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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 15:47
Pronom
https://www.avignonleoff.com/programme/2019/placey-evan-a3417/

https://www.avignonleoff.com/programme/2019/placey-evan-a3417/

«Pronom» par Le Groupe Vertigo (29), vu au 11 Gilgamesh Belleville, le 6 juillet au Festival d’Avignon à 18h30.

 

D'après un texte de : Evan Placey

Mise en scène : Guillaume Doucet

Comédiens : G. Cayla, M.Levy, G. Trotignon, C.Vivarès, M.Vallée, J.Lazar

Genre : Contemporain

Public : Tout public (à partir de 13 ans)

Durée : 1h35

 

« Pronom » est l'histoire d'une réassignation. Dean s'est toujours identifié comme « garçon »bien qu'on l'ait assigné « fille » à la naissance. Aujourd'hui, à 18 ans, il entame un THS (Traitement Hormonal de Substitution) et envisage les opérations chirurgicales pour « transitionner ».

 

Le sujet ne m'est pas inconnu : je m'y étais déjà intéressée. Néanmoins, il n'est pas nécessaire d'avoir des prérequis pour assister au spectacle. En effet, les démarches chirurgicales et le vocabulaire spécifique sont rendus compréhensibles. Le groupe Vertigo est composé de jeunes comédiens qui nous parlent à leur niveau. 

La scénographie prend beaucoup de place dans cette pièce. Le mobilier et les accessoires servent à symboliser les différents lieux de vie de Dean. Tous ces éléments rendent le spectacle très visuel, presque cinématographique.

La langue originale de la pièce est l'anglais et le surtitrage est dans cette langue. Il arrive qu'on fasse le constat de petites pertes de sens: certains jeux de mots sont intraduisibles. 

Le jeu est très théâtral ce qui aurait pu enlever un peu du naturel et de sincérité à la pièce. Au contraire, cela la rend très compréhensible et audible.

 

J'ai passé un agréable moment devant cette pièce énergique et instructive. Si vous voulez vous mettre à jour sur les questions de genre, c'est le spectacle à voir : vous passerez un moment agréable, tout en vous instruisant.

 

 

Anouk F.

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 14:50
Le Grand Orchestre de Poche
Le Grand Orchestre de Poche

Présent sur le Festival OFF 2021, à L'Espace Alya du 7 au 30 juillet à 13h15.

 

"Le Grand Orchestre de Poche", spectacle de la Compagnie Gorgomar, vu au Festival d'Avignon le 8 juillet 2019 à 13h10 à l'Espace Saint Martial.

 

Mise en scène : Charlotte Saliou

Comédiens : Karim Malhas, Thomas Garcia et Joris Barcaroli

Genre : spectacle musical

Public : tout public

Durée : 1h15

 

L'Espace Saint Martial occupe une partie d'un ancien monastère. Notre salle de spectacle ornée d'ogives est chargée d'histoire. Un joli contraste avec le spectacle qui s'annonce.

 

Trois bonhommes, trois sacrés personnages : le leader qui se croit au dessus de ses collègues et qui ne s'en cache pas, le grand séducteur qui en arrive jusqu'à aguicher une spectatrice, le maladroit à qui rien ne réussit ou alors par grand chose. Trois caractères très différents qui forment un tout.

Le fil rouge de la pièce est l'instrument, l'Ukulélé, auquel nos trois protagonistes sont profondément attachés. Les scènes s'enchainent sur un ton humoristique, c'est du premier degré qui surfe parfois sur des clichés, mais c'est terriblement efficace.

Les acteurs sont aussi musiciens et chanteurs, leur prestation est belle. Ils reprennent, souvent à plusieurs voix et toujours accompagnés des Ukulélés,  des standards, mais aussi des arrangements plus personnels.

 

On ne voit pas le temps passer, le public est conquis, petits et grands.

 

 

 

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 13:53
Les Décablés
Les Décablés

Spectacle produit par la Compagnie Zapzap (75 Paris) vu le 6 juillet 2019 à 20H au Pixel Avignon dans le cadre du Festival Off d'Avignon 2019, du 5 au 28 juillet

 

 

Comédiens : Anaël Alexandre, Séverine Caillaux, Cécile Michel, Alexandre Orofino

Genre : Improvisation
Public : Tout public

Durée : 1H

 

Nous apprécions beaucoup les spectacles d'improvisation car ils nécessitent une certaine proximité avec le public (qui la plupart du temps donne les éléments nécessaires au spectacle) qu'on ne trouve généralement pas dans les autres pièces. Ici, la salle se prêtait très bien à cette proximité car elle n'était pas trop grande, climatisée et les sièges étaient confortables. Nous étions donc à l'aise.

