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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 22:11
Festival "Dans mon jardin"
Festival "Dans mon jardin"

Un festival « Dans mon jardin » produit par l’association des Mordues 87380 Saint-Vitte-sur-Briance le 8 aout 2020.

 

Cie des Mordues : Izabelle - 06 19 94 71 19 desmordues.asso@gmail.com

 
Cie les yeux Grands Fermes : Anne Perbal infos[at]anneperbal.com
 

Cie H : Albin Hedon : 05 53 47 93 12

 

 

Genre du festival : théâtre, conte, cirque, musique...

Public : Tout public

Durée : une journée

 

Programme de la journée: 

11 h - Contes musicaux aux jardins de tes rêves, en partenariat avec la bibliothèque de Saint-Vitte-sur-Briance.

11 h 30 - Spectacle clownesque et musical « The Pépette Show », Mathilde Verger, Cie Des MorduEs.

12 h 30 - Performance dansée, Anne Perbal, Cie les yeux Grands Fermés.

14 h/16 h - Ateliers tout public :

    Atelier d’écriture : Histoires à dormir debout  / Arts créatifs : À faire sourire nos mains

15 h - Spectacle de jonglerie burlesque « La Con’F », Albin Hedon, Cie H.

16 h 30 - Solo clownesque « Ça ne tourne pas trop rond », Anne-Marie Frias.

17 h 30/19 h - Tremplin Spectacle vivant  (musique, lecture, théâtre, danse) : performances  de 5 à 10 minutes avec vote du public à l’applaudimètre. 

20 h – « Chanson à rêver debout » - Mathilde, Cie Des morduEs.

21 h 30 – « Quatuor du coin gnoles », Cie des 4 verres de Les tubes digestes.

 

 

Cet été fut caniculaire et covidculaire!

Le manque :

De plaisir, de partage. 

De rencontres, de concerts, de spectacles. 

La peur :

De l’autre, de mourir.

Se masquer, arrêter de respirer. 

 

Vouloir :

Prendre l’air, le bon, celui de la liberté.

 

Je n’y croyais plus, en cette année particulière. Et oui, il existe encore des endroits en France où les mairies soutiennent les organisateurs qui souhaitent proposer un bol d’air frais autour du spectacle vivant. Ce fut le cas dans cette petite commune de Saint-Vitte-sur-Briance en Haute-Vienne. 

Nous prenons donc la route afin de rencontrer ces deux petits bouts de bonne femme qui portent le festival « Dans mon jardin » à bras-le-cœur.

Le décor bucolique : une ferme, un camping improvisé dans un champ, des fauteuils et  des canapés dispersés, une nature paisible, de la couleur, une scène de fortune, et surtout des gens !!! Des sourires, de la bonne humeur, la vie quoi !! On est accueilli comme des cousins éloignés qu’on n’aurait  pas vus depuis un bail :

- « Allez, prenez-vous un verre !!! Asseyez-vous autour de la grande tablée ».

Nous décidons donc de mettre la main à la pâte pour la fin des préparatifs. Le bénévolat reste toujours tellement riche humainement.

 

Le festival est gratuit ; il n’y a qu’à boire et à manger (bio) pour que les organisateurs rentrent dans leur frais. Les enfants sont aux anges : tout leur est dédié. D’ailleurs, ils sont bien plus nombreux que leurs parents, déjà accoudés au joli bar en palettes.

Le cadre se prête au calme. Pour la fraicheur on reverra ça…

La journée commence par…chercher ma fille qui en fait se trouve assise sur des bottes de paille à écouter un conte. Elle est absorbée. La dame de la bibliothèque vit son histoire et subjugue littéralement le jeune auditoire.

Les spectacles vont s’enchainer toute la journée. 

Mathilde (artiste et membre fondatrice de l’association) nous propose un spectacle de clown « Le pépette show ». Numéro pour enfants dont j’ai apprécié le dynamisme, la couleur, et le coté traditionnel du clown (comique, gag, chute, musique, …..). Elle arrive sur son tricycle, toute de couleurs vêtue et en musique. Le ton est donné, le sourire se dessine sur les visages des petits et des grands. Nous assistons à une représentation clownesque participative. 

 

L’après-midi voit se dérouler de nombreux ateliers animés par des bénévoles. Des ateliers d’arts plastiques, d’abord, à base de matériel de récupération. Les œuvres réalisées ont pu servir à égayer le festival (on ne fabrique pas pour soi mais pour embellir le site). Des ateliers musicaux  ensuite, avec des créations là aussi collectives.

