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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
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les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 14:09

vivant-3-toiles-4.jpg

 

Nous étions à la représentation du vendredi 7 octobre 2011, à l’Hexagone de Meylan (38). Dans le cadre des Rencontres I.

 

- Durée : 1h30
- Public : selon nous plutôt pour adultes et ados

 

Distribution :
- Conception, texte et mise en scène, musique : Christophe Rulhes
- Créé et interprété par : Sébastien Barrier, Nedjma Benchaïb, Julien Cassier, Domi Giroud, Christophe Rulhes
- Chorégraphie : Nedjma Benchaïb et Julien Cassier
- Scénographie : Christophe Rulhes et Julien Cassier
- Regard extérieur : Irène Afker
- Collectage images/son, conduite des entretiens, montage : le GdRA
- Costumes : Céline Sathal
- Lumière et régie lumière : Adèle Grepinet, David Löchen
- Régie et création son : Pedro Theuriet
- Régie vidéo : Pierre Robelin et David Löchen
- Direction technique : David Löchen
- Construction : Pierre Paillès et Bertrand Trocmé
- Production-diffusion : Jean-Sébastien Steil

 

gdra_nour_01_blog-copie-1.jpg

D’emblée, une approche tous azimuts, avec un écran en fond de scène, un espace musique, un lieu avec cintres et costumes. D’emblée, une déclinaison affichée sur l’écran, avec des mots, d’abord, puis des phrases, dits en même temps en avant scène. Il s’agira de proposer une approche ethno-sociologique : tentative pour comprendre un parcours, celui d’une fille d’émigrés maghrébins qui cherche sa voie et sa trace pour s’inscrire dans le monde. L’histoire de Nour, "emblème" d’une génération tiraillée entre des cultures, en quête de soi, entourée de silence(s) sur ce qui a été avant.

 

 Ce qu’on en retiendra, c’est ce panachage et ces croisements de parcours artistiques :


- un musicien hors pair, Christophe Rulhes, qui nous surprend d’emblée et nous enchante par sa voix qui frise les aigus, parfois, alliant superbement le masculin et le féminin. Chanteur, oui, mais aussi multi-instrumentiste, il décoiffe à la gratte électrique et verse dans une atmosphère plus intime avec le oud.


- deux danseurs, Sébastien Barrier et Nedjma Benchaïb, qui pratiquent le hip hop, et jouent du trampoline. Ils déplacent les repères visuels en "marchant sur les murs" et en nous faisant entrer dans un univers à la Gulliver, rendant par là même les visages projetés sur l’écran encore plus mobiles et touchants.


- une place réservée au(x) texte(s), pour l’essentiel par Julien Cassier et Domi Giroud : assez surprenante avec une abondance de mots, un rythme comme une mêlée sportive, une mise en points de vue oscillant entre exposition(s) de faits, reportage(s)-interview(s), superposition de voix enregistrée et parlée sur le plateau.

Foisonnant. Tonique. Comme une confusion faite de mélanges, en rapport avec l’histoire de Nour. Des émotions avec ce moment de danse où Nour semble ébaucher un lien entre ses origines et sa réalité, avec ces danseurs "marchant sur les traces" de l’autre ou encore s’approchant d’une grand-mère sourire. Peut-être un brin (trop) touffu.

 

Web Hexagone : http://www.theatre-hexagone.eu/scene-nationale/

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 15:15

VIVANT-3-COEURS-5.jpg

 

Découverte pour nous de cette compagnie de danse installée dans la Loire (42) et dont nous avons apprécié les deux pièces données sur le plateau de la Rampe d’Echirolles (38) le jeudi 13 octobre 2011.

