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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 12:44
Fort bien très loin
Facebook Fort bien très loin la comédie musicale

Facebook Fort bien très loin la comédie musicale

Spectacle de la Cie un Tournesol sur Jupiter (31), vu le 20 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, Archipel Théâtre 15h45.

Avec : Anna Ramade, Sonial Kiang, Olivier Maraval

Genre : Comédie musicale
Public : Tout public à partir de 4 ans
Durée : 1h30

Il était une fois, dans le royaume de Fort Bien Très Loin, le méchant (et tout petit) roi Jean le Maléfique, qui voulait éradiquer les héros de tous les autres contes pour régner sur tous les royaumes…
On va dire que jusque-là, tout va bien…

Le décor est réduit à sa plus simple expression, il n’y a sur scène qu’un rideau/écran qui partage l’espace en deux dans la profondeur (côté jardin), sur lequel sont projetés images et décors. C’est d’abord un Petit Poucet qui apparaît semant ses petits cailloux (devenus d’énormes galets) pour pouvoir retrouver son chemin. Cailloux bientôt récupérés par une caricature d’estivant (short, chemise à fleurs, chapeau) à la barbe grise, portant des baskets à semelles illuminées, qui s’avère être un Merlin l’Enchanteur quelque peu paumé.

Jean le Maléfique incarné par Olivier Maraval, qui se déplace à genoux (n’oublions pas que Jean le Maléfique est fort petit…), est affublé de grandes oreilles (de faune ?), porte un costume noir et argent, sur lequel sont accrochées deux "jambes", et sur la tête une sorte de tiare gonflée. Il convenait probablement de ridiculiser le personnage à souhait pour le rendre très antipathique…

Afin de contrecarrer les plans de Jean le Maléfique, d’autres personnages vont se joindre à Merlin et Poucet : Alice qui a perdu le Pays des Merveilles, le lapin blanc qui est devenu une prof d’anglais (!!), un Capitaine Croche Pied qui rêve d’aller à Broadway, tout seul sur le bateau du Capitaine Crochet. Enfin, comme il s’agit d’une comédie musicale, les personnages s’expriment assez souvent en chansons, et leurs déplacements sont chorégraphiés.   

Prétendre qu’on n’a pas voulu faire dans la simplicité, qu’on a créé un conte moderne, inventé une histoire, créé des personnages (deux tout au plus), écrit et mis en musique des chansons, et qualifier de comédie musicale le spectacle présenté, est quelque peu présomptueux. Tout cela ne suffit pas à faire un bon spectacle, tout au plus un divertissement (juste) acceptable. La salle était comble me direz-vous ? Mais ce n’est pas parce que la salle est pleine que le spectacle est bon… Simplement, le titre a dû en interpeller quelques-uns, qui comme moi ont inévitablement pensé à Schrek. Ce qui n’a pas empêché certains enfants de s’endormir, comme un petit garçon assis devant moi…

Ajouté à cela, un photographe qui n’a cessé de prendre des photos (clic, clic, clic...), pendant toute la durée du spectacle, et ce juste à côté de moi… Très énervant !
Du coup, ce fut surtout Fort décevant et fort long… 

Cathy de Toledo

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 16:23
La boîte à musique ensorcelée

Spectacle de Ofam Productions (25), vu le 19 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, Collège de la Salle 15h45 tous les jours sauf le mercredi.

Avec : Clotilde Moulin et Théo Lanatrix

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 5 ans 
Durée : 45 min

Le début est prometteur… Barbara, enfermée dans sa boîte à musique qui ne tourne plus, sous bonne garde d’un dragon qui ronfle sous le plancher (et ce pendant la plus grande partie du spectacle…), chante en s’accompagnant à la harpe. Pas pour longtemps, car voilà que le sorcier qui l’a faite prisonnière s’en prend également à son instrument qui ne produit plus que le bruit du tonnerre. L’apparition du sorcier encagoulé, affublé d’un masque au grand nez, n’a évidemment pas laissé le (très) jeune public sans réaction…

Heureusement, Victor un magicien amoureux de Barbara vient à sa rescousse. Mais c’est un mauvais élève de l’école des magiciens, mal noté (3 crapauds, la pire note). Inutile de dire qu’il va avoir besoin d’aide, et ce n’est pas peu dire. C’est le prétexte à une overdose d’interactivité. Tout le public assis en rond autour de la boîte à musique doit se lever et se tenir par la main, et prononcer des paroles incantatoires afin de réduire les barreaux de la cage… Puis un petit garçon doit récupérer l’énorme clé dans l’antre du dragon pour relancer la boîte à musique, plusieurs enfants sont mobilisés pour agiter des clochettes et enfin faire s’évanouir le charme qui ensorcelle la harpe. Enfin, après disparition du sorcier, tout est rentré dans l’ordre, le dragon est devenu sympa avec Barbara et Victor qui sont amoureux et se marient ! 

