère trois théâtres (Avignon, Bordeaux et Lyon) et souhaite faire découvrir les différentes facettes de l’improvisation que le grand public connaît davantage à travers les matchs d’improvisation. Ici, point de match, mais de l’impro sous toutes ses formes.

Dans les spectacles d’improvisation, le public participe le plus souvent en définissant des contraintes (mots, sujets, formes, ...). Ici, et c’est la particularité du travail du collectif "Les Parvenus", ils s’appuient sur l’Ennéagramme, système d’étude de la personnalité fondé sur 9 comportements de la nature humaine : le perfectionniste, l'altruiste, le battant, le romantique, l'observateur, le loyal, l'épicurien, le chef et le médiateur.

Le public choisit pour chacun des quatre comédiens l’un des types de profil. Chacun devra  jouer avec le masque social qui lui a été attribué. Puis le public, dans un échange ouvert, choisit la situation qui doit expliquer  pourquoi le personnage a invité les trois autres.

Sur ces simples bases, les comédiens se lancent et nous entraînent pendant une heure dans une histoire qu’ils composent peu à peu…

C’est rythmé, les personnages jouent  tantôt ensemble, tantôt en avant scène pour des apartés personnelles. Tantôt, leurs pensées sont illustrées par une lumière bleue ou rouge ; tantôt, elles s’accordent à la musique.

Car le cinquième improvisateur est le régisseur qui alimente lui aussi l’histoire avec ses lumières et ses ambiances sonores. Et il prend parfaitement sa place.

Pour la petite histoire, nous avions choisi 4 profils : romantique, perfectionniste, altruiste et loyal. Et le sujet : la jeune femme invite ses amis pour leur annoncer qu’elle est  « platiste » (ceux  qui croient dur comme fer que la terre est plate ...et que l’on nous ment ! C’est 9,5 % de la population tout de même ;  et bien plus sont ceux qui pensent que l’on nous ment ! ). Au-delà du sujet qui a permis de parler complotisme, démocratie, liberté de pensée, c’était l’occasion de découvrir la façon dont cette jeune équipe s’approprie un outil pour en faire un objet théâtral. Et c’est réussi.

Allez découvrir cette proposition sans tarder.

 

 

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 23:41

Laurent Rochut, directeur du Théâtre de l’Oulle depuis 2015, dispose d’un des plus beaux plateaux d’Avignon, avec une capacité d’accueil de 195 personnes.

Non content d’offrir une nouvelle scène permanente à la ville-festival, avec une programmation dense et un accueil régulier de compagnies en résidence, le directeur a lancé le 2 mars son opération "Cafés Culturels". L’idée est de proposer le lieu aux associations du Grand Avignon œuvrant dans le domaine culturel, en offrant un vrai plateau pour des rencontres diverses : concerts, spectacles et toute la diversité du spectacle vivant, mais également conférences thématiques, débats et échanges autour de tout ce qui touche la culture.

Vous me direz que l’idée n’est pas nouvelle, mais la particularité est de ne pas louer le lieu et de proposer une entrée gratuite ou un tarif inférieur à 10 € qui revient, pour la plus grande partie voire la totalité, aux associations organisatrices.

Les prochaines dates se trouvent sur le site internet du théâtre, mais la programmation est d'ores et déjà ouverte pour la rentrée prochaine, à partir de septembre 2016. N’hésitez pas à contacter l'équipe pour lui présenter vos projets et caler des dates avec elle. Ce sera tous les mercredis et jeudis soirs.

Une belle initiative pour l’un des lieux partenaires de Vivantmag.

www.theatredeloulle.com

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:31

LA MAISON DE LA PAROLE                                               VIVANT-3-COEURS-5.jpg 

7, rue du Prévot
84000 Avignon
La Maison de la Parole - 25 places 
Téléphone réservation
+33 (0)6 17 74 60 31 
Téléphone administration
+33 (0)6 17 74 60 31


Il se passe quelque chose de différent à la Maison de la parole, c’est une intuition immédiate  au regard de la plaquette de ce nouveau lieu du off sur Avignon. Avec une programmation éclectique ( comme beaucoup de théâtres du festival), la maison de la parole  sort pourtant du lot en proposant du slam, du conte pour enfant, de la chanson signé par des sourds, un concert de musique classique et bien sûr du théâtre.

A bien observer la chose, la programmation semble tenu par un fil conducteur invisible mais essentiel. C’est donc intriguée que je me suis rendue dans ce tout nouveau théâtre Avignonnais. Là, j’y ai vu quatre magnifiques spectacles (chroniqués sur ce même site) et j’y ai rencontré le fil qui relie tout ce beau monde;  C’est Odile Gaillanne, la propriétaire des lieux et directrice de la Maison de la parole.

 Il faut dire que ce théâtre est atypique à plus d’un titre. Tout d’abord dans son fonctionnement ; les artistes sont en coproduction avec le théâtre  et la directrice y programme uniquement ses coups de foudre artistique. C’est, à mon avis, ce qui donne cette cohésion à une programmation pourtant si variée. La Maison de la parole a une toute petite jauge, 25 places, il est judicieux de

réserver.