 

- Tout public
- Durée : 1h30 avec entracte

 

Distribution :
- Chorégraphies : Maryse Delente
- Lumière : Thierry Dubief
- Costumes : Josy Lopez

 

Distribution pour "Les Petites" (durée 21 mn) :
- Interptrètes : Aurélie Deroux Dauphin et Géraldine Morlat
- Musique : extraits de Shubert, "La Truite" et "La jeune fille et la mort", bruitages

 

Distribution pour "Mariana" (durée 50 mn) :
- Interprètes : Aurélie Derous Dauphin, Charlotte Chobillon, Géraldine Morlat, Elodie Sardou et Audrey Rocha
- Musique : Philippe Glas, musiques des Pygmées Aka, La Gatta Cenerentola, Roberto de Simone, extraits des Lavandières, chants traditionnels napolitains
- Conception, graphisme : Arièle Bonzon

 

 

maryse-delente_les-petites_01_blog-copie-1.jpgLes Petites : L’horloge égrène son tic-tac. Deux filles, de dos, sont assises sur des chambres à air. L’une d’elle se balance... Il y a la Brune. Il y a la Blonde. Mimétisme qui induit une gêne. Jeu(x) dont on perçoit assez vite qu’ils comportent une malignité insidieuse. Peut-être parce que nous voyons ce tas de terre meuble piqué d’un bouquet de fleurs... On pourrait se croire au bord de la mer. On voudrait imaginer deux filles naïves et innocentes. On voudrait croire à la jeunesse. Mais... ce ne sont que des bribes, des reliquats rayés de gestes saccadés qui reviennent et se répètent. Lancinante de cette liaison interdépendante qui tisse une folie qui perd de sa douceur, jusqu’à ce que sonne le glas...

 

 

 

 

 

maryse-delente_mariana_01_blog-copie-1.jpgMariana : cette pièce a été créée il y a plus de 20 ans. Dans la pénombre, dans un espace qui pourrait être ouaté de brouillard, 3 filles, silhouettes rouges à peine perceptibles, dansent. Forêt enchantée ? Grenier ? Des lambeaux de lumière tombés du plafond tracent leurs raies sur le sol. Nous apparaît alors une sorte de fantôme à tête bandée, en robe d’apparat. Fantasmagorie de nos rêves, de nos inconscients, de nos féminités effrayantes ? Sur nos échiquiers de vie ? Dans l’échancrure de nos corps et de nos corsages. On pense à des univers à la Jane Campion (La leçon de piano), où se côtoient le viscéral et le corseté, où résonnent gestuelles et sons des mondes anciens. On pense encore à Ilka Schönbein (Theater Meschugge) et ses marionnettes accouchées. On pense aussi à ces corps vus lors du spectacle "Mue" de la Cie la Manoeuvre sur la scène de l’Amphithéâtre de Pont de Claix (38), avec ces corps- parcelles. Nous approchons l’originel, quand le feu était au centre de la vie, indispensable comme l’eau de pluie.

Nous retiendrons de ces moments une haute qualité dans le choix et la maîtrise des éclairages, une esthétique notamment liée aux couleurs des costumes et un recours à des partitions musicales qui mêlent un volet ethnique et une part savante, avec des tournes-spirales qui engendrent l’étrangeté. Nous aurons aimé ce mélange de beauté, de faste et d’animalité(s), avec les malaises amenés par les propositions en saccades. Comme si ce spectacle était allé gratter vers nos enfouissements. Une compagnie qui a à dire !

 

Web La Rampe : http://www.ville-echirolles.fr/sortir/larampe/programme_1112/index.html

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 17:14

VIVANT2-toiles-3.jpg

 

Nous avons découvert cette compagnie normande le mercredi 14 septembre 2011 sur la scène de l’Heure Bleue de St Martin d’Hères (38). Une entrée en matière pour l’ouverture de saison de cette salle de l’agglomération grenobloise.

 

- Tout public
- Durée : 1h05

 

Distribution :
- Imaginée et interprétée par Agnès Pelletier et Pascal Rome
- Jeu : Agnès Pelletier dans le rôle de Bénédicte Pilchard
- Pascal Rome dans le rôle de Pascal Garnier

 

