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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 09:43
Les sonnets
Les sonnets

 

 

Un spectacle produit par le Théâtre Gérard Philipe (93) et vu le 22 novembre 2019 au TGP.

 

Texte : Shakespeare

Mise en scène : Jean Bellorini et Thierry Thieû Niang

Comédiens : Shaur Ali, Manuel Bouqueton, Maera Chouaki, Cassandra Da Cruz Ganda, Lana Djaura, Jonas Dô Hǔu, Esther Durand-Dessag, Loua El Shlimi Ali, Achille Genet, Jeanne Lahmar-Guinard, Lea Le Floch, Justine Leroux-Monpeurt, Jeanne Louis-Calixte, Ulrich Mimboe-Verdoni, Lisa Ndikita, Samir Quemon,Abou Saidou, Maïa, Seassau, Jules Tellasion, Nara Trochel, Louis Jean-Pierre Valdes Valencia.

Genre : Théâtre

Public : tout public

Durée : 1H

 

Jean Bellorini et les sonnets de Shakespeare, il ne m’en fallait pas plus pour me précipiter ! Si j’avais lu plus attentivement le programme, je n’y serais sans doute pas allée et j’aurais eu tord !

De quoi s’agit-il ? D’une restitution d’atelier théâtral que tout CDN, de par son cahier des charges, se doit de mener. En tant que parent, j’ai eu ma dose ! Je suis donc arrivée quelque peu contrariée ; je suis repartie enthousiaste !

 

« Les sonnets » ont été créés l’an passé avec un groupe de 20 jeunes gens, âgés de 8 à 20 ans, 11 filles et 9 garçons, manifestement venus d’horizons très divers. J’ai assisté à la générale de la seconde saison. Cette reprise traduit bien le caractère inédit de cette médiation culturelle. Son succès repose sur un parti pris de mise en scène très fort, servi par un décor splendide et qui fait sens.

Le spectacle s’ouvre sur la projection d’une archive de l’INA, projetée sur un mur en lignes brisées : un inventeur incompris commente, démonstration à l’appui, le caractère révolutionnaire de sa machine à apprendre à nager la brasse. En avant scène, une vraie piscine. A cour, une chaise de maître nageur et une grosse bouée rouge ; à jardin, une harpe. Le mur se lève sur un fond de scène joliment éclairé par des projecteurs à la lumière orangée qui se reflète dans l’eau bleue. Les enfants entrent en scène pour se jeter à l’eau. Théâtralement d’abord, littéralement parfois, mais surtout symboliquement. Sur les sonnets de Shakespeare, il s’agit pour eux d’apprendre à nager dans les eaux troubles de l’amour et du désir en plongeant dans la langue de l’auteur.

Le spectateur n’échappe pas aux tableaux de groupes chorégraphiés, exercice incontournable de ce type de prestation. Au passage, on note une très belle cohésion de groupe. Mais Jean Bellorini et Thieû Niang ont su mettre en valeur chaque individualité tout en créant du rythme. Certains chantent et fort bien, d’autres dansent, un autre dit le texte dans un anglais parfait, une autre accompagne les récitants à la harpe, un duo de garçons entreprend une sorte de battle, un jeune couple entame quelques portées. Les voix portent bien, la diction est juste et parfaitement audible, rendant inutiles la légère sonorisation de la salle et le sous-titrage. J’ai particulièrement apprécié les tableaux « de la seconde partie ». Après une longue et singulière approche de la piscine (et de l’amour), les jeunes forment des couples et dialoguent leurs sentiments. Les corps s’effleurent par le truchement de l’eau. La scène où le couple le plus âgé, formé dans la piscine, prend chacun sur ses épaules, deux plus petits qui à leur tour se content fleurette est d’une grande émotion. Ma seule réserve concerne la musique, à mon sens, laide et trop forte !

 

Il m’a fallu chausser les lunettes de la bienveillance. Mais je n’ai guère eu de mal tant Jean Bellorini et  Thierry Thieû Niang ont su guider ces jeunes vers l’exigence tout en leur offrant toutes les conditions d’un spectacle professionnel, traduction simultanée en langue des signes comprise. Une belle et rare générosité qui servira, je l’espère, de modèle aux autres CDN.

 

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 09:44
1000 ans
1000 ans

Spectacle de la Compagnie « A K Entrepôt », vu le 21 novembre 2019 aux Taillades dans le cadre de la tournée des « Nomades » du Théâtre de la Garance à Cavaillon.

