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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 09:52
La Sorcière Ephémère

Spectacle de la Compagnie Artscène, vu le 23 juillet, Avignon OFF 2018, à 13h au Théâtre Le Paris.
Du 7 au 29 juillet à 13h, relâche les 14, 21 et 28 juillet.

De : Dominique Lefebvre
Avec : Dominique Lefebvre / Philippe Codorniu, Myriam Gagnaire / Elizabeth Colombani, Anny Vogel / Julie Morel
Mise en scène : Dominique Lefebvre

Genre : Théâtre musical
Public : Enfants
Durée : 1h10

Nous sommes dans un des théâtres permanents d’Avignon. La salle ressemble à une salle de cinéma, avec les fauteuils qui vont bien, mais sans clim.

La pièce s’intègre parfaitement dans ce décor : mi-comédie musicale, mi-pièce de théâtre. Les comédiens jouent avec un micro, la sono est digne d’une boîte de nuit. Des effets de magie rendent les moments de sorcellerie crédibles, pour le plus grand plaisir des petits et grands. Le décor, les costumes et les effets spéciaux sont très efficaces !

Trois comédiens jouent l’histoire d’Ephémère qui vit au fond de la forêt avec sa marâtre, la sorcière Germione. Un jour, un industriel au bord de la ruine vient leur passer commande pour un sortilège. Rien ne se passe comme prévu, mais les évènements qui s’enchaînent permettront à Ephémère (superbement interprétée) de découvrir d’où elle vient et qui elle est.

Ce spectacle est un vrai concentré d’ingrédients des contes de fées : les bons et les méchants, l’amour, l’abandon, la richesse, le danger d’être dévorée... Cela en est presque caricatural.

Le meilleur moment est à la fin, quand Ephémère, à la recherche du chemin du retour, descend dans le public qui l’aide alors à retrouver la maison de sa marâtre.

Bref : un spectacle musical qui se démarque par son rythme et ses effets techniques.

Maren Scapol

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 14:36
Le joueur de flûte
Le joueur de flûte

Compagnie Théâtre Stéphane Gildas.
Du 6 au 29 juillet à 11h40 (40min)
Vu le vendredi 20 juillet

Metteur en scène : Maud Liermann
Interprète : Carine Coulombel
Compositeur : Fred Parker

Spectacle pour enfants
Durée : 40 min

La salle dans laquelle nous étions installées était climatisée et peu spacieuse. Nous n'étions pas beaucoup de spectateurs...

 

Il est vrai que cette histoire est connue de tous mais nous allons vous la remémorer. L'histoire se déroule dans la ville de Hamelin qui est soudain envahie par des légions de rats. Les habitants sous la direction du maire vont entamer une guerre sans merci contre l'envahisseur. Mais plus ils tuent de rats, plus il en vient. Survient alors un joueur de flûte à la musique miraculeuse...

 

Le décor était très simple mais bien pensé, en effet la ville de Hamelin était représentée par un cerceau surélevé avec lequel la comédienne jouait pour signifier les intérieurs et extérieurs. Dans le fond de la salle, un tissu à imprimé servait de coulisses mais aussi de mairie. Des petits pompons de laine symbolisaient les rats tantdis qu'une guirlande lumineuse désignait les enfants.

 

La narratrice était joliment déguisée en fée et nous contait l'histoire des enfants perdus d'Hamelin. De temps à autre elle jouait quelques personnages et on pouvait les reconnaître grâce aux lumières et aux effets sonores. Elle n'hésitait pas à totalement exagérer les personnages non sans humour. De plus une musique composée pour l'occasion l'accompagnait dans son récit.

 

Le vocabulaire utilisé par la comédienne était, à notre grande surprise, assez varié, diversifié et pourtant accessible aux plus petits. Les mots étaient très imagés et jamais répétés, cela permettait aux enfants de découvrir un nouveau vocabulaire et aux adultes de suivre l'histoire sans s'ennuyer. 

