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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
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Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 18:47

les cris de paris karaoke credit geoffroy jourdainNous nous sommes rendus à l’Amphithéâtre de Pont de Claix (38) le jeudi 11 octobre 2012, pour une représentation réunissant artistes et public sur le plateau. Une proposition du collectif parisien "Les Cris de Paris".

 

- Public : plutôt adultes et ados
- Durée : 1h30

 

Distribution (non-exhaustive) :

- Compositions originales et arrangements : Morgan Jourdain
- Scénario : Benjamin Lazar et Nicolas Vial
- Direction musicale : Geoffroy Jourdain
- Mise en scène : Benjamin Lazar
- Réalisation vidéo : Alexandra Mélot

-Jeu : Loup-Denis Elion, Aurore Bouston, David Colosio, Judith Derouin, Joakim Latzko-Thot, Julien Cigana, Julien Renon, Geoffrey Carey, Xavier Guerlin, Blance Leleu, Gudrun Skamletz, Tünde Deak, Mathilde Hennegrave, Nicolas Vial, Benjamin Lazar, Thomas Gonzalès, Natalia Cellier.

 

VIVANT2-toiles-3.jpg

Tout commence comme pourrait commencer un karaoké... tout y ressemble : petites tables de bistrot, cocktails et amuse-gueules, animateur en chemise à paillettes, écran vidéo pour les clips et paroles des chansons sur un bandeau. Convivialité affichée. Prise de contact et sourire racoleur avec le public. Mise en ambiance par une supposée participation des chanteurs en herbe. Ça a quelque chose du plateau TV, des émissions du samedi soir et des soirées bar avec participants à l’affiche. Ça sonne trop vrai pour être vrai... Forcément, on est dans le pastiche où les chanteurs amateurs sont des comédiens pros qui vont oeuvrer pour nous faire franchir le seuil des improbables, et aller à la rencontre des mythes avec un alliage d’images et d’airs d’opéra, et par un truchement de modernité et de culture(s).

Pour qui serait venu pour un traditionnel karaoké, la surprise a dû être de taille ! Pour qui aurait craint de s’acoquiner avec le genre, étonnement aussi. Avec un glissement vers un répertoire éloigné des tubes clipsés-codifiés, c’est sans doute ce qui nous aura plu : des timbres de voix, des harmonies baroques ou classiques qui sont plus proches de notre univers.

 

Une proposition qui aura joué sur différents tableaux en s’emparant de plusieurs genres. Elle aura inévitablement dérouté certain(e)s et fait naître des envies pour d’autres, comme celle, pour les personnes conscientes de leurs lacunes, d’aller réviser ces classiques. Pour ce qui nous concerne, nous ne faisons pas exception. Plus justement, nous devrons aussi nous y coltiner...

 

Photo : Geoffroy Jourdain

Web Amphithéâtre : http://amphitheatre-pontdeclaix.com/

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 17:27

ascendances_voyages-sur-un-fil-2.JPGSpectacle de la compagnie Ascendances, vu le jeudi 18 Octobre 2012 au Centre Musiflore (Crupies - 26) dans le cadre du Festival Voix d'exil 2012.

 

Genre : théâtre

A partir de 10 ans

 

VIVANT-3-COEURS-5.jpg

En collaboration avec le Festival "Nouvelles du conte en pays de Bourdeaux" et" L'ASTI Drôme", j'ai eu l'immense plaisir d'assister à un très beau spectacle de cette compagnie Drômoise qui nous a présenté un texte très bien ciselé, servi par son auteur le comédien Freddy Desvéronnières, sur des histoires d'exils entre l'Afrique et l'Europe, en passant par Lampédusa.


Sur un plateau nu et dépouillé, avec pour seul accessoire un tabouret multifonction, Freddy Desvéronnières campe, tel un saltimbanque, Djalil : un passager du vent. En accompagnement, une musique comtenporaine discrète et pertinente (à noter : un très bel effet visuel, avec la lumière d'une lampe, avant l'introduction du tambour).