 

blog_volubilis_le-pardi_02.jpgTout commence comme une conférence : Pascal Garnier, sacoche en bandoulière, qui accueille régulièrement des conférenciers, pose le cadre. Après le cratilisme, thème précédent, voilà que la soirée parlera du problème crucial de la reconversion des Danseurs et Interprètes. Une plante, un bureau pour l’intervenante attendue : Mme Pilchard, en tailleur gris, spécialiste et traductrice de l’espéranto gestuel. Après avoir abordé, moult gestes à l’appui, les différents types de danses (traditionnelle, contemporaine) et leurs évolutions dans le temps, le dérapage est progressivement engagé vers une participation du public, d’abord dans la salle-même, sous le regard de cette dame, puis sur scène pour certain(e)s d’entre nous, confronté(e)s à une pédagogie-improvisation jaillissante. On retiendra une phrase : le lézard qui veut se coudre un pantalon, doit songer à faire un trou pour faire passer sa queue. Quant à se rappeler de la gestuelle... c’est une autre histoire !...

Une forme interventionnelle qui peut trouver place aussi bien dans la rue que dans des colloques. Manière d’entrer en lien et de décontracter une atmosphère en se laissant aller à la gesticulation collective.

Nous nous sommes amusés, surtout lorsque nous nous sommes retrouvés parmi les "heureux élus" désignés, sur le plateau.

 

Web Heure Bleue : http://www.ville-st-martin-dheres.fr/heure_bleue.html

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 07:47

vivant-3-toiles-4.jpg

La présentation de la saison 2011-2012 sur Vizille (38), le vendredi 23 septembre 2011, s’est achevée par un moment en compagnie de ces deux complices drômois qui s’étaient déjà produits sur la scène de la P’tite Salle la précédente saison.

 

- Tout public
- Durée : 1h15

 

Distribution :
- Mise en scène : Jean-Jacques Besson et Françoise Sourd
- Jeu : Jean-Jacques Besson et Yannis Henry

 

L’un est un grand dégingandé, étriqué dans un costume à la modeste ; l’autre est plutôt court sur pattes et son pantalon tombe en tire-bouchons sur ses chaussures.

L’un prend la parole ; l’autre est son "petit partenaire".

L’un décline l’alphabet selon les femmes ; l’autre sort d’une malle des instruments de l’improbable.

Leurs accessoires : une demi-guitare, des maracaces silencieuses, une corde à sauter ou un entonnoir sur la face. Ils nous baladent, de calembours en calembredaines, de chansons sucrées, pimentées ou quelque peu salaces. Ils nous baladent, entre parodies de chansons à textes et dans un vitrail d’univers vocaux. On croirait que l’un garderait son sérieux et que ce serait l’autre qui aurait rôle de pitre, affublé à la Cupidon. Ce serait oublier que le premier a aptitude à jouer de son charme gominé en prenant à rebours le jeu de masques et l’usage de ses cartes.

Ces deux-là font proposition cultivée et sculptée, tant dans le physique, les "costumes" endossés, les capacités à jongler avec des genres musicaux, le tout a capela. Cependant, leur façon de faire diversion(s), en "périphérie" du répertoire, ne nous détourne-t-elle pas parfois d’une écoute plus attentive aux jeux de mots et de langage(s) ?

Peut-être en fin de compte un peu difficile de mettre du clownesque tout en invitant à l’écoute, sans éviter l’anecdotique.

 

Cette proposition nous semblerait plus adaptée à une petite salle, dans une formule cabaret, pour goûter et partager les gourmandises. Elle gagnerait aussi sans doute en rythme dans une telle configuration.

 

Contacts Vizille : www.sortiravizille

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 16:35

vivant-3-toiles-4.jpg

La salle du Jeu de Paume de Vizille (38) a accueilli ce spectacle le vendredi 15 avril 2011 en soirée.

 

- Public : à partir de 12 ans
- Durée : 1h20

 

Distribution :
- Alain Guyard : écriture
- Isabelle Starkier : mise en scène
- François Bourcier : comédien

 

Sur le plateau du Jeu de Paume : des crochets suspendus du plafond, avec au bout des vêtements.

Salle d’entrée de la mine ?

Non : des personnages en attente de prendre corps et vie(s).

Qui sont-ils, ces absents qui sortiront de l’ombre ?

