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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
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On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 18:07

Don Quichotte (BAO)Spectacle du collectif Le BAO (34), vu le 13 Déc. 2013, 19h, au théâtre La Vista, Montpellier.


D’après le roman en 2 parties de Miguel de Cervantes (1605 et 1615)

Adaptation et mise en scène : Matthieu Penchinat

Interprètes : Olivier Capelier (Sancho Pansa), Julia Malançon (Dulcinea et d’autres personnages), Christophe Pujol (Don Quichotte) et Benoit Ramos (Conteur)

  

VIVANT2-toiles-3

Costumes : Marcelle Guerrero

Genre : théâtre clownesque

Durée : 1h20

Public : tous à partir de 8 ans

 

Création 2013  (2è représentation)

 

Le BAO, collectif d'artistes créé en 2006, se fédère autour de projets très diversifiés allant de l’improvisation à la création de texte, pour tous ou pour jeunes publics. Ici, il entreprend une relecture d’un des plus grands textes de la littérature. Pour cette nouvelle pièce, une cinquantaine de spectateurs étaient présents à La Vista.

 

L'intrigue est connue :  Alonso Quijano, gentilhomme espagnol, devient obsédé par la lecture des romans de chevalerie qu'il finit par prendre pour la réalité. Il décide un jour de se faire chevalier errant, sous le nom de Don Quichotte, selle son vieux cheval Rossinante et se fait escorter d’un écuyer, Sancho Pansa, paysan naïf attiré par ses promesses. Ayant juré fidélité à Dulcinée du Toboso, paysanne jamais rencontrée, Don Quichotte part à la recherche d’aventures chevaleresques en redresseur de torts. Tantôt halluciné, tantôt en plein rêve, et négligeant les avis réalistes de Sancho, Don Quichotte se ridiculise, provoque des catastrophes, risque sa vie au cours de combats bien connus comme celui contre les moulins à vent. Dans la seconde partie du roman, la mort est souvent évoquée et les proches de Don Quichotte le mystifient pour le ramener à la raison et l'obliger à rester chez lui. Reconnaissant sa "folie", il meurt paisiblement dans son lit. Les nombreuses adaptations de ce roman se limitent souvent à la première partie, la plus riche en péripéties à potentiel comique.

 

Matthieu Penchinat adapte avec succès le roman dans sa totalité, surmontant la difficulté d'articuler deux parties de tonalités si différentes. Malgré quelques longueurs un peu gênantes (qui seront certainement revues au cours des futures représentations) il y a du rythme. Les scènes sélectionnées dans cette adaptation s'articulent à merveille grâce au rôle du conteur. Il s'adresse au public, mais est aussi interpellé, contredit ou malmené par les comédiens qui vont jusqu'à le chasser, pour imposer leur jeu de clown jusqu'aux limites de l'absurde. Au-delà du ressort comique, cet effet de mise en scène fait avancer l'intrigue tout en impliquant le public.

Le duo Quichotte-Pansa, contrasté et complice, est en perpétuelle tension ; que ce soit dans les conversations, les gestuelles, les mimiques ou dans le plus fort de l'action. Ainsi, l’épisode des moulins se réduit-il à la répétition des bonds et des chutes de Christophe Pujol, accompagnés par les lents mouvements de tête d'Olivier Capelier. On nous montre peu, mais tout est dit avec une concision burlesque hilarante.

Dans le jeu de Christophe Pujol, j'ai perçu la gravité du personnage incompris évoluant dans un entre-deux, poursuivant pathétiquement son rêve et se cognant dangereusement au réel. De son côté, Sancho, par ses craintes, offrait un miroir à mes appréhensions. Quant à Julia Malançon, elle illustre à travers plusieurs personnages inénarrables une vie paysanne où l’esprit chevaleresque n’a pas du tout cours, et c’est extrêmement drôle ! Ont aussi contribué à la réusssite de cette quasi-première, des costumes créatifs, une scénographie légère et une originalité dans la distribution des rôles (interchangeables !).

 

Avec une adaptation dynamique et ambitieuse, une mise en scène inventive et l'association originale de trois clowns et d'un conteur, cette toute jeune pièce me semble très prometteuse. D'un grand comique, ce Don Quichotte assez original fait découvrir les aspects attachants du héros et de son écuyer. Mais, entre les rêves et les cruels rappels à l’ordre de la réalité, n’est-ce pas un peu de notre vie dont il s’agit, tiraillés que nous sommes par le désir de vivre nos folies ?

