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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 10:49

Arthur-Theatre_L-ecume-des-jours.png

Adaptation du texte de Boris Vian par la compagnie Arthur Théâtre, vu le lundi 15 Juillet 2013 à 12h45 au Théâtre de l'Atelier 44, dans le cadre du festival Off d'Avignon.

 

Interprétation et mise en scène : Carole Ventura

Pianiste : Emmanuel Valeur

Musiques originales : Moreno  Donadel

 

VIVANT-3-COEURS-5Durée : 1h15

Tous publics

Création 2010, en coproduction avec le Penghao Theatre     

 

 

 

 

Il est quelques fois des instants qui restent gravés en moi. Il est parfois des moments de théâtre qui me poursuivent longtemps après avoir quitté la salle. L’adaptation de "L’écume des jours" de Boris Vian, par la compagnie Arthur Théâtre, fait partie de ces rares présents qu'offre le Sixième art, et qui donnent la motivation et l’envie de défendre un petit bijou, un chef d’œuvre.

 

L’immense Carole Ventura offre une magnifique performance toute en finesse et en fantaisie, restituant à merveille les mots et la poésie d’un grand écrivain du XXe siècle, en les faisant défiler sous mes yeux de spectateur tel un songe éveillé. Livrant une sublime et lumineuse interprétation des personnages de l’œuvre, elle signe également une mise en scène sobre et élégante, allant de pair avec la fantasmagorique beauté du texte et l’ingénue fraîcheur des jeunes héros auxquels elle donne la parole au fil de son monologue. Nul besoin d’artifices pour que la magie opère sur la scène de l’Atelier 44. Une grande comédienne, un pianiste virtuose, un voile comme triomphe de l’Amour, un serpent à sonnettes et une souris suffisent amplement. Tous se donnent habilement le change, le tout sur fond de musique jazz originale et de Duke Ellington, comme il se doit.

 

Je reconnais le professionnalisme d’un artiste à la juste lecture qu’il livre d’une œuvre et à sa volonté affirmée de la partager avec son public. Déchirante, Carole Ventura relève ardemment le défi avec une générosité et une simplicité assumées.  Adapter une œuvre éternelle et intemporelle, s’approprier les mots d’un grand de la littérature française ne sont pas choses aisées : le pari est tenu haut la main ! C’est ainsi qu’après avoir créé le spectacle en Chine en 2010, Carole Venture livre au Festival Off son premier choc. Son coup de cœur, assurément. Chapeau ! 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 13:35

lyseum.jpgSpectacle de la compagnie Lysëum (84), vu au Clash Bar Théâtre lors du festival Off d'Avignon.

 

Interprètes : Patrick Lazon, Arnaud Lefevre et Nicolas Mulnet

 

VIVANT2-toiles-3

 

Genre : spectacle musical

Durée : 1h

Tout public

 

 

 

Ce n’est pas du théâtre, ce n’est pas vraiment ce qu’on nomme un « spectacle vivant » et, du coup, on ne sait pas exactement où classer cette prestation. Mais le titre (qui est aussi le nom du groupe) est accrocheur, et le teaser sur TV Festival OFF m’a donné envie d’aller voir ce dont il retournait !

 

Il s’agit d’une projection d’un film d’animation muet, commentaires et dialogues étant incrustés dans le film à la manière des films muets anciens, c'est-à-dire dans un cadre avec entourage, et en noir et blanc. Les personnages m’ont semblé largement inspirés des mangas, et l’environnement et les décors de l’univers de Tim Burton.

