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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 15:54
Chutes libres

Spectacle vu le 19 juillet, Avignon OFF 2018, à 11h au Théâtre la Tâche d’Encre. Du 7 au 29 juillet à 11h, jours impairs.

De : Manuel Pratt
Avec : Manuel Pratt et

Mise en scène : Manuel Pratt       

    Genre : Théâtre
    Public : Adultes
    Durée : 1h10

    Une petite ruelle, une petite cour, l’accueil se fait par l’artiste lui-même. Une petite salle d’une cinquantaine de places, les gradins en marches d’escalier avec un petit coussin rouge en forme de cœur pour chaque spectateur. Mais c’est tout ce qu’il y a de mignon dans ce spectacle...

    Après une mise en bouche très drôle sur le spectateur-type du festival d’Avignon, Manuel Pratt propose d’interpréter plusieurs scènes indépendantes les unes des autres et jouées dans un ordre aléatoire, tiré au sort par des spectateurs dans un chapeau.

    Les scènes abordent différents sujets de société. Le fil rouge semble être la mort. L’humour est grinçant. C'est trash.

    Le spectacle se termine sur un dernier numéro plus léger qui nous explique le concept des pièces avec « participation au chapeau ». En effet, il s’agit ici d’un spectacle dont l’entrée est gratuite, mais pour lequel le spectateur donne à la fin ce qu’il veut. Idem pour les trois autres pièces que joue Manuel Pratt en Avignon.

    La pièce est une performance : écrite, mise en scène et jouée par la même personne. L’humour est particulier, les sujets parfois graves. Peut-on rire de tout ? Manuel Pratt, oui...

    Maren Scapol

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      21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 14:13
      Coupable ?
      Coupable ?

      Une production de Mam's Prod

      Lieu : Pixel Avignon salle Bayaf

      Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 5 au 29 juillet

      Vu le 18 juillet 2018

       

      Interprète : Jérôme Leroi

      Mise en scène : Marjorie Garcia

       

      Heure de début : 20h (1h)

      Genre : Théâtre

      Public : Adultes

       

      Nous avons tout d'abord trouvé l'idée originale et attirante : un homme est accusé d'avoir tué son petit ami. Il va au fil du spectacle tout nous raconter : ses souvenirs de la soirée où le meurtre a été commis, puis son enfance et ses deux ans d'idylle avec son âme sœur. Puis nous, public, devons juger si ce personnage est coupable ou non de ce crime. C'est ce concept innovant qui nous a donné envie de voir la pièce.

       

      Seul en scène, un homme, simplement vêtu d'une combinaison de prison orange. Aucun décor, la seule chose qui va accompagner le monologue de notre personnage est une voix off qui semble être une détective, du moins quelqu'un qui est là pour encourager l'accusé à parler. Sur cette demande, il va se confier à nous, et nous raconter des souvenirs dans lesquels chacun peut s'identifier.

       

      Ce spectacle va nous faire réfléchir sur la définition d'un mot en particulier : coupable. Dans un meurtre, celui qui est coupable est-il celui qui commet le meurtre où celui qui en est responsable ? C'est une question que nous ne nous sommes jamais posée, et qui l'est rarement. Pourtant, dans ce seul en scène, notre personnage va tenter d'y répondre.

       

      Ce concept se doit d'instaurer une certaine relation avec le public, qui va pouvoir poser des questions pour parfaire son enquête. De plus, nous pouvons nous rendre compte que le personnage ne parle pas à un deuxième personnage, qui pourrait être la voix off ou le quatrième mur, mais bien à nous, spectateurs.

       

      Un spectacle innovant qui nous fait participer et réfléchir, et qui nous fait bien sourire pendant une heure !

       

      Gabriette

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      19 juillet 2018 4 19 /07 /juillet /2018 11:06
      Le Portrait de Dorian Gray
      Le Portrait de Dorian Gray

      De la Compagnie Thomas le Douarec
      Vu le 17 juillet dans le cadre du Festival d’Avignon, du 5 au 29 juillet (les 12, 17, 19, 24, 26 juillet en anglais).

      D’après le roman éponyme d’Oscar Wilde
      Interprètes anglophones : Arnaud Denis, Fabrice Scott, Maxime De Toledo, Solenn Mariani
      Interprètes francophones : Arnaud Denis, Fabrice Scott, Thomas le Douarec, Caroline Devismes
      Mise en Scène : Thomas le Douarec 


      Débute à 18h (1h40)
      Spectacle pour adultes


      Ayant déjà une connaissance du roman, nous pouvons constater que c’est une adaptation plutôt bien coupée et complète. Ils ont cependant plus humanisé le personnage principal, qui est représenté dans le livre comme extrêmement cruel et presque dépourvu d’émotions. Cette humanisation rend la pièce plus vivante.

