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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 13:24
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Chroniques d'un escargot (création 2018)

 

Spectacle de Cie La Caravelle (77) vu le 15 juillet à 10 h 25 au théâtre des Lucioles, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf mardi

 

 

Auteur : Thomas Gendronneau et Anthony Falkowsky

Mise en scène : Thomas Gendronneau

Comédiens : Anthony Falkowsky

Genre : théâtre

Public : tout public à partir de 6 ans

Durée : 1H

 

 

Louis adore les histoires. Son grand-père est heureux de lui en raconter et de lui faire partager sa passion pour la musique de jazz américaine et pour les films de Jean Paul Belmondo, dont il a toutes les cassettes vidéo. Louis aime se réfugier dans le grenier familial. Il peut alors visionner tranquillement les films de Bébel, se rejouer en playback et mimer de nombreuses scènes qu’il connaît par cœur, écouter et danser au son des vieux vinyles de son grand-père, ou rêver tout simplement.

Dans le bric-à-brac entreposé dans le grenier, Louis puise les objets qui lui permettent de mettre en scène et revivre devant nous les parties de pêche et les promenades en forêt qu’il partage avec son grand-père. Louis nous parle aussi de sa vie de jeune écolier, de son ami Nathan, de son amoureuse Daphné, de son instituteur en qui il voit Karpov, l’ennemi juré de Bob St Clair/Bébel dans « le Magnifique »… Sans oublier de nous présenter son fidèle compagnon, son escargot Bébel. Au milieu de tout çà, il s’interrompt à plusieurs reprises pour tenter, en vain, d’enfiler la boule d’un bilboquet sur sa tige…

Anthony Falkowsky, en barboteuse bleu, incarne un petit garçon de 8 ans tout à fait convaincant. Il s’est approprié la gestuelle d’un enfant, ses erreurs de langage dues à l’incompréhension de certains mots utilisés par les adultes (son grand-père est « elleniste », il travaille le bois !) et la propension à sauter  d’un sujet à un autre, aidé en cela par un imaginaire vif et débordant. Brillante démonstration qu’il est aussi possible de s’occuper, de jouer et de rêver sans la moindre console électronique, ni le moindre téléphone et ses multiples applications…

Le comédien excelle à transformer sa voix et son visage, pour interpréter tous les personnages qu’il évoque (même Belmondo !) et qui jouent ensemble, s’affrontent,  se répondent, interprétant avec aisance  l’un et l’autre simultanément.

L’auteur et son interprète nous offrent une jolie proposition, une sorte de voyage initiatique et un hommage à un grand-père dont nous avons tous rêvé (ou connu, par chance), même si j’ai trouvé la fin un petit peu triste.... Ce spectacle plein de poésie, un brin nostalgique, peut être partagé en famille sans hésitation, pour le plaisir de tous.

 

 

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 11:36
La Quête du miel
La Quête du miel

Spectacle du Collectif Antilope (45) vu le 13 juillet à 15H50 au Théâtre des Barriques dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019 (relâche les mardis).

 

Texte et jeu : Alexandre Beaulieu.

Mise en scène : Pierre Alfred Eberhard

Scénographie : Humphrey Vidal

Voix off : Jean Burucoa et Doriane Ayxandri

Musique : Thibaut Marchal

Genre : Théâtre

Public : Jeune public

Durée : 50 minutes

 

 

Ce spectacle, je l’ai raté l’an dernier alors que je voulais le voir absolument. Alors, cette année ça n’allait pas être le cas! J’avais envie de retourner en enfance, de ne pas lâcher mes rêves de gosse sous prétexte d’être entrée dans ma vie d’adulte, mais de me laisser bercer par la magie des contes que j’ai toujours privilégiés dans mon enseignement auprès de mes élèves de Collège, quelque soit le niveau.

Parce que les contes, ça marche… !

 

 

Ce jour-là, il y avait plein d’enfants dans la salle, comme les autres jours certainement. Dès les premiers mots prononcés par le comédien -dont le visage m’a rappelé celui de Grand Corps Malade, similitude toute personnelle qui inconsciemment me laissait présager que les mots seraient là ...- le spectateur est embarqué dans l’histoire de Petit Ours.

