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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
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Pas mal...
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On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 23:09
touneboule.com

touneboule.com

Les enfants, c'est moi

Un spectacle de la «Cie Tourneboulé» (59) vu au Théâtre Paris-Villette le 1 décembre 2020.

 

 

Mise en scène et écriture : Marie Levavasseur

Comédiens : Amélie Roman et Tim Fromont Placenti

Musique : Tim Fromont Placenti

Marionnette et objets : Julien Aillet

Genre : théâtre d’objets, marionnettes et clown

Public : Jeune public (à partir de 8 ans)

Durée : 1H

 

 

Depuis que mes filles sont grandes, je ne vois plus qu’exceptionnellement du théâtre jeune public. Mais par les temps qui courent, tout est bon à prendre ; en l’occurrence, « les enfants, c’est moi ». Plaisir inouï de retourner au théâtre mais le spectacle ne m’a pas convaincu.

Le théâtre Paris-Villette, établissement public de la Ville de Paris, se spécialise de plus en plus dans le jeune public, à entendre au sens large. Il vient de faire peau neuve et cette restauration n’était pas pour rien dans cette générale, exceptionnelle à plus d’un titres : l’émotion d’être tout simplement là et faire partie de la vingtaine de privilégiés (sur une jauge de 200 places) nous ont rappelé, s’il en était besoin, l’importance vitale du spectacle vivant.

« Les enfants, c’est moi » raconte l’histoire d’une femme-enfant qui devient mère et qui découvre les joies et les affres de la maternité. Le personnage principal, des plus fantasques, est un clown à la voix qui oscille entre voix d’enfant et voix de sorcière.  Il évolue dans un univers de marionnettes et de théâtre d’objets très baroque. A cours, le pupitre musical (clavier, guitare, petites percussions, chant) de Tim Froment-Placenti. A jardin, de beaux arbres modulables en fer forgé. En avant scène, tout un peuple de poupées  et d’objets miniatures qui vont servir au jeu et à la définition de différents espaces scéniques. En fond de scène, trois allemandes et  un autel champêtre et suspendu, dédié à la Vierge, mère de toutes les mères. Des cintres tomberont aussi maints accessoires car notre jeune maman n’est pas encore sortie de la pensée magique.

La manipulation des objets et des marionnettes à tige, les changements de voix, les gobos, le jeu en général sont agréables à regarder. Il y a de très jolies images comme ce landau qui, tel un automate, se déplace seul, s’illumine de l’intérieur et fait entendre une comptine revisitée. Les clins d’œil au répertoire du conte sont légion. Et malheureusement, c’est là que le bât blesse.

A qui ce conte contemporain est-il destiné? Je ne suis pas sûre que les problématiques de la maternité palpitent  les plus jeunes ? Leur montrer que les parents ont des limites, qu’ils sont parfois débordés au point de ne rêver qu’à un pot entre potes me semble tout à fait salutaire. Mais de là à faire de cette mère immature et « qui se sent nulle » une mère qui abandonne me semble infliger une insécurité psychologique inutile aux enfants. Bien sûr, Du « Petit Poucet » à « Hansel à Gretel », ce ne sont pas les histoires d’abandon qui manquent dans les contes. Sauf que le contexte historique était différent. Sauf que n’est pas qui veut les frères Grimm ou Andersen ! Que les enfants aient des ressources à toute épreuve, certes, mais contrairement à ce qui est chanté, ils ne sortent jamais indemnes des « familles en vrac ». Alors, ce conte s’adresserait-il aux adultes? En ce cas, on serait en droit de demander autre chose qu’une voix  pseudo enfantine et une autre musique que des chansons à la Henri Dès.

 

« Les enfants, c’est moi » est un spectacle agréable visuellement. Mais son propos est d’autant plus ambigu que le synopsis n’annonce benoîtement qu’un « conte initiatique aussi drôle que grinçant pour réfléchir ensemble à la relation qui nous lie, parents et enfants ».

 

Catherine Wolff

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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 17:30
RaConte & Moi
RaConte & Moi

Spectacle de la compagnie Hors Logerie (12) vu au Festival « Les petites formes d'Automne »de Montfavet  le 4 octobre 2020.