      Le décor est très simple, mais assez typique de l’époque et très élaboré. Le metteur en scène a utilisé plusieurs patrons placés sur les projecteurs pour représenter la lumière passant par les fenêtres. Certaines couleurs permettaient d’identifier certains sujets (exemple : le rouge lorsque Dorian énonce les méfaits et la cruauté de la jeunesse) et étaient également utilisées pour montrer l’évolution du portrait qui était caché du public. Les décors s’adaptaient aux différents environnements. Pour signifier le vieillissement des personnages, les comédiens se sont maquillés sur scène face au public, tout en dialoguant.

      Nous avons vu la pièce en anglais, ce qui requiert pour des comédiens français un niveau assez élevé dans la maîtrise de cette langue. Malgré un léger accent, leur prononciation était très bonne et c’était compréhensible. Quelques passages étaient chantés et l’un des comédiens jouait du piano en accompagnement. La pièce était très intense et nous intégrait dans l’action. L’interprétation était vraiment réussie.

      L’univers très sombre mais assez intellectuel de cette pièce est fascinant et peut être effrayant. C’est un univers qui nous a beaucoup plu, c’est pour cela que nous lui mettons trois étoiles.

      Gabriette
       

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      18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 10:21
      Libéré(e) Divorcé(e)
      Libéré(e) Divorcé(e)

      Comédie de Sophie Depooter et Sacha Judaszko

      Vu Le 7 juillet 19h au Théâtre BO. Produit du 6 au 28 juillet

      Spectacle à partir de 12 ans

      Je savais assez à quoi m'attendre, une comédie fraîche et énergique.

      Ce fut le cas, pas déçue!

      Le théâtre en lui-même… une scène avec des chaises… Et bien sûr arrive un grand bonhomme qui comme d’habitude se positionne juste devant moi, du coup je me suis retrouvée à genou sur ma chaise afin d’espérer voir au moins les acteurs jusqu’à la taille. Manque de bol il y avait un canapé… galère !

      Une série de sketches sur le couple et ses tumultes! C'est un spectacle interactif, le public participe de bon cœur.

      La thématique est évidemment d'actualité et c'est vrai qu'on se reconnait tous dans au moins un des tableaux. Ce qui est drôle c'est qu'on reste attentif aux réactions de notre conjoint! A la question "Avez-vous déjà recouché avec votre ex?" Quelques secondes pour scruter la réaction de l'autre et... on applaudit timidement... On s'adapte : s'il applaudit c'est que c'est OUI donc je peux également me le permettre... Oui mais qui est donc cet ex!!????

      Bref le texte sent le vécu.

      Ça reste du théâtre de boulevard, léger, mais tout de même à des moments ils y vont fort, ça en est même dérangeant.

      Je dirais que je suis sortie avec le sourire et avec une envie de régler quelques comptes…

      Laurence Malabat

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      18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 10:17

       

      Compagnie L’insoumise

      L’Adresse Théâtre à 18h40

      Vu le mercredi 11 juillet dans le cadre du festival off

       

      Metteuse en scène : Barbara Weldens

      Interprète : Violeta Gal-Rodriguez

      Auteur/compositrice/interprète : Lula Heldt

       

      Genre : Théâtre musical
      Durée : 45 min
      Public : à partir de 16 ans

       

      En arrivant je découvre une jolie cour arborée au milieu de laquelle une sympathique guinguette s’est installée. L’atmosphère paisible qui y règne m’invite à savourer un moment de calme hors de l’animation torride de la ville. Nous sommes conviés à rentrer dans la salle qui est plongée dans une semi-obscurité mais où je devine une présence mystérieuse sur la scène. Le spectacle commence. Un projecteur s’allume et révèle le personnage mystère : une violoncelliste assise sur une balançoire. Elle joue de son instrument avec dextérité. Elle se met à chanter dans un micro avec un certain talent mais un étrange écho qui prolonge ses paroles, accentue l’aspect dramatique et sombre de son interprétation. Une femme fait son apparition de l’autre côté de la scène. Dès les premiers mots qu’elle prononce, je comprends qu’il s’agit de la « maman » du spectacle. Elle n’a pas de micro et comme je suis un peu dur d’oreille je ne saisis pas la moitié de son texte. L’autre moitié je la comprends bien car elle s’exprime en hurlant son désespoir de mère incomprise. En sortant du spectacle je me dis que si toutes les femmes vivent leur maternité dans une telle souffrance, je peux enfin excuser ma propre mère de ne pas m’avoir élevé. Finalement je n’ai pas perdu mon temps grâce à cette psychanalyse express.

