Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • www.vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr

Bienvenue

Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
Si vous souhaitez prendre contact avec l'une des compagnies présentées, adressez nous un mail à blog@vivantmag.fr, nous vous adresserons rapidement leur coordonnées.
Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
Le Catalogue Vivant 2013/2014 des Spectacles repérés est disponible...
> Commande en ligne sur le site.

Rechercher

Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 20:04
Forget me note - Voyages
Forget me note - Voyages

Spectacle de la Compagnie Forget me not (35), vu au théâtre de l'Albatros le vendredi 16 juillet à 15 h 30, dans le cadre du Festival Off d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Jérôme Hudeley

Interprétation : Mathilde Simonnot, Elsa Lambey, Delphine Morel, Jeanne Clément et Maëlle Trua

Genre : Théâtre musical Polyphonie A Capella

Durée : 1 h 15

Public : Tout public

 

Dé-jan-tées ! Cinq hôtesses de l'air pointant à Pôle Emploi ont décidé de créer leur propre agence de voyages, mais avec peu de moyens et pas d'avion …

Elles vous feront voyager malgré tout avec leurs « Escales enchanteresses au pays des polyphonies fantasques ». À bord d'une montgolfière, vous ressentirez l'Inde, la Russie ou l'Afghanistan et vous pratiquerez le « Safari vegan » en campagne française... Des voix exceptionnelles, une énergie décapante qui fait participer un public conquis avec leur fameux « Kiripou kiripou mandinga » africain ! Le tout en chansons, et lorsque la presque nonne Marie-Clotilde chantera le « Blues » de Johnny, vous en redemanderez !

Un moment de détente garanti en compagnie de cinq artistes sans fausse note.

 

Evelyne Karam

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 08:32
Paul, Gershwin et moi
Source : site internet de la compagnie

Spectacle de la compagnie Imagine (33), vu à la Petite Caserne à Avignon, le 14 juillet 2021 à 13h30, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Metteur en scène : Pierre Cassignard

Interprètes : Mathilde Maumont, Jean-Philippe Guillo

Auteur : Écriture collective

Genre : Théâtre Musical

Public : Tout public

Durée : 1h

 

Un pianiste et une chanteuse aux approches musicales opposées apprennent à se connaître et à travailler ensemble, afin de partager au public leur amour pour la musique de George Gershwin.

Étudiant toutes les deux la musique, et particulièrement le chant, depuis plusieurs années, nous étions impatientes de découvrir ce spectacle très prometteur.

C’est avec une grande joie que nous avons découvert cet excellent pianiste (ancien élève du CNSM de Paris, concertiste se produisant avec de nombreux orchestres symphoniques) et sa partenaire aux multiples talents. La fusion de leurs expériences et de leurs visions de la musique, pour l’un rigoureuse, pour l’autre plus libre, offre un spectacle de qualité. Les morceaux choisis, leur enchaînement et l’accompagnement par le piano permettent une fluidité qui nous guide à travers l’histoire de ces deux personnages. De son côté, la chanteuse offre une énergie et une possibilité d’échange avec le public qui nous entraîne avec eux.

Cette expérience musicale est soutenue par une mise en scène simple mais complète. Un grand dressing sur scène permet un changement rapide de costumes et une distinction des différents espaces (par exemple leurs appartements respectifs). Seule l’utilisation d’une voix-off nous a laissé perplexe ; il est parfois difficile de comprendre qui parle car ce n’est pas précisé. L’évolution des personnages est marquée par une évolution des costumes, nombreux et en accord avec les chansons interprétées.

Cependant, les chansons ne sont pas traduites, sachant qu’elles expriment parfois des émotions importantes pour les personnages, il peut être difficile pour quelqu’un ne parlant pas anglais de les comprendre et de suivre l’intrigue.

Malgré des inégalités de jeu, l’association des belles musiques de Gershwin et de ce duo talentueux nous fait ressortir de la salle avec des musiques plein la tête et une envie de danser !

 

Gabriette

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 09:22

Spectacle de la compagnie Catavento (75), vu à l’Atelier Florentin à Avignon le 9 juillet 2021 à 16 h 30. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet. 

