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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 14:47
Monsieur de Pourceaugnac
Monsieur de Pourceaugnac

Une comédie-ballet de Raphaël de Angelis produite par le Théâtre de l'Eventail (30) et vu le dimanche 6 octobre à l'opéra Confluence (Avignon).

Comédie ballet de :
Molière et Lully
Direction musicale : Benjamin Perrot, Florence Bolton
Mise en scène : Raphaël de Angelis
Assistant à la mise en scène : Christian Dupont
Chorégraphie : Namkyung Kim

Monsieur de Pourceaugnac, provincial excentrique, fait irruption dans la capitale et dans l'union de Julie et Eraste. Oronte, le père de la jeune première a résolu de la marier à ce gentilhomme limousin, mais les deux amoureux n'ont pas dit leur dernier mot ! Aidés de la jeune Nérine et du napolitain Sbrigani, ils vont tout faire pour renvoyer le malvenu dans sa région.

Après avoir été accueilli par le chef de salle et le directeur du théâtre (prestige, l'opéra a le mérite de choyer son public !) je me laisse aller au confort du siège... Mais aucune chance de m'endormir avec cette mise en scène virevoltante ! De l'orchestre au chant lyrique, des marionnettes à la commedia dell'arte, des pitreries circassiennes au théâtre de texte, pas de repos pour le spectateur. On reconnaît un vrai théâtre de tréteaux, populaire et dynamique : beaucoup de tours de passe-passe, pas de technologie. Jaillissement de couleurs et de textures, des costumes à la scénographie : j'aime ces tons ocres et rouges, ces pantalons bouffants et ces grandes perruques, indices de fête et de burlesque. La mécanique du plateau et des corps est réglée comme du papier à musique (on salue le travail de la chorégraphe Namkyung Kim). La comédie-ballet a ce talent d'allier la saveur des musiques au plaisir d'une narration aisément intelligible.


Plaisir aussi de voir ce Monsieur de Pourceaugnac se faire avaler par l'engrenage, cette grande machination théâtrale ! Les processus de répétition et d'accélération vont progressivement chosifier le limousin en une imposante marionnette, pour le bonheur de nos yeux et de nos zygomatiques. Le voilà humilié, harcelé, torturé, violé (de manière à peine suggérée !) et convoqué en justice. On rit d'abord de sa différence (ses manières, son accent) puis de sa naïveté et enfin de sa douleur. La pièce progresse et le rire du public se teinte d'angoisse : quelle cruauté, tout de même. Assez rapidement je ne ris plus, le sadisme ne m'amuse pas. Les jeunes premiers remportent la victoire, aucun renversement des rapports de force n'est envisageable. Finalement, bien qu'il n'y ait qu'une victime, chacun en prend pour son grade : les médecins ? De terribles oiseaux de malheur ! Les bourgeois ? Bornés et manipulables ! Et les femmes et les valets : de vicieux intrigants... Cette basse-cour est cruelle. Ce vieux théâtre de cour royale, qui avait beau jeu de ridiculiser les provinciaux, se confronte à la dévalorisation actuelle du théâtre parisiano-centré (et Vivantmag à ce titre fait figure d'exemple) : faire jouer cette pièce loin de la capitale alors que le théâtre s'efforce de se démocratiser et de se populariser, voilà qui a beaucoup de sens !


La dimension politique du spectacle ne gâche en rien le plaisir de la représentation qui n'en est que plus piquante : ce Monsieur de Pourceaugnac est familial et généreux, et chacun y trouvera son compte !




 

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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 23:05
L'Odyssée
L'Odyssée

 

 

Un spectacle produit par le Festival d’Avignon et la compagnie Longtemps je me suis couché de bonne heure (67) et vu le 19 octobre 2019 au Pavillon de La Villette.

 

Texte : Homère

Mise en scène : Blandine Savetier

Comédiens : Elan Ben Ali, Paul Fougère, Neil-Adam Mohammedi, Julie Pilod en alternance avec Claire Toubin, Mélody Pini, Souleymane Sylla.

