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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 01:03
Le Fabuleux Voyage de la fée Mélodie

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de la Compagnie Qui va piano (75), vu au Collège de la Salle, le 23 juillet 2013 à 14h dans le cadre du festival Off d’Avignon.

Texte, musique et interprétation : Stéphanie Marino 
Mise en scène : Nicolas Devort
Ombres : Xavier Mortimer

Spectacle jeune public à partir de 3 ans
Spectacle musical et vidéo
Durée 45 mn

Dans une salle comble, avec un écran sur le côté droit, apparaît Mélodie, jeune fée du pays de la musique, qui a perdu son « la ».

Alternant jeu et chansonnettes, elle nous entraîne avec elle pour retrouver sa note, croisant plusieurs personnages comme Octo le poulpe, la chouette Bidouwa ou le terrible ogre de barbarie.

Le travail de la compagnie, que l’on connaissait dans un tout autre domaine avec « Molière dans tous ses éclats », repose ici sur une collaboration avec Xavier Mortimer. Ce jeune magicien, qui travaille sur l’illusion, les ombres projetées et la vidéo, a apporté sa touche poétique à ce spectacle. Ce dispositif, sur lequel la compagnie travaille également depuis longtemps, permet à Mélodie de jouer avec les personnages de la vidéo et même de rentrer dans l’écran.

La technique est connue, mais elle est bien utilisée dans ce spectacle et lui apporte ainsi une fenêtre ouverte sur l’imaginaire. Les idées dans ces animations sont riches et originales, à l’image de ce poulpe Octo, aux bras-tentacules et qui joue ainsi de plusieurs instruments en même temps.

Sans être trop présent, ce travail de projection apporte un complément merveilleux dans cette petite forme tout en douceur et très bien calée.

Stéphanie Marino a composé également la musique, permettant d’alterner différents univers musicaux : jazz, valse, rythm’n’blues, rock, pop ou classique en fonction des rencontres qu’elle fait.

Une jolie découverte poétique et douce.

Eric Jalabert

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 23:35
Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler

Source : Catalogue Avignon Off 2016

Présent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de La Petite Compagnie/Courants d’art productions (78), AVIGNON OFF 2016

D’après le roman de Luis Sepulveda (1996)

Mise en scène : Carl Hallak

Avec : Patrick Courtois

Genre : Conte théâtralisé

Public : Jeune public à partir de 6 ans

Durée : 1h

Création 2016

Carl Hallak, que les chats semblent inspirer (il a interprété le "Journal d’un chat assassin" que j’ai vu en 2011 en Avignon), a choisi de mettre en scène ce roman de L.Sepulveda. Il en a confié l’interprétation à Patrick Courtois, que j’ai déjà eu l’occasion de voir en 2013, dans "Confessions d’un amant lamentable", où il incarnait Groucho Marx.

Le décor est sobre, quelques caisses de bois, des filets de pêche et quelques objets propres à évoquer une ambiance portuaire... L’histoire se déroule sur le port de Hambourg, où vient s’échouer une mouette mazoutée agonisante, que Zorba le chat, recueille. Avant de mourir, elle lui fait promettre de veiller sur l’œuf qu’elle va pondre, de ne pas manger l’oisillon et de lui apprendre à voler.

Sous le coup de l’émotion, le chat promet, et se trouve ensuite bien embarrassé ! Mais une promesse est une promesse. Il fait appel à ses amis les chats errants du port pour l’aider à veiller sur l’œuf, puis sur la petite mouette, baptisée Afortunada, la nourrir, la préserver des dangers, en particulier des rats qui la croqueraient volontiers. Mais, pour lui apprendre à voler, ce que les chats ne savent pas faire malgré leur bonne volonté, l’assemblée des chats décide à titre exceptionnel, de faire appel à un être humain, un poète de leur connaissance, en qui ils ont confiance. Cette jolie fable ne manque pas d’intérêt et aborde la question des différences, de la tolérance, de l’entraide et de la fraternité, du respect de la parole donnée.