 

En pleine chaleur, Albin de la Cie H nous a présenté son spectacle de jonglerie. Il est un maître-conférencier, jongleur, acrobate et… drôle. Son spectacle est burlesque et participatif. C’est ensuite autour d’Anne-Marie. Son solo clownesque est une réadaptation du magnifique texte de Marc Favreau dit « Sol le clown ». Elle présente donc une conférence géopolitique autour d’un monde…qui ne tourne pas rond. Le personnage, un clown décalé, ingénieux, un peu malingre et fébrile nous explique que ceux d’en-haut se couillonnent pendant que ceux d’en-bas appartiennent au « fier-monde ». Quelle société de « pecno-crates ». Un humour triste qui dérange nos « illusions mondaines » à grands coups de « tombe atomique ». Finesse des mots qui demandent une concentration à toute épreuve.

 

Vient alors le moment du tremplin artistique. Ma fille avec ses 254 nouvelles « meilleures amies » se retrouve devant  la scène pour assister à une prestation de haut vol de rythmiques avec gobelets.

Le festival se termine avec Mathilde, sa guitare et son accordéon. Des textes profonds qui nous appellent au voyage et  des reprises de chansons bien connues de tous. On fredonne, et nous ne pouvons pas empêcher nos gambettes de virevolter en cadence.

 

Je tenais à chroniquer ce petit festival qui, en d’autres temps, serait peut-être passé inaperçu. Mais en ces circonstances, l’audace et la ferveur de cette association, la simplicité même du vivre-ensemble autour d’un évènement culturel m’ont  permis de réaliser combien le spectacle vivant était essentiel. Fasse que ces lieux d’échanges, de partages et de rencontres que sont les scènes survivent, au risque de voir se réaliser les prédictions de Frank Herbert :

« La peur tue l’esprit, la peur est une petite mort. » 

 

Laurence Malabat

 

 

 

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 01:16
Christophe Raynaud de Lage

Christophe Raynaud de Lage

L'Amour Vainqueur

Un spectacle produit par le Festival d'Avignon (84) et vu à la Fabrica le 29 novembre 2019.


Texte, mise en scène et musique Olivier Py
Comédien.ne.s : Clémentine Bourgoin, Pierre Lebon, Flannan Obé, Antoni Sykopoulos
Scénographie, costumes : Pierre-André Weitz
Lumière : Bertrand Killy
Genre : Théâtre, Opérette
Public : Jeune public, tous publics à partir de 9 ans
Durée : 1H20

 
Je suis un peu dubitatif en entrant dans la salle : j'attends d'un spectacle jeune public qu'il me fasse retomber en enfance, ou du moins qu'il permette plusieurs niveaux de lecture. Double pari tenu pour « l'Amour Vainqueur » : les rues résonneront longtemps de chansons et de débats après 1H20 de bonheur des yeux et des oreilles.

L'opérette se situe à la croisée du conte, de l'opéra et de la célébration ; il y a donc une histoire (le Prince et la Princesse veulent se retrouver mais la guerre fait obstacle à leur idylle), rehaussée de chansons (et Olivier Py possède un indéniable sens du rythme et de l'harmonie) qui mènent à la célébration de la victoire de l'amour. La force de la musique nous entraîne dans le sillage du festival et permet à la légèreté de s'affranchir de la naïveté en s'enrichissant sans cesse de puissance ; le grotesque joue des coudes avec le sublime et fraie un chemin au rire. En fond de scène un mur de lumières - l'une d'elle est rouge.
Histoire Drôle : personnages toujours extériorisés.

Pourquoi une seule diode rouge ? Pourquoi la guerre est-elle bénéfique à l'économie tandis que la politique hait le théâtre, qui lui-même surpasse la vie ? Pourquoi le Général abandonne-t-il sans combattre face à l'amour du Prince, alors même qu'il a tous les pouvoirs ? On voit que s'il y a fête ce n'est jamais aux dépens de la réflexion. La pièce fonctionne ainsi comme une grande métaphore rigoureusement conceptuelle - le Général incarne le Politique, la Princesse l'Amour et le Théâtre... - et ces concepts portent leur valeur. L'amour est déjà vainqueur. L'amour est vainqueur par nature, puisqu'il est du côté des gentils - et vice-versa. Le méchant aussi est méchant (et donc perdant) par nature. Comme si Olivier Py transportait son système habituel de pensée dans cette pièce - avec encore moins d'incarnation réaliste - pour former un théâtre presque idéologique. Le metteur en scène a déjà tout pensé à notre place, interrogations et réponses aux interrogations. C'est dangereux ? Trop facile et possible uniquement en rêve ? Après tout, ce n'est qu'une pièce pour enfants.

