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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 12:09
Mon p'tit caillou délivre une étoile

Spectacle de la Cie Voix Public (06), AVIGNON OFF 2016, Collège de la Salle, 11h et 16h15 du 07 au 30/07 sauf les 11, 18, 25

Auteur et metteur en scène : Stéphan Ramirez

Interprète : Philippe Lecomte

Genre : Théâtre

Public : Jeune public à partir de 6 ans

Durée : 1h

Création 2016

Nous sommes invités par l’artiste lui-même (les taches de peinture sur son tablier noir l’attestent !), et après avoir posé nos chaussures, à entrer dans son atelier, dont il nous prévient qu’il est un peu en désordre…

Au centre de l’espace, un grand tapis en sisal pour accueillir les enfants, et sur les bords des feutres déposés en petits tas. Tout autour est collée une bande de papier kraft. L’artiste stimule les enfants afin qu’ils laissent aller leur imagination et se mettent à dessiner… Puis il commence à raconter l’histoire de Vivien, un petit garçon né dans une famille aimante. Son papa est marin pêcheur. Il aime emmener son petit garçon en promenade et lui raconter des histoires… Un jour pourtant son papa ne revient pas de la pêche. On retrouve seulement ses grosses chaussures, dont l’enfant ne veut pas se séparer. Ces chaussures qui l’amèneront à une occupation qui n’est pas sa vocation.

Heureusement Vivien trouve du réconfort à l’école, auprès de son amie et amoureuse Fleur, et auprès de Madame Rose, la propriétaire de la librairie, qui l’initie au plaisir de la lecture. Il sait que son papa est tout là-haut dans le ciel, qu’il veille sur lui depuis son étoile brillante, c’est sa maman qui le lui a dit, et qu’il pourra bientôt essayer de le rejoindre... Servi par une bande son très belle et très évocatrice, ce spectacle est en réalité un joli conte, introduit par un mini atelier de dessin. C’est dans son atelier, en usant de ses talents, que le dessinateur nous emmène sur les traces de l’enfant. Un dessin du papa et de la maman devant un berceau évoque la petite enfance, un tableau cadeau de son amie Fleur évoque la naissance de l’amour. Il utilise la peinture pour illustrer le naufrage du bateau du papa lors d’un gros orage.

Le récit dit d’une belle voix se déroule en douceur, tout simplement… Et le dessinateur avoue que cette histoire est la sienne, et qu’il est finalement devenu illustrateur de livres pour enfants ce qui était vraiment sa vocation… Il nous invite alors à feuilleter plusieurs livres dont "Mon p’tit caillou délivre une étoile".

Cette proposition me semble idéale à proposer dans les bibliothèques pour un temps d’initiation et de partage autour de la lecture.

Cathy de Toledo

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 14:12
Mamma Luna
Mamma Luna

Spectacle de la compagnie taïwanaise Théâtre des Enfants Terribles, vu le 19 juillet 2016, à la Condition des Soies, dans le cadre du Festival d’Avignon Off 2016


Interprète(s) : Kai-Lin Huang, Li-Li Hsu
Co-auteure : Dolfin Chen
Co-auteure/ass. mise en scène : Li-Li Hsu
Scénographie : Wen-Chi Tseng
Lumières : Chia-Yi Chou
Son et musique : Fei-Tsuei Luo
Costumes : Yu-Shen Li
Marionnettes : Yu-Tsen Liu
Graphisme : Shih-Jia Huang
Régie : Pin-Chiao Chung, Kuang-Cheng Wei
Communication : Sh
ih-Wei Wang
Production : Shih-Chi Wang, Chieh-Ni Chen

Genre : Mime, clown et masque
Public : A partir de 7 ans
Durée : 1h

"Mamma Luna" est un spectacle où même les vieux se battent pour être au 1er rang. "On est tous des enfants". Par contre celui que j’avais devant moi a sombré au bout de 3 minutes. Le vieux d’Avignon est dissipé et ne sélectionne pas toujours bien ses spectacles. Il faut donc bien lui préciser que "Mamma Luna" est un spectacle de clown mime frénétique. En gros ça veut dire que c’est bien déjanté, mais que ça ne parle presque jamais.