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 16:08

Le-Coeur-tsigane.jpgSpectacle de la Compagnie Les Graines du Temps (34), vu à la médiathèque municipale de Lodève (34), le 6 Décembre 2013 à 20h30.


Création : Agnès Gros

Chant et contes : Agnès Gros

Création musicale et interprétation (guitare, sitar, caron, banjou) : Thierry Chadelle (Les Boukakes) 

 

vivant-3-toiles-4Durée : 1h30

Genre : chants et contes avec accompagnement musical

Public : à partir de 10 ans

Création 2011

 

Agnès Gros, comédienne, chanteuse et conteuse, a découvert la culture romani grâce au chant puis a suivi un solide enseignement qui lui permet aujourd'hui de parler couramment la langue.

 

La salle de la médiathèque est comble (70 spectateurs environ). Vêtue de couleurs chaudes, jupe longue, veste colorée et cheveux lâchés, Agnès Gros enchaîne contes, poèmes et chants en passant avec aisance du romani au français, et nous fait autant goûter la saveur des mots que leur sens. Les textes sont beaux, forts et souvent âpres. Ils parlent de misère, de faim, d’exclusion et de guerre, mais aussi de ténacité, de patience, de joies et d’espoir... car chez les Tsiganes on se salue par « Qu’il t’advienne la chance !». Thierry Chadelle apporte, par sa musique, des accents de passion et de tendresse à  ce spectacle chaleureux qui rayonne d’émotions contrastées.

 

J’ai apprécié l'esthétique de ce spectacle et la force de son message. Agnès Gros nous a fait découvrir une langue d'une grande beauté, et a incarné des textes magnifiques avec  une grande intensité dramatique, sans folklore ni pathos. Qu’elle nous ait pris à témoins avec des gestes de protestation, qu’elle se soit recueillie dans une attitude nostalgique ou qu’elle ait ri à gorge déployée, c’était toujours poignant. Les très belles compositions de Thierry Chadelle relayaient les mots avec vigueur, et les deux artistes semblaient former un duo bien rôdé : si Agnès Gros contait l’ingéniosité cruelle déployée par une femme pour tromper la faim des enfants, la guitare en fureur se déchaînait ; à l'inverse, pour accompagner une longue complainte sur Mitrovica, Thierry Chadelle faisait gémir l'instrument. Je suis sortie de ce spectacle profondément remuée.

 

En faisant entendre les paroles mêmes du peuple tsigane, Agnès Gros propose au public de décaler son angle de vue et de sortir des préjugés. Accessible à tous, ce spectacle magnifique et courageux participe au combat contre l’ignorance, si souvent cause d’incompréhension, de crainte ou d’ostracisme.

En complément du spectacle, l’exposition « L'Histoire n’a pas de mémoire » était installée en quelques panneaux dans un couloir de la médiathèque. Sur un texte de Thomas Hammarberg (commissaire aux droits de l’homme, Communauté Européenne) elle dénonce les persécutions subies par les Roms.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:12

Arbatz de A à Z 2Spectacle de la compagnie Zigzags (34) vu le 29 Novembre 2013, 20h, à La Chapelle (Montpellier - 34).

 

Création : Michel Arbatz

Interprètes : Michel Arbatz (chant, musique) et Olivier-Roman Garcia (musique)

Régie : Laetitia Orsini

 

vivant-3-toiles-4Genre : chansons et musique façon music-hall

Public : tous

Durée : 1h20 environ

 

Création : 2011


Michel Arbatz, qui se désigne parfois comme un « glose-trotteur », glose ici en musique et chansons, la plupart poèmes de sa composition.


Une centaine de spectateurs sont installés en demi-cercle. Sur scène 3 guitares, un tambourin, et plein feux sur un balai… musical pour ce music-hall sans ballet emplumé mais qui commence avec humour ! Arbatz se lance dans un véritable tourbillon avec un répertoire poétique d’une vingtaine de textes, la plupart de sa composition. Accompagné par Olivier-Roman Garcia (guitare, mandoline, percussion) il joue aussi (souvent) lui-même de plusieurs instruments. Sur des rythmes rap, valse ou jazz, nous parcourons des mondes contrastés où se succèdent colère, drôlerie, tendresse et amour : ses parents quittent le ghetto, des ruminants pètent, une femme cause… et pendant ce temps les points cardinaux (dés)-organisent l’équilibre du monde. La vie défile, avec des coups de gueule contre les injustices et les brimades, de la nostalgie parfois, de l’humour beaucoup, des annotations comiques et toujours un grand amour des mots.