 

C'est pour cela que nous lui attribuons deux étoiles

 

Gabriette

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22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 21:20
Amaranta

Production Théâtre du Shabano, vu le 21 juillet, Avignon OFF 2018, à 10h05 au Théâtre du Centre.
Du 6 au 28 juillet à 10h05, relâche les 16 et 23 juillet.

Avec : Larissa Cholomova et Raquel Santamaria
Mise en scène : Valentina Arce

Genre : Théâtre, marionnettes
Public : tout public à partir de 5 ans
Durée : 50 minutes

"Amaranta", c’est plein de poésie et de tendresse, une bouffée de joie et de fraîcheur.

"Amaranta", c’est l’union entre un conte ancestral et un conte contemporain, texte du conteur colombien Nicolas Buenaventura.

"Amaranta", c’est l’histoire d’une petite fille qui observe ses parents faire toujours mille choses à la fois, mais manquer de temps pour s’occuper d’elle et répondre à ses innombrables questions. C’est aussi l’histoire d’une petite fille qui se lance à la recherche des différentes parties de son corps, parties dans tous les sens. Va-t-elle retrouver ses parents, ses bras, ses jambes...? Va-t-elle réussir à mettre fin à cet éparpillement ?

Deux actrices manipulent à tour de rôle des marionnettes, objets, ombres, décors. Dans certains rôles, elles portent des sortes de masques qui expriment à merveille le personnage joué. La mise en scène est très efficace grâce à un décor ingénieux et pourtant simple. Un rétroprojecteur, utilisé sur scène par les actrices, envoie des images animées en fond de scène pour créer un univers fantastique. Quelques paroles en espagnol, juste assez pour nous faire partir en voyage entre réalité et imaginaire, entre hier et aujourd’hui.

Dans cette pièce, tout est travaillé et orchestré à la perfection : le jeu d’acteurs, la mise en scène, les marionnettes, l’univers visuel et sonore.

"Amaranta", c’est un coup de cœur, à consommer sans modération !

Maren Scapol

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22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 20:58

 

Spectacle de la compagnie Les têtes de bois (34), vu le 20 juillet 2018 au collège de la Salle à 16h30, dans le  cadre du festival d’Avignon Off 2018.

 

Auteure : Sarah Fourrage

Mise en scène : Valéria Emmanuelle

Interprètes : Grégoire De Martino

Musique : Dimoné

 

Genre : Théâtre
Public : tout public à partir de 11 ans
Durée : 1h

 

 

Dans une salle de classe du collège de la Salle, nous attend un jeune homme assoupi devant ses écrans d’ordinateur sur une table mêlée de fils en vrac. On va parler des réseaux sociaux, d’amour et des connexions du réel et du virtuel. J’y ai emmené ma fille et ma filleule pour pouvoir échanger ensuite...

 

Son visage filmé par la webcam s’affiche en très gros plan au fond de la scène et il commence un monologue devant nous. Il semble fébrile, ensommeillé et un peu hagard... Il est en train de supprimer ses avatars et ses 2 000 amis facebook. Il nous parle de ses « autres » parents, son père autoritaire « Google » et sa mère guerrière « la toile », qui sont tout pour lui… Le discours est saccadé, prenant parfois à partie « Madame le juge ». On pressent bien qu’il a des ennuis liés à son activité internet mais tout cela reste un peu flou.

Et puis, dans la seconde partie, les choses se clarifient. Il est tombé amoureux de Carina, une jeune fille de 15 ans qu’il a croisée à la médiathèque où il travaille. Fou amoureux, il tente de prendre contact avec elle via facebook, et via son meilleur avatar.

Elle lui répond. Mais lors de la première rencontre le masque tombe, et Carina ne veut pas poursuivre. Vexé, blessé, le dérapage connecté démarre avec de vraies conséquences sur le réel...

 

Ce spectacle permet de décortiquer les éléments factuels de ce dérapage sur les réseaux sociaux, drame très présent aujourd’hui dans les collèges et lycées, et aux conséquences parfois dramatiques. Il ne prend pas parti. Il ne montre pas du doigt. Il traduit un phénomène sociétal, où l’on se croit invisible dans un monde qui relaie, amplifie à l’infini et duquel il est impossible de sortir.