 

Guitare, voix, musiques : Verioca Lherm 

Voix et textes : Aurélie Tyszblat 

Costumes : Phalaenopsis

Lumières : Catherine ReverseauI

Genre : Spectacle musical

Public Tout public

Durée : entre 55 minutes et 1 h 20

 

Né en 2007, ce duo a déjà à son actif trois albums de compositions originales. Première présence en Avignon pour ce festival 2021 après plus de trois cents concerts en France, au Brésil, au Portugal ou encore au Mozambique.

Depuis leurs débuts en 2007, ces deux là n’ont de cesse de créer et d’enchanter leur public.

En ces temps moroses, ce fut un moment de grâce musicale, de bonheur total que ce concert en après-midi à l’Atelier Florentin. Aurélie possède une voix magnifique et les textes et la musique la servent à merveille. Résultat d’une amitié et d’une complicité de quinze ans entre ces deux talentueuses musiciennes. Les textes d’Aurélie sont très allègres, mais son écriture s’engage aussi lorsqu’elle évoque ce barrage au Brésil qui charrie la pollution aux métaux lourds jusqu’à l’océan. Cependant, qu’il s’agisse de leur création ou bien de reprise (Eaux de Mars), la qualité de l’interprétation musicale et vocale est de qualité rare. Verioca est une sacrée musicienne à la guitare comme à la voix, ses bruitages sont uniques !

Si l’on ajoute à cela grâce, générosité et délicatesse, ces deux femmes souriantes et passionnées essaiment de leur cœur grand ouvert la joie de vivre sur leur passage ! Un spectacle d’une qualité rare qui vous mettra en joie.

Un grand bravo et merci à Aurélie et Verioca. Allez à l’atelier Florentin les écouter, vous en sortirez enchantés !

 

Gisèle-Lydie Brogi

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 14:05
Sur les pas de Léonard de Vinci
Sur les pas de Léonard de Vinci

Spectacle de la compagnie Coïncidences Vocales (94), vu à l'Espace Roseau Teinturiers à Avignon le 8 juillet 2021 à 12 h. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet. 

 

Mise en scène :  William Mesguich

Interprétation : Estelle Andréa, Oscar Clark, Julien Clément, Magalie Palies

Genre : Théâtre musical

Durée : 1 h 05

 

Ce voyage musical et fantastique va nous entraîner 500 ans en arrière, en compagnie de Lisa et de son frère Léo, grâce aux facéties de la célèbre, mais néanmoins « perchée » Joconde dont Lisa est une fervente admiratrice.

 

Ces jeunes gens en quête de sens sur la vie se verront offrir une joyeuse quête initiatique par le peintre, sculpteur, inventeur visionnaire : le maître Léonard de Vinci en personne. Beaucoup de chansons plutôt bien interprétées et une belle énergie des quatre comédiens font passer un bon moment de comédie qui aurait gagné cependant à montrer plus de profondeur dans le jeu un peu surjoué de Léo : le faire parler « djeun » n'ajoute rien à son jeu. Je confirme que le spectacle peut être vu dès six ans.

 

Evelyne Karam

Partager cet article
Repost0
8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 14:44
Crédit : Pacal Victor

 

 

Spectacle du CDN de Saint-Denis, vu au Théâtre National Populaire de Villeurbanne (69) le 12 mars 2021, présentation réservée aux professionnels, contexte sanitaire oblige.

 

Texte : d’après  « Onéguine » d’Alexandre Pouchkine, traduit par André Markowicz

Metteur en scène : Jean Bellorini

Réalisation sonore : Sébastien Trouvé

Interprètes : Clément Durand, Gérôme Ferchaud, Antoine Raffaelli, Matthieu Tune, Mélodie-Amy Vallet

Genre : théâtre musical, conte pour adulte

Public : adulte

Durée : 2h

 

Evgueni Onéguine. Un nom qui résonne, un nom qui caresse, un nom qui obsède. Evguéni Onéguine. Prononcé avec délice. La chaleur dans la voix, l’appétit des lèvres, l’âpreté du palais. Evguéni Onéguine. Ici, la Russie se savoure d’abord par la langue. 