Dès l'apparition du comédien, son introduction préfigure la mise en scène épurée qui s'ensuit. Son jeu d'acteur, profond, et son habileté technique à passer d'un personnage à l'autre n'ont de cesse de nous surprendre. On se trouve absolument séduit par la prestation de cet homme seul, et par son talent à  nous livrer son texte. Ce créateur à la plume engagée nous convie à suivre la poésie de ses mots, composition sans concessions pour nous dire l'aventure de l'immigré, des immigrés.

 

Sur un ton habile et juste, Freddy Desvéronnières évoque ceux-là qui s'exilent, laissant pays, misères, guerres... seuls en quête d'un eldorado européen, parfois au péril de leur vie. Debout il dit la vie des hommes, comme une écriture de Gaston Couté contant la vie des gueux.

 

Extraits :

 

"A l'enfant pas très sage l'on dit: le gitan va venir ou encore le gendarme va venir... Peut être cela existe des gendarmes gitans, mais pas des gitans gendarmes..."


"Il aimait la musique : mon grand père vacciné avec l'aiguille d'un phono"


"La vie moi je dis, mieux qu'on donne, mieux qu'on se sent mieux"


Merci pour ce moment de théâtre, et félicitations à l'équipe pour ce spectacle simple et beau auquel je souhaite un vif succès. Osez le programmer et vous ne serez pas déçu ! Au delà du propos, la force théatrale est là à sa vraie place !

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 11:05

bertrand-blessing.jpgConcert écouté le jeudi 4 octobre 2012 à la Ponatière (Echirolles - 38) lors des "JeudisèreDanse", et qui s'incrivait dans le cadre d'une carte blanche de la compagnie Epiderme en résidence à La Ponatière et à la Rampe.

Cet évènement à la particularité de proposer des croisements artistiques. De fait, ce soir-là, il ne s’agissait pas uniquement de danse(s), et nous avons profité de la proposition sonore de Bertrand Blessing qui joue avec des objets détournés pour nous entraîner dans son univers pulsé.

 

Tout public
Durée : environ 15 mn

vivant-3-toiles-4.jpg

L’histoire pourrait se dérouler dans un débarras, une cave, un refuge pour fana (fada ?) de tout ce qui peut faire rythme(s). Ce serait à la nocturne pour un noctambule frappa-dingue, veilleur de nuit désoeuvré dans parking sous-terrain déserté. Un mec à casquette, quoi ! Y seraient regroupées des boîtes de conserves vides, pour commencer. Une phrase naît, au bout de sa baguette. Répétée. Arrêt(s). Mais comme si ça ne lui suffisait pas, à ce gars qui passe, le spectre s’élargit jusqu’à ce que les murs, la porte, la barre d’ouverture, la batterie de cuisine défoncée entrent en cadence(s). Du bruit ? Pas vraiment : du bruit construit. Chut, il est parti...

Ça nous a franchement plu !

 

Web Ponatière : http://www.larampe-echirolles.fr

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 09:49

Spectacle de la compagnie Scène en Vie, vu le Vendredi 5 Octobre 2012 à la P’tite Salle de Vizille (38). Conte-neige-noire.jpg

 

Lorsque nous le pouvons, nous essayons d’approcher la variété du travail des artistes et des compagnies. Selon les textes, les salles, les volumes et les traitements qui émergent, nos ressentis peuvent bien entendu varier.

Ce vendredi nous avons découvert une forme de la compagnie, le monologue, qui a trouvé espace propice à la P'tite Salle de Vizille.

    

- Public : à partir de 14 ans
- Durée : 40 mn

 

Distribution :
- Texte : Jean-Yves Picq
- Mise en scène : Benoit Kopniaeff
- Jeu : Michel Dibilio

 

vivant-3-toiles-4.jpg

 

Juste un homme, face à nous, et à lui-même. Un homme, Martin, travailleur, homme de peu qui a tout misé sur la réussite de son fils aimé, Thomas. Thomas qui au fil de ses études prend conscience que l’homme n’est rien, rien qu’un pion sur l’échiquier du profit et qu’il sera jeté dès qu’il ne sera plus nécessaire aux rouages de la machine économique. Thomas, que l’on ne verra pas mais qui dit que "le savoir fait pâlir de rire". Thomas, que le père fait (re)vivre par le biais d’un monologue qui dialogue avec l’absent. Thomas, que Martin envoie au diable, s’en tenant aux apparences auxquelles il croit dur comme fer... apparences qui, selon toute évidence, ne peuvent en aucun cas être trompeuses. Thomas, qui sera ce "possédé d’agitation" jusqu’au bout. Thomas pour qui, parce que "la vie seule est un poème, il faudra tuer l’argent".