      Jérôme

       

      Le texte « Le Groenland » de Pauline Sales sert de point de départ à ce spectacle mêlant  théâtre et musique. Ne connaissant malheureusement pas la pièce de l’auteur, je ne peux pas apprécier le cheminement qui a été fait par Violeta Gal la comédienne, Lula Heldt la musicienne et Barbara Weldens la metteuse en scène. Ce n’est pas rédhibitoire car j’apprécie la proposition, le témoignage d’une femme qui livre là quelque chose de son intimité, de sa révolte par moments et d’autre fois de ses difficultés à être mère. Il y a de belles lumières, la musique est très intéressante et la dynamique du spectacle se tient. Je passe un moment agréable en leur compagnie.

      Josy

       

      Je n'ai pas vraiment apprécié la pièce et surtout pas compris. Il y a des moments marrants, mais peu dans l'ensemble.

      Eléa (12 ans)

       

      La lumière tamisée sur scène fait apparaître une femme, une mère nous dira-t-elle, et son binôme installée sur une balançoire, violoncelle entre les mains, passant du rôle de la petite fille, au gendarme, à la conscience parentale…

      « Les yeux de ta mère » nous transporte à travers les émotions maternelles entre amour, rejet, culpabilité, craintes, vécu… à dire tout haut ce que les mères peuvent vivre, porter pendant 9 mois puis tout au long d’une vie. L’identification émeut, l’autodérision fait rire et la magnifique voix de la chanteuse nous transporte dans nos pensées autant qu’avec la comédienne qui interprète son rôle avec justesse.

      Ludmila

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      16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 17:46

      Attention chef-d’œuvre !

      Compagnie L'idée du Nord
      Théâtre Artéphile
      Vu le samedi 14 Juillet à 19h40

       

      Texte : Denis Lachaud
      Mise en scène : Pierre Notte
      Avec : Benoit Giros
      Lumière : Eric Schoenzetter
      Costume : Sarah Leterrier


      Théâtre
      Durée : 1h10
      Première à Avignon

       

      Je termine ma petite semaine avignonnaise en allant voir une dernière pièce jouée au Théâtre Arthéphile. J’aime finir en beauté, emporter dans mes bagages les impressions et les affects que m’ont laissé un ultime spectacle que j’espère évidemment réussi.

      Avec « Magie Lente », mon désir est comblé.

       

      C’est dans la plus grande des simplicités que nous sommes accueillis par le comédien Benoit Giros. Il ne semble pas en jeu, c’est toute sa force. Il est là, simplement, et prend la parole. J’oublie la scène, j’oublie les conventions du théâtre, j’ai devant moi quelqu’un qui me raconte « un cas psy » ; Mr Louvier, traité pour schizophrénie pendant 10 ans sans résultat et pour cause… Il n’est pas schizophrène.

       

      Le comédien est à la fois pyschiatre et patient, il passe d’un rôle à l’autre d’une manière imperceptible et redoutablement efficace. Le texte de Denis Lachaud expose le travail de la prise de conscience d’un être humain, un réveil obligatoirement lent pour être acceptable. C’est remarquablement bien écrit, réaliste quand aux résistances et aux progrès du patient, délicat et cru quand au thème développé.

       

      L’éveil de M. Louvier se fait au rythme des séances qui se terminent comme dans la vraie vie par un « On va s’arrêter là pour aujourd’hui » du psychiatre. Le comédien ponctue le tout par un changement d’éclairage qu’il déclenche à vue et un léger déplacement scénique. Cet espace-temps en suspension me permet de digérer les terribles réminiscences que le patient se révèle progressivement et nous donne simultanément à entendre. Je crois sentir dans le public une émotion qui s’amplifie au fur et à mesure du processus de travail thérapeutique du patient.

       

      Je sors de là secouée, silencieuse, émue. Je suis heureuse de ne pas avoir prévu d’aller voir un autre spectacle après ça. Au regard du sujet très délicat, il aurait été facile de se tromper, de tomber dans les ornières d’un pathos outrancier mais la compagnie L’idée du Nord nous offre ici un chef-d’œuvre d’une très grande délicatesse, équilibré dans l’excellence, tant par le brio du comédien que par une mise en scène épurée. Quand à l’écriture de Denis Lachaud, elle me fait penser à une phrase de Léonard de Vinci qui, je trouve, lui va très bien : « la simplicité est la sophistication suprême ».

       

      F.P.