 

L’histoire de Lysëum, jeune fille de 13 ans qui s’éveille après une catastrophe dans un environnement hostile et inconnu et qui, après avoir rencontré deux amis et affronté divers dangers, part  à la recherche de sa mère, m’a parue un peu simpliste, ou en tout cas "déjà vue". C’est la première réalisation du genre pour Lysëum. Elle leur a demandé  un énorme travail de plus d’une année, mais je leur suggèrerais de porter plus d'attention sur l’écriture afin d’obtenir un résultat qui soit réellement personnel. Ce qu’il y a de très intéressant dans cette proposition, c’est l’accompagnement par les trois musiciens en direct (musique et chansons originales) totalement en phase avec les images. Outre les instruments traditionnels, ils utilisent du matériel technique permettant la distorsion du son pour un rendu très particulier ! L’ensemble donne un spectacle moderne, qui intéressera plus probablement le public adolescent et les jeunes adultes mais, ne faisant partie d’aucune de ces deux catégories, j’ai tout de même trouvé cela très intéressant…  A suivre, donc, puisque Lyseum travaille déjà sur une autre création.

 

photo : Gaelle Herlant

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 12:57

arreter-de-fumer-tue-2.jpgSpectacle de la compagnie Peps (75), vu au théâtre de l'Ange pendant le festival Off d'Avignon.

 

De : Thomas Bidegain

Interprété par : Marc Susbielle

VIVANT-1-toile-2

 

 

 

 

 

 

 

Tout public à partir de 10 ans

Durée 1 h

 

Marc Susbielle, ancien enseignant d’EPS,  est aujourd’hui réellement confronté à l’obligation (pour raisons médicales) de s’arrêter de fumer. Seul en scène il entreprend de nous conter son parcours de fumeur, d’abord occasionnel puis compulsif, les toujours bonnes raisons de continuer et, un jour, l’impérieuse raison de s’arrêter… Mais comment arrêter quelque chose qu’on fait si bien et depuis si longtemps, ce dont d’ailleurs il nous fait démonstration dans l’art de manipuler une cigarette ? Et, au fond, pourquoi s’arrêter et que faire des années prétendument gagnées ? Mais au fait, gagnées sur quoi ? Et surtout, comment supporter d’être les fumeurs alentour sans succomber à la tentation ?  Et il n’est évidemment pas question de remplacer une addiction par une autre comme, par exemple, se mettre à picoler à tout va, comme on peut s’y laisser aller !!

 

Peut être ai-je arrêté de fumer depuis trop longtemps et n’étais-je plus assez  concernée pour pouvoir m’approprier le sujet. Loin de moi l’idée de nier la souffrance du fumeur contraint à l’abstinence, mais je n’ai pas ressenti l’empathie qui eut été de mise face à la détresse du fumeur en sevrage. Oui, la fameuse incompréhension des non fumeurs (ou des très anciens fumeurs) ! Je retiendrai donc de ce monologue que, dans l’obligation de mettre fin à une addiction, il est nécessaire de passer à autre chose, de ne pas être seulement un fumeur repenti (ou un alcoolique repenti, ou... etc.)  et de s’organiser une autre vie, une renaissance. Un peu comme en amour, il faut savoir tourner la page !

A réserver donc à ceux qui sont dans le vif du sujet…

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 05:15

 

Coups de cœur  au festival off d’Avignon 
A marcher dans les rues d’Avignon, on entend la rumeur du monde… L’artiste tracte, le public fait son choix et en sortant les gens discutent. Des noms circulent, des titres de spectacle se repèrent dans le journal du off et trotte et tournicote le bouche à oreille.  

 

spectacle_10330.jpgSpectacle du groupe "Presque oui", vu le 11 juillet à 20h30 au théâtre Le petit louvre dans le cadre du festival off d'Avignon


Auteur compositeur :  Thibaud DEFEVER

Interprète(s) : Thibaud DEFEVER, Sylvain BERTHE 
Metteuse en scène : Isabelle HAAS 
Metteur en Scène : Frédéric CRETEL 

 

 

VIVANT-3-COEURS-5

Genre : chanson

Tout public

 

 

 

 