Sur scène, une vieille, pliée par le temps. Une voix off annonce au public de ne pas filmer, d’éteindre son téléphone, et qu’une lune géante est en train de sortir de son orbite et risque de créer des perturbations. Les 1ères agitations que j’ai ressenties sont celles de ma voisine de siège (la femme de celui qui s’est endormi), et qui a passé le plus clair du spectacle à s’exercer elle aussi au mime, mais dans son sac à main. (On ne rappelle pas assez souvent aux spectateurs d’éteindre aussi leurs voisins.)

L'artiste Kai-Lin Huang, formée à la prestigieuse école internationale de théâtre de Jacques Lecoq à Paris, nous propose un temps calme avant la tempête, avant le tsunami du temps qui passe et qui plisse le visage, avant d’entrer dans une machine à traverser le temps. Le mime nécessitant d’exagérer et le trait et la forme, Kai-Lin Huang nous emmène dans un répertoire de clown hystérique qui fait parfois vent contraire au rythme plus lent de la pièce, tout du moins pendant une bonne partie du spectacle, qui s’adresse à mon avis davantage à du jeune public qu’aux adultes, peu enclins, visiblement, à rester "wake up" pour certains, et à retourner dans l’enfance pour d’autres.

Saluons toutefois l’ingénieuse création costume et notamment le "poulpe/seins", chose trop rarement représentée dans les créations 2016 du Off. Un spectacle qui se donne du mal pour donner de l’émotion au public, et qui parfois m’a fait penser que Kai-Lin Huang en avait mille fois plus que nous. J’ai quand même entendu plusieurs fois "c’était bien" à la sortie, mais dans les 3 spectacles qu'il m’a été donné de voir ce jour-là à la Condition des Soies, celui-ci n’était pas mon préféré.

Danielle Krupa / Allez Zou !

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 13:58
La Naissance

Spectacle de la compagnie Flying Group Theatre (Taïwan), vu le 19 juillet 2016, à la Condition des Soies, dans le cadre du Festival d’Avignon Off 2016

Auteurs : Pei-Yu Shih / Jung-Shih Chou Interprètes : Jung-Shih Chou, Yi-Ju Fang, Nai-Hsin Hsu, Pei-Yu Shih, Chi-Hsu Tan Lumières : Guan-Lin Chen Visuels et décors : Ghislaine Herbéra Son et musique : Yu-Jun Wang Chorégraphie : Xiao-Chu Yu Régie : Tai-Jung Lin, Ching-Yu Hsieh

Genre : Marionnette-objet Public : A partir de 3 ans Durée : 1h25

J’ai beau ne pas avoir d’enfant, ne pas les aimer même souvent, ces chères têtes frisées qui vous crient "Mamaaan, j’ai soiiiif !" en plein milieu du spectacle, La Condition des Soies m’offre malgré tout toujours dans sa programmation un spectacle jeune public qui me donne envie d’aller le voir.

Avec "La Naissance", 1er volet d’une trilogie sur les étapes de la vie, j’étais sûre avant d’entrer dans la salle de retomber dans du liquide amniotique. Dans cette création de marionnettes-objets, rassurez-vous, pas d’accouchement dans la douleur. La compagnie a même la délicatesse de prévenir les tout-petits du public de ne pas avoir peur quand la lumière s’éteindra au début du spectacle. L’histoire est une hypothèse sur le devenir d’un œuf, dont celle qui l’a trouvé ne sait s’il est censé évoluer sur terre, dans la mer ou dans le ciel, parce que : perdu il est.

"Là, tout n’est qu’ordre et beauté [rêve !], calme et volupté". Le spectacle invite au souvenir de la naissance (que l’on n’a jamais eu, forcément), et laisse de fait habilement la plus grande place à l’imaginaire du public. La scénographie épurée nous plonge dans univers onirique aquatique quasi amniotique, attendri par la délicatesse du jeu taïwanais. Il reste parfaitement compréhensible même s’il est joué dans les deux langues (français et taïwanais), y compris pour les tout-petits. Des projections d’ombres, quant à elles très inspirées par cet univers, ne font pas oublier la qualité technique qu’elles imposent, et servent à maintes reprises de petites séquences pédagogiques sur la nature et la naissance de quelques-uns de ses habitants.