Le parti pris d’imaginer le comédien Alexandre Beaulieu lui-même dans le rôle de l’ourson fonctionne à merveille car il n’y a aucune distanciation et les yeux des enfants pétillent. Certains commentent à voix haute les aventures de Petit Ours sous les « chuuut » ostentatoires de leurs parents…

La mise en scène est subtile, toute en suggestions visuelles et sonores efficaces et très poétiques. Si mon voisin ou ma voisine a perçu d’autres choses que moi, c’est tant mieux. Un simple tulle sur lequel est projeté un visuel onirique permettant la libre circulation des images renforce le pouvoir de l’imaginaire. Le spectateur est aux côtés de cet ourson chaque seconde. Près de lui. Tout près.

Sur son chemin initiatique, il va croiser plusieurs personnages qui l’aideront à grandir en lui faisant peur ou en le rassurant. Comme le vieil ours, le Sage, ou ce papillon-ami à la splendide voix douce posé sur sa truffe et qui le rassure tout en l’aidant à mieux saisir le sens de sa quête.

Car au départ, Petit Ours part sur les chemins pour aider son père qui rêve de miel. Finalement, c’est lui-même qu’il rencontrera, confronté à sa propre volonté, à ses propres doutes. Petit Ourson est seul tout compte fait et n’est-ce pas en étant seul que l’on se forge davantage dans la vie ? Et ce miel tant attendu, le trouvera-t-il ?

Alors, bien sûr, certains verront dans cette fable allégorique bien d’autres choses que de simples connotations enfantines et poétiques ! Ce ne sont pas les moments qui manquent sur cette heure de spectacle, notamment la quête du nectar doré qui permet de voir le monde plus beau … Je plains ces personnes d’avoir perdu cette part d’enfance en eux et leur monde doit être bien gris :

-« Seuls sont capables de grandir ceux qui se voient vraiment tels qu’ils sont ».

 

J’attends impatiemment l’an prochain la nouvelle création de ce Collectif, « Le Chevalier sans quête ».

Mais pour l’heure courez voir Petit Ours, saisissez au hasard une métaphore ou deux, tirez au hasard sur un des nombreux fils poétiques de ce conte remarquablement écrit et vous passerez un merveilleux moment de votre Festival.

Vite !! Plus que quelques jours….

 

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 09:51
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Barber Shop Quartet Chap IV

Spectacle de la Cie Barber Shop (33) vu le 18 juillet à 11 h 40 à l’Espace Alya, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 18 au 28 juillet, sauf le 24 juillet.

 

Auteur : Bruno Buijtenhuijs

Mise en scène : Barber Shop Compagnie

Comédiens: Marie-Cécile Robin-Heraud, France Turjman, Bruno Buijtenhuijs, Xavier Vilsek

Direction Vocale : Marie-Cécile Robin-Heraud

Genre : spectacle musical  

Public : tout public à partir de 12 ans

Durée : 1H15

 

 

Bien que je sois fan de spectacles musicaux, je n’avais pas encore vu ceux proposés par la Barber Shop Compagnie. La chronique publiée dans nos pages en juillet 2016 à propos du chapitre III avait titillé mon intérêt…  Il fallait donc réparer au plus vite cette lacune.

 

 

Si j’en crois la rumeur, les spectacles du Barber Shop font toujours salle comble. En l’occurrence, il semble que de nombreux « habitués » soient aujourd’hui revenus voir et entendre leur groupe vocal préféré. Ils sont d’ailleurs accueillis avec un premier opus, un « Bonsoir » adressé personnellement à certains spectateurs dont le groupe fait l’appel des noms qu’ils ont pris soin de relever !! On est déjà dans l’ambiance…

Pas de décor, mêmes costumes datés années 1950, identité visuelle du groupe, les membres du Barber Shop n’ont besoin de rien d’autre que de leur instrument, leur voix, parfois accompagnée par Bruno Buijtenhuijs à la guitare. Et ces quatre là savent jouer de leur instrument, pour un résultat plutôt pas mal…  Mais ils savent aussi manier l’humour et l’autodérision, éventuellement se chamailler ! Heureusement, la toujours revêche soprano, Marie-Cécile sait ramener tout le monde dans le droit chemin. Sinon on n’avancerait pas et on y serait encore demain, non mais !!

Les chansons s’enchaînent, entre créations originales et pastiches de chansons existantes, voire mise en paroles absurdes ou irrespectueuses de compositions classiques, comme l’Ave Maria. J’ai noté en particulier un concert « sous-marin » jubilatoire, des variations comiques sur « Comme d’habitude », enfin un bel hommage aux différentes formes de chorales, dont bien sûr le quartet est lui-même issu… De la chorale « basique » où les couacs dominent, aux chorales Gospel ou autres chorales dédiées pouvant rassembler des personnes porteuses d’un même handicap… (je vous laisse imaginer la dérive).