Carl Hallak a opté pour une mise en scène sobre, laissant la place à l’imaginaire. Tout ou presque repose sur le comédien, seul en scène, qui doit nous aider à y croire. Mais le jeu de Patrick Courtois, dont il ne me semble pas que le jeune public soit son domaine de prédilection, manque de suggestivité et de dynamisme. On se perd un peu parmi les personnages peu différenciés auxquels il prête voix. Il peine à faire prendre vie à la petite mouette matérialisée par un simple ballon de baudruche avec un bec. Les bruitages et la musique auraient pu aider à porter l’action, mais ils m’ont paru bien peu présents. Du coup, je n’ai pas réussi à me laisser embarquer, et le temps m’a paru bien long…

Cathy de Toledo

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 19:21

                                                                                                                                                                                                                                                                                        

Spectacle des compagnies Ong Dam (34) et Récré-Cité (30), vu le 20 Oct. 2016, 10h30, au Carré Rondelet, Montpellier (34).

 

Texte (éd. Le Manuscrit, 2008) et mise en scène: Jasmine Dziadon

Interprètes: Jasmine Dziadon et Damien Alibert

Décor: Jacques Pons

Costumes: Georgette Mico

 

Genre: Conte théâtralisé et musical

Public: 3-10 ans

Durée: 45 min

Jauge : adaptable

Création 2011

 

Avec "l’Effet papillon", Ong Dam et Récré-Cité proposent ici un joli conte sur la nature et l'amour, accompagné de mélodies issues d’un large répertoire. Marguerite la fleur (J.Dziadon) et Mozart le papillon (D.Alibert) tombent amoureux. Mais elle reste rivée au sol alors que lui virevolte librement… jusqu’à disparaître aux yeux de sa bien-aimée. Le chagrin de la fleur émeut ses amis, qui se mobilisent pour retrouver l'amoureux volage. C'est ainsi que des grenouilles sourdes, un couple de tortues fatiguées, une chouette grognon, un épouvantail agité, la Lune et même le Soleil, se lancent dans une étonnante quête riche en suspens et en effets comiques où chacun tente d'aider, avec plus ou moins d'efficacité. L'aventure finit bien et l'on voit, comme le rappelle la compagnie, que "chaque petit geste peut faire de grandes choses". 

J’ai pris grand plaisir à ce spectacle. Le décor est soigné et expressif. L’intrigue bien rythmée intègre dialogues, chansons connues et airs classiques ou contemporains (D.Alibert à la guitare) dans un ensemble vif et homogène, très accessible aux jeunes spectateurs. A eux deux, J.Dziadon et D.Alibert interprètent pas loin de dix rôles qui se rencontrent, se croisent, se poursuivent. Ils restent convaincants dans leurs transformations, aidés en cela par l’esthétique et la pertinence des costumes. Gestuelle, mimiques, intonations, bruitages transmettent efficacement les singularités de chaque personnage avec quelques clins d'oeil amusants. D.Alibert met ses compétences de clown au service d’animaux cocasses et accompagne les dialogues d’airs de guitare connus ou improvisés. J.Dziadon diversifie son jeu avec talent, de la marguerite jusqu’à la Lune. Le texte explore une assez large gamme d'émotions et les messages passent avec légèreté grâce à un humour omniprésent. Quelle drôlerie, par exemple, dans le duo de grenouilles sourdes ou chez ce couple de très vieilles tortues qui hésitent encore à partager la même maison! Les enfants ont beaucoup participé et ri, et les adultes semblent avoir apprécié ce spectacle enlevé, intelligent et riche en qualités artistiques.

Adaptable, le spectacle peut se jouer autant en salle qu’en extérieur. Il s’adresse aux groupes d’enfants comme aux familles.

Catherine Polge

(Affiche de Viviane Weber)

Autres spectacles (pour enfants) de la cie sur le blog:

Cubeo et Bouliette    Le petit chat magicien

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 19:12
Mini concert de Noël

 

Spectacle de Flavia Perez (34), vu au théâtre de La Vista, Montpellier (34), le 22 déc. 2016, 16h.

