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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 12:13
Mademoiselle Rêve
Mademoiselle Rêve

Spectacle de Filomène et Compagnie (34), vu le 20 mai 2015, au théâtre Golovine (84), dans le cadre des "Mercredis des Bambini"

Interprète : Emilie Chevrier

Mise en scène, films d’animation, régie : Renaud Duprè

Genre: Théâtre et images projetées

Public: Jeune public à partir de 1 an

Durée: 40 min

J’avais très envie de découvrir ce spectacle, proposé dans le cadre des "Mercredis des bambini" du théatre Golovine et qui traite du cycle de la vie et mêle arts vivants, univers sonore et animation.

Sur le grand plateau du théâtre, un dispositif vidéo attend le public, projetant des images de plumes remontant au ciel sur le fond de scène et sur des structures rectangulaires, donnant un effet de volume aux images projetées. Une douceur et un calme reposant émanent de cet univers plein de poésie. Le régisseur, présent sur scène, nous prévient que Sidonie dort et regagne sa régie installée sur le plateau. L'œuf au centre du dispositif bouge, et Sidonie s’éveille. La jeune fille s’émerveille sans un mot de la vie qui nait sous ses yeux. La graine, plantée, se transforme grâce aux effets vidéo en une fleur magnifique et très réelle, offrant ainsi la vie aux abeilles et autres insectes, transformant la chenille en papillon, le pollen en miel… La magie de la vie prend forme sous nos yeux, fourmillant d’images animées, réalisées par la compagnie et créées à partir d’objets de récup’ habilement assemblés. C’est un univers riche, soigné et très attachant.

Pourtant malgré la richesse et la qualité de la réalisation, le personnage de Sidonie m’a semblé un peu écrasé par cette vidéo très présente qui inonde le plateau, et ne met pas suffisamment en lumière son visage. Dommage, car cela lui enlève l’expression nécessaire qui donnerait davantage de vie à son personnage, et renforcerait sa présence sur scène. Cela reste néanmoins une très belle proposition visuelle, soignée et riche, et offrant aux enfants une belle leçon de vie et de créativité.

Un mot complémentaire sur le théâtre Golovine, dont le travail autour de la danse en particulier, mais aussi auprès du jeune public, est à saluer. Malgré le grand nombre de théâtres présents sur Avignon, Festival oblige, ils ne sont pas légion, ceux qui programment régulièrement et tout au long de l’année. Encore moins auprès des plus petits, spectateurs de demain. L’équipe du théâtre a mis en place plusieurs dispositifs comme les "Mardiff" (mardis différents) ateliers-impro mensuels autour du travail d’un chorégraphe, les "Mercredis des bambini" tous les mercredis pour les enfants avec goûter inclus, et aussi expositions, participation à de nombreux festivals (hors le Off)… Bref, un vrai travail de proximité, de régularité et de diversité des propositions. Merci !

Eric Jalabert

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:46
Zouibap
Zouibap

Spectacle de la Cie Pic & Colegram (34), Domaine d'O, Montpellier (34), Saperlipopette, 10 Mai 2015, à 15h15

Création, interprétation: Sarah Hassler, Marou Thin

Textes et musique: Sarah Hassler, Marou Thin

Genre: Théâtre musical (chant, flûte traversière, guitare, accordéon, percussions)

Public: de 9 mois à 6 ans

Durée: 30 min

Jauge: 50

Création 2013

Pic & Colegram a pour objet de « promouvoir la musique et la culture vivante auprès du très jeune public et des familles ».

Dans une belle salle du Château d’O une soixantaine de spectateurs (enfants et parents) sont assis par terre sur des coussins. Des projecteurs, un rideau noir délimitant le fond de scène. En décor, un grand arbre et un autre tout petit, un coffre.

Ce beau spectacle est un festival de sonorités, de rythmes, de perceptions, de découvertes concrètes et d’imaginaire. Tout s’entremêle, tout est possible. Une trame narrative très légère est racontée alternativement par Sarah et Marou. Youkiri le tout petit arbre voit ce qui est caché dans l’herbe. Mais il ne voit pas ce qui est loin et questionne régulièrement le grand arbre Boumbaka, lui qui voit loin. Autour de cette question qui revient rituellement comme celles des enfants, les deux artistes enchaînent des tableaux d’une grande diversité.