 

L'idée de départ de la pièce a été suffisante pour nous intéresser : reproduire, selon les choix du public, un "show télévisé" avec différents genres (télé-réalité, émissions, séries etc….). Le public a le choix entre trois programmes pour chaque genre (l'improvisation est basée sur une phrase écrite par un membre du public). Les programmes sont diversifiés, les informations données par le public sont assez bien traitées, les improvisations sont pimentées de petits défis que les comédiens se donnent et qui apportent de l'originalité. Bref, une improvisation un peu structurée et réfléchie, mais créative et spontanée.

Les comédiens sont la clé pour une bonne improvisation ; la façon dont ils utilisent les idées du public, la manière dont ils jouent ensemble pour créer de la matière sans savoir à l'avance ce que l'autre va dire et leur dynamisme, c'est cela qui donne la consistance à la pièce. Ces comédiens nous font passer un très bon moment, car ils sont très enthousiastes et énergiques (dès avant le spectacle puisqu’ ils interagissaient déjà avec nous). Ils savent utiliser les idées que leurs collègues proposent pour rebondir dessus. Ils font preuve d'une certaine culture et de beaucoup d'imagination pour nous faire voyager dans leurs programmes télévisés. Si certains semblent avoir du mal à garder leur sérieux à certains moments, cela renforce le lien qu'ils entretiennent avec leur public.

 

À mi-chemin entre de l'improvisation totale et une certaine structure, ces comédiens nous offrent une heure de télévision décalée et accessible à tous par sa diversification.  Avec un public créatif, ce spectacle possède les atouts pour nous faire passer un bon moment.

 

 

 

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7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 17:41
L'Oiseau Vert
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Spectacle «L'Oiseau Vert » de la compagnie  des Aspholèdes  (69 Lyon) vu le 05 juillet à 19h10 au théâtre du Capitole.


Texte : Carlo Gozzi                                                                                    

Mise en scène de : Luca Fraceschi                                                            Comédiens : Serge Ayala, Marie Coutance, Paolo Crocco, Gaëlle Konaté Valentin, Nathalie Robert, Frédéric Tessier
Genre : Théâtre, Commedia dell'arte
Public : Tout public, à partir de 7 ans
Durée : 1h30

 

      « L'Oiseau vert » est une pièce de Carlo Gozzi, qui appartient au répertoire de la Commedia dell' Arte. Nous y retrouvons Tartagliona, la maléfique mère du malheureux roi Tartaglia et les deux jumeaux philosophes, Renzo et Barbarina. Interviennent également  la compagne disparue du roi, un poète, l'oiseau vert et deux statues qui parlent ! Les deux jumeaux découvrent qu'ils ont été abandonnés à la naissance par leurs vrais parents. Ils quittent donc leur famille d'adoption pour se mettre en quête d'un endroit où ils pourront vivre en accord avec leurs idéaux philosophiques. La suite dépendra de Calmone, la statue moraliste et d'un mystérieux Oiseau vert.


C'est avec un peu de nostalgie que je suis allée voir cette pièce. J'ai moi-même joué « Calmone » dans une troupe amateur, il y a quelques années. J'avais donc des attentes en entrant dans la spacieuse salle du Capitole  pour de la première de « La Compagnie des Aspholèdes ».

La pièce démarre sur des vocalises et  tout s'enchaîne avec une rapidité propre à la Commedia dell' Arte. Les masques et les costumes mais aussi les mimiques, les voix et la rapidité avec laquelle les scènes défilent sont caractéristiques du genre. En effet, les rebondissements sont nombreux et la scénographie est sur roulette. C'est plaisant de les voir s'activer -tout en chantant- même entre leurs scènes. Ce parti-pris permet, à mon goût, de garder l'énergie ambiante et nous dévoile une cohésion et une organisation de troupe mémorable.

Le dispositif est, en effet, important : il y a plusieurs cadres de fer à taille humaine, des tréteaux et des arbres. Les roulettes permettent aux comédiens d’installer le tout rapidement. La majorité des comédiens joue plusieurs rôles (de 1 à 3). C'est comme cela aussi, que nous pouvons apprécier leurs performances.