 

Texte : Hayma Pauline et Hebrard Nicolas

Mise en scène : Hayma Pauline et Hebrard Nicolas

Interprétation : Hayma Pauline et Hebrard Nicolas

Genre : Entre-sort artistique sous yourte autour du conte illustré

Public : Jeune public et tout public

Durée : 15 min et en accès libre

 

En entrant, je suis surprise de voir comment la compagnie a su transformer cette salle (en raison de la fraîcheur, le spectacle se joue en intérieur) sans identité avec autant de couleurs, de chaleur et de convivialité. Un véritable cocon  où l'on peut feuilleter des ouvrages partout en attendant que le spectacle des deux artistes aux tenues colorées et vintages commence. Voilà, ça débute, en musique, avec instruments mais aussi avec des objets dont les sons nous surprennent. Tous les spectateurs sont captivés. Puis arrive une douce voix féminine qui me donne envie de méditer voire de fermer les yeux pour écouter ce conte. Une musique qui m'embarque, peut-être même un peu trop car il me faut revenir sur l'entre-sort pour écouter attentivement le conte choisi.

Et ce conte c'est « Voyage(s) », illustré par l'artiste elle-même. Un conte aux dessins qui me font eux-mêmes voyager mais surtout un conte autour de tous les aspects du voyages: voyager dans sa tête, voyager autour du monde, voyager en rêvant mais aussi le voyage choisi ou subi. Une véritable déclinaison de définitions du voyage que nous abordons musicalement et tendrement avec nos enfants.

Un entre-sort qui m'ouvre une parenthèse matinale artistique et me donne envie de reparler rapidement de la notion de voyage avec ma fille. Elle repartira donc avec le livre de l'artiste.

En tant que parent, je suis admirative de ce travail artistique qui trouve le juste équilibre d'une proposition pour les parents comme pour les enfants. Et dans le spectacle jeune public, je sais que ça n'est pas évident.

L'accès libre à cet espace ajoute une dimension participative, collective dans laquelle je me retrouve totalement.

Merci pour ce chaleureux moment.

 

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 19:27
Le vilain petit canard
Le vilain petit canard

Spectacle  de la compagnie Kronope (84) vu à la Fabrik Théâtre le 16 octobre 2020.

 

Auteur : collectif Kronope

 Mise en scène : Guy Simon

Comédiens : Loïc Beauché,  Anaïs Richetta, Clotilde Durupt

 Genre : Théâtre

Public : Tout public à partir de 6 ans

Durée : 1h

 

A la Fabrik Théâtre, l’accueil se fait toujours côté cour. Petits et grands attendent impatiemment d’être placés, crise sanitaire oblige ….

Le spectacle commence dans une cour d’école. Une petite fille et un petit garçon, un nouveau. Il n’a pas de copains encore. Il se trouve laid. Elle aussi le trouve moche. Et elle ne se gène pas pour le lui dire, l’embêter et le rabaisser ….

L’histoire du vilain petit canard est celle d’une cane qui couve trois œufs dont l’un est très différent et d’où va sortir un caneton lui aussi très différent. Rejeté de tous, moqué, tapé, il est contraint de partir loin de sa famille. Ceux dont il croise le chemin ne l’acceptent pas non plus. Il rencontre le rejet, des dangers, la mort, le froid de l’hiver. Un jour de printemps cependant, il regarde son reflet dans l’eau et découvre qu’il est devenu un magnifique cygne, tellement beau que tout le monde va l’admirer.

La mise en scène est – comme dans toutes les pièces du Kronope – virevoltante, décalée, rythmée à en perdre le souffle. Trois acteurs jouent un nombre infini de rôles ; les personnages sur scène se succèdent et ne se ressemblent pas. Les enchaînements sont parfaits et surprenants. Lumière, sons et mise en scène sont en harmonie totale.

L’histoire se déroule dans une superposition d’ambiances, de plans scéniques, d’univers. On voyage de la cour d’école à un conte du siècle dernier, en passant pas la mare aux canards  et par d’autres mondes totalement imaginaires. Un intermède en rap rythme ces passages.