Musique : Yko Oshima

Genre : Théâtre

Public : Tout public

Durée : 5x2H et 1x3H

 

 

Toujours en quête de spectacle atypique, je me suis laissé tenter par « l’Odyssée » d’Homère mis en scène par Blandine Savetier et remarqué cet été à Avignon.

 

« L’Odyssée » est un projet audacieux dans la mesure où il ambitionne de faire entendre l’essentiel de l’épopée. Il est donc présenté sous forme de feuilleton théâtral en 13 épisodes. Il faut 6 séances pour voir l’intégrale. J’ai pour ma part assisté aux épisodes 7, 8 et 9 à savoir, pour les grandes figures, à Circé, Tirésias et l’île du Soleil.

« L’Odyssée » mis en scène par Blandine Savetier est une lecture théâtralisée. Ils sont sept comédiens, 3 femmes et 4 hommes, et une percussionniste. Je ne devrais pas avoir à le mentionner mais c’est suffisamment rare pour le faire : quel plaisir de voir un peu de diversité sur scène ! Ils sont disposés tel un chœur antique, assis en fond de scène tandis que l’excellente percussionniste, Yoko Oshima, officie à cour. En avant scène, quatre pupitres. Les comédiens s’en emparent tour à tour au gré de leurs interventions. Ils sont sonorisés. Tous portent un imperméable pour signifier, je suppose, le voyage sans fin.

Il n’y a pas un Ulysse mais des Ulysse. 5 comédiens sur sept l’interprètent. Ces changements de voix participent à la dynamique du spectacle puisque chacun donne une couleur particulière au personnage. Ainsi, en ouverture, Ulysse slame-t-il. Les voix sont belles. La diction est parfaite. Il y a bien eu quelques accrocs mais, à la décharge des comédiens, ils avaient déjà donné une matinée. Quand les comédiens ne racontent pas l’épisode principal, ils écoutent ou ils chantent. L’une des comédiennes portent ainsi le chœur sur des mélopées africaines : c’est superbe. A un autre moment, Ulysse après avoir échappé aux sirènes, descend de l’estrade, harangue un public devenu son équipage et du haut de l’escalier du théâtre soudain métamorphosé en mât, il hurle d’une fabuleuse voix le danger imminent de Charybde et Scylla.

Pour mieux écouter la langue, j’ai fermé les yeux. Mal m’en a prise, je me suis endormie à peu prêt au moment où Tirésias somme Ulysse d’un « Il n’est pas l’heure de dormir dans la salle ». La salle a ri et moi aussi. Le spectacle n’est nullement en cause dans cet incident manifestement courant. C’est juste que le spectacle exige une grande écoute et une grande disponibilité. Après une dure semaine de labeur, je ne l’avais manifestement pas !

 

« L’Odyssée » est un spectacle qui revient à la source du théâtre. Les comédiens sont comme autant d’aèdes qui par le biais de quelques stratagèmes de jeu et de musique nous replongent dans ce récit immémorial.

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 22:21
toute la culture.com

toute la culture.com

Tarquin

Un spectacle produit par la vie brève et la Théâtre de l’Aquarium (Paris XII°) et vu le 24 septembre 2019 au Nouveau Théâtre de Montreuil (93)

Texte : Aram Kebabdjian

Mise en scène : Jeanne Candel

Musique : Florent Hubert

Comédiens et musiciens: Florent Baffi, Delphine Cottu, Myrtille Hetzel, Antonin Tri Hoang, Sébastien Innocenti, Léo-Antonin Lutinier, Damien Mongin, Agathe Peyrat, Marie Salvat

Genre : Drame lyrique

Public : Tout public

Durée : 2H10

Il y a quelques années, une pépite m’est tombée sur la tête : « le crocodile trompeur » alias une version vulgarisée de « Didon et Enée » mise en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache (non chroniquée). Depuis, je suis devenue une aficionada. Ce soir, Jeanne Candel présentait, seule, « Tarquin ».

La spécialité de la compagnie est le théâtre musical. Mais ce soir et contrairement aux trois autres spectacles de la compagnie que j’ai pus voir, il ne s’agissait pas de rendre accessible le répertoire baroque mais de proposer une création in extenso, livret et musique compris.

