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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 01:17

Compagnie : Babylone (75)

Création collective d’après le roman de Victor Hugo

Mise en scène : Patrice Cuvelier

Avec:Anna Delpy, Sarah Carmona-Mahé, Sébastien Delpy, Sylvain Tempier, Marc Manu, Hugo Dubus

Musiciens : Florent Maton, Franck Normand, Bruno Lebris

Théâtre en plein air

Tout public

Création 2013.

Vu à l’école Montolivet à Villeneuve-lès-Avignon, le 21 juillet 2013 à 19h30 dans le cadre du festival Off d’Avignon. Jusqu’au 24 juillet.

VIVANT2-toiles-3

Destiné à être présenté sur les places et les espaces publics, le spectacle se joue en plusieurs endroits de la cour dans laquelle il est installé.

l-homme-qui-rit-babylone-off-2013.jpgL’histoire ? C’est celle de Gwynplaine, enfant abandonné, mutilé et vendu, échouant dans un théâtre ambulant et montré comme une curiosité.

Arrivé à Londres, on découvre alors qu’il est Lord et sera ainsi réhabilité parmi les siens. Tentant de faire entendre en vain la voix du peuple au sein du pouvoir, il renoncera à perdre sa famille d’adoption et son amour, terminant sa vie de façon tragique.

L’idée de la compagnie est de redonner à la rue, une œuvre qui y trouve ses racines.

Dans la pure tradition de l’entresort forain, un bonimenteur vient nous compter l’histoire de son fils, « l’homme qui rit », dont l’eternel sourire reste la marque d’une mutilation effrayante. Accompagnée de trois musiciens qui se déplacent en suivant l’action, les comédiens de la compagnie mettent toute leur énergie au service du texte du grand Hugo, et porte avec enthousiasme une épopée rythmée et pleine d’idées, mélant musique, théâtre et même d'impressionnantes marionnettes

Le texte dénonce les inégalités sociales et reste d’une cruelle actualité : «Le lord, qui bénéficie du bonheur de droit », alors que le pauvre mineur en est réduit à manger son charbon dans une misère crasse. Mais, on ne fait pas dans la pleurniche ici, on vit ! Un passage savamment slamé permet même de renforcer le pont culturel entre les générations.

Au final, une proposition encore en mouvement, qui comporte encore des réglages à soigner et avec quelques inégalités dans le jeu des comédiens, (Sylvain Tempier, dans le rôle de «l’homme qui rit » est excellent), mais qui porte en elle l’idée d’un théâtre de transmission, engagé et sincère.

A découvrir encore jusqu’au 24.

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 14:31

Théâtre des Barriques, 8-19 Juillet 2013, Avignon off bonheur-et-crustaces.jpg

Compagnie Dawa (91)

De et par Jade Collinet et Carole Rivière  

Sous le regard amical de Jacques Trin
Chorégraphie Agnès Mozziconacci
Costumes et accessoires Camille Pénager VIVANT-1-toile-2 

 

Genre : théâtre

Tout public 

Durée 1h15

Création 2012

 

Un duo composée de deux comédiennes qui mettent en scène les folles aventures de personnages simples.

Pas de héros, des gens pas compliqués comme nous, avec leurs charmants défauts et leurs belles qualités, parfois hauts en couleurs, aux prises avec les hasards, les joies et les émotions.

Dans cet "été sur scène", il y a, inhérent aux vacances, des déceptions, des coups d'éclats  et des surprises aussi. Ces deux jeunes actrices ont du "punch" et assurent sans fausse note un enchaînement réussi d'une  galerie de portraits bien ciselés.

Un regard amusé sur l'humain avec une bande son variée qui nous entraîne des années 50 à aujourdhui .  

Spectacle léger à voir en famille, d'accès facile.

Détente et rires assurés  

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 13:27

sindbad.jpgSpectacle de la FOX Compagnie (74), inspiré du conte Sindbad le marin, vu au Théâtre Buffon lors du festival Off d'Avignon.