Ceux qui ont dit NON, non à la haine, non à la confiscation de la liberté, non à l’innommable de ces années de guerre et de collaboration de notre Patrie la France. "Saluez-les !" pour leur courage, leur refus, leur engagement à faire valoir la dignité de l’humain. François Bourcier devient tour à tour homme modeste, lycéen, tête brûlée, gendarme qui "botte les fesses du loup avec ses chaussures à clous" ou bien syndicaliste. Par le truchement de ses changements d’habits, il ouvre son éventail de figures et d’actes de résistance qui mis bout à bout ont fait basculer l’Histoire en des temps de terreur. Les morts se lèvent parce qu’ils leur faut dire encore, dire toujours, pour que leurs cris et leur disparition, dans les caves humides où l’on torturait, ou au détour d’une rue par une balle en plein coeur, ne demeurent pas vains. Avec une incursion dans notre actualité, parce que l’inadmissible se reproduit toujours, qu’il est fondamental de rester vigilants et de détruire les lettres de délation qui tuent les espoirs.

 

Une interprétation forte, une incarnation rythmée d’un pan d’histoire à mesures humaines, une capacité à nous montrer et à nous faire rencontrer des Françaises et Français qui ont à leur manière donné de leur voix pour chanter la Marseillaise. Avec une mise en scène au service du propos. Témoignages et questionnements.

 

Contacts Vizille : www.sortiravizille

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:01

vivant-3-toiles-4.jpg

Cette comédie dramatique a été présentée sur la scène de l’Amphithéâtre de Pont de Claix (38) lors de la saison 2010-2011.

 

Public : plutôt adultes et ados

 

Distribution :
- Texte : Marius Von Mayenburg
- Traduction : Hélène Mualer et René Zahnd
- Mise en scène : Jacques Osinski, directeur du CDNA de Grenoble

 

 

Nous sommes dans l’univers aseptisé d’une préparation de congrès. Quelqu’un doit y aller : Lette. Mais la question se pose entre compétences et belle présentation... puisque sa laideur est une entrave qu’on ne peut ignorer... D’où un défi qui va d’emblée se poser : celui de la chirurgie esthétique. Comme si le fait de changer de "tête qui ne revient pas" suffisait à changer ses rapports avec le monde alentour, qu’il soit professionnel ou personnel.

Le plateau n’est pas un endroit unique. Même si nous avons l’impression d’un huis clos, il nous est donné à voir, tantôt la salle d’opération-métamorphose où tout se joue, le labo de recherche qui vise à se placer commercialement, et le domicile de l’employé-patient. Trois sous-espaces qui permettent de re-visiter l’histoire en déplaçant l’objectif et les effets de miroirs. Un donné à voir schizophrénique "sous le feu des projecteurs", où les différents acteurs changent un élément de leur apparence pour "enfiler une nouvelle peau et opérer des glissements d’identité(s)" : cheveux ébouriffés ou manches relevées, costume étriqué. Reflets d’un monde névrosé tout en rafistolages où s’entrechoquent intérêts et ambitions, à grands coups de cynisme et de brouillage de cartes.

C’est grinçant, et si on rit c’est plutôt jaune parce que les réalités qui nous sont montrées ne sont peut-être pas si loin que ça de notre monde...

 

Amphithéâtre de Pont de Claix : http://amphitheatre-pontdeclaix.com/

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 13:21

VIVANT-3-COEURS-5.jpg

Compagnie Théâtre de l'Hyménée(11)

Théâtre

Création 2010 – Durée : 55 mn 

Tout public à partir de 11 ans

Vu dans le cadre du festival d'Avignon 2011.

Interprète(s) : Antoine Chapelot, Philippe Delzers (accordéon)

 
NL-Thea-Hymenee-Les-joliesl.jpg

En cette année 2011, date d'anniversaire de la Commune , merci à la Compagnie Hyménée pour cette mise en scène , cette interprétation superbe du texte de Jehan Rictus.

Seul sur scène , allongé sur un double banc de square, l'acteur , un clochard s'adresse à une belle jeune fille: "Tu t'es mise à éclore comme un balcon d'or" et d'entrèe s'approprie magistralement le texte de Rictus.

