Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • www.vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr

Bienvenue

Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
Si vous souhaitez prendre contact avec l'une des compagnies présentées, adressez nous un mail à blog@vivantmag.fr, nous vous adresserons rapidement leur coordonnées.
Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
Le Catalogue Vivant 2013/2014 des Spectacles repérés est disponible...
> Commande en ligne sur le site.

Rechercher

Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 22:00
Les belles mimines
Les belles mimines

Spectacle de la Compagnie Les souris dansent (75), vu le mercredi 8 juillet 2015, à 9h50, à la chapelle de Saint Louis durant le festival d'Avignon off

Création collective

Interprètes : Sandrine Cancellieri, Christine Lapsca

Genre : Spectacle musical et visuel

Public : Dès 6 mois

Durée : 25 min

Les deux artistes sont assises en tailleur vêtues de noir sur fond noir, avec un bord de scène délimité par un tissu sur lequel des touches de piano sont représentées. Au royaume des belles mimines, chacune à sa place. Sandrine Canciellieni est la musicienne, elle chante en s’accompagnant d’un glockenspiel (métallophone) ou d’un œuf maracas. Christine Lapsca raconte et produit le visuel, avec ses gants blancs. Elle manipule de jolies marionnettes faites de tissus molletonnés. Leur conception est bien pensée et correspond bien à l’univers des 6 mois-3 ans.

La volonté des deux artistes est de ne pas avoir ni d’amplification, ni d’éclairage car les tout-petits sont souvent impressionnés par le volume sonore et le noir d’une salle de spectacle. J'applaudis des deux mains cette décision. J’ai trop vu de spectacles gâchés par la peur des petits, terrorisés par les effets et la trop grande magie technique. Sans artifice donc, cela nous permet d’apprécier leur travail. Les deux comparses connaissent bien leurs partitions, c’est un quatre mains rondement mené, équilibré entre musique et visuel. Les comptines et jeux de doigts s’enchaînent dans un bon rythme de proposition.

Je regrette un peu que toutes ces petites histoires ne soient pas liées entre elles par un fil narratif. Tout au plus, deux personnages, Ronchon et Kiki, reviennent trois fois, ce qui permet tout de même une certaine récurrence dans le propos.

Au final, je trouve que ce spectacle manque un peu d’ambition, je pense qu’au regard de la qualité des deux artistes, elles pourraient s’affranchir des sentiers battus par l’animation et développer des propositions artistiques un peu plus audacieuses tant musicales que visuelles.

Cela reste tout de même un spectacle très adapté aux tout-petits, les nombreux bébés dans la salle n’ont pas bougé, intéressés par les jeux de doigts et les chansons. La durée de leur spectacle est parfaite pour les enfants de 0 à 3 ans, à voir donc… avec son bébé !

Marie-Madeleine Pons

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 14:49
La grande cuisine du Petit Léon
La grande cuisine du Petit Léon

Spectacle de la Cie La Baguette (75), vu au festival Avignon Off 2015, Au Coin de la Lune, à 10h, jusqu’au 26 juillet

Avec : Victor Garreau

Genre : Théâtre

Public: Tout public à partir de 3 ans

Durée : 50 min

Création 2015

Léon, garçonnet de 7 ans, fils du chef du restaurant Croc’Nain, nous accueille dans la cuisine de son père, au milieu des fourneaux, casseroles, marmites, et livres de cuisine… Ses parents sont partis en vacances et il attend le remplaçant du chef, qui finalement ne vient pas ! Il prend alors les choses en mains et note une réservation pour une douzaine de personnes qui fêtent un anniversaire le soir même.

Il se plonge alors dans les livres de cuisine de son grand-père, grand chef étoilé. Mais Léon n’est pas inspiré par les recettes propres à satisfaire essentiellement les ogres, avec des nains à toutes les sauces. Je dois dire que l’énumération des plats à base de nains m’a quelque peu dérangée.

En fait, Léon aime les légumes. C’est rare pour un enfant de cet âge, encore plus lorsqu’il s’agit d’un ogre ! Il envisage donc de créer ses propres recettes, et va concocter une saucisse… de légumes, puisque les enfants aiment les saucisses.

La même recette (si j’ose dire) est utilisée que dans "Augustin Pirate des Indes". L’histoire est prétexte à nous faire sentir des drapeaux agités au-dessus de l’assistance, imprégnés d’huiles essentielles d’aromates (estragon, sarriette, sauge). Le propos est agrémenté de chansonnettes, le public est gentiment sollicité et un jeune spectateur invité à monter sur scène pour aider Léon dans ses préparatifs.