 

Metteur en scène : Laurance Henry

Acteurs : Jean-Louis Fayollet, Karim Kadjar

Durée : 1h

Public : enfant (à partir de 7 ans), ado, adulte

 

Depuis quelques années, le Moulin Saint Pierre aux Taillades, magnifique bâtisse du milieu du XIXe siècle, accueille des manifestations culturelles, en extérieur ou dans une vraie salle de spectacle.

 

La scène est ouverte. Décor blanc sur fond noir. Des plateformes sont disposées en forme d’escaliers, quelques galets.

Milan, 7 ans, vit sur l’île de Diamezek avec 76 autres personnes. 76 personnes, toutes d’un âge certain. La vie est belle, paisible, sans surprise. Mais une rencontre va tout remettre en question, faire naître d’autres envies, bousculer la routine.

 

C’est l’histoire d’un enfant en quête d’une normalité venue d’ailleurs.

C’est l’histoire de la perte de soi quand on veut faire comme les autres vous le disent.

C’est l’histoire d’une rencontre entre générations.

C’est l’histoire d’une amitié.

C’est un voyage vers sa propre vérité.

 

La mise en scène est simple et efficace avec un décor astucieux et mobile, plein de portes et de tiroirs d’où sortent des accessoires parfois surprenants. Très rythmée, elle rend le texte accessible.

 

La Compagnie A K Entrepôt est spécialisée dans le spectacle jeune public. Très belle performance de l’acteur qui incarne Milan à la perfection avec ses émotions, ses mimiques, sa gestuelle ….

 

 

 

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 18:59
Photographie de Laurent Philippe sur http://collectiflahorde.com/

Photographie de Laurent Philippe sur http://collectiflahorde.com/

To Da Bone

Un spectacle produit par le collectif (LA)HORDE et vu le 07 novembre 2019 au Pavillon Noir (Aix-en-Provence).

 

Conception et Mise en scène : (LA)HORDE - Marine Brutti, Jonathan Debrouwer, Arthur Harel

Interprétation : Magali Casters, Mathieu Douay aka Magii’x, László Holoda aka Leslee, Thomas Hongre aka ToPa, Kevin Martinelli aka MrCovin, Bartlomej Paruszewski aka Bartox, Viktor Pershko aka Belir, Edgar Scassa aka Edx, Andrii Shkapoid aka Shkap, Damian Kamil Szczegielniak aka Leito, Maxence Foor aka Skylerz

Genre : Danse

Public : Tout public, à partir de 9 ans

Durée : 1H

 

En ce début de mois de novembre, le Ballet Prejlocaj a accueilli au Pavillon Noir le collectif (LA)HORDE composé de Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel, très nouvellement directeurs du Ballet National de Marseille.

To Da Bone est une création qui réunit 11 autodidactes trouvés sur YouTube avec une passion dévorante commune : le Jumpstyle. Ce style unique de danse voit le jour sur internet, sur un fond de musique techno, le hardstyle. A travers cette danse intense et physique, les danseurs venus de différents pays extériorisent leurs émotions, leurs révoltes et sont amenés à dépasser leurs limites. Bien plus qu’une danse, ils vivent à travers le Jumpstyle.

Les tableaux s’enchaînent pendant une heure, au rythme frénétique de leurs pas (de danse). Un spectacle de danse aux allures théâtrales qui s’adresse, à partir de 9 ans, à un large public où les générations se mêlent.

C’est un spectacle esthétique et rythmé, aux ambiances sourdes de nightclubs, où les lumières se perdent parfois dans la fumée dense, où la musique techno alterne avec les cris et le silence, où le format des vidéos d’internet est projeté à l’échelle de la salle.

Autour du spectacle, il est possible de suivre ces artistes dans les coulisses et de les observer se mettre en scène encore une fois au travers d’un documentaire de création suivi d’une vidéo d’art, présentés gratuitement sur un autre temps.

Un résultat surprenant et professionnel de cette communauté inspirante à la poursuite de la réalisation de ses rêves. Un spectacle où la danse urbaine est représentée sur la scène contemporaine avec des enchainements de mouvements à la fois violents, précis, beaux et élégants. Un spectacle énergique et dynamique. Un spectacle puissant.

 

 

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 01:17
Olympicorama
Olympicorama

 

 

Un spectacle produit par la Compagnie Vertical Detour (93 Montreuil) vu le 04 novembre 2019 à la Villette  (Paris XIX°)

 

Texte : Frédéric Ferrer

Comédiens : Frédéric Ferrer

Genre : Conférence gesticulée

Public : tout public

Durée : officiellement 1H30 (mais 2H ce soir)

 

 

J’ai découvert Frédéric Ferrer un peu par hasard dans l’excellent « borderline(s) investigation # 1 » (chroniqué). C’est donc tout naturellement que je me suis démenée pour voir ce nouvel opus ; démenée car « Olympicorama » est programmé sur 4 dates uniques dispatchées dans l’année.