« Pour les enfants et les gens intelligents » précise Olivier Py, puisque les enfants « ne posent que de grandes questions » et que l'intelligence est toujours réconciliée avec sa dérision. Aux grandes questions répondent les grands aphorismes et les grands aphorismes savent qu'ils sont au théâtre. C'est bien la source du comique de la pièce : un décalage permanent entre l'évidence du ton et la complexité du propos, entre la lourde réalité de la guerre vécue par les personnages et la frivolité du jeu du théâtre. La Princesse est la gentille parce que c'est son rôle et parce qu'elle n'est qu'un rôle, de même que c'est le rôle de l'amour d'être vainqueur. De là vient sa pureté : elle n'est qu'amour, elle est sa parfaite incarnation (Clémentine Bourgoin est une merveilleuse actrice). Si cette pièce est magique et exaltante, c'est qu'elle propose un espace rêvé dans lequel les choses arrivent pour le mieux, où la pureté est possible et où le possible fait obéir le réel à l'espoir.

« L'Amour Vainqueur » est une merveilleuse parabole que l'ironie protège de l'idéologie ; il nous offre un théâtre pour apprendre à faire du possible un avenir. Allez-y les yeux fermés, Olivier Py s'occupe de vos sourires.


Mathieu Flamens


Lien vers la chronique plurielle et populaire rédigée autour du spectacle avec les enfants de l'école Massillargues :
http://vivantmag.over-blog.com/2019/12/l-amour-vainqueur.html


 

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 00:46
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Rosa Luxemburg Kabarett

Un spectacle produit par le collectif Ondes sensibles (84) et vu au Théâtre des Déchargeurs le 30 janvier 2020.

 

Texte : Viviane Théophidalès

Mise en scène : Viviane Théophidalès

Comédiens : Géraldine Agostini, Sophie de la Rochefoucauld, Anna Kupfer,Viviane Théophidalès, Bernard Vergne

Genre : Théâtre musical

Public : adulte

Durée : 1H40

 

 

C’est en allant voir avec mon amie Anne une conférence théâtralisée au théâtre de la Reine Blanche (théâtre associé au Théâtre des Déchargeurs) que nous avons repéré le « Rosa Luxemburg Kabarett » à venir. Rendez-vous était donc pris pour son prochain séjour parisien.

 

Ils sont cinq sur scène - quatre femmes et un homme – à convoquer les mânes de Rosa Luxemburg. Pour égayer un propos qui aurait pu paraître à d’aucun quelque peu abscons, c’est la forme cabaret qui a été retenue. Mais sur une si petite scène (3 m d’ouverture pour 4 m de profondeur environ), le terme est largement démesuré ! Pour tout cabaret, nous assistons à une succession de tableaux entrecoupés d’interludes (clavier, chant, guitare). Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le décor se réduit à quelques accessoires scéniques : une tringle-paravent, une malle, quelques gros coussins et un banc. Qu’importe au fond : rien n’a plus d’importance à mes yeux qu’un texte et un jeu. Le problème, c’est qu’ils n’y étaient guère davantage, faute de mise en scène.

Le parti pris n'est pas clair. La mise en scène et le texte oscillent entre la narration et l’incarnation ; le passé et le présent. Veut-on raconter la vie de Rosa Luxembourg ou mettre l’accent sur sa pérennité ? De même à force de vouloir montrer la femme humble dans la pasionaria, on tombe dans l’anecdotique. Le jeu de la comédienne donne à voir une petite ménagère ordinaire à la voix trop fluette quand elle n’hurle pas en proie à une quasi démence. Une scène résume à mon sens tous ces dysfonctionnements. Rosa, juchée sur un banc est censée haranguer la foule lors de son célèbre discours de 1891. Outre son manque de charisme, des voix off et peu crédibles lui répondent. N’auraient-ils pas été plus judicieux que ses collègues comédiens se glissent parmi les spectateurs, lui répondent et chauffent la salle ? Dans cette pénible confusion, surgissent quelques moments de grâce : les intermèdes musicaux peuvent être de qualité comme cette belle chanson yiddish « pour tous ceux qui ont froid » ; la scène où Rosa Luxemburg prend congé de la mésange qu’elle a domestiquée le temps de son séjour en prison est drôle dans son jeu tout en pantomimes et sifflements ; enfin la scène où l’une des comédiennes raconte l’histoire de son grand-père communiste n’est pas dénuée d’émotions.

