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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
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On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 10:17

 

Compagnie L’insoumise

L’Adresse Théâtre à 18h40

Vu le mercredi 11 juillet dans le cadre du festival off

 

Metteuse en scène : Barbara Weldens

Interprète : Violeta Gal-Rodriguez

Auteur/compositrice/interprète : Lula Heldt

 

Genre : Théâtre musical
Durée : 45 min
Public : à partir de 16 ans

 

En arrivant je découvre une jolie cour arborée au milieu de laquelle une sympathique guinguette s’est installée. L’atmosphère paisible qui y règne m’invite à savourer un moment de calme hors de l’animation torride de la ville. Nous sommes conviés à rentrer dans la salle qui est plongée dans une semi-obscurité mais où je devine une présence mystérieuse sur la scène. Le spectacle commence. Un projecteur s’allume et révèle le personnage mystère : une violoncelliste assise sur une balançoire. Elle joue de son instrument avec dextérité. Elle se met à chanter dans un micro avec un certain talent mais un étrange écho qui prolonge ses paroles, accentue l’aspect dramatique et sombre de son interprétation. Une femme fait son apparition de l’autre côté de la scène. Dès les premiers mots qu’elle prononce, je comprends qu’il s’agit de la « maman » du spectacle. Elle n’a pas de micro et comme je suis un peu dur d’oreille je ne saisis pas la moitié de son texte. L’autre moitié je la comprends bien car elle s’exprime en hurlant son désespoir de mère incomprise. En sortant du spectacle je me dis que si toutes les femmes vivent leur maternité dans une telle souffrance, je peux enfin excuser ma propre mère de ne pas m’avoir élevé. Finalement je n’ai pas perdu mon temps grâce à cette psychanalyse express.

Jérôme

 

Le texte « Le Groenland » de Pauline Sales sert de point de départ à ce spectacle mêlant  théâtre et musique. Ne connaissant malheureusement pas la pièce de l’auteur, je ne peux pas apprécier le cheminement qui a été fait par Violeta Gal la comédienne, Lula Heldt la musicienne et Barbara Weldens la metteuse en scène. Ce n’est pas rédhibitoire car j’apprécie la proposition, le témoignage d’une femme qui livre là quelque chose de son intimité, de sa révolte par moments et d’autre fois de ses difficultés à être mère. Il y a de belles lumières, la musique est très intéressante et la dynamique du spectacle se tient. Je passe un moment agréable en leur compagnie.

Josy

 

Je n'ai pas vraiment apprécié la pièce et surtout pas compris. Il y a des moments marrants, mais peu dans l'ensemble.

Eléa (12 ans)

 

La lumière tamisée sur scène fait apparaître une femme, une mère nous dira-t-elle, et son binôme installée sur une balançoire, violoncelle entre les mains, passant du rôle de la petite fille, au gendarme, à la conscience parentale…

« Les yeux de ta mère » nous transporte à travers les émotions maternelles entre amour, rejet, culpabilité, craintes, vécu… à dire tout haut ce que les mères peuvent vivre, porter pendant 9 mois puis tout au long d’une vie. L’identification émeut, l’autodérision fait rire et la magnifique voix de la chanteuse nous transporte dans nos pensées autant qu’avec la comédienne qui interprète son rôle avec justesse.

Ludmila

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 17:46

Attention chef-d’œuvre !

Compagnie L'idée du Nord
Théâtre Artéphile
Vu le samedi 14 Juillet à 19h40

 

Texte : Denis Lachaud
Mise en scène : Pierre Notte
Avec : Benoit Giros
Lumière : Eric Schoenzetter
Costume : Sarah Leterrier


Théâtre
Durée : 1h10
Première à Avignon

 

Je termine ma petite semaine avignonnaise en allant voir une dernière pièce jouée au Théâtre Arthéphile. J’aime finir en beauté, emporter dans mes bagages les impressions et les affects que m’ont laissé un ultime spectacle que j’espère évidemment réussi.

Avec « Magie Lente », mon désir est comblé.