Et voilà comment on fabrique une animation, qui se termine certes par un goûter, sans grand intérêt. Dommage, le décor est joli, l’idée de base bien que peu recherchée, aurait pu être mieux développée, et surtout, la harpe est fort peu utilisée, alors qu’il eut été intéressant de faire découvrir aux grands et aux petits cet instrument méconnu.

Cathy de Toledo

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 19:33
Petit de Clowns
Site compagnie

Site compagnie

Spectacle de la Cie les Matapeste (79), vu le 18 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, Les Lucioles, 10h40,  tous les jours sauf le lundi.

Ecriture et interprétation : Francis Lebarbier, Cécile Hostein ou Anaïs Renaudie

Genre : Spectacle de clowns
Public : Tout public à  partir de 3 ans

Durée : 40 min

Nous entrons dans la chambre d’Angèle et Charles, endormis dans leur grand lit, et qui continuent à dormir bien longtemps encore après l’installation des spectateurs.
Angèle se réveille enfin, et découvre que son ventre a énormément grossi pendant son sommeil. Elle attend un bébé ! Toute à sa joie, elle réveille Charles qui, lui, est loin d’être enthousiaste et souhaite surtout continuer à dormir.

Toute excitée, elle communique avec son bébé qui émet des sons auxquels elle répond.
Sans qu’on sache très bien si elle rêve, bien qu’on puisse le penser, apparaissent alors successivement plusieurs personnages. Un jardinier qui s’emploie à "cultiver" le ventre d’Angèle, avec toute une installation bien étrange. Une fée qui apporte des cadeaux au bébé à venir, mais qui finalement tente de voler son ventre à Angèle !
Puis apparaît Zébulon, avec une tenue moulante vraiment pas du meilleur effet, qui va plonger dans le ventre de la maman pour aller dénouer le cordon ombilical dont le nœud prive le bébé d’oxygène… Et enfin une vieille accoucheuse, en robe de chambre peu ragoûtante, qui vient aider à la délivrance… Charles se réveille enfin, et Angèle lui confie le bébé clown avec son petit nez rouge, pour profiter d’un sommeil réparateur après toutes ces épreuves.

Ce que l’on retient  de cette histoire, c’est un papa qui pour le moins, n’assume pas son rôle protecteur auprès de son épouse qui attend leur enfant… Même si l’explication en est que, angoissé par cette future paternité, il se réfugie dans le sommeil.
Finalement la maman se débrouille toute seule avec ses angoisses, et trouve de la ressource auprès d’individus réels ou imaginaires, dont j’ai trouvé les accoutrements plutôt grotesques que clownesques.

Deux moments intéressants cependant, la descente de Zébulon dans le ventre d’Angèle matérialisée en vidéo et ombre sur l’écran en fond de scène, et l’accouchement sous un immense drap bleu nuit qui traîne tout de même un peu en longueur… Et un joli décor, un grand lit qui occupe l’espace scénique, qu’Angèle et Charles ne quittent pas, ou presque…, pendant tout le spectacle.

Bref un accouchement long et laborieux de 40 minutes. Dommage, tous les ingrédients sont là pour faire un bon spectacle… Mais il s’agit d’une création 2017 à laquelle il faut laisser le temps de la maturation.

Cathy de Toledo

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 18:15
La Gadoue
La Gadoue

Spectacle de la Compagnie Caracol (34), vu le 20/07/2017, Avignon OFF, à 10h40 à l’ESPACE ALYA, du 7 au 30 juillet - Relâches : 12, 19, 26 juillet (1ère à Avignon).

 

Ecriture et interprétation : Alicia Le Breton
Mise en scène : Philippe Chanuel

 

Genre : Théâtre gestuel et sensoriel 
Public : 1 an – 5 ans
Durée : 30 min

 

"La Gadoue" est un spectacle gestuel et visuel tout jeune public, tout doux, tout chou qui ravit les sensations des tout-petits, et qui rappelle aux grands de rester à distance.