 

 

Dès le début du spectacle, on nous regarde dans les yeux. Quelque chose d’important se prépare, il ne faut pas desserrer les dents. Le maintien des acteurs nous impose une certaine droiture. Nous ne sommes pas invisibles ; nous sommes les juges d’un drame rejoué sous nos yeux ; nous ne pouvons pas demeurer indifférents. Au centre du dispositif bifrontal, deux tables, un piano, des chaises plantent le décor d’un intérieur bourgeois, tapis rouge du défilé des destins. Un personnage rhapsode - littéralement, “tisseur d’histoires” - nous invite, rituellement, à poser les casques audios sur nos oreilles sans se départir de son étrange sourire. Étrange, car nous sommes sur une terre étrangère, dans une langue étrangère. C’est une très belle réussite d’André Markowicz : parvenir à rendre ce texte entièrement intelligible sans jamais renier son étrangeté. Par les casques, nous nous tenons au plus près de la bouche, micro cravate tenu du bout des doigts contre les lèvres, dans un geste d’une sensualité confondante. Du bout des lèvres, le spectacle a un goût de neige. 

 

Onéguine est ainsi un conte qui s’écoute autant qu’il se contemple, grâce à l’excellent travail de MAO de Sébastien Trouvé. Bottes claquant sur le carrelage, manteau de fourrure froissant la neige, verres de vodka s’entrechoquant. De strophes en apostrophes et de vers en rêves je me sens gagner par l’ébriété de ce langage musical sur lequel on dérape comme sur une plaque de glace. La neige continue de rosir nos pommettes. 

 

Souples et seuls, encore, les corps se meuvent, encore, les verres s’entrechoquent. Il faut poursuivre et tuer l’ennui quitte à brûler les lèvres à d’autres lèvres, à d’autres verres, quitte à l’adultère, quitte à tuer. Au drame, Onéguine sacrifie sa beauté, sa jeunesse, son confort. Immoral, de ne pas savoir se contenter ? Théâtral, plutôt. Théâtral Onéguine, désabusé de son élégance, élégant car désabusé. Inconstant, furieux, lâche, fier ; d’une virilité puissante et décadente, dévoré de l’angoisse et du désir de se voir sombrer. Un autre verre, un autre mot ! Il faut fêter la chute. La trame se tisse autour des chandeliers sous une lampe lunaire qui ne fait jamais totalement disparaître nos visages. Et dans un coin de la salle, assis sur les escaliers des gradins, apparaît celui du metteur en scène Jean Bellorini. Très beau, soucieux, regard vif, comme s’il avait fait naître le spectacle en silence, à force de le regarder. 

 

La vie d'Evgueni Onéguine est un brouillon : déchiré, détruit, froissé, imbibé de toutes ses larmes. Un brouillon que Pouchkine, Markowicz et Bellorini sont parvenus à déplier du bout des lèvres pour l’offrir à nos yeux. 


 

Mathieu Flamens

 

 

Partager cet article
Repost0
22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 21:57

 

https://image.over-blog.com/Xz1X5KmMbPqaUQM_FeUbSB3Wm3Y=/filters:no_upscale()/image%2F1435974%2F20210222%2Fob_b5e722_vivant-2-etoiles.jpg

Présent au Festival OFF 2021, à l'Atypik Théâtre du 6 au 31 juillet 2021 à 13h.

Spectacle de la compagnie « Petit Déj» (13) vu le 25 octobre 2020 à 19h00 à L’Atypik Théâtre , dans le cadre de la première édition d’Indépendance(s), à l’occasion de la semaine d’art en Avignon.

Auteur : Michel Ycardent et Odile Husson

Comédiens : Michel Ycardent et Odile Husson

Musique : Gilbert Bécaud

Genre : Chanson 
Public : Tout public à partir de 14 ans 
Durée : 1H

Dans le cadre de la semaine de l’Art d’Avignon, j’avais promis d’aller voir un duo de chansons que j’avais rencontré via le net pendant le confinement. Curieuse idée de reprendre du Gilbert Becaud. Je me suis laissé tenter et j’ai assisté à un petit spectacle très humain.

