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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:31

malampia_la-jeune-fille-et-la-mort.jpgSpectacle de la compagnie Malampia, vu au Kawa Théâtre (Montpellier) le 2 Décembre 2012 à 17h.

 

D'après la pièce d'Ariel Dorfman (Chili). 

Mise en scène et scénographie : Bernard Cenzi

Direction d’acteurs : Christelle Decuq

Distribution : Sylviane Beaumer (Paulina), Bernard Cenzi (Dr Roberto Miranda), Daniel Gonzalez (Gerardo)

Chorégraphie et danse : Claire Chastaing

Musique : Franz Schubert, Armand Amar et Max Richter

Régie lumière et son : Benjamin Bousquet

 

Genre : théâtre

Public : adultes

Durée : 1h40

Création 2012 

 

vivant-3-toiles-4.jpgNous sommes dans un pays d’amérique latine en pleine transition démocratique. Après une terrible dictature, Gerardo, avocat, est pressenti par le nouveau gouvernement pour présider une commission d’enquête sur les crimes « irréparables », c'est à dire suivis de mort. Un soir, il invite chez lui le Dr Roberto Miranda. Aussitôt, sa femme Paulina pense reconnaître dans la voix du docteur celle d’un de ses tortionnaires qui, 15 ans auparavant, la tortura et la viola au son de « la jeune fille et la mort » de Schubert. Survivante, elle a tout de même subi des dégâts irréparables... Toujours en proie à ses traumatismes, elle essaie d’entraîner Gerardo avec elle pour arracher la vérité au Dr Miranda dans un jugement improvisé. Ce texte puissant est interprété ici dans une mise en scène complexe alliant jeu théâtral, danse, musique et lumières.

 

Sylviane Beaumer campe une femme marquée par ses souffrances. En colère contre l’aveuglement de son mari (ou bien complètement folle) elle séquestre Miranda, le menace de mort et veut obtenir de lui confession et repentir. Bernard Cenzi incarne les revirements tortueux du Dr Miranda, prêt à tout pour se tirer de ce guêpier. Est-il un innocent victimisé comme il le prétend, ou un ancien bourreau essayant d'échapper à la rage de sa victime ? Daniel Gonzalez, le mari, alterne distanciation (dérangeante par moments) et engagement inquiet : participera-t-il à cette commission d'enquête, quitte à abandonner sa femme aux horreurs d'un passé toujours vivant ? Ou risquera-t-il de compromettre l'avenir démocratique en faisant justice lui-même ? Violence, pièges, trahisons et inversions de rôles alimentent ce huis-clos infernal.

 

Le jeu corporel des comédiens accentue la complexité des liens qui se font et se défont entre les personnages, et soutient la force du texte : économie de mouvements avec des périodes d'immobilité en suspens, gestes précis, regards tendus par l'écoute et les émotions... Des émotions que Claire Chastaing, danseuse, incarne tout au long de la pièce : entre les scènes, elle aide le spectateur à intégrer cette tragédie en évoluant magnifiquement sur des thèmes musicaux pathétiques. Pendant  l’action, elle s’insinue entre les acteurs, invisible pour eux. Dansant assez lentement, elle est parfois effondrée et tordue au sol, repliée sur la douleur ou tendue comme dans un cri... ou tout simplement dans l'écoute.

La musique est, selon l'intention de l'auteur, une trame importante du spectacle. « La jeune fille et la mort » de Schubert accompagne le traumatisme de Paulina : la mise en scène en a associé plusieurs extraits à des bruitages. Le choix d'ajouter « Ouverture » d’Armand Amar et « Sarajevo » de Max Richter, souligne la montée du drame puis les pleurs, les cris, le vacarme de la violence avec les béances qu'elle laisse derrière elle. L' éclairage (par Benjamin Bousquet) m'est apparu en véritable acteur de ce drame : obscurité et jeux avec la pénombre, montée en puissance de couleurs chaudes et quelques cadrages violents. Le décor, assez coloré, est  réduit pendant toute la pièce à un divan, une commode, une table mise pour deux et une desserte. Simplifié, il cède la place au jeu théâtral.  