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      16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 17:42

      Singulier et puissant !

       

       

      Frédéric Naud & Compagnie

      Théâtre Arthéphile

      Vu le jeudi 11 juillet dans le cadre du festival d'Avignon off à 14h30.

       

      Metteuse en scène : Marie-Charlotte Biais

      Interprètes : Jeanne Videau, Frédéric Naud

      Créatrice lumière : Louna Guillot

      Musique : Chloé Lacan, Alice Noureux

       

      Théâtre

      Durée : 1h20

      Première à Avignon

       

      Intriguée par ce titre insolite, je cours au théâtre Artéphile pour y découvrir ce qui se cache derrière. « La méningite des poireaux », ce sont les mots utilisés par une patiente pour évoquer sa maladie mentale. Le ton est donné. 

      Sur scène, Jeanne Videau et Frédéric Naud déroulent l’histoire de François Tosquelles, pyschiatre (déconniâtre selon l’intéressé), dont la sagesse et la folie salvatrice ont permis de révolutionner la psychiatrie asilaire du 20e siècle.

       

      Seule une table jonchée de journaux en fouillis et d’un radio-cassette, habite l’espace scénique. Bienheureusement ai-je envie de dire, car la présence des comédiens, leurs jeux précis et l’intensité du texte remplissent largement la scène et nous tiennent en haleine.

      Je ne connais pas les interprètes, c’est donc avec des yeux tout neufs que je les découvre. Jeanne Videau joue magnifiquement bien la fragilité de la maladie et son regard presque comique par moment crée un décalage rassurant face à la teneur du propos. Cela fait un superbe contrepoint à la narration, dense et riche en informations, portée de manière très juste par Frédéric Naud.

       

      A eux d’eux, ils nous racontent François Tosquelles et la psychiatrie de l’époque, le cheminement de la vie de l’homme, ses intuitions, son humanisme, ses épreuves traversées, son exil d’Espagne et sa guerre de 39-45. Nous comprenons également que son regard si particulier sur la folie fut forcément influencé par son histoire familiale. Tout est lié et forcément nous suivons le fil rouge du sens dans ce texte savamment écrit.

       

      C’est bouleversant mais jamais plombant grâce notamment à des trouvailles de mise en scène bienvenues. Je ne sais pas si la musique adoucit les mœurs mais les morceaux interprétés par Jeanne Videau à l’accordéon nous permettent de respirer entre deux salves d’émotion.

      Il y a des moments de rire autour des découpages de papiers qui se font à vue.

      Il y a des moments de larmes quand nous apprenons que plus de 40 000 aliénés moururent de faim dans les hôpitaux pendant la guerre.

       

      Frédéric Naud nous entraîne ici dans un univers poétique qui oscille entre hyperréalisme et fantastique, un chassé-croisé qui me fait tourner la tête et basculer le cœur. En sortant du théâtre, je songe à ciel ouvert à ce qui s’est dit à la fin de la pièce : « Sans la reconnaissance humaine de la folie, c’est l’homme même qui disparaît ».

       

      F.P.

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      16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 17:42

      C’est reparti pour un tour de piste jubilatoire !

      ID Production et Didier Caron

      Théâtre du Chien qui fume

      Vu le vendredi 13 juillet à 22h30 dans le cadre du festival d’Avignon off

       

      Mise en scène : Emmanuel Touchard

      Interprètes : Yanowski, Fred Parker

      Public : Adultes
      Durée : 1h30
      Première à Avignon

      Je vais voir le Cirque des mirages un vendredi 13… ça porte bonheur ? Touchez ma bosse monseigneur ! Un fer à cheval vite ! Croisez les doigts ! Ils jouent aujourd’hui leur nouveau spectacle : « Délusion Club » ça me stresse un peu. La réputation de ce duo unique en son genre n’est plus à faire, succès après succès, le tandem a marqué son époque et fait référence en matière de chansons expressionnistes. Justement, il me semble qu’il y a toujours une vraie prise de risque artistique à tout rejouer dans un nouvel opus, particulièrement quand les premiers furent célébrés. C’est donc un peu tendue mais très heureuse d’être là que je m’installe dans un fauteuil cosy du théâtre du Chien qui fume.

       

      Dès les premières secondes, nous sommes plongés dans l’esthétisme de ce binôme hors norme. L’entrée magistrale de Yanowski qui, outre son impressionnante corpulence, joue merveilleusement bien de son visage et de ses regards, l’éclairage savamment distillé et les accords magiques de Parker, c’est l’atmosphère « Cirque des mirages », la glauque « touch » qui s’impose immédiatement.