 

Ici pas la peine d’expliquer en douce à vos pataugeurs-euses en herbe que : "ça tu vois, c’est de la bouuue", que "ça tu vois, c’est de l’eau mon bonhomme" ; ici, pas besoin des "Oooh", de "Aaah" des parents, superflus, inutiles. (C’est fou le nombre de parents qui pensent que leurs enfants sont débiles !).

Alicia Le Breton maîtrise parfaitement la sensibilité et le langage des enfants (de 1 à 5 ans) et sait tout à fait comment leur conter des histoires subtiles et artistiques, et comment leur faire découvrir la vie poétique et naturelle qui les entoure.

 

Ici, la comédienne met de l’eau dans la terre sèche, mélange, creuse, joue, se salit et on en rit, fouille, explore et s’amuse, tout en douceur, en compagnie de petits personnages de la vie : rassurez les parents, les (faux) vers, les (fausses) taupes. Et puis on finit par mettre soi-même la main à la pâte. Alicia Le Breton propose aux enfants (et aux parents) de venir dessiner eux aussi à la fin du spectacle.

On aimerait, pour sûr, enfiler des bottes en caoutchouc et être encore bien plus sale, dans une piscine de boue par exemple ?, pour patauger avec la comédienne, éclabousser soi-même et les autres, mais les contingences techniques l’empêcheraient peut-être me direz-vous.

 

Un spectacle à programmer, tous les jours, du mois de septembre au mois d’août.

(Possibilité d'atelier sur la terre en lien avec le spectacle).

 

Danielle Krupa / www.allez-zou.fr

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 14:32
Le voyage de Paquita

Spectacle de la Compagnie Air D'ailleurs (38), vu le 24 juillet 2017 à 10h, Festival Avignon OFF 2017, du 7 au 30 juillet, au théâtre de l'Atelier Florentin.

 

Auteur et metteur en scène: Eric Latil

Interprétation: Dora Caicedo

 

Genre: Spectacle musical

Public: Jeunes enfants

Durée: 45 min

 

J'observe le décor, comme à chaque entrée en salle ; une petite table basse, une jolie boîte, une autre petite table, une guitare, beaucoup de rouge, de couleurs vives. Retentit alors une chanson brésilienne (ça c’est elle qui nous le précisera), la comédienne/conteuse fait son entrée en mélodie. Un joli accent d’Amérique du Sud dessinera cette histoire.

Native de Colombie, la conteuse fait voyager les enfants autour de plusieurs pays d’Amérique latine et à travers de nombreux personnages (poupée, animaux...).

 

Les nombreuses chansons accompagnées de la guitare nous permettent de passer d’un pays à un autre bien qu’à mon sens la mélodie de certaines chansons était assez répétitive.

J’ai remarqué que les voix de certains personnages n’étaient pas assez distinctes les unes des autres pour se repérer dans les dialogues. Des hésitations régulières dans le texte m’ont fait sortir du spectacle à plusieurs reprises.

L’interaction proposée avec le public et notamment les enfants pourrait, selon moi, être encore plus présente dans ce type de spectacle musical.

Bien que très intéressée par le sujet abordé, "la planète, l’environnement, l’écologie", je ne serai pas réellement conquise tout au long du spectacle.

 

Cependant, le thème est abordé de manière ludique et accessible pour les jeunes enfants avec une belle énergie et un joli décor très coloré. En effet, les différents personnages et les éléments de la nature (rivière, cordillères des Andes...) ressortent pleins de vie et pleins de couleurs au fur et à mesure de l’histoire. Les enfants que je pouvais voir à proximité me semblaient très captivés par ce voyage musical, culturel et environnemental.

 

Valérie Desbrosse

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 08:15
J’ai trop peur
J’ai trop peur

Spectacle de la compagnie du Kaïros (Paris), vu le 14/07/2017, AVIGNON OFF 2017, à 10h15 à la MANUFACTURE, du 6 au 26 juillet - Relâches : 12, 19 juillet.

 

Texte et mise en scène : David Lescot
Avec : Suzanne Aubert, Camille Bernon, Lyn Thibault, Marion Verstraeten (en alternance)

 

Genre : Théâtre jeune public
Public : A partir de 7 ans
Durée : 0h50

 

Parmi les spectacles "jeune public", il y a les clowns moisis qui gonflent des ballons, les chansonniers ringards vantant les prouesses des petits lapins roses, et puis il y a David Lescot.