Le texte avance par couches, comme l’acte de penser(panser ?) qui est rarement linéaire, comme un retour sur ce qui a été, sur ce qu’on a vu, vécu, compris, su, perdu. La langue, parfois, ôte ses artifices, comme des pelures qui cachent l’essentiel. Une langue pour réveiller, entre prose et poésie. Le comédien endosse parfaitement le rôle qui lui est imparti. Sobre. Crédible. On se rapproche ici de la lecture. Pour ce qui concerne la Cie, nous apprécions ce volet du travail, où le texte est premier, et dit pour être entendu. Sans emphase ni superflu.

Nous avons été surpris de la courte durée de la proposition. Il aurait pu être judicieux d’amener un autre texte, avec le point de vue du fils, ou encore qui se serait basé sur une situation approchante dans un autre pays, sur un autre continent. Un peu frustrant. Une petite forme qui sera probablement étoffée et qui prendra aisément place dans des espaces de proximité. Un thème, l’économie, sur lequel le metteur en scène planche en ce moment, et qu’il voudrait aborder de façon plus large et étoffée avec des compagnies européennes. A suivre donc.

 

Autre spectacle de la compagnie, commenté sur ce blog : http://vivantmag.over-blog.com/article-5919553.html

Voir des spectacles à Vizille : http://sortiravizille.com/

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 08:42

la-mandale_citizen-P.jpgSpectacle de la compagnie La Mandale, vu le samedi 5 octobre 2012 pendant le festival Art'Pantin (Vergèze - 30).

 

Écriture, interprétation, construction des marionnettes et des décors : Silvia di Placido et Hugo Quéroil 

Regard complice et mise en espace : Brice Coupey

Serrage de boulons et activation des ressorts : Martin Votano

Costumes : Noelise Gares, Mika et Judith Bintein

Graphisme : Micheline Grumeau et Marc Moyano

 

Genre : marionnettes à gaines / théâtre

Public : adultes et enfants avertis (10/12 ans)


VIVANT-3-COEURS-5.jpg

Des marionnettes à gaines... trop classique, me direz-vous ? Quel dommage de louper ce spectacle sous le seul prétexte que l'on a mal lu le programme !! Fort heureusement, s'y l'on s'y reprend une deuxième fois, l'on se rend compte qu'il y a aussi écrit "et comédiens" à côté de "marionnettes". Détail de taille ! Mais le nom de la compagnie aussi est un indice "frappant"... car c'est effectivement une belle mandale que l'on se prend dans la gueule. Et personne n'est épargné, pas même vos bambins.


 A peine le spectacle commence que les marionnettistes surgissent déjà hors de leur castellet pour poursuivre l'histoire en grandeur nature, ou pour vous interpeller directement (dans le malheureux cas où, par exemple, un de vos chiards ne sait pas se tenir...). Quant aux marionnettes, elles volent (fusent même), s'écrasent au sol ou contre les murs, se font aplatir à coups de bâtons. Polichinelle lui-même n'a jamais été aussi méchant et narcissique. D'ailleurs, son ingratitude et son opportunisme n'a d'égal que son antipathie envers tout le monde. Un spectacle de guignol qui pourrait-être censuré par le CSA si il passait à la télévision française...

Les artistes déploient une énergie folle et nous la partage aisément. Même si le rythme du spectacle ralentit assez vers la fin (au dénouement même de l'intrigue !), on en ressort avec les zygomatiques douloureux et impressionnés par ce record presque sportif.

