Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • www.vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr

Bienvenue

Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
Si vous souhaitez prendre contact avec l'une des compagnies présentées, adressez nous un mail à blog@vivantmag.fr, nous vous adresserons rapidement leur coordonnées.
Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
Le Catalogue Vivant 2013/2014 des Spectacles repérés est disponible...
> Commande en ligne sur le site.

Rechercher

Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 12:31
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

GILGACLASH

Spectacle du théâtre Scrupule du Gravier (13) vu le 16 juillet à 15 h  au théâtre des Carmes dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 24 juillet sauf jeudi.

 

Mise en scène : Pauline Fontaine, Julien Tanner, Maxime Touron

Interprètes : Forbon N'Zakimuena, Julien Tanner, Maxime Touron

Création musicale : Forbon N'Zakimuena

Création et régie lumière : Pablo Hassani, Enguerrand Michelin

Création et régie son : Robin Hermet, Anthony Morant.

Genre : théâtre musical

Public : tout public à partir de 12 ans

Durée : 1H15

 

Le Scrupule du Gravier a choisi de mettre en scène l’Epopée de Gilgamesh, demi-dieu, roi d’Uruk, l’une des plus anciennes œuvres littéraires de l’humanité, écrite sur des tablettes d’argile dont on a découvert une partie à Ninive en Mésopotamie au VIIème siècle avant JC.

Gilgamesh, sorte de géant qui ne craint rien ni personne, tyrannise son peuple. Les habitants d’Uruk ne cessent de se plaindre auprès des dieux qui créent alors, pour le vaincre, un être à sa mesure, Enkidu. Après un combat mémorable - qui semblait devoir se passer sur un ring, mais que la Compagnie a  transposé en une sorte de jeu « Papier/feuille/ciseaux » plutôt comique ! -  Enkidu et Gilgamesh contre toute attente, deviennent amis. Ensemble, ils réalisent de nombreux exploits. Ils triomphent du géant Humbaba, gardien de la forêt des Cédres, et du taureau céleste que leur envoie la déesse Ishtar pour se venger de Gilgamesh… Les dieux prennent ombrage des affronts qui leur sont infligés et provoquent la mort d’Enkidu. Terrassé, Gilgamesh se lance alors dans une quête pour l’immortalité, qui le conduira aux confins du monde et l’amènera à prendre conscience de sa fragilité.

La proposition du Scrupule du Gravier est une sorte d’OVNI théâtral, un spectacle-concert mêlant jeu, récit, danse, musique hip hop, rap, sans oublier une bonne dose d’humour, porté par trois formidables comédiens-chanteurs. Sur le plateau nu, seuls trois micros sur pied sont positionnés, et une table de mixage/beat box occupe le fond de scène, maniée la plupart du temps par Forbon N'Zakimuena. Ainsi, l’accompagnement sonore et la musique font partie intégrante du spectacle. De même que la lumière, particulièrement étudiée, est un élément incontournable. A tel point, par exemple, que la scène de la création d’Enkidu par les dieux, très réaliste, éclairée par une seule lumière rasante, donne réellement l’idée du gigantisme du personnage.

Entre échanges avec le public (avant le spectacle, certains spectateurs sont salués nominativement comme des personnalités de la ville d’Uruk, et pendant le spectacle, les comédiens digressent fréquemment pour s’adresser au public) puis récit et mise en scène du récit, enregistrements en beat box, rap et hip hop, interprétation interchangeable des personnages, les comédiens dynamisent (pour ne pas dire dynamitent !) leur sujet et réussissent leur pari de rendre vivant ce mythe venu du fond des temps. Cette épopée devient ainsi une aventure moderne, qui aborde des thématiques intemporelles tels l’amitié, l’amour, l’apprentissage de la vie  et la confrontation inéluctable avec la mort…


Cette proposition novatrice m’a impressionnée par la qualité de la mise en scène et du jeu, la variété des moyens d’expression mis en œuvre, l’interactivité bien pensée avec un public conquis. Ce spectacle me semble par ailleurs propre à réconcilier les adolescents avec les récits mythologiques réputés parfois soporifiques, et à leur prouver si besoin était que le théâtre peut aussi leur servir des périples qui n’ont rien à envier aux meilleurs road-movies…

 

 

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 20:10
Source officielle Festival Avignon

Source officielle Festival Avignon

One more?