 

« Olympicorama » se propose, dans l’optique des JO de 2024, de présenter une discipline olympique par spectacle. Il y aura donc 4 conférences par saison et ce jusqu’au début de l’évènement sportif. J’ai assisté à la dernière conférence de la seconde saison et qui portait sur la reine des épreuves : le 100 m. Forte de ma précédente expérience, je pensais entendre une satire en règle. J’ai découvert un sport et reçu une superbe leçon d’humanité.

 

Dans sa forme et son propos, « Olympicorama » est à la fois proche du précédent spectacle et totalement inédit. Le plateau est nu et cette fois, le restera. Il est juste habillé, à cour, d’un pupitre avec ordinateur, d’un écran en fond de scène et d’un coin interviewe à jardin. Frédéric Ferrer, est seul en scène pour 45 minutes chrono. Sonorisé, il se poste derrière le pupitre et entame sa conférence gesticulée. Il est docte tel l’ancien prof de géo qu’il a été : le plan est annoncé (mais aussitôt démenti), les termes sont définis de sorte que nous ayons tous, en jargon prof, « un socle commun de connaissances » et la géo ne peut s’empêcher de s’immiscer là où on ne l’attendait pas….Il est d’une érudition époustouflante et le powerpoint, omniprésent sous forme de diapos ou de retransmissions d’épreuves sportives, finit par nous prouver qu’il ne nous mène pas en bateau : ainsi le tir au cerf courant est bien une discipline olympique disparue ! Car Frédéric Ferrer sait, plus qu’aucun autre, accorder la rigueur scientifique et le rire. Ainsi, chacun sait que la vitesse de pointe d’un être humain, tout Usain Bolt qu’il soit, est toute relative par rapport au règne animal. La salle s’attendait à la sempiternelle comparaison avec le guépard. Mais quand en guise de félin un charmant minou roux apparait à l’écran, assurément victorieux d’Usain Bolt (44,72 km/h) avec ses 50 km/h, c’est l’éclat de rire généralisé. Et tout est l’avenant. De digressions en digressions loufoques, on comprend que rien n’est gratuit et qu’il s’agit pour Frédéric Ferrer tantôt de faire découvrir cette discipline admirable, tantôt de faire surgir l’envers du décor. Ainsi, Frédéric Ferrer entreprend de déconstruire les stéréotypes et si les jamaïcains sont les rois de cette épreuve, c’est au même titre que les Français en ce qui concerne la pétanque : tout est question de culture ! Frédéric Ferrer dénonce aussi à travers la figure emblématique d’Avery Brundage, à la tête du sport américain en 1936 puis président du CIO, l’assujettissement du sport au politique et aux considérations morales contestables. C’est à lui que l’on doit les certificats de féminité toujours en vigueur aujourd’hui. Le terrain est prêt pour la seconde partie !

La seconde partie est une conférence-débat avec des invités, experts de la discipline. Ce soir Frédéric Ferrer a convié Christine Aaron, championne du monde de relai et détentrice depuis 1998 du record d’Europe du 100m et Pierre-Jean Vazel, dernier entraîneur de Christine Aaron et inlassable détracteur des certificats de féminité et autres aberrations liées au genre. Nous ne sommes plus dans le spectacle mais dans un moment d’échanges authentique et de grande qualité.

 

Avec « Olympicorama », Frédéric Ferrer entreprend un véritable marathon théâtral. Le projet est inouï, le propos est d’une grande intelligence, la forme est drôle. Il va sans dire qu’à l’instar de plus de la moitié de la salle ce soir, je reviendrais, d’ici 2024, m’ouvrir à cet univers qui m’est pourtant totalement étranger, le sport.

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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 14:47
Monsieur de Pourceaugnac
Monsieur de Pourceaugnac

Une comédie-ballet de Raphaël de Angelis produite par le Théâtre de l'Eventail (30) et vu le dimanche 6 octobre à l'opéra Confluence (Avignon).

Comédie ballet de :
Molière et Lully
Direction musicale : Benjamin Perrot, Florence Bolton
Mise en scène : Raphaël de Angelis
Assistant à la mise en scène : Christian Dupont
Chorégraphie : Namkyung Kim

Monsieur de Pourceaugnac, provincial excentrique, fait irruption dans la capitale et dans l'union de Julie et Eraste. Oronte, le père de la jeune première a résolu de la marier à ce gentilhomme limousin, mais les deux amoureux n'ont pas dit leur dernier mot ! Aidés de la jeune Nérine et du napolitain Sbrigani, ils vont tout faire pour renvoyer le malvenu dans sa région.