La mise en scène au rythme très soutenu, ainsi que le dynamisme et la complicité des deux artistes, donnent au spectacle un caractère festif. J’ai été emballée à la fois par le jeu magique d’un Olivier-Roman Garcia à la tranquillité amusée, et par le feu follet Arbatz qui chante, danse, joue, tantôt l’œil noir, dur et furieux, tantôt malicieux... ou le regard perdu. Le langage délié se plie à des rythmes infernaux et syncopés, ultra-rapides, où voisinent toccata, fugue et slam, signant une grande virtuosité. Les textes de qualité font ouvertement référence à Brassens, Brel ou Lapointe, en hommage à cette famille de poètes chantants dont Arbatz a hérité sans renoncer à son originalité. Jeux de mots, calembours, déconstructions poétiques, chutes surprenantes se succèdent pour notre bonheur. Le public participe beaucoup et, au beau milieu du spectacle, les artistes décident de faire une pause où « souffler n’est pas jouer »… c’est inattendu, original et très chaleureux ! Jeux de lumière et obscurité rythment très harmonieusement le spectacle. C’est une réussite.


« Arbatz de A à Z » chante la déglingue de la vie dans un foisonnement visuel et sonore, et une mise en scène soignée. Ce spectacle rend accessible la saveur des mots avec des textes profonds, beaucoup d’humour, et sur une musique à la fois magique et entraînante. Pour tous.


Autres spectacles de la compagnie Zigzags, commentés sur ce blog :

Villon la Vie

Poêtre

Vacheries

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 15:59

Le jeu des 1000 euros 3

Spectacle de la compagnie B.Initials (75) vu le 19 Novembre 2013 à 20h, au Théâtre Jean-Claude Carrière (Montpellier - 34).

 

Texte: Bertrand Bossard (inspiré de l'émission de France-Inter)

Avec: Louise Belmas (candidate), Bertrand Bossard (animateur), Benjamin Farfallini (métallophone), Pierre Hiessler (producteur de l'émission)

Mise en scène : Bertrand Bossard assisté de Fanny Gayard

 

vivant-3-toiles-4

 

Genre : Comédie

Durée : 1h20

Tout public à partir de 8 ans

Création 2012

 

Bertrand Bossard, artiste associé au Centquatre (Paris), aborde divers aspects des désordres de notre monde avec «Anatomie du chaos », création protéiforme dont « Le Jeu des 1000 euros » constitue l’une des pièces.


Le théâtre Jean-Claude Carrière fait salle pleine (600 places) pour ce 19 Novembre 2213. C'est le chaos et toute culture est bannie depuis qu’en 2012 le jeu des 1000 euros de France-Inter a disparu. Quelques rebelles ont décidé de changer le monde en ressuscitant ce jeu dans la clandestinité, et c'est dans un esprit d’aventure et d’anticipation que Bertrand Bossard nous fait participer à un enregistrement extrêmement drôle de l'émission mythique. Le jeu s’organise, faisant sortir de l'oubli plusieurs chefs d'oeuvre de la littérature et de l'art. Mais soudain tout déraille et la « brigade de maîtrise des débordements » met tragiquement fin à cette rébellion.

 

J’ai apprécié ce spectacle drôle et profond qui pose des questions primordiales sur le rôle de la culture, et dont l'originalité et la complexité de la scénographie étayent efficacement le récit (nombreuses vidéos, maquette géante du cerveau de Gilles Deleuze, effets d’ombres et de lumières...). Dès les premières minutes, avec l’exposé du motif, nous sommes projetés 200 ans en avant, en pleine science fiction. La dramaturgie nous fait vivre en 2213 un enregistrement dans les costumes et codes culturels de 2013. Le passage se fait sans heurt et l'illusion est telle que je me suis surprise à souhaiter la réussite des rebelles... Bertrand Bossard chauffe l'ambiance dès le début en conviant le public à monter sur scène pour la sélection des candidats. J'ai retrouvé avec plaisir le rituel immuable du jeu, pimenté ici d’une fantaisie désopilante par des comédiens excellents dans ce "jeu dans le jeu". Avec beaucoup de naturel, tout est prétexte à de belles références littéraires et à des discussions intéressantes. Une magnifique protestation de Bérénice par une comédienne amateur arrive opportunément pendant la sélection, Goethe et le romantisme déclenchent une crise de nerfs chez la candidate, le métallophone détraqué exaspère son manipulateur et le pousse à la révolte avec les mots de Camus, etc. Tandis qu'une indiscipline hilarante grandit sur scène avec les encouragements du public, apparaît le basculement progressif du projet. Au-delà du comique des situations, Bertrand Bossard traduit l'angoisse tragique de l'animateur dépassé qui tente d'éviter le désastre. Lorsqu'après l'échec des rebelles, nous replongeons dans l'inquiétant univers de science-fiction et que surgissent dramatiquement des questions fondamentales, nous ne rions plus. Ces comédiens qui débattent avec passion de l’art et de la création comme actes de résistance, déclenchent comme un signal d'alarme dans mon esprit où présent et futur se confondent alors.