                                                        theatre_1114.jpg

Le fil de sa programmation, c’est le goût certain d’Odile Gaillanne pour du spectacle atypique, créatif et profond. De plus, il règne entre les artistes un esprit de franche camaraderie et d’entraide ; s’occupant de la caisse pour les uns, et d’introduire le public dans le tout petit théâtre pour les autres. Nous les sentons incarnés dans un projet de groupe, une mutualisation et un bon état d’esprit.

Autant vous dire que trouver un îlot d’humanisme dans cet océan de théâtres marchands de spectacles vivants, c’est un cadeau, une bouffée d’oxygène et je ne saurai trop vous conseiller d’aller faire un tour au 7 de la rue Prévot, histoire de plonger dans une aventure d’abord humaine puis artistique.

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 21:22

 

Cette année 2009 m’a permis de découvrir un lieu magique, pourtant situé à une quinzaine de kilomètres de chez moi, mais que je ne connaissais pas encore… !! J’ai rapidement été séduite par le lieu et par l’enthousiasme de celui qui en assure la programmation artistique, Jean Paul Arnardi, qui a accepté de me parler longuement de la genèse du projet qui a abouti à la naissance de CHEZ VERO…

 

En 1998, Jean Paul et son épouse Véronique, posent leurs valises à Congénies, petit village du Gard près de Sommières, après de longues années passées sur les routes, d’une tournée musicale à l’autre, assorties de l’organisation de nombreux concerts dans les régions Rhône Alpes et Languedoc Roussillon.

 

Très vite, Véronique  peaufine son projet d’ouverture d’un restaurant, et entreprend une formation dans ce sens… Restait à trouver un lieu… Après de longues recherches, et par l’intermédiaire d’un ami, Véronique & Jean Paul découvrent, finalement à côté de chez eux,  l’ancienne Cave Coopérative du village, à l’abandon… Ils  ont immédiatement le coup de foudre pour le vaste espace intérieur dans lequel ils imaginent bien vite  PLUS qu’un simple restaurant…

 

Après de nombreux travaux (le bâtiment avait été squatté et, bien qu’ayant une structure saine, était bien délabré !), la mise à contribution des copains, et pas mal de galères, le restaurant Chez Véro ouvre ses portes en 2003, d’abord uniquement en terrasse….

 

Les travaux continuent  à l’intérieur afin de créer un espace convivial, où puissent s’allier les plaisirs de la table et ceux des oreilles. Mais Jean Paul tient à offrir aux artistes accueillis des conditions décentes pour qu’ils puissent pleinement exprimer leur art ;  il aménage ainsi la salle, avec une scène, sono, projecteurs, etc..

 

L’Association Culturelle des Arts Vivants Chez  Véro (L’ACAV Chez Véro) est créée, pour gérer le lieu sur le plan administratif et juridique, et la première programmation musicale est  lancée en  2007. Grâce à ses nombreuses relations, Jean Paul peut s’enorgueillir de recevoir des noms qui comptent dans le paysage musical français, dans des genres aussi variés que le jazz, la chanson française, la mandoline italienne, la soul, le rock’n roll, etc.. (Ange Lanzalavi Trio, Sul Ponticello, Les Révérends § Roland Ramade, Flavia, Marianne Aya Omac, Cédric, Nilda Fernandez,.. on ne peut tous les citer). Les artistes acceptent de venir sur la base d’un fixe négocié, éventuellement assorti d’un intéressement, ou uniquement à la recette, selon les cas… Car bien sûr, l’association n’est pas subventionnée et Jean Paul assure la gestion du lieu, des choix musicaux à la partie régie technique, en passant par la communication, pendant que Véro se charge, avec son équipe, de mitonner des petits plats « maison » !!  Chez Véro, vous pouvez passer une soirée complète, avec repas et concert, choisir l’option tapas, mais vous pouvez aussi n’assister qu’au concert. …Car Jean Paul souhaite que Chez Véro soit un lieu où l’on ait envie de venir passer un moment, où l’on est accueilli en ami… .

 

Aujourd’hui, à l’aube de la 3ème saison et après avoir atteint le seuil d’une centaine de concerts sur la dernière saison, Jean Paul fourmille d’idées pour dynamiser en permanence ce lieu, qui, je n’en doute pas, va devenir incontournable dans notre région.  Il concocte pour cet été des soirées musique/dégustation de vin et de coquillages, danse, des scènes ouvertes aux jeunes talents, etc… Pas de trêve estivale pour Véro et Jean Paul !

 

Pour plus d’infos et pour consulter la programmation www.chezvero.com. Tél. 04.66.71.21.94

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 16:20




La salle de L’Heure Bleue de St Martin d’Hères (38) ouvre ses portes en grand sur la ville, entre accueil de compagnies et artistes locaux, sur un évènement ou en résidence, et partenariats avec des structures locales, à vocation sociale, culturelle, éducative et scolaire.