Après avoir été accueilli par le chef de salle et le directeur du théâtre (prestige, l'opéra a le mérite de choyer son public !) je me laisse aller au confort du siège... Mais aucune chance de m'endormir avec cette mise en scène virevoltante ! De l'orchestre au chant lyrique, des marionnettes à la commedia dell'arte, des pitreries circassiennes au théâtre de texte, pas de repos pour le spectateur. On reconnaît un vrai théâtre de tréteaux, populaire et dynamique : beaucoup de tours de passe-passe, pas de technologie. Jaillissement de couleurs et de textures, des costumes à la scénographie : j'aime ces tons ocres et rouges, ces pantalons bouffants et ces grandes perruques, indices de fête et de burlesque. La mécanique du plateau et des corps est réglée comme du papier à musique (on salue le travail de la chorégraphe Namkyung Kim). La comédie-ballet a ce talent d'allier la saveur des musiques au plaisir d'une narration aisément intelligible.


Plaisir aussi de voir ce Monsieur de Pourceaugnac se faire avaler par l'engrenage, cette grande machination théâtrale ! Les processus de répétition et d'accélération vont progressivement chosifier le limousin en une imposante marionnette, pour le bonheur de nos yeux et de nos zygomatiques. Le voilà humilié, harcelé, torturé, violé (de manière à peine suggérée !) et convoqué en justice. On rit d'abord de sa différence (ses manières, son accent) puis de sa naïveté et enfin de sa douleur. La pièce progresse et le rire du public se teinte d'angoisse : quelle cruauté, tout de même. Assez rapidement je ne ris plus, le sadisme ne m'amuse pas. Les jeunes premiers remportent la victoire, aucun renversement des rapports de force n'est envisageable. Finalement, bien qu'il n'y ait qu'une victime, chacun en prend pour son grade : les médecins ? De terribles oiseaux de malheur ! Les bourgeois ? Bornés et manipulables ! Et les femmes et les valets : de vicieux intrigants... Cette basse-cour est cruelle. Ce vieux théâtre de cour royale, qui avait beau jeu de ridiculiser les provinciaux, se confronte à la dévalorisation actuelle du théâtre parisiano-centré (et Vivantmag à ce titre fait figure d'exemple) : faire jouer cette pièce loin de la capitale alors que le théâtre s'efforce de se démocratiser et de se populariser, voilà qui a beaucoup de sens !


La dimension politique du spectacle ne gâche en rien le plaisir de la représentation qui n'en est que plus piquante : ce Monsieur de Pourceaugnac est familial et généreux, et chacun y trouvera son compte !




 

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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 23:05
L'Odyssée
L'Odyssée

 

 

Un spectacle produit par le Festival d’Avignon et la compagnie Longtemps je me suis couché de bonne heure (67) et vu le 19 octobre 2019 au Pavillon de La Villette.

 

Texte : Homère

Mise en scène : Blandine Savetier

Comédiens : Elan Ben Ali, Paul Fougère, Neil-Adam Mohammedi, Julie Pilod en alternance avec Claire Toubin, Mélody Pini, Souleymane Sylla.

Musique : Yko Oshima

Genre : Théâtre

Public : Tout public

Durée : 5x2H et 1x3H

 

 

Toujours en quête de spectacle atypique, je me suis laissé tenter par « l’Odyssée » d’Homère mis en scène par Blandine Savetier et remarqué cet été à Avignon.

 

« L’Odyssée » est un projet audacieux dans la mesure où il ambitionne de faire entendre l’essentiel de l’épopée. Il est donc présenté sous forme de feuilleton théâtral en 13 épisodes. Il faut 6 séances pour voir l’intégrale. J’ai pour ma part assisté aux épisodes 7, 8 et 9 à savoir, pour les grandes figures, à Circé, Tirésias et l’île du Soleil.

« L’Odyssée » mis en scène par Blandine Savetier est une lecture théâtralisée. Ils sont sept comédiens, 3 femmes et 4 hommes, et une percussionniste. Je ne devrais pas avoir à le mentionner mais c’est suffisamment rare pour le faire : quel plaisir de voir un peu de diversité sur scène ! Ils sont disposés tel un chœur antique, assis en fond de scène tandis que l’excellente percussionniste, Yoko Oshima, officie à cour. En avant scène, quatre pupitres. Les comédiens s’en emparent tour à tour au gré de leurs interventions. Ils sont sonorisés. Tous portent un imperméable pour signifier, je suppose, le voyage sans fin.