 

Le public, qui a rempli la salle ce jour là, a manifesté son adhésion alors que la dimension tragique de cette pièce tranchait avec le répertoire humoristique habituel du Kawa théâtre. Dommage que l’élocution de certains acteurs ait parfois été gênée, la salle de spectacle n’ayant  pas été assez chauffée. A vrai dire, les spectateurs n'avaient pas très chaud non plus…

 

En conclusion, j’ai été conquise par ce spectacle très complet du point de vue scénique, et qui suscite des émotions profondes. La gravité du texte est respectée, mais sans "plomber" l'atmosphère. En effet, les spectateurs sont pris dans une dynamique : tenus en haleine du début à la fin de la pièce ils sont pris, en outre, dans l'ambiguïté des situations ; ce qui laisse une certaine liberté d'interprétation. On sort de là avec de nombreuses interrogations, toujours loin des évidences : confessions et mémoire, blessures inguérissables et oubli, repentir et pardon, courage et lâcheté, réparation et démocratie, etc. Un spectacle à voir, et qui ouvre des débats susceptibles de passionner des publics très divers.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 14:56

Triptyk-Theatre_anthracite-un-portrait-de-la-joconde.jpgSpectacle du Triptyk Théâtre vu à Saint-Gilles (30) dans le cadre du festival « Complètement Berges ».

 

Public : à partir de 15 ans

 

Avec : Denise BARREIROS

Mise en scène et écriture : Denis LANOY

Scénographie : Stella BIAGGINI, Denis LANOY

Costume : Sarah BAVARIN

Lumières : Philippe CATALANO

 

VIVANT2-toiles-3.jpg

Bienvenue au musée du Louvre et, plus précisément, devant le tableau le plus regardé du musée... mais ici on ne se bouscule pas. Les appareils photos ne crépitent pas, et on va prendre son temps. On va prendre le temps de regarder ce portrait si mystérieux, et prendre le temps de mieux le comprendre. 

Mona Lisa va nous parler pendant une heure et nous raconter l’histoire d’une œuvre et de son maître, des fils qui se tissent entre eux. Ces fils invisibles qui créent le trouble et donne au tableau, peint sur commande, cette surprenante intensité  qui crée l’Oeuvre. L’histoire est contée à partir de carnets d’histoire de l’art et de nombreuses notes laissées par le Maître.

 

La Joconde nous parle de sa relation au peintre, mais aussi de l’époque, des techniques picturales, de l’esthétique.

Il s’agit, au-delà de l’histoire du tableau, de parler au sens large de la question de la création. Le texte est dense, la diction est posée et lente, la performance de la comédienne est évidente. L’attention du spectateur peut parfois se perdre dans les méandres de cette prose poétique, et son esprit peut divaguer, mais Mona Lisa nous rappelle à elle en s’offrant quelques libertés de mouvements. Elle se déplace un peu dans ce tableau en taille réelle, et les jeux de lumière qui éclairent plus ou moins le paysage du fond, les plis de la robe et le visage, rendent le tableau un peu vivant. La comédienne ne ressemble pas à Mona Lisa mais, par moments, on perçoit un mimétisme frappant entre les deux femmes. Et nous la regardons pendant une heure... elle qui n’a jamais pu voir son image peinte parce que Léonard de Vinci craignait qu’après l’avoir vu, elle ne soit plus naïve et fasse en sorte d’influencer le peintre.

 

Un aperçu du spectacle : http://www.youtube.com/watch?v=Z9tiVN5b_yU

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 08:34

desuete_plus-rien-ne-bouge.jpgSpectacle de la compagnie Désuète, vu lors de l'édition 2012 du festival d'Aurillac.

 

Interprétation : Aurélie Galibourg

Mise en scène : Aurélie Galibourg et Emily Barbelin

 

Genre : danse macabre

Public : adulte

Durée : 30 minutes

 

 

vivant-3-toiles-4.jpgC’est dans une impasse sombre, sous un ciel noir et menaçant (comme souvent a Aurillac) que nous avons eu l’occasion de découvrir cette pièce de danse-marionnette. Cependant, nous nous sommes rapidement aperçus que ces conditions étaient idéales pour s’immerger pleinement dans l'univers du spectacle.