Il n'y a pas de texte, mais un canevas. Les improvisations restent toujours très proches du texte (dont je me souviens) et j'ai apprécié les temps de jeu spontanés, qu'ils arrivent à glisser, entre leurs répliques. J'ai eu un peu de mal avec quelques apartés. Ceux-ci actualisent un peu la pièce mais ne sont pas forcément tous indispensables. D'autant que la troupe semble maîtriser une certaine mécanique du rire : le spectacle est très vivant, le groupe s'agite, crée des situations cocasses et fait fréquemment preuve d'autodérision. Tout cela se déroule, en prime, dans la bonne humeur.

 

C'est donc un spectacle dynamique et comique que je conseille à ceux qui, comme moi, aiment la Commedia dell' Arte;  mais aussi à celles et ceux qui sont curieux de découvrir le secret de l'oiseau vert ou encore à ceux qui veulent partager un peu de la joie des Aspholèdes. 

 

 

 

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7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 17:13
Le Dernier Ogre
Site 11 Gilgamesh Belleville

Site 11 Gilgamesh Belleville

Spectacle « Le Dernier Ogre » de la compagnie le Cri de l’armoire (92 Fontenay-aux –Roses), vu le 04 juillet à 14h45 au théâtre  11. Gilgamesh. Belleville à Avignon.

Texte et Mise en scène : Marien Tillet                                                        Comédiens : Marien Tillet, Samuel Poncet, Mathias Castagné, Simon Denis
Public : Tout public, à partir de 13 ans
Genre(s) : Théâtre, Live-painting, Slam 

Durée : 1h                                                                                                                           

 

       J'ai eu l'occasion d'assister à la générale du « Dernier Ogre ». C'est une création qui m'a enchantée. La Compagnie s'attaque à un tabou : le cannibalisme, le prix de la faim. Tour à tour et par ellipse, un homme et un ogre nous dévoilent leur rapport à la nourriture et à leur famille. Face A, se trouve l'Ogre, au slam entraînant. Il se cache dans la semi-pénombre d'une douche de lumière froide. Face B, l'Homme, éclairé pleinement, nous parle avec sincérité de ce qu'il considère éthique de cuisiner et de manger. A cela s'ajoutent, en filigrane, leurs histoires de famille respective.


           Cette pièce est la première que j'ai l'occasion de voir, au Festival OFF d'Avignon. Je n'ai pas d'attente particulière. Nous nous asseyons dans l'obscurité totale, cela rend la pièce très immersive. Un homme rentre en scène et prend sa guitare, il se met à jouer avec délectation. Je l'écoute avec tant d'attention que je me fais surprendre par la voix de l'Ogre. Il était là lui aussi, dans le noir. Ce dernier slame avec talent  l'histoire de ses 7 filles et de sa faim de chair fraîche. Dans son dos, comme en écho, se dessine alors un paysage, sur une toile tendue : une petite maison dans un champ. Ce paysage se transformera au gré de l'histoire.


           La pièce se joue dans une salle noire et étanche à la lumière, au fond de laquelle est tendue une toile très claire. Un comédien peint le derrière de celle-ci, on ne le voit pas, mais ses tracés apparaissent de notre côté. Côté cour, se trouve le guitariste, qui occupe du début à la fin un petit espace, en fond de scène. Il est équipé de huit platines et produit au fur et à mesure une bande-son et des morceaux. Au centre de la scène et côté jardin se trouvent, en alternance, l'ogre et l'homme, incarnés par un même comédien. Il y a 3 comédiens, dont 2 visibles.

           C'est comme un conte, assorti à la résonance moderne du slam. Une harmonie se crée entre les trois dispositifs : la guitare donne un tempo au slameur et s'apaise (ou disparaît) lorsque c'est l'homme qui parle. Le spectacle est ainsi fait que chaque acteur a l'occasion de s'estomper, pour que le public puisse se concentrer sur l'art de l'autre. C'est ainsi, que chaque art est mis en valeur. De plus, le dispositif du live-painting  (qui m'était peu familier) permet une construction progressive et parfaitement adaptée  de l'illustration. Cette dernière s'apparente à une animation. En effet, il ne s'agit pas de parvenir à un résultat fixe. Il s'agît d'une performance vivante et éphémère.