Il n’y a pas un Ulysse mais des Ulysse. 5 comédiens sur sept l’interprètent. Ces changements de voix participent à la dynamique du spectacle puisque chacun donne une couleur particulière au personnage. Ainsi, en ouverture, Ulysse slame-t-il. Les voix sont belles. La diction est parfaite. Il y a bien eu quelques accrocs mais, à la décharge des comédiens, ils avaient déjà donné une matinée. Quand les comédiens ne racontent pas l’épisode principal, ils écoutent ou ils chantent. L’une des comédiennes portent ainsi le chœur sur des mélopées africaines : c’est superbe. A un autre moment, Ulysse après avoir échappé aux sirènes, descend de l’estrade, harangue un public devenu son équipage et du haut de l’escalier du théâtre soudain métamorphosé en mât, il hurle d’une fabuleuse voix le danger imminent de Charybde et Scylla.

Pour mieux écouter la langue, j’ai fermé les yeux. Mal m’en a prise, je me suis endormie à peu prêt au moment où Tirésias somme Ulysse d’un « Il n’est pas l’heure de dormir dans la salle ». La salle a ri et moi aussi. Le spectacle n’est nullement en cause dans cet incident manifestement courant. C’est juste que le spectacle exige une grande écoute et une grande disponibilité. Après une dure semaine de labeur, je ne l’avais manifestement pas !

 

« L’Odyssée » est un spectacle qui revient à la source du théâtre. Les comédiens sont comme autant d’aèdes qui par le biais de quelques stratagèmes de jeu et de musique nous replongent dans ce récit immémorial.

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 22:21
toute la culture.com

toute la culture.com

Tarquin

Un spectacle produit par la vie brève et la Théâtre de l’Aquarium (Paris XII°) et vu le 24 septembre 2019 au Nouveau Théâtre de Montreuil (93)

Texte : Aram Kebabdjian

Mise en scène : Jeanne Candel

Musique : Florent Hubert

Comédiens et musiciens: Florent Baffi, Delphine Cottu, Myrtille Hetzel, Antonin Tri Hoang, Sébastien Innocenti, Léo-Antonin Lutinier, Damien Mongin, Agathe Peyrat, Marie Salvat

Genre : Drame lyrique

Public : Tout public

Durée : 2H10

Il y a quelques années, une pépite m’est tombée sur la tête : « le crocodile trompeur » alias une version vulgarisée de « Didon et Enée » mise en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache (non chroniquée). Depuis, je suis devenue une aficionada. Ce soir, Jeanne Candel présentait, seule, « Tarquin ».

La spécialité de la compagnie est le théâtre musical. Mais ce soir et contrairement aux trois autres spectacles de la compagnie que j’ai pus voir, il ne s’agissait pas de rendre accessible le répertoire baroque mais de proposer une création in extenso, livret et musique compris.

L’histoire est quelque peu loufoque. Tarquin, grand criminel (nazi ?) de son état, s’est évaporé en Amérique latine où il s’est fait passer pour un planteur philanthrope. La juge Javier est envoyée sur place pour procéder à l’exhumation d’un corps qui pourrait être celui de Tarquin.

Elle débarque dans un commissariat miteux, perdu au fond de la jungle : des marches permettent d’accéder à un plateau en hauteur ceint de murs revêtus en leur partie basse de carrelage vert avec deux lavabos. On entre à jardin mais on peut aussi sortir à cours. Une fenêtre s’ouvre sur une forêt dense sur laquelle la pluie s’abat régulièrement. Le décor réserve d’autres surprises, à la mesure de l’insaisissabilité de Tarquin, à commencer par une piscine sous le plateau et une sépulture pleine de terre.

La partie théâtrale est faible. En effet et à l’exception remarquable de Léo-Antonin Lutinier (déjà admiré dans « Orféo » de la même compagnie -non chroniqué), les comédiens sont moins comédiens que musiciens. Le jeu est forcé et grimaçant, les voix portent peu, le rythme est aléatoire. Heureusement d’extraordinaires trouvailles scéniques compensent ces défaillances. Ainsi du marteau-piqueur lancé à plein régime tandis que la police scientifique chante : le plateau  se transforme en un vrai capharnaüm terreux. Autre scène déjantée, celle où Tarquin sort de la piscine avec tout l’attirail du plongeur et déambule, chaussé de palmes, sur le plateau et dans la salle. J’ai aussi beaucoup aimé cette ambiance très « tropicale » du laboratoire scientifique quand la fliquette se manucure les ongles à la fenêtre tandis qu’il pleut et que les laborantins écoutent sur un vieux transistor des airs latinos tout en extirpant les os de la solution où ils trempaient.