Spectacle de la Compagnie « IN-SENSO » (75) vu le 13 juillet à 22H05 au Théâtre Golovine dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 26 juillet (Relâche les 8 15 et 22).

 

Chorégraphe : Odile Gheysens assistée d’Astrid Grant 

Danseurs : Eva Yufra - Andrès Surra - Odile Gheysens et Sylvain Beauchamps

Genre : danse

Public : tout public

Durée : 55 mn

 

 

Ne pas passer par le Théâtre Golovine lors de mon festival, voilà qui est inenvisageable ...La danse fait partie de moi depuis mon plus jeune âge et j’ose espérer l’enseigner encore longtemps…

 

Pour ce spectacle, un titre et une affiche « One more, tango contemporain ». Mon œil affûté par tout ce qui touche à la danse est intrigué par le sous-titre car je n’ai jamais vu de chorégraphie de « tango contemporain », alors je décide d’y aller. Je suis rarement déçu au Golovine. Pour avoir travaillé il y a de nombreuses années avec Solange, Serge et Jean, je sais qu’un lieu ne s’appellerait pas ainsi si sa programmation n’était pas de qualité !

C’est en effet à un spectacle de qualité que j’ai assisté : quatre danseurs - 2 femmes, 2 hommes - tout de noirs vêtus au physique différent. Au regard du sous-titre, le spectateur s’attend à du tango via la musique ou la gestuelle. Si possible les 2 à la fois.

Ici, il n’en est rien. Odile Gheysens a imaginé tout autre chose, elle qui virevolte depuis plusieurs années autour du « Tangoperf » sous des formes souvent peu communes. La première image est belle et sensuelle : celle des 2 danseuses en bord de plateau sous une lumière orangée. Puis tout s’enchaîne avec grâce et harmonie et le spectateur averti perçoit rapidement ce qui a pu animer la chorégraphe : l’Humain avec un grand « H ».

Car le tango est-il autre chose : être en contact avec l’Autre, fusionner avec lui et faire corps. Mais ces corps réunis, qui sont-ils finalement ? Chacun reste pourtant bien dans sa propre identité… Alors qu’est-ce qui les réunit ?

A un moment, un des 2 danseurs boxe… Que vient faire la boxe dans un spectacle de tango, discipline qui vise surtout à se protéger le visage et le sternum. Alors que dans la danse tout doit être surdimensionné, jusqu’au plus petit muscle dissimulé. Et bien, c’est le corps. Tout simplement… Celui qui est unique pour chacun de nous mais qui vise à l’universel.

Les 4 danseur.s.e.s occupent l’espace avec élégance. On les sent complices et la chorégraphie est bien huilée. Pas de temps mort.

Les 4 corps des danseurs confectionnent les émotions avec brio sur les musiques de Bach, de Rami Khalifé ou encore de Piazzolla (le tango n’est pas loin quand même…).

Le spectateur passe un très joli moment dans le flux de cette pensée en images mis sur pied par Odile Gheysens et joliment ficelé par ses 3 partenaires.

 

Alors «  One more ?». Formule contradictoire et polie pour ne pas recommencer un nouveau tango lors d’un bal argentin.

Mais moi je dis « Oui, encore une fois, s’il vous plaît », histoire de contredire l’euphémisme de circonstance...Et merci pour ce « tango » nouveau !

 

 

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 14:38
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Le procès du Loup

Spectacle de Cie Tam Tam (64) vu le 17 juillet à 10H10 au théâtre Espace St Martial dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 4 au 27 juillet, sauf dimanche

 

 

Auteur : Zarco Petan

Mise en scène : Thierry Lutz

Comédiens : Christophe Biamont

Genre : théâtre

Public : tout public à partir de 6 ans

Durée : 55 min

 

 

L’idée d’aborder le conte du « Petit chaperon rouge » par le biais d’un procès intenté au Loup, pour meurtre avec préméditation sur les personnes du chaperon rouge et de sa grand-mère, introduit si besoin un note particulièrement dramatique dans cette histoire.