C’est un spectacle à destination spécifique des ados et pré-ados, où chacun trouvera un écho à sa propre expérience. Il se poursuit naturellement par un échange avec le public, resté dans la salle, chose peut fréquente dans le rush avignonnais.

 

Léger et tout terrain, ce spectacle permet d’initier un dialogue salutaire avec nos jeunes. A découvrir.

 

Eric Jalabert

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 16:11
La Sorcière du placard aux balais
La Sorcière du placard aux balais

Cie Tête en L’air (31), spectacle vu le 16 juillet, AVIGNON OFF 2018,  Théâtre des Corps Saints, à 10h.

D’après la nouvelle de Pierre Gripari (Contes de la rue Broca)
Interprètes, en alternance : Laetitia Bisch ou Letti Laubies, et Nicolas Jauregui ou Victor Le Lorier ou Rémi Vallet

Théâtre jeune public à partir de 3 ans
Durée : 50 min

C’est Monsieur Pierre en personne qui nous raconte son histoire. Alors qu’il vient de découvrir qu’il est à la tête d’une « petite fortune » (vraiment très petite !), il décide d’acheter une maison. Il se rend donc chez le notaire qui a précisément le bien qui lui convient, et pile poil au prix qu’il souhaite… Mais il découvre bien vite qu’il y a un « loup », ou plutôt une sorcière, qui la nuit, squatte le placard aux balais où elle reste bien tranquille… Enfin, tant qu’on ne chante pas « Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière ! ».

Certes, il n’aurait pas fallu que le notaire lui parle de cette maudite chanson, car depuis, Pierre ne peut s’empêcher de la fredonner, en allant chaque fois un peu plus loin dans le texte, jusqu’au jour où il va jusqu’au bout et la sorcière apparaît… Elle lui propose alors un marché. Il a trois jours pour lui demander trois choses impossibles. Si elle ne peut satisfaire à un seul de ses désirs, elle disparaîtra à tout jamais. Sinon, elle lui donnera ce qu’il demande, mais emportera Pierre avec elle… Pierre négocie un jour de réflexion. Pendant lequel il va demander  de l’aide à son ami Bachir qui possède deux poissons « magiques » qui trouveront certainement une solution.

Le décor est sobre. Un portant, des pendrillons noirs, une porte de placard, au fond de l’espace scénique, et de part et d’autre, le petit bureau du notaire, et le comptoir de la boutique de Bachir. La mise en scène est simple et efficace. C’est une idée extrêmement intéressante d’avoir représenté la maison de Monsieur Pierre sous forme de maquette. Joli, explicite, pas encombrant, et facile à transporter !

Effet comique garanti quand le notaire remet à Pierre une clé totalement disproportionnée après qu’il ait signé son acte d’achat avec un énorme crayon !

La comédienne assure tous les rôles « secondaires » au côté de Monsieur Pierre, et campe une sorcière plutôt moderne et sexy, qui a cependant conservé ses dons et sait disparaître comme il se doit dans un halo de fumée et d’étincelles colorées.

Au final, un spectacle de bonne tenue, bien rythmé, qui a emporté l’adhésion d’un jeune public pas effrayé du tout et prompt à participer.

Cathy de Toledo

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 16:03
Pierre et le Loup
Pierre et le Loup

Une production de la Compagnie des (1)Promptu

Lieu : Théâtre Golovine

Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 6 au 29 juillet, relâche les 10,17,24 juillet

Vu le 21 juillet 2018

 

Interprètes (en alternance) : Jean-Charles Jousni, Clara Freschel, Fran Sanchez, Anaïs Pensé, Benjamin Bac, Marius Delcourt, Antoine Dubois, Audrey Lievremont, Nicolas Zemmour, Alexandre Tondolo, Gaétan Jamard

Chorégraphie, mise en scène, décors et costumes : Emilie Lalande

Sur la musique de Serge Prokofiev

 

Heure de début : 11h15 (30 mn)

Genre : Danse

Public : Jeune public

 

Le conte musical "Pierre et le Loup" créé par Prokofiev est un classique pour enfants ; de nos jours, beaucoup en ont entendu parler. Ici, dans une courte durée de 30 minutes, 7 danseurs nous racontent cette histoire avec leur corps et la musique.