Au vu de son nouveau spectacle, "J'ai trop peur", proposé à la Manufacture (où l’on trouve le meilleur du Off à mon goût), nul doute qu'il est préférable d'amener nos têtes blondes affronter l'expérience de celui-là plutôt que l'abêtissement de ceux-ci. Ne serait-ce que pour se confronter réellement à des émotions qu'ils connaissent, à des peurs qu'ils éprouvent, à des joies qu'ils ressentent.
Rien de grave pourtant ici : le spectacle traite de la terreur qu'éprouve un petit garçon devant son entrée en sixième à la fin de l'été. Mais c'est pourtant d'une de ces peurs réelles, prenantes, obsessionnelles que David Lescot traite ici, dans un texte magnifique de justesse, de pudeur et d'humour. Le temps des vacances, notre héros va peu à peu traverser mille émotions, depuis le refus net jusqu'à l'acceptation, depuis le cauchemar jusqu'à la joie, apprendre à grandir en quelque sorte.

 

Le dispositif est simple : trois jeunes comédiennes exceptionnelles (eh oui !), un dispositif simple et astucieux qui permet de varier les niveaux de plateaux, et un texte, superbement réaliste.

Les comédiennes jouent visiblement en alternance, mais la distribution que j'ai vue est absolument parfaite : entre le héros, partagé entre ironie et peur, sa petite sœur, délicieuse écervelée à couettes, et le "grand de la troisième" déjà affranchi des codes du collège, petit marlou crâneur, les filles sont au-delà de l'éloge, dynamisant par l'humour un texte pétillant, inventif, parfois doucement émouvant.

Pour tout le reste, tout ce qui "fait théâtre", Lescot fait confiance à l'imagination : besoin d'un feu d'artifice ? Une simple pantomime, quelques bruits de bouche, et on y est… Besoin d'évoquer une plage déserte ? Une petite lumière qui change, un cri de mouette, et c'est parti... Ce que parvient à faire l'auteur, ici, et c'est le plus miraculeux, c'est à toucher réellement du doigt l'enfance, ses mots, son univers, sa psyché.

 

Le spectacle plaira aussi bien à vos enfants, qu'ils soient en CM2 ou déjà passés de l'autre côté, que vous-même, qui devriez y retrouver une sorte de monde perdu, tourmenté et coloré, joyeux et inquiétant. L'intelligence de chaque élément, texte, actrices, mise en scène, scénographie, devrait ravir de toute façon tout spectateur qui se défend.
Pour moi, ça ne m'a donné qu'une envie : retourner en sixième.

A voir, revoir, et à programmer absolument.

 

Danielle Krupa / www.allez-zou.fr

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 18:54
Nuit blanche
Site compagie HKC

Site compagie HKC

Spectacle de la Compagnie HKC (75), vu le 11 juillet 2017, AVIGNON OFF 2017, théâtre Girasole, 15h40 sauf le  lundi.

Texte : Anne Rehbinder
Avec : Antoine Colnot, Anne Jeanvoine
Musique live : Olivier Slabiak

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 7 ans

Durée : 50 min

En cette première journée au Festival d’Avignon, il fallait bien faire des choix. Séduite par le teaser du spectacle et l’annonce de la prestation musicale assurée en direct  par le compositeur, Olivier Slabiak, je me suis décidée pour "Nuit blanche" au théâtre Girasole.

Les deux comédiens tantôt racontent, tantôt incarnent les personnages. Colombe et Arthur, deux enfants, qui ne dorment pas, qui vivent une nuit rien que pour eux, une nuit blanche… Ils se posent des questions sur tout, sur les adultes et leurs comportements, parfois incohérents ou incompréhensibles, et bien souvent énervants ! Ils s’inventent des histoires, se racontent leur jardin secret. Ils se chamaillent, un peu, puis se réconcilient bien vite… 

Le décor est beau, agrémenté en fond de scène d’un écran qui reçoit quelques images ou vidéos, ou un halo bleuté évoquant la lumière de la nuit qui vient éclairer la scène. Une lumière blanche souligne les pieds de micros, dessine de petits nuages stylisés, taches vives qui éclatent dans la nuit. Le plateau est couvert de copeaux (?), plumes, avec lesquels les enfants jouent.
e musicien, haut perché sur une sorte de cage transparente, petit coin secret pour les enfants, refuge en cas de dispute, joue tantôt en sourdine pendant tout le spectacle, tantôt en accompagnement des intermèdes chantés par les deux comédiens. Comme pour la lumière, quelques notes plus "rock" viennent réveiller la nuit…

Le travail fourni  est indéniable, les moyens techniques importants et maîtrisés. Mais  j’ai pourtant du mal à me laisser emporter par le spectacle, à être émue par ces enfants, trop parfaits peut-être, comme tout leur environnement, les éloignant un peu trop de la réalité.  Mais il est vrai qu’il n’y avait dans la salle que deux enfants lors de la représentation à laquelle j’ai assisté et, de ce fait, peu de réactions juvéniles qui auraient pu créer une dynamique…

Cathy de Toledo

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 09:05
Karabistouille

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de la Cie Chaotik (34), vu le 21 juillet 2015, 10h55, Théâtre des Corps Saints, Avignon festival Off.