Avec des éléments de décor très simples, les acteurs créent des lieux tout particuliers. Ainsi, on nage dans l’eau avec le vilain petit canard, alors qu’il n’y a aucune eau sur scène. Des tissus vont servir à créer un univers glacial avant de se transformer en magnifiques ailes de cygne.

Les détails sont succulents : le chat qui fait des étincelles, le chien qui se perd sur scène, les pattes palmées des canards, l’œuf que pond la poule sous nos yeux, la danse aux éventails. Un grand bravo pour les costumes, qui sont tous plus beaux et ingénieux les uns que les autres.

 

Ce conte de Hans Christian Andersen est autobiographique et nous amène à faire des parallèles avec nos propres histoires, nos rencontres avec la nature humaine, quelque soit notre âge.

L’histoire – et son interprétation – nous parle de la différence, qui initialement handicapante, devient finalement  un atout. Elle nous parle de l’acceptation de soi, de l’acceptation par les autres.

Qu’est-ce que les enfants vont en retenir ? La différence et les comportements cruels qu’elle provoque ? La possibilité de devenir soi-même, de s’aimer et d’être aimé par les autres ?

Quoi qu’il en soit, les jeunes spectateurs ont été captivés, même les moins de 6 ans, et ce tout au long de la pièce. La troupe nous a tous embarqués dès les premières minutes.

A consommer sans modération de 6 à 106 ans!

 

 

Maren Scapol

 

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 01:16
Christophe Raynaud de Lage

Christophe Raynaud de Lage

L'Amour Vainqueur

Un spectacle produit par le Festival d'Avignon (84) et vu à la Fabrica le 29 novembre 2019.


Texte, mise en scène et musique Olivier Py
Comédien.ne.s : Clémentine Bourgoin, Pierre Lebon, Flannan Obé, Antoni Sykopoulos
Scénographie, costumes : Pierre-André Weitz
Lumière : Bertrand Killy
Genre : Théâtre, Opérette
Public : Jeune public, tous publics à partir de 9 ans
Durée : 1H20

 
Je suis un peu dubitatif en entrant dans la salle : j'attends d'un spectacle jeune public qu'il me fasse retomber en enfance, ou du moins qu'il permette plusieurs niveaux de lecture. Double pari tenu pour « l'Amour Vainqueur » : les rues résonneront longtemps de chansons et de débats après 1H20 de bonheur des yeux et des oreilles.

L'opérette se situe à la croisée du conte, de l'opéra et de la célébration ; il y a donc une histoire (le Prince et la Princesse veulent se retrouver mais la guerre fait obstacle à leur idylle), rehaussée de chansons (et Olivier Py possède un indéniable sens du rythme et de l'harmonie) qui mènent à la célébration de la victoire de l'amour. La force de la musique nous entraîne dans le sillage du festival et permet à la légèreté de s'affranchir de la naïveté en s'enrichissant sans cesse de puissance ; le grotesque joue des coudes avec le sublime et fraie un chemin au rire. En fond de scène un mur de lumières - l'une d'elle est rouge.
Histoire Drôle : personnages toujours extériorisés.

Pourquoi une seule diode rouge ? Pourquoi la guerre est-elle bénéfique à l'économie tandis que la politique hait le théâtre, qui lui-même surpasse la vie ? Pourquoi le Général abandonne-t-il sans combattre face à l'amour du Prince, alors même qu'il a tous les pouvoirs ? On voit que s'il y a fête ce n'est jamais aux dépens de la réflexion. La pièce fonctionne ainsi comme une grande métaphore rigoureusement conceptuelle - le Général incarne le Politique, la Princesse l'Amour et le Théâtre... - et ces concepts portent leur valeur. L'amour est déjà vainqueur. L'amour est vainqueur par nature, puisqu'il est du côté des gentils - et vice-versa. Le méchant aussi est méchant (et donc perdant) par nature. Comme si Olivier Py transportait son système habituel de pensée dans cette pièce - avec encore moins d'incarnation réaliste - pour former un théâtre presque idéologique. Le metteur en scène a déjà tout pensé à notre place, interrogations et réponses aux interrogations. C'est dangereux ? Trop facile et possible uniquement en rêve ? Après tout, ce n'est qu'une pièce pour enfants.