En fin de concert, le groupe fait une intéressante mise au point concernant les règles qui régissent Le Rappel…Cinq rappels sont évidemment déjà prévus, le sixième étant une injonction, gentille puis plus directe, pour signifier que le spectacle est TERMINE…« Rentrez chez vous » … !!!

 

Ne vous privez surtout pas d’un tel spectacle, drôle et plein de surprises, çà vous donne la pêche pour toute la journée…
Pour ma part, j’ai eu le plaisir en prime, de retrouver Xavier Vilsek dont j’ai loué la semaine dernière les compétences exceptionnelles de bruiteur dans le concert pour le jeune public des Gloops, au Forum.

 

 

 

 

 

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 14:43
L.U.C.A. (Last Universal Common Ancestor)

 

Spectacle du théâtre de l'Ancre, coproduction théâtre Wallonnie-Bruxelles, La Charge du Rhinocéros et théâtre Jean Vilar, vu le 10 Juillet à 17h30 à la patinoire (salle excentrée de la Manufacture, navettes gratuites aller-retour au départ de la Manufacture)  dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 25 Juillet 2019 (Relâche le 11 et le 18 juillet).

Conception, texte et interprétation : Hervé Guerrisi et Grégory Carnoli

Co-mise en scène : Quantin Meert
Genre : Théâtre
Public : Tout public
Durée : 1h45

        Deux amis, Hervé et Grégory nous ont rassemblés pour retracer leurs origines. Ils sont sympathiques ces jeunes Suisses d'origine italienne (si on remonte seulement aux trois dernières générations...) qui viennent se produire en France et que les gens prennent pour Brésiliens, Marocains ou Espagnols !

        Ce spectacle s'attaque à une recherche identitaire commune qui évoque et illustre l'idée de fraternité. Mais sommes-nous tous frères, si nous continuons de fermer nos frontières et nos esprits à l'autre ? La question a le mérite d'être soulevée, bien que le raccourci soit un peu rapide entre question généalogique et question migratoire. Il n'empêche que le rire provoqué par ces deux lascars est bienveillant, ni cynique ni gras, et ce moment agréable nous rassemble déjà. Objectif social atteint. Pour ce qui est du plateau, l'écran en fond de scène sert assez bien le travail des comédiens, tantôt en nous offrant une seconde perspective de jeu, tantôt en fournissant un décor pour se repérer dans les méandres des recherches. Bien que part belle soit faite à l'enregistrement sonore et visuel, le jeu reste central et de qualité. Pantomime, danse, jeu avec ou sans quatrième mur... Le dynamisme est au rendez-vous !

       Ce spectacle ne se contente pas de nous faire voyager en Italie ou aux origines de Greg et d’Hervé : il nous ramène à notre manière de nous inscrire dans une continuité familiale ou de nous en détacher. Intelligent, familial et dynamique, un incontournable du Off 2019 !



 

 

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 14:27
Source officielle Festival Avignon

Source officielle Festival Avignon

Les Justes

Spectacle de la compagnie «  Les 6 ‘Thèmes Théâtre » (69) vu le 8 juillet à 10H50 au Théâtre Pixel dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 4 au 28 Juillet (Relâches les jeudis).

 

Texte : Camus

Mise en scène : Aurélie Camus assistée de Tiffany Léonard

Comédiens : Fany Burgard -Tiffany Léonard -Sébastien Hugues Gillie -Adrien Pont -Luc Févry et Lucas Jason Perrot

Genre : Théâtre

Public : Adulte

Durée : 1H20   

 

 

« Les Justes », c’est une pièce sur  l’Humain, dans tout ce qu’il a de fragile, d’excessif, de contradictoire, d’engagé, de fervent ou de défaitisme affiché. Sur l’Amour aussi comme en témoigne un des titres que Camus avait envisagé, « Les Meurtriers délicats ».

 

J’ai planché sur ce texte il y a de nombreuses années pour mon Capes et j’en ai vu des adaptations…Ce texte ne me lâche pas parce qu’il soulève des questions essentielles et existentielles incontournables. Alors, je suis allée encore une fois assister à une nouvelle version théâtrale, toujours un peu impatiente et fébrile.