 

En bref, et parce-que l'histoire importe aussi, la compagnie la Mandale nous raconte comment deux journalistes moyens, menacés par des producteurs de télévision cupides et véreux, vont essayer de donner du cachet à leur reportage en tentant d'élucider le sens des derniers mots prononcés par Polichinelle avant sa mort : "Rosbeef !". Mais ça, c'est écrit dans le programme...

 

Autre spectacle vu pendant le festival : http://vivantmag.over-blog.com/article-la-digestion-du-batracien-de-salon-111043571.html

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 19:20

 

dynamogene_Le-petit-catalogue-manufacture-dutopie.jpgSpectacle de la compagnie Dynamogène, vu le 21 octobre 2012 au stade des Costières de Nîmes (30).

 

Genre : Entresort géant en cabaret industriel


Avec : Boubouche, Thierry Daudé, Grégoire De Martino, François Doré, Patrick Geslin, Jacques Larguier, Ralph Lozai, Bruno Manjarres, Pépé Martinez, Patrick Miralles, Philippe Neveu, Pierre Pélissier, Gilles Perrin, Fred Rebière et Samuel Silvant.

Direction artistique : Pierre Pélissier et Frédéric Rebière

 

vivant-3-toiles-4.jpg

Devant la grille d’entrée du bâtiment, alors que le public attend l’ouverture, voila qu’une sonnerie retentit. Elle annonce le début de la journée de cette fabrique d’utopies. Une flopée d’ouvriers en bleu de travail s’approche en discutant par grappe, et se regroupe sans précipitation devant la grille ouvragée avant d’entamer un chant glorieux d’un autre temps, en polyphonie mâle, pour démarrer cette journée porte ouverte à laquelle nous sommes invités. Cette proposition est un hymne à la mécanique humaine et au plaisir du bel ouvrage. Distillée dans un théâtre de l'absurde oublié, elle fleure bon le souvenir d'une utopie ouvrière autogérée dans une douce anarchie.

 

Les établissements Dynamogène, spécialistes des machineries musicales mobiles, nous invitent à une visite de sa fabrique où sont présentés plusieurs de ses appareils. On peut aussi y découvrir, au hasard de sa flânerie, des scénettes improbables, ou encore visiter le bureau d’études et le musée retraçant l’histoire de la fabrique. 

 Mélangeant imagerie soviétique et mécanismes agricoles du début du XX° siècle (nous sommes à Nîmes), l’univers proposé, teinté d’humanisme et de poésie déboulonnée, n'est pas sans lien avec les temps modernes propres à Chaplin. Ponctuée de plusieurs interventions courtes (présentations de machineries, piano désossé, jeu aléatoire, visite guidée...) en différents endroits de ce hangar immense, cette petite fabrique fait rêver petits et grands.

 

La plupart des machines fonctionnent exclusivement à l’énergie musculaire. Alimentées à coup de pédalages, elles déclenchent percussions, cloches, souffleries et guitares pour en faire une phrase musicale complète. Chaque engin a sa propre histoire et son propre univers musical : de la Cymbalobylette et sa samba mécanique jusqu’à la Torpédoswing et son rock’n’roll primal. La Cymbalobylette est d'ailleurs présentée par deux OS qui en expliquent rapidement son fonctionnement, et nous en font une démonstration en direct. En limitant ainsi le jeu des comédiens à ces ouvriers au grand cœur, mais un peu simplets, c’est la machine qui devient le centre du spectacle... et cela fonctionne à merveille ! D’autant que plusieurs musiciens présents ont pu accompagner et renforcer la rythmique de base des mécanismes, insufflant une énergie et une belle vitalité à l’ensemble.

 

Une proposition originale, qui peut s’installer dans une friche industrielle ou dans un hangar pour accueillir, à l’occasion d’un festival, des visites de scolaires. Ceux-ci pourraient peut-être y trouver le maillon manquant entre art et technique.

 

Photo : Anna J.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 09:33

contre-pour_carmen-ou-le-bal-des-phalenes.jpgSpectacle de la compagnie Contre Pour, vu le 22 septembre 2012 à Marguerittes dans le cadre du festival de La Basse Cour.