L’histoire est quelque peu loufoque. Tarquin, grand criminel (nazi ?) de son état, s’est évaporé en Amérique latine où il s’est fait passer pour un planteur philanthrope. La juge Javier est envoyée sur place pour procéder à l’exhumation d’un corps qui pourrait être celui de Tarquin.

Elle débarque dans un commissariat miteux, perdu au fond de la jungle : des marches permettent d’accéder à un plateau en hauteur ceint de murs revêtus en leur partie basse de carrelage vert avec deux lavabos. On entre à jardin mais on peut aussi sortir à cours. Une fenêtre s’ouvre sur une forêt dense sur laquelle la pluie s’abat régulièrement. Le décor réserve d’autres surprises, à la mesure de l’insaisissabilité de Tarquin, à commencer par une piscine sous le plateau et une sépulture pleine de terre.

La partie théâtrale est faible. En effet et à l’exception remarquable de Léo-Antonin Lutinier (déjà admiré dans « Orféo » de la même compagnie -non chroniqué), les comédiens sont moins comédiens que musiciens. Le jeu est forcé et grimaçant, les voix portent peu, le rythme est aléatoire. Heureusement d’extraordinaires trouvailles scéniques compensent ces défaillances. Ainsi du marteau-piqueur lancé à plein régime tandis que la police scientifique chante : le plateau  se transforme en un vrai capharnaüm terreux. Autre scène déjantée, celle où Tarquin sort de la piscine avec tout l’attirail du plongeur et déambule, chaussé de palmes, sur le plateau et dans la salle. J’ai aussi beaucoup aimé cette ambiance très « tropicale » du laboratoire scientifique quand la fliquette se manucure les ongles à la fenêtre tandis qu’il pleut et que les laborantins écoutent sur un vieux transistor des airs latinos tout en extirpant les os de la solution où ils trempaient.

Musicalement, c’est splendide. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette partition très contemporaine à quatre instruments –violoncelle, violon, accordéon et vents (tuba, clarinette)- et polyphonique. La diction est parfaite même lorsque le récitant introduit le spectacle en allemand. Le duo « qu’allons-nous faire de toute cette haine ? » sur un air de tango revisité est sublime. Très inattendue et très réussie aussi cette scène où le flic raconte les rituels funéraires : les instruments sont disposés aux quatre coins de la scène, il parle mais les dernières syllabes du dernier mot de chaque phrase sont chantées dans des aigus sidérants qui donnent la chaire de poule.

« Tarquin » réunit tous les ingrédients pour devenir un spectacle mémorable. En murissant, il est à espérer que les comédiens trouveront véritablement leurs marques. A moins que le secret du spectacle parfait ne réside en l’association de Jeanne Candel et de Samuel Achache. Réponse en décembre au théâtre de l’Aquarium où la compagnie s’installe sous la direction de Jeanne Candel.

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 19:37
Festival Font'Art 2019

Font art : Festival de rue , à Pernes les Fontaines (84) du vendredi 2 au dimanche 4 aout 2019

Aprés la belle édition du Off d’Avignon, me voila à Font’Art, joli festival d’art de la rue à Pernes les Fontaines , qui poursuit depuis 23 ans son travail de sensibilisation et de découverte du spectacle de rue dans un joli village du vaucluse de 10.000 habitants. 

Font Art, aujourd’hui, c’est 16 compagnies du In (payées), 11 du Off (défrayées + chapeau) et 5 propositions en « Fest’ici » pour offrir un terrain d’expérimentations aux artistes locaux, soit 30 compagnies et plus de 100 représentations dans les rues, sur les places, les esplanades ou les cours d’écoles pour découvrir des spectacles qui nous questionnent sur notre société. Il y a bien sûr les associations, des artisans, des food trucks et des buvettes, ainsi qu’un espace professionnel pour les équipes (ouvert aux professionnels sur réservation : 10 euros le repas ; excellent, local et bio. Une équipe motivée composée de bénévoles et de professionnels ( le passage à la professionnalisation est une phase critique de la vie d’un festival) pour imaginer des formules qui permettraient à davantage de compagnies de pouvoir jouer alors que les budgets ont tendance à diminuer. L’occasion de voir de belles propositions avec un public fidèle, toujours nombreux et curieux, et pour qui c’est souvent une première approche d’un festival de rue.