Aucune monotonie ici, à commencer par la variété des instruments, dont certains peu connus ou même intrigants (tube harmonique, tube résonnant, kalimba) et… un rossignol à eau ! Les rythmes alternent douceur, claquements et beaux tourbillons. Les chants en solo, en duo, en canon vont jusqu’à l’onomatopée et la comptine répétitive. Les bruits de la nature ? Clapotis de la pluie, vent, respiration d’un éléphant (à l’accordéon), conversation humoristique entre rossignol et flûte traversière. Voilà des percussions corporelles et des bruits de bouche, et c’est le corps qui devient musical. Sarah et Marou occupent tranquillement l’espace et accompagnent les sons de postures, gestuelles ou mimiques simples et significatives. J’ai aimé les très beaux jeux de doigts, l’ouverture d’une fleur ou l’ascension d’une coccinelle sur le bras de Sarah. Le regard des enfants (et des accompagnants !), est aussi attiré sur de l’invisible : quelle merveille de suivre le vol fantaisiste d’un papillon, et de voir les jeunes spectateurs le suivre des yeux… Le spectacle a été apprécié par le jeune public, bien que quelques bébés agités aient dû être emmenés à l’extérieur.

Dans notre monde voué aux images, ce spectacle qui valorise l’écoute est facteur d’épanouissement. Les jeux avec des sons associés à des gestes, favorisent le développement de l’attention et la mémorisation. En suscitant en même temps le regard, les deux artistes participent à l’éveil de la curiosité. Quant à l’imaginaire, il est en permanence sollicité par toutes les perceptions mises en œuvre. Ce spectacle est une belle introduction au monde sonore sous toutes ses formes et sa qualité musicale ne peut qu’imprégner favorablement les jeunes enfants. Bravo !

"Zouibap" est à conseiller largement. Grâce au fil narratif impliquant les deux arbres, les plus âgés des enfants intègrent le spectacle dans un conte qui parle d’une de leurs principales préoccupations : « grand » et « petit ». Pour les enfants un peu plus jeunes, les jeux sonores et corporels occupent une place prépondérante. Quant aux bébés, ils sont attirés par la gestuelle et tout leur corps peut bénéficier de ce bain musical. Il semble essentiel de respecter la jauge, de représenter le spectacle dans un espace à caractère intime et bien sûr de préparer et d’accompagner les petits qui n’ont jamais assisté à un spectacle. « Zouibap » qui nous déclare que l’ « on peut voir bien des choses quand on garde ses oreilles bien ouvertes » s’adresse autant aux lieux d’accueil de l’enfance, qu’aux parents souhaitant partager un moment de bonheur avec leurs enfants. Précisons que les adultes prennent aussi plaisir à ce spectacle !

Catherine Polge

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 10:29
Le Roi des sables
Le Roi des sables

Spectacle du collectif Terron (38), vu au Domaine d'O, Montpellier (34), festival Saperlipopette, le 9 Mai à 17h30

D'après l'album de T. Dedieu (2010)

Mise en scène, interprétation : Miguel Garcia Carabias, Núria Alvarez Coll

Création lumière : Marie Caroline Conin

Création sonore et musicale : Marie Caroline Conin et Jul McOisans

Scénographie : Núria Alvarez Coll, Hugo Houben

Genre : Théâtre d'ombres, théâtre visuel

Public : Tous à partir de 6 ans

Durée : 40 min

Jauge : 150 avec gradin (100 scolaires), 80 sans gradin

Création Décembre 2014

Le chapiteau fait salle comble. En décor sur fond et côtés noirs, trois grands panneaux blancs. Une estrade assez haute et des (vrais) châteaux de sable par-ci par-là. Bruits de vagues et chants en fond sonore.

Miguel et Núria nous racontent une histoire, sur un rythme tranquille. En même temps, ils font vivre le récit en manipulant le sable et en créant ombres chinoises et images qui sont projetées sur les panneaux blancs. « Il était une fois »… deux rois cousins. Le roi des bois habite au nord dans la forêt. Le roi des sables habite au bord de la mer dans un château de sable. La nature y est belle et les couchers de soleil magnifiques. Le roi est heureux. En témoignent ses promenades sur la plage, où l'on voit de surprenantes images de ses pieds dont les orteils s'agitent dans l'eau ! Tout y est dit de son plaisir. Mais, dans ce royaume, à chaque équinoxe le vent se déchaîne, le sable vole, éclairs et tonnerre claquent et la tempête dévaste le château. Alors d’une main les comédiens étalent doucement le sable des murailles effondrées. Ainsi, après chaque équinoxe, Miguel et Núria vont chercher des seaux de sable et reconstruisent un château. Le roi le veut toujours plus grand : une ombre chinoise grandiose s'élève sur un des panneaux. En chantonnant, la petite silhouette couronnée du roi monte les escaliers. On rit à le voir se brosser les dents, passer aux toilettes, etc. : une vie paisible renaît. Or un jour le roi des bois rend visite à son cousin et s’étonne de son obstination à vivre dans un milieu si fragile. Mais au cours d'une balade en bord de mer il découvre à son tour la beauté de la nature. Et c'est ensemble que les deux cousins reconstruisent le château à l'équinoxe suivante. Les enfants dans la salle ont ri et beaucoup réagi à ce très beau spectacle.