J’ai été moins séduite par cette proposition de la compagnie alors que j’avais apprécié la précédente. La recette (encore !) ne fonctionne pas à chaque fois, surtout si la trame est on ne peut plus ténue… Le spectacle, créé récemment, a certainement besoin de s’étoffer.

Cathy de Toledo

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 10:42
O...eau!
O...eau!

Spectacle de Philippe et Isabelle Paysserand, vu à 9h30, le mardi 7 Juillet 2015, à l'Ecole du spectateur durant le festival d'Avignon

Interprètes : Philippe et Isabelle Paysserand

Régisseur lumières : Carl Livingston

Genre : Spectacle musical

Public : Enfants de 0 à 5 ans

Dans une yourte agréablement rafraîchie de la cour de l’école du spectateur, nous découvrons un plateau habillé d’un décor plein de promesses visuelles. L’introduction du spectacle se fait tout en douceur ; un musicien tente de réveiller une personne cachée sous un joli tissu bleuté. La comédienne finit par sortir de cette sorte de chrysalide de toile et porte un regard étonné sur chaque chose qu’elle découvre.

C’est tendre, cela nous pose et nous permet de rentrer tranquillement dans un univers d’images poétiques.

C’est indéniablement un choix des artistes, peu de mots sont donnés dans ce spectacle, tout au plus une chanson de Cigane (la comédienne) qui revient comme un refrain : « Plic plac, c’est la pluie, gouttes goutellettes tombent sur ma tête ». Une belle musique, réalisée grâce à la virtuosité de Philippe Paysserand sur des verres remplis à divers degrés et astucieusement agencés, nous ouvre à des sonorités féériques trop rarement entendues dans des spectacles.

Je regrette toutefois un peu le fil d’une histoire qui lierait les saynètes entre elles, c’est un peu morcelé à mon goût. J’ai certainement une vision très personnelle du spectacle pour les tout-petits, j’aime que l’on raconte quelque chose et je trouve qu’ici il manque quelque chose de l’ordre de la narration.

Reste une très belle recherche sur l’image et le son, un beau travail d’ombres et lumières, et un timing adapté aux petits.

Marie-Madeleine Pons

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 16:20

PeterPan

Présent sur le Off 2015

Compagnie Chaotik (34)

D’après le conte de J.M. Barrie,

Adaptation Olivier Labiche vivant-3-toiles-4

 

Mise en scène : Olivier Labiche et Juliette Mouchonnat

Avec : Juliette Mouchonnat, Benoît Saladino, Pierre di Prima, Olivier Labiche

 

Spectacle tout public  à partir de 5 ans

Durée 55 minutes

 

Représentation scolaire du mardi 18 novembre 2008, salle Brassens à Lunel (34)

Présent sur leOff d'Avignon 2013 

 

 

Devant une salle de plus de 400 élèves des écoles primaires de la ville, la Compagnie du BAO nous a servi un spectacle dynamique, avec un Peter Pan qui paraissait monté sur ressorts tant il ne cessait de sauter dans tous les sens !!!

 

Mais mettre en scène une telle histoire, déjà largement adaptée au cinéma et en dessin animé, ce n’est pas si simple, si l’on veut en conserver tout le punch  et capter à coup sûr l’attention d’enfants qui « en connaissent un rayon »…!!  Aussi, tous les artifices sont bons : vidéo et marionnettes d’ombre, chansons, danses endiablées...

 

Et çà marche… !!! Les comédiens ont même parfois  eu du mal à reprendre le dessus  tant les enfants ont réagi à toutes les situations, à la méchanceté de l’horrible capitaine Crochet, à l’incommensurable bêtise de son mousse Mouche,  au courage de l’éternel enfant qu’est Peter Pan dans les situations les plus périlleuses, aux facéties de la jolie fée Clochette.


Ce spectacle paraît ainsi particulièrement adapté à des jauges importantes, comme par exemple lors d’arbres de Noël de collectivités ou d’entreprises, car il est propre à distraire autant les adultes que les enfants.

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 12:23

la Plateforme les fables

Présent sur le Off 2015

Spectacle de la compagnie La Plateforme (30), vu le 10 février 2013 au Telemac Théâtre (Nîmes).

 

Avec : Pierre Gorses 

Collaboration artistique : Bela Czuppon.

