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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 14:04
Source officielle Festival AVI

Source officielle Festival AVI

Paulina

Spectacle  de la Compagnie Antisthène (75) vu le 14 Juillet à 22H au nouveau Théâtre «  Sham’s »  dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019 (Relâche les lundis).

 

Texte : d’après Angelica Liddell

Mise en scène : Jessica Walker

Comédiens : Clémence Caillouel

Genre : Théâtre

Public : Adulte

Durée : 1H

 

De quelle planète cette comédienne incarnant le personnage de Paulina descend-elle ? Et que nous dit-elle précisément, Paulina ?

Qui est-elle ? Où est-elle ?

 

Je me suis demandé tout ça au début de ce spectacle dans lequel Clémence Caillouel à la fois troublante et captivante incarne à elle seule toute la violence faite aux femmes mexicaines pour la seule raison qu’elles sont « femmes ». Mais Paulina hurle son besoin d’amour avant tout. Paulina Elizabeth Lujan Morales, 16 ans, qui, sous la plume d’Angelica Liddell, est la voix de toutes ces femmes assassinées au Mexique, une véritable pandémie que l’Etat de Mexico ne parvient pas à endiguer. Mais cette barbarie dont nous parle ce spectacle est-elle le seul fait de ce pays ? C’est une question à laquelle le choix de mise en scène ne répond pas et laisse le spectateur face à lui-même.

L’actrice est exceptionnelle dans son panel diversifié d’évocations qui octroie au spectateur une grande prise de conscience. L’actrice oscille entre une grande force d’interprétation et des jeux parfois subtils et un peu fragiles et enfantins. On a envie de prendre Paulina dans nos bras, de lui soigner les coupures qu’elle a partout sur le corps, de venir la chercher dans cette chambre d’hôtel où elle est enfermée.

Elle campe aussi d’autres voix plus en sourdine comme celle de cet homme qui jouit et qui se targue de faire de la morale mais c’est la voix de Paulina qui éclate. En chantant par exemple « Poupée de cire, poupée de son » ou en reprenant la célèbre phrase de Brigitte Bardot dans « Le Mépris »  de Godard :

-« Tu les trouves jolies mes fesses ? Et mes seins, tu les aimes ? » 

La mise en scène est déroutante, entre Caraïbes et Carnaval de Rio, des lampions et de longues tresses de raphia jaune.Mais tout se ternit vite. Un projecteur tenu par une technicienne près du plateau  braque Paulina dans une lumière orange et elle devient comme un papillon multicolore qui se brûle les ailes.

 

On a peur pour elle et de la fin attendue. Des moments de silence renforcent cette impression. Paulina est pudique. Paulina est seule. Les yeux verts envoûtants de Clémence Caillouel vous hypnotiseront et sa voix portera à coup sûr plus loin que le Mexique ; vers Gaza par exemple : « La muerte en directo ».

Courez voir ce spectacle …. ! Parlez-en autour de vous. Vite … Vite….

Surtout si vous êtes « femme ».

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 21:41
1936, Histoires(s) des congés payés
1936, Histoires(s) des congés payés

Spectacle de la compagnie « Tecem » (75) vu le 11 juillet 2019 à la Bourse du Travail dans le cadre du festival Off d’Avignon. Du 5 au 26 juillet 2019 à 15 h (relâche les lundis).

 

De et par : Caroline Diesbach

Genre : Théâtre clownesque, marionnettes et vidéo
Public : Tout public à partir de 12 ans
Durée : 60 mn

 

 

Ce spectacle sur les congés payés, qui plus est à la bourse du travail, avait attiré mon attention sur un sujet qui pour le moment n’est pas remis en cause… mais qui sait ? J’étais donc plein d’attentes pour voir un spectacle de théâtre documentaire ou politique sur un sujet d’actualité.