 

Auteure, compositrice, interprète : Flavia Perez (chant et guitare)

 

Genre : Spectacle musical

Public : Dès 3 ans

Durée : 45 min

Création 2016

 

Chez Flavia Perez, Noël swingue! Avec sa guitare et un sampler, l’artiste crée un joyeux spectacle interactif, où dynamisme et humour sont au rendez-vous. Sur des chansons tirées au sort par les enfants, elle raconte, chante, bruite, mime. Le jeune public retrouve des contes, mélodies et comptines du répertoire revisités et malicieusement chamboulés. On se perd dans les bois, on suit une fourmi, on croise un Grincheux comique, une Blanche-Neige nunuche et un Père Noël ensommeillé. Les enfants participent et se retrouvent même sur scène à la fin pour danser. Ce voyage nous laisse tous, petits et grands, le sourire aux lèvres.

Ce jour-là La Vista accueille des enfants de réfugiés accompagnés de leurs parents. Grand nombre d’entre eux n’ont jamais vu de spectacle vivant et ne parlent pas français. Leur intérêt était palpable tout au long du spectacle. Reconnaissons que F.Perez se donne généreusement à son public! A peine sur scène, elle s’adresse aux enfants avec entrain et gentillesse. Elle est attractive, avec gestuelle et mimiques très drôles. Invités tout au long du spectacle à chanter, mimer, faire des bruitages, les enfants sont visiblement enthousiastes. Sur les rythmes chaloupés de Flavia et avec des textes de son cru, nous allons de surprise en surprise. Ainsi une aventure à suspense débouche tout à coup sur une comptine connue, ou bien un conte classique est soudain détourné avec humour. Rien n’est convenu, tout avance en ricochets, sur une cadence d’enfer. Voilà un spectacle fort divertissant, y compris pour les adultes.

A programmer pour tous publics, sans hésitations.

Catherine Polge

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 19:01
Contes et rencontres des autres terres

 

Spectacle de la Cie Théâtrale Francophone (34), vu le 9 Fév. 2017, Théâtre Pierre Tabard, Montpellier (34).

 

Textes de tradition orale recueillis, adaptés, mis en scène et contés par: Damiane Goudet

Assistée de: Jérémy Jeannin

Décors: Sophie Bastide

 

Genre : Conte

Public : Enfants de 3 à 10 ans

Durée : 45 min

Création 2015

Version pour 3-6 ans

 

Ce jour-là le théâtre accueille un très jeune public: une quarantaine d’enfants de 3 à 5 ans venus d’un centre aéré. Dans un décor simple et gai aux couleurs soutenues, D.Goudet, conteuse, invite les enfants à un grand périple dans l’imaginaire: Nouvelle-Calédonie, Afrique de l’Ouest, France, peuple tsigane, Vanuatu. Autant de cultures, autant de contes récoltés. Au fil de ces histoires, de la plus quotidienne aux plus fantastiques, la comédienne sème du rêve, des repères pour affronter les peurs, des principes de sagesse pour grandir. Le spectacle, cadencé et ouvert aux interactions, est un succès.

D.Goudet a choisi cinq contes de styles assez diversifiés (féériques, étranges ou drôles) qu'elle relie par un fil narratif tout en ménageant entre chaque histoire des moments de détente et d'échange avec son jeune public: les enfants répètent des mots magiques en choeur, répondent à des questions amusantes, ils rient, battent des mains. J’ai apprécié le jeu tranquille et clair de D.Goudet qui rend le spectacle accessible à la compréhension des plus petits. Sa gestuelle illustre efficacement un vocabulaire souvent exigeant et même parfois soutenu, qui refuse toute simplification verbale. Tout en restant une source de plaisir, l’ensemble incite les enfants à être attentifs, à mémoriser et à réfléchir. J’ai retrouvé dans cette exigence une des qualités de la production de la Compagnie à destination des jeunes publics. Quant au décor, simple et léger, il est adaptable à tous types de lieux.

La Cie Théâtrale Francophone propose sur son site un dossier pédagogique détaillé qui cible autant les capacités de mémorisation, de restitution gestuelle, de verbalisation, de création, que d’écriture. Une version plus longue du spectacle est disponible pour les 7 à 12 ans et peut être suivie de débat. Ce spectacle de qualité s’adresse avec bonheur autant aux familles qu’aux groupes d’enfants.