J’ai pu y découvrir plusieurs spectacles dont :

Anatomik, de la compagnie Madame Kanibal (33)

Genre : Théâtre de rue / Fakir
Public : Tout public à partir de 6 ans ( accompagnés bien sur)
Durée : 30 mn

 

 

 

Devant son vestiaire en acier in oxydé, Madame Kanibal nous invite dans son intimité et se laisse aller à la séduction, toute en poésie cannibale et décalée. Un numéro de contorsionniste fakir, emballée dans une histoire de vie drôle et Rock’n’roll roll. Elle revisite les standards du genre, sourire au lèvres et trimbale son excentricité pleine de gouaille pour cacher une tendresse et une histoire que chacun interprétera selon ses propres échos. Un petit côté « Freaks » en hommage aux personnage de foire qui venaient exhiber leurs extravagances devant un public voyeur, mais recherchaient avant tout l’amour.

A la fois techniques, simples et spectaculaires, ses numéros comme son épilation à la meuleuse ou ses explorations bucco-nasales font un grand effet sur le public et cela fonctionne à merveille.

Une petite forme légère à partager et à découvrir

> Cours sans sac , de la compagnie Gay tympan (34)

Genre : Théâtre de rue / Déballage incantatoire poétique et révolté

Public : Tout public à partir de 10 ans ( 12/14 ans pour moi)

Durée : 40 mn

Sur un sol jonché de sacs, en papier, avec des inscriptions dessus, voila une proposition sur le questionnement, sur le regard des autres et sur les grands enjeux du monde. Une sorte de théâtre dansé existentiel où la comédienne danseuse traîne ses sacs comme autant de casseroles. On ne peut pas lui en vouloir : sur chaque sac il y a une part de ce qui fait notre monde: argent, guerre, travaille, guerre, pollution, dieu… : de quoi chercher à vider son sac quand on sait que chacune de ces choses contribue également à détruire ce qui fait la richesse de notre monde. Mais à vouloir parler de tout, on se perd parfois dans la diversité des situations et l’on ne peut en embrasser aucune, laissant pour moi, un léger sentiment de frustration.

Un travail sur le renoncement, avec quelques effets surprenants, à la fois très politique et tout en poésie, qui présente une autre approche que celle de la culpabilisation et des dénonciations. Un appel aux rêves pour solutionner toutes nos angoisses…

Ambitieux et accessible.

> « Songes » du Collectif Utopies (Auvergne Rhône Alpes & Paca)

Genre : Cirque

Public: tout public

Durée 45 mn

 

 

 

Un groupe de jeunes artistes, sortie tout droit de l’école de cirque de Chambéry, et qui s’est emparé de la proposition du festival : monter un spectacles en 5 jours autour d’un arbre central et majestueux, permettant à chacun de présenter sa ou ses spécialités. Un projet généreux et plein de potentiel (mais cela je ne l’ai su qu’après avoir discuté avec eux...).

J’ai été au départ attiré par le côté visuel et foisonnant de l’arbre à agrès : un tableau-trapèze, un lustre, des tissus, cordages et élastiques… . Cela donnait envie et me laissait plein d’attentes. Puis j’ai été surpris par le côté «amateur » de l’ensemble ( éclairage, enchaînement, technicité des numéros…) et la construction très scolaire. Toutefois, ces jeunes là dégageaient une vraie énergie et donnaient un aspect très touchant aux tableaux d’ensemble ce qui compensait largement la faiblesse technique. Ils sont tous les 8 à investir le plateau, mêlant calme et courses effrénées comme pour montrer la force du groupe.

Autour du thème du rêve, ces jeunes artistes ont construit un fil conducteur avec une voix off, qui lance ainsi trois ou quatre grandes séquences, en faisant référence à ce que chacun vit.