 

Ici, la mise en scène est fine, sans débordement ni extravagance. Les six comédiens tiennent leur rôle «  justement ». Le parti pris d’un angle « organique » par la metteure en scène surgit dès le début. Au Pixel, les premiers rangs sont tout proches du plateau et cela renforce sans doute cette sensation bien tangible. Et j’étais au premier rang. Des références aux « sens »,  il y a en a dans cette mise en scène : nous aussi on éprouve les coups de fouet que Stépan a reçus en prison, lesquels lui imposent un rapport très particulier au toucher. Ou on s’identifie à Dora qui reçoit toutes les confidences des autres protagonistes et cela met notre ouïe en éveil.Et puis avant le début de la pièce, on savoure un petit bonbon posé gentiment sur l’accoudoir du fauteuil comme un avant goût subtil de ce que nous allons vivre. Délicate attention…

L’épure de la mise en scène renforce la puissance des mots de Camus sans en dévoyer l’intention. Rien de trop. Juste l'essentiel pour appuyer le jeu incarné des comédiens. Une mention toute particulière à Luc Fevry, interprétant tour à tour Annenkov et Foka. Il charpente avec professionnalisme le jeu de ses cinq autres jeunes partenaires, en grand devenir théâtral eux aussi.

 

Un grand bravo à cette jeune troupe lyonnaise et aux jeunes acteurs à qui je souhaite une longue route sur ce chemin artistique.

«  Continuez à vivre vos éventuelles contradictions !

    Mais ne mourrez pas !

    Continuez à jouer votre vie ».

 

 

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 10:56
Robert est en examen
Robert est en examen

 

Spectacle de la «Cie Argenteuil Théâtre Public» (95-Val) vu le 14 juillet  à 20h30 au Sham's dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Robert Valbon

Mise en scène : Robert Valbon et Floriane Zeisser

Comédien : Robert Valbon

Genre : Théâtre

Public : Tout public à partir de 10 ans

Durée : 1H10

 

 

Nous avons assisté à une mise en examen sous toutes ses formes. Tous ces angles permettent de cerner la personnalité et l'histoire de Robert.

 

Bien sûr, cela commence chez le médecin. Mais ensuite nous assistons à la succession de nombreux tableaux où la musique et la poésie ont une place d'honneur. Coupable d'être, ou ne pas être, c'est une question. Les situations tantôt cocasses, sérieuses ou périlleuses mettent en jeu un Robert émouvant, drôle et entier. Il se donne comme on se livre chez le médecin, le psy, le percepteur. Le spectacle nous offre une scène musicale dans laquelle Robert joue du violon de dos. Vaste supercherie, clin d'œil et sourire aux lèvres. Un présentateur d'Arte, français, en français ; puis son homologue allemand, en allemand. Robert explore un présent partagé, il met à son tour en examen le quotidien autant que l'art. J'ai été frappé par la maîtrise du jeu, du geste, des positions parfois déjantées, mais toujours bienveillantes. Artiste complet, il se complait dans des situations délicates qu'il sait tourner à son avantage. A la fin, ayant tout donné, il se retrouve nu dans la plus simple expression du terme.

 

Venez observer l'animal humain, artiste, dans sa cage. Venez partager avec lui les richesses de son imagination, de son histoire. Vous en garderez un sentiment de satisfaction.

 

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18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 14:04
Source officielle Festival AVI

Source officielle Festival AVI

Paulina

Spectacle  de la Compagnie Antisthène (75) vu le 14 Juillet à 22H au nouveau Théâtre «  Sham’s »  dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019 (Relâche les lundis).

 

Texte : d’après Angelica Liddell

Mise en scène : Jessica Walker

Comédiens : Clémence Caillouel

Genre : Théâtre

Public : Adulte

Durée : 1H

 

De quelle planète cette comédienne incarnant le personnage de Paulina descend-elle ? Et que nous dit-elle précisément, Paulina ?

Qui est-elle ? Où est-elle ?

 

Je me suis demandé tout ça au début de ce spectacle dans lequel Clémence Caillouel à la fois troublante et captivante incarne à elle seule toute la violence faite aux femmes mexicaines pour la seule raison qu’elles sont « femmes ». Mais Paulina hurle son besoin d’amour avant tout. Paulina Elizabeth Lujan Morales, 16 ans, qui, sous la plume d’Angelica Liddell, est la voix de toutes ces femmes assassinées au Mexique, une véritable pandémie que l’Etat de Mexico ne parvient pas à endiguer. Mais cette barbarie dont nous parle ce spectacle est-elle le seul fait de ce pays ? C’est une question à laquelle le choix de mise en scène ne répond pas et laisse le spectateur face à lui-même.