           L'âge minimum conseillé pour voir le spectacle est de 13 ans : Il est à mon avis pertinent, dans la mesure, où celui-ci aborde le cannibalisme et évoque la mort, la chair humaine, le sang, les crochets de boucher... En revanche, un.e pré-ado averti.e (et à l'aise dans le noir) peut s'y essayer : Le sujet de l'anthropophagie reste traité artistiquement et aucun visuel n'est choquant : seule la peinture illustre les dires des deux personnages et ce, de manière tacite.


Je sors de la salle, avec l'envie de me replonger dans les contes et avec des questions sur ce que notre culture nous permet (ou non) de manger : En quoi l'homme est-il différent des bêtes, quand il s'agît de se nourrir ? Est-il acceptable de goûter au placenta ? Jusqu'où la faim peut-elle nous permettre d'aller ?

 

Anouk F.

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7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 16:48
Natasha ou le lapin de Gerd
Natasha ou le lapin de Gerd

«Natasha ou le lapin de Gerd» par le Théâtre de l’Accalmie  (58 Saint-Seine), vu  au Lila’s Théâtre le 5 juillet au Festival d’Avignon à 18h05.

 

Mise en scène : Jean-Marc Galéra

Comédiens : Jean-Marc Galéra, Delmiro Iglesias

Genre : Théâtre

Public : Tout public

Durée : 1h25

 

Le Lila’s Théâtre, juste derrière la rue des Teinturiers, sis dans une maison, est intimiste avec sa cinquantaine de places. La scène est toute petite aussi, nous sommes proches des deux acteurs.

Ça se passe à la guerre.

Et pourtant, ça parle de paix, d’amour …..

Deux hommes, seuls au milieu de rien. Tout les oppose. Gerd, plutôt simplet, croit tout ce que l’on lui a toujours dit. Il croit surtout sa sœur qui, par ailleurs, tricote des bonnets pour chiens. Hans, au contraire, questionne systématiquement ce qui justifie la guerre et les actes que l’on lui demande de commettre.

Natacha, c’est la fille de Hans. Elle lui manque.

Le lapin, c’est ce que Gerd aurait aimé manger ce soir-là, surtout la cervelle.

Ils parlent de tout, de Dieu, de l’obéissance des foules, du théâtre que Hans fera découvrir à Gerd après la guerre, de leurs femmes, de la vie et de la mort. Nous sommes invités dans leur intimité de fond de tranchée.

Leurs échanges sont forts et simples à la fois. Vous pouvez y aller avec vos enfants, chacun prendra et comprendra à son niveau les beaux messages.

 

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 17:01
Persona

Spectacle du collectif « Les Parvenus » (75) vu le 20 juin 2019 à 19h au Théâtre Improvidence (Avignon) en avant première pour le Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 à 17h15 et 20h15

 

D'après une idée originale d’ Anaelle Tribout Dubois

Création : Les Parvenus

Distribution (en alternance) : Laetitia Bisch, Bruno Coulon, Laurent Franchi, Mattias de Gail, Mélodie Le Blay, Lisa Perrio, Maxime Robert, Anaelle Tribout Dubois et Serguei Verseil

Genre : Théâtre d’improvisation
Public : Tout public à partir de 12 ans
Durée : 60 mn

J’ai découvert l’Improvidence (ancien théâtre des vents), nouveau théâtre avignonnais dédié à l’improvisation. l'équie de l'Improvidence gère trois théâtres (Avignon, Bordeaux et Lyon) et souhaite faire découvrir les différentes facettes de l’improvisation que le grand public connaît davantage à travers les matchs d’improvisation. Ici, point de match, mais de l’impro sous toutes ses formes.

Dans les spectacles d’improvisation, le public participe le plus souvent en définissant des contraintes (mots, sujets, formes, ...). Ici, et c’est la particularité du travail du collectif "Les Parvenus", ils s’appuient sur l’Ennéagramme, système d’étude de la personnalité fondé sur 9 comportements de la nature humaine : le perfectionniste, l'altruiste, le battant, le romantique, l'observateur, le loyal, l'épicurien, le chef et le médiateur.

Le public choisit pour chacun des quatre comédiens l’un des types de profil. Chacun devra  jouer avec le masque social qui lui a été attribué. Puis le public, dans un échange ouvert, choisit la situation qui doit expliquer  pourquoi le personnage a invité les trois autres.