De et par : Pierre Di Prima

Mise en scène : Olivier Labiche

Genre : Solo de magie burlesque, clown

Public : Jeune public à partir de 3 ans

Durée : 50 min

Création 2014

La salle (64 places) est presque comble. Un clown qui s'annonce magicien arrive sur scène avec cinq valises. Mystère : que contiennent-elles ? Bondissant de surprises en surprises, farfelu et touchant, le spectacle enchaîne les numéros de magie avec beaucoup de drôlerie. Ce clown sympathique, poétique et plein d'entrain, associe les enfants à ses fantaisies pour 50 minutes d'émerveillement et de rire.

Dès son entrée en scène P. Di Prima affiche le style burlesque et poétique du spectacle et, sur un rythme en apparence chaotique, m'entraîne dans le monde du cirque et de sa magie. Je découvre avec joie un personnage chaleureux et extravagant. Clown au nez rouge à qui la lumière et la musique jouent des tours, bavard alliant savoureusement l'italien et le français, tendre et gaffeur, amoureux de sa partenaire fleur, il émeut par son côté lunaire. Magicien malicieux et mystificateur, il joue la fausse naïveté, ménage ses effets avec un zeste de suspense, et émerveille les enfants. Agité ou placide, il use de son corps dans un jeu burlesque qui n'est jamais gratuit, avec de drôles d'ondulations ou d'étranges placements de jambes. Enjoué et toujours bienveillant, Di Prima associe constamment le public à son jeu. Les enfants participent avec enthousiasme et éclatent de rire. Les adultes se montrent séduits. Une réussite.

Très construit tout en générant une ambiance farfelue, "Karabistouille" recrée le climat d'un spectacle itinérant où l'artiste et ses bagages sèment rire et émerveillement partout où ils se posent. Le spectacle se déroule sous nos yeux, émaillé par la fantaisie du personnage. Les jeux d'éclairage, les bruitages, la musique, le bilinguisme fantasque de Di Prima et son costume évocateur mais simple, participent harmonieusement à la poésie et au comique de l'ensemble.

Spectacle très distrayant, de qualité, "Karabistouille" s'adresse sans détours aux enfants, à leurs capacités d'étonnement et à leur sens du comique. Toujours plein de finesse, il permet aussi aux adultes de passer un excellent moment. Adaptable à des lieux très divers, il peut être joué également en extérieur.

Catherine Polge

Autres spectacle de la Cie Chaotik commentés :

"Monsieur Paul"

"Peter Pan"

"Ubu Roi"

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:31
Little Red, le petit chaperon rouge à New-York

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de l'Atelier Florentin (84), vu le 19 Déc. 2015 à 10h30, au Théâtre du Carré Rondelet, Montpellier (34)

Création : Dorothée Leveau et Anthony Alborghetti

Mise en scène : Salvatore Caltabiano

Jeu : Dorothée Leveau et Anthony Alborghetti

Genre : Théâtre musical

Public : Enfants 6-12 ans

Durée : 50 min.

Création 2015

L'Atelier Florentin propose une comédie musicale pleine d'aventures et de suspens sur le thème du "Petit Chaperon Rouge". Revisité pour les enfants d'aujourd'hui, le texte aborde les dangers de certaines rencontres et la nécessité de savoir dire "non". Comme dans le conte de Perrault, la mère de Little Red envoie sa fille chez Grand-Mère qui habite... de l'autre côté de l'océan, à New York ! Une fois débarquée de l'avion, Little Red doit faire des choix pour arriver à bon port. Bien qu'elle demande l'avis des jeunes spectateurs, elle n'en fait qu'à sa tête. Si bien que ça tourne mal : elle tombe sous le charme du loup, découvre trop tard sa cruauté et arrive enfin chez sa grand-mère aux dents bien trop longues. Tout finit bien grâce à l'intervention de la police mais Little Red a compris la leçon à ses dépens. La musique et les nombreuses chansons, le texte émaillé d'un amusant bilinguisme, l'interactivité, donnent à l'ensemble dynamisme et attractivité. Le message d'alerte n'en passe que mieux.