 

Ce qui nous est présenté ici est, en fait, une histoire d’amour aussi tendre que macabre, dans un univers pesant où la parole n’est pas nécessaire pour faire passer les émotions et où les mouvements du corps prennent toute leur place. Le spectacle met en scène deux personnages. L’un est vivant (Aurélie Galibourg), l’autre est un squelette emmené par l’actrice. La gestuelle et la danse des deux personnages rythment le spectacle qui se situe constamment à la frontière entre la vie et la mort, l’amour et le deuil. La veuve refuse en fait d’accepter la mort de son amour, et tente de le ramener à la vie en rendant mobile cette dépouille. Elle parviendra à la faire revivre dans son esprit, et à la faire bouger si précisément qu’elle paraîtra vivante même à nous, spectateurs de cette étrange danse, tantôt aux rythmes rock, tantôt aux rythmes tango. La sensualité et la tendresse qu’éprouve notre veuve pour cet amant perdu traverse tout le spectacle. Pour le spectateur, le squelette est parfois fascinant, souvent repoussant mais, pour notre danseuse, il est surtout érotique... en témoignent les étreintes amoureuses particulièrement réalistes. Comme toutes les bonnes choses ont une fin (et les spectacles aussi !), la veuve devra finalement accepter la mort de son amour, et perdra la capacité de le faire bouger. C’est donc finalement avec un squelette complètement désarticulé et incontrôlable que se termine la pièce.

 

Un spectacle fascinant, annoncé à partir de 7ans mais qui est, selon nous, plutôt réservé à un public adulte et avertit. Souhaitons-lui (leurs ?) de trouver ce public qui n’est pas forcément en majorité sur les différents festivals.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 13:20

freres-brothers_nous-iront-tous-a-capella.jpgSpectacle des Frères Brothers, vu au théatre Monte Charge (tous les jours à 12h10) lors du festival Off d'Avignon 2012. 

 

Interprète(s) : Jean-Christophe Charnay, Vincent Charnay, Frédéric Charles, Bertrand Antigny 
Création son : Frédéric Foulquier
Création lumière : Cédric Queau

 

durée : 1h10

Public : adulte et ados

 

VIVANT2-toiles-3.jpgAprès le succès du spectacle "J'suis bien", ces formidables artistes ont créé de nouvelles chansons qu'ils nous présentent dans ce spectacle capellistico-humoristique.

 

Ces  passionnés du travail vocal originaires de la région bordelaise sont aussi d'excellents comédiens et humoristes, désireux de partager leur humour avec le public. Ils interprètent leur spectacle avec toujours le même talent et le même professionnalisme, et nous embarquent pour un cocktail détonnant de très belles voix, d'humour et de textes toujours d'actualité (comme cette chanson sur le GPS et les fous du tuning).

 

On applaudit généreusement ces dignes représentants de la chanson humoristique, déjà consacrés par de nombreuses scènes. Bravo et merci pour le bonheur qu'ils déclenchent dès le premier morceau. Les spectateurs sont tout de suite conquis et ne voient pas le temps passer, c'est si bien fait ! 

 

Un "spectacle détente" au travail musical créatif, théâtral et léger mais d'une très grande qualité !

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 09:50

Spectacle de la compagnie Dynamythe, vu au théâtre de l'Esperluette lors du festival Off d'Avignon 2012. Conçu à partir des textes d'Aristophane, de Louise Labé, de Shakespeare, d'Hugo et à partir de textes originaux.

 

Interprète(s) : Sandra Leclercq
Lumières : Félix Bataillou
Mise en scène : Cyril Boccara, Sandra Leclercq
Asst. artistique : Baptiste Mongis
Costumes : Anaïs Altot  

 

Durée : 1h15

Public adulte

 

VIVANT-3-COEURS-5.jpg"Libérez les mâles" MLFM. Vous les avez surement croisés si vous êtes passés par Avignon... ils sont remarquables, et pas seulement pour leurs T-shirts !!

 

Au théatre, là, j'ai eu le bonheur d'entrer dans un univers vraiment atypique. Nous sommes en 3012, depuis 1000 ans les femmes dominent l'humanité. "Vous êtes en Mammocratie"... et si le mâle était l'égal de la femme ? Et si les femmes n'avaient pas toujours dominé les hommes ? Pour faire plus simple et résumer, nous dirions : Où en est-on aujourd'hui de la place de l'homme et de la femme ? Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par groupe et par sexe, puis conduits vers une exposition dans la rue voisine où nous pénétrons dans un sas... mais je ne vais pas tout vous dévoiler, ce serait dommage !

  

Chapeau bas pour la mise en scène et pour toute cette jeune équipe très prometteuse : acceuil des spectateurs, animation, son, graphisme et costumes... La comédienne Sandra Leclercq excelle en jeune chercheuse dynamique et très résistante, déclamant d'un bout à l'autre du spectacle Aristophane aussi bien qu'Hugo, et passant talentueusement d'un univers temporel à l'autre... félicitations. Elle mène son public, l'interpelle, l'interroge, l'invite à s'exprimer.