 

La salle était étonnamment bien remplie, d'un public de tout âge. Sur scène, le décor simple est constitué d'un arbre, d'une barrière et d'une maison faits en scotch blanc sur un mur noir. Les costumes n'étaient pas vraiment des costumes de théâtre, mais plutôt créés pour permettre aux danseurs de bouger, pourtant ils étaient assez significatifs des personnages. 

 

Ce spectacle m'a beaucoup plu, car il permet de sensibiliser avec humour les plus jeunes à la danse mais également à la musique de Prokofiev, qui est très intéressante : la musique en elle-même raconte l'histoire, car chaque personnage est caractérisé par un instrument (par exemple l'oiseau est caractérisé par une flûte traversière, légère et virevoltante) et un thème, qui est joué à chaque apparition du personnage en question. 

 

J'ai trouvé la chorégraphie très intéressante car elle est assez collective : les danseurs n'ont pas une danse chacun mais ils dansent ensemble, en duo parfois (ainsi lorsque Pierre se bat avec le loup, les deux artistes se portaient mutuellement, c'était très esthétique et plaisant à voir).

 

Même si ce spectacle est destiné principalement aux enfants, cela ne m'a pas empêchée de l'apprécier à sa juste valeur, car ils savent toucher tous les âges avec leur art. Et, ayant un grand intérêt pour la musique classique, j'ai redécouvert ce conte musical de Prokofiev avec gaieté.

 

Juliette Lartillot-Auteuil

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 16:16
Anita peur de tout
site Pony Production & catalogue Off 2018

site Pony Production & catalogue Off 2018

Cie les Femmes & les enfants d’abord et Pony Production, spectacle vu le 13 juillet, AVIGNON OFF 2018, au théâtre des Béliers, à 10h, sauf jeudi.

 

D’après le texte de Julie Cordier

Adaptation et mise en scène : Julien Guyomard

Interprète : Elodie vom Hofe

 

Théâtre à partir de 4 ans

Durée : 45 min

 

Martha Angst Vor Nichts, « peur de rien », parcourt le monde pour aider les gens à se débarrasser de leurs peurs. Aujourd’hui, un jeune garçon lui a écrit pour lui demander son aide. En déplacement en Sibérie, pour traquer la peur du loup, elle ne peut lui répondre et envoie à sa place son assistante Anita Angst Vor Allem, « peur de tout ».

Seule en scène, Elodie vom Hofe évolue dans un espace à première vue très dépouillé. Cinq  panneaux de tulle noir occupent le fond de la scène. Ils vont servir de support aux différents décors vidéo projetés. Anita peut les déplacer et passer à l’arrière, en fonction des étapes du voyage qu’elle entreprend pour trouver le jeune garçon harcelé par ses camarades, qui n’a donné que peu de précisions pour le localiser.

 

Anita est bientôt rejointe par une petite araignée projetée en vidéo qui se faufile le long des écrans, et finit par s’installer en hauteur, suspendue à son fil. Un peu râleuse, mais finalement plutôt rigolote, ce petit personnage à part entière, aux mimiques très expressives, veille au grain et aide Anita à progresser dans sa recherche en maîtrisant ses propres peurs. Au cours de ce voyage initiatique, Anita se révèle plus courageuse qu’elle ne pensait et parvient à retrouver le jeune garçon qui, fort de ses conseils, parviendra à se débarrasser de ses harceleurs.

 

La mise en scène, qui fait largement appel aux nouvelles technologies pour créer les environnements, est très réussie. Les images des monstres/vidéo qu’Anita voit partout dans la forêt ont raisonnablement impressionné les enfants. Des enfants qui ont beaucoup participé et dialogué même pour certains avec la comédienne !   