Miguel et Núria, toujours à vue des spectateurs, mettent en scène à eux deux des scénarios très divers, sans ruptures, et leur occupation de l’espace donne une belle fluidité à l’ensemble. La scénographie épatante n’est pas sans embûches pour les deux comédiens... à commencer par le démoulage de seaux de sable ! Les ombres chinoises, conçues et exécutées par Núria, font rêver, avec une création lumière fantastique. Quant aux images mouvantes d’eau et de pieds, elles résultent d’un procédé invisible aux spectateurs. Face à nous derrière l’estrade dont le couvercle vitré est éclairé par-dessous, Miguel et Núria effleurent de leurs mains un peu d’eau versée sur la vitre tandis que leurs pieds nus bougent sous l’estrade. Les images renvoyées sont magiques. Les créations de lumières, couleurs, bruitages et musique sont excellentes. Enfin, il y a dans ce spectacle une distance humoristique qui en pimente la poésie. Bravo à ces deux artistes formés à l’architecture d’habitats en terre, qui transmettent tant d'émotions à partir de la matière, de la lumière et du travail des mains !

Coup de cœur pour ce merveilleux spectacle où la versatilité du sable se combine à la magie de la lumière et des ombres. Enfants comme adultes peuvent venir y rêver dans une rencontre poétique et drôle avec les éléments et les cycles de la nature. Accessible à tous.

A noter : l’espace scénique ne peut descendre en-dessous de 6x7x2,70m et la salle doit pouvoir faire l’obscurité.

Catherine Polge

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 09:01
La Classe vive
La Classe vive

Spectacle de la Cie Tire pas la Nappe (34), vu au Domaine d'O, théâtre d'O, Montpellier (34), dans le cadre du festival Saperlipopette, 9 Mai 2015, 15h

De : Marion Aubert

Mise en scène : Marion Guerrero

Avec : Marion Aubert, Xavier Bazin, Capucine Ducastelle et Gaëtan Guérin

Création vidéo et sonore : Thibault Lamy

Lumières : Olivier Modol

Genre : Théâtre (écriture contemporaine)

Public : Tous à partir de 8 ans

Durée : 1h

Création 2015

M. Aubert présente ici une forme de spectacle "moins habituelle" que ce qui est souvent destiné aux enfants. Le fil narratif complexe se déroule entre aventures et effets de surprise. On y voit Nestor (7 ans) discutant avec sa mère M. Aubert. Elle ouvre un "cahier d'imaginaire" et commence à écrire... le spectacle auquel nous assistons. Les personnages apparaissent, en vidéo ou interprétés par des comédiens. Ce sont Marguerite Duras, un mystérieux "enfant à capuche" nommé Ernesto, Monsieur Salomé, instituteur décalé, et quelques élèves : Nordmann le cancre et ses copains. Les enfants poursuivent une quête aventureuse palpitante à coups de questions sur la vie et de réponses imaginées. En cherchant à déchiffrer le monde, ils se confrontent au terrible "Trou (de mémoire) de Marguerite (Duras)", à la déstabilisation tragi-comique de leur instituteur ou aux apparitions fantasmatiques d’Ernesto. Le spectacle s'achève sur les éclats de rire complices de M. Aubert et Nestor.