« Pour les enfants et les gens intelligents » précise Olivier Py, puisque les enfants « ne posent que de grandes questions » et que l'intelligence est toujours réconciliée avec sa dérision. Aux grandes questions répondent les grands aphorismes et les grands aphorismes savent qu'ils sont au théâtre. C'est bien la source du comique de la pièce : un décalage permanent entre l'évidence du ton et la complexité du propos, entre la lourde réalité de la guerre vécue par les personnages et la frivolité du jeu du théâtre. La Princesse est la gentille parce que c'est son rôle et parce qu'elle n'est qu'un rôle, de même que c'est le rôle de l'amour d'être vainqueur. De là vient sa pureté : elle n'est qu'amour, elle est sa parfaite incarnation (Clémentine Bourgoin est une merveilleuse actrice). Si cette pièce est magique et exaltante, c'est qu'elle propose un espace rêvé dans lequel les choses arrivent pour le mieux, où la pureté est possible et où le possible fait obéir le réel à l'espoir.

« L'Amour Vainqueur » est une merveilleuse parabole que l'ironie protège de l'idéologie ; il nous offre un théâtre pour apprendre à faire du possible un avenir. Allez-y les yeux fermés, Olivier Py s'occupe de vos sourires.


Mathieu Flamens


Lien vers la chronique plurielle et populaire rédigée autour du spectacle avec les enfants de l'école Massillargues :
http://vivantmag.over-blog.com/2019/12/l-amour-vainqueur.html


 

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 17:04
Déboires
Déboires

Spectacle de la Compagnie La Volubile (07), vu le 15 février 2020 à 11h45 à l’Espace Robert Hossein de Grans dans le cadre du Festival Les Elancées.

 

 

Conception, écriture et jeu : Adrien Perez

Musique et bruitages : Tristan Castella

Interprétation musique et bruitages : Tristan Castella en alternance avec Fanny Vialle

Regards extérieurs : Karl-Heinz Lorenzen et Fanny Vialle

Genre : Clown, Mime

Public : tout public

Durée : 45 minutes

 

L’espace Robert Hossein est une salle de spectacle municipale très bien équipée. Sur scène : un bar en bois, une table de bistrot avec une chaise, un porte-manteau. Le barman joue de la guitare. Arrive un drôle d’énergumène. A cheval. Il descend devant la scène dans le public et donne les rênes de son cheval à un spectateur pour le tenir. Le cheval rue. Il commence à le brosser. Mais qu’est-ce qu’il est grand ou … plutôt long ! On ne le voit pas ce cheval, mais on l’imagine si bien.

Puis seul à la terrasse du bar, il commande à boire et à manger. Toujours en mime, il va user de tous les accessoires pour nous raconter des histoires muettes et danser avec le porte-manteau pour finalement repartir à cheval.

Ce spectacle musical, visuel et sonore sans aucune parole est sublime et très drôle. Adrien Père fait preuve d'une capacité d'interprétation et d'expression corporelle qui ne laisse personne indifférent. Les bruitages se font à vue par Tristan Castella, musicien touche-à-tout génial. A consommer sans modération.

 

Maren Scapol

 

 

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 16:58
Monsieur O
Monsieur O

Spectacle produit par la Compagnie Volubile (07) vu le 15 février 2020 à 11h à l’Espace Robert Hossein de Grans dans le cadre du Festival Les Elancées.

 

Auteur : Sylvain Julien

Mise en scène : Fleur Sulmont

Comédien : Sylvain Julien

Genre : Clown

Public : tout public à partir de 5 ans

Durée : 30 minutes

 

Le spectacle se déroule sur le parvis de la salle. Les enfants s’assoient par terre, les adultes sur des bancs ou restent debout.

Monsieur O entre en scène, tout de bleu vêtu. Des cerceaux rouges sont posés au fond.

Monsieur O parle aux enfants, les traite comme des compagnons, interagit avec eux. Les numéros s’enchaînent : danse, expression corporelle, performances, humour, poésie, un peu de magie, interaction avec le public, dérision, … et l’ensemble tout en délicatesse.

