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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
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les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 22:21
toute la culture.com

toute la culture.com

Tarquin

Un spectacle produit par la vie brève et la Théâtre de l’Aquarium (Paris XII°) et vu le 24 septembre 2019 au Nouveau Théâtre de Montreuil (93)

Texte : Aram Kebabdjian

Mise en scène : Jeanne Candel

Musique : Florent Hubert

Comédiens et musiciens: Florent Baffi, Delphine Cottu, Myrtille Hetzel, Antonin Tri Hoang, Sébastien Innocenti, Léo-Antonin Lutinier, Damien Mongin, Agathe Peyrat, Marie Salvat

Genre : Drame lyrique

Public : Tout public

Durée : 2H10

Il y a quelques années, une pépite m’est tombée sur la tête : « le crocodile trompeur » alias une version vulgarisée de « Didon et Enée » mise en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache (non chroniquée). Depuis, je suis devenue une aficionada. Ce soir, Jeanne Candel présentait, seule, « Tarquin ».

La spécialité de la compagnie est le théâtre musical. Mais ce soir et contrairement aux trois autres spectacles de la compagnie que j’ai pus voir, il ne s’agissait pas de rendre accessible le répertoire baroque mais de proposer une création in extenso, livret et musique compris.

L’histoire est quelque peu loufoque. Tarquin, grand criminel (nazi ?) de son état, s’est évaporé en Amérique latine où il s’est fait passer pour un planteur philanthrope. La juge Javier est envoyée sur place pour procéder à l’exhumation d’un corps qui pourrait être celui de Tarquin.

Elle débarque dans un commissariat miteux, perdu au fond de la jungle : des marches permettent d’accéder à un plateau en hauteur ceint de murs revêtus en leur partie basse de carrelage vert avec deux lavabos. On entre à jardin mais on peut aussi sortir à cours. Une fenêtre s’ouvre sur une forêt dense sur laquelle la pluie s’abat régulièrement. Le décor réserve d’autres surprises, à la mesure de l’insaisissabilité de Tarquin, à commencer par une piscine sous le plateau et une sépulture pleine de terre.

La partie théâtrale est faible. En effet et à l’exception remarquable de Léo-Antonin Lutinier (déjà admiré dans « Orféo » de la même compagnie -non chroniqué), les comédiens sont moins comédiens que musiciens. Le jeu est forcé et grimaçant, les voix portent peu, le rythme est aléatoire. Heureusement d’extraordinaires trouvailles scéniques compensent ces défaillances. Ainsi du marteau-piqueur lancé à plein régime tandis que la police scientifique chante : le plateau  se transforme en un vrai capharnaüm terreux. Autre scène déjantée, celle où Tarquin sort de la piscine avec tout l’attirail du plongeur et déambule, chaussé de palmes, sur le plateau et dans la salle. J’ai aussi beaucoup aimé cette ambiance très « tropicale » du laboratoire scientifique quand la fliquette se manucure les ongles à la fenêtre tandis qu’il pleut et que les laborantins écoutent sur un vieux transistor des airs latinos tout en extirpant les os de la solution où ils trempaient.

Musicalement, c’est splendide. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette partition très contemporaine à quatre instruments –violoncelle, violon, accordéon et vents (tuba, clarinette)- et polyphonique. La diction est parfaite même lorsque le récitant introduit le spectacle en allemand. Le duo « qu’allons-nous faire de toute cette haine ? » sur un air de tango revisité est sublime. Très inattendue et très réussie aussi cette scène où le flic raconte les rituels funéraires : les instruments sont disposés aux quatre coins de la scène, il parle mais les dernières syllabes du dernier mot de chaque phrase sont chantées dans des aigus sidérants qui donnent la chaire de poule.

« Tarquin » réunit tous les ingrédients pour devenir un spectacle mémorable. En murissant, il est à espérer que les comédiens trouveront véritablement leurs marques. A moins que le secret du spectacle parfait ne réside en l’association de Jeanne Candel et de Samuel Achache. Réponse en décembre au théâtre de l’Aquarium où la compagnie s’installe sous la direction de Jeanne Candel.

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:44
Marcelle dans les z'airs
Marcelle dans les z'airs

Spectacle de la Compagnie Canon (75) vu le 26 juillet 2019 à 16h à l’Atelier Florentin dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 28 juillet 2019.