C’est comme cela que j’ai découvert « Presque oui », à 20h30 au théâtre du Petit Louvre, un duo de chansons d’une musicalité rare. Thibault Defever ne manque pas de qualité artistique, c’est un authentique auteur et un guitariste hors pair. Les deux savoir-faire réunis en une même personne, ce n’est pas fréquent et quand le dit artiste développe ces deux métiers avec grande rigueur, cela devient  exceptionnel. Il fait rire avec sa petite histoire de l’homme qui a peur de danser : « Ce soir, je voudrais sortir de mes gongs », La dérision perle à tous les étages, la chute en est d’autant plus rigolote. Il fait vibrer d’effroi avec cette description lente et douce d’un terrible accident de voiture, la poésie des images est forte, l’émotion déferle.

 

L’auteur est redoutable, le guitariste Thibault Defever ne l’est pas moins. Un jeu de guitare inventif et musical, accompagné de très belle manière par Sylvain Berthe, violoncelliste et flûtiste à bec de son état. Ce précieux instrumentiste met sa musicalité au service de la chanson. Il a une très belle présence aux choses sonores et développe avec sensibilité des arrangements efficaces, qui au violoncelle, qui à la flûte à bec alto, soprano ou harmonique. Les deux compères s’écoutent et cela s’entend. Ce spectacle est pour moi un moment suspendu dans la course aux spectacles du off, une parenthèse divine.

 

 

spectacle_9827.jpg

Spectacle d'Alain Sourigues intitulé "Poings sensibles", vu le 12 juillet à 22h00 au théâtre Le petit louvre dans le cadre du festival off d'Avignon

Auteur : A. Sourigues

Compositeur : J. Thévenot

 

VIVANT-3-COEURS-5

Genre : chanson

Tout public

 

 

 

 

 

Vers la fin du tour de chant, un certain Alain Sourigues, invité par « Presque oui » est venu interpréter l'une de ses chansons. Il m’a plu, intriguée, alors j’ai décidé de revenir pour le découvrir le lendemain à 22h00 pétantes. Ma curiosité a été payée en retour car j’ai là encore fait une très belle découverte. Alain Sourigues est lui aussi auteur compositeur interprète. Il entre en scène avec un chien imaginaire à qui il parle (pour le rassurer bien sûr). Tout va bien, l’artiste est juste barjot… Il est surtout fort en texte avec « ses poings sensibles ». Son verbe est percutant et il décoche avec vivacité des coups de gueule délicats.

 

Non, Alain Sourigues n’écrit pas avec des gants de boxe, mais bien avec une plume, pertinente voir impertinente. Sa description d’un certain dîner de con et sa java saignante ne manquent pas de faire rire l’auditoire. Entre les chansons, il nous lance de brefs et incisifs traits d'esprit, cela donne du rythme et voilà que, soudain, Alain Sourigues bouge son corps sur une chorégraphie sans musique… le public rit, l’artiste s’épanouit. Finalement, Alain Sourigues n’est pas barjot, même s'il parle tout de même de temps en temps à son chien toujours invisible à nos yeux. Vers la fin de son spectacle, il invite Jeanne Plante, auteure compositrice interprète à venir chanter une petite chanson. Là encore, ça donne envie de la découvrir à 18h30 au Petit Louvre, mais je repars d’Avignon demain matin, dommage…

 

Je suis étonnée par tant de solidarité entre les artistes, la mutualisation est assumée, alors je pose des questions à la fin du spectacle. Et… tout s’explique ! Presque Oui, Alain Sourigues, Jeanne Plante et Entre deux caisses sont réunis sous l’égide de l’ADAMI. C’est la première fois que l’ADAMI investit un projet de la sorte, baptisé : « On y chante ? ». Cet évènement est conçu pour mettre en lumière l'univers de la chanson d'expression et faire découvrir des artistes originaux parrainés par les meilleurs dénicheurs de talents : le Théâtre Antoine Vitez d'Ivry, les scènes publiques conventionnées Chanson et Fédé Chanson, le studio des Variétés et l'association Chants-Sons. C’est une bonne nouvelle à l’heure où les coupes budgétaires sont à la mode, alors ne boudez pas votre plaisir…

Courez découvrir ces 4 spectacles au Petit Louvre !