Sur ces simples bases, les comédiens se lancent et nous entraînent pendant une heure dans une histoire qu’ils composent peu à peu…

C’est rythmé, les personnages jouent  tantôt ensemble, tantôt en avant scène pour des apartés personnelles. Tantôt, leurs pensées sont illustrées par une lumière bleue ou rouge ; tantôt, elles s’accordent à la musique.

Car le cinquième improvisateur est le régisseur qui alimente lui aussi l’histoire avec ses lumières et ses ambiances sonores. Et il prend parfaitement sa place.

Pour la petite histoire, nous avions choisi 4 profils : romantique, perfectionniste, altruiste et loyal. Et le sujet : la jeune femme invite ses amis pour leur annoncer qu’elle est  « platiste » (ceux  qui croient dur comme fer que la terre est plate ...et que l’on nous ment ! C’est 9,5 % de la population tout de même ;  et bien plus sont ceux qui pensent que l’on nous ment ! ). Au-delà du sujet qui a permis de parler complotisme, démocratie, liberté de pensée, c’était l’occasion de découvrir la façon dont cette jeune équipe s’approprie un outil pour en faire un objet théâtral. Et c’est réussi.

Allez découvrir cette proposition sans tarder.

 

 

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 20:33

Spectacle présent sur le Off 2021, au petit chien à 16h45 dans le cadre du festival Off d'Avignon, du 7 au 30 juillet 2021.

Spectacle de la compagnie de l'Atelier Florentin / Coproduction Théâtre du Balcon (84), vu le 16 mars 2018 à 20h au Théâtre du Balcon (Avignon 84).

Auteur : Matéi Visniec
Avec : Salvatore Caltabiano
Voix : Dorothée Leveau
Mise en scène et Scénographie : Serge Barbuscia
Musique : Éric Craviatto
Dir. technique : Sébastien Lebert
Construction décor : J.P Marmoz

Genre : Théâtre / seul en scène
Public : tout public
Durée : 1h05

Ce spectacle au titre surprenant avait forcément attiré mon attention. De plus, je connais le travail de Salvatore Caltabiano et souhaitais le découvrir dans un univers que je ne lui connaissais pas. Enfin, la littérature de Matéi Visniec, l’un des auteurs contemporains le plus joué dans le Off d’Avignon, venait conforter cette envie. Bien m’en a prit.

Sur scène, une caisse en bois, simple mais imposante.

Dans cette caisse-maison, se trouve un personnage, plutôt tendre et jovial bien que tourmenté. Sa bonhomie nous inspire une grande empathie pour cet homme qui se confie. Il commence son monologue en nous racontant sa rencontre à venir, avec Madame… Et immédiatement, il nous emporte.

Sur un rythme calé aux petits oignons, il nous parle d’amour, d’enfermement, de blessure émotionnelle, de folie, du coeur et de son autonomie.

Le dispositif scénique, constitué d’une caisse-maison, d’une caisse-coeur, d’une caisse-femme, qu’il transforme au gré de son récit est original et efficace. Elle ponctue ce récit dense et surréaliste en nous offrant des moments de respiration, nécessaires pour savourer la mécanique d’un texte riche et percutant. Bravo à Serge Barbuscia pour ce travail d'orfèvre, qui nous réserve des surprises tout au long du spectacle… jusqu’à la fin.

Quant au comédien, il fait vivre avec force ce personnage attachant mais improbable, et sait dire avec précision et une grande force, ce texte ciselé, absurde et sensible sur l’amour et la poésie cruelle de la vie à deux.

Cela a fait vibrer en moi toute la sensibilité des émotions vécues. Merci à toi Salvatore pour ce grand moment passé en ta compagnie.

C’était une première mais qui présente déjà la force des spectacles majeurs.

Bravo !

A découvrir sans tarder.

Eric Jalabert

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 18:57
J'entrerai dans ton silence

Présent sur le festival Off d'Avignon 2019

Spectacle de la Compagnie Serge Barbuscia, vu le 19 juillet, Avignon OFF 2018, 17h20 au Théâtre du Balcon. Du 6 au 28 juillet à 17h20, relâche les 10, 17 et 24 juillet.