 

De et par : Karine Larivière

Musique : Oscar Aubry

Voix de la fée : Leila Maguez

Lumière : François Leneveu

Genre : Solo Clownesque
Public : En famille à partir de 3 ans
Durée : 50 mn

 

 

Arrivée de la clown Marcelle au milieu du public, qui se fait rappeler à l’ordre par la voix (Voix Off) de la fée Mélodie pour l’inviter à la rejoindre sur le plateau pour l’aider. Un décor minimaliste mais laissant déjà l’imagination vagabonder sur ses évolutions possibles et des effets sonores bien trouvés pour accompagner l’histoire.

La fée Mélodie, fée de la musique, a besoin de Marcelle pour l’aider à retrouver de l’inspiration. Pour cela, Marcelle doit lui offrir un voyage dans les airs, et lui laisse trois chances. En cas d’échec, la sanction sera sévère ! Une fée qui se montre un peu dirigiste. J’ai crains le pire quelques secondes, et puis je me suis laissé emporter par le très joli jeu de la comédienne.

Marcelle est pleine de vie et d’imagination. La musique ? Elle chante comme une casserole ! Elle, ce qu’elle veut, c’est voler ! Alors finalement, s’envoler dans les airs, ce n’est pas si loin. Elle trouve de belles idées autour des notes et des objets pour relever le défi de Mélodie. Du poulpe géant à la guirlande de brosse à dents, du mur de sons au parapluie à notes, elle joue avec les sonorités de façon amusante et originale et nous propose une belle étendue de ses savoirs faire. Tour à tour, nageuse, aviatrice, chanteuse (!), claquettiste, elle est sous la pluie ou dans les airs, toujours accompagnée d’une ambiance sonore qui fonctionne à merveille, mêlant clown et poésie.

Je me suis complètement laissé séduire par cette proposition à la fois simple et très bien calée.

A découvrir et à faire partager.

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 15:34
Yapado Yapadam
Yapado Yapadam

Spectacle de la compagnie la caravane créative (75) vu le 27 juillet 2019 à 11h40 au théâtre des Barriques dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 28 juillet 2019.

 

De et par : Yoan Giansetto et Ninon Moreau

Genre : Spectacle musical
Public : En famille à partir de 5 ans
Durée : 50 mn

 

 

Un drôle de duo, frais, sympathique, engagé et plein de ressources musicales.

 

Yapado cherche sa sœur Yapadam qui arrive en retard sur la petite scène du théâtre des barriques. Elle prépare son tipi sur une double échelle installée sur le plateau. Ils vont nous raconter leur voyage dans la forêt à la découverte du Caribou volant.

Ils nous proposent des chansons gaies et bien construites, sympathiques et très musicales, avec des refrains qui percutent et de très bons arrangements autour de leurs instruments fétiches : guitare, violons, flûte, ukulélé.

Leur présence scénique complète très bien leurs qualités musicales et ils abordent ainsi avec légèreté mais sérieux les problèmes d’environnement qu’ils constatent dans leur tour du monde en ballon : le dérèglement climatique, le continent de plastique, la banquise fragmentée… ils abordent aussi la consommation et l’enfermement autour d’internet.

Alors, oui ces deux là font leur bonhomme de chemin avec humour et une rare qualité musicale dans leurs compositions. Ce sont les boy-scouts sympathiques de la cause environnementale.

A découvrir…

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 18:01
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

LES MILLE ET UNE NUITS Les Coeurs Jumeaux

Spectacle de la Compagnie Tabasco (75), vu le 18 juillet à 10 h au théâtre ARTO, dans le cadre d’Avignon OFF 2019, du 5 au 28 juillet

Mise en scène : Sophie Tonneau

Interprètes: Sabrina Manach, Emmanuel Strauss, Samuel Zucca

Compositeur Musicien Samuel Zucca

Scénographie et costumes Andrea Carr

Genre : théâtre musical

Public : tout public à partir de 7 ans

Durée : 1 h

 

Il était une fois dans l’Orient lointain

Deux frères,  Chamseddine, vizir au Caire, et Nourreddine, vizir à Balsora, se séparent pour toujours, à la suite d’une dispute. Eloignés l’un de l’autre, les deux frères se marient cependant le même jour, et le même jour, l’un a un garçon, l’autre une fille…Lles djinns s’étant mêlés de leurs destinées, le fils de Nourreddine, séparé de ses parents,  épouse sans le savoir  la fille de son oncle. Après de multiples péripéties, son fils Agib retrouvera par hasard la famille de son père…

Sophie Tonneau met en scène trois interprètes, dans des rôles et techniques  interchangeables, dont un comédien musicien à qui l’on doit l’accompagnement musical du spectacle, qui plus est,  à l’accordéon en live à divers moments du spectacle.  Chacun est ainsi tour à tour, narrateur, personnage, manipulateur de marionnettes ou d’ombres chinoises.