VIVANT2-toiles-3

 

 

 

 

 

 

 

Durée : 70 mn

Spectacle tout public ou version scolaire

Sortie de création (le 7 Fév. au Télémac)

Présent sur Avignon Off 2014

 

L’exercice n’est pas simple : restituer dans la langue d’origine (datant du XVIIè siècle) les fables de la Fontaine dont on sait bien qu’elles conservent une actualité criante. Seul sur scène, le comédien déborde d’énergie et nous propose une quinzaine de fables en respectant, à la lettre, le texte d’origine. Il incarne chacun des personnages, animal ou végétal, et arrive à nous transporter dans son univers. Au fil du temps, il agrémente petit à petit ses fables de l’actualité de nos sociétés, rendant plus compréhensible aux enfants le contenu de ces mots et de ces phrases parfois alambiqués. Ainsi, le bœuf (dans "La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf") est à l’image d’un footballeur sponsorisé et, immédiatement, les enfants comprennent de quoi on parle. La morale devient alors plus concrète.

 

Bien sûr, il y a des inégalités entre la quinzaine de fables proposées ce soir là en version tout public (il existe une version plus courte en scolaire). Pour ma part, j’ai beaucoup aimé « Le lion et le moucheron » et cette jolie idée d’un moucheron-chapeau à la Mondino harcelant le lion ; ou encore l’incontournable « Le lièvre et la tortue » déclamé sur le même tempo qu’un commentateur sportif du tour de France ! C’est en tout cas un vrai tour de force que nous a offert Pierre Gorses, car le rythme est vraiment soutenu et il tient son texte en bouche avec beaucoup de brio.

 

Il s'agit d'une forme légère tout public et tout terrain où le comédien assure lui-même sa régie. Du coup, il lui est difficile de faire des noirs entre chaque fable... ce qui, pourtant, ponctuerait le spectacle et lui donnerait une meilleure dynamique. S’agissant seulement de la 7è ou 8è représentation, le spectacle pourra certainement évoluer dans ce sens par la suite. C'est, en tout cas, un beau mélange entre littérature et modernité. A découvrir...

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 01:00

pagedeune2_inspecteur_toutou.jpgPrésent sur le Off 2015

Spectacle de la "Cie Tête en l’Air" (75 et 31), vu au Festival Off Avignon, théâtre Pixel, à 10h (tous les jours).

 

D’après : Pierre Gripari

Avec en alternance : Alice Bié/Laetitia Bisch/Letti Laubies et Victor Le Lorier/Rémi Viallet

 

VIVANT2-toiles-3Public: jeune à partir de 3 ans

Durée : 50 min

 

 

L’inspecteur Toutou, brave chien policier, vient d’acquérir le miroir magique de la Reine, belle-mère de Blanche Neige, qui n’en voulait plus sous prétexte qu’il racontait n’importe quoi… ! Mais en réalité ce miroir ne dit que la vérité, et d’ailleurs il ne cache pas à l’inspecteur qu’il est certes beau et brave, mais aussi bien bête !

 

Aussi l’inspecteur va-t-il se faire aider du miroir magique pour élucider ses enquêtes. Défilent ainsi dans son bureau plusieurs personnages sortis des contes traditionnels, chacun présentant la situation à son avantage face à un inspecteur bien naïf qui ne demande qu’à les croire : le Loup  recherche le Petit chaperon rouge, pour jouer avec lui, la reine voudrait savoir où se trouve  Blanche Neige, pour lui offrir une  pomme en cadeau, le Prince Charmant ne sait où trouver sa princesse aujourd’hui centenaire, etc. Mais comme Toutou ne s’y prend pas comme il faut et ne pose pas les bonnes questions au miroir, il ne reçoit pas non plus les bonnes réponses. Finalement le déroulement des contes va être totalement bouleversé. Heureusement la Fée Rutabaga veille !

 

Aux côtés d’un inspecteur Toutou placide, la comédienne assure tous les rôles, ce qui nécessite une certaine rapidité pas toujours suffisante pour changer de costumes ! J’ai été un peu surprise par le décor, mais il semble que la compagnie ait fait le choix de situer l’action dans une sorte de grenier encombré de toutes sortes de vieux objets et jouets, alors que j’attendais  plutôt un commissariat ou pour le moins un simple bureau. D’autant plus que l’inspecteur Toutou reçoit de nombreux appels téléphoniques sur son vieux téléphone gris filaire… Mais les enfants présents ont été attentifs et réactifs, et sont sortis avec le sourire de la représentation.