Je ne dévoilerai rien de ce que tout le monde a oublié le jour où il est né, mais vous souhaite la bienvenue dans cette allégorie douce et imaginaire sur l’avant venue au monde.

Danielle Krupa / Allez Zou !

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 16:02
Chapeau Perrault
Source : site de la compagnie
Source : site de la compagnie

Spectacle de la Cie Théâtre en Stock (95), AVIGNON OFF 2016, Collège de la Salle, 14h, du 07 au 30/07

Mise en scène : Jean Bonnet

Avec : Alice Buret, Loïc Rottenfus

Genre : Théâtre

Public : Tout public à partir de 5 ans

Durée : 1h

Alors qu’il lit tranquillement son journal, installé dans son fauteuil en sirotant son apéritif, une fillette sollicite son grand-père pour qu’il raconte et mime avec elle les "Contes de ma mère l’Oye" de Charles Perrault, dont elle possède le recueil. Certains de ces 11 contes sont très connus, comme "le Petit chaperon rouge", d’autres beaucoup moins tels "Grisélidis" et "les Souhaits Ridicules".

Avec les moyens du bord, quelques costumes simples et évocateurs, puisés dans une grande malle en bois, quelques objets, associés à des projections en ombres chinoises, le grand-père et sa petite-fille s’amusent à se faire peur... et à nous faire peur ! Les contes, ou plutôt des extraits, s’enchaînent en des saynètes inégales tant en durée qu’en qualité, créant parfois une certaine frustration notamment pour les contes peu connus.

Après une idée de départ intéressante, le spectacle défile un peu comme un catalogue. J’aurais aimé que les ombres chinoises soient mieux exploitées, animées au lieu d’être statiques, pour accréditer peut-être plus l’idée de jeu entre le grand-père et sa petite-fille… Mais, surtout, il m’a semblé que la comédienne n’était pas dans le rythme. Ce qui fait que je ne suis pas moi-même rentrée dans le jeu même si ce spectacle reste un divertissement honnête !

Cathy de Toledo

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 21:55
Kiboutou le petit pêcheur
Kiboutou le petit pêcheur

Spectacle de la Cie Théâtre Stéphane Gildas (75), vu à Avignon Off 2016, l’Alibi, le 10 Juil., 17h15 (jours pairs, jusqu'au 29)

Texte (à paraître) et mise en scène : Jason Ciarapica

Interprète : Carine Coulombel

Genre : Conte écologique

Public: Jeune public, dès 6 ans

Durée : 50 min (existe en version 35 min)

Jauge : de 30 à 100

Création : 2016

(salle 49 pl.) Ce jour-là une colonie de vacances a rempli la salle.

Il était une fois... deux jeunes enfants africains, Kiboutou et sa petite soeur, qui ont décidé d'affronter les "hommes de la terre d'en face" dont les "monstres rouillés", énormes chalutiers, vident les océans, provoquant famine et perturbations des modes de subsistance et de l'économie locale. Kiboutou et Aallhya se lancent dans une expédition longue et fatigante, mais pleine de féérie. Avec l'aide d'un poisson magique et grâce aussi à leur force de conviction et leur courage, ils réussiront à convaincre de pêcher ce qu'il faut : "pas plus, pas moins". Courage, sagesse, solidarité, respect de la nature, telles sont les leçons de ce conte. Avec maestria Carine Coulombel donne vie au récit émaillé de dialogues, incarnant les très nombreux rôles du conte et passant même, telle Alice, par plusieurs dimensions ! Une scénographie astucieuse associe son jeu à la manipulation de tout petits personnages et à des projections d'images. Ce dynamisme permet de soutenir l'attention des spectateurs, dans une version toutefois un peu longue pour les plus jeunes.