La narration,  qui démarrait de manière plutôt  poétique, vire assez vite au burlesque notamment lorsque le rôle de la princesse est pris en charge par un comédien grand et barbu, évidemment peu crédible en « Reine de beauté ».. ! Dés lors, le côté burlesque  se retrouve dans plusieurs des  situations que traversent les personnages.. Ce parti pris est peut être une volonté de ramener vers l’absurde  une histoire   au fond loin d’être un conte de fées, qui s’apparenterait plutôt de nos jours à un inceste…

Les Cœurs jumeaux ne font  pas partie des Contes des mille et une nuits les plus connus, mais on retrouve toutefois dans cette histoire  le mélange de réel, de mystérieux et de fantastique qui fait la trame de ces contes orientaux. Il est à noter que des  matériaux et des tissus recyclés sont utilisés pour la scénographie, pour un rendu soigné de l’environnement, et une belle variété de costumes part ailleurs magnifiques.

J’ai trouvé la proposition cependant un peu longue, même si le jeu est dynamique. .. Et j’avoue m’être un peu perdue dans ce ballet de personnages multiples  et ce millefeuille de situations. Néanmoins ce fut un beau voyage agréable et drôle à travers les contrées du Moyen Orient.

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 18:54
Crédit photo : LEDROIT-PERRIN

Crédit photo : LEDROIT-PERRIN

Mangez-le si vous voulez

Spectacle du f.o.u.i.c. (75), vu le 21 Juillet à 11h50 au théâtre des Gémeaux dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019 (Relâche le 10, 17 et 24 juillet)

Texte : Jean Teulé, adapté par Jean-Christophe Dollé
Mise-en-scène : Clotilde Morgiève et Jean-Christophe Dollé
Interprétation : Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève, Julien Derivaz, Mehdi Bourayou, Laurent Guillet ou Noé Dollé
Genre : spectacle électro-rock et culinaire

Tout public à partir de 12 ans
Durée : 1h25


       16 août 1870 à Hautefaye. En une seule journée, Alain de Monéys passe de voisin à Prussien, d'allié à ennemi, de fils de maire à bouc émissaire, de vie à trépas et du bûcher à l'assiette... Préparez-vous à un terrifiante hystérie collective inspirée de faits réels !

        Adapté du roman à succès de Jean Teulé, Mangez-le si vous voulez est un spectacle total mêlant la narration, la musique, la pantomime, les décors amovibles et les odeurs de viande grillée... On en prend plein les yeux, les oreilles et le nez ! Côté jardin, une cuisine toute équipée des années 50 habitée par une ménagère modèle - la merveilleuse Clotilde Morgiève. Tout est rose et blond, ca sent le propre et le kitsch. Côté cour, des outsiders musiciens se sont armés de basse, de batterie et d'adaptateur pour transposer cette foule meurtrière dans la salle. Au centre, nous retrouvons l'excellent Jean-Christophe Dollé dans le rôle du fringant Alain de Monéys.
        Jeune et fringant, oui, mais plus pour longtemps ! Dès le lever de rideau le drame est annoncé, dans les sourires crispés de la ménagère ou dans les exclamations trop guillerettes d'Alain de Monéys. Ce 16 août il fait trop beau, trop chaud et trop routinier pour que les choses se passent normalement à Hautefaye. Nous, la foule, avons besoin de nous déchaîner sur une victime innocente. C'est la purgation de toutes les passions, c'est la grande bacchanale qui précède la honte, c'est la foule qui guérit d'elle-même en sacrifiant son bouc émissaire.
         Mais comment représenter ce spectacle monstrueux sur scène ? Rassurez-vous, ce n'est pas une pièce gore où vous recevrez des giclures de sang au visage. Ici tout est délicieusement suggéré avec une pointe de cynisme et de tabasco. Un grand coup de hachoir dans les tomates, une porte qui claque comme un couperet, des coups dans les cymbales, quelques lumières psychédéliques et vous voici au coeur vicié du drame. C'est la scénographie qui détruit et dévore votre serviteur sans en perdre une miette.
        Je me surprend parfois à m'agripper au fauteuil ou à saliver au fumet de la cuisine. Comme dans une tragédie antique, je suis plongé au coeur de cet enfer et je dois dire que la bestialité est fascinante. Mais est-ce le comportement des agresseurs ou la torture d'Alain qui nous intéresse tant ? Il s'agirait de ne pas répondre trop vite. Le f.o.u.i.c. recrée ici un spectacle qui a déjà eu lieu ; le public a-t-il radicalement changé ? Les braves villageois de la Hautefaye avaient si vite fait d'Alain de Monéys un représentant du Mal... Gardons-nous d'en faire de même avec eux.
         Ce spectacle électro-rock et culinaire fascine et torture. Courez-y, assistez au massacre avec enthousiasme, et mangez-le si vous voulez !
 