 

Interprètes : François Juillard, Yannick Rosset

Comédien/musicien : Samir Dib


vivant-3-toiles-4Genre : spectacle musical

Durée : 55 min

Tout public à partir de 6 ans

 

 

 

Nous sommes accueillis en musique et au piano par un Sindbad vieillissant, mais il n’a pas toujours été vieux ! Il entreprend de nous raconter son histoire quand, jeune et insouciant, il décida, après avoir rencontré le chat Bass sur le marché de Bagdad, de prendre la mer avec celui-ci pour découvrir le vaste monde ! Hélas, ils firent naufrage lorsque leur route croisa celle d’une baleine. Sindbad se retrouvit seul sur une île déserte pas si déserte… Après avoir affronté de nombreux dangers dont il réchappa courageusement, il fut finalement recueilli par Hassan et tombit amoureux de sa fille Jamila. Il eut également la surprise de retrouver son ami Bass, qu’Hassan avait trouvé échoué sur la plage.

 

On connaît tous plus ou moins ce conte initiatique qui met l'accent sur la nécessité d'adopter une attitude courageuse pour grandir face aux difficultés, et l’importance de l’amitié et de l’amour. Le spectacle mêle avec bonheur plusieurs techniques. Certains éléments du décor, fabriqués à partir de papier découpé, apparaissent  projetés sur un écran de tulle par un cyclotron. Sindbad est vêtu d’un costume soigné, et évolue derrière l’écran avec des marionnettes manipulées à la façon du théâtre noir (le manipulateur intégralement vêtu de noir est invisible des spectateurs). L’accompagnement musical est assuré en direct par Samir Dib (qui joue le rôle de Sindbad âgé) au moyen de plusieurs instruments dont des flûtes, mais aussi des équipements plus modernes qui dispensent des sons "modifiés".

 

L’ensemble donne un spectacle divertissant et de très grande qualité, servi par une très belle affiche qui connaît de légères imperfections techniques certainement dues à son jeune âge.. mais ceci n’altère en rien le plaisir qu’il procure !

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 12:20

limportance-detre-wilde.jpgSpectacle de la compagnie Philippe Person (75), vu au Théâtre du Balcon lors du festival Off d'Avignon.

 

Avec Anne Priol, Emmanuel Barrouyer, Pascal Thoreau

 

vivant-3-toiles-4Genre : Théâtre

Tout public

Durée 1 h 15

 

 

 

 

Le décor est divisé en deux zones bien distinctes. A gauche, un canapé bordeaux de style ancien et, derrière, un immense cadre rempli d’un patchwork d’images. A droite, un écran de tulle convexe éclairé par le bas d’une rampe lumineuse, et devant lequel sont positionnés trois sièges noirs de style, disons, contemporain.

 

La pièce commence alors qu’un individu interpelle Monsieur Wilde depuis la salle. Les trois comédiens assis sur  le canapé entreprennent alors de "raconter Oscar Wilde", né à Dublin en 1854, mort ruiné en France à seulement 46 ans après avoir connu la gloire, la prison, puis l’exil sous le nom de Sébastien Melmoh. Il fut un  poète, écrivain et essayiste célèbre. Bien que marié à Constance Lloyd, ses mœurs légères et son homosexualité affichée (en particulier avec Lord Alfred Douglas dit "Bosie") dans une Angleterre victorienne intolérante l’amenèrent à plusieurs reprises devant les tribunaux, pour être finalement condamné en 1895 à 2 ans de travaux forcés et à la confiscation de ses biens.

L'évocation de différents épisodes de la vie de Wilde alterne avec des scènes extraites de ses œuvres (Le portrait de Dorian Gray, Salomé, L’importance d’être constant), des aphorismes et autres citations. La mise en scène fait se succéder une douzaine de tableaux, les aphorismes étant débités par les comédiens assis devant l’écran, à droite, comme s’ils les lisaient dans les journaux qu’ils tiennent en mains ; tandis que les évocations de la  vie de l’artiste sont plutôt jouées côté gauche de la scène, et les textes extraits de ses œuvres plutôt au centre de la scène, voire derrière l’écran convexe.

  

Ne nous y trompons pas, la pièce de Philippe Person est bien une comédie qui met en superposition (patchwork) les différentes facettes du personnage (dandy d’apparence superficielle et aux mœurs libérées mais doté d’une intelligence brillante) tout en soulignant son insolence, son esprit, sa sensibilité et sa fragilité. La mise en scène s’appuie sur trois excellents comédiens  qui incarnent conjointement Oscar Wilde, comme pour marquer les trois grandes étapes de sa vie : Emmanuel Barrouyer et Pascal Thoreau cabotins en diable, et Anne Priol dotée d’un timbre très "tragédie grecque" et qui accompagne son jeu d’irrésistibles mimiques. L’accompagnement musical, très actuel, sert à merveille l’intemporalité du parcours d’Oscar Wilde (il m’a semblé reconnaître un certain Tom Jones), et dont un portrait de sa jeunesse nous est offert en projection à la fin de pièce.