 

De fait, nous voilà transportés dans un tribunal sommaire, avec estrade et barre des témoins, deux chaises, une cage pour le prévenu. Sur l’avant de la scène, une corde descend du plafond, funeste présage d’une sentence à venir… Le juge, les avocats de l’accusation et de la défense, les témoins (le lièvre, le chasseur, le chaperon rouge), et l’inculpé, vont tour à tour prendre la parole. L’ensemble du  public sera finalement appelé à se prononcer, ainsi que deux jurés choisis dans l’assistance.

La solennité du prétoire est assez bien rendue, avec ses représentants réels, en opposition au crime et aux personnages mis en scène, totalement fictifs, issus d’un conte, rappelons-le, imaginé par les frères Grimm.

Le comédien, après avoir expliqué les règles de ce qui est présenté comme une sorte de jeu, endosse le rôle du juge et des avocats. A l’aide de quelques accessoires et changeant de costume à vue, il incarne également les témoins et le loup. L’avocat de la défense attire l’attention sur ce qu’on oublie aussi parfois, la violence exercée à l’encontre du loup, à qui le chasseur a ouvert le ventre à vif pour en sortir la grand-mère et le chaperon rouge. Les dépositions des témoins révèleront quant à elles quelques surprises… Sans parler du loup, qui ne se souvient de rien et plaide non coupable !

La mise en scène souffre à mon sens de quelques longueurs, dont on peut aussi imaginer qu’il s’agit d’un parti pris pour asseoir  la solennité du propos ?? Cependant les changements de costume sont parfois laborieux, ce qui casse un peu le rythme, alors qu’un simple pantalon à taille élastique rendrait les choses plus aisées.

 

Néanmoins, la compagnie Tam Tam nous livre un spectacle de bonne tenue dans l’ensemble, parfois drôle (un peu, quand même !) et qui permet aux jeunes enfants d’appréhender la réalité d’un univers inconnu d’eux, celui d’une cour de justice, où tout citoyen peut être appelé à répondre de ses actes, et ceci par le biais d’un conte dont ils connaissent bien la teneur, mais certainement pas sous l’angle ici mis en scène.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 14:29
Le Mardi à Monoprix
Le Mardi à Monoprix

Spectacle de la Cie de L'Inutile (31) vu le 18 juillet à 20h 45 au théâtre de l'Albatros (côté jardin) dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet (relâches les 9, 16 et 23 juillet).

 

Auteur : Emmanuel Darley

Mise en scène : Eric Vanelle

Comédiens : Delphine Saint-Raymond, Marc Compozieux 

Genre : Théâtre, LSF (Langue des Signes Française)

Public : Tout public (à partir de 14 ans)

Durée : 1H15

 

 

Chaque mardi, Marie-Pierre s'occupe d'André, son père. Et chaque mardi c'est la même chose : Marie-Pierre fait le ménage, la lessive, le repassage et les courses à Monoprix. « Jean-Pierre », désormais « Marie-Pierre » continuera-elle à alimenter cette relation qui lui coûte ?

 

Ce spectacle est signé (en *Langue des Signes Française) par une comédienne pleine d'expressivité. Je ne m'y connais pas en LSF* et c'est l'occasion de me laisser entraîner dans le monde visuel et significatif de cette langue pour le moins théâtrale.

Deux femmes sont sur le plateau. Elles sont habillées en jupe à cerises, talons vernis et chemisier rose. Je me fais la réflexion qu'un certain stéréotype de la « femme » existe ici. Cependant, cela ne me dérange pas car je conçois que la féminité puisse s'exprimer de cette manière.

La scénographie ? Une forêt de maigres lampadaires (presque des piques) aux têtes d'ampoules fines. Il s'agit plus de symboles que de mobilier. Cela laisse de l'espace à la narration et aux personnages.

Dans cette pièce, la transidentité s'exprime et se vit par procuration. Pourtant je ne dirais pas que c'est le sujet principal, étant donné que la langue des signes attire beaucoup notre attention. « Le Mardi à Monoprix » fait exister autant une histoire Trans que Signée.

La pièce est un peu longue mais l'histoire se tient. Le/a comédien/ne a la voix qui ne porte pas assez : une question d'articulation. Il ne manque pas grand chose pour mes 3 étoiles...