 

Sur scène, la comédienne marionnettiste arrive avec une grande marionnette. C’est Mr Paul, conférencier spécialiste des congés payés, dont elle est l’assistante. Un conférencier un peu misogyne et maladroit et dont la relation avec son assistante semble un peu tendue. Celui-ci nous rappelle très (trop?) brièvement l’histoire du Front Populaire, des luttes et des actions de résistance qui ont permis son élection et apporté des augmentations salariales significatives, la semaine de 5 jours et deux semaines de congés payés ! Bref la naissance d’une vie rêvée en 1936 et qui ne durera que jusqu’en 1939, car la guerre ne connaît pas de vacances.

Le gouvernement d’alors avait trois femmes en son sein… alors que les femmes n’avaient même pas encore le droit de vote. Surprenant quand même!

Après cette première partie documentée, nous voilà partis avec d’autres marionnettes, toujours manipulées par la comédienne, pour retracer les petites histoires de ces congés payés à travers une galerie de personnages: ouvriers, paysans, artistes, lavandières,… On y découvre l’état d’esprit d’alors, les envies et les résistances de chacun, la montée d’un environnement fascisant, pour terminer sur l’image des vacances pour tous : l’accès à la mer.

La clown Vroum maîtrise les variations des voix et dispose d’un bon environnement sonore et visuel. L’idée de ce pont entre petites et grande histoire(s) est séduisante. Néanmoins, je suis resté un peu sur ma fin, dans ce mélange d’univers. C’est la première expérience en solo de marionnettiste pour Caroline Diesbach et peut-être le spectacle doit-il encore se patiner.

A vous de voir...

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 21:36
Don Juane
Don Juane

Spectacle la Compagnie « L’Atelier continue » (75) vu le 16 juillet à 18h40 à l’Espace Alya dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet (relâche les 10, 17 et 14 juillet).

 

Texte : Molière

Metteuse en scène : Emmanuelle Erambert

Comédiens : Garance Dupuy, Salomé Benchimol, Léna De Saint Riquier, Eugénie Thieffry, Christophe Mai, Sarah Ibrahim, Baptiste Dupuy, Lancelot Cherer, Emmanuelle Erambert

Régisseur : Arthur Dupuy

Costumière : Ophélia Bonal

Genre : Théâtre

Public : à partir de 10 ans

Durée : 1H25

 

Œuvre littéraire, opéra, pièce de théâtre … on connaît tous Don Juan qui vit dans le plaisir de sa vie, s'opposant aux contraintes et aux règles sociales, morales et religieuses, et ignorant volontairement autrui. Celui qui est à la fois cynique, égoïste et destructeur. Aujourd’hui - ce soir - Don Juan est une femme !

 

Don Juan devient donc Don Juane, jeune femme qui prend le pouvoir, s’amuse, séduit, se bat, court d’une conquête à l’autre. Elle prend en main son destin et refuse que l’on choisisse à sa place, quitte à se perdre… Complexe, ambiguë, libre jusqu’au bout des ongles, séductrice mais sincère, foudroyante et foudroyée, Don Juane revendique une vie faite d’éternelles jouissances, dans un monde de contraintes et de chaos…

La compagnie a choisi d’inverser systématiquement les rôles ce qui rend la pièce cocasse. Le texte, respecté à la lettre, est agrémenté d’intermèdes musicaux, chansons modernes de pop-rock. Ce mélange entre le texte original et le côté comédie musicale est tout simplement irrésistible.

 

C’est surprenant, sexy, séduisant, féminin et … très, très drôle.

Ne vous en privez surtout pas !

 

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 21:14
SHERLOCK HOLMES et le mystère de la vallée de Boscombe
SHERLOCK HOLMES et le mystère de la vallée de Boscombe

 

Spectacle de «Compagnie Tête en L'Air» (75 - Paris) vu le 13 juillet 2019 à 17h00 à L'Entrepôt(Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 (jours pairs).