 

Avec : Christine Rossignol ,Olivier Delamare, Brice Goldschmid, Michel Rousseau, Emmanuel Sembely

Mise en scène : Michel Dellaire

 

Durée : 1h10

Tout public

VIVANT-3-COEURS-5.jpg

En préambule, un petit mot sur le festival de La Basse Cour dont je suis une inconditionnelle depuis maintenant 3 ans. C’est juste un pur moment de plaisir, à la portée de toutes les bourses. Ce festival change de commune chaque année, et offre une soirée gratuite aux habitants de la ville qui l’accueille. L’ambiance est fabuleuse, décalée, on entre réellement pour une soirée, une journée ou 4 jours dans un autre monde peuplé de musiciens, de comédiens, d’enfants et de chiens qui courent et jouent. Je vous laisse lire la très juste description qu’en fait mon collègue en préambule de l’article sur "Switch".

 

Avec « Carmen ou le Bal des Phalènes », je me suis réellement régalée ! 1h10 de fou rire devant cette interprétation totalement déjantée. Ca bouge, ça court, on change d’époque à toute allure avec un festival de costumes (je vous défie de les compter !) tous plus loufoques les uns que les autres. Les décors tournent, les personnages se croisent, s’aiment, se détestent, se battent. Bref on ne s’ennuie pas un instant. Cette tragédie, revisitée par cinq clowns qui n’ont aucun contrôle de leur fantaisie, est impérativement à mettre devant tous les yeux pour une bonne cure de délire.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 09:01

brut-de-beton_for-the-moon_2.jpgSpectacle de la compagnie Brut de Béton, vu le 22 septembre au festival de la Basse Cour (Marguerittes - 30).

 

Avec : Stéphanie Charton, Jonathan Verbaere, Vincent Brun, François Barjon

Durée : 45 mn

A partir de 8 ans

vivant-3-toiles-4.jpgUne comédienne au visage maquillé de blanc, lèvres noires…et trois musiciens. Mélodies et sons de voix nous parviennent. Le corps commence à bouger, à ramper, à gesticuler… mais on ne comprend pas les mots. D’où sort-elle, d’où vient-elle ? On ne sait pas bien, mais on perçoit vite qu’elle vit le présent dans son propre monde pour échapper aux souffrances passées. Elle va ainsi nous parler de l’amour, de la mort, de la guerre grâce à une gestuelle toute à la fois chaotique et gracieuse. Qui est ce Houston qu’elle attend ? Son amoureux bien sûr... mais est-il encore au combat ou est-il déjà mort ? Le retrouve-t-elle vraiment ou ce corps à corps n’est-il qu’imaginaire, juste là pour calmer la douleur de l’absence ? 

La comédienne a une présence époustouflante. Elle sait donner vie à des objets en les transformant en personnages tantôt sensibles,  tantôt touchants ou inquiétants. La musique arrive, par moment, pour amplifier l’émotion. 

 

 Ce spectacle, annoncé comme « manipulation d’OVNI et poésie clownesque », nous guide effectivement ailleurs à condition de se laisser emporter et d’accepter d'entrer dans la folie du personnage. A la sortie, les avis sont partagés : certains spectateurs (dont je fais partie) sont emballés et applaudissent à tout rompre la prestation émouvante d’une comédienne qui prend des risques, et se donne toute entière à cette « mamzelle » qu’elle incarne. D’autres sont restés sur le bord de la route en ne réussissant pas à entrer dans cet univers décalé. Le spectacle est, à mon avis, à conseiller plutôt à partir de 12 ans, les enfants,assis devant ayant vraisemblablement trouvé le temps long.

 

Il me paraît indispensable de voir ce spectacle avant de le programmer pour se faire son propre avis. Pour ma part, j’ai adoré et ai été très touchée.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 14:36

bam_switch.jpgSpectacle de la compagnie BAM, vu le Jeudi 20 Septembre lors du festival "La Basse Cour" (Marguerittes - 30).