Dans une salle quasiment vide (nous étions trois… pas facile pour eux), j’ai pu redécouvrir la version concoctée par Petit Déj du Monsieur 100.000 volts de la chanson. Sur scène, Michel Ycardent, au chant, à la guitare et au Yukulélé, accompagné d’Odile Husson, au piano et au chant, nous ont présenté un petit spectacle très touchant.

Mêlant grand tubes (« Mé qué mé qué », « Et maintenant, Nathalie »…) et chansons moins connues du répertoire, j’y ai trouvé un couple très complice, qui ne cherche pas à imiter, mais à jouer avec leurs personnages, lui plutôt rentre-dedans, façon poète bonimenteur ; elle effacée mais sans se faire oublier. A eux deux, ils nous transmettent de jolies émotions et jouent de leurs voix aux tessitures différentes : parfois grave et rocailleuse, parfois claire et volant dans les aiguës. Ils commentent et jouent avec ces textes multiples, joyeux, légers et forts (l’actualité toujours présente à travers la figure du bouc-émissaire du « gitan qui rie tout le temps » m'a particulièrement touchée). L'ensemble est porté par un swing musical simple et efficace qu’ils réinterprètent avec une belle énergie.

Un joli moment passé.

 

Eric Jalabert

 

Partager cet article
Repost0
8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 22:11
Festival "Dans mon jardin"
Festival "Dans mon jardin"

Un festival « Dans mon jardin » produit par l’association des Mordues 87380 Saint-Vitte-sur-Briance le 8 aout 2020.

 

Cie des Mordues : Izabelle - 06 19 94 71 19 desmordues.asso@gmail.com

 
Cie les yeux Grands Fermes : Anne Perbal infos[at]anneperbal.com
 

Cie H : Albin Hedon : 05 53 47 93 12

 

 

Genre du festival : théâtre, conte, cirque, musique...

Public : Tout public

Durée : une journée

 

Programme de la journée: 

11 h - Contes musicaux aux jardins de tes rêves, en partenariat avec la bibliothèque de Saint-Vitte-sur-Briance.

11 h 30 - Spectacle clownesque et musical « The Pépette Show », Mathilde Verger, Cie Des MorduEs.

12 h 30 - Performance dansée, Anne Perbal, Cie les yeux Grands Fermés.

14 h/16 h - Ateliers tout public :

    Atelier d’écriture : Histoires à dormir debout  / Arts créatifs : À faire sourire nos mains

15 h - Spectacle de jonglerie burlesque « La Con’F », Albin Hedon, Cie H.

16 h 30 - Solo clownesque « Ça ne tourne pas trop rond », Anne-Marie Frias.

17 h 30/19 h - Tremplin Spectacle vivant  (musique, lecture, théâtre, danse) : performances  de 5 à 10 minutes avec vote du public à l’applaudimètre. 

20 h – « Chanson à rêver debout » - Mathilde, Cie Des morduEs.

21 h 30 – « Quatuor du coin gnoles », Cie des 4 verres de Les tubes digestes.

 

 

Cet été fut caniculaire et covidculaire!

Le manque :

De plaisir, de partage. 

De rencontres, de concerts, de spectacles. 

La peur :

De l’autre, de mourir.

Se masquer, arrêter de respirer. 

 

Vouloir :

Prendre l’air, le bon, celui de la liberté.

 

Je n’y croyais plus, en cette année particulière. Et oui, il existe encore des endroits en France où les mairies soutiennent les organisateurs qui souhaitent proposer un bol d’air frais autour du spectacle vivant. Ce fut le cas dans cette petite commune de Saint-Vitte-sur-Briance en Haute-Vienne. 

Nous prenons donc la route afin de rencontrer ces deux petits bouts de bonne femme qui portent le festival « Dans mon jardin » à bras-le-cœur.

Le décor bucolique : une ferme, un camping improvisé dans un champ, des fauteuils et  des canapés dispersés, une nature paisible, de la couleur, une scène de fortune, et surtout des gens !!! Des sourires, de la bonne humeur, la vie quoi !! On est accueilli comme des cousins éloignés qu’on n’aurait  pas vus depuis un bail :

- « Allez, prenez-vous un verre !!! Asseyez-vous autour de la grande tablée ».