 

Vive le Spectacle accessible à tou.te.s et ouvert d'esprit ! Vive la Compagnie de l'Inutile !

Je vous le recommande sans contre-indication !

 

 

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 13:24
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Chroniques d'un escargot (création 2018)

 

Spectacle de Cie La Caravelle (77) vu le 15 juillet à 10 h 25 au théâtre des Lucioles, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf mardi

 

 

Auteur : Thomas Gendronneau et Anthony Falkowsky

Mise en scène : Thomas Gendronneau

Comédiens : Anthony Falkowsky

Genre : théâtre

Public : tout public à partir de 6 ans

Durée : 1H

 

 

Louis adore les histoires. Son grand-père est heureux de lui en raconter et de lui faire partager sa passion pour la musique de jazz américaine et pour les films de Jean Paul Belmondo, dont il a toutes les cassettes vidéo. Louis aime se réfugier dans le grenier familial. Il peut alors visionner tranquillement les films de Bébel, se rejouer en playback et mimer de nombreuses scènes qu’il connaît par cœur, écouter et danser au son des vieux vinyles de son grand-père, ou rêver tout simplement.

Dans le bric-à-brac entreposé dans le grenier, Louis puise les objets qui lui permettent de mettre en scène et revivre devant nous les parties de pêche et les promenades en forêt qu’il partage avec son grand-père. Louis nous parle aussi de sa vie de jeune écolier, de son ami Nathan, de son amoureuse Daphné, de son instituteur en qui il voit Karpov, l’ennemi juré de Bob St Clair/Bébel dans « le Magnifique »… Sans oublier de nous présenter son fidèle compagnon, son escargot Bébel. Au milieu de tout çà, il s’interrompt à plusieurs reprises pour tenter, en vain, d’enfiler la boule d’un bilboquet sur sa tige…

Anthony Falkowsky, en barboteuse bleu, incarne un petit garçon de 8 ans tout à fait convaincant. Il s’est approprié la gestuelle d’un enfant, ses erreurs de langage dues à l’incompréhension de certains mots utilisés par les adultes (son grand-père est « elleniste », il travaille le bois !) et la propension à sauter  d’un sujet à un autre, aidé en cela par un imaginaire vif et débordant. Brillante démonstration qu’il est aussi possible de s’occuper, de jouer et de rêver sans la moindre console électronique, ni le moindre téléphone et ses multiples applications…

Le comédien excelle à transformer sa voix et son visage, pour interpréter tous les personnages qu’il évoque (même Belmondo !) et qui jouent ensemble, s’affrontent,  se répondent, interprétant avec aisance  l’un et l’autre simultanément.

L’auteur et son interprète nous offrent une jolie proposition, une sorte de voyage initiatique et un hommage à un grand-père dont nous avons tous rêvé (ou connu, par chance), même si j’ai trouvé la fin un petit peu triste.... Ce spectacle plein de poésie, un brin nostalgique, peut être partagé en famille sans hésitation, pour le plaisir de tous.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 11:36
La Quête du miel
La Quête du miel

Spectacle du Collectif Antilope (45) vu le 13 juillet à 15H50 au Théâtre des Barriques dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019 (relâche les mardis).

 

Texte et jeu : Alexandre Beaulieu.

Mise en scène : Pierre Alfred Eberhard

Scénographie : Humphrey Vidal

Voix off : Jean Burucoa et Doriane Ayxandri

Musique : Thibaut Marchal

Genre : Théâtre

Public : Jeune public

Durée : 50 minutes

 

 

Ce spectacle, je l’ai raté l’an dernier alors que je voulais le voir absolument. Alors, cette année ça n’allait pas être le cas! J’avais envie de retourner en enfance, de ne pas lâcher mes rêves de gosse sous prétexte d’être entrée dans ma vie d’adulte, mais de me laisser bercer par la magie des contes que j’ai toujours privilégiés dans mon enseignement auprès de mes élèves de Collège, quelque soit le niveau.

Parce que les contes, ça marche… !

 

 

Ce jour-là, il y avait plein d’enfants dans la salle, comme les autres jours certainement. Dès les premiers mots prononcés par le comédien -dont le visage m’a rappelé celui de Grand Corps Malade, similitude toute personnelle qui inconsciemment me laissait présager que les mots seraient là ...- le spectateur est embarqué dans l’histoire de Petit Ours.