Musicalement, c’est splendide. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette partition très contemporaine à quatre instruments –violoncelle, violon, accordéon et vents (tuba, clarinette)- et polyphonique. La diction est parfaite même lorsque le récitant introduit le spectacle en allemand. Le duo « qu’allons-nous faire de toute cette haine ? » sur un air de tango revisité est sublime. Très inattendue et très réussie aussi cette scène où le flic raconte les rituels funéraires : les instruments sont disposés aux quatre coins de la scène, il parle mais les dernières syllabes du dernier mot de chaque phrase sont chantées dans des aigus sidérants qui donnent la chaire de poule.

« Tarquin » réunit tous les ingrédients pour devenir un spectacle mémorable. En murissant, il est à espérer que les comédiens trouveront véritablement leurs marques. A moins que le secret du spectacle parfait ne réside en l’association de Jeanne Candel et de Samuel Achache. Réponse en décembre au théâtre de l’Aquarium où la compagnie s’installe sous la direction de Jeanne Candel.

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 19:37
Festival Font'Art 2019

Font art : Festival de rue , à Pernes les Fontaines (84) du vendredi 2 au dimanche 4 aout 2019

Aprés la belle édition du Off d’Avignon, me voila à Font’Art, joli festival d’art de la rue à Pernes les Fontaines , qui poursuit depuis 23 ans son travail de sensibilisation et de découverte du spectacle de rue dans un joli village du vaucluse de 10.000 habitants. 

Font Art, aujourd’hui, c’est 16 compagnies du In (payées), 11 du Off (défrayées + chapeau) et 5 propositions en « Fest’ici » pour offrir un terrain d’expérimentations aux artistes locaux, soit 30 compagnies et plus de 100 représentations dans les rues, sur les places, les esplanades ou les cours d’écoles pour découvrir des spectacles qui nous questionnent sur notre société. Il y a bien sûr les associations, des artisans, des food trucks et des buvettes, ainsi qu’un espace professionnel pour les équipes (ouvert aux professionnels sur réservation : 10 euros le repas ; excellent, local et bio. Une équipe motivée composée de bénévoles et de professionnels ( le passage à la professionnalisation est une phase critique de la vie d’un festival) pour imaginer des formules qui permettraient à davantage de compagnies de pouvoir jouer alors que les budgets ont tendance à diminuer. L’occasion de voir de belles propositions avec un public fidèle, toujours nombreux et curieux, et pour qui c’est souvent une première approche d’un festival de rue.

J’ai pu y découvrir plusieurs spectacles dont :

Anatomik, de la compagnie Madame Kanibal (33)

Genre : Théâtre de rue / Fakir
Public : Tout public à partir de 6 ans ( accompagnés bien sur)
Durée : 30 mn

 

 

 

Devant son vestiaire en acier in oxydé, Madame Kanibal nous invite dans son intimité et se laisse aller à la séduction, toute en poésie cannibale et décalée. Un numéro de contorsionniste fakir, emballée dans une histoire de vie drôle et Rock’n’roll roll. Elle revisite les standards du genre, sourire au lèvres et trimbale son excentricité pleine de gouaille pour cacher une tendresse et une histoire que chacun interprétera selon ses propres échos. Un petit côté « Freaks » en hommage aux personnage de foire qui venaient exhiber leurs extravagances devant un public voyeur, mais recherchaient avant tout l’amour.

A la fois techniques, simples et spectaculaires, ses numéros comme son épilation à la meuleuse ou ses explorations bucco-nasales font un grand effet sur le public et cela fonctionne à merveille.

Une petite forme légère à partager et à découvrir

> Cours sans sac , de la compagnie Gay tympan (34)

Genre : Théâtre de rue / Déballage incantatoire poétique et révolté

Public : Tout public à partir de 10 ans ( 12/14 ans pour moi)

Durée : 40 mn

Sur un sol jonché de sacs, en papier, avec des inscriptions dessus, voila une proposition sur le questionnement, sur le regard des autres et sur les grands enjeux du monde. Une sorte de théâtre dansé existentiel où la comédienne danseuse traîne ses sacs comme autant de casseroles. On ne peut pas lui en vouloir : sur chaque sac il y a une part de ce qui fait notre monde: argent, guerre, travaille, guerre, pollution, dieu… : de quoi chercher à vider son sac quand on sait que chacune de ces choses contribue également à détruire ce qui fait la richesse de notre monde. Mais à vouloir parler de tout, on se perd parfois dans la diversité des situations et l’on ne peut en embrasser aucune, laissant pour moi, un léger sentiment de frustration.