 

J’émettrais cependant une réserve concernant le jeu un peu « lisse » d’Elodie vom Hofe, que je n’ai pas trouvée très convaincante. Mais peut-être s’agit-il d’un parti pris pour coller au personnage d’Anita un peu timorée et craintive ?  

Je suis en tous cas tombée sous le charme de la petite araignée et j’ai vraiment regretté qu’elle ne soit pas venue saluer avec la comédienne  en fin de spectacle !

 

Cathy de Toledo

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 17:17

Quand la musique rencontre la poésie des images

 

 

Compagnie SingSong (Nouvelle Aquitaine) en co-production avec La Palène

dans le cadre du festival off d'Avignon, Collège de la Salle, vu le mercredi 11 juillet à 11h45 (autres séances : 10h30 et 17h00).

Interprète(s) : sylvie Matta, carole Matras, Bertrand Antigny
Régisseur : Philippe Jourdy

Spectacle musical à partir de 18 mois
Durée : 35 minutes

 

Quoi de mieux pour commencer une journée trépidante au festival d’Avignon que d’aller s’asseoir dans une des petites salles du Collège de la Salle pour découvrir un spectacle dédié aux tout-petits ?

 

Dès le démarrage de la représentation, je ne regrette pas mon choix.

Une harpiste accompagne notre installation et donne le ton ; la douceur va nous escorter pendant 35 minutes, la durée du voyage au pays de "Gouttes de sons".

J’ai rarement vu un spectacle qui portait aussi bien son nom. Les trois musiciens travaillent sur les sonorités de l’eau, clapotis, percussions et petits écoulements bercent l’harmonie de leur chant à trois voix. En les écoutant, je pense à Hermeto Pascual ou au groupe Vocalize, il me semble que la musique brésilienne n’est pas aux antipodes de ce territoire dont la richesse rythmique me transporte dans un si loin-si près plein de charme. Je ne suis pas la seule à tomber en pâmoison devant cette poésie sonore, le petit public est silencieux et attentif.

 

Il faut dire que rien n’est laissé au hasard ; la scénographie est soignée, épurée et les installations de lumières sous la peau des bendirs (tambour berbère) attirent l’œil du petit comme du grand, au même titre que les percussions colorées que les artistes font danser dans l’espace. Il n’y a pas de parole, et pour une fois, je trouve qu’il n’y en a pas besoin, tant la durée et la diversité des différents tableaux sont équilibrées.Les instruments insolites comme le cristal Baschet et une sorte de Hang en terre cuite apportent des sonorités nouvelles et le travail vocal plein de nuances vient parfaire cette proposition musicale d’une grande poésie.

 

Je suis très heureuse d’avoir, au petit bonheur la chance, choisi ce spectacle parmi tant d’autres et je vous conseille vivement, quel que soit votre âge, de vous laisser tenter par cette caresse sonore du matin.  

 

F.P.

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 12:48
La belle lisse poire du prince de Motordu
Catalogue Avignon Off 2018

Catalogue Avignon Off 2018

Cie Demain existe (75)
AVIGNON OFF 2018,  vu le 9 juillet à 10 h Théâtre du Rempart, du 5 au 29 juillet.

D’après le livre de Pef
Interprètes : Jules Cellier, Coline Moser

Théâtre jeune public à partir de 4 ans
Durée 55 min

La mise en scène s’appuie sur un beau décor coloré et évolutif, constitué du majestueux « chapeau/château » multicolore du prince de Motordu. Une partie de cet édifice deviendra la « toiture/voiture » que le prince emprunte pour partir en voyage… Voyage qui l’emmène dans la classe de la maîtresse/princesse Dézécolle, classe située dans l’envers du décor, la face cachée du « chapeau/château ».