 

 

 

La saison démarre tout juste mais déjà force est de constater que l’engagement de cette salle se poursuit et se renforce. Elle tisse des ponts entre les genres, propose des premières parties en musique et chansons, chamboule son espace selon la configuration des productions artistiques accueillies dans les murs pour nous surprendre et ouvrir les écoutilles des publics que nous sommes. A cela s’ajoute sa volonté affichée d’établir des passerelles et des partenariats, de travailler dans un même élan avec des espaces intégrés aux quartiers, pour aller à la rencontre des habitants et nous faire entrer dans des lieux où nous aurions pu ne jamais pénétrer. Exemple ce vendredi à l’Espace Péri de la Maison de Quartier du même nom. Parce que le spectacle est multiple, se meut en formes variées, avec des nécessités spatiales chaque fois particulières, il faut des scènes pour en faire le tour. Et nous n’avons pas encore eu le loisir d’en parcourir le périmètre !

Contacts Heure Bleue :
- Tél : 04 76 14 08 08
- Fax : 04 76 62 74 09
- Web : www.ville-st-martin-dheres.fr/distraire/heurebleue/menu05.htm

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 07:54


La salle des Tréteaux du Baladin est à deux pas des Grands Boulevards, à Grenoble, dans une petite rue presque à l'abri du regard. Pour qui ne la connaît pas, il faut être un peu curieux et se glisser sous un porche, jusque dans une cour et enfin franchir le seuil de ce petit espace. Un espace haut en couleurs, comme un joli cirque en boîte, avec des fresques aux murs et au plafond. C'est une sorte de carrousel immobile qui nous propulse aussitôt en voyage.
Un lieu à découvrir, si ce n'est déjà fait, avec une programmation choisie par un théâtre professionnel indépendant et la possibilité pour des artistes de se produire. La dimension de la salle permet proximité et convivialité, ce qui est un atout non négligeable.



THEATRE LES TRETEAUX ,   rue Duployé , 38100 GRENOBLE

Administration :
- bureaux  : 0877 488 936
- direction :  06.85.87.44.85
Mel : treteauxtheatre@wanadoo.fr
http://www.les-treteaux-du-baladin.com/
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 12:58

Appréciation relative à la soirée du 20/10/2006


Le temps d’un soir, le bar la Guinguette, qui accueille régulièrement des spectacles depuis plusieurs années, a pris ses habits de fête : nappes de couleur et lumières de nuit. Pour se faire, la scène est justement "descendue de scène", pour prendre corps parmi et avec les spectateurs qui pour certains d’entre eux sont même devenus acteurs, un peu malgré eux.


Ce lieu est tout à fait approprié à ce type de voyage, parce qu’il offre un cadre différent à celui d’une salle de théâtre et qu’il y est intéressant de prendre le regard du spectateur en compte. C’est sur cette spécificité, je crois, qu’il convient de s’appuyer et non sur un rapprochement plus ou moins heureux de l’espace théâtral "institutionnel".

Une belle réussite pour La Camoufle qui y avait sa juste place.

www.la-guinguette.tk/

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 12:56

Appréciation relative à la représentation de "Loup y-es-tu ?" le mercredi 11/10/2006.

Ce petit espace clos convient parfaitement à des prestations qui s’appuient sur une proximité de jeu, pour des publics peu importants . Toutefois, les conditions de visibilité ne sont pas idéales dès lors que le public est dense et que des têtes obstruent le champ de vision de certains spectateurs. Limiter le nombre d’entrants est à mon sens, même si des frustrations venaient à naître, un conseil à donner.

Si les éléments de réalité de cette salle ne peuvent pas tous être revus, parce que justement ils ont trait à cette réalité, il me semble que l’équipe de la Petite Roulotte gagnerait à se pencher sur une réflexion quant à sa politique d’accueil, en particulier du jeune public (public auquel elle destine bon nombre des prestations programmées). Je m’explique :

  • le confort du spectateur, si jeune soit-il, est à prendre en compte, tant avant la représentation elle-même avec une attente mesurée et prévue, que lors du spectacle à proporement parler. Les adultes et enfants plus âgés peuvent sans doute gérer entre-deux qu’est l’avant entrée dans la salle, mais pour les tout petits, c’est plus délicat et ça peut les démotiver pour ce pourquoi ils sont là, à savoir le spectacle. Le premier respect du spectateur, c’est de tenir l’horaire prévu, autant que faire se peut, avec un décalage mesuré.
  • l’accès au spectacle vivant, la formation du spectateur. Des interrogations se posent quant à la manière dont il est introduit, conduit, accompagné dans les univers des réalisations : comment on rentre dans la salle, comment on s’installe, qu’est-ce qu’on dit lui(sans oublier les adultes présents) du spectacle qui va avoir lieu, comment on passe du jour à l’obscurité, temps délicat que peut craindre l’enfant...
  • enfin, même s’il y a une demande accrue des adultes pour des spectacles en direction d’enfants de plus en plus jeunes, ne doit-on pas rappeler les tranches d’âges auxquelles les artistes s’adressent, parce que tous les spectacles ne sont pas forcément pour tout le monde et parce que si l’artiste a indiqué un âge, c’est qu’il y a réfléchi et qu’il trouve ça juste ?
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