Malgré la mauvaise visibilité liée au lieu, tous - petits et grands - sont captés. Les enfants réagissent beaucoup. On rit. Nous avons passé un bon moment. Comme dit Monsieur O :

  • « ça ne sert à rien, ça fait juste du bien ! ».

Clin d’œil du lieu : le spectacle se déroule sous les insignes de la République qui font joliment écho aux couleurs du spectacle.

 

Maren Scapol

 

 

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 22:29
"l'oeil de la maison des journalistes"

"l'oeil de la maison des journalistes"

Crocodiles

Un spectacle produit par la compagnie Barbès 35 (89) et vu au nouveau théâtre de Montreuil  le 11 février 2020.

 

 

Texte : Fabio Géda

Mise en scène : Cendre Chassanne, Carole Guittat

Comédien : Rémi Fortin

Genre : Théâtre

Public : tout public à partir de 9 ans

Durée : 55 minutes

 

Que de nouveautés pour moi avec « Crocodiles » : les retrouvailles avec le théâtre jeune public que je n’avais pas fréquenté depuis que mes filles en avaient passé l’âge ; la découverte de la jolie annexe du Nouveau Théâtre de Montreuil ; une représentation en matinée ce qui n’est guère dans mes habitudes. Que ne ferait-on pour l’Adadiff ! De fait, « Crocodiles » en valaient vraiment la peine !

 

« Crocodiles » raconte l’histoire authentique d’Einat, jeune migrant isolé par la force de son statut d’afghan de l’ethnie Hazara et menacé à ce titre d’être réduit en esclavage par les Talibans et les Pachtounes. A 10 ans, sa mère le fait passer clandestinement au Pakistan puis le laisse accomplir le terrible périple qui nous est compté et qui le mènera en Italie auprès d’une famille d’accueil.

Sans occulter la dureté de la réalité, les mots sont accessibles et à hauteur d’enfant. Les crocodiles qui donnent le titre au spectacle sont précisément ceux qu’un jeune compagnon d’infortune d’Einat appréhende de rencontrer lors de la Grande traversée. Et la poésie s’immisce dans le regard toujours émerveillé de l’enfant malgré et contre la survie.

La mise en scène, par son économie de moyens, respecte à merveille ces qualités. Le comédien évolue dans une travée centrale qu’encadrent deux volées de gradins disposées en frontal. Au-dessus de chacun, un écran permet de voir les noms des pays traversés, d’Est en Ouest, telle une carte. Ils sont aussi le support de projection d’images de paysages ou de scènes de rue captées aux 4 coins du monde. Pour compléter le dispositif, il y a également deux petits praticables comme autant de petits promontoires pour voir où l’on est et une couverture de survie dont je tairais l’usage mais qui est du plus bel effet.

Le comédien, Rémi Fortin, par son aspect juvénile et gracile campe un jeune Einat des plus crédibles. Son phrasé est tantôt doux et imagé, tantôt fiévreux et inquiet.

 

« Crocodiles » est un superbe spectacle, engagé, pédagogique, poétique et théâtral. Personnellement, je souhaiterais pouvoir le montrer à mes élèves de 4°qui étudient, en géo, les migrations.

Catherine Wolff

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 19:28
Le Petit Prince
Le Petit Prince

Spectacle produit par le Théâtre du Kronope (84), vu le 29 janvier 2020 au Théâtre municipal de Salon de Provence.

 

Mise en scène : Guy Simon

Avec : Loïc Beauché et Anaïs Richetta.

Genre : Théâtre

Public : tout public à partir de 6 ans

Durée : 1h

 

Le Théâtre Armand est un magnifique théâtre à l’italienne. Cet après-midi, la salle est remplie d’enfants pour une représentation du « Petit Prince » mis en scène et joué par le Théâtre du Kronope, compagnie avignonnaise connue pour son univers baroque et l’utilisation de masques.

Cette nouvelle création est un défi. Le texte magnifique de St Exupéry est si connu, a été tellement joué qu’il peut sembler difficile d’en faire un moment exceptionnel. Défi totalement réussi !