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 05:00

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Scène ouverte de 17h00 à 18h00 devant La maison des fondues et de 18h30 à 19h30 devant Utopia Manutention

 

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Genre : chanson

Tout public

 

 

 

 

 

Pour la seconde année consécutive, vous pouvez découvrir gratuitement, grâce à cette scène ouverte, des chanteurs et musiciens programmés dans le off. Tous les jours de 17h à 18h devant la Maison des Fondues puis de 18h30 à 19h30 devant Utopia Manutention, les artistes jouent le jeu. Il faut dire que c’est une occasion rêvée de se faire connaître à Avignon pendant le off, c’est en quelque sorte « une bande annonce gratuite des spectacles à ne pas manquer ou à éviter ». Deux morceaux par personne, ce n’est pas beaucoup mais largement assez pour donner une idée des artistes.

 

C’est Sarcloret qui l’année  dernière a eu cette louable inititiative. Cela a permis à certains groupes de toucher un plus large public. C’est Nicolas Bacchus le maître de cérémonie cette année, il reprend dignement le flambeau aidé de M’Bonno qui balade son système de sono ingénieux et facile à installer.

J’ai pu entendre dans la scène ouverte d'hier soir : Gilles Roucaute, « Le cracheur de mots » dans des chansons bien ouvragées et touchantes, à voir à la Maison de la parole tous les jours à 13h45. J’ai pu y découvrir « Sale petit bonhomme » un trio qui reprend  les chansons de Brassens avec en prime une artiste qui traduit les textes en langue des signes (c’est aussi à la Maison de la parole mais à 21h). J’ai vu aussi Philippe Fourel et ses chansons jeune public, « Guitare amorose », « La mauvaise voie », « Marionel » et tant d’autres.

 

C’est une initiative formidable qui permet de prendre la mesure des propositions musicales à Avignon cette année, un « plan » gratuit qui donne l’occasion au public de choisir selon ses goûts qui aller voir. C’est enfin une occasion rêvée  de se faire connaître  en jouant deux chansons dans de bonnes conditions acoustiques. Merci à Sarcloret d’avoir su initier cet évènement quotidien, merci aux M’Bonno et Bacchus qui donnent gratuitement de leurs temps, de leurs expériences et de leurs énergies pour perpétuer la chose !  A voir durant toute la durée du festival.

 

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 04:25

VielChanteBarbara-7775-ALEGOUPIL-1.jpg

Spectacle de la compagnie Lawrence Organisation vu le 12 juillet à 17h15 au théâtre Cabestan, dans le cadre du festival d'Avignon.


Auteur : Barbara

Interprète : Laurent Viel

Guitariste : Thierry Garcia

 

 

VIVANT-3-COEURS-5
Genre : Spectacle musical

Durée : 1h15

Tout public

 

 

 

Moi qui aime beaucoup Barbara, j’étais réticente à aller écouter quelqu’un la chanter. Heureusement que ma curiosité a été plus forte que ma crainte car j’ai été payée en retour. Au spectacle de « Laurent Viel chante Barbara », j’y ai découvert l’interprète Laurent Viel et l’auteure compositrice Barbara. Je ne connaissais pas le premier, je croyais connaître la deuxième et voilà que comme par magie, Laurent Viel me semble maintenant familier et Barbara m’apparaît soudain sous un nouveau jour.