 

C’est dans la plus grande des simplicités que nous sommes accueillis par le comédien Benoit Giros. Il ne semble pas en jeu, c’est toute sa force. Il est là, simplement, et prend la parole. J’oublie la scène, j’oublie les conventions du théâtre, j’ai devant moi quelqu’un qui me raconte « un cas psy » ; Mr Louvier, traité pour schizophrénie pendant 10 ans sans résultat et pour cause… Il n’est pas schizophrène.

 

Le comédien est à la fois pyschiatre et patient, il passe d’un rôle à l’autre d’une manière imperceptible et redoutablement efficace. Le texte de Denis Lachaud expose le travail de la prise de conscience d’un être humain, un réveil obligatoirement lent pour être acceptable. C’est remarquablement bien écrit, réaliste quand aux résistances et aux progrès du patient, délicat et cru quand au thème développé.

 

L’éveil de M. Louvier se fait au rythme des séances qui se terminent comme dans la vraie vie par un « On va s’arrêter là pour aujourd’hui » du psychiatre. Le comédien ponctue le tout par un changement d’éclairage qu’il déclenche à vue et un léger déplacement scénique. Cet espace-temps en suspension me permet de digérer les terribles réminiscences que le patient se révèle progressivement et nous donne simultanément à entendre. Je crois sentir dans le public une émotion qui s’amplifie au fur et à mesure du processus de travail thérapeutique du patient.

 

Je sors de là secouée, silencieuse, émue. Je suis heureuse de ne pas avoir prévu d’aller voir un autre spectacle après ça. Au regard du sujet très délicat, il aurait été facile de se tromper, de tomber dans les ornières d’un pathos outrancier mais la compagnie L’idée du Nord nous offre ici un chef-d’œuvre d’une très grande délicatesse, équilibré dans l’excellence, tant par le brio du comédien que par une mise en scène épurée. Quand à l’écriture de Denis Lachaud, elle me fait penser à une phrase de Léonard de Vinci qui, je trouve, lui va très bien : « la simplicité est la sophistication suprême ».

 

F.P.

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 17:42

Singulier et puissant !

 

 

Frédéric Naud & Compagnie

Théâtre Arthéphile

Vu le jeudi 11 juillet dans le cadre du festival d'Avignon off à 14h30.

 

Metteuse en scène : Marie-Charlotte Biais

Interprètes : Jeanne Videau, Frédéric Naud

Créatrice lumière : Louna Guillot

Musique : Chloé Lacan, Alice Noureux

 

Théâtre

Durée : 1h20

Première à Avignon

 

Intriguée par ce titre insolite, je cours au théâtre Artéphile pour y découvrir ce qui se cache derrière. « La méningite des poireaux », ce sont les mots utilisés par une patiente pour évoquer sa maladie mentale. Le ton est donné. 

Sur scène, Jeanne Videau et Frédéric Naud déroulent l’histoire de François Tosquelles, pyschiatre (déconniâtre selon l’intéressé), dont la sagesse et la folie salvatrice ont permis de révolutionner la psychiatrie asilaire du 20e siècle.

 

Seule une table jonchée de journaux en fouillis et d’un radio-cassette, habite l’espace scénique. Bienheureusement ai-je envie de dire, car la présence des comédiens, leurs jeux précis et l’intensité du texte remplissent largement la scène et nous tiennent en haleine.

Je ne connais pas les interprètes, c’est donc avec des yeux tout neufs que je les découvre. Jeanne Videau joue magnifiquement bien la fragilité de la maladie et son regard presque comique par moment crée un décalage rassurant face à la teneur du propos. Cela fait un superbe contrepoint à la narration, dense et riche en informations, portée de manière très juste par Frédéric Naud.

 

A eux d’eux, ils nous racontent François Tosquelles et la psychiatrie de l’époque, le cheminement de la vie de l’homme, ses intuitions, son humanisme, ses épreuves traversées, son exil d’Espagne et sa guerre de 39-45. Nous comprenons également que son regard si particulier sur la folie fut forcément influencé par son histoire familiale. Tout est lié et forcément nous suivons le fil rouge du sens dans ce texte savamment écrit.