 

« Rosa Luxemburg Kabarett » n’a pas répondu à nos attentes. Créé en 2018, il a tous les défauts d’un spectacle jeune. J’avais vu, il y a quelques années « Rosa, La vie » : dans ce spectacle, Anouk Grinberg lisait la correspondance de Rosa Luxemburg, écrite en prison. Ne serait-ce que par la force du verbe authentique, la comparaison est cruelle.

 

 

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 16:05

 

Démarche : Chronique plurielle et populaire avec les enfants de l’école Massillargues d’Avignon dans le cadre du Périscolaire. Nous avons 7 séances avec les enfants pour les sensibiliser au théâtre et surtout à l’écriture de chroniques autour de leur ressentis. Chaque Jeudi après midi, nous nous retrouvons à un groupe de 17 (16 enfants et moi-même). Nous avons 1h15 d’atelier. Alors nous faisons des petits exercices d’échauffement, des ateliers d’improvisations autour du déplacement, de la création de personnages... Mais nous gardons en tête que nous sommes présents pour écrire une chronique autour du spectacle d’opérette d’Olivier Py, L’amour Vainqueur, joué à plusieurs reprises en cette fin d’année pour les enfants scolarisés sur Avignon et ses alentours.

Pour cela, nous avons proposé aux jeunes de créer une grille de lecture. A partir de leurs connaissances sur ce que représente un spectacle pour eux, ils en ont dégagés 5 grandes thématiques : la mise en scène, l’histoire, les personnages, le décor, et les émotions. Ensuite par petits groupes, qu’ils ont créés eux-mêmes, par affinité et par choix de la thématique, ils ont développé des sous chapitres afin de guider leurs camarades lors de l’écriture de la chronique. Ils savaient donc lors de la représentation de cette opérette sur quoi ils devaient se concentrer. Un exercice pas simple car pour l’ensemble des enfants, c’était une grande première que d’aller voir une opérette.

Un spectacle produit par Le Festival d’Avignon (84) et vu le 21 novembre 2019 à la FabricA d’Avignon.

 

Texte, mise en scène et musique : Olivier Py
Scénographie : Pierre-André Weitz
Lumière : Bertrand Killy

Arrangements musicaux : Antoni Sykopoulos
Construction décor : Ateliers du Festival d'Avignon
Confection costumes : Ateliers de l'Opéra de Limoges

Interprètes : Clémentine Bourgoin, Pierre Lebon, Flannan Obé, Antoni Sykopoulos

Genre : Opérette

Public : Tout public, à partir de 9 ans

Durée : 1H

 

Chronique écrite collectivement par Bilal, Noam, Rayane, Romain, Adam, Théo, Amjad, Ilyana, Ilyès, Leila, Lina, Sara, Ambre, Rawda, Kamelia et Djibril.

 

Quelques mots sont ressortis à la fin du spectacle et après une semaine sans s’être revus avant d’écrire en détail la chronique : Injustice, tristesse, dégoût, peur, amour, rigolo, joie, surprise, historique, harmonie, négatif, drôle.

 

Comme écrit en introduction de la démarche pédagogique, les enfants âgés de 9 à 10 ans se sont réunis par groupes de trois, afin de travailler plus précisément sur une thématique choisie. Voici ce qu’il ressort de leurs réflexions. A savoir que dès que le groupe avait terminé d’exposer son retour sur sa thématique, le reste du groupe a pu intervenir pour compléter les propos ou les modifier, ce qui a permis de beaux échanges sur l’histoire.

 

Le groupe sur le décor : très joli décor avec des fonds peints sur des grands draps tendus. Beaucoup de lumières. Beaucoup de projecteurs. Des instruments : un piano, un violoncelle, une grosse caisse, un accordéon. Des effets spéciaux avec de la fumée qui sortait de scène ; il y avait une trappe pour l’arrivée et le départ de comédiens sur scène. Il y avait un technicien machiniste pour aider et accompagner les comédiens et les changements de décor. Il était habillé tout en noir avec des gants pour qu’on ne le voie pas. Mais on voyait son visage.