A l'origine de cette pièce, il y a une demande de Nestor à sa mère : "Quand donc m'écriras-tu un spectacle ?" Mais entre eux les centres d'intérêt divergent. M. Aubert décide alors de parler "des choses du monde". Inspirée par Duras qui avait interviewé des enfants dans les années 1980, M. Aubert a rencontré 200 enfants de 7 à 11 ans et recueilli leur vision du monde. Avec tous ces matériaux (mots, dessins, etc.) l'auteure a créé ce spectacle tout en restant en liaison avec les enfants sur un blog. M. Aubert partage avec M. Duras le même regard subversif sur l'école et la vie. Les personnages d'Ernesto et de Monsieur Salomé font référence à "Ah ! Ernesto", album pour enfants écrit par Duras, où un garçon ne veut plus aller à l'école et où son maître admet ses propres limites. A 50 ans d'écart, M. Aubert va bien sûr plus loin, par exemple en abordant avec Ernesto les questions d'exclusion et en faisant perdre à Monsieur Salomé l'usage des mots...! Duras enfonce le clou en déclarant avant de partir "Toute ma science ne me tient pas bien chaud" !

Avec une mise en scène qui articule jeu théâtral, vidéo, musique et lumières, le propos de la pièce atteint une authenticité parfois dérangeante. Les enregistrements de Marguerite Duras sont surprenants de vérité, au-delà même des mots. Les apparitions fugitives de l’enfant à capuche parlent d'exclusion plus qu'un long discours. C’est dynamique, incisif, truffé d’humour et de poésie et le rôle joué par les lunettes et la cigarette de Duras mérite à lui seul une mention ! Les comédiens sont parfaits, dans des rôles pas commodes. La forme délibérément un peu farfelue du spectacle crée des chocs salutaires en nous renvoyant aux valeurs que nous proposons aux enfants et à nos "trous de mémoire" qui occultent l'enfance. Les jeunes spectateurs se retrouvent manifestement dans le spectacle et bénéficient d'une présentation comme "en temps réel" du processus de création. Bravo !

Le style "contemporain" de l'écriture et de la mise en scène peut surprendre certains adultes et il n'est pas inutile de rappeler, avant la représentation, l'origine de cette création. A partir de 8 ans les enfants apprécieront cette pièce qui leur est destinée et qui accompagne leurs préoccupations en leur procurant un beau voyage dans l'imaginaire. Ce spectacle, qui peut ouvrir des débats, est aussi à conseiller aux professionnels de l'enfance et aux parents, évidemment.

Le blog est accessible en ligne (http://laclassevive.unblog.fr/).

Catherine Polge

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 18:51
La Petite Sirène à la mode sétoise
La Petite Sirène à la mode sétoise

Spectacle de la Compagnie BAO (34), vu le 27 avril 2015 à la Vista, Montpellier (34), en séance scolaire

Adapté librement du conte d’Andersen

Adaptation et mise en scène : Jordi Cardoner

Avec : Marick Revollon, Françoise Bocccadifuoco, Jordi Cardoner

Genre : Comédie jeune public

Durée : 50 min

Public: A partir de 5 ans

Création 2015

Une tenture bleutée où nagent de petits poissons cache le décor. Puis, le poète chanteur Georges Valéry apparaît en maillot de bain 1900 à rayures, affublé de tuba et palmes. En préambule, et en vers (c’est le moins que puisse faire un poète !!), il nous livre son sentiment sur les changements environnementaux qui ont modifié le milieu marin, l’aspect des poissons, leur donnant parfois une allure bizarre (preuves à l’appui...!), et même influé sur le chant des sirènes, qui chantent désormais comme des casseroles (ce que nous allons bien vite pouvoir vérifier) !


Enfin la tenture est escamotée. Au milieu d’un décor utilisant matériaux et plastiques de récupération, significatif de la pollution des mers (bouteilles qui constitue un rideau illuminé, rocher marin composé d’énormes sacs poubelles, gros bidon en plastique), trônent Ariel, la sirène sétoise aux longs cheveux bleus, et son ami le poulpe Pouffre. Bien que très impliquée dans ses leçons de chant, elle est tenaillée, malgré l’interdiction formelle du Vieux Triton son père (belle composition de Jordi), par l’envie d’aller à la recherche de sa mère, partie vivre à terre avec un humain. Et Ariel désobéit, émerge en pleines joutes de la Saint Louis à Sète, et tombe amoureuse d’un jouteur tombé à l’eau, lors d’un affrontement mémorable, et qu’elle vient de sauver... Après quelques aventures terrestres, Ariel retrouve enfin sa mère, sa voix… et rentre à la maison !


Encore une fois, le BAO fait preuve d’une belle inventivité à l’écriture et d’une énergie sans faille à la mise en scène. Deux des comédiens enchaînent les rôles et les changements de costumes qui vont avec, costumes d’ailleurs très réussis, notamment la petite sirène et la dorade. Quelques poissons-marionnettes s’agitent sur l’étal de la poissonnerie, prouvant ainsi que le poisson est vraiment très frais à Sète !! L’action est ponctuée de chansons entraînantes, reprises en chœur par un public scolaire très attentif.