 

C’est bouleversant mais jamais plombant grâce notamment à des trouvailles de mise en scène bienvenues. Je ne sais pas si la musique adoucit les mœurs mais les morceaux interprétés par Jeanne Videau à l’accordéon nous permettent de respirer entre deux salves d’émotion.

Il y a des moments de rire autour des découpages de papiers qui se font à vue.

Il y a des moments de larmes quand nous apprenons que plus de 40 000 aliénés moururent de faim dans les hôpitaux pendant la guerre.

 

Frédéric Naud nous entraîne ici dans un univers poétique qui oscille entre hyperréalisme et fantastique, un chassé-croisé qui me fait tourner la tête et basculer le cœur. En sortant du théâtre, je songe à ciel ouvert à ce qui s’est dit à la fin de la pièce : « Sans la reconnaissance humaine de la folie, c’est l’homme même qui disparaît ».

 

F.P.

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 17:42

C’est reparti pour un tour de piste jubilatoire !

ID Production et Didier Caron

Théâtre du Chien qui fume

Vu le vendredi 13 juillet à 22h30 dans le cadre du festival d’Avignon off

 

Mise en scène : Emmanuel Touchard

Interprètes : Yanowski, Fred Parker

Public : Adultes
Durée : 1h30
Première à Avignon

Je vais voir le Cirque des mirages un vendredi 13… ça porte bonheur ? Touchez ma bosse monseigneur ! Un fer à cheval vite ! Croisez les doigts ! Ils jouent aujourd’hui leur nouveau spectacle : « Délusion Club » ça me stresse un peu. La réputation de ce duo unique en son genre n’est plus à faire, succès après succès, le tandem a marqué son époque et fait référence en matière de chansons expressionnistes. Justement, il me semble qu’il y a toujours une vraie prise de risque artistique à tout rejouer dans un nouvel opus, particulièrement quand les premiers furent célébrés. C’est donc un peu tendue mais très heureuse d’être là que je m’installe dans un fauteuil cosy du théâtre du Chien qui fume.

 

Dès les premières secondes, nous sommes plongés dans l’esthétisme de ce binôme hors norme. L’entrée magistrale de Yanowski qui, outre son impressionnante corpulence, joue merveilleusement bien de son visage et de ses regards, l’éclairage savamment distillé et les accords magiques de Parker, c’est l’atmosphère « Cirque des mirages », la glauque « touch » qui s’impose immédiatement.

 

Les premiers mots de l’interprète sont pour supplier le public de s’enfuir au plus vite… tant qu’il est encore temps. La salle éclate de rire. Voilà. La magie opère, c’est sans douleur rassurez-vous et avec grand bonheur que se déroulent devant nous, des fresques sonores et poétiques dignes des grands peintres du début du 20e siècle. Même si, pour mon plus grand bonheur, l’accompagnement et la facture des textes sont très classiques, l’angle des thèmes traités est toujours original. Certains passages comme celui de l'eau du bénitier ou encore les divinations de Parker font d’ores et déjà partie de mon anthologie personnelle du Cirque des mirages. Je trouve le tout merveilleusement bien réalisé et brillamment interprété.

 

Par ailleurs, je les remercie de nous faire cadeau d’un titre de spectacle aussi énigmatique. A l’heure où les règles de l’efficacité poussent à communiquer explicitement, les deux artistes se payent le luxe d’utiliser un mot peu usité : « délusion » et nous offrent ainsi un espace de libre interprétation. Pour moi, « Délusion Club » pourrait être un cercle de gens (cercle fermé comme il se doit) qui se jouent de leurs erreurs de perception.

 

Sous le prisme d’un onirisme jubilatoirement fantasque, le Cirque des mirages nous distille des bouts de ce monde dans ce qu’il a de plus terrible et cruel. Cela me le rend bien plus supportable ainsi. Je sors du théâtre avec l’envie rarissime de retourner les voir le lendemain afin de reprendre une goulée de fausse frayeur, de vraie gaieté et d’illusions révélatrices.