Catherine Polge

 

Autres spectacles jeune public de la Cie sur le blog:

Léou Doudou?    Lune et l'accordéon   L'Enfant qui regardait les étoiles   

Titam c'est moi      Vanille la chenille          Pelagia

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 16:42
Le secret de Fabula

Spectacle de la Cie Mam’s prod (94), AVIGNON OFF 2016, Grand Pavois, à 15h30 du 07 au 30/07

De : Marjorie Garcia et Aude Sappey Marinier

Mise en scène : Julie Cordier

Avec : Emma Santini, Eva Gentili, Simon Legendre, Marjorie Garcia

Genre : Théâtre musical

Public : Tout public à partir de 5 ans

Durée : 1h

Tout commence dans la bibliothèque de Marjaude, la gardienne du Codex, vieux livre magique qui ouvre le passage vers Fabula le pays où tous les personnages des contes prennent vie. Quelqu’un a volé le code secret qui garantit la paix à Fabula. Marjaude envoie son aide bibliothécaire Merlin enquêter sur place et découvrir le coupable.

Merlin va croiser le chemin de Blanche Neige, la Belle au bois dormant, mais aussi la Chatte Beauté. Cette sorcière va tenter de l’embrouiller, et lui fait croire que Mouchette, héroïne d’un conte inachevé de Perrault, est coupable, alors que c’est elle-même qui l’a manipulée ! Bien sûr, Merlin et Mouchette tombent immédiatement amoureux, et après avoir vaincu la Chatte Beauté, reviennent ensemble dans la bibliothèque de Marjaude.

C’est le prétexte à une comédie musicale dynamique, mêlant danses et chansons, dans un décor plutôt réussi, alliant vidéo, fumigènes, effets lumières, bruitages. Sans oublier de beaux costumes, en particulier pour les "Fabuliens", ce qui évidemment contribue au merveilleux ! C’est finalement plutôt une performance technique, où le jeu théâtral vient en second plan. Les personnages manquent d’épaisseur, en particulier Merlin, peu convaincant. Mais peut-être joue-t-il à merveille son rôle d’égaré au pays de Fabula !

Alors même si je n’apprécie pas particulièrement ce genre de prestation, un peu trop "télévisuelle" à mon goût, il semble néanmoins que le public ait apprécié. Je classerais donc ce spectacle au rang d’un divertissement familial agréable et, dans la catégorie, il est plutôt de bonne tenue.

Cathy de Toledo

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 18:07
Vassilissa
Source : Pony Prod/Les femmes et les enfants d’abord
Source : Pony Prod/Les femmes et les enfants d’abord

Spectacle de Pony Prod/Les femmes et les enfants d’abord (75), AVIGNON OFF 2016, Collège de la Salle, 14h, du 07 au 30/07

D’après le conte russe "Vassilissa la très belle"

Avec : Elodie Vom Hofe

Mise en scène : Julie Cordier

Genre : Théâtre

Public : Tout public à partir de 4 ans

Durée : 45 min

Après la mort de sa femme, le papa de Vassilissa s’est remarié avec une méchante femme, mère de deux filles tout aussi méchantes : elles rabrouent la fillette en permanence, la font travailler, et ne pensent qu’à se débarrasser d’elle. Elles l’envoient un jour dans la forêt chercher du feu chez la sorcière Baba Yaga, avec l’espoir qu’elle ne revienne pas…

La comédienne, habillée d’une robe à la mode russe, évolue dans un décor fait de trois éléments. L’armoire centrale en s’ouvrant révèle, par un joli effet d’éclairage, la forêt magique multicolore dans laquelle Vassilissa part à la recherche de Baba Yaga. La jeune fille est accompagnée de la poupée à son image que sa maman lui a donnée avant de mourir, et qui lui donne du courage. Cependant, Baba Yaga n’est pas aussi méchante qu’on pouvait le craindre, elle est même plutôt marrante ! Mais avant de donner le feu à Vassilissa, elle lui impose des épreuves, choisies avec l’aide du public, que celle-ci réussit bien sûr brillamment. Tant et si bien que Baba Yaga décide d’aider Vassilissa à se débarrasser de sa marâtre et de ses filles.