 

Auteur : Arthur Conan-Doyle, Christophe Delort

Mise en scène : Christophe Delort

Avec Charlotte Gachon, Sidonie Groignet, Karim Wallet, Christophe Delort

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 6 ans

 

 

Le spectacle commence dans la pénombre. Une attaque de diligence. Sur le nombre des hommes qui la conduisait, un seul est épargné. Sherlock Holmes n'est pas un Shérif, mais pourtant cet évènement va provoquer, plusieurs années plus tard, un crime pour lequel il sera fait appel à son habileté de détective.

 

Trois acteurs vont tour à tour interpréter les différents personnages de l'intrigue. Un jeu s'établit dès le début avec le public. Celui-ci sera témoin des interrogatoires et les indices seront découverts les uns après les autres afin qu'au dénouement, le public participe à la résolution de l'énigme. Chaque chapitre est annoncé et Sherlock Holmes vérifie que tout le monde suit. Nous vivons le déroulement de l'enquête comme si nous étions à Boscombe. Les acteurs sont bien à leur aise, du moins en apparence, et n'hésitent pas à se détacher de la dramaturgie pour faire participer le public. Cela, sans perturber le déroulement de la pièce. L'humour est toujours présent à chaque chapitre, mais l'enquête est sérieuse. Un mort près de l'étang. Un coupable tout désigné. Un Sherlock Holmes perplexe. Nous sommes dans l'Angleterre de la fin du 19ème siècle, mais l'origine du crime remonte à l'époque où les chercheurs d'or, dans une des contrées conquises par l'Angleterre, faisaient fortune, ou pas, au péril de leur vie. Le chantage, l'amour et l'argent sont au cœur de cette aventure. Bien sûr le docteur Watson, éternel complice de Sherlock, participe activement à l'enquête. Mais Sherlock, aidé du public saura exploiter tout ce qu'il a découvert, un objet perdu dans la boue ou une indication donnée par un témoin. Dans ce spectacle, on ne se prend pas au sérieux, mais le déroulement de l'intrigue suit rigoureusement le schéma des aventures de S.H. On rit, on répond aux questions de Sherlock ou du docteur ; on devient à notre tour détective pour un soir, le temps d'un spectacle.

Je n'ai pas le droit de donner le nom du coupable, pour des raisons professionnelles… Si vous vous sentez l'âme d'un policier, l'envie de pétrir indices et témoignages pour faire éclater la vérité, tout cela dans une ambiance bon enfant partagée avec les acteurs, rendez-vous à Boscombe.

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 20:21
La théorie du K.O.
La théorie du K.O.

Spectacle de la «Cie CAUSE TOUJOURS» (69) vu le 13 juillet à 15h30 au « AU VERBE FOU, THÉÂTRE LITTÉRAIRE dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Rémy S.

Mise en scène : A. Charollais

Comédiens : C Saulnier et L. Lacour (violoncelle) 

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 13 ans

Durée : 1H15

 

C’est le récit de la grandeur et de la décadence. Comme nombre de boxeurs, Andy Malone est parti de rien (comme on dit). Repéré par un entraîneur à la suite d’une bagarre dans un bar écourtée par un uppercut bien senti, Andy va connaître la gloire. Mais cette impulsion (pulsion ?) du début sera aussi cause de l’échec de sa vie.

 

Andy est derrière une petite table. Il écrit ce qui semble être son testament, ou les raisons de son choix final. On commence donc par la fin. Orphelin, choisi par des parents en mal d’enfant, il vivra entre ceux qui seront sans aucun doute, et malgré l’hostilité de ses grands-parents, sa mère et son père. L’acteur est accompagné par une violoncelliste qui, à plusieurs reprises, jouera le rôle de la compagne d’Andy. Elle lui pardonnera ses excès et lui donnera un enfant. Il deviendra un grand boxeur. Passionné et fonceur, sa nature le fait parfois dépasser les limites. Une action exécutée plus par instinct que par raison va fragiliser une carrière pourtant exemplaire. Une action digne d’un justicier, mais aussi d’un amant protecteur. Et il tape presque sans limite… aux limites de la mort. Rien que ça pour tout perdre, et puis tenter d’effacer et oublier. Mais la réalité est cruelle. Le temps joue en sa défaveur. Et un jour tout bascule.