 

Cathy de Toledo

 

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 00:00
En voyage avec Sacha
En voyage avec Sacha

Présent sur le Off 2015

Spectacle de la Cie Carambole (34), vu au théâtre Le Sillon, Clermont-l'Hérault (34), le 20 Mars 2015, 10h30, en séance scolaire

D'après l'album "Le Monde de Sacha" (K. Dacenko et E.Cometto, 2013)

Adaptation, écriture musicale, jeu: Véronique Merveille

Création vidéo: Martin Roux-Merveille

Création son: Laurent Roux

Genre: Spectacle musical

Public: Jeune public dès 3 ans

Durée: 30 min.

Création 2015: première avec des élèves de l'école de musique de Clermont-l'Hérault

Le théâtre accueille 6 classes d’enfants de maternelle et primaire pour une première représentation d'un spectacle étonnant. Dans une ambiance féérique de créations vidéo, V.Merveille propose aux jeunes spectateurs un voyage sensible dans la nature en compagnie de Sacha. Sympathique petit personnage coloré et rieur, Sacha est d'abord une silhouette fugitive à peine entrevue. Au long du spectacle, chacune de ses apparitions-surprises le révèle un peu plus. V.Merveille crée là un univers brillant, drôle et riche en sensations. Accompagnée par des interprètes de l'école de musique, elle associe harmonieusement de bonnes créations musicales, des chansons, des murmures, rythmes, bruitages mélodieux, dessins, mouvements dansés. A petites touches elle apprivoise finalement Sacha : est-ce son enfance ? La nôtre ?

C’est un beau spectacle impressionniste construit sur des sensations physiques que les enfants vivent en général intensément dans la nature: douceur de l'herbe, rythme de la pluie, passage du vent, chant des grillons, etc. Autant d'instants fugitifs que V. Merveille accompagne sur un rythme tranquille et rassurant, en dansant, fredonnant, chantant, s'accompagnant au psaltérion (instrument à cordes avec archet), ou... en se contentant de respirer. Le bruit de cette respiration qui se découpe sur le silence est fascinant. J'ai aussi été séduite par un mur musical constitué de verres à eau accrochés dans un grand cadre. Chaque verre rempli à un niveau différent produit une note précise et les coups de baguette de l'artiste en tirent de jolies mélodies. En solo ou à plusieurs, les membres de l'orchestre participent activement au spectacle: ainsi, sur un bel air de clarinette, voici V. Merveille juchée sur un escabeau pour rejoindre l’arc-en-ciel ! Les créations vidéo transforment le décor et, simultanément, proposent un ballet d'images plein de virtuosité. Les enfants ont bien participé et ri. Dommage qu'une rupture de rythme ait provoqué un décrochage lors d’un moment musical très beau mais trop long pour les jeunes spectateurs. Rappelons que le spectacle n’en est qu’à ses tout débuts et peut évoluer, car il séduit déjà par sa créativité, la diversité des talents qu'il révèle et sa scénographie soignée.

Ce spectacle ambitieux mais accessible baigne les jeunes spectateurs dans un faisceau harmonieux d'expressions artistiques et peut leur permettre de donner du sens à leurs impressions. Vu en famille, "En voyage avec Sacha", peut donner aux adultes l'occasion de faire un petit tour du côté de sensations oubliées.

La Cie propose aussi une version allégée du spectacle avec enregistrement des partitions des musiciens.

Catherine Polge

Autre spectacle de la compagnie publié dans le blog Vivantmag

http://vivantmag.over-blog.com/article-nom-de-code-pope-123441250.html

Partager cet article
Repost0
23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 20:44
La petite poule qui voulait voir la mer
La petite poule qui voulait voir la mer

Spectacle de la compagnie Rhapsodies Nomades, vu à la médiathèque de Cournonsec, le 29 mai 2015

D'après l'ouvrage de Christian Jolibois avec les illustrations de Christian Heinrich