Chacun tente, avec ses faiblesses et ses points forts - et sans se mettre en danger -, des numéros, des effets et c’est immensément riche et créatif. La battle de mât chinois avec la brochette humaine, le lit-bateau évolutif ou le trapèze-tableau… autant d’idées dont ils s’emparent et qu’ils nous proposent. Bien sûr cela demande ensuite à être travaillé… ils ont imaginé cela en 5 jours.

Alors, nous avons imaginé des accueils dans des villages, pour affiner le spectacle, accueillir des ateliers d’initiation au arts du cirque et proposer le spectacle autour de l’arbre du village. Car chaque village à un arbre totem qui symbolise à la fois la tradition, l’ancrage et la vie qui évolue.

Si vous êtes intéressés pour accueillir cette forme, n’hésitez pas à nous contacter…

> Considérations de la compagnie Madame Riton (Occitanie)

Genre : Théâtre de rue – duo intime pour l’espace public

Public : tout public à partir de 12 ans

Durée : 55 mn

Un spectacle sur les hommes et les femmes ( mais surtout les femmes…) déjà vus à Aurillac il y a quelques années…Une sorte d’histoire des hommes et des femmes vue par les cons. C’est très drôle, une dentelle littéraire, juste et bien vue, dynamique et originale. On y suit le parcours de sa construction quand on est une femme ( Dominique), attendue comme un garçon. La découverte du corps, du plaisir, de l’amour, de l’enfantement et le recommencement.

Il faut être attentif pour ne pas perdre le fil de l’histoire et ses histoires de cons. Con-science ; con-fesse, con-gratulations et autres con-sidérations. Un très chouette moment.

 

> A côte de la plaque de la compagnie Alma (66)

Genre : théâtre de rue culino musico thétral

Public : Tout public

Durée : 50 mn

 

 

 

Une proposition culinaire et féministe, qui interroge la place de la femme sans lourdeur. Le trio fonctionne très bien, avec une accordéoniste qui vient ajouter une touche très particulière au rythme de cette proposition. L’objectif est de préparer le gâteau au chocolat de nos rêves, pretexte à l’énumération de souvenirs personnels et si communs, façon madeleine de Proust.

Une performance scénique et technique dans laquelle je me suis laissé embarquer avec grand plaisir.

Crédit photos : sites des compagnies et Patrick Denis

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:47
Cyrano de Bergerac
Cyrano de Bergerac

Spectacle du Collectif Chapitre Treize (91) vu le 27 juillet 2019 à 22h15 à l'espace Roseau Teinturiers dans le cadre du Festival Off d'Avignon 2019, du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Edmond Rostand

Mise en scène : Gaspard Baumhauer

Avec : Vincent Alexandre, Mickael Allouche, Antoine Aubert, Marie Benati, Alice Bergoënd, Younès Boucif, Elodie Faïd, Marcel Farge, Paul Scarfoglio, Leslie Gruel, Sydney Gybley, Marie Iasci, Barthélémy Maymat, Jordan Munoz, Pierre Szczurowski 

Création lumière : Erkan Narmanli et Hugo Manet

Genre : Tout Public

Durée : 1h50

 

 

 Imaginez que Cyrano n’ait pas été un poète du XVIIème siècle, mais un rappeur au XXIème siècle. C’est ce que le Collectif ChapitreTreize nous propose. Le texte reste le même et pourtant tout a changé. Le spectateur est à peine assis que toute la troupe des Cadets de Gascogne s’active dans les gradins. Les comédiens cachés au milieu des spectateurs nous surprennent, les répliques fusent à une vitesse folle.

 

Sur la scène, trône un échafaudage et ce qui semble être une table de mixage. Effectivement, on peut parler de remix ici, dans la mesure où Cyrano et son nez majestueux posent leurs vers « rappés » avec talent. La troupe nous offre donc l’histoire de Cyrano comme on peut la connaître, mais cette fois, elle sonne plus fraîche, rajeunie.