Le mensonge, les compromis, la honte vont s’immiscer entre lui et sa compagne, entre lui et son entraîneur, entre lui et son manager. Chacun tirant la couverture à soi. Les faux combats, l’argent qui coule à flot… Sept tableaux se succèdent. Des scènes de la vie d’un boxeur : l’entraînement, la générosité de l’entraîneur, la roublardise du manager Et puis sa femme, son enfant, la gloire.

Enfin la boucle est bouclée et nous revenons au premier tableau ; dans une chambre d’hôtel. Incapable de se sortir de ces sables mouvants, il préfère quitter la scène, victime de son destin, ou de sa nature. Son entraîneur lui disait « Un boxeur, il boxe sur un ring, pas dans la rue ».

 

Si vous aimez les histoires qui prennent aux tripes, avec un acteur qui vit à 100% les tourments de son personnage, ce spectacle vous comblera.

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 20:20
L'Evadée
L'Evadée

Spectacle de la compagnie « Théâtro Golondrino/ Le Grand Manitou» (69) vu le 11 juillet 2019 au festival Les petites Formes de Montfavet (84), dans le cadre d’Avignon OFF 2019.  Du 11 au 14 juillet 2019 à 11h25 et 18h15.

 

Mise en scène et jeu : Christophe Croes

Genre : Marionnettes à fil
Public : Tout public à partir de 3 ans
Durée : 30 mn

 

 

Sur la grande scène des petites formes, je suis venu découvrir le spectacle d’un magicien de la marionnette à fil. Un chat tout de bois articulé, manipulé par 43 manettes, qui ondule et se meut avec élégance autour d’une petite malle qu’il semble garder…

A l’intérieur de la malle, une chenille, manipulée par deux simples fils qui font un contraste saisissant avec le chat si sophistiqué. Il tente de la faire retourner dans sa malle, avant qu’elle ne s’envole en papillon, enfin libérée.

Une histoire simple et sans parole, avec quelques panneaux-bulles pour ponctuer la narration, qui sont la marque de fabrique de Christophe Croes et donne à son spectacle une marque de cinéma d’animation, univers dans quel il a longtemps travaillé.

L’éclairage délicat et la manipulation souple et millimétrée nous entraîne dans cette jolie fable, accessible à tous et permet de présenter un travail très pointu.

Une belle parenthèse

 

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 20:19
Le garçon qui volait des avions
Le garçon qui volait des avions

Spectacle de «L'Autre Monde» (75) vu le 12 juillet à 21h05 à Présence Pasteur dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Elise Fontenaille, Aurianne Abecassis

Mise en scène : Julien Bleitrach, Cécile Guérin

Comédiens : Julien Bleitrach, Cécile Guérin

Genre : Théâtre
Public : Tout public

Durée : 1H10

 

Sans jamais avoir appris à piloter, Colton Harris Moore, à peine 16 ans, volera des avions et échappera à la police pendant plusieurs mois. Deux acteurs vont nous raconter cette histoire vraie, rocambolesque, en mettant en scène les périodes les plus marquantes de cette aventure.