 

Photo : Pacome POIRIER/WikiSpectacle

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 16:00

Spectacle de la Compagnie « La Comédie Nouvelle », vu le 17 juillet à 13 h au théâtre des Carmes, lors du festival Off d’Avignon.  

 

Auteur : Gilles Ascaride

Metteur en scène : Serge Valleti

Interprètes : Gilles Ascaride, Gérard Andréani

 

Durée : 1h30  

Théâtre Tout public  

  VIVANT-3-COEURS-5 

        j-ai-tue-maurice-thorez.jpgSur scène, une grande table et un homme assis, habillé en juge tourne le dos au public. Arrive un deuxième personnage d’une soixantaine d’années qui vient se livrer à la justice et attend d’elle une condamnation exemplaire. Il s’accuse du crime de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti Communiste Français de 1930 à 1964.  A priori, c’est impossible, Maurice Thorez est mort de « sa belle mort » à bord d’un paquebot de croisière soviétique.

 

Pour convaincre le juge, l’homme raconte sa vie de lycéen apprenant le russe, son amitié avec  trois autres camarades fascinés par  « le Latvia » paquebot soviétique amarré dans le port de Marseille. A chaque escale, les adolescents font une petite visite aux jeunes employées russes. C’est là, qu’ils vont connaître leurs premiers frissons amoureux. Jusqu’au jour, où, ils seront virés du bateau comme des malpropres par la hiérarchie.

Ce jour-là, notre jeune va maudire le paquebot. En apprenant un peu plus tard que Thorez était mort à bord, il est persuadé que sa malédiction l’a tué.

 

Nous voilà embarqués dans une comédie loufoque où Gilles Ascaride, en assassin improbable, va nous tenir en haleine jusqu’au bout.

A partir de cet évènement,  il va  faire défiler sous nos yeux le Marseille de sa jeunesse, nous faire revivre  les espoirs et les désillusions des adolescents de cette époque.

Gérard Andréani est également remarquable en juge mi-agacé, mi-amusé, tout en nuances.

 

J’ai regretté de ne voir que des spectateurs aux cheveux blancs, c’est à dire de ma génération à qui cette histoire n’a pu que réveiller des souvenirs. Bien sûr, le nom de Maurice Thorez ne doit pas dire grand-chose aux jeunes, et pourtant, cette pièce pourrait être une belle découverte.

 

Un spectacle que j’ai adoré, humaniste et burlesque.

 

 

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 15:35

Le Mardi à Monoprix (mon coup de cœur absolu du off 2013)

vu le 15 juillet au Grenier à sel, dans le cadre du festival Off d'Avignon
Texte d’Emmanuel Darley


VIVANT-3-COEURS-5


Compagnie Le Théâtre Dû (53)
Interprète : Patrick Sueur
Mise en scène : Paule Groleau
Diffusion : Edith Laboureix
Régie lumière : Gregory Auzuech
Régie générale : Nicolas Bernard
Régie son-vidéo : Jean-Philippe Borgogno

Genre :Théâtre.
Tout public s’interrogeant sur le trouble identitaire, la différence, le racisme ordinaire.
Durée : 1H10

    Theatre-du_-Le-Mardi-a-Monoprix.jpgJe connaissais déjà le texte d’Emmanuel Darley, nominé deux fois aux Molières pour sa pièce, écrite à l’attention du comédien Montpelliérain Jean-Marc Bourg, puis jouée ensuite par Jean-Claude Dreyfus, et interprétée cette fois par Patrick Sueur, amoureux lui aussi de Darley : auteur dramatique vivant (à Narbonne), auteur contemporain de pièces humaines d’une écriture singulière inégalée. C’est donc bien la mise en scène du Théâtre Dû que je venais voir, et l’interprétation de Patrick Sueur dont je ne connaissais rien avant d’entrer dans cette très jolie salle du Grenier à Sel.

Le texte, dur et sensible, écrit dans une langue singulière créée par Emmanuel Darley, vient une nouvelle fois chatouiller la marge, le poids du regard, la sensibilité et la bêtise humaine, la différence, la langue et le cœur du personnage. Jean-Pierre, devenu Marie-Pierre aide son père tous les mardis à faire ses courses au Monoprix. Ses courses, son linge sale, sa vaisselle, son dîner. Marie-Pierre qui retourne chaque mardi dans son ancien quartier est confrontée malgré elle au regard de son père, qui l’abandonne régulièrement sur le chemin des courses. Loin. Derrière.