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 14:12
Bobines et flacons
Bobines et flacons

Bobines et flacons, de la compagnie Artiflette (38) vu le 24 juillet 2019 à 14h15 à la Maison du Théâtr pour enfants dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 26 juillet 2019.

Création collective  :

Mise en scène : Hélène Grange

Avec : Myriam Vienot et Charlotte Boiveau

Genre : théâtre généreux
Public : Jeune public à partir de 3 ans
Durée : 50 mn

J’ai déjà vu plusieurs spectacles de la compagnie Artiflette (38) que nous suivons depuis une dizaine d’année et j’étais curieux de découvrir ce spectacle pour les tout petits, une première pour la compagnie. Accueillis à Monclar, dans la cadre du Festival Theâtr’enfants, organisé par Eveil Artistique, scène conventionnée Art, enfance et jeunesse.

On entre dans la boutique de Mme Lucette, pleine de flacons aux couleurs chatoyantes et de bobines colorées . C’est gai, accueillant et généreux visuellement. Les petits, arrivés d’un centre aéré voisin, écarquillent les yeux.

Mme Lucette nous accueille avec gentillesse en faisant le ménage dans la boutique. Chaque flacon contient une chanson ou une chansonnette, et Mme Lucette veille bien à ce que les flacons soient toujours remplis.

Marie Renée, l’araignée à 8 pattes, tisse habilement sa toile dans la boutique et apporte un vent de folie dans cette maison bien rangée. Embauchée comme assistante, la voilà qui met son grain de sel dans la jolie boutique. Une histoire simple, pour le plaisir.

Comme à son habitude, la compagnie offre avec générosité l’esprit du cabaret en format de poche : l’araignée marche sur un fil, Lucette chante et joue de l’accordéon avec une grande douceur , Marie Renée se contorsionne, le fil se transforme en castelet pour accueillir une séquence marionnettes, puis en écran pour des ombres projetées.

Le public participe, et comme moi, se laisse entraîner par ce mini feu d’artifice et de formes artistiques. C’est généreux et riche, et l’occasion de belles découvertes et de nouvelles sensations pour les tout petits. D’autres versions un peu plus courtes existent pour les encore plus petits, à partir de 1 an.

Pari réussi pour ce joli spectacle !

 

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 17:11
Crédit photo : DR site du parvis d'Avignon

Crédit photo : DR site du parvis d'Avignon

Spectacle du théâtre Amstramgram Genève, vu le 8 Juillet à 17h au Parvis d'Avignon dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 16 Juillet 2019 (Relâche le 7, 10, 13 et 14 juillet)

Conception, texte et interprétation : Emmanuelle Destremau, Samuel Gallet, Fabrice Melquiot, David Marchetto, Caroline Gonin
Musique : Eric Linder/polar
Genre : Théâtre tout public, performance Electro rock-band
Durée : 1h