 

J'ai retrouvé l'ambiance et les codes du jeu des 1000 euros dans ce spectacle qui m'a fait beaucoup rire sans être pour autant un pastiche. Tel un lanceur d'alerte à une époque où les références culturelles sont facilement mises en péril, Bertrand Bossard prend argument de l'émission culte pour défendre l'importance de l’acte de création dans la société, et ose nous laisser sur un dénouement tragique. Une belle réussite ! 

A noter que, sur chaque lieu de représentation, B.Initials suscite la collaboration d'un(e) artiste de la région ainsi que de comédiens amateurs locaux qui se mêlent au public pour la sélection des candidats.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 15:23

Y revenir, vu le 30 novembre 2013 à Sortie Ouest, Béziers.

y-revenir-Dominique-A-30-11-Sortie-Ouest-copie-1.jpg

 

De et par Dominique A

 

vivant-3-toiles-4Durée : 1h20

Genre : lecture musicale


 

 

 

Y revenir c’est indubitablement ce que j’ai eu envie de faire à l’issue de la très belle lecture musicale du livre de Dominique Ané, ce samedi 30 novembre, à Sortie Ouest, Béziers. Témoin nostalgique, conteur thérapeutique ou chanteur romantique…?  Il n’y a décidément que des mots en -ique qui puissent décrire si fidèlement mon sentiment pour cet être si empreint de sensualité, de force et de fragilité. Dans une lumière (et une fumée) mémorable (la veille le Théâtre de Villeneuve-lès-Maguelone avait fait évacuer la salle avant le spectacle, les fumigènes ayant fait sonner l’alarme), nous plongeant dans un son et une intimité aussi forts que cristallins, l’ancien punk New-wave auteur-compositeur, interprète et s’émancipe une nouvelle fois de la « chanson française à texte » pour nous livrer le sien.

 

« Y revenir », publié en 2012 chez Stock, raconte sa jeunesse, ses angoisses et ses souvenirs de Berck (ah non, pardon, de « Provins »), ville au demeurant pourrie de Seine et Marne (non, Dominique A n’est pas Nantais !), où seule la mélancolie balayerait les paysages de l’ennui. D’un coup de frottement de semelle sur l’asphalte, la guitare à la main, la distorsion ronflant derrière ses samplers et ses pédales wawa, Dominique A nous ouvre (dans un cadre minimaliste qu’on lui connaît trop bien) l’écrin de sa petite cité médiévale. À travers un récit de paysages, de sensations, de portraits, tristes et décalés, Dominique A, l’oiseau qui chante dans le vent glacial, remonte le temps vers son adolescence, à la recherche de sa mélancolie naturelle et des fondements de son unicité. Provins, la ville qui « désole et isole […], un lieu âpre, où vivre ne se faisait pas. »

 
Cette expérience de l’enfant unique, isolé à l’intérieur de lui-même, confronté très jeune à la sensibilité et à l’étrangeté du monde, m’avait pour ainsi dire davantage imprégnée à la 1ère lecture du texte, lors de sa parution en 2012, que dans la lecture-concert de samedi. Dominique A a sans conteste la corde, le cœur, et la voix sensibles. Quand il chante, quand il joue et quand il parle même. Mais je ne serais pas tout à fait objective si je lui accordais le même talent à la lecture de son livre… Détaché, un peu comme quand on raconte l’histoire d’un autre (sauf que là en plus il joue et bidouille ses machines), Dominique A m’a un peu déçue dans l’aspect quelque peu académique de sa lecture. Un peu comme s’il avait lu en décalage, des choses tristes avec trop de légèreté, dégagé désormais de son analyse introspecto-thérapeutique (?), le chanteur abandonne peu à peu l’histoire elle-même et lit dans la froideur, des passages qui pourtant à la 1ère lecture m’avaient bouleversée. N’est pas lecteur qui veut, quand bien même il s’applique. Je n’avais pas pris ce texte comme un support à la musique.