Le parti pris d’imaginer le comédien Alexandre Beaulieu lui-même dans le rôle de l’ourson fonctionne à merveille car il n’y a aucune distanciation et les yeux des enfants pétillent. Certains commentent à voix haute les aventures de Petit Ours sous les « chuuut » ostentatoires de leurs parents…

La mise en scène est subtile, toute en suggestions visuelles et sonores efficaces et très poétiques. Si mon voisin ou ma voisine a perçu d’autres choses que moi, c’est tant mieux. Un simple tulle sur lequel est projeté un visuel onirique permettant la libre circulation des images renforce le pouvoir de l’imaginaire. Le spectateur est aux côtés de cet ourson chaque seconde. Près de lui. Tout près.

Sur son chemin initiatique, il va croiser plusieurs personnages qui l’aideront à grandir en lui faisant peur ou en le rassurant. Comme le vieil ours, le Sage, ou ce papillon-ami à la splendide voix douce posé sur sa truffe et qui le rassure tout en l’aidant à mieux saisir le sens de sa quête.

Car au départ, Petit Ours part sur les chemins pour aider son père qui rêve de miel. Finalement, c’est lui-même qu’il rencontrera, confronté à sa propre volonté, à ses propres doutes. Petit Ourson est seul tout compte fait et n’est-ce pas en étant seul que l’on se forge davantage dans la vie ? Et ce miel tant attendu, le trouvera-t-il ?

Alors, bien sûr, certains verront dans cette fable allégorique bien d’autres choses que de simples connotations enfantines et poétiques ! Ce ne sont pas les moments qui manquent sur cette heure de spectacle, notamment la quête du nectar doré qui permet de voir le monde plus beau … Je plains ces personnes d’avoir perdu cette part d’enfance en eux et leur monde doit être bien gris :

-« Seuls sont capables de grandir ceux qui se voient vraiment tels qu’ils sont ».

 

J’attends impatiemment l’an prochain la nouvelle création de ce Collectif, « Le Chevalier sans quête ».

Mais pour l’heure courez voir Petit Ours, saisissez au hasard une métaphore ou deux, tirez au hasard sur un des nombreux fils poétiques de ce conte remarquablement écrit et vous passerez un merveilleux moment de votre Festival.

Vite !! Plus que quelques jours….

 

 

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 09:51
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

Barber Shop Quartet Chap IV

Spectacle de la Cie Barber Shop (33) vu le 18 juillet à 11 h 40 à l’Espace Alya, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 18 au 28 juillet, sauf le 24 juillet.

 

Auteur : Bruno Buijtenhuijs

Mise en scène : Barber Shop Compagnie

Comédiens: Marie-Cécile Robin-Heraud, France Turjman, Bruno Buijtenhuijs, Xavier Vilsek

Direction Vocale : Marie-Cécile Robin-Heraud

Genre : spectacle musical  

Public : tout public à partir de 12 ans

Durée : 1H15

 

 

Bien que je sois fan de spectacles musicaux, je n’avais pas encore vu ceux proposés par la Barber Shop Compagnie. La chronique publiée dans nos pages en juillet 2016 à propos du chapitre III avait titillé mon intérêt…  Il fallait donc réparer au plus vite cette lacune.

 

 

Si j’en crois la rumeur, les spectacles du Barber Shop font toujours salle comble. En l’occurrence, il semble que de nombreux « habitués » soient aujourd’hui revenus voir et entendre leur groupe vocal préféré. Ils sont d’ailleurs accueillis avec un premier opus, un « Bonsoir » adressé personnellement à certains spectateurs dont le groupe fait l’appel des noms qu’ils ont pris soin de relever !! On est déjà dans l’ambiance…

Pas de décor, mêmes costumes datés années 1950, identité visuelle du groupe, les membres du Barber Shop n’ont besoin de rien d’autre que de leur instrument, leur voix, parfois accompagnée par Bruno Buijtenhuijs à la guitare. Et ces quatre là savent jouer de leur instrument, pour un résultat plutôt pas mal…  Mais ils savent aussi manier l’humour et l’autodérision, éventuellement se chamailler ! Heureusement, la toujours revêche soprano, Marie-Cécile sait ramener tout le monde dans le droit chemin. Sinon on n’avancerait pas et on y serait encore demain, non mais !!