Le groupe sur les personnages : il y a 5 personnages : le général, la princesse, le prince, la fille à la vaisselle et le jardinier. Tous maquillés en blanc pour pouvoir changer d’expressions et de personnages plus rapidement.

Le groupe sur l’histoire : c’est l’histoire d’une princesse qui est dans son jardin et voit un homme chanté, un prince. Après être tombée amoureuse, le prince, tombé amoureux également, a du partir à la guerre. Le père de la princesse décide, lui, de la marier avec un autre, ce qu’elle refusera. Elle finira dans une tour emprisonnée par son père. A sa sortie, tout le monde pense qu’elle est morte. Le prince, lui, a reçu une bombe et s’est retrouvé défiguré. De plus il est pris de honte de ne pas avoir pu aider son peuple pendant la guerre. Le général en profite pour le manipuler pour qu’il ne garde pas sa place. Finalement, il est prévu de marier la fille de vaisselle avec le prince mais elle tombe amoureuse du jardinier. Une autre femme va être déguisée pour remplacer la fille à la vaisselle afin d’être mariée au prince, ce sera la princesse...

Le groupe sur la mise en scène : les personnages chantaient, jouaient de la musique et jouaient la comédie. Beaucoup de déplacements, beaucoup de chants.

Le groupe sur les émotions : on a trouvé l’histoire difficile car les chansons n’étaient pas simples à comprendre, et il y en avait beaucoup même si elles étaient courtes. Il y avait beaucoup de tristesse, de joie d’amour et de colère.

Le groupe finira par dire que c’était un spectacle dans lequel nous passions par beaucoup d’émotions différentes.

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 22:21
toute la culture.com

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Tarquin

Un spectacle produit par la vie brève et la Théâtre de l’Aquarium (Paris XII°) et vu le 24 septembre 2019 au Nouveau Théâtre de Montreuil (93)

Texte : Aram Kebabdjian

Mise en scène : Jeanne Candel

Musique : Florent Hubert

Comédiens et musiciens: Florent Baffi, Delphine Cottu, Myrtille Hetzel, Antonin Tri Hoang, Sébastien Innocenti, Léo-Antonin Lutinier, Damien Mongin, Agathe Peyrat, Marie Salvat

Genre : Drame lyrique

Public : Tout public

Durée : 2H10

Il y a quelques années, une pépite m’est tombée sur la tête : « le crocodile trompeur » alias une version vulgarisée de « Didon et Enée » mise en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache (non chroniquée). Depuis, je suis devenue une aficionada. Ce soir, Jeanne Candel présentait, seule, « Tarquin ».

La spécialité de la compagnie est le théâtre musical. Mais ce soir et contrairement aux trois autres spectacles de la compagnie que j’ai pus voir, il ne s’agissait pas de rendre accessible le répertoire baroque mais de proposer une création in extenso, livret et musique compris.

L’histoire est quelque peu loufoque. Tarquin, grand criminel (nazi ?) de son état, s’est évaporé en Amérique latine où il s’est fait passer pour un planteur philanthrope. La juge Javier est envoyée sur place pour procéder à l’exhumation d’un corps qui pourrait être celui de Tarquin.

Elle débarque dans un commissariat miteux, perdu au fond de la jungle : des marches permettent d’accéder à un plateau en hauteur ceint de murs revêtus en leur partie basse de carrelage vert avec deux lavabos. On entre à jardin mais on peut aussi sortir à cours. Une fenêtre s’ouvre sur une forêt dense sur laquelle la pluie s’abat régulièrement. Le décor réserve d’autres surprises, à la mesure de l’insaisissabilité de Tarquin, à commencer par une piscine sous le plateau et une sépulture pleine de terre.

La partie théâtrale est faible. En effet et à l’exception remarquable de Léo-Antonin Lutinier (déjà admiré dans « Orféo » de la même compagnie -non chroniqué), les comédiens sont moins comédiens que musiciens. Le jeu est forcé et grimaçant, les voix portent peu, le rythme est aléatoire. Heureusement d’extraordinaires trouvailles scéniques compensent ces défaillances. Ainsi du marteau-piqueur lancé à plein régime tandis que la police scientifique chante : le plateau  se transforme en un vrai capharnaüm terreux. Autre scène déjantée, celle où Tarquin sort de la piscine avec tout l’attirail du plongeur et déambule, chaussé de palmes, sur le plateau et dans la salle. J’ai aussi beaucoup aimé cette ambiance très « tropicale » du laboratoire scientifique quand la fliquette se manucure les ongles à la fenêtre tandis qu’il pleut et que les laborantins écoutent sur un vieux transistor des airs latinos tout en extirpant les os de la solution où ils trempaient.