L’actrice est exceptionnelle dans son panel diversifié d’évocations qui octroie au spectateur une grande prise de conscience. L’actrice oscille entre une grande force d’interprétation et des jeux parfois subtils et un peu fragiles et enfantins. On a envie de prendre Paulina dans nos bras, de lui soigner les coupures qu’elle a partout sur le corps, de venir la chercher dans cette chambre d’hôtel où elle est enfermée.

Elle campe aussi d’autres voix plus en sourdine comme celle de cet homme qui jouit et qui se targue de faire de la morale mais c’est la voix de Paulina qui éclate. En chantant par exemple « Poupée de cire, poupée de son » ou en reprenant la célèbre phrase de Brigitte Bardot dans « Le Mépris »  de Godard :

-« Tu les trouves jolies mes fesses ? Et mes seins, tu les aimes ? » 

La mise en scène est déroutante, entre Caraïbes et Carnaval de Rio, des lampions et de longues tresses de raphia jaune.Mais tout se ternit vite. Un projecteur tenu par une technicienne près du plateau  braque Paulina dans une lumière orange et elle devient comme un papillon multicolore qui se brûle les ailes.

 

On a peur pour elle et de la fin attendue. Des moments de silence renforcent cette impression. Paulina est pudique. Paulina est seule. Les yeux verts envoûtants de Clémence Caillouel vous hypnotiseront et sa voix portera à coup sûr plus loin que le Mexique ; vers Gaza par exemple : « La muerte en directo ».

Courez voir ce spectacle …. ! Parlez-en autour de vous. Vite … Vite….

Surtout si vous êtes « femme ».

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 21:41
1936, Histoires(s) des congés payés
1936, Histoires(s) des congés payés

Spectacle de la compagnie « Tecem » (75) vu le 11 juillet 2019 à la Bourse du Travail dans le cadre du festival Off d’Avignon. Du 5 au 26 juillet 2019 à 15 h (relâche les lundis).

 

De et par : Caroline Diesbach

Genre : Théâtre clownesque, marionnettes et vidéo
Public : Tout public à partir de 12 ans
Durée : 60 mn

 

 

Ce spectacle sur les congés payés, qui plus est à la bourse du travail, avait attiré mon attention sur un sujet qui pour le moment n’est pas remis en cause… mais qui sait ? J’étais donc plein d’attentes pour voir un spectacle de théâtre documentaire ou politique sur un sujet d’actualité.

 

Sur scène, la comédienne marionnettiste arrive avec une grande marionnette. C’est Mr Paul, conférencier spécialiste des congés payés, dont elle est l’assistante. Un conférencier un peu misogyne et maladroit et dont la relation avec son assistante semble un peu tendue. Celui-ci nous rappelle très (trop?) brièvement l’histoire du Front Populaire, des luttes et des actions de résistance qui ont permis son élection et apporté des augmentations salariales significatives, la semaine de 5 jours et deux semaines de congés payés ! Bref la naissance d’une vie rêvée en 1936 et qui ne durera que jusqu’en 1939, car la guerre ne connaît pas de vacances.

Le gouvernement d’alors avait trois femmes en son sein… alors que les femmes n’avaient même pas encore le droit de vote. Surprenant quand même!

Après cette première partie documentée, nous voilà partis avec d’autres marionnettes, toujours manipulées par la comédienne, pour retracer les petites histoires de ces congés payés à travers une galerie de personnages: ouvriers, paysans, artistes, lavandières,… On y découvre l’état d’esprit d’alors, les envies et les résistances de chacun, la montée d’un environnement fascisant, pour terminer sur l’image des vacances pour tous : l’accès à la mer.

La clown Vroum maîtrise les variations des voix et dispose d’un bon environnement sonore et visuel. L’idée de ce pont entre petites et grande histoire(s) est séduisante. Néanmoins, je suis resté un peu sur ma fin, dans ce mélange d’univers. C’est la première expérience en solo de marionnettiste pour Caroline Diesbach et peut-être le spectacle doit-il encore se patiner.

A vous de voir...

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 21:36
Don Juane
Don Juane

Spectacle la Compagnie « L’Atelier continue » (75) vu le 16 juillet à 18h40 à l’Espace Alya dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet (relâche les 10, 17 et 14 juillet).