Les chansons s’enchaînent, entre créations originales et pastiches de chansons existantes, voire mise en paroles absurdes ou irrespectueuses de compositions classiques, comme l’Ave Maria. J’ai noté en particulier un concert « sous-marin » jubilatoire, des variations comiques sur « Comme d’habitude », enfin un bel hommage aux différentes formes de chorales, dont bien sûr le quartet est lui-même issu… De la chorale « basique » où les couacs dominent, aux chorales Gospel ou autres chorales dédiées pouvant rassembler des personnes porteuses d’un même handicap… (je vous laisse imaginer la dérive).

En fin de concert, le groupe fait une intéressante mise au point concernant les règles qui régissent Le Rappel…Cinq rappels sont évidemment déjà prévus, le sixième étant une injonction, gentille puis plus directe, pour signifier que le spectacle est TERMINE…« Rentrez chez vous » … !!!

 

Ne vous privez surtout pas d’un tel spectacle, drôle et plein de surprises, çà vous donne la pêche pour toute la journée…
Pour ma part, j’ai eu le plaisir en prime, de retrouver Xavier Vilsek dont j’ai loué la semaine dernière les compétences exceptionnelles de bruiteur dans le concert pour le jeune public des Gloops, au Forum.

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 14:43
L.U.C.A. (Last Universal Common Ancestor)

 

Spectacle du théâtre de l'Ancre, coproduction théâtre Wallonnie-Bruxelles, La Charge du Rhinocéros et théâtre Jean Vilar, vu le 10 Juillet à 17h30 à la patinoire (salle excentrée de la Manufacture, navettes gratuites aller-retour au départ de la Manufacture)  dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 25 Juillet 2019 (Relâche le 11 et le 18 juillet).

Conception, texte et interprétation : Hervé Guerrisi et Grégory Carnoli

Co-mise en scène : Quantin Meert
Genre : Théâtre
Public : Tout public
Durée : 1h45

        Deux amis, Hervé et Grégory nous ont rassemblés pour retracer leurs origines. Ils sont sympathiques ces jeunes Suisses d'origine italienne (si on remonte seulement aux trois dernières générations...) qui viennent se produire en France et que les gens prennent pour Brésiliens, Marocains ou Espagnols !

        Ce spectacle s'attaque à une recherche identitaire commune qui évoque et illustre l'idée de fraternité. Mais sommes-nous tous frères, si nous continuons de fermer nos frontières et nos esprits à l'autre ? La question a le mérite d'être soulevée, bien que le raccourci soit un peu rapide entre question généalogique et question migratoire. Il n'empêche que le rire provoqué par ces deux lascars est bienveillant, ni cynique ni gras, et ce moment agréable nous rassemble déjà. Objectif social atteint. Pour ce qui est du plateau, l'écran en fond de scène sert assez bien le travail des comédiens, tantôt en nous offrant une seconde perspective de jeu, tantôt en fournissant un décor pour se repérer dans les méandres des recherches. Bien que part belle soit faite à l'enregistrement sonore et visuel, le jeu reste central et de qualité. Pantomime, danse, jeu avec ou sans quatrième mur... Le dynamisme est au rendez-vous !

       Ce spectacle ne se contente pas de nous faire voyager en Italie ou aux origines de Greg et d’Hervé : il nous ramène à notre manière de nous inscrire dans une continuité familiale ou de nous en détacher. Intelligent, familial et dynamique, un incontournable du Off 2019 !



 

 

Partager cet article

Repost0
19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 14:27
Source officielle Festival Avignon

Source officielle Festival Avignon

Les Justes

Spectacle de la compagnie «  Les 6 ‘Thèmes Théâtre » (69) vu le 8 juillet à 10H50 au Théâtre Pixel dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 4 au 28 Juillet (Relâches les jeudis).