 

Un spectacle décoiffant, hors normes ! C'est frais, jeune, créatif et insolite... ça désaltère ! Le spectateur est manipulé, interpellé, et part pour un original voyage dans le temps. Bravo à tous !

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:54

 

 

mains d'argiles limitesSpectacle de la compagnie Mains d’Argiles, vu mardi 10 Juillet à 17h au Collège de la Salle lors du festival OFF d’Avignon.

  

Genre : marionnette-objet

Public : Ados & Adultes

Durée : 1h

De et avec Pierre Gatineau.

VIVANT-1-toile-2.jpg

C’est un peu pressés que nous sommes arrivés (à temps, tout de même) au Collège de la Salle pour voir ce spectacle qui nous avait intrigué par son texte de présentation. Mais ne soyons pas dupes, tous les textes de cette bible que constitue le programme d’Avignon OFF sont faits pour vous attirer… et on le comprend tout à fait. Cependant, c’est avec beaucoup de déception que l’on a découvert un spectacle en demi-teinte, empreint d’une multitude de bonnes idées et de moments de poésie, mais dont la mise en scène timide éloigne le spectateur.


Ainsi, Pierre Gatineau, tout de noir vêtu, s’efface derrière ses poupées éphémères (créées sous nos yeux et bien souvent détruites dans la minute qui suit), éclairées par un spot unique. Il évolue dans un monde de papier journal : papier journal pour les décors, papier journal pour les poupées, de l’eau (pour que ça « colle ») et quelques planches noires... une scénographie très épurée, donc, voire même austère.

 

Ce spectacle parle de la guerre et des frontières, de tout ce que les Hommes peuvent se faire de mal par peur de l’Etranger. Un vaste et honorable sujet qui peut être très intéressant si il amène à la réflexion mais, pour cela, il faut que le(s) message(s) passe(nt)… Lorsque Pierre s’en va avec ses personnages, on reste là, seuls dans l’ombre, et c’est dommage. Car on sent que Pierre Gatineau à de nombreuses choses à nous faire partager : des sentiments, des questionnements, des douleurs et parfois même, du rire.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 17:35

la-chocolateire_bankabeul.jpgSortie de création, vue au Théâtre comique La Chocolaterie (Montpellier), le 15 Juin à 21h30. 

 

Genre : Café-théâtre

Public : Adultes

Durée : 1h30

 

Texte et mise en scène : Christophe Pujol

Comédiens : Céline Cara, Jérôme Dux, Christian Fabrice, Kévin Bourges

Dessin : Aurel 

Infographie : Jérôme Dux

Régie : Céline Perrette 

Direction artistique : Christophe Pujol 

Communication : Kévin Bourges

vivant-3-toiles-4.jpg

 

Le scénario de Christophe Pujol transforme en pièce comique les mésaventures rencontrées par la compagnie pour l'ouverture du théâtre de la Chocolaterie, il y a 2 ans. A 3 semaines de la première, la commission de sécurité suspend l'ouverture et le banquier refuse le prêt qui permettrait les travaux de mise en conformité. Tout était prêt, décors, éclairages, costumes, Marianne la comédienne (Céline Cara) qui avait un CDI "alimentaire",  a même déposé sa lettre de démission dans le bureau de son chef. La petite troupe n'a pas les moyens de faire éxécuter les travaux, c'est le drame, la ruine. Aussi le directeur du théâtre (Christian Fabrice) dans une crise de fureur, décide de prendre le banquier (Kévin Bourges) en otage. Ce dernier, dans un rôle de composition décalé souvent ahurissant de drôlerie, se trouvera ficelé sur une chaise et sera moult fois assommé par le volume complet des œuvres de Shakespeare brandi par Rage, le technicien écervelé (Jérôme Dux). Céline Cara se déchaîne pour récupérer par téléphone sa lettre de démission, et les péripéties burlesques s'entrecroisent, avec parfois un vrai suspens. Tout finira bien, évidemment.

 

Ensuite, acteurs et spectateurs échangent leurs impressions autour d'un verre de kir, et nous apprenons que les mésaventures « Bankabeul » ne sont pas loin de la réalité. La compagnie a dû se battre et mettre la main à la pâte pour l'ouverture du théâtre. Actuellement l'équipe qui fait vivre La Chocolaterie (sans subventions) donne des cours et ouvre ses portes aux comédiens de la même verve, pour des improvisations et pièces comiques.