Interprètes: Chloé Desfachelle, Thierry Capozza

Genre: Marionnettes, théâtre de proximité

Public: Jeune public

Durée: 45 min

Le spectacle se joue en plein air dans la cour de la Médiathèque de Cournonsec. Les enfants sont là impatients, agenouillés devant la scène. Un poulailler de luxe est dressé face à eux, bricolé sur des étagères dont la paille recouvre les planches... La petite poule Carmela refuse son destin, qui serait de faire comme sa mère, de pondre des œufs et de ne faire que ça. Elle a bien plus envie d’aller se promener et de découvrir un autre environnement que le poulailler dans lequel elle vit. Carmela décide donc de partir, de nuit, toute seule. Le bruit du coucou, le chant des oiseaux aident à imaginer la forêt qu’elle traverse. Mais ce qu’elle veut voir absolument, c’est la mer! Elle va y parvenir. Sa rencontre avec les poissons, l’hippocampe, le gros poulpe ne va pas l’en dissuader bien au contraire…Tant pis si elle se perd et c'est ce qui arriva!

Une histoire toute simple, des moyens impressionnants tant par la taille que par l’originalité des décors, et notamment de pouvoir réaliser la mer sur des panneaux réfléchissants et d’y voir des poissons nager. La rencontre avec le capitaine d’un navire, marionnette articulée, à bord de son bateau sur lequel une grande voile vient d’être hissée, et bien sûr la chute de l’histoire car pour ne pas être mangée elle propose de pondre un œuf par jour, gage de rester en vie en offrant celui-ci au capitaine… La fin de l’histoire est également très mignonne car elle va rencontrer un coq en Amérique avec qui elle aura un petit poussin qui à son tour voudrait voir… les étoiles !!!

La seule mésaventure de cette représentation jouée dehors a été que la présence de nuages menaçait, et quelques gouttes de pluie ont un peu perturbé l’attention du public. Un problème technique de courte durée s’est rajouté, la musique ne voulait pas démarrer, et le comédien a manifesté quelques signes de colère qu’il aurait pu et dû camoufler.

Evelyne Bordenave

Partager cet article
Repost0
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 12:13
Mademoiselle Rêve
Mademoiselle Rêve

Spectacle de Filomène et Compagnie (34), vu le 20 mai 2015, au théâtre Golovine (84), dans le cadre des "Mercredis des Bambini"

Interprète : Emilie Chevrier

Mise en scène, films d’animation, régie : Renaud Duprè

Genre: Théâtre et images projetées

Public: Jeune public à partir de 1 an

Durée: 40 min

J’avais très envie de découvrir ce spectacle, proposé dans le cadre des "Mercredis des bambini" du théatre Golovine et qui traite du cycle de la vie et mêle arts vivants, univers sonore et animation.

Sur le grand plateau du théâtre, un dispositif vidéo attend le public, projetant des images de plumes remontant au ciel sur le fond de scène et sur des structures rectangulaires, donnant un effet de volume aux images projetées. Une douceur et un calme reposant émanent de cet univers plein de poésie. Le régisseur, présent sur scène, nous prévient que Sidonie dort et regagne sa régie installée sur le plateau. L'œuf au centre du dispositif bouge, et Sidonie s’éveille. La jeune fille s’émerveille sans un mot de la vie qui nait sous ses yeux. La graine, plantée, se transforme grâce aux effets vidéo en une fleur magnifique et très réelle, offrant ainsi la vie aux abeilles et autres insectes, transformant la chenille en papillon, le pollen en miel… La magie de la vie prend forme sous nos yeux, fourmillant d’images animées, réalisées par la compagnie et créées à partir d’objets de récup’ habilement assemblés. C’est un univers riche, soigné et très attachant.

Pourtant malgré la richesse et la qualité de la réalisation, le personnage de Sidonie m’a semblé un peu écrasé par cette vidéo très présente qui inonde le plateau, et ne met pas suffisamment en lumière son visage. Dommage, car cela lui enlève l’expression nécessaire qui donnerait davantage de vie à son personnage, et renforcerait sa présence sur scène. Cela reste néanmoins une très belle proposition visuelle, soignée et riche, et offrant aux enfants une belle leçon de vie et de créativité.

Un mot complémentaire sur le théâtre Golovine, dont le travail autour de la danse en particulier, mais aussi auprès du jeune public, est à saluer. Malgré le grand nombre de théâtres présents sur Avignon, Festival oblige, ils ne sont pas légion, ceux qui programment régulièrement et tout au long de l’année. Encore moins auprès des plus petits, spectateurs de demain. L’équipe du théâtre a mis en place plusieurs dispositifs comme les "Mardiff" (mardis différents) ateliers-impro mensuels autour du travail d’un chorégraphe, les "Mercredis des bambini" tous les mercredis pour les enfants avec goûter inclus, et aussi expositions, participation à de nombreux festivals (hors le Off)… Bref, un vrai travail de proximité, de régularité et de diversité des propositions. Merci !