Ainsi dès le début de la représentation, l'on est embarqué corps et âme par ce texte beau poétique , puissant qui vous prend aux tripes. Antoine ...met tout son coeur, son âme à ce travaill d'interprétation; il habite le personnage qu'il a choisi.

L'univers du miséreux est livré à notre émotion  par une interprétation magistrale qui telle une peinture hyperréaliste est sans concession* et nous embarque totalement. Les pales, les désolés, que les roublards ont roulé... Un placard à douleur, l'artiste, le rêveur, le lépreux des démocraties"

Puis, entre sur scène près du banc public, l'accordéon dont la tonalité pénètre doucement l'atmosphère. Les mots sont dits, bercés par la présence musicale avec un ressenti d'une telle authenticité  qu'ils m'émeuvent jusqu'aux larmes.

L'expression totale du visage d'Antoine est puissamment habitée de cette solitude, de ce dénuement, cet état de  misèreux. "Les faiseurs de lois qui battent la flegme, l'homme il faut qu'il se repose et l'existence lui tourne en rose"

Savoir les laissés pour compte du système omniprésents dans la rue, hier comme aujourd'hui saisit au coeur les êtres épris de "liberté, égalité , fraternité" , d'une démocratie qui ne laisserait personne "sur le carreau".  Et le texte puissant manifeste de révolte contre la misère en rien dépassé par l'évolution de l'humanité reste très d'actualité.

 

Merci du fond du coeur à la compagnie de Théatre de l'Hyménée pour ce beau travail.

 

Félicitations également car ce travail s'accompagne d'un travail éducatif mis en place tout au long de l'année par la compagnie.  Un souci de transmettre le savoir, la connaissance, pour cela le Théatre de l'Hyménée va dans les villages, écoles , collèges.

Une action d'éducation populaire vers tous , un travail en direction des  jeunes générations à saluer et à encourager .

Ainsi le spectacle vivant participe grandement à l'éducation , à la transmission des savoirs et contribue à la connaissance, à la sauvegarde de notre patrimoine culturel dont le  texte  "Les jolies loques " de Jehan Rictus.

 

  *NB:Un acteur demeurant en Cèvennes Bernard Meulien interprètait sur scène avec une  ferveur et un talent similaires les chansons de Gaston Couté notamment "le christ en bois".

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 17:44

VIVANT-3-COEURS-5.jpg

Compagnie Beau Geste (27) :

Beau-geste.jpgVu dans le Cadre du festival les Z’accros d’ma rue, à Nevers le 8 juillet 2011

Danse de rue,

Durée : 20 mn, tout public.

Chorégraphie : Dominique BOIVIN
Interprète : Philippe PRIASSO
Conducteurs : Eric LAMY ou William DEFRESNE

 

J’avais souvent entendu parler de ce spectacle entre un danseur et un tractopelle, et je voulais voir si, au-delà de l’idée séduisante de cette forme originale, la rencontre entre la grâce et la mécanique avait bien lieu.

Et bien, oui, cela fonctionne et même trés bien.

A l’ouverture, le tractopelle aux vitres miroir arrive, laissant descendre son conducteur au milieu du public, … et puis la machine redémarre, cherchant l’homme, tel un être blog-Beau-geste2.jpghors du contrôle de l’humain.

 

Ce spectacle, à la fois circassien et dansé, nous laisse entrevoir des images et des émotions surprenantes, mêlant amour et haine, possible et impossible et proposant ainsi un rapport de force inédit dans un jeu de chat et de la souris entre l’homme et la machine.

La musique, vient renforcer cette magie qui opère peu à peu, nous laissant petit à petit donner vie à la mécanique et laissant à chacun imaginer la relation entre les deux.

Cette poésie mécanique ne nous empêche pas d’avoir une pensée pour le conducteur de l‘engin, qui fait partie prenante du spectacle, et dont le travail de précision accompagne chaque geste du danseur.

 

Bravo à ces deux-là pour ce travail remarquable.

 

 

 

 Photo Missanna

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 15:52

vivant-3-toiles-4.jpg

 Compagnie espagnole, diffusée par Racont’art (34)

Théâtre de rue interactif sans parole.