Un travail sur le renoncement, avec quelques effets surprenants, à la fois très politique et tout en poésie, qui présente une autre approche que celle de la culpabilisation et des dénonciations. Un appel aux rêves pour solutionner toutes nos angoisses…

Ambitieux et accessible.

> « Songes » du Collectif Utopies (Auvergne Rhône Alpes & Paca)

Genre : Cirque

Public: tout public

Durée 45 mn

 

 

 

Un groupe de jeunes artistes, sortie tout droit de l’école de cirque de Chambéry, et qui s’est emparé de la proposition du festival : monter un spectacles en 5 jours autour d’un arbre central et majestueux, permettant à chacun de présenter sa ou ses spécialités. Un projet généreux et plein de potentiel (mais cela je ne l’ai su qu’après avoir discuté avec eux...).

J’ai été au départ attiré par le côté visuel et foisonnant de l’arbre à agrès : un tableau-trapèze, un lustre, des tissus, cordages et élastiques… . Cela donnait envie et me laissait plein d’attentes. Puis j’ai été surpris par le côté «amateur » de l’ensemble ( éclairage, enchaînement, technicité des numéros…) et la construction très scolaire. Toutefois, ces jeunes là dégageaient une vraie énergie et donnaient un aspect très touchant aux tableaux d’ensemble ce qui compensait largement la faiblesse technique. Ils sont tous les 8 à investir le plateau, mêlant calme et courses effrénées comme pour montrer la force du groupe.

Autour du thème du rêve, ces jeunes artistes ont construit un fil conducteur avec une voix off, qui lance ainsi trois ou quatre grandes séquences, en faisant référence à ce que chacun vit.

Chacun tente, avec ses faiblesses et ses points forts - et sans se mettre en danger -, des numéros, des effets et c’est immensément riche et créatif. La battle de mât chinois avec la brochette humaine, le lit-bateau évolutif ou le trapèze-tableau… autant d’idées dont ils s’emparent et qu’ils nous proposent. Bien sûr cela demande ensuite à être travaillé… ils ont imaginé cela en 5 jours.

Alors, nous avons imaginé des accueils dans des villages, pour affiner le spectacle, accueillir des ateliers d’initiation au arts du cirque et proposer le spectacle autour de l’arbre du village. Car chaque village à un arbre totem qui symbolise à la fois la tradition, l’ancrage et la vie qui évolue.

Si vous êtes intéressés pour accueillir cette forme, n’hésitez pas à nous contacter…

> Considérations de la compagnie Madame Riton (Occitanie)

Genre : Théâtre de rue – duo intime pour l’espace public

Public : tout public à partir de 12 ans

Durée : 55 mn

Un spectacle sur les hommes et les femmes ( mais surtout les femmes…) déjà vus à Aurillac il y a quelques années…Une sorte d’histoire des hommes et des femmes vue par les cons. C’est très drôle, une dentelle littéraire, juste et bien vue, dynamique et originale. On y suit le parcours de sa construction quand on est une femme ( Dominique), attendue comme un garçon. La découverte du corps, du plaisir, de l’amour, de l’enfantement et le recommencement.

Il faut être attentif pour ne pas perdre le fil de l’histoire et ses histoires de cons. Con-science ; con-fesse, con-gratulations et autres con-sidérations. Un très chouette moment.

 

> A côte de la plaque de la compagnie Alma (66)

Genre : théâtre de rue culino musico thétral

Public : Tout public

Durée : 50 mn

 

 

 

Une proposition culinaire et féministe, qui interroge la place de la femme sans lourdeur. Le trio fonctionne très bien, avec une accordéoniste qui vient ajouter une touche très particulière au rythme de cette proposition. L’objectif est de préparer le gâteau au chocolat de nos rêves, pretexte à l’énumération de souvenirs personnels et si communs, façon madeleine de Proust.

Une performance scénique et technique dans laquelle je me suis laissé embarquer avec grand plaisir.