Ce que j’aime chez Dominique A, c'est sa musique, son authenticité, son personnage, sa force et sa sensibilité, et je suis heureuse qu’on puisse mieux les découvrir encore avec « Y revenir », texte d’une sublime sensualité. Mais j’avoue un petit peu moins aimer la contenance de l’artiste « comblé » dont peut parfois faire montre Dominique A dans sa lecture un peu trop "détachée". J’imagine que l’exercice n’était pas tout à fait son style. Pour votre humble serviteur, et sans leçon de morale, lire en public, c’est incarner son histoire au maximum. C’est la conter, comme vraie. Or le tort de ce genre d’exercice artistique, c’est qu’en se répétant, et quand ce n’est pas fait par quelqu'un dont c'est la profession, avec le temps, il se délite…  Un comédien qui lit n’aurait pas lu le texte comme le chanteur, j'en suis persuadée. « Y revenir », c’est l’envie qu’il me reste à l’issue de cette représentation, ne serait-ce que pour redécouvrir l’univers de l’autre, dont on oublie parfois qu’il nous construit, nous modèle, nous entoure. L'artiste est superbe. J'aime toujours autant sa musique. Et je trouve son livre touchant au possible. Pour ma part, j'y reviendrai, mille fois, les deux à portée de main...


(Par chance pour ceux qui ont raté le spectacle, une vidéo est diffusée chez nos amis de http://liveweb.arte.tv)

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 17:09

Be Claude 3

Spectacle de la Compagnie  1 Watt (dept 30), vu à Montpellier, dans le cadre de la ZAT 7, Quartier Boutonnet / Beaux-Arts, le 10 Novembre 2013, 18h.

 

Avec Pierre Pilatte

Textes: Jean Cagnard

Mise en scène : Sophie  Borthwick

Composition sonore : Erwan Quintin

Costumes : Sharon Gilham

 

VIVANT-3-COEURS-5Jauge de confort  : 150

Genre : Spectacle en parcours burlesque

Public : tous à partir de 7 ans

Durée : 60 minutes

Création 2013

 

 

La Compagnie 1 Watt parcourt l'espace public, en l'explorant. Jeu burlesque, spectacles flirtant avec l'absurde et parfois le surréalisme, décrivent son quotidien. Nous sommes plusieurs centaines de spectateurs en route pour le rendez-vous avec Claude. La découverte du personnage est déjà un émerveillement. Grand, mince et sec, profil aigu, regard en tension, il se désarticule, s'étire ou se rassemble contre une vitrine qu'il lave ou plutôt "épouse" dans un corps à corps burlesque à la recherche de la transparence totale.

 

Une voix tranquille (boîte à sons) lui donne des ordres "Sois propre!" "Sois courageux!" énumérés en boucle jusqu'à l'absurde. Attentif à cette voix et très concentré, Claude s'active dans des pantomimes, comme si son mutisme explosait en énergie. Et lorsque cette voix le lance à la recherche de sa "part féminine", nous le suivons de rue en rue, amusés et intrigués par ce clown poète à la poursuite de son identité. Qui est Claude ? Jusqu'où ira-t-il ? Qu'osera-t-il ? La boîte à sons le harcèle, alternant musique, grincements et injonctions. Il s'inquiète, doute, joue de son apparence, change de vêtements, devient homme-femme (bravo à la costumière). La pression monte, le rythme devient lancinant... jusqu'à ce que tout déraille dans un jeu burlesque paroxystique au terme duquel Claude s'escamote, réapparaît en éblouissante silhouette féminine... et nous parle. De rues en rues, nous débouchons sur un grand carrefour où Claude prend sa liberté en virevoltant au milieu des voitures dans un envol jubilatoire. Longs applaudissements.