Nous décidons donc de mettre la main à la pâte pour la fin des préparatifs. Le bénévolat reste toujours tellement riche humainement.

 

Le festival est gratuit ; il n’y a qu’à boire et à manger (bio) pour que les organisateurs rentrent dans leur frais. Les enfants sont aux anges : tout leur est dédié. D’ailleurs, ils sont bien plus nombreux que leurs parents, déjà accoudés au joli bar en palettes.

Le cadre se prête au calme. Pour la fraicheur on reverra ça…

La journée commence par…chercher ma fille qui en fait se trouve assise sur des bottes de paille à écouter un conte. Elle est absorbée. La dame de la bibliothèque vit son histoire et subjugue littéralement le jeune auditoire.

Les spectacles vont s’enchainer toute la journée. 

Mathilde (artiste et membre fondatrice de l’association) nous propose un spectacle de clown « Le pépette show ». Numéro pour enfants dont j’ai apprécié le dynamisme, la couleur, et le coté traditionnel du clown (comique, gag, chute, musique, …..). Elle arrive sur son tricycle, toute de couleurs vêtue et en musique. Le ton est donné, le sourire se dessine sur les visages des petits et des grands. Nous assistons à une représentation clownesque participative. 

 

L’après-midi voit se dérouler de nombreux ateliers animés par des bénévoles. Des ateliers d’arts plastiques, d’abord, à base de matériel de récupération. Les œuvres réalisées ont pu servir à égayer le festival (on ne fabrique pas pour soi mais pour embellir le site). Des ateliers musicaux  ensuite, avec des créations là aussi collectives.

 

En pleine chaleur, Albin de la Cie H nous a présenté son spectacle de jonglerie. Il est un maître-conférencier, jongleur, acrobate et… drôle. Son spectacle est burlesque et participatif. C’est ensuite autour d’Anne-Marie. Son solo clownesque est une réadaptation du magnifique texte de Marc Favreau dit « Sol le clown ». Elle présente donc une conférence géopolitique autour d’un monde…qui ne tourne pas rond. Le personnage, un clown décalé, ingénieux, un peu malingre et fébrile nous explique que ceux d’en-haut se couillonnent pendant que ceux d’en-bas appartiennent au « fier-monde ». Quelle société de « pecno-crates ». Un humour triste qui dérange nos « illusions mondaines » à grands coups de « tombe atomique ». Finesse des mots qui demandent une concentration à toute épreuve.

 

Vient alors le moment du tremplin artistique. Ma fille avec ses 254 nouvelles « meilleures amies » se retrouve devant  la scène pour assister à une prestation de haut vol de rythmiques avec gobelets.

Le festival se termine avec Mathilde, sa guitare et son accordéon. Des textes profonds qui nous appellent au voyage et  des reprises de chansons bien connues de tous. On fredonne, et nous ne pouvons pas empêcher nos gambettes de virevolter en cadence.

 

Je tenais à chroniquer ce petit festival qui, en d’autres temps, serait peut-être passé inaperçu. Mais en ces circonstances, l’audace et la ferveur de cette association, la simplicité même du vivre-ensemble autour d’un évènement culturel m’ont  permis de réaliser combien le spectacle vivant était essentiel. Fasse que ces lieux d’échanges, de partages et de rencontres que sont les scènes survivent, au risque de voir se réaliser les prédictions de Frank Herbert :

« La peur tue l’esprit, la peur est une petite mort. » 

 

Laurence Malabat

 

 

 

Partager cet article
Repost0
2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 01:16
Christophe Raynaud de Lage

Christophe Raynaud de Lage

L'Amour Vainqueur

Un spectacle produit par le Festival d'Avignon (84) et vu à la Fabrica le 29 novembre 2019.