 

Ce dépaysement a lieu en partie grâce à l’interprète, magnifique, au service de la puissance des textes, il nous balade au gré des chansons les plus attendues et les plus étonnantes. C’est aussi certainement grâce aux arrangements de Thierry Garçia. Ce dernier délocalise l’harmonie avec des idées surprenantes, osées et superbement assumées. Il le fait à la guitare électrique, messieurs dames, loin très loin de l’univers a priori de Barbara. C’est enfin grâce à la mise en scène de Xavier Lacouture, espiègle il déjoue la routine avec toutes sortes de propositions malicieuses sorties de son sac. D’ailleurs, j’aime bien cette idée de mettre un ampli en fond de scène qui restitue des extraits d’entretiens avec Barbara, c’est un écho qui parle d’elle, des bribes d’intimité entre parenthèses.

 

Je crois que je n’avais jamais dissocié les chansons de Barbara de l’artiste Barbara. C’est ballot car l’auteure compositrice ne manque ni d’originalité ni d’humour. Dégagée de son aura, je découvre l’épicurienne un tantinet coquine. « Laurent Viel chante Barbara », c’est un hommage affranchi et respectueux, ludique et plein de vie, à voir et à écouter absolument et pourquoi pas à Avignon ?

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:32

246407.jpgCie Le Malela (63)

vu le 12 juillet 2013 à 11h, à la Maison IV de Chiffre, dans le cadre du festival d'Avignon off 

 

Auteur et interprète : Chraz


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Genre : one-man show, humour

Durée : 1h15

Tout public

 

Après avoir vu le spectacle de Wally, j'ai eu envie de voir celui de Chraz, puisque ce dernier a contribué à l'écriture d'Absurdités protéiformes. Je ne l'ai pas regretté, mais attention, point de tendresse dans Finissons-en avec les pauvres ! On s'en serait douté, avec un tel titre. Ici tout est caustique, du début jusqu'à la fin. Dans la plus pure tradition du one-man show, Chraz ne nous laisse pas une minute de répit durant plus d'une heure, avec une verve et un débit très rapide ! Tout est politique, mais ici plus qu'ailleurs. Dans son spectacle qu'il affiche comme "ultra-libéral décomplexé", Chraz aligne les jeux d'idées plus que les jeux de mots. Les textes sont souvent saignants, à travers des personnages qui savent retourner leur veste aussi rapidement que le pupitre de Chraz, pour mieux révéler l'absurdité mais surtout le cynisme cruel de notre société.

 

Chraz dit nous proposer un spectacle de droite pour public de gauche. Il met ainsi en avant sa capacité critique et de distanciation (et la nôtre). Il ajoute d'ailleurs : « Même si elle fait des efforts, la gauche nous fait moins rire que la droite et, avec elle au pouvoir, les humoristes perdent 99 % de leurs sujets d'inspiration ». Chraz fait donc mine de militer pour le retour aux vraies valeurs : le fric et le pognon.

 

Le regard ultra-critique de Chraz sait débusquer toutes les lâchetés, les hypocrisies, les bassesses surtout visibles dans le monde politique, mais pas seulement. Peut-être même parmi nous autres dans le public, qui sait ?

J'ai trouvé le tout non seulement très bien vu, très drôle, et très bien écrit. Le spectacle évolue dans une progression cohérente. Tour à tour complice ou pris à parti, le public rit de bon coeur. Mais le plus grand bonheur, c'est peut-être d'être considéré comme un public intelligent ! Si vous désirez rire facilement mais sans facilité, loin du consensus mou, n'hésitez pas, allez voir Chraz.

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:31

 

2013_Humour_Wally---Absurdites-Proteiformes---Credit-Arno-O.jpgWally (12)

vu le 11 juillet 2013 à La Luna, à 21h35, dans le cadre du festival d'Avignon off

 

Auteurs : Bill Couffignals, Chraz, Phil Lebrun, Lilian Derruau alias Wally

Interprète : WALLY
Son, vidéo : Pascal ROUX
Lumière : Xavier LEFRANCOIS

 

VIVANT-3-COEURS-5Genre : one-man show, humour, chanson

Durée : 1h10

Tout public

 

 

 

Le sous-titre de ce spectacle est « La rencontre d'un 16/9 sous tension avec un 14/8 de tension ».