Crédit photos : sites des compagnies et Patrick Denis

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:47
Cyrano de Bergerac
Cyrano de Bergerac

Spectacle du Collectif Chapitre Treize (91) vu le 27 juillet 2019 à 22h15 à l'espace Roseau Teinturiers dans le cadre du Festival Off d'Avignon 2019, du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Edmond Rostand

Mise en scène : Gaspard Baumhauer

Avec : Vincent Alexandre, Mickael Allouche, Antoine Aubert, Marie Benati, Alice Bergoënd, Younès Boucif, Elodie Faïd, Marcel Farge, Paul Scarfoglio, Leslie Gruel, Sydney Gybley, Marie Iasci, Barthélémy Maymat, Jordan Munoz, Pierre Szczurowski 

Création lumière : Erkan Narmanli et Hugo Manet

Genre : Tout Public

Durée : 1h50

 

 

 Imaginez que Cyrano n’ait pas été un poète du XVIIème siècle, mais un rappeur au XXIème siècle. C’est ce que le Collectif ChapitreTreize nous propose. Le texte reste le même et pourtant tout a changé. Le spectateur est à peine assis que toute la troupe des Cadets de Gascogne s’active dans les gradins. Les comédiens cachés au milieu des spectateurs nous surprennent, les répliques fusent à une vitesse folle.

 

Sur la scène, trône un échafaudage et ce qui semble être une table de mixage. Effectivement, on peut parler de remix ici, dans la mesure où Cyrano et son nez majestueux posent leurs vers « rappés » avec talent. La troupe nous offre donc l’histoire de Cyrano comme on peut la connaître, mais cette fois, elle sonne plus fraîche, rajeunie.

Le jeune homme, Cyrano, qui avait le pouvoir des mots tombe follement amoureux de sa cousine, la belle Roxanne. Malheureusement pour lui, cette dernière ne résiste pas aux charmes du nouveau compagnon des Cadets de Gascogne, Christian de Neuvillette. Mais ce garçon est incapable de dompter les mots, ce sont les mots qui le domptent. Il se trouve alors dépourvu face aux charmes de la jeune fille. C’est alors que Cyrano, de son grand cœur, lui propose son aide. Il accepte son sort, tant que Roxanne est heureuse, même si ce n’est pas avec lui. S’ensuit toute une tragédie où son amour pour elle ne fera que grandir, et où il sera aux premières loges du bonheur de sa cousine avec un autre que lui.

Le Collectif Chapitre Treize, dont le nom provient de Cyrano faisant lui-même référence à Don Quichotte, est là pour vous la conter. Cette jeune troupe nous régale avec son énergie et ses idées d’aller puiser dans la culture classique pour faire des spectacles qui n’appartiennent qu’à eux. Le contraste est foudroyant entre les alexandrins de Rostand et l’attitude de rue arborée par les comédiens, un mélange auquel on ne s’attendait pas mais dont on ne pourra désormais plus se passer.

Le collectif Chapitre Treize nous offre sur un plateau une pièce remise au goût du jour avec une énergie fantastique du début à la fin. C’est une pièce qui parle de jeunes qui veulent changer le monde à coup de mots, jouée par des jeunes qui changent le monde armés de mots.

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 20:46
Le Sens du Ridicule
Le Sens du Ridicule

Spectacle de la Cie Univers Théâtre (13) vu le 25 juillet 2019 au Paradise République dans le cadre du Festival off d'Avignon 2019. Du 05 au 28 juillet.

 

Auteur : Raymond Devos

Metteur en Scène : Philip Josserand

Comédiens : Tom Le Pottier, Robin Migné et Philip Josserand

Genre : Théâtre Tout Public

Durée : 1H10

 

 

Et si Raymond Devos n’était pas une mais deux personnes ?

Tom Le Pottier et Robin Migné sont deux jeunes comédiens pleins d’énergie et de talents. Il en fallait beaucoup pour incarner à eux deux Raymond Devos et retranscrire son univers à la fois loufoque et puissamment drôle. A eux deux, ils incarnent le grand humoriste, où plutôt, ils se chamaillent pour savoir lequel des deux est le VRAI Devos.

Du point de vue de la mise en scène, ils enchaînent les différents sketchs du grand comique pour notre plus grand bonheur, s’interrompant régulièrement pour échanger avec le metteur en scène assis en régie et brisant ainsi toute convention habituelle du théâtre. Les fous rires s’enchaînent aussi rapidement que les sketchs. Les deux comédiens se les approprient brillamment.

L’hommage est réussi et le challenge du comique également. Les deux comédiens jonglent avec les mots qu’ils modulent à la perfection avec une énergie remarquable.

Néanmoins, une question flotte au dessus du spectateur pendant toute la représentation, finalement, lequel des deux est le vrai Raymond Devos ? Pour le savoir, il suffit d’aller voir la pièce !

 

 

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