Texte, mise en scène et musique Olivier Py
Comédien.ne.s : Clémentine Bourgoin, Pierre Lebon, Flannan Obé, Antoni Sykopoulos
Scénographie, costumes : Pierre-André Weitz
Lumière : Bertrand Killy
Genre : Théâtre, Opérette
Public : Jeune public, tous publics à partir de 9 ans
Durée : 1H20

 
Je suis un peu dubitatif en entrant dans la salle : j'attends d'un spectacle jeune public qu'il me fasse retomber en enfance, ou du moins qu'il permette plusieurs niveaux de lecture. Double pari tenu pour « l'Amour Vainqueur » : les rues résonneront longtemps de chansons et de débats après 1H20 de bonheur des yeux et des oreilles.

L'opérette se situe à la croisée du conte, de l'opéra et de la célébration ; il y a donc une histoire (le Prince et la Princesse veulent se retrouver mais la guerre fait obstacle à leur idylle), rehaussée de chansons (et Olivier Py possède un indéniable sens du rythme et de l'harmonie) qui mènent à la célébration de la victoire de l'amour. La force de la musique nous entraîne dans le sillage du festival et permet à la légèreté de s'affranchir de la naïveté en s'enrichissant sans cesse de puissance ; le grotesque joue des coudes avec le sublime et fraie un chemin au rire. En fond de scène un mur de lumières - l'une d'elle est rouge.
Histoire Drôle : personnages toujours extériorisés.

Pourquoi une seule diode rouge ? Pourquoi la guerre est-elle bénéfique à l'économie tandis que la politique hait le théâtre, qui lui-même surpasse la vie ? Pourquoi le Général abandonne-t-il sans combattre face à l'amour du Prince, alors même qu'il a tous les pouvoirs ? On voit que s'il y a fête ce n'est jamais aux dépens de la réflexion. La pièce fonctionne ainsi comme une grande métaphore rigoureusement conceptuelle - le Général incarne le Politique, la Princesse l'Amour et le Théâtre... - et ces concepts portent leur valeur. L'amour est déjà vainqueur. L'amour est vainqueur par nature, puisqu'il est du côté des gentils - et vice-versa. Le méchant aussi est méchant (et donc perdant) par nature. Comme si Olivier Py transportait son système habituel de pensée dans cette pièce - avec encore moins d'incarnation réaliste - pour former un théâtre presque idéologique. Le metteur en scène a déjà tout pensé à notre place, interrogations et réponses aux interrogations. C'est dangereux ? Trop facile et possible uniquement en rêve ? Après tout, ce n'est qu'une pièce pour enfants.

« Pour les enfants et les gens intelligents » précise Olivier Py, puisque les enfants « ne posent que de grandes questions » et que l'intelligence est toujours réconciliée avec sa dérision. Aux grandes questions répondent les grands aphorismes et les grands aphorismes savent qu'ils sont au théâtre. C'est bien la source du comique de la pièce : un décalage permanent entre l'évidence du ton et la complexité du propos, entre la lourde réalité de la guerre vécue par les personnages et la frivolité du jeu du théâtre. La Princesse est la gentille parce que c'est son rôle et parce qu'elle n'est qu'un rôle, de même que c'est le rôle de l'amour d'être vainqueur. De là vient sa pureté : elle n'est qu'amour, elle est sa parfaite incarnation (Clémentine Bourgoin est une merveilleuse actrice). Si cette pièce est magique et exaltante, c'est qu'elle propose un espace rêvé dans lequel les choses arrivent pour le mieux, où la pureté est possible et où le possible fait obéir le réel à l'espoir.

« L'Amour Vainqueur » est une merveilleuse parabole que l'ironie protège de l'idéologie ; il nous offre un théâtre pour apprendre à faire du possible un avenir. Allez-y les yeux fermés, Olivier Py s'occupe de vos sourires.


Mathieu Flamens


Lien vers la chronique plurielle et populaire rédigée autour du spectacle avec les enfants de l'école Massillargues :
http://vivantmag.over-blog.com/2019/12/l-amour-vainqueur.html


 

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 00:46
tatouvu.com

tatouvu.com

Rosa Luxemburg Kabarett

Un spectacle produit par le collectif Ondes sensibles (84) et vu au Théâtre des Déchargeurs le 30 janvier 2020.