Musicalement, c’est splendide. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette partition très contemporaine à quatre instruments –violoncelle, violon, accordéon et vents (tuba, clarinette)- et polyphonique. La diction est parfaite même lorsque le récitant introduit le spectacle en allemand. Le duo « qu’allons-nous faire de toute cette haine ? » sur un air de tango revisité est sublime. Très inattendue et très réussie aussi cette scène où le flic raconte les rituels funéraires : les instruments sont disposés aux quatre coins de la scène, il parle mais les dernières syllabes du dernier mot de chaque phrase sont chantées dans des aigus sidérants qui donnent la chaire de poule.

« Tarquin » réunit tous les ingrédients pour devenir un spectacle mémorable. En murissant, il est à espérer que les comédiens trouveront véritablement leurs marques. A moins que le secret du spectacle parfait ne réside en l’association de Jeanne Candel et de Samuel Achache. Réponse en décembre au théâtre de l’Aquarium où la compagnie s’installe sous la direction de Jeanne Candel.

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:44
Marcelle dans les z'airs
Marcelle dans les z'airs

Spectacle de la Compagnie Canon (75) vu le 26 juillet 2019 à 16h à l’Atelier Florentin dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 28 juillet 2019.

 

De et par : Karine Larivière

Musique : Oscar Aubry

Voix de la fée : Leila Maguez

Lumière : François Leneveu

Genre : Solo Clownesque
Public : En famille à partir de 3 ans
Durée : 50 mn

 

 

Arrivée de la clown Marcelle au milieu du public, qui se fait rappeler à l’ordre par la voix (Voix Off) de la fée Mélodie pour l’inviter à la rejoindre sur le plateau pour l’aider. Un décor minimaliste mais laissant déjà l’imagination vagabonder sur ses évolutions possibles et des effets sonores bien trouvés pour accompagner l’histoire.

La fée Mélodie, fée de la musique, a besoin de Marcelle pour l’aider à retrouver de l’inspiration. Pour cela, Marcelle doit lui offrir un voyage dans les airs, et lui laisse trois chances. En cas d’échec, la sanction sera sévère ! Une fée qui se montre un peu dirigiste. J’ai crains le pire quelques secondes, et puis je me suis laissé emporter par le très joli jeu de la comédienne.

Marcelle est pleine de vie et d’imagination. La musique ? Elle chante comme une casserole ! Elle, ce qu’elle veut, c’est voler ! Alors finalement, s’envoler dans les airs, ce n’est pas si loin. Elle trouve de belles idées autour des notes et des objets pour relever le défi de Mélodie. Du poulpe géant à la guirlande de brosse à dents, du mur de sons au parapluie à notes, elle joue avec les sonorités de façon amusante et originale et nous propose une belle étendue de ses savoirs faire. Tour à tour, nageuse, aviatrice, chanteuse (!), claquettiste, elle est sous la pluie ou dans les airs, toujours accompagnée d’une ambiance sonore qui fonctionne à merveille, mêlant clown et poésie.

Je me suis complètement laissé séduire par cette proposition à la fois simple et très bien calée.

A découvrir et à faire partager.

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 15:34
Yapado Yapadam
Yapado Yapadam

Spectacle de la compagnie la caravane créative (75) vu le 27 juillet 2019 à 11h40 au théâtre des Barriques dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 28 juillet 2019.

 

De et par : Yoan Giansetto et Ninon Moreau

Genre : Spectacle musical
Public : En famille à partir de 5 ans
Durée : 50 mn

 

 

Un drôle de duo, frais, sympathique, engagé et plein de ressources musicales.

 

Yapado cherche sa sœur Yapadam qui arrive en retard sur la petite scène du théâtre des barriques. Elle prépare son tipi sur une double échelle installée sur le plateau. Ils vont nous raconter leur voyage dans la forêt à la découverte du Caribou volant.

Ils nous proposent des chansons gaies et bien construites, sympathiques et très musicales, avec des refrains qui percutent et de très bons arrangements autour de leurs instruments fétiches : guitare, violons, flûte, ukulélé.

Leur présence scénique complète très bien leurs qualités musicales et ils abordent ainsi avec légèreté mais sérieux les problèmes d’environnement qu’ils constatent dans leur tour du monde en ballon : le dérèglement climatique, le continent de plastique, la banquise fragmentée… ils abordent aussi la consommation et l’enfermement autour d’internet.