Cela donne le ton ! Vidéo et guitare sont au rendez-vous. L'énergie et l'humour tour à tour tendre et caustique (par miracle parfois les deux à la fois) caractérisent cet artiste aussi bon musicien que chanteur. Qu'il chante ou qu'il parle, Wally interprète le quotidien dont il sait détourner avec malice les côtés tristes ou agaçants. Il ne cesse de vouloir ébouriffer le public, le prendre à rebrousse-poils pour ensuite le gratifier d'un sourire généreux et d'une blague malicieuse, dite d'un accent chantant qui ensoleille le coeur. Je me suis laissée porter très volontiers, et j'ai adopté avec un grand plaisir, à travers lui, un regard tour à tour critique et généreux sur le monde, vu par le petit bout de la lorgnette, de façon toujours distanciée.

 

Des vidéos sont projetées sur un écran disposé sur la scène, appuyant ou prolongeant le propos. Chacun de ces films m'a paru être un petit bijou d'humour absurde et de créativité. Parfois, ce sont de vraies trouvailles, comme l'excellent refroidisseur de salle ! J'ai également adoré l'incursion de Wally en maison de retraite. Tout ce qui pourrait faire drame devient léger chez cet artiste, jusqu'à prendre une tournure carrément drôle.

 

J'ajoute pour finir que j'ai senti chez Wally une véritable présence sur une scène qu'il sait occuper avec beaucoup d'aisance et d'intuition.

Un spectacle rythmé, drôle, qui m'a fait tout oublier durant plus d'une heure, digne en cela des shows des plus grands comiques reconnus, d'après moi. J'en suis ressortie totalement heureuse et enthousiaste ! Pourquoi ne serait-il pas reconnu à son tour ? Qu'attendent donc les médias pour s'emparer de la bombe tendre qu'est Wally ? En tout cas, ne le ratez pas à Avignon.

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:30

 

5528814-8247459.jpgCie Pascal Bravo (31)

vu le 12 juillet 2013 à 14h45, à L'espace Alya, dans le cadre du festival d'Avignon off

 

Interprète(s) : Pascale Bravo, Jean-Claude Guerre
Régisseur lumière : Kamel Ait-Taleb

 

VIVANT2-toiles-3

Genre : danse, masque, marionnettes et piano

Durée : 50 min

à partir de 8 ans

 

 

Beaucoup de poésie dans ce spectacle qui mêle danse, art du masque et manipulation de marionnette. Le décor ainsi que les accessoires nous convient à plonger dans un monde primitif et ancestral où prime le rapport à la nature. On suit un personnage au fil de ces différents âges, en partant du plus vieux. Il s'agit d'une femme qui évolue au cours de cinq tableaux dont j'ai aimé les lumières raffinées et les compositions variées. J'ai beaucoup aimé aussi la présence sur scène du piano et du pianiste. Jean-Claude Guerre joue ses propres compositions que j'ai trouvées très belles et originales. Le piano joue un rôle véritable dans le spectacle, aussi bien musicalement que physiquement.

 

Pascale Bravo est la danseuse, également chorégraphe et plasticienne. Elle nous offre une danse très sensuelle et évocatrice, tonique et signifiante, ce qui rend le spectacle accessible aux plus jeunes. Avec elle, nous retournons vers la nuit des temps. Elle incarne un être féminin sauvage et pur, qui vit pertes, amours et transmissions.

 

Je reconnais la qualité de l'ensemble, l'originalité, la poésie, le sens de tout cela, et je suis donc très ennuyée d'avouer que je n'ai pas été conquise. Il s'agit certainement d'une question de goût, étant davantage attirée par une danse descriptive d'émotions. Or, ici, la danse raconte les situations concrètes rencontrées au cours d'une vie de femme, non sans émotion, certes, mais qui ne m'a pas touchée. Je livre donc mes réserves comme sur la pointe des pieds, avec beaucoup de délicatesse, car ce spectacle mérite certainement d'autres avis que le mien, forcément subjectif. Je retiens la générosité des deux artistes sur scène, et le travail immense qu'a certainement requis ce spectacle très cohérent. Je vous invite à aller vous forger votre propre avis, Arboésie le mérite sans doute.