 

Texte : Viviane Théophidalès

Mise en scène : Viviane Théophidalès

Comédiens : Géraldine Agostini, Sophie de la Rochefoucauld, Anna Kupfer,Viviane Théophidalès, Bernard Vergne

Genre : Théâtre musical

Public : adulte

Durée : 1H40

 

 

C’est en allant voir avec mon amie Anne une conférence théâtralisée au théâtre de la Reine Blanche (théâtre associé au Théâtre des Déchargeurs) que nous avons repéré le « Rosa Luxemburg Kabarett » à venir. Rendez-vous était donc pris pour son prochain séjour parisien.

 

Ils sont cinq sur scène - quatre femmes et un homme – à convoquer les mânes de Rosa Luxemburg. Pour égayer un propos qui aurait pu paraître à d’aucun quelque peu abscons, c’est la forme cabaret qui a été retenue. Mais sur une si petite scène (3 m d’ouverture pour 4 m de profondeur environ), le terme est largement démesuré ! Pour tout cabaret, nous assistons à une succession de tableaux entrecoupés d’interludes (clavier, chant, guitare). Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le décor se réduit à quelques accessoires scéniques : une tringle-paravent, une malle, quelques gros coussins et un banc. Qu’importe au fond : rien n’a plus d’importance à mes yeux qu’un texte et un jeu. Le problème, c’est qu’ils n’y étaient guère davantage, faute de mise en scène.

Le parti pris n'est pas clair. La mise en scène et le texte oscillent entre la narration et l’incarnation ; le passé et le présent. Veut-on raconter la vie de Rosa Luxembourg ou mettre l’accent sur sa pérennité ? De même à force de vouloir montrer la femme humble dans la pasionaria, on tombe dans l’anecdotique. Le jeu de la comédienne donne à voir une petite ménagère ordinaire à la voix trop fluette quand elle n’hurle pas en proie à une quasi démence. Une scène résume à mon sens tous ces dysfonctionnements. Rosa, juchée sur un banc est censée haranguer la foule lors de son célèbre discours de 1891. Outre son manque de charisme, des voix off et peu crédibles lui répondent. N’auraient-ils pas été plus judicieux que ses collègues comédiens se glissent parmi les spectateurs, lui répondent et chauffent la salle ? Dans cette pénible confusion, surgissent quelques moments de grâce : les intermèdes musicaux peuvent être de qualité comme cette belle chanson yiddish « pour tous ceux qui ont froid » ; la scène où Rosa Luxemburg prend congé de la mésange qu’elle a domestiquée le temps de son séjour en prison est drôle dans son jeu tout en pantomimes et sifflements ; enfin la scène où l’une des comédiennes raconte l’histoire de son grand-père communiste n’est pas dénuée d’émotions.

 

« Rosa Luxemburg Kabarett » n’a pas répondu à nos attentes. Créé en 2018, il a tous les défauts d’un spectacle jeune. J’avais vu, il y a quelques années « Rosa, La vie » : dans ce spectacle, Anouk Grinberg lisait la correspondance de Rosa Luxemburg, écrite en prison. Ne serait-ce que par la force du verbe authentique, la comparaison est cruelle.

 

 

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 16:05

 

Démarche : Chronique plurielle et populaire avec les enfants de l’école Massillargues d’Avignon dans le cadre du Périscolaire. Nous avons 7 séances avec les enfants pour les sensibiliser au théâtre et surtout à l’écriture de chroniques autour de leur ressentis. Chaque Jeudi après midi, nous nous retrouvons à un groupe de 17 (16 enfants et moi-même). Nous avons 1h15 d’atelier. Alors nous faisons des petits exercices d’échauffement, des ateliers d’improvisations autour du déplacement, de la création de personnages... Mais nous gardons en tête que nous sommes présents pour écrire une chronique autour du spectacle d’opérette d’Olivier Py, L’amour Vainqueur, joué à plusieurs reprises en cette fin d’année pour les enfants scolarisés sur Avignon et ses alentours.

Pour cela, nous avons proposé aux jeunes de créer une grille de lecture. A partir de leurs connaissances sur ce que représente un spectacle pour eux, ils en ont dégagés 5 grandes thématiques : la mise en scène, l’histoire, les personnages, le décor, et les émotions. Ensuite par petits groupes, qu’ils ont créés eux-mêmes, par affinité et par choix de la thématique, ils ont développé des sous chapitres afin de guider leurs camarades lors de l’écriture de la chronique. Ils savaient donc lors de la représentation de cette opérette sur quoi ils devaient se concentrer. Un exercice pas simple car pour l’ensemble des enfants, c’était une grande première que d’aller voir une opérette.