La mise en scène est ingénieuse et astucieuse. Au premier plan, l’aviateur nous raconte l’histoire. Derrière lui, séparé par un écran en tulle et des jeux de lumières, l’univers plus onirique dans lequel évoluent le Petit Prince et les personnages qu’il rencontre au gré de son voyage.

Nous sommes embarqués dans l’histoire et partons pour un voyage agrémenté d’accessoires : le bureau-avion modulable, la machine à écrire (qui provoque le questionnement des enfants : mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?), un ballon blanc volant représentant les planètes, la rose-marionnette qui parle ….

Tout le savoir-faire de la compagnie est adapté et mis au service de l’univers du Petit Prince. Deux acteurs interprètent tous les rôles avec une immense sensibilité, servis par leur capacité d’expression corporelle, vocale et gestuelle.

A la fin de la représentation, les acteurs viennent répondre avec beaucoup d’humour aux questions des enfants.

 

En partant, les phrases-cultes et le rire du Petit Prince résonnent encore longtemps dans nos oreilles. Bravo !

 

 

 

 

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 21:15
Très grande caravane pour tout petits

Très grande caravane pour tout petits

Plume

Spectacle de la Compagnie Les Rustines de l’Ange (Drôme 26) vu le 22 décembre 2019 à 16h30 dans le cadre de « Noëls insolites », le festival de rue de Carpentras.

 

Mise en scène : Anne-Laure Gros, Séverine Bruniau

Genre : "Caravane-théâtre", Marionnette, Théâtre, Chant, Musique

Public : 1-5 ans

Durée : 25min

 

Une petite chronique pour un grand moment qui laissera un petit mystère aux plus grands.

 

Un espace intimiste, familial où au début j’ai eu le doute, à savoir si moi aussi en tant que parent, je passerais un bon moment.

Et quelle belle surprise !

Entre musique, poésie, humour et tendresse, les deux comédiennes nous proposent une parenthèse enchantée avec une intelligence aussi grande que leur « caravane pour tout petit ».

Du visuel, du sensoriel, du son, … tout est bien pensé avec une grande finesse artistique et poétique.

Un visage surpris, étonné, émerveillé, attendri et souriant qui se dessine sur ma petite puce de 16 mois seulement. Et ces expressions, je les observe aussi dans le reste du jeune public présent.

 

Bravo pour le travail de la compagnie car il n’est pas évident de proposer des spectacles au format adapté et captivant tant pour les enfants que pour leurs parents.

 

Je vous conseille de découvrir ce spectacle avec vos loustiques et de vous laisser aller dans ce doux univers artistique.

 

Après le spectacle, nous discutons avec l’une des comédiennes et nous apprenons qu’elles réfléchissent à leur tournée dans un esprit écologique. Ainsi, la compagnie privilégie le territoire du sud/est qui est le sien et/ou organise ses dates de tournée par période selon le territoire afin d’éviter des allers-retours sur l’année. Un bel exemple éco-artistique !

 

Merci et belle route à cette caravane enchantée !


Une autre chronique existe ici pour ce spectacle.

 

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 16:05

 

Démarche : Chronique plurielle et populaire avec les enfants de l’école Massillargues d’Avignon dans le cadre du Périscolaire. Nous avons 7 séances avec les enfants pour les sensibiliser au théâtre et surtout à l’écriture de chroniques autour de leur ressentis. Chaque Jeudi après midi, nous nous retrouvons à un groupe de 17 (16 enfants et moi-même). Nous avons 1h15 d’atelier. Alors nous faisons des petits exercices d’échauffement, des ateliers d’improvisations autour du déplacement, de la création de personnages... Mais nous gardons en tête que nous sommes présents pour écrire une chronique autour du spectacle d’opérette d’Olivier Py, L’amour Vainqueur, joué à plusieurs reprises en cette fin d’année pour les enfants scolarisés sur Avignon et ses alentours.