Le jeune homme, Cyrano, qui avait le pouvoir des mots tombe follement amoureux de sa cousine, la belle Roxanne. Malheureusement pour lui, cette dernière ne résiste pas aux charmes du nouveau compagnon des Cadets de Gascogne, Christian de Neuvillette. Mais ce garçon est incapable de dompter les mots, ce sont les mots qui le domptent. Il se trouve alors dépourvu face aux charmes de la jeune fille. C’est alors que Cyrano, de son grand cœur, lui propose son aide. Il accepte son sort, tant que Roxanne est heureuse, même si ce n’est pas avec lui. S’ensuit toute une tragédie où son amour pour elle ne fera que grandir, et où il sera aux premières loges du bonheur de sa cousine avec un autre que lui.

Le Collectif Chapitre Treize, dont le nom provient de Cyrano faisant lui-même référence à Don Quichotte, est là pour vous la conter. Cette jeune troupe nous régale avec son énergie et ses idées d’aller puiser dans la culture classique pour faire des spectacles qui n’appartiennent qu’à eux. Le contraste est foudroyant entre les alexandrins de Rostand et l’attitude de rue arborée par les comédiens, un mélange auquel on ne s’attendait pas mais dont on ne pourra désormais plus se passer.

Le collectif Chapitre Treize nous offre sur un plateau une pièce remise au goût du jour avec une énergie fantastique du début à la fin. C’est une pièce qui parle de jeunes qui veulent changer le monde à coup de mots, jouée par des jeunes qui changent le monde armés de mots.

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:46
Le Sens du Ridicule
Le Sens du Ridicule

Spectacle de la Cie Univers Théâtre (13) vu le 25 juillet 2019 au Paradise République dans le cadre du Festival off d'Avignon 2019. Du 05 au 28 juillet.

 

Auteur : Raymond Devos

Metteur en Scène : Philip Josserand

Comédiens : Tom Le Pottier, Robin Migné et Philip Josserand

Genre : Théâtre Tout Public

Durée : 1H10

 

 

Et si Raymond Devos n’était pas une mais deux personnes ?

Tom Le Pottier et Robin Migné sont deux jeunes comédiens pleins d’énergie et de talents. Il en fallait beaucoup pour incarner à eux deux Raymond Devos et retranscrire son univers à la fois loufoque et puissamment drôle. A eux deux, ils incarnent le grand humoriste, où plutôt, ils se chamaillent pour savoir lequel des deux est le VRAI Devos.

Du point de vue de la mise en scène, ils enchaînent les différents sketchs du grand comique pour notre plus grand bonheur, s’interrompant régulièrement pour échanger avec le metteur en scène assis en régie et brisant ainsi toute convention habituelle du théâtre. Les fous rires s’enchaînent aussi rapidement que les sketchs. Les deux comédiens se les approprient brillamment.

L’hommage est réussi et le challenge du comique également. Les deux comédiens jonglent avec les mots qu’ils modulent à la perfection avec une énergie remarquable.

Néanmoins, une question flotte au dessus du spectateur pendant toute la représentation, finalement, lequel des deux est le vrai Raymond Devos ? Pour le savoir, il suffit d’aller voir la pièce !

 

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:45
photo de l'article du Journal La Provence

photo de l'article du Journal La Provence

Le Secret de Sherlock Holmes

Spectacle produit par joueur Productions (91) vu le 26 juillet 2019 à 22h15 au Théâtre Notre-Dame dans le cadre du Festival Off d'Avignon du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Christophe Guillon et Christian Chevalier

Mise en Scène : Christophe Guillon

Comédiens : C.Guillon, E.Guillon, L.Marin, H.Dandrieux, X.Bazin, JM.Magnai, R.Riberio, M.Griset

Création lumière : J.P De Oliveira.

Genre : Théâtre Tout Public, Comédie

Durée : 1H40

 

 

 Londres, 1881. Vous rêviez d’une pièce sur le mystérieux Sherlock Holmes ? La voilà, haute en couleurs. Tout y est, costumes d’époque, jeu d’acteur, énigmes, secrets et bien évidemment humour. La pièce s’ouvre sur un crime, et sa résolution amènera le détective à dévoiler son secret qu’il avait pourtant réussi à garder caché tout le temps du spectacle.