Eric Jalabert

Partager cet article
Repost0
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:46
Zouibap
Zouibap

Spectacle de la Cie Pic & Colegram (34), Domaine d'O, Montpellier (34), Saperlipopette, 10 Mai 2015, à 15h15

Création, interprétation: Sarah Hassler, Marou Thin

Textes et musique: Sarah Hassler, Marou Thin

Genre: Théâtre musical (chant, flûte traversière, guitare, accordéon, percussions)

Public: de 9 mois à 6 ans

Durée: 30 min

Jauge: 50

Création 2013

Pic & Colegram a pour objet de « promouvoir la musique et la culture vivante auprès du très jeune public et des familles ».

Dans une belle salle du Château d’O une soixantaine de spectateurs (enfants et parents) sont assis par terre sur des coussins. Des projecteurs, un rideau noir délimitant le fond de scène. En décor, un grand arbre et un autre tout petit, un coffre.

Ce beau spectacle est un festival de sonorités, de rythmes, de perceptions, de découvertes concrètes et d’imaginaire. Tout s’entremêle, tout est possible. Une trame narrative très légère est racontée alternativement par Sarah et Marou. Youkiri le tout petit arbre voit ce qui est caché dans l’herbe. Mais il ne voit pas ce qui est loin et questionne régulièrement le grand arbre Boumbaka, lui qui voit loin. Autour de cette question qui revient rituellement comme celles des enfants, les deux artistes enchaînent des tableaux d’une grande diversité.

Aucune monotonie ici, à commencer par la variété des instruments, dont certains peu connus ou même intrigants (tube harmonique, tube résonnant, kalimba) et… un rossignol à eau ! Les rythmes alternent douceur, claquements et beaux tourbillons. Les chants en solo, en duo, en canon vont jusqu’à l’onomatopée et la comptine répétitive. Les bruits de la nature ? Clapotis de la pluie, vent, respiration d’un éléphant (à l’accordéon), conversation humoristique entre rossignol et flûte traversière. Voilà des percussions corporelles et des bruits de bouche, et c’est le corps qui devient musical. Sarah et Marou occupent tranquillement l’espace et accompagnent les sons de postures, gestuelles ou mimiques simples et significatives. J’ai aimé les très beaux jeux de doigts, l’ouverture d’une fleur ou l’ascension d’une coccinelle sur le bras de Sarah. Le regard des enfants (et des accompagnants !), est aussi attiré sur de l’invisible : quelle merveille de suivre le vol fantaisiste d’un papillon, et de voir les jeunes spectateurs le suivre des yeux… Le spectacle a été apprécié par le jeune public, bien que quelques bébés agités aient dû être emmenés à l’extérieur.

Dans notre monde voué aux images, ce spectacle qui valorise l’écoute est facteur d’épanouissement. Les jeux avec des sons associés à des gestes, favorisent le développement de l’attention et la mémorisation. En suscitant en même temps le regard, les deux artistes participent à l’éveil de la curiosité. Quant à l’imaginaire, il est en permanence sollicité par toutes les perceptions mises en œuvre. Ce spectacle est une belle introduction au monde sonore sous toutes ses formes et sa qualité musicale ne peut qu’imprégner favorablement les jeunes enfants. Bravo !

"Zouibap" est à conseiller largement. Grâce au fil narratif impliquant les deux arbres, les plus âgés des enfants intègrent le spectacle dans un conte qui parle d’une de leurs principales préoccupations : « grand » et « petit ». Pour les enfants un peu plus jeunes, les jeux sonores et corporels occupent une place prépondérante. Quant aux bébés, ils sont attirés par la gestuelle et tout leur corps peut bénéficier de ce bain musical. Il semble essentiel de respecter la jauge, de représenter le spectacle dans un espace à caractère intime et bien sûr de préparer et d’accompagner les petits qui n’ont jamais assisté à un spectacle. « Zouibap » qui nous déclare que l’ « on peut voir bien des choses quand on garde ses oreilles bien ouvertes » s’adresse autant aux lieux d’accueil de l’enfance, qu’aux parents souhaitant partager un moment de bonheur avec leurs enfants. Précisons que les adultes prennent aussi plaisir à ce spectacle !

Catherine Polge

Partager cet article
Repost0