Un spectacle produit par Le Festival d’Avignon (84) et vu le 21 novembre 2019 à la FabricA d’Avignon.

 

Texte, mise en scène et musique : Olivier Py
Scénographie : Pierre-André Weitz
Lumière : Bertrand Killy

Arrangements musicaux : Antoni Sykopoulos
Construction décor : Ateliers du Festival d'Avignon
Confection costumes : Ateliers de l'Opéra de Limoges

Interprètes : Clémentine Bourgoin, Pierre Lebon, Flannan Obé, Antoni Sykopoulos

Genre : Opérette

Public : Tout public, à partir de 9 ans

Durée : 1H

 

Chronique écrite collectivement par Bilal, Noam, Rayane, Romain, Adam, Théo, Amjad, Ilyana, Ilyès, Leila, Lina, Sara, Ambre, Rawda, Kamelia et Djibril.

 

Quelques mots sont ressortis à la fin du spectacle et après une semaine sans s’être revus avant d’écrire en détail la chronique : Injustice, tristesse, dégoût, peur, amour, rigolo, joie, surprise, historique, harmonie, négatif, drôle.

 

Comme écrit en introduction de la démarche pédagogique, les enfants âgés de 9 à 10 ans se sont réunis par groupes de trois, afin de travailler plus précisément sur une thématique choisie. Voici ce qu’il ressort de leurs réflexions. A savoir que dès que le groupe avait terminé d’exposer son retour sur sa thématique, le reste du groupe a pu intervenir pour compléter les propos ou les modifier, ce qui a permis de beaux échanges sur l’histoire.

 

Le groupe sur le décor : très joli décor avec des fonds peints sur des grands draps tendus. Beaucoup de lumières. Beaucoup de projecteurs. Des instruments : un piano, un violoncelle, une grosse caisse, un accordéon. Des effets spéciaux avec de la fumée qui sortait de scène ; il y avait une trappe pour l’arrivée et le départ de comédiens sur scène. Il y avait un technicien machiniste pour aider et accompagner les comédiens et les changements de décor. Il était habillé tout en noir avec des gants pour qu’on ne le voie pas. Mais on voyait son visage.

Le groupe sur les personnages : il y a 5 personnages : le général, la princesse, le prince, la fille à la vaisselle et le jardinier. Tous maquillés en blanc pour pouvoir changer d’expressions et de personnages plus rapidement.

Le groupe sur l’histoire : c’est l’histoire d’une princesse qui est dans son jardin et voit un homme chanté, un prince. Après être tombée amoureuse, le prince, tombé amoureux également, a du partir à la guerre. Le père de la princesse décide, lui, de la marier avec un autre, ce qu’elle refusera. Elle finira dans une tour emprisonnée par son père. A sa sortie, tout le monde pense qu’elle est morte. Le prince, lui, a reçu une bombe et s’est retrouvé défiguré. De plus il est pris de honte de ne pas avoir pu aider son peuple pendant la guerre. Le général en profite pour le manipuler pour qu’il ne garde pas sa place. Finalement, il est prévu de marier la fille de vaisselle avec le prince mais elle tombe amoureuse du jardinier. Une autre femme va être déguisée pour remplacer la fille à la vaisselle afin d’être mariée au prince, ce sera la princesse...

Le groupe sur la mise en scène : les personnages chantaient, jouaient de la musique et jouaient la comédie. Beaucoup de déplacements, beaucoup de chants.

Le groupe sur les émotions : on a trouvé l’histoire difficile car les chansons n’étaient pas simples à comprendre, et il y en avait beaucoup même si elles étaient courtes. Il y avait beaucoup de tristesse, de joie d’amour et de colère.

Le groupe finira par dire que c’était un spectacle dans lequel nous passions par beaucoup d’émotions différentes.

 

Partager cet article
Repost0