La mise en scène est sans prétention mais ingénieuse, se basant sur l’utilisation du carton découpé à la façon du pop-up. La musique, inspirée des rythmes slaves, accompagne agréablement le spectacle. La comédienne seule en scène incarne tous les protagonistes du conte, ou leur prête voix, passant aisément de l’un à l’autre. L’ensemble constitue un joli divertissement que le jeune public semble avoir beaucoup apprécié. Mais est-il indispensable en fin de représentation de divulguer comment Elodie Vom Hofe passe du personnage de Vassilissa à celui de Baba Yaga ? Si les enfants avaient compris, c’est inutile, sinon, autant les laisser rêver…

Cathy de Toledo

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 20:27
Le loup qui voulait être un mouton
Source : Cie Ladgy Prod
Source : Cie Ladgy Prod

Spectacle de la Cie Ladgy Prod (75), AVIGNON OFF 2016, Ateliers d’Amphoux, 9h50 et 10h50, du 07 au 30/07 sauf 12, 19, 25

D’après Mario Ramos

Adaptation et mise en scène : Cyrille Louge

Avec : Ghislaine Laglantine et Cédric Revollon

Genre : Marionnettes

Public : Jeune public à partir de 2 ans

Durée : 35 min

Création 2016

Contrairement à ce que peut faire penser le titre, Petit Loup ne rêve pas seulement d’être un mouton, il rêve surtout de s’envoler ! Il a en effet observé que, curieusement, les moutons parfois s’élevaient dans les airs.

Pendant tout le spectacle, les marionnettistes ne prononcent aucune parole et se bornent à échanger des "Bêêêê" et "Ouhouhouh", qui n’éclairent pas vraiment le spectateur. Les marionnettes sont très stylisées, ainsi que tout le décor. Même si je reconnais à l’ensemble un réel esthétisme, il n’est pas évident de prime abord, d’identifier certains éléments. Ainsi en est-il des deux pointes rouges qui figurent les montagnes, et j’ai entendu des enfants demander "qu’est-ce que c’est ?" Est-il certain en outre qu’ils aient compris que les moutons s’élèvent dans les airs parce que ce sont les aigles qui les attrapent, les déposent dans leurs nids perchés en montagne, pour les manger ultérieurement? D’ailleurs la façon dont Petit Loup se sort de la situation n’est pas très évidente…

Ainsi, le parti pris de mise en scène avec des marionnettistes quasi muets, laissant planer le doute dans certaines situations, m’a gênée. Et les bêlements et les hurlements de loup m’ont franchement agacée à force de répétition. Mais il est probable que les enfants ne s’attachent pas aux mêmes choses que les adultes… A réserver donc au très jeune public. A noter toutefois un bel accompagnement musical qui heureusement meuble les silences entre les cris des animaux !

Cathy de Toledo

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 11:59
Les trois brigands
Source : Journal "La Provence" 17 juillet 2016
Source : Journal "La Provence" 17 juillet 2016

Spectacle de la Cie les Muettes Bavardes (75), AVIGNON OFF 2016, Théâtre La Luna, à 10h15, du 07 au 30/07 sauf 13, 19, 26

D’après Tomi Ungerer (Ecole des Loisirs)

Composition musicale : Gustavo Beytelmann

Avec : Giada Melley, Elisabetta Spaggiari,

Musicien en alternance : Lysandre Donoso ou Sébastien Innocenti

Genre : Théâtre musical

Public : Jeune public à partir de 4 ans

Durée : 45 min

La représentation commence dans le noir. C’est un petit peu effrayant pour certains enfants… Heureusement, bien vite, la lumière s’allume, les comédiennes, le musicien et son bandonéon, entrent en scène. La compagnie a choisi d’adapter le livre de T.Ungerer sous forme théâtrale et musicale, tout en utilisant plusieurs formes de marionnettes : d’ombre pour la première apparition des brigands, à gaine type Guignol pour représenter les habitants de la contrée terrorisés par les brigands, et une marionnette à taille humaine manipulée à vue pour Tiffany, la fillette. Le décor est essentiellement constitué par une grande et belle diligence modulable, qui fait aussi office de castelet pour les marionnettes à gaine.