Dès les premières secondes je suis saisie de frissons par l‘écrin de la mise en scène. Paule Groleau et Patrick Sueur ont tout compris du texte sensible d’Emmanuel Darley. La moindre variation du comédien, le moindre pas, le moindre silence, la moindre lumière, le moindre son me transportent tour à tour dans un univers décalé m’invitant à mon propre voyage, m’invitant à construire moi-même mon personnage, les voisines, la caissière, celui du père que l’on ne voit pourtant jamais.

Pour tous ceux qui ne sont pas encore entrés dans le 21ème siècle, et pour tous les sensibles amoureux de la race humaine qui y sont entrés, à voir, à programmer, dès que possible, avec le même acteur, Patrick Sueur, grandiose, avec la même musique où Marie-Pierre se déchaîne, avec la même lumière tamisée.

A voir, et à programmer, absolument. A chaque fois, je reviendrai.

     

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 15:15

Cie Lézards Dorés (69) Octave.jpgvivant-3-toiles-4

 

Pour piano et marionnette

Piano Jean Claude Guerre

Marionnettiste Laetitia Eller

Mise en scène Patrick Peyraud

 

Tout public à partir de 4 ans

Durée 45 min

 

Vu dans le cadre du festival Avignon Off,  Espace Alya  17h20 du 8 au 31 juillet  2013. 

 

C’est avec surprise, mais aussi grand plaisir, que je retrouve L. Eller et P. Peyraud, dont la Compagnie  éponyme m’avait enchantée (pas seulement moi d’ailleurs !)  avec le spectacle «  Marine »...

C’est donc  rassurée si j’ose dire,  que j’entre dans la petite salle de l’Espace Alya où nous accueille Jean Claude Guerre,  qui salue,  s’installe au piano,  et commence à jouer .  Mais l’instrument   semble défectueux, certaines notes sont muettes.  L’artiste ouvre alors le piano  et en sort un petit oreiller, une corde à linge portant de minuscules vêtements, une crécelle !! Tout cela est bien étrange…


Les marteaux étant libérés, le pianiste peut  enfin reprendre  le fil de son concert…  Tout à son interprétation, il ne remarque pas  qu’apparaît  l’adorable petite  tête coiffée d’un bonnet rouge d’Octave,  qui  grimpe sur le haut du piano et commence à  danser en musique. L’artiste et la marionnette vont ainsi se taquiner,  s’agacer mutuellement, jusqu’à  la fâcherie et le départ d’Octave  avec son balluchon…  Mais ils s’ennuient désormais l’un sans l’autre,  et Octave finit par revenir  avec son propre  piano. Les deux artistes finalement complices,  nous livrent alors un extraordinaire concert en duo. Pour sceller leur amitié, Octave offre au pianiste un bonnet rouge identique au sien…  qu’il va bien falloir porter !

 

C’est un spectacle poétique, tendre, émouvant. On se laisse  bercer  par le rythme un peu lent et  la magie du théâtre noir opère, Octave est là,  vivant, et la manipulatrice a disparu ! 

C’est juste un peu trop court…  A voir en famille sans hésitation

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 15:10

Compagnie du Bredin (54)VIVANT-1-toile-2

 

Vu à la Manufacture le 14 juillet 2013 dans le cadre du festival Off d'Avignon.

 

Texte : Philippe Malone (2012)
Mise en scène : Laurent Vacher
Scénographie et costumes : Laurent Vacher
Avec Christian Caro, Corrado Invernizzi, Martin Selze, Marie-Aude Weiss
Régie générale et création sonore : Michael Schaller
Création lumière et vidéo : Victor Egéa
Production : Compagnie du Bredin
Coproduction TIL-Théâtre Ici&Là.


Genre :comédie sociale.
Tout public : attention, certaines scènes peuvent vous donner envie de vous révolter contre la société capitaliste (Camaraâades !) et contre la télé.
Duree : 1h40

    Annoncé comme "une comédie sociale, [...] interrogeant les mutations Compagnie-du-Bredin_Bien-Lotis.jpgurbaines des années 1960 à nos jours" et retraçant l'évolution de la structure familiale de l’habitat collectif au petit pavillon, j'attendais beaucoup de ce texte de Philippe Malone, auteur contemporain de quelques-uns des plus beaux textes politiques de ces dernières années.
C'est peut-être pour ça que ma déception fût grande en découvrant la mise en scène proposée par Laurent Vacher, néanmoins complice de longue date de l'auteur Philippe Malone.