J’ai eu un peu de mal dans les premières minutes à m’habituer à l’accent sétois un peu trop « forcé » et au langage très local, surtout pour ce qui concerne le « pouffre » (j’ai appris ce mot typique de « l’île singulière » !), mais c’était un peu le but avéré de Jordi Cardoner, « régionaliser » cette histoire, et en faire un spectacle burlesque qui permette d’attirer l’attention des jeunes (mais pas seulement) sur la pollution du milieu marin. Mais le spectacle est encore tout jeune… laissons lui le temps de la « maturation ».

Cathy de Toledo

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 18:40
Le Grenier de Séraphine
Le Grenier de Séraphine

Spectacle de la Cie Lutine (34), vu à la médiathèque Garcia Lorca, Montpellier (34), le 6 Avril 2015, 10h30

De et avec: Ludivine de Wavrechin
Mise en scène : Xavier Gernet
Costumes : Michèle Azéma
Création graphique et
vidéo : Cédric de Wavrechin
Scénographie : Nicolas Gal

Genre: Théâtre musical

Durée: 40 min.

Public: 2 à 7 ans

Création 2014

C’est le matin de la rentrée. Séraphine, jeune institutrice, a besoin du précieux cartable de sa grand-mère Mamico. En fouillant dans le grenier, elle retrouve toute son enfance, part à la pêche aux souvenirs et revit des sensations oubliées. Elle qui a toujours aimé jouer, elle hume l’air, danse, chante, joue des scénettes, délaissant un peu la recherche du cartable, qui finira par se montrer !

Les enfants présents ce jour-là à la médiathèque sont très jeunes, entre 10 mois et 3 ans. En décor, le bric-à-brac d’un grenier : un coffre, un vieux landau, un gros pouf, un mannequin de couturière… Par une petite fenêtre à la géométrie fantaisiste, on aperçoit le soleil se lever. Un air de guitare et des chansons complètent la tranquillité de la scène. Lorsque Séraphine bondit sur scène, un balai à la main, nous sommes tout de suite dans l’action, dans une ambiance très joyeuse. Vêtue d’une robe mauve en harmonie avec le décor, elle chante, pleine d’entrain, « Par où je commence…? » Dans ce capharnaüm poussiéreux, elle découvre et brandit ici un pantin, là un doudou, ailleurs un crapaud, ou une poupée, ... tous les jouets de son enfance, qu'elle salue en vieilles connaissances avec une gaieté communicative. Et la voilà qui joue, qui joue, qui joue, oubliant quelque peu le cartable ! La comédienne s'adresse aux jeunes spectateurs dans un langage d'adulte clair et simple, évoque toutes sortes de sensations avec des pantomimes comiques. Enchaînant à un bon rythme chants, danse et déguisements, L.de Wavrechin dévoile ses nombreux talents. J'ai été séduite par un étonnant jeu de marionnettes où de vieilles chaussettes sales, enfilées sur mains et pieds de Séraphine, jouent le « carnaval de l’odorat » en chantant. Les adultes ont apprécié autant que les enfants ! Au milieu du spectacle, la petite fenêtre s'ouvre sur la nuit et Séraphine chante une berceuse à sa poupée sur fond musical au saxo. C’est une jolie pause bien amenée, sans effet de rupture. Tout le long de la représentation, les bébés sont très attentifs, les plus âgés rient et participent volontiers. C’est un succès.

Ce spectacle réjouissant est le résultat d’un minutieux travail de création en équipe. La scénographie et les qualités esthétiques du décor méritent de s’y attarder car l’agencement du grenier n’a rien d’anodin. Il rassemble en effet d’authentiques objets anciens chargés de sens et soigneusement relookés dans des teintes à dominante mauve. L’ensemble dégage une harmonie qui évite l’éparpillement de l’attention et la dispersion du regard. De rares objets rouges (nez de clown, tête de pantin) ajoutent un certain piquant. Quant à la petite fenêtre sur laquelle sont projetées des paysages de rêve, elle donne une respiration au grenier en l’ouvrant sur l'extérieur. Le propos est bien mené, dans cette parenthèse ludique ouverte par la recherche d'un vieux cartable. La comédienne bouge beaucoup, mais sa manière d'occuper l’espace laisse visiblement aux spectateurs le temps de regarder, sentir, écouter, rêver. Enfin, la musique et les chants, agréables, m'ont souvent fait penser à une comédie musicale pour petits.