 

Texte : Camus

Mise en scène : Aurélie Camus assistée de Tiffany Léonard

Comédiens : Fany Burgard -Tiffany Léonard -Sébastien Hugues Gillie -Adrien Pont -Luc Févry et Lucas Jason Perrot

Genre : Théâtre

Public : Adulte

Durée : 1H20   

 

 

« Les Justes », c’est une pièce sur  l’Humain, dans tout ce qu’il a de fragile, d’excessif, de contradictoire, d’engagé, de fervent ou de défaitisme affiché. Sur l’Amour aussi comme en témoigne un des titres que Camus avait envisagé, « Les Meurtriers délicats ».

 

J’ai planché sur ce texte il y a de nombreuses années pour mon Capes et j’en ai vu des adaptations…Ce texte ne me lâche pas parce qu’il soulève des questions essentielles et existentielles incontournables. Alors, je suis allée encore une fois assister à une nouvelle version théâtrale, toujours un peu impatiente et fébrile.

 

Ici, la mise en scène est fine, sans débordement ni extravagance. Les six comédiens tiennent leur rôle «  justement ». Le parti pris d’un angle « organique » par la metteure en scène surgit dès le début. Au Pixel, les premiers rangs sont tout proches du plateau et cela renforce sans doute cette sensation bien tangible. Et j’étais au premier rang. Des références aux « sens »,  il y a en a dans cette mise en scène : nous aussi on éprouve les coups de fouet que Stépan a reçus en prison, lesquels lui imposent un rapport très particulier au toucher. Ou on s’identifie à Dora qui reçoit toutes les confidences des autres protagonistes et cela met notre ouïe en éveil.Et puis avant le début de la pièce, on savoure un petit bonbon posé gentiment sur l’accoudoir du fauteuil comme un avant goût subtil de ce que nous allons vivre. Délicate attention…

L’épure de la mise en scène renforce la puissance des mots de Camus sans en dévoyer l’intention. Rien de trop. Juste l'essentiel pour appuyer le jeu incarné des comédiens. Une mention toute particulière à Luc Fevry, interprétant tour à tour Annenkov et Foka. Il charpente avec professionnalisme le jeu de ses cinq autres jeunes partenaires, en grand devenir théâtral eux aussi.

 

Un grand bravo à cette jeune troupe lyonnaise et aux jeunes acteurs à qui je souhaite une longue route sur ce chemin artistique.

«  Continuez à vivre vos éventuelles contradictions !

    Mais ne mourrez pas !

    Continuez à jouer votre vie ».

 

 

Partager cet article

Repost0
19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 10:56
Robert est en examen
Robert est en examen

 

Spectacle de la «Cie Argenteuil Théâtre Public» (95-Val) vu le 14 juillet  à 20h30 au Sham's dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Robert Valbon

Mise en scène : Robert Valbon et Floriane Zeisser

Comédien : Robert Valbon

Genre : Théâtre

Public : Tout public à partir de 10 ans

Durée : 1H10

 

 

Nous avons assisté à une mise en examen sous toutes ses formes. Tous ces angles permettent de cerner la personnalité et l'histoire de Robert.

 

Bien sûr, cela commence chez le médecin. Mais ensuite nous assistons à la succession de nombreux tableaux où la musique et la poésie ont une place d'honneur. Coupable d'être, ou ne pas être, c'est une question. Les situations tantôt cocasses, sérieuses ou périlleuses mettent en jeu un Robert émouvant, drôle et entier. Il se donne comme on se livre chez le médecin, le psy, le percepteur. Le spectacle nous offre une scène musicale dans laquelle Robert joue du violon de dos. Vaste supercherie, clin d'œil et sourire aux lèvres. Un présentateur d'Arte, français, en français ; puis son homologue allemand, en allemand. Robert explore un présent partagé, il met à son tour en examen le quotidien autant que l'art. J'ai été frappé par la maîtrise du jeu, du geste, des positions parfois déjantées, mais toujours bienveillantes. Artiste complet, il se complait dans des situations délicates qu'il sait tourner à son avantage. A la fin, ayant tout donné, il se retrouve nu dans la plus simple expression du terme.

 

Venez observer l'animal humain, artiste, dans sa cage. Venez partager avec lui les richesses de son imagination, de son histoire. Vous en garderez un sentiment de satisfaction.

 

Partager cet article

Repost0