Le texte recueille la parole d'habitants de banlieue, qui dans les années 70 ont emménagé dans ces cités radieuses, collectives et modernes (bon, souvent moches avec un peu de recul, certes) aujourd'hui blocs de béton usés, pour mieux se retrouver 30 ans plus tard (toujours devant la télé) à se satisfaire individuellement de leur progression sociale devant leur tondeuse, leur scie sauteuse du dimanche matin et leur (enfin !) petit coin de jardinet.

Dissocions le texte de Philippe Malone de la mise en scène de Laurent Vacher :
L'auteur Philippe Malone reste fidèle à ses idées et à son style, tendre et politique : l'histoire de l'habitat urbain épouse celle des désillusions politiques, des renoncements devant les contingences de la crise, des utopies qui s'effondrent. Le texte est indigné et sincère, engagé et mélancolique, doux et poing levé, nous montrant la vie d'un couple moyen arrivé à la fin de ses passions et de ses espoirs, que Malone regarde avec une tendresse de chaque instant. Les déboires avec le voisin du dessus, les lendemains qui chantent partagés dans les cellules du Parti, l'embourgeoisement qui fait passer de l'immeuble collectif au pavillon individuel, tout ça est regardé à hauteur d'homme, jamais plus ironique que drôle, jamais supérieur.

Pourquoi Laurent Vacher en a-t-il fait une farce grinçante qui semble en porte-à-faux avec la tendresse de l'auteur? Kitsch et superficielle comme un jeu télé ou une émission de télé réalité, mal rythmée et faussement intrépide, sa mise en scène -qui méritait un traitement autrement plus subtil-, est cheap, bancale, un peu cynique, un peu floue. J'apprends plus tard dans le dossier de presse que Vacher voulait témoigner de l'omniprésence du boitier à l'époque où l'auteur (et le metteur en scène ?) effectuai(en)t les interviews.

Les comédiens, dirigés vers la caricature, ressemblent à ces nigauds qu'on plante devant le bonhomme en mousse de P.Sébastien ou Secret Story version urbanisée: costumes ringards, petites manies pathétiques, ils sont «too much», frôlant le personnage à la Deschiens alors qu'on aurait aimé (peut-être même était-ce l'intention de l'auteur?) se retrouver ou retrouver là nos parents, vieillis à l'ombre des années-Mitterand. Laurent Vacher se moque, et il a tort. Pour quelques moments de vérité simple (amenés par le toujours attachant Christian Caro), il m'a fallu affronter des tas d'idées floues (les projections vidéos, sans nécessité, à part peut-être amener un"quart d'heure de célébrité mondiale"), des tas de scènes ratées. Je me suis ennuyée, (un peu), j'ai grimacé, (pas mal), devant le simplisme d'une réalisation qui passe à côté de la subtilité du texte, et j'ai fini par ne plus aimer ces pantins de progression sociale.
Dommage : un grand auteur, un metteur en scène (sûrement) intelligent ; mais la rencontre des deux, cette fois, n'a pas eu lieu.


     

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 14:36

Compagnie Kosmocompagnie (84), vu le 14 juillet aux Hivernales dans le cadre du festival Off 2013.

Création 2013

 

Interprètes : Gwen Berrou, Clément Thirion
Sur une idée originelle de : Mathilde Schennen et Clément Thirion
Scénographie, costumes et lumières : Saskia Louwaard et Katrijn Baeten

Régie générale : Gwenn Van Ees

Crédit photo : Katrijn Baeten


vivant-3-toiles-4 

Genre :danse.
A partir de 12 ans : attention, certaines scènes (nues) peuvent vous donner envie de vous acheter des moonboots velues et d'épouser l'interprète principale.
Duree : 1h

    kosmocompany_weltanschauung.jpgUn silex brut est tout aussi coupant qu'un silex dépoli ; or l'homme s'est mis à fabriquer des silex dépolis.