  

création collective pour 5 circassiens

durée : 1h

genre : cirque (mât chinois, bascule, accrobaties)

 

vivant-3-toiles-4.jpgTout d'abord, un petit mot sur le festival car il mérite le détour. Organisé par le collectif d’artistes éponyme il dégage, dès l'entrée, une atmosphère sereine. On pénètre dans un petit monde aux couleurs chaudes, aux fauteuils dangereux (car bien trop confortables) et où personne n'est exclu (sous-entendu : les chiens). Les bières y sont bonnes (et pas chères), les pizzas aussi et le tout est artisanal. On admire les toilettes-sèches-en-caravane très cosys, on reste circonspect devant la possibilité de se regarder dans un rétro du haut de son trône (même si, à mon avis, cela sert davantage à vérifier la bonne tenue du maquillage de ces dames) et on admire cette étrange sculpture contemporaine avant de se rendre compte que ce sont des urinoirs... "Attention madame, n'y mettez pas la main !".

Bravo, donc, à tous ces artistes qui s'activent, et nous concoctent une programmation léchée dans un cadre si convivial. Que le spectacle commence !

 

On prend place sous le chapiteau du festival, accueillis par un duo guitare/basse en lunettes noires et aux accents blues et groovy. La musique est bonne et l’un des deux est survolté. On claque dans les mains un petit peu… mais pas trop longtemps. Puis apparaissent deux personnes qui nous rappellent, de façon musclée, les mises en gardes de rigueur (pas de téléphone, pas d’appareils photos, de bambins qui courent sur la scène…) : on s’esclaffe ! Enfin, les artistes entrent en scène. Ils arrivent de toute part… Tous incarnent des personnages singuliers au moyen de mouvements, de gestes et d’onomatopés. C’est un peu répétitif et on ne cerne pas précisément le rôle de chacun mais bon, on oubli vite car on est rapidement entrainés dans un tourbillon de pirouettes.

 

Ces acrobates évoluent du mât chinois à la bascule avec une aisance déstabilisante, et enchainent à un rythme soutenu des figures très techniques. Ca saute, ça vole, ça grimpe, ça glisse et ça tourbillonne, le tout avec humour. On s'attendrait presque à les voir danser. Ils « switchent » d’un agrès à l’autre, d’une situation improbable à une autre, et travaillent de concert, allant jusqu’à nous fabriquer une nouvelle bascule en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Une planche à roulette se glisse sous celle-ci pendant qu’ils s’envoient en l’air ? Qu’importe, ils continuent le spectacle pendant que l’un d'entre eux écarte l'objet importun… rien de plus simple !

 

Certaines scènes, trop chaotiques et emberlificotées, nous font paraitre le temps un peu long... et on se lasse des mimiques de chaque personnage. Mais ce sont de bien moindres maux face à l’incroyable énergie qui nous a été délivrée pendant 1h. Alors on applaudit, plutôt deux fois qu’une.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 08:57

hors pistes ordures et menageres 3Spectacle de la compagnie Hors Pistes, vu le samedi 22 septembre lors du festival "Festin de Pierres" à St Jean de Védas (34)

 

création 2011

durée : 1h

genre : cirque & théâtre

 

vivant-3-toiles-4.jpgQuelle surprise d'attendre devant un décors de théâtre "de boulevard" et, au final, de se retrouver devant des acrobates qui évoluent en musique ! Ici, les artistes utilisent leur lit comme un trampoline, tiennent en équilibre sur des chaises, grimpent constamment sur la table du salon (un exemple pour les jeunes !), et tout ça en slip, jupe ou costard...

 

Un moment de cirque, donc, mais aussi un moment de théâtre où l'on parle de couples qui se font et se défont, servi par une mise en scène fluide et traité avec beaucoup d'humour et de légèreté. Les personnages extrêments stéréotypés et les éléments du décors (abimés et délavés) en disent longs sur le regard critique de la compagnie au sujet des relations de couples.

 

Un spectacle à conseiller à toutes les femmes au foyer, les cadres dynamiques, les secrétaires, les patrons pleins d'ambition, les livreurs (et autres réparateurs...), les infidèles, les amis frivoles... et surtout, sans rancunes !!

 

Autre article du même spectacle : http://vivantmag.over-blog.com/article-ordures-et-menageres-102148602.html

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