"Le Grenier de Séraphine" aborde en musique et avec bonne humeur le plaisir du jeu avec ses implications sensorielles. Il convient aussi bien aux intérêts des enfants de classes de maternelle qu'à ceux de 6-7 ans. Les accompagnants adultes seront sensibles à l’esthétique soignée et à l'humour du spectacle.

A noter que ce spectacle se joue préférentiellement au sol. La scénographie est telle qu'il garde une bonne visibilité.

Catherine Polge

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 20:29
Lune Jaune, La Ballade de Leila et Lee
Lune Jaune, La Ballade de Leila et Lee

Spectacle de la compagnie Le Théâtre Exalté (69), vu à l’Hexagone (Grenoble), le 09 avril 2015

Mise en scène: Baptiste Guiton

Musique: Sébastien Quencez

Avec: Emilie Chertier, Grégoire Isvarine, Jérôme Quintard, Tiphaine Rabaud Fournier

Genre: Théâtre

Public: Jeune public (lycée)

Durée: 1h30

Elle, c’est Leila, lui c’est Lee, mais tout le monde l’appelle Stag. La pièce démarre sur la présentation de ces personnages, deux adolescents qui vivront une course-poursuite digne d’un polar américain. Leila, la Silencieuse, est une bonne petite. Elle a de bonnes notes et ira sûrement à la faculté de lettres. Lee, tout le monde le connaît, le proviseur, le conseiller d’orientation, l’assistante sociale… Leurs vies basculent le jour où Lee poignarde son beau-père parce qu’il lui a volé sa casquette.

"Alors, tu viens ou tu viens ?" scande Lee à Leila. Et ils fuient ensemble vers l’Ecosse, pour retrouver le vrai père de Lee.

Baptiste Guiton, metteur en scène de la pièce, relève le défi du théâtre-récit. La structure narrative de "Lune jaune" alterne en effet entre du dialogue (respectant le principe de la double-énonciation classique au théâtre) et une voix narrative. Cette dernière corrige, précise ou même dément parfois les évènements qui ont été décrits par le dialogue. Est-ce que les personnages nous mentent ? Cette voix représente-t-elle l’écart entre ce qui est pensé et ce qui est réellement fait ? Je craignais que cette question ne soit réglée à coup de vidéos et voix-off. Mais quelle agréable surprise ! La seule présence de la vidéo est une projection sur un panneau, style arrêt de bus, repère vertical dans une scénographie très proche du plateau. Cela crée de petits bouts d’images subliminales qui attirent l’œil, ou non, discrètement, et inscrivent la pièce dans un road-movie. Le théâtre-récit sera donc géré par les acteurs qui oscillent constamment entre personnages et commentateurs avec succès.

Les comédiens sont par ailleurs tous excellents. Jérôme Quintard chantant "Take on me" (et deux fois en plus !), cela aurait déjà pu suffire à mon bonheur (je suis particulièrement fan de cette chanson, il faut l’avouer). J’attendais particulièrement les comédiens jouant les personnages de Leila et Lee, y étant très attachée après avoir lu la pièce. Grégoire Isvarine a largement surpassé mes attentes en créant un Lee juste, très humain, très loin de la caricature. Le duo qu’il forme avec Tiphaine Rabaud Fournier était tout simplement tendre et sincère. Et enfin Emilie Chertier établit la prouesse d’intégrer du comique dans des personnages pourtant tragiques, sans que cela ne soit aucunement risible.

Sébastien Quencez signe une création musicale retranscrivant de manière très juste l’univers développé par David Greig, auteur de la pièce. J’ai particulièrement apprécié que la majorité des compositions soient jouées par lui-même sur scène, parfois accompagné des comédiens. Je ne suis pas particulièrement fan de rap, et pourtant, j’ai adoré celui de Stag. Je suis particulièrement fan de blues et j’ai été servie, merci.

"Lune jaune, La Ballade de Leila et Lee" est une pièce de théâtre jeunesse s’adressant plutôt aux adolescents, elle décrit ce que Baptiste Guiton définit comme "un rite dégressif". C’est en retrouvant leurs racines, et celles du monde, que Leila et Lee grandissent et se débarrassent des peurs de l’adolescence.