Alors, oui ces deux là font leur bonhomme de chemin avec humour et une rare qualité musicale dans leurs compositions. Ce sont les boy-scouts sympathiques de la cause environnementale.

A découvrir…

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 18:01
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

LES MILLE ET UNE NUITS Les Coeurs Jumeaux

Spectacle de la Compagnie Tabasco (75), vu le 18 juillet à 10 h au théâtre ARTO, dans le cadre d’Avignon OFF 2019, du 5 au 28 juillet

Mise en scène : Sophie Tonneau

Interprètes: Sabrina Manach, Emmanuel Strauss, Samuel Zucca

Compositeur Musicien Samuel Zucca

Scénographie et costumes Andrea Carr

Genre : théâtre musical

Public : tout public à partir de 7 ans

Durée : 1 h

 

Il était une fois dans l’Orient lointain

Deux frères,  Chamseddine, vizir au Caire, et Nourreddine, vizir à Balsora, se séparent pour toujours, à la suite d’une dispute. Eloignés l’un de l’autre, les deux frères se marient cependant le même jour, et le même jour, l’un a un garçon, l’autre une fille…Lles djinns s’étant mêlés de leurs destinées, le fils de Nourreddine, séparé de ses parents,  épouse sans le savoir  la fille de son oncle. Après de multiples péripéties, son fils Agib retrouvera par hasard la famille de son père…

Sophie Tonneau met en scène trois interprètes, dans des rôles et techniques  interchangeables, dont un comédien musicien à qui l’on doit l’accompagnement musical du spectacle, qui plus est,  à l’accordéon en live à divers moments du spectacle.  Chacun est ainsi tour à tour, narrateur, personnage, manipulateur de marionnettes ou d’ombres chinoises.

La narration,  qui démarrait de manière plutôt  poétique, vire assez vite au burlesque notamment lorsque le rôle de la princesse est pris en charge par un comédien grand et barbu, évidemment peu crédible en « Reine de beauté ».. ! Dés lors, le côté burlesque  se retrouve dans plusieurs des  situations que traversent les personnages.. Ce parti pris est peut être une volonté de ramener vers l’absurde  une histoire   au fond loin d’être un conte de fées, qui s’apparenterait plutôt de nos jours à un inceste…

Les Cœurs jumeaux ne font  pas partie des Contes des mille et une nuits les plus connus, mais on retrouve toutefois dans cette histoire  le mélange de réel, de mystérieux et de fantastique qui fait la trame de ces contes orientaux. Il est à noter que des  matériaux et des tissus recyclés sont utilisés pour la scénographie, pour un rendu soigné de l’environnement, et une belle variété de costumes part ailleurs magnifiques.

J’ai trouvé la proposition cependant un peu longue, même si le jeu est dynamique. .. Et j’avoue m’être un peu perdue dans ce ballet de personnages multiples  et ce millefeuille de situations. Néanmoins ce fut un beau voyage agréable et drôle à travers les contrées du Moyen Orient.

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 18:54
Crédit photo : LEDROIT-PERRIN

Crédit photo : LEDROIT-PERRIN

Mangez-le si vous voulez

Spectacle du f.o.u.i.c. (75), vu le 21 Juillet à 11h50 au théâtre des Gémeaux dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019 (Relâche le 10, 17 et 24 juillet)

Texte : Jean Teulé, adapté par Jean-Christophe Dollé
Mise-en-scène : Clotilde Morgiève et Jean-Christophe Dollé
Interprétation : Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève, Julien Derivaz, Mehdi Bourayou, Laurent Guillet ou Noé Dollé
Genre : spectacle électro-rock et culinaire

Tout public à partir de 12 ans
Durée : 1h25


       16 août 1870 à Hautefaye. En une seule journée, Alain de Monéys passe de voisin à Prussien, d'allié à ennemi, de fils de maire à bouc émissaire, de vie à trépas et du bûcher à l'assiette... Préparez-vous à un terrifiante hystérie collective inspirée de faits réels !