 

Ce soir du 15 Juin, la représentation (en sortie de création) a permis d'apprécier le réel effet comique de la pièce avec la verve du texte, le burlesque des situations et le jeu des acteurs. Elle a aussi permis au metteur en scène d'envisager, pour les représentations ultérieures, une entrée plus incisive dans l'intrigue dès les premières minutes du spectacle. Spectacle très drôle, on rit beaucoup, et en même temps très attachant car on sent la passion théâtrale de cette compagnie et le reflet du vécu.

 

Cette pièce est jouée jusque mi-Août.  

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 11:30

helene-de-bissy_les-integrales-de-la-baignoire.jpgSpectacle de la compagnie Les Perles de Verre, vu le 19 mars 2012 à "la Baignoire" (Montpellier - 34).

 

Genre : lecture à haute voix par une comédienne

Interprétation : Hélène de Bissy,comédienne et enseignante au conservatoire de Montpellier

Durée : 45 minutes environ

Type de public : adulte

vivant-3-toiles-4.jpg

 

Hélène de Bissy propose « les Intégrales » depuis 2010 : de Novembre à Mai, cinq lectures. Les textes qu'elle choisit sur des coups de coeur dans la littérature contemporaine sont de style, d'ambiance et de propos très différents et jamais anodins. Dans le cadre de la 3è saison nous écoutons « l'os d'aurochs » de Pierrette Fleutiaux (Ed. Le chemin de fer, 2007, 54p, ill. Christine Guinamand).

 

Hélène, la comédienne, et Claire, l'administratrice, nous accueillent dans une petite salle rustique, ancien garage où trône la baignoire en fonte qui a donné son nom au lieu. Quinze chaises nous attendent en demi-cercle. On peut choisir d'arriver une demi-heure avant la lecture pour faire connaissance autour d'un buffet maison, dans une ambiance tranquille, simple et détendue, comme entre vieux amis venus partager un moment de réjouissance.

 

Puis Hélène de Bissy s'installe face à nous, très proche. Dans une lecture très travaillée, la comédienne met en valeur l'écriture narrative ciselée de Pierrette Fleutiaux, mais le texte se déploie avec beaucoup de naturel. Il s'agit d'une rencontre, de deux chiens, des humains … mais je ne vous raconterai pas l'histoire au dénouement surprenant. En fonction des situations, le ton s'infléchit, se fait léger ou soutenu, le débit s'accélère ou est suspendu dans de brefs silences, la voix se modifie dans les dialogues. Nous sommes vite accrochés, pris dans l'humour du texte, surpris par les petits coups de théâtre du récit et, en même temps, emportés par sa dimension allégorique. C'est un tour de force de nous transmettre à la fois cette légèreté et cette profondeur de la narration par le seul travail de la voix, sans aucun geste.

Une fois la lecture terminée, nous nous ébrouons, un peu abasourdis de tomber du texte sur nos chaises. Puis le silence se rompt doucement, on se dégourdit un peu les jambes, plusieurs d'entre nous ont envie de toucher le livre et nous commençons à discuter autour d'une tasse de café. Quelqu'un suggère de proposer « L'os d'aurochs » dans les mêmes conditions à un public de grands enfants : à voir … Nous nous séparons en nous souhaitant à la prochaine fois pour la dernière lecture de la saison.

 

Ce type de spectacle est très original dans son rapport à la littérature car il s'agit d'autre chose que d'une simple lecture à voix haute. Le spectateur est stimulé car la maîtrise de l'art dramatique pousse le texte vers ses limites et en offre des aspects surprenants. A tel point que l'envie vient au spectateur de se procurer l'ouvrage pour en retrouver les sursauts entendus.

La Baignoire fait ici un beau travail d'animation et de mise en scène de la vie littéraire contemporaine. Associations et groupes d'amis pourraient accueillir avec bonheur de telles lectures. Souhaitons également que le secteur de la lecture publique voie ses modes de gestion s'assouplir afin de pouvoir associer des professionnels du théâtre à leur promotion de la littérature.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 08:30

francois-rollin.jpgNous étions au spectacle, le mercredi 11 janvier 2012, à "l’Heure Bleue" de St Martin d’Hères (38).