Un jour les brigands ne trouvent qu’une fillette dans la diligence qu’ils attaquent. A défaut d’autre butin, ils l’embarquent et l’emmènent dans leur repaire. Cette rencontre va changer leur vie. Ils vont désormais se consacrer à recueillir et élever des enfants abandonnés. Les trois interprètent content, chantent, manipulent et nous proposent une interprétation très orientée vers le jeune public.

Les intermèdes chantés qui ponctuent les moments clés, m’ont paru un peu longs et redondants par rapport au récit, provoquant une impression de manque d’énergie. Mais il n’est pas exclu que ceci soit un choix délibéré visant à ne pas brusquer les tout jeunes enfants… Néanmoins, le décor, les costumes très fidèles aux illustrations de l’ouvrage, la mise en scène et les éclairages, témoignent d’un travail soigné. Ainsi, les qualités esthétiques de la proposition sont indéniables.

Cathy de Toledo

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 12:56
Rouge

Spectacle de la Compagnie Une Autre Carmen (74), vu au Collège de la Salle, Festival Avignon Off 2016, à 9h45

Création : Sandrine Le Brun Bonhomme

Interprétation : Sandrine Le Brun Bonhomme et Angeline Bouille (en alternance)

Création musicale : Marybel Dessagnes

Genre : Spectacle musical

Public : Enfants de 12 mois à 6 ans

Durée : 35 min

L'opéra loufoque, tendre et subtil, "Rouge", créé par Sandrine Le Brun Bonhomme, se déroule comme une belle rivière, tout de beauté, dévoilant surprises, ingéniosité, simplicité, poésie, raffinement... S'en mêlent art de la récup et détournement d'objets.

La représentation démarre sur l'une des deux grandes surfaces carrées présentes sur le plateau, une plaque de verre vierge dressée. La plasticienne dont on aperçoit le visage commence "in situ", dans un tracé au pinceau, très calligraphique, la peinture de deux bonshommes l'un rouge, l'autre vert. Le geste est doux, juste et précis ; la peintre disparaît peu à peu derrière la surface peinte. Majestueusement, délicatement, les "Variations Goldberg" de Bach introduisent ce moment de grâce simple. Et la création musicale de Marybel Dessagnes ose des variations au piano, à partir de Bach et du rouge... le son du piano égrène ses notes.

Puis la voix de la marionnettiste s'en mêle, palette de timbres, de tessiture, de sons hauts en couleur: montée et descente de gamme avec le "o" de Rouge (une voix rappelant Barbara par moments). La musique et la voix de Sandrine seront complices lorsque son corps en mouvement écrira la lettre "r", puis la comédienne s'avance, articule le "errrre". La complicité est créée, des enfants imitent, la magie opère, en écho. Sensible et élastique, cette talentueuse artiste bâtit son spectacle avec des ustensiles basiques : un seau, une pochette et une trousse rouges, et un, non des bouts de tissu, quelques épingles à linge. Si le vert apparaît, il est minoritaire, un chiffon seul. Exclu, rejeté, puis réintégré. Quelque chose là, dit, engage, suggère : tolérance, égalité, fraternité... Au final, Sandrine discrètement ajoutera à son dessin un cercle rouge en guise de cœur au bonhomme vert, un cercle rouge au bonhomme rouge.

Cette création constitue un petit joyau mêlant simples trouvailles et créativité, initiant le petit homme aux belles choses. Les parents sont séduits par la prouesse de la création, par cette mise en scène simple, originale, pertinente et efficace. Ce spectacle est construit après vingt années d'expérience auprès de jeunes et très jeunes enfants, et cela se ressent. Les petits bouts qui avaient autour d'un an, assis juste devant moi, étaient tous captivés, yeux grands ouverts, tout au long de la représentation.

Parents, grands-parents, passez donc un moment de poésie et de grâce avec "Rouge". Les enfants sont littéralement embarqués durant ce spectacle. Merci et Bravo pour cette beauté (rare et précieuse) destinée à tous âges à partir de 10-12 mois.

Lydie Brogi

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