 

F.P.

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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 16:06
Journal d'un fou
Journal d'un fou

Vu le 8 juillet au Magasin théâtre à 11h
Du 6 au 29 juillet

Texte de Nicolas Gogol
Interprétation d'Antoine Robinet

Spectacle tout public
Durée : 1 h

MAGNIFIQUE!!

Interprétation du texte de Nicolaï Gogol par cet acteur sublime Antoine Robinet. Nous sommes tout de suite portés dans cette ambiance, il nous lâche pas Antoine et on ne le lâche pas non plus!!

Que d'émotion, un décor, simple sans fioritures et suffisant, un texte, une locution parfaite, envoûtante, une dynamique... du pur théâtre comme j'aime!

J'ai eu souvent le frisson... et ce n'est pas la clim... On entre dans son monde, et quel monde!! Peuplé de moines aux crânes rasés, d'inquisiteurs, de chiens qui correspondent par courrier. Le monde n'a pas de place pour les fous, les décalés... on les enferme et on les tue depuis toujours... mais au fond qui est fou? Lui ou nous?

J'ai adoré cette pièce, je la conseille vivement.

Laurence Malabat

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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 15:16
Dr Jekyll et M. Hyde
Dr Jekyll et M. Hyde

Une production de La Ronce Compagnie
Lieu : Théâtre des Italiens
Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon, du 6 au 29 juillet, relâches les 11, 18, et 25 juillet.
Vu le jeudi 12 juillet 

Distribution et Mise en scène : Antonio Nunes Da Silva, Dominique Versavel
D'après l'oeuvre de Robert Louis Stevenson

Heure de début : 17h30 (1h)
Genre : Théâtre 
Public : Adulte

 

Nous étions installées dans une salle climatisée, confortable avec une scène très profonde.

Sur scène un seul homme…

Connaissant bien le livre nous étions très curieuses de la découpe des dialogues et du roman en général qu’avait choisi le comédien ; nous fûmes très agréablement surprises par celle-ci. Aucun élément important de l’histoire n’a été omis et l’enchaînement des extraits était très naturel.

Pour représenter les personnages, le comédien utilisait des jeux très différents, des accents et une prononciation qui changeaient selon l’interlocuteur. Il utilisait aussi plusieurs robes de chambre (une rouge sang pour Jekyll qui représente le feu du dandy et une blanche pour le docteur Lanyon qui représente la science). 
Pour représenter les intérieurs et extérieurs il a eu l’idée de placer des portes à l’image de chacun des personnages, qu’il bougeait pour signifier un changement de lieu et d’interlocuteur. 

A chaque personnage était attribuée une couleur par les objets présents sur scène mais aussi par les projecteurs et les bandes-son préenregistrées. 

Très satisfaites de notre redécouverte de l’oeuvre nous avons été tout de même gênées par le bruit de la climatisation qui cassait les silences haletants et pleins de suspense…
 
Gabriette

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 17:36
Dieu habite Düsseldorf
Dieu habite Düsseldorf

Une production de la Compagnie Théâtre Java

Lieu : Petit Louvre

Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 6 au 29 juillet, relâche les 11, 18, 26 juillet.

Vu le 12 juillet 2018

 

Distribution et Mise en scène : Renaud Danner, Éric Verdun

Une pièce de Sébastien Thiéry

 

Heure de début : 22h (1h10)

Genre : Théâtre 

Public : Adultes

 

La première impression que nous avons du spectacle, lorsque nous rentrons dans la salle, est le décor assez minimaliste : la scène est entièrement blanche et nos deux comédiens disposent de rideaux également blancs qu'ils déplacent pour créer les différents décors selon les différentes scènes. Cela crée une ambiance un peu futuriste, pourtant contrastée avec les costumes qui suggèreraient plutôt les années 70. Un choix de décor déjà intéressant.