 

Nous nous dispersons lentement, et à regret pour ma part, après ce spectacle que j'ai trouvé attachant et inoubliable. Le parcours de Claude est orchestré par une mise en scène qui donne sens à l'ensemble et le fil narratif sur la part féminine nous conduit à un magnifique dénouement. L'association du burlesque et de la distanciation de la voix par la boîte à sons produit une impression à la fois étrange et familière. Le texte surprenant de Jean Cagnard détourne l'expression du vécu jusqu'aux impasses les plus absurdes. Le corps de Pierre Pilatte découpe l'espace avec une tension dans les gestes et le regard qui m'a souvent rappelé Buster Keaton. Son jeu agile, rapide et plein de mystère exprime et suscite des émotions profondes, tantôt comiques, tantôt pathétiques. Une réussite à tous points de vue. J'ai été séduite par les nombreuses qualités de cet excellent spectacle, à la fois drôle, émouvant et profond.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:50

L'ombre au pianoSpectacle de la Compagnie 14:20 (dept 76), vu à Montpellier, dans le cadre de la ZAT 7, Quartier Boutonnet / Beaux-Arts, le 10 Novembre 2013, 18h.

 

De et avec Philippe Beau, ombromane

Au piano : Marek Kastelnik (Anticyclone)

 

vivant-3-toiles-4Durée : 15 minutes de spectacle, 15 minutes de démonstrations avec le public 

Jauge : 150

Genre : Ombromanie et musique

Public : tous à partir de 3 ans

Création 2011

 

Magicien de formation, Philippe Beau est un spécialiste mondialement reconnu en ombromanie, art très rare (une dizaine de spécialistes au monde). Auteur et créateur de procédés dans cet art, il est également consultant. Ici, en association avec un  pianiste du groupe Anticyclone, il présente un spectacle complet.

 

Le fond de scène est occupé par un grand écran, et près du public est installée une lanterne magique. Dans une semi-obscurité, Philippe Beau déploie ses mains nues, les superpose ou les agence de mille façons différentes pour faire apparaître sur l'écran un surprenant bestiaire d'ombres. Pleines de vivacité et de grâce les silhouettes très nettes apparaissent et se transforment rapidement avec des mouvements fluides. Voici un lapin insouciant qui gambade, se lisse les poils sans prendre garde au loup qui finalement en est pour ses frais ! Un magnifique cerf aux bois vénérables se fait admirer et un cheval passe au galop. Et voilà un éléphant qui nous surveille d'un oeil, puis un homme lui donne à manger… Un canard se lisse les plumes. Philippe Beau tient dans ses bras un chat qui se gratte l’oreille, c'est fascinant. Deux hommes discutent, une colombe s’envole, tout se transforme, un perroquet, une belle araignée, puis des silhouettes humaines connues. Nous assistons à un défilé d'êtres pleins de vie et dont la personnalité se concentre dans une ombre. L'accompagnement musical souligne leur expressivité  et j'ai senti la salle tenue en haleine du début à la fin.


Le spectacle terminé, Philippe Beau consacre encore un quart d'heure au public pour expliquer avec beaucoup de générosité le b.a.-ba de son art : l'échauffement, l'indépendance des doigts, la vélocité; les spectateurs désireux de s'essayer à ce jeu montent ensuite sur scène et chacun d'eux réussit à animer une silhouette. C'est instructif et sympathique.


Pendant le spectacle, Philippe Beau ne se cache pas du public et ça m'a fascinée. Sur le côté de la scène, nous le voyons associer ou dissocier rapidement ses doigts, ses mains, ses bras devant la lanterne. Parfois même la silhouette de l'ombromane se découpe sur l'écran, l'envahit, puis s'efface, ajoutant par ces apparitions, encore plus de magie : entre l'ombre et la lumière, où est le réel ? L'ombre aurait-elle une épaisseur ? Le piano scande la rapidité ou la lenteur des mouvements, et met en valeur la fluidité des gestes. Les deux artistes jouent en accord parfait, l'ombromane proposant, le musicien improvisant. Tout en jouant de ses mains et de la lumière, Philippe Beau pose un regard admiratif sur les animaux et humoristique sur les humains. C'est un spectacle magique pour tous âges. 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:46

VacheriesSpectacle de la Compagnie Zigzags (34), vu à Montpellier, dans le cadre de la ZAT 7, Quartier Boutonnet / Beaux-Arts le 10 Novembre 2013, 14h. Représentation en présence des vaches Tempête et Indienne, accompagnées par leur éleveur Serge Decroix (48).