J'ai découvert ici un spectacle passionnant à tous points de vue. La mise en scène transpose très habilement l'histoire dans notre société, sans pour autant effacer la magie du conte. Selon la tradition, le spectacle s'ouvre comme un livre avec une annonce off, un guitariste, un parchemin déroulé, et "Il était une fois... ". Mais, dès les mots "Un jour, sa mère, etc." le spectateur se retrouve dans notre monde contemporain avec téléphone portable et langage branché devant une mère executive-woman égocentrique et peu préoccupée de sa fille ! C'est alors qu'entrent en scène les narrateurs, sympathiques et drôles : Samantha, sémillante speakerine américaine, et son ex-amoureux Albert. Très entraînants, ils associent anglais et français dans des dialogues pleins d'humour et proposent aux enfants de répéter avec eux chansons ou comptines. J'ai apprécié la qualité du texte, en particulier celui des chansons, savoureuses, cadencées et bien amenées. Little Red est charmante dans ses hésitations et ses réactions. Quant au loup, il est bien crédible et évolue avec naturel dans le cours du spectacle. Tous les personnages sont interprétés avec maestria par les deux comédiens. D. Leveau passe de Little Red à la mère ou à Samantha et A. Alborghetti jongle entre Albert, le loup-homme séducteur, le loup-animal et la grand-mère. J'ai été impressionnée par la promptitude des passages d'un rôle à l'autre. Très réussis, les costumes illustrent chaque personnage, en maintenant un équilibre entre réalisme et poésie. En particulier, la transformation du loup-homme séduisant en loup-animal est épatante. La couleur rouge très présente accentue la note féérique, en parfaite harmonie avec la musique, excellente. Bravo !

Renseignements pris auprès du public, cet excellent spectacle a atteint son but: il alerte les enfants sur le danger de céder à leurs envies du moment sans tenir compte des conseils de prudence et surtout sur la nécessité de savoir dire "NON". Comme le dit le loup "Je parais doux aimant/ Je suis loup bien méchant". Belle démonstration du rôle du théâtre auprès des enfants, "Little Red" fournit une ouverture à la discussion. A conseiller fortement aux enfants comme aux parents..

Catherine Polge

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 01:03
Le Fabuleux Voyage de la fée Mélodie

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de la Compagnie Qui va piano (75), vu au Collège de la Salle, le 23 juillet 2013 à 14h dans le cadre du festival Off d’Avignon.

Texte, musique et interprétation : Stéphanie Marino 
Mise en scène : Nicolas Devort
Ombres : Xavier Mortimer

Spectacle jeune public à partir de 3 ans
Spectacle musical et vidéo
Durée 45 mn

Dans une salle comble, avec un écran sur le côté droit, apparaît Mélodie, jeune fée du pays de la musique, qui a perdu son « la ».

Alternant jeu et chansonnettes, elle nous entraîne avec elle pour retrouver sa note, croisant plusieurs personnages comme Octo le poulpe, la chouette Bidouwa ou le terrible ogre de barbarie.

Le travail de la compagnie, que l’on connaissait dans un tout autre domaine avec « Molière dans tous ses éclats », repose ici sur une collaboration avec Xavier Mortimer. Ce jeune magicien, qui travaille sur l’illusion, les ombres projetées et la vidéo, a apporté sa touche poétique à ce spectacle. Ce dispositif, sur lequel la compagnie travaille également depuis longtemps, permet à Mélodie de jouer avec les personnages de la vidéo et même de rentrer dans l’écran.

La technique est connue, mais elle est bien utilisée dans ce spectacle et lui apporte ainsi une fenêtre ouverte sur l’imaginaire. Les idées dans ces animations sont riches et originales, à l’image de ce poulpe Octo, aux bras-tentacules et qui joue ainsi de plusieurs instruments en même temps.

Sans être trop présent, ce travail de projection apporte un complément merveilleux dans cette petite forme tout en douceur et très bien calée.

Stéphanie Marino a composé également la musique, permettant d’alterner différents univers musicaux : jazz, valse, rythm’n’blues, rock, pop ou classique en fonction des rencontres qu’elle fait.

Une jolie découverte poétique et douce.

Eric Jalabert

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