 

Ce spectacle ne présente pas qu'une seule histoire mais bien plusieurs scènes, ou "dialogues", dans lesquelles évoluent deux personnages : Monsieur 1 et Monsieur 2. Dans presque toutes les scènes il y a une relation de supériorité entre les deux personnages ; le docteur et le patient, le conseiller et le client, etc. Et dans chaque dialogue, nous sentons chez l'un des personnages un étrange sentiment de solitude ou d'isolement de la société. Cette pièce est une critique de cette société dans laquelle nous vivons, qui regroupe les gens par critères et les séparent des autres ou qui défavorise les rapports humains pour favoriser les nouvelles technologies par exemple. Nous avons trouvé vraiment intéressant d'aborder ces sujets dans un spectacle comme ça, et de créer des personnages qui représentent cette société.

 

Nous ne savons pas si l'humour utilisé dans cette pièce est un choix des comédiens (qui sont aussi metteurs en scène) ou un choix de l'auteur (Sébastien Thiéry) ; ils nous font rire en nous touchant, en mettant en scène des personnages qui vivent des expériences assez émouvantes pour un regard extérieur mais dont la solitude et l'incompréhension de notre monde nous font rire. C'est un exercice très difficile mais qu'ils ont réussi dans ce spectacle avec brio.

 

Au final, ce spectacle nous offre un mélange d'émotions tout en nous mobilisant sur des sujets importants ; c'est un divertissement intelligent qui nous fait réfléchir tout en nous faisant rire et pleurer. Cette pièce mérite très largement trois étoiles, et une recommandation de notre part !

 

Gabriette

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 12:31
Le déni d'Anna
Le déni d'Anna

Spectacle de la cie Siparka, vu le 7 juillet, Avignon OFF 2018 à 17h15 au théâtre de l’entrepôt.

Création théatre Lucernaire Paris 2017

Durée : 1h40

Ecrit et mis en scène par Isabelle Jeanbrau
Avec : Thomas Durand, (acteur remplaçant), Mathias Guallarano, Cécile Magnet, Sandra Parra et Daniel Jea (guitare), France Cartigny et/ou Emilie Rambaud (batterie)

Genre : Tragi-comédie
Public : Adultes
Durée : 1h40

Le thème du spectacle, le déni, est abordé sous tous ses aspects lors de cette représentation. Tout d’abord nous sommes accueillis dans un petit patio où l’on peut se poser à l’ombre, boire un verre, au calme, en attendant l’ouverture des portes, ce qui est fort agréable, d’échapper l’espace d’un instant au tumulte avignonnais festivalesque.

Une fois rafraichis, nous sommes conviés à entrer dans la salle. J’ai adoré les 3 tableaux du départ : une famille heureuse, une famille bouleversée, une famille triste, mis en scène par un effet de lumière rappelant un flash photo. Cela donne immédiatement la tonalité du spectacle. Les décors sont simples et modulables, ils se suffisent à eux-mêmes, pas besoin de plus. Ici les personnages évitent sans cesse la réalité !  Déni de la mort d'un être aimé, déni de son enfant qui grandit...

Dans cette famille, on n’a pas le droit d’avoir mal, d’exprimer sa douleur, alors on compose on ne parle pas. On se remplit d’autre chose pour éviter de parler ou d’avoir mal, la nourriture a une part essentielle.

Il faut savoir que le comédien principal Benjamin Egner n’a pas pu assurer la représentation, à la veille du festival, l’acteur remplaçant a dû jouer texte en main et on ne peut que saluer sa prestation. Pour cela, et pour la première avec ce nouvel acteur, le théâtre a donc offert les places au public. Cette pièce est profonde, émouvante, sensible, l'ambiance est poignante, les deux musiciens amènent un autre dialogue avec une mélodie en parfaite harmonie, la musique est devenu un personnage, un personnage de mort…. Malgré quelques longueurs dues peut-être à cette réadaptation au pied levé, j'ai reçu une vive émotion en plein cœur et mes yeux ont souvent piqué.

Je n’ai malheureusement pas pu voir la fin de cette représentation, ni dans son interprétation originale, donc sans être dans le déni, je vous propose de vous faire votre idée par vous-même.

Laurence Malabat

La compagnie nous informe que le spectacle a été annulé à Avignon après cette couturière.