J'avais déjà pu apprécier le jeu souple et vif de Carine Coulombel dans "Auto-Psy". Dans un tout autre registre, elle met sa gestuelle précise et parfois dansante et ses mimiques sensibles au service d'un conte. Sans précipitation, elle évolue sans cesse sur le plateau en tirant le fil de l'histoire. Tantôt conteuse, tantôt Kiboutou ou sa soeur, sirène, poisson, chef de village, effrayant patron de chalutier, etc., elle est toujours immédiatement convaincante : d'un accessoire prestement attaché, elle change de peau ! J'ai particulièrement apprécié la différence d'échelle dont joue la mise en scène : petites poupées incarnant Kiboutou ou sa famille (10 cm au plus), beaux dessins de personnages africains projetés en fond de plateau et enfin la comédienne. Jongler avec tout cela demande de petits tours de force. Les petites poupées manipulées par C.Coulombel parlent par sa voix puis sont prestement mises en poche, et voici la comédienne incarnant elle-même leurs personnages... L'artiste joue de ces changements avec une fluidité qui les intègre harmonieusement dans le spectacle, on la suit, et c'est souvent fascinant.

Outre son message écologique évident, le texte rend hommage à la lucidité et à l'obstination bienvenue dont les enfants font souvent preuve face aux stupidités des adultes ! Il y a une malice sous-jacente à l'intention des parents ! C'est vivant et bien écrit, mais j'ai regretté que certains passages ne soient pas plus resserrés, ce qui allégerait la durée du spectacle. Les enfants se sont montrés pour la plupart attentifs. Ce spectacle est mobile et la conformation de la salle doit à mon avis ménager une certaine proximité avec le public pour lui permettre de l'apprécier pleinement. Un bon spectacle à suivre. Pour enfants (et pour adultes aussi !).

Ajoutons que "Kiboutou" est soutenu par une association de solidarité internationale (ASIPB) à laquelle sont retournés les dons versés en échange des CD des artistes de l'association

Catherine Polge

Autre spectacle de la Cie sur le blog :

Auto-Psy http://vivantmag.over-blog.com/2015/09/auto-psy-de-petits-crimes-innocents.html

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 22:12

 

petit-poucet.jpg

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Présent sur le Off 2016

Cie l’Eternel été (84)

Adaptation Gérard Gélas d’après le conte de Perrault

Spectacle théâtre et musical

Avec Johanna Bonnet, Benoit Gruel, Lou de Laâge, Shemci Lauth, Maïa Liaudois, François Santucci, Manuel  le Velly

Tout public à partir de 6 ans

Durée 50 min

Avignon Off, Au coin de la Lune, 14 h 40  du  6  au  31 juillet 2013

 

Nous retrouvons cette année encore à Avignon, un grand nombre de contes revisités. Quelques minutes après avoir vu Louis XVI dans ce même  petit théâtre, je retourne dans la salle où les spectateurs sont accueillis en chansons par les 7 comédiens chanteurs qui vont nous proposer leur version du Petit Poucet.

 

Le Petit Poucet est devenu un vieux et riche marquis, qui tente de raconter son histoire à ses valets. Mais sa mémoire lui joue des tours. Ses  valets vont alors le guider sur le chemin des souvenirs,  l’aider à raconter son histoire, en jouant tous les personnages ici devant le public,  changeant de costumes à vue, et  manipulant la  structure mobile tournante (genre de grande boîte) qui est à la fois la maison des parents de Poucet, la forêt, la maison de l’ogre, et à la fin, celle du Marquis.

 

Le conte est ici revisité en un spectacle virevoltant  à la mode commedia  dell’arte,  en ce sens qu’il y a de la folie, des acteurs qui vont, viennent, se croisent, de la joie, de la musique  et des chansons (accompagnées en direct à la guitare et à l’accordéon) dans et autour de  cette  structure/décor  qui au fond n’est pas si  éloignée des tréteaux.

 

Une petite heure jubilatoire pour grands et petits, rires et gags garantis. Je me demande même si les grands ne s’amusent pas plus que les petits ?? En tous, le public nombreux ne s’y est pas trompé et a ovationné les comédiens…  C’est ce que j’appelle un  vrai spectacle familial, et un Petit Poucet comme on ne l’aurait pas imaginé !

 

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 12:31
Non, Mais dis donc !  Et les bonnes manières ?
Non, Mais dis donc !  Et les bonnes manières ?