Pour cela, nous avons proposé aux jeunes de créer une grille de lecture. A partir de leurs connaissances sur ce que représente un spectacle pour eux, ils en ont dégagés 5 grandes thématiques : la mise en scène, l’histoire, les personnages, le décor, et les émotions. Ensuite par petits groupes, qu’ils ont créés eux-mêmes, par affinité et par choix de la thématique, ils ont développé des sous chapitres afin de guider leurs camarades lors de l’écriture de la chronique. Ils savaient donc lors de la représentation de cette opérette sur quoi ils devaient se concentrer. Un exercice pas simple car pour l’ensemble des enfants, c’était une grande première que d’aller voir une opérette.

Un spectacle produit par Le Festival d’Avignon (84) et vu le 21 novembre 2019 à la FabricA d’Avignon.

 

Texte, mise en scène et musique : Olivier Py
Scénographie : Pierre-André Weitz
Lumière : Bertrand Killy

Arrangements musicaux : Antoni Sykopoulos
Construction décor : Ateliers du Festival d'Avignon
Confection costumes : Ateliers de l'Opéra de Limoges

Interprètes : Clémentine Bourgoin, Pierre Lebon, Flannan Obé, Antoni Sykopoulos

Genre : Opérette

Public : Tout public, à partir de 9 ans

Durée : 1H

 

Chronique écrite collectivement par Bilal, Noam, Rayane, Romain, Adam, Théo, Amjad, Ilyana, Ilyès, Leila, Lina, Sara, Ambre, Rawda, Kamelia et Djibril.

 

Quelques mots sont ressortis à la fin du spectacle et après une semaine sans s’être revus avant d’écrire en détail la chronique : Injustice, tristesse, dégoût, peur, amour, rigolo, joie, surprise, historique, harmonie, négatif, drôle.

 

Comme écrit en introduction de la démarche pédagogique, les enfants âgés de 9 à 10 ans se sont réunis par groupes de trois, afin de travailler plus précisément sur une thématique choisie. Voici ce qu’il ressort de leurs réflexions. A savoir que dès que le groupe avait terminé d’exposer son retour sur sa thématique, le reste du groupe a pu intervenir pour compléter les propos ou les modifier, ce qui a permis de beaux échanges sur l’histoire.

 

Le groupe sur le décor : très joli décor avec des fonds peints sur des grands draps tendus. Beaucoup de lumières. Beaucoup de projecteurs. Des instruments : un piano, un violoncelle, une grosse caisse, un accordéon. Des effets spéciaux avec de la fumée qui sortait de scène ; il y avait une trappe pour l’arrivée et le départ de comédiens sur scène. Il y avait un technicien machiniste pour aider et accompagner les comédiens et les changements de décor. Il était habillé tout en noir avec des gants pour qu’on ne le voie pas. Mais on voyait son visage.

Le groupe sur les personnages : il y a 5 personnages : le général, la princesse, le prince, la fille à la vaisselle et le jardinier. Tous maquillés en blanc pour pouvoir changer d’expressions et de personnages plus rapidement.

Le groupe sur l’histoire : c’est l’histoire d’une princesse qui est dans son jardin et voit un homme chanté, un prince. Après être tombée amoureuse, le prince, tombé amoureux également, a du partir à la guerre. Le père de la princesse décide, lui, de la marier avec un autre, ce qu’elle refusera. Elle finira dans une tour emprisonnée par son père. A sa sortie, tout le monde pense qu’elle est morte. Le prince, lui, a reçu une bombe et s’est retrouvé défiguré. De plus il est pris de honte de ne pas avoir pu aider son peuple pendant la guerre. Le général en profite pour le manipuler pour qu’il ne garde pas sa place. Finalement, il est prévu de marier la fille de vaisselle avec le prince mais elle tombe amoureuse du jardinier. Une autre femme va être déguisée pour remplacer la fille à la vaisselle afin d’être mariée au prince, ce sera la princesse...

Le groupe sur la mise en scène : les personnages chantaient, jouaient de la musique et jouaient la comédie. Beaucoup de déplacements, beaucoup de chants.

Le groupe sur les émotions : on a trouvé l’histoire difficile car les chansons n’étaient pas simples à comprendre, et il y en avait beaucoup même si elles étaient courtes. Il y avait beaucoup de tristesse, de joie d’amour et de colère.

Le groupe finira par dire que c’était un spectacle dans lequel nous passions par beaucoup d’émotions différentes.

 

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