 Le célèbre Sherlock Holmes merveilleusement interprété et le bougonnant Docteur Watson, vont se rencontrer autour d’une table. Une table d’examen dans une morgue. Relation d’abord électrique, la résolution d’un meurtre pour le moins douteux et l’envie commune de se moquer du brave Inspecteur Lestrade (qui est la définition même de l’imbécile heureux) finiront par les rapprocher.

Plusieurs tableaux s’enchaînent, le premier plongeant le spectateur au cœur d’une autopsie riche en émotions pour les détectives puisque le meurtrier lui-même va s’y inviter. On est ensuite transporté dans le célèbre appartement du 221 Baker Street, qui sera le théâtre de tristes évènements. Entre quelques éclats de rire, le spectateur se retrouve à froncer les sourcils et à se caresser le menton pour essayer de déjouer le mensonge et résoudre l’énigme.

On retrouve ici tout le suspense que l’on attend lorsque l’on ouvre un livre de Sir Arthur Conan Doyle, sauf que cette fois, tout se déroule sous le regard ébahi du spectateur, complètement plongé dans cette ambiance londonienne. La salle de spectacle pourrait y être pour quelque chose : intérieur frais d’une église, gradins effleurés de courant d’airs... on pourrait presque y voir un fantôme flotter.

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:42
Les 1001 Vies des Urgences
Les 1001 Vies des Urgences

Spectacle du Théâtre des béliers parisiens (75) vu le 27 juillet 2019 à 19h05 au Théâtre des Béliers dans le cadre du Festival Off d'Avignon 2019 du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Baptiste Beaulieu

Adaptation : Flavie Péan

Mise en Scène : Arthur Jugnot

Comédiens : Axel Auriant

Genre : Théâtre Tout Public

Durée : 1H15

 

 

Le jeune comédien nous entraîne dans une montagne russe émotionnelle sur la vie d’un interne à l’hôpital.

En effet, le personnage qu’il incarne se lie d’affection avec une patiente atteinte d’un cancer dont l’état se dégrade rapidement. Elle dit qu’il lui rappelle son fils, qui est interne aussi. Pendant la semaine qu’elle va passer à l’hôpital, il va aller la voir chaque jour pour lui raconter des anecdotes hospitalières toutes plus folles les unes que les autres dans l’unique but de la faire sourire. Car quand elle sourit, c’est la vie qu’on voit sur son visage. Axel Auriant, seul sur scène, nous fait brillamment passer du rire aux larmes en incarnant une multitude de personnages de tous les âges, en passant du petit garçon refusant l’osculation à la vieille femme qui attend de pouvoir danser à nouveau avec son mari atteint d’Alzheimer.

Cette pièce nous fait voyager dans la triste mais pourtant belle réalité de l’hôpital, entre la vie et la mort. Le personnage merveilleusement incarné par Axel Auriant se bat pour garder la tête hors de l’eau et pourtant, lorsque cette femme est admise à l’hôpital, les barrières entre les médecins et les patients se dissolvent, les renvoyant chacun à une commune humanité.

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 14:58
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Présent au Festival OFF 2021, à la Maison de la Parole du 7 au 30 juillet à 17h35.

 

Spectacle de Marien Guillé (13) vu le 24 juillet 2019 à 17h50 à la Maison de la parole dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 9 au 24 juillet 2019.

 

Auteur et interprète : Marien Guillé

Genre : théâtre – seul en scène
Public : Tout public à partir de 8 ans
Durée : 1h15

 

Seul sur la minuscule scène de la maison de la parole, dans une salle bondée, Marien nous raconte le périple de sa vie de Franco-Indien et nous amène l’Inde à nos pieds, comme si nous étions. Le public, si nombreux que certains se sont installés sur la scène, apporte ainsi une dimension supplémentaire à ce récit réaliste.

 

Simplement, il nous raconte.