        Adapté du roman à succès de Jean Teulé, Mangez-le si vous voulez est un spectacle total mêlant la narration, la musique, la pantomime, les décors amovibles et les odeurs de viande grillée... On en prend plein les yeux, les oreilles et le nez ! Côté jardin, une cuisine toute équipée des années 50 habitée par une ménagère modèle - la merveilleuse Clotilde Morgiève. Tout est rose et blond, ca sent le propre et le kitsch. Côté cour, des outsiders musiciens se sont armés de basse, de batterie et d'adaptateur pour transposer cette foule meurtrière dans la salle. Au centre, nous retrouvons l'excellent Jean-Christophe Dollé dans le rôle du fringant Alain de Monéys.
        Jeune et fringant, oui, mais plus pour longtemps ! Dès le lever de rideau le drame est annoncé, dans les sourires crispés de la ménagère ou dans les exclamations trop guillerettes d'Alain de Monéys. Ce 16 août il fait trop beau, trop chaud et trop routinier pour que les choses se passent normalement à Hautefaye. Nous, la foule, avons besoin de nous déchaîner sur une victime innocente. C'est la purgation de toutes les passions, c'est la grande bacchanale qui précède la honte, c'est la foule qui guérit d'elle-même en sacrifiant son bouc émissaire.
         Mais comment représenter ce spectacle monstrueux sur scène ? Rassurez-vous, ce n'est pas une pièce gore où vous recevrez des giclures de sang au visage. Ici tout est délicieusement suggéré avec une pointe de cynisme et de tabasco. Un grand coup de hachoir dans les tomates, une porte qui claque comme un couperet, des coups dans les cymbales, quelques lumières psychédéliques et vous voici au coeur vicié du drame. C'est la scénographie qui détruit et dévore votre serviteur sans en perdre une miette.
        Je me surprend parfois à m'agripper au fauteuil ou à saliver au fumet de la cuisine. Comme dans une tragédie antique, je suis plongé au coeur de cet enfer et je dois dire que la bestialité est fascinante. Mais est-ce le comportement des agresseurs ou la torture d'Alain qui nous intéresse tant ? Il s'agirait de ne pas répondre trop vite. Le f.o.u.i.c. recrée ici un spectacle qui a déjà eu lieu ; le public a-t-il radicalement changé ? Les braves villageois de la Hautefaye avaient si vite fait d'Alain de Monéys un représentant du Mal... Gardons-nous d'en faire de même avec eux.
         Ce spectacle électro-rock et culinaire fascine et torture. Courez-y, assistez au massacre avec enthousiasme, et mangez-le si vous voulez !
 

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 14:12
Bobines et flacons
Bobines et flacons

Bobines et flacons, de la compagnie Artiflette (38) vu le 24 juillet 2019 à 14h15 à la Maison du Théâtr pour enfants dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 26 juillet 2019.

Création collective  :

Mise en scène : Hélène Grange

Avec : Myriam Vienot et Charlotte Boiveau

Genre : théâtre généreux
Public : Jeune public à partir de 3 ans
Durée : 50 mn

J’ai déjà vu plusieurs spectacles de la compagnie Artiflette (38) que nous suivons depuis une dizaine d’année et j’étais curieux de découvrir ce spectacle pour les tout petits, une première pour la compagnie. Accueillis à Monclar, dans la cadre du Festival Theâtr’enfants, organisé par Eveil Artistique, scène conventionnée Art, enfance et jeunesse.

On entre dans la boutique de Mme Lucette, pleine de flacons aux couleurs chatoyantes et de bobines colorées . C’est gai, accueillant et généreux visuellement. Les petits, arrivés d’un centre aéré voisin, écarquillent les yeux.

Mme Lucette nous accueille avec gentillesse en faisant le ménage dans la boutique. Chaque flacon contient une chanson ou une chansonnette, et Mme Lucette veille bien à ce que les flacons soient toujours remplis.

Marie Renée, l’araignée à 8 pattes, tisse habilement sa toile dans la boutique et apporte un vent de folie dans cette maison bien rangée. Embauchée comme assistante, la voilà qui met son grain de sel dans la jolie boutique. Une histoire simple, pour le plaisir.

Comme à son habitude, la compagnie offre avec générosité l’esprit du cabaret en format de poche : l’araignée marche sur un fil, Lucette chante et joue de l’accordéon avec une grande douceur , Marie Renée se contorsionne, le fil se transforme en castelet pour accueillir une séquence marionnettes, puis en écran pour des ombres projetées.

Le public participe, et comme moi, se laisse entraîner par ce mini feu d’artifice et de formes artistiques. C’est généreux et riche, et l’occasion de belles découvertes et de nouvelles sensations pour les tout petits. D’autres versions un peu plus courtes existent pour les encore plus petits, à partir de 1 an.

Pari réussi pour ce joli spectacle !

 

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