Doriane Thiéry

(Photo de Michel Cavalca)

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 09:43
Merlin l'enchanteur
Merlin l'enchanteur

Spectacle de la Cie la Briganderie (34), vu au Kawa Théâtre, le 21 avril 2015, Montpellier (34)

Écriture, mise en scène: Julien Köberich

Avec: Fanny Balesdent et Julien Köberich

Genre: Théâtre

Public: Jeune public à partir de 4 ans

Durée: 45 min.

Le rideau s’ouvre sur un joli décor, même s’il est très encombré de toiles d’araignée et de poussière… ! Merlin rentre de voyage et retrouve ses établis remplis de fioles, potions magiques, et son grimoire géant, mais aussi la fée Viviane, endormie dans sa maison… Celle-ci a décidé que Merlin devait lui apprendre quelques-uns de ses tours de magie, même s’il s’évertue à lui rappeler qu’il n’est pas magicien mais enchanteur. Viviane déploie de nombreux arguments pour arriver à ses fins, et obtenir de Merlin, qui n’est pas insensible à son charme, ce qu’elle veut !

Le public est sollicité, en particulier pour dicter à une Viviane ensorcelée, des comportements d’animaux choisis au hasard, ce qui est évidemment très drôle, et Merlin se moque gentiment d’elle ! Revenue à elle, Viviane continue de n’en faire qu’à sa tête, ouvre le grimoire interdit de Merlin et utilise les formules magiques qu’elle ne maîtrise pas. Aussi se retrouve-t-elle transformée en marionnette ! Bien qu’averti en rêve qu’il allait être emprisonné, Merlin laisse Viviane utiliser l’un de ses philtres et se retrouve piégé dans ses filets… Mais est-il prêt à renoncer à ses pouvoirs par amour ?

Quelques tours de magie, tours de passe-passe, des chansons, un solo de flûte, quelques pas de danse exécutés par la très charmante Fanny Balesdent, qui arbore une jolie tenue vaporeuse blanche, font de ce spectacle un très agréable divertissement pour le jeune public.

Cathy de Toledo

(photo: Cie la Briganderie)

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 13:47
Cubeo et Bouliette
Cubeo et Bouliette

Spectacle de la Cie ONG DAM (34), vu le 18 Février 2015 à 14h, à la Médiathèque Jean Motte, Baillargues (34).

De et avec: Jasmine Dziadon

Collaboration artistique: Marion Debenay

Genre: Théâtre d'objets et musical

Public: Enfants 2 à 6 ans

Durée: 35 min

Jauge: 50 enfants environ

Création: 2014

Les enfants, très nombreux, sont rassemblés dans une salle de la médiathèque. Sur scène, face à un tableau noir, deux enfants (grandes marionnettes) s'installent à leur pupitre. Derrière eux les jeunes spectateurs, eux aussi élèves. Nous sommes tous en classe. S'accompagnant au piano ou manipulant cubes et sphères colorés, la maîtresse (J.Dziadon) raconte une histoire d'amour entre Cubeo (tout carré) et Bouliette (toute ronde), les deux plus jeunes rejetons de deux familles ennemies depuis des siècles : les Carrés et les Ronds se détestent mais ne savent plus pourquoi. Comme Romeo et Juliette, Cubeo et Bouliette se heurtent au refus catégorique de leurs parents. Mais eux, ils sauront s'affirmer, argumenter et amener leurs familles à d'autres sentiments. Au-delà d'une histoire d'amour contrarié, ce spectacle parle de tolérance, de différence, d'enrichissement dans la diversité, et aussi de conflit et d'apaisement.

Bien que Cubeo et Bouliette soient charmants, l'histoire n'est pas toujours rose et le récit est fertile en aventures. Disputes, guerre entre carrés et ronds, intransigeance de Maman Rond, tout cela est captivant sans dépasser les capacités émotionnelles des enfants, qui restent très attentifs. Le choix de cubes et sphères me semble un excellent vecteur de communication avec les petits car rond et carré sont les premières formes qu'ils s'appliquent à maîtriser par le dessin. Elèves-acteurs dans ce spectacle, les enfants sont invités à dessiner au tableau ou à mimer et J.Dziadon les aide à découvrir par l'action que l'assemblage des deux formes est créatif (maison, bonhomme, etc). Plus fort encore, les efforts de Cubeo pour devenir rond sont un échec car il vaut mieux s'affirmer que chercher à ressembler à l'autre ! Ainsi un message positif sur les différences émerge entre manipulations, récit et musique, en douceur et avec la participation active des enfants. Bravo pour cette belle démonstration.