 

- Public : plutôt adultes
- Durée : 2 heures

 

Distribution :
- Avec : François Rollin
- Coécrit et mis en scène : Joël Dragutin
- Lumières : Fabrice Bihet  

VIVANT2-toiles-3.jpg 

C’est par la voix du transistor que François Rollin nous a tiré l’oreille. Nous affectionnons France Culture et les chroniques qu’il a pu y proposer, ou qu’il présente en ce moment "d’avant élections présidentielles".

Si nous aimons retrouver de courtes diatribes, de petits rendez-vous "entre amis", nous devons bien convenir que l’art du rire est loin d’être évident, ni pour le provoquer, ni pour le faire durer. Fausse apparence d’une facilité, que ce soit pour les clowns ou les humoristes ! Si nous avons ri, parfois, à la sagacité de Monsieur Martineau, ce n'était pas au point de nous faire péter la sous-ventrière ; nous avons aussi, à certains moments, ressenti le temps long avec des creux de vagues, des redites.

Nous attendions-nous à un discours plus incisif, plus "méchant", plus grinçant ? Peut-être. Nous n’avons pas complètement adhéré au genre. Même, un brin de déception. Pour notre part, nous préférerons continuer à tendre une oreille quotidienne pour être piqués au vif et aux tympans, pour un espace-temps très resserré.

 

Heure Bleue : http://www.ville-st-martin-dheres.fr/heure_bleue.html

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:45

malka_murmures.jpgCette pièce de la compagnie Echirolloise Malka (38) a été montrée sur le plateau de l’Odyssée d’Eybens (38)vendredi 13 janvier 2012.

Création 2010, dans le cadre de la programmation du "Temps fort Hip hop" en novembre 2010, au théâtre National de Chaillot.

 

- Public : selon nous plutôt adapté aux adultes et ados à partir de 12-13 ans
- Durée : 55 mn

 

Distribution :
- Chorégraphie : Bouba Landrille Tchouda
- Interprétation : Nicolas Majou, Bouba Landrille Tchouda
- Dramaturgie : Guy Boley
- Musique : Yvan Talbot
- Scénographie : Rodrigue Glombard
- Lumière : Fabrice Crouzet
- Costumes : Claude Murgia
- Son : Eric Jury

vivant-3-toiles-4.jpg

Nous n’étions venus dans cette salle que pour deux occasions : une ouverture de saison et une répétition de danse. Nous avons eu enfin l’opportunité de nous y rendre une nouvelle fois.

Plateau en univers fermé. Au fond, un mur de simili béton gris avec patères, lavabo et w-c. Au sol, un trait blanc pour délimiter une trace à ne pas franchir et, comme mobilier, juste deux lits superposés. Minimum. Au début, un homme assis sur un w-c, que l’on devine à peine. Un autre, pour "partager" ce temps et ce lieu. Deux hommes tantôt en fuite, en face à face, en cercles concentriques, en silence(s). Aux aguets. En repli. Succession de moments hors temps dans ce temps qui s’étire à l’ennui, moments tendus des corps qui se distordent et des respirations oppressantes. Violence latente. La lumière accompagne le propos, le souligne. Lumière rasante qui dessine un damier sur le sol, qui filtre et biaise. Lumière pénombre. Lumière froide. On pense à des univers où l'enfermement est au coeur du propos : films tels "Birdy" ou encore "The Wall". On pense aussi au mur des lamentations où les détenus se cognent et se heurtent.

Bouba Landrille Tchouda convoque et interroge l’incarcération, cet "entre-parenthèses" sociétal qui met des hommes derrière des murs pour une faute ou un comportement. Il nous fait toucher du doigt les blessures qui peuvent aller du désarroi au désespoir, les violences inhérentes au confinement, l’isolement des détenus dans un espace réduit même si, sur le plateau, le périmètre est plus large que celui d’une cellule où il faut à la fois supporter le quotidien et les autres qui sont imposés. La compagnie ne se cantonne pas à un style de danse, elle emprunte à différents univers. Elle marque aussi son attachement aux regards et à la dramaturgie par les intentions de jeu et les postures corporelles qui, dans cette pièce, rappellent les corps meurtris qui ont trait aux maladies de l'âme et aux difformités physiques.

 

- Web Espace Culturel Odyssée : http://www.ville-eybens.fr/equip/audito_odyssee.php

 

Autres spectacles de la compagnie :

> Poisson d'Avril http://vivantmag.over-blog.com/article-poisson-d-avril-97229559.html

> Regarde-moi : http://vivantmag.over-blog.com/article-7162961.html

 

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