 

Tout d'abord, c'est la mère qui s'adresse aux téléspectateurs, à ceux qui sont devenus fans de son fils, comme à ceux qui n'hésiteraient pas à lui loger une balle. Elle l'a sauvé de la violence de son père, mais semble bien désemparée quand il s'agit de l'éduquer. Livré à lui-même, il s'élèvera seul. C'est le récit de la misère, et l'on sent à travers l'interview télévisé combien les chaînes de télévision se nourrissent de sordide, vendent les images du malheur et de la déchéance. Après cet épisode les deux acteurs prennent tour à tour les rôles de policiers (visiblement de troisième catégorie), de voisins, de fans ou d'opposants, puis celui de Colton. Cela ressemble à une véritable saga suivie par les télévisions autant que par la police. Sur les multiples cubes et caisses en bois utilisés par les comédiens, on voit apparaître des projections vidéo. Ils tournent avec énergie et souplesse autour des décors mobiles et des accessoires pour nous faire revivre les scènes marquantes de ce que l'on regarde, au bout d’un moment , comme une série de fiction. J'apprécie la performance des acteurs qui passent d'un événement à un autre, au passé ou hors du temps, en recréant à l'aide des décors mobiles, l'environnement où se déroule l'action.

Colton finira par s’écraser, comme il l'a fait avec chacun des avions volés, puisqu'il n'a jamais su atterrir. C'était son destin peut-on penser. Le destin d'un enfant perdu qui s'est imaginé une vie complètement déconnectée de la réalité. Je me demande alors où est le miracle américain. La misère là-bas, génère des histoires bien singulières.

 

En compagnie des acteurs du « garçon qui volait des avions », vous vivrez en direct et en trois dimensions un feuilleton qui a ému l'Amérique du Nord pendant plusieurs mois.

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 16:32
Tout l'Univers en tout petit
Tout l'Univers en tout petit

Spectacle de la Compagnie Attention Fragile (13), vu le 16 juillet à 11h30 L'Ilot Chapiteaux dans le cadre d’Avignon OFF 2019. 6 au 26 juillet  (relâche les 8, 15 et 22 juillet).

 

Metteur en scène : Gilles Cailleau

Interprète(s) : Patricia Bondaz, Maëlle Boijoux

Régisseur général : Philippe Germaneau

Genre : Clown

Public : tout public à partir de 7 ans

Durée : 1H05

 

 

L'Îlot Chapiteaux est un lieu magique. Sur une grande étendue d'herbe, une dizaine de chapiteaux. Des petits, des grands, des ouverts, des fermés, des circassiens, des yourtes, des formes bizarroïdes. Tout autour, les caravanes des artistes qui logent sur place. Quelques points de restauration. Nous sommes dans un monde parallèle, j'ai l'impression d'avoir 4 ans.

Pour aller aux chapiteaux de la Compagnie "Attention Fragile", on suit des chemins en tapis persans, posés dans l'herbe. On dirait des tapis volants ....

 

Après le naufrage du bateau qui l'emmenait en Argentine, le cirque « Tout L'univers » a disparu. Seuls rescapés, deux petits grooms. Ils font, pour survivre, un spectacle de bric et de broc avec du matériel retrouvé et avec tout ce qu'ils ne savent pas faire.

Les numéros s'enchainent dans ce chapiteau de fortune, rien ne réussit. C'est touchant de maladresse ; mélancolique avec des touches d'humour. Les deux artistes portent un masque plus Commedia dell'Arte que Clown. On ne retrouve pas non plus l'état d'esprit habituel du clown qui caricature pour faire rire, qui tire toujours un bénéfice secondaire de ses pitreries.

 

Nos deux clowns sont des imposteurs sincères qui nous font voyager dans l'univers du cirque. On sourit plus que l'on rit ; enfants et grands sont captivés. Le jour de ma venue, il y avait un groupe d'enfants. Ils ont été conquis par le spectacle.

 

NB : La Compagnie « Attention Fragile » fête ses 20 ans d'existence avec la présentation de 6 spectacles (cirque, clown, théâtre), dans cinq chapiteaux, tous plus beaux les uns que les autres. Vous pouvez y passer la journée, le premier spectacle commence à 11h30, le dernier à 20h !

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 13:55
Le petit Prince
Le petit Prince

Spectacle de la Compagnie Le Vélo volé (75), vu le 15 juillet à 15h55 au Théâtre Au Coin de la Lune dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet (relâche les 9, 16 et 23 juillet).