J.Dziadon emploie des mots simples, avec une élocution claire et des intonations porteuses d'émotions, sans exagérations ni infantilismes. J'ai apprécié ce respect de l'enfant. Elle soutient souvent le récit avec l'intervention des marionnettes ou en jouant quelques notes expressives au piano: allégresse, attente, gravité, force, etc. Les enfants montrent qu'ils suivent l'histoire. De temps en temps un air du répertoire classique, mais ce jour-là la longueur de certains morceaux a provoqué quelques décrochages dans le jeune public, dommage. C'est après le spectacle que j'ai appris que Jasmine lance aussi elle-même les bruitages et s'occupe des éclairages... activité qui passe inaperçue : le spectacle reste fluide, ou bien étais-je tellement captivée que je n'ai rien vu des tours de force de l'artiste ?

Voilà un bon spectacle dont le message d'actualité est transmis de manière originale. L'association conte, manipulations et musique (avec les réserves énoncées précédemment) fonctionne bien. Les enfants de 2 à 6 ans s'y retrouvent, c'est perceptible, et les adultes devraient aussi y prendre plaisir et - qui sait - trouver matière à réflexion !

Ce spectacle, très "portable", gagne sans doute à être joué sans dépasser la jauge conseillée.

Catherine Polge

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 15:16
Hansel et Gretel
Hansel et Gretel

Spectacle de la Cie théâtrale francophone (34), vu le 20 février 2015, à 16h, en séance tout public, au théâtre la Vista, Montpellier (34).

D’après le conte de Grimm

Adaptation et mise en scène: Damiane Goudet

Jeu: Axelle Abela, Charly Astié, Ronan Ducolomb

Genre: Théâtre

Public: Jeune public à partir de 4/5 ans

Durée: 55 min

Création

Un décor conséquent occupe l’espace scénique: trois panneaux, placés en arc de cercle, ménageant des passages pour les déplacements des comédiens, et sur lesquels sont peints des arbres. Quelques balais de genêt plantés dans le sol, quelques feuilles sèches dispersées, complètent le décor.

Nous connaissons tous ce conte de Grimm, qui comporte quelques similitudes avec le Petit Poucet, mettant en scène un frère et une sœur que leur père pauvre bûcheron, influencé par son épouse, tente de perdre dans la forêt. Une première fois, Hansel jeune garçon très malin, va retrouver le chemin de la maison grâce à des petits cailloux blancs. Mais la deuxième tentative du père va hélas réussir et Hansel et Gretel vont errer dans les bois avant de se réfugier dans la maison en pain d’épices d’une sorcière quasi aveugle... Celle-ci va les capturer, faire de Gretel sa domestique et engraisser Hansel afin de le manger. Heureusement, Gretel réussit à précipiter la sorcière dans le four et délivre son frère. Ensemble, ils retrouvent le chemin de la maison après avoir traversé une rivière sur le dos de deux cygnes.

Trois comédiens se partagent la scène, dont un joue à la fois le père et la sorcière. Une voix off, à mon sens peu crédible, figure la marâtre. Ronan Ducolomb m’a semblé moins à l’aise que dans son registre humoristique habituel et je ne l’ai pas trouvé convaincant en sorcière, bien que certains enfants parmi les plus jeunes (certainement trop jeunes) se soient laissé impressionner. Axelle Abela et Charly Astié sont par contre parfaits dans leurs rôles de jeunes enfants heureux de vivre et confiants, malgré la précarité de leur situation.

Quelques chansons entraînantes et des intermèdes musicaux, qui s’ils étaient plus nombreux donneraient peut être plus de « liant », et une touche d’interactivité, ponctuent le déroulement de l’action, portée par l’énergie débordante d’Axelle Abela et Charly Astié. D’autant plus que leurs personnages ont récupéré dans la maison de la sorcière quelques instruments de musique (à défaut de bijoux !) et qu’ils se promettent de parcourir le monde avec leur père, désormais veuf, en jouant de la musique et en chantant (ce qu’ils s’empressent d’ailleurs de faire) pour gagner leur vie…

Le spectacle souffre des imperfections, de quelques longueurs, liées à sa jeunesse… Laissons donc le temps aux comédiens de trouver leurs marques et de travailler la fluidité de la mise en scène.

Le public venu en nombre en cette période de vacances scolaires, a semble-t-il passé un agréable moment.

Cathy de Toledo

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