Création 2004 – Durée : 40 mn. - Jauge 300 personnes. (Tout public).

Vu dans le cadre du festival de Chalon dans la rue, le 23 juillet 2011.

De et par : Adrian Schvarstein

   

blog-le-lit-adrian.jpgSur un lit mécanique et mobile, un personnage très aristocratique mais néanmoins à la rue, s’installe au milieu du public, faisant sa place et délimitant son espace à la craie pour y construire sa maison avec l’aide des autres.

Jouant avec le public et son espace, cet énergumène capte son public sans un mot dés ses premiers mouvements. Il connaît son métier, et sait toujours trouver le juste milieu entre le trop et le pas assez.

Adrian, toujours sans un mot, fait son choix parmi les spectateurs présents pour compléter son dispositif scénique, créant ici un rôle de spectateur-porte d’entrée et là une amoureuse à séduire.

Exigeant, oscillant en permanence entre le parfait gentleman et l’odieux personnage, il nous fait partager sa tranche de vie, son quotidien autour de son lit porteur de nombreux accessoires pour agrémenter le quotidien.

Un spectacle rodé et adapté à tous les publics.

A noter que Adrian présentait également deux autres spectacles dans le festival : la danse et l’homme vert en déambulation, avec lequel il a déjà fait le tour du monde.

 

Photo : Schvarstein

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 15:49

La J.AM.B.O.N. : Joyeuse Amicale des Majorettes Bouchères Ouvrières et Novices.

Compagnie Doigts dans le nez (65)

Théâtre d’intervention

Création 2010 – Durée : 60 mn. - Jauge 300 personnes. (Tout public mais à notre avis à partir de 12 ans).

Vu dans le cadre du festival de Chalon dans la rue, le 23 juillet 2011.

Mise en scène : Thomas Tessier

Avec : Maria Aguire, Laurent Aranda, Catherine Bouligand, Sandrine Carayre, Marie-Jo Cortes, Francis Ferrié, Monik Huet, Nathalie Lhoste-Clos, Valérie Lons

 

VIVANT2-toiles-3.jpg 

Deux lascars au teint blafard déboulent en R12 au milieu du public et semblent chercher sans un mot le lieu de leur rendez-vous.

L’estafette Renault de la boucherie Sassus, finit par arriver, pleine de ses majorettes improbables, dont la meneuse entraîneuse en fauteuil roulant antédiluvien semble mener la danse. Elles se préparent et s’échauffent pour participer au grand concours local de majorettes…, chacune dans son personnage fétiche.

Dans un joyeux bazar, toute cette folle bande répète, avant le défilé du lendemain, accompagnée à l’orgue par Ange qui donne le rythme, sur des airs de Cloclo, avant de faire une pause au milieu du public…

 

La configuration de l’espace scénique sur une bande de 15 mètres de DSCF2124.jpglong sur 3 ou 4 de large, et probablement le fait de n’être pas très bien placé, rendent difficile l’écoute du spectacle et  j’ai peut-être perdu certaines répliques ponctuelles des uns et des autres.

Pourtant, au-delà de cet aspect « technique », on perd un peu le fil au moment où la radio annonce de façon impromptue la délocalisation de la boucherie Désiré Sassus, leur sponsor. Là s’installe un dialogue surréaliste avec la radio au sujet de la vie ratée des majorettes et le sens du monde…ouvrant la voie à une escalade violente et à un final gore à souhait, et faisant basculer le spectacle dans un registre totalement différent.

 

Car nous sommes dans une « fable sur la misère humaine », « une grotesque satire sociale » selon te texte de présentation, ce qui n’est pas forcement évident au spectateur, tant le spectacle et les comédiens ont du mal à nous convaincre et à nous emmener dans leur univers pourtant original, oscillant entre le burlesque, le joyeux et le macabre.

Ca part ainsi dans tous les sens, et il manque parfois le rythme, mais surtout la cohérence et le liant qui pourraient donner à ce spectacle le petit plus qui emporterait totalement le public.

En tous cas, un spectacle qui laisse des traces mais qui mériterait d’être davantage travaillé pour trouver ses marques…

 

Photo Anna Jalabert

 

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