 

Poèmes dits par Jean-Louis Trintignant et Michel Arbatz  

Musique : Olivier-Roman Garcia

Eleveur et dresseur : Serge Decroix


VIVANT-3-COEURS-5Durée : 30 minutes

Genre : spectacle de poésie et musique

Public : tous

Création 2013 pour la ZAT 7

 

 

Je connais la mise en scène soignée et la qualité pleine de fantaisie des spectacles poétiques de la Compagnie Zigzags. Jean-Louis Trintignant, qui prêtait déjà sa voix à « Villon, la vie », nous fait ici cadeau de sa présence aux côtés de Michel Arbatz et Olivier-Roman Garcia à l'occasion de la 7è ZAT. Combien de spectateurs ? Impossible de les compter tant ils sont nombreux sur cette esplanade où autrefois s'élevait une ferme. Le cadre est fascinant. Au premier rang du public, une belle vache ferrandaise élégamment décorée et sa génisse, toutes deux paisibles. Objets de cet étrange et original débat poétique, il était bien normal qu'elles soient aux premières loges ! Sur l'estrade, les comédiens et le musicien : tout cela crée une vision inoubliable. Que dire des vaches sur le lieu même où elles ont régalé de leur lait quelques générations de Montpelliérains, avant de prendre le chemin de l’abattoir voisin ?


La poésie mène à tout : depuis d’aimables « Vacheries » car « les épreuves de la vie de vache les ont rendues prudentes et secrètes »… jusqu’à un tonitruant « Faut qu’ça saigne ! » de Boris Vian. La guitare d'Olivier-R. Garcia attise mon imagination qui déjà zigzague entre les poèmes. D'une voix troublante Jean-Louis Trintignant plante le décor étrange d'un « pré vénéneux ». Ensuite, un peu d'anatomie : apprenons que la vache a « environ 4 pattes »... La question brûlante du méthane n'est pas éludée du spectacle et la ruminante accusée sort victorieuse de ce débat au terme d'un truculent poème. "Une vache qui méditait" se voit accompagnée par deux guitares mélancoliques (O.R. Garcia et M. Arbatz). Et comme toujours la poésie dit la vie : "Après le pré l’étable / Après l’étable la mort / Et après la mort quoi ?" Enfin, une superbe envolée musicale d'Olivier-Roman Garcia, un débat sur les "morceaux" de l'animal et une amusante discussion entre Trintignant et Arbatz, et Brassens clôt le spectacle.

 

Je les quitte à regret après ce superbe voyage en ruminations poétiques et musicales. Ce spectacle, joué deux fois, était un grand moment de la ZAT. Les textes très diversifiés, choisis chez Apollinaire, Arbatz, Brassens, Dubillard, Rimbaud et d'autres, alternent nostalgie, comique, cruauté, tendresse et une certaine philosophie de la vie. La voix et la diction magiques de Trintignant, la force d'Arbatz, les émotions musicales de Garcia, la complicité des trois artistes soulignée par la mise en scène, tout cela m'a emballée. Une réflexion au ras des pâquerettes m'effleure : après un spectacle pareil je ne peux que changer de regard sur la brique de lait UHT et  rêver d'une ferme en pleine ville... Des pensées plus "élevées" me révèlent la puissance de la poésie, ce drôle de monde où un ruminant vous emporte dans des voyages imaginaires inédits. Ce fut un très beau moment.  

 

Autres spectacles de la Cie Zigzag commentés :"Villon la vie" et "Poêtre"

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:25

Miche-et-Drate.jpgSpectacle de la Compagnie Elliptique, vu le 5 octobre 2013 au Pavillon M à Marseille. D'après l'oeuvre de Gérard Chevrolet.


Marionnettistes : Arnaud Bouquinet (comédien, éclairagiste), Damien Rolde (Jongleur, clown)

Co-réalisation et son: Julien Despeyses

 
vivant-3-toiles-4Durée : 45 min (forme courte 30 min à partir de 3 ans) 
 Genre : marionnettes à gaines 
Public : tous à partir de 5 ans
 

Le public est constitué d'enfants et d'adultes. Un ingénieux castelet permet à deux marionnettes à gaines de se rencontrer dans des espaces différents. Une combinaison de roues de vélo, de fils et de pédales, de petits accessoires comme des pinceaux, un hamac, deux gros crayons de couleur..., suscitent les endroits des moments de vie des deux personnages. De nombreuses ouvertures permettent d'être invité dans leur salon, leur salle de musique, leur chambre... De plus, le décor est mobile et, en tournant, il permet la découverte d'un coffre, nouvel espace de jeu, puis de révéler les pieds des marionnettistes, avec un petit jeu de danse comme si c'étaient les jambes des marionnettes et, à la fin, de profiter de l'apparition des deux personnages comme s'ils étaient humains et parmi nous!