Présent sur le Off 2016

Spectacle de la Compagnie Zygoma (84), vu au Théâtre des remparts, le 8 juin 2015

Mise en scène et Interprétation : Marie-Hélène Goudet et Serge Hatem

Genre : Humour et incivilités

Public : Tout public à partir de 5 ans

Durée : 50 min

Dans une salle comble, 94 enfants plein d’énergie venaient découvrir un spectacle parlant d’incivilités, des petites mauvaises habitudes, de ces fâcheuses manies sur lesquelles on aimerait bien tirer un trait définitif. Autant dire un spectacle d’intérêt général.

Pour en parler, la compagnie a choisi de le faire sans un mot, de tabler sur une pantomime et une gestuelle dynamique et rythmée qui fonctionne plutôt bien. L’ouverture d’une porte en musique donne le tempo et permet, en s’appuyant sur des accessoires nombreux, d’aborder les travers des petits et des grands : entrer ou s’asseoir sans y être invité, copier, trier les poubelles, laisser sa place dans les transports, nettoyer les fruits, ne pas lâcher son portable… la liste est longue et variée. Les adultes ne sont pas oubliés, car bien sûr ces travers sont bien souvent partagés par nous tous, même si ce sont plutôt les enfants vers qui ces messages sont adressés.

Sans donner de leçon ni tomber dans le moralisme facile, mais sans hiérarchiser non plus - on ne parle pas ici des incivilités plus graves, sujets de débats -, les deux comédiens invitent ainsi les enfants à identifier chacune de ces mauvaises manières, ce qui en renforce justement l’impact. J’ai trouvé la proposition drôle, surprenante, rythmée, musicale parfois et le défi pas facile à relever… Pourtant ces deux-là y arrivent avec simplicité et efficacité et permettent ensuite d’engager des échanges constructifs avec les enfants.

A recommander en représentation scolaire.

Eric Jalabert

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 10:28
Chaque jour, une petite vie
©gregoire-edouard
©gregoire-edouard

Présent sur le Off 2016

Spectacle de la Cie Méli-Mélodie (34), vu le 8 Mai 2016, 12h30, Domaine départemental d’O, Montpellier (34), festival Saperlipopette

Conception : Esther Thibault

Composition, écriture et jeu : Esther Thibault et Sylvia Walowski

Regard extérieur : Julie Minck

Genre : Théâtre musical

Public : Jeune public de 3 à 6 ans

Durée : 35 min

Jauge : 90

Création décembre 2015

Ce spectacle léger, ludique et rythmé fait référence au vécu des jeunes enfants en égrenant de courtes histoires chantées ou jouées en duo musical. Dans une ambiance où les lumières mettent une touche de merveilleux, les artistes échangent mimiques et gestes avec une complicité amusante, en jouant avec les mots, les rythmes et les instruments de musique. La magie des sons déroule le fil conducteur du spectacle : guitares, percussions, bruits de bouche accompagnent les histoires pleines de douceur, de rêve ou de petits frissons. E.Thibault et S.Walowski proposent ainsi aux très jeunes enfants un parcours artistique porteur de sens en adéquation parfaite avec leurs capacités d’attention et leurs ressources émotionnelles.

L’enfant retrouve ici ses rituels, ses sensations et ses émotions dans des chansons fraîches et rythmées, comme ce joli texte qui égrène tout ce qu’il aime, ou ce poème sur "Papa". Il y a bien sûr aussi un zeste de peur avec l’histoire d’un dragon, rythmée aux percussions. De tendres comptines sont scandées "à petit pas" : en effet, à chaque jour "une petite vie" ! J’ai apprécié la diversité et le charme des sonorités et des rythmes, qui restent toujours à la portée d’écoute du jeune public, très attentif. Associée aux mélodies instrumentales la musique des mots est ici très travaillée, souvent même malaxée avec un plaisir jubilatoire dans des échanges comiques entre les deux artistes. Quelques moments d’étrangeté épicent agréablement le spectacle. Ainsi lorsque E.Thibault et S.Walowski entrent en scène en chantant en polonais, j’ai été un instant perdue à l’écoute de ces syllabes rythmées à la signification énigmatique. C'est peut-être ainsi que les tout-petits découvrent le langage des adultes ?… J’ai regretté certaines mimiques un peu appuyées, une absence de maquillage et des costumes qui m’ont paru décalés par rapport à l’ambiance poétique. Encore tout jeune ce spectacle déjà attractif demande à prendre de la maturité et reste très prometteur.