De : Hugo Horiot, Françoise Lefèvre
Avec : Camille Carraz, Fabrice Lebert, Serge Barbuscia
Mise en scène (adaptation) : Serge Barbuscia

Genre : Théâtre
Public : Tout public
Durée : 1h10

La pièce se joue dans une des belles salles du Théâtre du Balcon. Fauteuils capitonnés et climatisation assurent un confort certain.

Silence.
Ça dure... Silence, encore.

Une mère, un enfant. Un enfant « différent ». Comment entrer dans son silence ?

Nous assistons au point de vue de la mère avec ses ressentis à elle. Au vécu de l’enfant avec ses ressentis à lui. A leurs souffrances… A l’incapacité de nos institutions à apporter une réponse satisfaisante, que ce soit en milieu de soins ou en milieu scolaire.

Explications, dialogues, monologues et ressentis que la mise en scène très épurée et le décor minimaliste permettent de faire fonctionner.

Françoise Lefèvre nous offre son témoignage sur « Le petit prince cannibale ». L’absence du mot « autisme » permet de transférer facilement la situation représentée sur scène sur d’autres « différences » que nos enfants peuvent avoir.

Et la morale de l’histoire ? Une analogie avec les fruits et légumes ! Nous avons longtemps été à la recherche de fruits et légumes parfaits, tous identiques, sans le moindre défaut extérieur. Le tout, au détriment du goût et de la santé. Aujourd’hui, on revient aux légumes « moches », naturels, sains. Et si on portait le même regard sur les gens ? Pourquoi l’uniformisation à outrance ? Acceptons les différences des uns et des autres, ils sont la garantie de l’authenticité. C’est le point de départ pour entrer dans un système qui n’exclut plus personne.

Maren Scapol

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 18:54
Nyctalopes
Nyctalopes

>> Présent sur le festival Off d'Avignon 2019.

Spectacle présenté au Théâtre Au coin de la Lune, Festival OFF d'Avignon 2018. 
Compagnie : Deraïdenz
Du 6 au 29 juillet (relâches le 9, 10, 17, 24 juillet)
Vu le 23 juillet à 22h20

Auteur : Baptiste Zsilina
Metteur en scène : Baptiste Zsilina
Metteuse en scène : Léa Guillec

Interprète(s) : Sarah Rieu, Coline Agard, Léa Guillec, Baptiste Zsilina

Genre : Théâtre
Public : Accessible à partir de 10 ans
Durée : 1h

La petite salle du Théâtre Au coin de la Lune se remplit bien vite pour accueillir la compagnie Deraïdenz, venue présenter sa nouvelle création "Nyctalopes". L’ambiance est électrique, la salle se remplit totalement. Le public est jeune, survolté. Cela appelle tout de suite une atmosphère où les énergies pétillantes prédisposent à passer un bon moment.

Qu’il est bon de prendre la route pour un voyage dans l’inconfortable et de sentir la liberté de créer sa propre histoire ! Face à l’univers onirique de la compagnie Deraïdenz, on découvre comment s’offrir une palette de choix et de sensations propre à chacun. Le spectacle se découpe en plusieurs scènes autant dérangeantes qu’intrigantes. Nous sommes dans l’inconnu total et c’est tout simplement génial.

Le mouvement est maître dans "Nyctalopes", l’absence de mots amplifie bien sûr notre attention visuelle et auditive. Choix ingénieux car les propositions sont vraiment très riches. La scénographie assez sobre se présente en un lieu sombre, néant inquiétant nécessaire pour faire naître différents songes. Les costumes, imaginés et réalisés par le comédien, marionnettiste, Baptiste Zsilina donne à la troupe cet étrange accoutrement de petits pantins masqués, articulés par de singulières volontés.

Les marionnettes sont vénérées, elles apparaissent comme de véritables entités donnant un ton de toute-puissance pendant tout le long du spectacle. Elles guident leurs petits adeptes vivants dans un mélange d’adulation et de résistance au contrôle qu’elles exercent. Une confusion finement réussie ! Il y a un jeu très impressionnant de masques où tout se confond avec une extrême subtilité, c’est sensuel, charnel parfois sanglant mais pas trop. Les mouvements sont d’une étonnante précision mettant en lumière un langage très particulier. Quelle étrange magie! Majestueuses marionnettes terriblement animées par les blessures de l’amour et de la désillusion. Gloria, recherchée pendant toute la pièce, divinisée, attendue, rendant les marionnettes et leurs petits adeptes, pantins automates de ce maléfice incontournable.

Merci Deraïdenz !

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