 

Texte : Antoine de Saint-Exupéry

Mise en scène : François Ha Van

Interprète(s) : Hoël Le Corre, Matthieu Madelaine

Musique live : Guillaume Aufaure

Genre : Théâtre tout public, enfants

Durée : 1H

 

La pièce se joue Au Coin de la Lune, la salle est pleine et sans clim.

Elle reprend toute entière la belle histoire de Saint Exupéry avec ses personnages que nous connaissons tous.

 

 

Deux acteurs jouent tous les rôles. Le petit prince est tendrement incarné par celle qui jouera aussi la rose (avec un masque derrière la tête). Une jolie scène que cette discussion entre les deux : de dos, la rose ; de face, le Petit Prince.

Le texte est récité un peu trop rapidement à mon goût (surtout par l'aviateur) pour que nous puissions pleinement déguster sa beauté.

La mise en scène est simple, mais efficace avec un avion qui se transforme au service des différentes scènes.

Elle est accompagnée en direct par une guitare électrique dans un coin de la scène, c'est très beau.

En lisant les critiques sur ce spectacle, je me rends compte que je suis beaucoup plus mitigée et pas totalement convaincue. Il ne manque pourtant pas grand-chose pour que la magie opère.

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 13:41
L'Avare
L'Avare

Spectacle de la Compagnie Le Kronope (84), vu le 15 juillet à 17h50 à la Fabrik Théâtre dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, relâche les 10, 17 et 24 juillet.

 

Texte : Molière

Metteur en scène : Guy Simon

Interprète(s) : Loïc Beauché, Clothilde Durupt, Pascal Joumier, Anaïs Richetta, Yves Sauton, Jérôme Simon

Création Lumières / Régie : Hugo Richetta

Masques : Lucile Molinier, Martine Baudry

Costumes : Monik Vernier, Laetitia Chauveau, Lisa Deymier, Lisa Duvivier, Jim Allais, Anouk Vanesse, Pascale Nedjar de Roma

Décor : Jacques Brossier

Production : Carole Bellety

Diffusion, com : Bérengère Daris

Photos, Vidéo : Philippe Hanula

Genre : Théâtre masqué

Public : tout public à partir de 8 ans

 

 

La Fabrique Théâtre nous accueille comme toujours avec un peu de fraicheur dans sa cour ombragée. On peut y boire un verre ou y manger de délicieux mets orientaux.

 

L'Avare, écrit par Molière en 1668, nous raconte l'histoire d’Harpagon, qui n’aime que son argent ; il ne voit que des voleurs autour de lui. L’Avare songe à établir ses deux enfants sans s’inquiéter le moins du monde de leurs goûts : il a fait choix d’une riche veuve pour son fils Cléante, et pour sa fille, Élise, du seigneur Anselme, un homme extrêmement fortuné. Ses enfants ne partagent pas ses intentions : son fils est épris de Marianne (qu’Harpagon compte épouser lui-même) et sa fille de son intendant, Valère ...

L'interprétation et la mise en scène sont inclassables. Fidèles au style très personnel de la Compagnie du Kronope, nous assistons à un spectacle tourbillonnant, vivant, dynamique, rythmé.

Sur scène une structure métallique, presque circassienne, toute en courbes fait support pour les acrobaties chères au Kronope.

Tous les comédiens jouent plusieurs rôles et leur interprétation est d'une grande qualité. Chaque personnage se caractérise non seulement par le costume, mais aussi par la voix et les mouvements. Le jeu des acteurs met en relief le texte vieux de 250 ans.

Ces interprétations charismatiques sont sublimées par les masques et les costumes comiques et grotesques, issus de la Comedia dell'Arte ;  par les acrobaties et facéties incessantes. La prestation de l'actrice qui incarne Harpagon est hors du commun.

 

On rit tout au long du spectacle, c'est grandiose, on reste sans voix.

A voir, sans modération aucune, par les petits et les grands.

 

 

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