Tout en respectant leur imaginaire, "Chaque jour, une petite vie" offre aux tout-petits un miroir paisible et joyeux de leur monde émotionnel tout en les introduisant aux jeux sonores et musicaux, au langage et, plus globalement, au sens. A recommander aux collectivités d’enfants, et aussi aux familles, car les adultes n’y boudent pas leur plaisir.

Catherine Polge

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 10:06
Titi tombe, Titi tombe pas
Source : site Saperlipopette Domaine d'O
Source : site Saperlipopette Domaine d'O

Spectacle de la Cie Pascal Rousseau (77), vu le 7 mai 2016, en extérieur, à l’espace Micocouliers Domaine d’O, Montpellier (34), dans le cadre du Festival Saperlipopette

Avec : Pascal Rousseau, Lola Heude

Genre : Arts de la piste

Public : Jeune public à partir de 3 ans

Durée : 40 min

Après ses prouesses de circassien équilibriste, Pascal Rousseau nous propose cette création plus particulièrement destinée au jeune public. Il s’est associé pour ce faire à Lola Heude, qui joue ici le rôle de "l’empêcheuse de tourner en rond"...

Titi est en effet concentré sur sa recherche des équilibres parfaits qu’il tente d’obtenir en utilisant des morceaux de bois de formes et dimensions variées, des Kapla les plus petits, aux longues planches et briques plus volumineuses. Sans oublier les chaises de bois dont Pascal Rousseau sait tirer le meilleur parti, et qui sont le support de nombreuses figures ! Et voilà que Nana, personnage clownesque plein de fraîcheur, facétieux et maladroit, vêtu d’un improbable costume couvert de plumes, vient perturber sa quiétude et faire écrouler toutes ses constructions ! Mais, naïve et curieuse, elle devient vite une élève attentive, et se prête avec bonheur au jeu de la "femme manège"…

Avec lenteur et légèreté, portés par une petite musique douce et entraînante, les deux artistes nous proposent des figures et échafaudages d’une extrême précision, tout en donnant l’impression d’une grande facilité, à peine contrariés par le petit vent qui souffle sur le Domaine d’O. Titi et Nana, enfin complices et heureux, terminent leur prestation, installé chacun d’un côté d’une balançoire de leur fabrication, entourés d’un cercle de dominos de bois qui s’écroulent en cascade.

Le jeune public n’est pas seul sous le charme et les grandes personnes laissent aussi éclater leur joie devant ce joli spectacle familial, magique et plein d’humour.

Cathy de Toledo

Autre spectacle commenté sur notre blog : http://vivantmag.over-blog.com/article-le-mur-de-l-equilibre-119137631.html

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 18:02
Cyclochevo
Cyclochevo

Animation de M. Leonetti, vue le 8 Mai 2016, 12h30, Domaine départemental d’O, Montpellier (34), festival Saperlipopette

Genre : Parcours ludique

Public : Tous publics à partir de 3 ans

Création 2009

Au fil de mon exploration du festival, j'ai expérimenté "Cyclochevo" en menant un fougueux sulky à pédales ! Car si les montures proposées ici accueillent les enfants dès 3 ans, il n’y ensuite pas de limite d’âge ! Malgré le très mauvais temps, les enfants se pressent. Le succès de cette animation est tel qu’une bénévole du festival seconde M. Leonetti pour installer les enfants et veiller au bon déroulement du parcours. Petits et grands conduisent toutes sortes de véhicules et les sourires et éclats de rire en disent long. Une formule est adaptée aux petits qui ne savent pas faire du vélo. Les sulkies, de dimensions variées, sont pour la plupart anciens (années 50). Très beaux et expressifs, les chevaux ont été réparés et rénovés par M. Leonetti. Ce bricoleur passionné a aussi réalisé de drôles de vélos : à secousses, haut perchés, tandems à pédalages en directions opposées, etc. Très amusant ! Toujours de bonne humeur et disponible, M. Leonetti est prêt à expliquer et aider. Une crevaison ? Voilà qu’il effectue la réparation en montrant aux enfants comment s’y prendre. Adaptable à toutes les superficies et facilement transportable dans un fourgon, "Cyclochevo" séduit les aventuriers dès le plus jeune âge !

Catherine Polge

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