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 12:20
Les Frères Brothers
Les Frères Brothers

De la Compagnie Les Frères Brothers
Dans le cadre du Festival OFF d’Avignon, du 6 au 29 juillet, relâche les 17 et 28 juillet.
Heure de début : 21h05 (1h10)
Genre : Concert
Distribution : Jean Christophe Charnay, Vincent Charnay, Mathieu Ben Hassen, Manu Martin
Vu le 11.07.2018

La salle dans laquelle nous étions était spacieuse et climatisée ; ce n’est pas une très bonne idée le soir à 21h. Les sièges étaient confortables, la scène avait des dimensions correctes et nous avions tous une bonne visibilité.

Les quatre artistes avaient des voix avec des tessitures assez larges, elles étaient équilibrées ; ils avaient de la technique et chantaient très juste. Les mélodies principales étaient très plaisantes et les harmonies qui les accompagnaient étaient recherchées. Au niveau musical, c’était impeccable.

A l’aide des jeux de lumière, d’accessoires qui leur servaient de costumes, ils ont su installer une ambiance pour chaque chanson.

Pourtant chaque chanson avait des paroles très crues qui contrastaient avec l’atmosphère précédemment mise en place. En effet, nous avons été surprises par les thèmes abordés dans les chansons qui semblaient ne pas convenir à tous les âges (contrairement au public présent dans la salle). Par exemple nous avons entendu des clowns souriants chanter l’histoire d’un de leur confrère qui avait, par jalousie, assassiné tout un cirque en le brûlant et s’était pendu par la suite.

Leur humour, en revanche, convenait à tous les âges et ils interprétaient une ribambelle de personnages très différents les uns les autres (et de toutes générations).

Ils font vraiment participer leur public, nous donnant l’impression de ne pas être simplement spectateurs. A la fin du spectacle, ils engagent facilement la discussion autour de leur représentation. Par conséquent, nous leur attribuons trois étoiles.

Juliette et Gabrielle

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 22:13
On n’est pas des chiens
On n’est pas des chiens

Un spectacle de complexe Production (69)

Vu le 8 juillet 2018 à 14h45, au Clash Théâtre dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 6 au 28 juillet, relâche les 16 et 23 juillet.


Avec : Jean-Rémi Chaize

Diffusion ! Gregory Gardon 05 12 99 44 89 production@complexedurire.com

Genre : Humour
Public: Adulte
Durée :

Comment doit-on rire à Jean-Rémi Chaize ? Du troisième degré, on a le rire décalé.

Joli théâtre, moins intimiste, plus… CGR ! On est bien assis, au frais, confortable, on est reçu par des vigiles très sérieux… tiens cela me pose question : y a-t-il plus de probabilité de subir une attaque terroriste au théâtre Pandora qu’au théâtre de l’Observatoire ??!!! Bref c’est joli, petits fours et accueil VIP. Pour ma part le strapontin de l’Atypik théâtre me convenait aussi bien.

Lumière sur Rémi, attablé, on ne met pas deux minutes à se rendre compte qu’il est en fait une vielle grand-mère acariâtre, et ce malgré sa barbe. Pas besoin pour Rémi de se travestir pour incarner ses personnages ou d’exagérer la caricature, ils deviennent réels en un quart de seconde, son jeu, son élocution est impeccable.

J’ai pleuré de rire en voyant cette mère menaçant son enfant de l’immoler par le feu avant de l’enterrer vivante si elle n’avoue pas qu’elle a mangé un bonbon, cet animateur qui présente sa vie scato comme un journal télévisé, cette grand-mère cynique, ce guide conférencier trilingue mais pour le même mot…

On sent qu’il tire son inspiration de la société, des vrais gens, de la vie, bon il exagère un peu certes, mais au fond…pas vraiment.

Ce mec a un vrai talent ! Talent de nous faire rire et de nous déranger en même temps.

Pur moment de plaisir. Courrez le voir je vous le conseille. Avec un peu de poudre de perlimpinpin, vous ne verrez plus jamais la Joconde de la même façon !

Laurence Malabat

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