Avec son allure d’indien des Indes, sari jaune et regard bienveillant, il nous parle de la quête des origines. Il nous entraîne « dans le grand bordel de l’Inde » avec son milliard et demi d’habitants pour aller à la recherche de son père, mort alors qu’il avait 6 ans et dont il ne sait rien.

Je ne vais pas vous raconter son histoire – lui le fait si bien-. Mais elle m’a emportée par son ton si personnel et touchant et en même temps qu'elle me rappelait ces projections de « Connaissance du Monde » qui permettaient de découvrir le monde. C’est bien évidement sa vraie vie qu’il joue sur scène, à quelques mètres à peine de son public. Il y mêle des moments intimes et forts, des commentaires drôlatiques et des interrogations sur son parcours, sur cette culture indienne et sur l’histoire « un peu » particulière de son père. Quelques voix off viennent ponctuer son récit, et Marien sait laisser des moments de silence, des respirations dans cette histoire dense, intense, qui s’accélère ou se ralentit au rythme de ses rencontres.

Une très belle découverte pour un chouette spectacle qui tourne depuis peu mais rencontre un vrai succès, jouant en appartement comme dans des salles de 500 personnes. Un garçon attachant, avec qui nous avons bu un verre (c’était sa dernière à Avignon) et pu échanger sur son parcours et ses questionnements.

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 19:07
Credit photo : Stephanie Benedicto

Credit photo : Stephanie Benedicto

Ensemble

Spectacle de la Cie Carrozone Teatro (75), vu le 23 Juillet à 17h au théâtre du Chêne Noir  dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019 (Relâche le 10, 17 et 24 juillet)

Texte et mise en scène : Fabio Marra
Interprétation : Fabio Marra, Catherine Arditi, Sonia Palau, Floriane Vincent
Genre : comédie familiale

Tout public à partir de 8 ans
Durée : 1h30


     Qu'est-ce que ca veut dire, être ensemble sans être simplement des individus côte à côte ? Être ensemble comme dans une famille normale ? D'ailleurs c'est quoi une famille normale ? Voilà quelques unes des questions auxquelles Isabella, Miquele et Sandra sont confrontés dans cette savoureuse comédie familiale.

       Ils sont quatre : Isabella (une mère courage comme on n'en trouve que dans La promesse de l'aube), Miquele, le fils  handicapé mental au naturel confondant, Sandra, la fille "qui a réussi" dans la téléphonie mobile mais sans passer un seul coup de fil à sa mère pendant dix ans et Claudia, une auxiliaire de vie proche de la famille. Ils débordent tous de tendresse... mais chacun ne le montre pas de la même manière. Ainsi, lorsque Sandra revient après dix ans d'absence pour annoncer à sa mère qu'elle se marie mais qu'elle ne veut pas de son frère à la cérémonie "parce qu'il n'est pas normal", l'ambiance est plutôt froide !
        Ce n'est pas un documentaire moralisateur sur le handicap ni un terrible drame familial comme une pièce de Lagarce, ni un gras vaudeville. Ici, la parole n'est pas condamnée à rester coincée dans l'oesophage ou à se déverser sur le plateau sans interruption et sans pudeur. C'est avant tout une magnifique photo de famille, fine et sincère. L'entente est difficile, les revendications serrent la gorge et les coudes sur scène ou dans le public - toujours plein à craquer ! On retrouve des couleurs pastels dans le décor (intérieur appartement parisien une pièce), sur le visage et dans les voix. Les comédiens réalisent la prouesse de conjuguer une grande douceur avec une énergie phénoménale. On rit, on pleure, on sourit, on recommence... Et sans temps mort pendant une heure trente ! Catherine Arditi est particulièrement touchante dans le rôle de cette mère qui n'est pas sans défauts mais jamais sans amour, que ses enfants soient ordinaires ou exceptionnels, qu'ils lui rendent son affection ou pas.
        Cette pièce est une perle rare du off 2019 et mon coup de coeur de la saison tant pour le texte que pour le jeu. Allez-y les yeux fermés, vous ressortirez le sourire aux lèvres !

 

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