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 14:16

les-murs-ont-des-oreilles.jpgSpectacle de la compagnie Théâtre de l'Ultime (44)

 

d’après "Las Paredes Oyen" de Juan Ruiz de Alarcon (traduction libre d’Eduardo Manet)

vu au Collège de la Salle lors du festival Off d'Avignon 2013


Avec : Loïc Auffret, Julia Gomez, Delphy Murzeau, Fabrice Redor, Christine Peyssens,  François Praud  (ou Damien Reynal)

 

vivant-3-toiles-4Genre : théâtre

Tout public à partir de 10/12 ans

Durée 1 h 30    

 

 

 

La petite troupe de théâtre de Marius obtient enfin l’autorisation de monter la pièce « Les Murs ont des oreilles ». Le budget étant limité, il va falloir faire avec et cumuler les rôles. Précisément, Marius distribue les rôles… et ne fait pas que des heureux (ou heureuses !), certains rôles féminins devant être joués par des hommes, et inversement.

La scénographie s’appuie sur un tréteau du théâtre populaire digne de Molière (largement utilisé aussi dans la commedia dell’arte) avec trappes et coulisses sommaires. Pour les costumes, on puise dans la garde robe de la troupe et, surtout, les comédiens vont assurer le bruitage eux-mêmes, en direct et à tour de rôle, en fonction de la disponibilité que leurs laissent leurs rôles. Ce choix vaut à lui seul son pesant d’or, et l’on se retrouve plongé dans l’ambiance des séances de cinéma muet de l’époque, ce qui, eu égard au rythme effréné du spectacle, n’en est pas si éloigné !

 

Don Juan, gentilhomme vieillissant, pauvre, laid  et bossu, est sincèrement amoureux de Dona Ana, mais est sans espoir tant il est conscient de ses disgrâces. Don Mendo, coureur de jupons patenté (pour une fois le séducteur n’est pas Don Juan !), est lui beaucoup plus agressif dans sa manière de courtiser Dona Ana, mais ses intentions ne sont évidemment pas très louables. Enfin le duc, riche et un peu sot, est lui aussi séduit par la belle Dona Ana. L’amour, les stratagèmes et les mensonges vont révéler la véritable nature de chacun, et il n’est pas exclu que finalement Dona Ana accorde ses faveurs au moins privilégié sous l’injonction, il est vrai, de sa servante elle-même séduite par le valet de Don Juan…

 

L’adaptation de la pièce de Alarcon par Eduardo Manet fait la part belle au théâtre dans le théâtre ; l’effet de mise en abyme étant accentué par le fait que le rôle de Don Juan est attribué à  Alarcon lui-même, et par les nombreux allers/retours entre l’intrigue dans la pièce et les règlements de compte au sein des membres de la troupe. Les choix de mise en scène opérés par le Théâtre de l’Ultime sont parfois un peu osés, comme ce « promontoire » sur lequel se perchent les comédiens pour se défouler et hurler lorsque le besoin s’en fait sentir, ces bruitages qui fusent tous azimuts (et sont parfois même un peu incongrus), un comte et un Don Mendo qui prennent leur bain de concert et entièrement nus (pour ce qu’on peut en juger !)... Bref, une douce folie s’empare des comédiens jusqu’à faire capoter la représentation !

 

C’est extrêmement dynamique, et les comédiens mouillent la chemise pendant 1h30 dans un tourbillon où je les ai suivi avec le plus grand plaisir. Amateure depuis longtemps de théâtre de tréteaux, je ne pouvais qu’être séduite par cette joyeuse prestation !

 

Photo : Théâtre de l'Ultime

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