La mise en scène de cet astucieux castelet fait de bric et de broc est remplie de petites scènes pleines d'humour et de poésie, le jeu des marionnettes est contrasté avec des variations de rythmes, de postures et accompagné de nombreuses sonorisations vocales. Miche et Drate, un clown Blanc et un Auguste, un sérieux et un foufou, sont dans leur univers au milieu de nulle part. Ils déroulent leur journée avec cocasserie et renvoient beaucoup de clins d'oeil sociaux et philosophiques.  
Drate tient un sabre de Samouraï "au cas où", Miche lui renvoie qu'ils ne sont que tous les deux, alors Drate le toise et lui rétorque "Tu pourrais devenir mon ennemi!" Par leur difficulté à vivre ensemble et leur attachement, ils nous renvoient nos propres difficultés d'être ensemble, partagés entre le besoin de l'autre et notre hermétisme: "Comme des hérissons, on a besoin de la chaleur de l'autre mais quand on s'approche trop, ça pique!"  Ils évoquent le jeu des médias et des manipulations politiques. Ils jouent aux cartes et allument un poste de radio, Drate détourne le regard de Miche en rapportant des phrases transmises par la radio "La chenille se transforme en papillon, le cochon en saucisson, n'importe quoi sur France culture" , il en profite pour changer les cartes. Miche s'en aperçoit et arrête de jouer avec lui parce qu'il est un tricheur! Ils questionnent dans leur petit monde celui plus grand de la société, le partage des logements, la question de la propriété et de l'espace public: "Puis, après, les personnes qui n'ont pas de chez eux hé ben ils sont exclus, on ne veut plus jouer avec eux". Ils évoquent la mort et l'importance de l'espace présent, la valeur de l'être et non pas de l'avoir. Pour son anniversaire Drate veut "un Aïpoïde 3000", Miche lui propose une superbe vue de leur balcon "Je t'offre le monde, il n'est pas beau?!"    

Un bien joli moment servi par une bonne technique et une belle complicité entre les deux comédiens, j'ai pris beaucoup de plaisir à vivre la journée de ces deux comparses! La représentation était sans effets de lumière ni de son car l'installation au Pavillon M ne le permettait pas. Il manquait 15 min de spectacle, avec des jeux d'ombres notamment, mais j'ai tout de même été embarqué dans les aventures de Miche et Drate, dans leur petit univers qui parle de celui plus grand que nous partageons tous.
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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:19

Les-nouveaux-diablogues.jpgSpectacle de la Cie la Plateforme (30), vu au théâtre Télémac, Nîmes, Nov. 2013.


Mise en scène: Pierre Gorses

Comédiens: Patrick Rocour et Pierre Gorses

Lumière : Magali Décoret

 

vivant-3-toiles-4Durée : 1h15

Genre: théatre

Public: tout public à partir de 10-12 ans

 

 

 

 

D’abord radiophoniques, les Diablogues, écrits par Roland Dubillard dans les années 1950, mettent en scène deux personnages, initialement prénommés Grégoire et Amédée. L’auteur les a ensuite adaptés à la scène en 1975, avant d’en écrire de nouveaux en 1985, dont sont extraits les sketches interprétés ce soir par Pierre Gorses et Patrice Rocour. La joute commence au milieu du public, avec un match de ping pong qui donne d’emblée le ton. Les balles nous passent par-dessus, et les répliques entre les deux protagonistes fusent en même temps que les balles, avec bruitage s’il vous plaît!

 

Immédiatement le public est confronté à une écriture bien particulière, et surprenante pour qui ne connaît ni Tardieu, ni Queneau… ni Dubillard! La mise en scène sommaire s’appuie sur des éléments de décor peu nombreux et ingénieusement évolutifs et  fait la part belle au jeu des acteurs qui s’accompagne de mimiques très expressives. Tous deux sont excellents et s’approprient ces textes pleins d’humour, totalement loufoques, mais au fond pas si bêtes, et étonnamment modernes, voire visionnaires…


Je ne me suis pas ennuyée un instant, et parmi les sept sketches proposés, j’ai particulièrement apprécié le côté agaçant de la "Leçon de Piano" et la parfaite incongruité du "Concerto", sans musique ni musiciens! Bref, un très bon moment que les spectateurs les plus jeunes semblent avoir aussi beaucoup apprécié.

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