 

Texte : Molière

Metteuse en scène : Emmanuelle Erambert

Comédiens : Garance Dupuy, Salomé Benchimol, Léna De Saint Riquier, Eugénie Thieffry, Christophe Mai, Sarah Ibrahim, Baptiste Dupuy, Lancelot Cherer, Emmanuelle Erambert

Régisseur : Arthur Dupuy

Costumière : Ophélia Bonal

Genre : Théâtre

Public : à partir de 10 ans

Durée : 1H25

 

Œuvre littéraire, opéra, pièce de théâtre … on connaît tous Don Juan qui vit dans le plaisir de sa vie, s'opposant aux contraintes et aux règles sociales, morales et religieuses, et ignorant volontairement autrui. Celui qui est à la fois cynique, égoïste et destructeur. Aujourd’hui - ce soir - Don Juan est une femme !

 

Don Juan devient donc Don Juane, jeune femme qui prend le pouvoir, s’amuse, séduit, se bat, court d’une conquête à l’autre. Elle prend en main son destin et refuse que l’on choisisse à sa place, quitte à se perdre… Complexe, ambiguë, libre jusqu’au bout des ongles, séductrice mais sincère, foudroyante et foudroyée, Don Juane revendique une vie faite d’éternelles jouissances, dans un monde de contraintes et de chaos…

La compagnie a choisi d’inverser systématiquement les rôles ce qui rend la pièce cocasse. Le texte, respecté à la lettre, est agrémenté d’intermèdes musicaux, chansons modernes de pop-rock. Ce mélange entre le texte original et le côté comédie musicale est tout simplement irrésistible.

 

C’est surprenant, sexy, séduisant, féminin et … très, très drôle.

Ne vous en privez surtout pas !

 

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 21:14
SHERLOCK HOLMES et le mystère de la vallée de Boscombe
SHERLOCK HOLMES et le mystère de la vallée de Boscombe

 

Spectacle de «Compagnie Tête en L'Air» (75 - Paris) vu le 13 juillet 2019 à 17h00 à L'Entrepôt(Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 (jours pairs).

 

Auteur : Arthur Conan-Doyle, Christophe Delort

Mise en scène : Christophe Delort

Avec Charlotte Gachon, Sidonie Groignet, Karim Wallet, Christophe Delort

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 6 ans

 

 

Le spectacle commence dans la pénombre. Une attaque de diligence. Sur le nombre des hommes qui la conduisait, un seul est épargné. Sherlock Holmes n'est pas un Shérif, mais pourtant cet évènement va provoquer, plusieurs années plus tard, un crime pour lequel il sera fait appel à son habileté de détective.

 

Trois acteurs vont tour à tour interpréter les différents personnages de l'intrigue. Un jeu s'établit dès le début avec le public. Celui-ci sera témoin des interrogatoires et les indices seront découverts les uns après les autres afin qu'au dénouement, le public participe à la résolution de l'énigme. Chaque chapitre est annoncé et Sherlock Holmes vérifie que tout le monde suit. Nous vivons le déroulement de l'enquête comme si nous étions à Boscombe. Les acteurs sont bien à leur aise, du moins en apparence, et n'hésitent pas à se détacher de la dramaturgie pour faire participer le public. Cela, sans perturber le déroulement de la pièce. L'humour est toujours présent à chaque chapitre, mais l'enquête est sérieuse. Un mort près de l'étang. Un coupable tout désigné. Un Sherlock Holmes perplexe. Nous sommes dans l'Angleterre de la fin du 19ème siècle, mais l'origine du crime remonte à l'époque où les chercheurs d'or, dans une des contrées conquises par l'Angleterre, faisaient fortune, ou pas, au péril de leur vie. Le chantage, l'amour et l'argent sont au cœur de cette aventure. Bien sûr le docteur Watson, éternel complice de Sherlock, participe activement à l'enquête. Mais Sherlock, aidé du public saura exploiter tout ce qu'il a découvert, un objet perdu dans la boue ou une indication donnée par un témoin. Dans ce spectacle, on ne se prend pas au sérieux, mais le déroulement de l'intrigue suit rigoureusement le schéma des aventures de S.H. On rit, on répond aux questions de Sherlock ou du docteur ; on devient à notre tour détective pour un soir, le temps d'un spectacle.

Je n'ai pas le droit de donner le nom du coupable, pour des raisons professionnelles… Si vous vous sentez l'âme d'un policier, l'envie de pétrir indices et témoignages pour faire éclater la vérité, tout cela dans une ambiance bon enfant partagée avec les acteurs, rendez-vous à Boscombe.

 

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