Partant de ce constat éminemment philosophique, Gwen Berrou et Clément Thirion s'attaquent à l'ardu problème de l'origine de l'esthétique, du mystère de la création, des premiers temps de l'homme. Avec pour bagages une paire de moonboots poilus, une télé antique, un goût sérieusement discutable pour Klaus Nomi et un sens de l'absurde infaillible, nos deux tourtereaux réinventent une heure durant l'odyssée de l'espèce, dans un mélange de danse, de clips improbables et d'expérimentations. Les corps s'incarnent ou se relâchent, deviennent singes ou danseurs de disco, se mécanisent et se multiplient, se figent de longues minutes avant de repartir en marches robotiques, au gré de cette « conférence » barrée aussi hilarante qu'intrigante.

Les amoureux de la Belle Danse en ballerines en avaleront leur tutu : l'art de la chorégraphie est envisagé ici comme une affaire d'énergie, de postures, d'esquisses plus que comme un art de la beauté. L'humour, omniprésent, ajoute encore au décalage. Qu'il s'agisse de recréer un tableau ancien dans une ode à la débrouillardise et au « pas-fini », ou de doper l'imaginaire du spectateur par le verbe (la scène vide, éternel lieu de fantasmes), les artistes excellent à trouver le ton juste, la mise en scène qui va étonner, surprendre, faire fonctionner les neurones.

Presque rien pourtant : deux corps, un technicien taiseux, quelques projecteurs, une caméra, et une foule d'idées. Cet aspect artisanal, ce faux laisser-aller, cette modestie dans les moyens, sont mis au service d'une pièce parfaitement menée, qui parvient même, au bout du compte, à vous toucher sans qu'on l'ait vue venir : car tout ça se terminera dans un éloge du pluriel, dans une déclaration d'amour à l'Humanité dans sa dernière mutation (celle de la communauté), lors d'un dernier effet clouant. Un spectacle qui ne se veut jamais génial, et qui n'est pourtant pas loin de l'être.

 

 

 

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 14:16

Devadasi-2013.jpg

Spectacle de la compagnie Raghunath Manet, vu au théâtre Golovine le 20 juillet 2013 dans le cadre du festival Off d’Avignon.

Avec : Raghunath Manet et Valli

 

VIVANT2-toiles-3

Genre : danse

Tout public

 

 

 

 

Raghunat Manet est un maître de Bharata Natyam (danse classique de l'Inde du Sud) reconnu dans le monde entier et défendant l’identité indienne à travers ses performances. Surnommé le « Noureev indien » il tend à faire découvrir sa culture et à la transmettre au-delà des clichés. C’est donc avec une impatiente excitation que je suis allé découvrir pour la première fois ce monstre sacré, dans cette belle salle avignonnaise dédiée à la danse.


Sur une voix off, le danseur arrive seul en sari, découvrant à l’aide d’une lanterne le mur de Shiva. Puis une jeune femme arrive (Manimégalai, la fille de Madhavi dans le célèbre roman de l’Anneau) et semble attendre ses instructions. Revenant dans un costume traditionnel jaune et orange, ils échangent en indien (plus précisément, en tamoul) et se mettent à danser, percutant le sol de leurs pieds aux chevilles cernées de grelots, dans une rythmique parfaite et envoûtante. Puis, prenant en main un instrument à deux résonnateurs (la Vinâ, l'un des plus anciens instruments indiens), Raghunat Manet nous joue un long morceau aux sonorités de guitare électrique, nous offrant une belle montée en puissance.

 Manimégalai est en fait là pour apprendre la musique et la danse chez le maître, afin d'être consacrée danseuse de temple (ou "Devadasi", d’où le nom du spectacle) et épouse du dieu Shiva. "Transmettre" est la ligne directrice du maître. Au final la belle Manimégalai refusera de devenir Devadasi, jouera dans des films de Bollywood mais, rattrapée par son destin, elle rejoindra son maître pour reprendre la danse sacrée.

J’ai puisé tout cela dans la présentation du spectacle car je n’arrivais pas toujours à suivre le sens, alors même que le maître tente, par de curieuses expressions du visage où par quelques mots en français, de nous tendre des passerelles pour accéder à son univers. "Ensemble", "s’unir", "donner", puis un bestiaire d’animaux et d’autres mots sont traduits dans notre langue pour nous permettre de trouver du sens, mais me faisant lâcher prise avec l’émotion. 

Même sans être spécialiste de danse, j’ai apprécié cette formidable énergie maitrisée, cette synchronisation parfaite des corps et cette répétition des mouvements si particulière et si codifiée de la danse indienne. De ce spectacle reste une découverte qui, si elle ne m’a pas touché personnellement, portera longtemps l’empreinte d’une rencontre, d’un don offert par un grand maître que le public a longuement applaudi à la fin du spectacle.

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