Nous faisons d’emblée connaissance avec ce joyeux jeune prince affublé d’un joli « chapeau/château » (réplique du grand !) et avec son univers, dans lequel il côtoie des « boutons » qui paissent dans les près… Le prince ne s’ennuie pas et s’occupe à une multitude de jeux, mais il n’est jamais allé à l’école, et sa façon de parler est un peu particulière, même si très amusante ! Mais dans la classe de la princesse Dézécolle, avec les autres « glaçons et billes », il va rapidement faire l’apprentissage du langage « normal ». Et peut-être même rencontrera-t-il aussi l’amour… ?!

Une musique entraînante accompagne les péripéties de ce spectacle gentiment interactif, porté par des comédiens enthousiastes. Les enfants ont été réactifs et ont largement apprécié une histoire que sans nul doute nombre d’entre eux connaissaient déjà, et qu’il n’était pas facile de porter à la scène… 

Pari réussi pour la jeune compagnie Demain existe, qui nous offre une proposition maîtrisée de la Belle Lisse Poire…

Cathy de Toledo

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 19:54
Ricochets

 

Spectacle de la Compagnie Là-bas Théâtre (34), Création 2018, vue au Théâtre Molière à Pézenas, le 2 avril 2018.

D'après : Jon Fosse
Traduction : Terje Sinding (L’ARCHE Éditeur)
Mise en scène : Alex Selmane
Jeu : Denise Barreiros et Alex Selmane


Genre : Théâtre
Public : Jeune public
Durée : 1h

Quelle vision a-t-on du monde des adultes ? Une lampe de poche suffit-elle toujours pour descendre pour la première fois dans une cave sombre ? Existe-t-on seulement dans le rêve d’un grand géant, quand on est un enfant de huit ans ?

Dans "Ricochets", la dernière création théâtrale d’Alex Selmane, qu’il joue avec Denise Barreiros, directrice de la Compagnie "Là-bas Théâtre", le metteur en scène nous invite au rêve, au souvenir d’enfance, à l’éternel recommencement. À partir de deux textes "coup de cœur" choisis dans le répertoire jeune public de l’écrivain norvégien Jon Fosse, "Noir et humide" et "Kant", la pièce prend la forme d’une fable, sorte de troisième histoire, qui invoque les souvenir de deux adultes sœur et frère, revenus le temps de la pièce dans leur maison d’enfance. Pendant une heure, un travail sonore et visuel remarquable s’installe autour de ces personnages, mi adultes, mi enfants, et de toutes ces choses qu’ils ne comprenaient pas, quand ils entraient alors pour la première fois dans l’univers de leurs peurs. La création sonore d’Eric Guennou et la création lumière de Philippe Catalano rendent la scénographie émouvante et efficace pour nous promener d’un univers à l’autre, mêlant à la fois le concret de la maison d’enfance, avec son lit, ses lampes, ses portes, à celui, plus abstrait, onirique, de l’univers du souvenir, "de l’espace mental" expliquera Alex Selmane lors de la rencontre avec des lycéens qui fit suite à la représentation. Le décor imaginé par Daniel Fayet est sensoriel. Ici, un bout de porte, là, une lune suspendue, des escaliers qui ne finissent jamais… En fond sonore des bruits de pas, des voix, bizarres, rythmiques, mêlant joies et hantises, "comme on lance une pierre, qui rebondit, sans qu’on sache où ça finit" confie l’artiste. 

Ricochets dans les âges, ou souvenirs par ricochets, la pièce offre un bel instant existentiel et philosophique aux adultes et aux enfants. Création 2018, le projet a été initié en première résidence à la Gare du Nord de Pézenas en octobre 2014. Jeudi dernier, elle voyait le jour au Théâtre Molière, avec deux représentations, une scolaire, et une publique.

Danielle Krupa / www.allez-zou.fr

Coproduction Théâtre Jean Vilar (Montpellier), Le Cratère, scène nationale d'Alès
Partenariat Théâtre de Pézenas , Centre Ressources Molière, Sortie Ouest (Béziers), Théâtre Jacques Cœur (Lattes)
Aide à la création Région Occitanie
Avec le soutien de Réseau en scène

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