        Le mot "performance" convoque l'idée d'un spectacle créé sur place et pour l'occasion par des artistes-interprètes. On utilise fréquemment l'expression "véritable performance" pour évoquer une prouesse scénique exigeante et remarquable. Ce qu'accomplit tous les jours au Parvis d'Avignon le rock-band des Electronucléistes, c'est une "véritable performance", et pas des moindres : trouver en une journée la matière du texte, l'écrire, le mettre en scène et le jouer en lecture théâtrale le soir même.
      L'idée est audacieuse et la réalisation force le respect. C'est une réussite théâtrale, pas seulement un essai expérimental. Sur un plateau large comme le chemin que la mariée doit parcourir de l'entrée de l'église jusqu'à l'autel (magistralement occupé par Eric Linder à la guitare et au chant), quatre pupitres. Derrière les quatre pupitres, quatre acteurs-auteurs et une myriade de personnages qui jaillissent, s'entrecroisent, occupent l'espace de notre imaginaire.
      Mais où nous emmènent-ils, ces artistes ? Ça dépend du jour ! Trois modèles de spectacle sont proposés : "Fenêtre avec vue", construit autour de la presse du jour-même ; "Mon chef d'oeuvre", issu de la rencontre avec des festivaliers ordinaires et hors du commun, et enfin "Radio souvenirs", une vraie fausse radio libre qui fait la part belle à l'auditeur (toi!).
      J'ai assisté à une représentation (une présentation plutôt) de "Mon chef d'oeuvre". Cinq portraits de festivaliers comme cinq actes d'une grande pièce,  indépendants tout en faisant partie d'un tout indivisible. Ils possèdent chacun leur poésie, leurs rêves, leur façon singulière d'envisager le monde. Loin de se réduire à une série de témoignages, le texte raconte chaque personne dans sa complexité. Ce sont des dialogues rapportés, des scènes de film, des chansons, des premiers jets de nouveaux textes. Je suis surpris de voir foisonner autant de directions différentes. Le spectacle est vif et dynamique, il s'est créé dans l'urgence mais l'urgence n'est plus sur scène. Ici, dans cette église, tout jaillit avec calme et respect.
        Je me sens curieusement apaisé par le spectacle, et ce n'est pas seulement grâce aux tonalités suaves d'Emmanuelle Destremau ou aux lumières douces et bleues. Ces artistes approchent un rapport à l'autre dénué de voyeurisme ou de glorification. Ce n'est pas non plus un regard condescendant posé sur l'ordinaire et le banal quotidien, ni le regard du créateur qui serait le seul à pouvoir faire exister ce qu'il évoque. En prenant cette posture simple et bienveillante, les artistes nous invitent à regarder l'autre à côté de nous et à penser "Cette personne est un chef d'oeuvre et un univers", ce qui n'est pas simple. Je recommande vivement cette merveilleuse performance dans laquelle éthique et esthétique se prennent par la main.

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 15:15
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Le long voyage du pingouin vers la jungle

Spectacle de Cie l’Arsenal d’apparitions (72), vu le 15 juillet à 13 h 20 au théâtre du Centre, dans le cadre d’Avignon OFF 2019, du 5 au 28 juillet, sauf mercredi

D’après la pièce de Jean Gabriel Nordmann

Mise en scène : André Roche

Interprètes: Stéphanie Boré, Eva Kovic, André Roche

chansons et musiques originales de Dmitri Negrimovsk

Genre : spectacle musical

Public : jeune public à partir de 5 ans

Durée : 50 min

Petit Pingouin est fatigué de vivre dans un monde noir et blanc. D’ailleurs, lui-même est noir et blanc ! Il rêve de découvrir le monde des couleurs, dont lui a parlé son grand père, et de rencontrer les animaux de la jungle. Il finit par entreprendre un voyage mouvementé, plein de péripéties,  mais riche de rencontres variées,  qui le mènera en Afrique, où il sera accueilli comme un roi. Mais trouvera-t-il ce qu’il est venu y chercher… ?

André Roche a choisi de faire de cette pièce de JG Nordmann, une sorte de comédie musicale  pour trois interprètes. Eva Kovic est Petit Pingouin, pendant que les deux autres comédiens se partagent les rôles des animaux et des personnages que le jeune pingouin rencontre, une sirène, une pieuvre, une baleine, des marins, une africaine, des animaux de la jungle…etc.  

Les personnages et animaux utilisent pour s’exprimer diverses techniques vocales, chanson, chant lyrique, slam, sur des compositions originales de Dmitri Negrimovsk.

Une grande carte du monde occupe le fond de scène.  La lumière qui accompagne le périple du pingouin passe des tons bleus évoquant le froid,  aux teintes chaudes orangées, au fur et à mesure que le pingouin se rapproche des pays du Sud.

Le pingouin est bien représenté avec un costume noir et blanc, pantalon large blanc, chemise blanche, redingote noire, chapeau melon noir. L’évocation de certains  animaux (pieuvre, baleine, sirène)  sur de grands cartons, au moyen d’un graphisme stylisé, inspiré des illustrations des romans d’aventures d’autrefois, ne m’a pas réellement convaincue. D’autant plus que pour ce qui concerne la pieuvre, la structure montée sur roulettes n’étant pas autonome, devait être poussée par une tierce personne pour entrer et sortir de scène…   Mes autres personnages m’ont paru bien plus intéressants, notamment ceux arborant des masques, comme la femme  et les animaux d’Afrique.

Finalement, cette proposition nous donne à suivre un joli voyage pédagogique, qui, sur les traces d’un jeune pingouin téméraire, permet d’aborder avec les enfants des notions de géographie, mais aussi de découverte d’autres pays et d’autres peuplades… Mais s’il est bien d’être curieux, il faut aussi savoir regarder et apprécier ce qui est simplement à côté de nous. Il m’a semblé que de nombreux enfants connaissaient ce texte et ils ont suivi la représentation avec une grande attention.    

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