       

      Les premiers mots de l’interprète sont pour supplier le public de s’enfuir au plus vite… tant qu’il est encore temps. La salle éclate de rire. Voilà. La magie opère, c’est sans douleur rassurez-vous et avec grand bonheur que se déroulent devant nous, des fresques sonores et poétiques dignes des grands peintres du début du 20e siècle. Même si, pour mon plus grand bonheur, l’accompagnement et la facture des textes sont très classiques, l’angle des thèmes traités est toujours original. Certains passages comme celui de l'eau du bénitier ou encore les divinations de Parker font d’ores et déjà partie de mon anthologie personnelle du Cirque des mirages. Je trouve le tout merveilleusement bien réalisé et brillamment interprété.

       

      Par ailleurs, je les remercie de nous faire cadeau d’un titre de spectacle aussi énigmatique. A l’heure où les règles de l’efficacité poussent à communiquer explicitement, les deux artistes se payent le luxe d’utiliser un mot peu usité : « délusion » et nous offrent ainsi un espace de libre interprétation. Pour moi, « Délusion Club » pourrait être un cercle de gens (cercle fermé comme il se doit) qui se jouent de leurs erreurs de perception.

       

      Sous le prisme d’un onirisme jubilatoirement fantasque, le Cirque des mirages nous distille des bouts de ce monde dans ce qu’il a de plus terrible et cruel. Cela me le rend bien plus supportable ainsi. Je sors du théâtre avec l’envie rarissime de retourner les voir le lendemain afin de reprendre une goulée de fausse frayeur, de vraie gaieté et d’illusions révélatrices.

       

      F.P.

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      15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 16:06
      Journal d'un fou
      Journal d'un fou

      Vu le 8 juillet au Magasin théâtre à 11h
      Du 6 au 29 juillet

      Texte de Nicolas Gogol
      Interprétation d'Antoine Robinet

      Spectacle tout public
      Durée : 1 h

      MAGNIFIQUE!!

      Interprétation du texte de Nicolaï Gogol par cet acteur sublime Antoine Robinet. Nous sommes tout de suite portés dans cette ambiance, il nous lâche pas Antoine et on ne le lâche pas non plus!!

      Que d'émotion, un décor, simple sans fioritures et suffisant, un texte, une locution parfaite, envoûtante, une dynamique... du pur théâtre comme j'aime!

      J'ai eu souvent le frisson... et ce n'est pas la clim... On entre dans son monde, et quel monde!! Peuplé de moines aux crânes rasés, d'inquisiteurs, de chiens qui correspondent par courrier. Le monde n'a pas de place pour les fous, les décalés... on les enferme et on les tue depuis toujours... mais au fond qui est fou? Lui ou nous?

      J'ai adoré cette pièce, je la conseille vivement.

      Laurence Malabat

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      15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 15:16
      Dr Jekyll et M. Hyde
      Dr Jekyll et M. Hyde

      Une production de La Ronce Compagnie
      Lieu : Théâtre des Italiens
      Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon, du 6 au 29 juillet, relâches les 11, 18, et 25 juillet.
      Vu le jeudi 12 juillet 

      Distribution et Mise en scène : Antonio Nunes Da Silva, Dominique Versavel
      D'après l'oeuvre de Robert Louis Stevenson

      Heure de début : 17h30 (1h)
      Genre : Théâtre 
      Public : Adulte

       

      Nous étions installées dans une salle climatisée, confortable avec une scène très profonde.

      Sur scène un seul homme…

      Connaissant bien le livre nous étions très curieuses de la découpe des dialogues et du roman en général qu’avait choisi le comédien ; nous fûmes très agréablement surprises par celle-ci. Aucun élément important de l’histoire n’a été omis et l’enchaînement des extraits était très naturel.

      Pour représenter les personnages, le comédien utilisait des jeux très différents, des accents et une prononciation qui changeaient selon l’interlocuteur. Il utilisait aussi plusieurs robes de chambre (une rouge sang pour Jekyll qui représente le feu du dandy et une blanche pour le docteur Lanyon qui représente la science). 
      Pour représenter les intérieurs et extérieurs il a eu l’idée de placer des portes à l’image de chacun des personnages, qu’il bougeait pour signifier un changement de lieu et d’interlocuteur. 

      A chaque personnage était attribuée une couleur par les objets présents sur scène mais aussi par les projecteurs et les bandes-son préenregistrées. 

      Très satisfaites de notre redécouverte de l’oeuvre nous avons été tout de même gênées par le bruit de la climatisation qui cassait les silences haletants et pleins de suspense…
       
      Gabriette

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