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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 16:34
Cherchez la faute
Cherchez la faute

Spectacle de la Compagnie Théâtre sur Paroles ( 75) vu le mercredi 10 Juillet à 10H45 à la Manufacture ( Château de Saint Chamand ) dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 8 au 24 juillet (Relâches les 11 et 18 juillet)

 

Texte : François Rancillac d'après l'essai « La Divine comédie- Dieu n'a pas créé l'homme » de Marie Balmary

Mise en scène : François Rancillac

Comédiens : Danielle Chinsky, Daniel Kenigsberg, François Rancillac, Frédéric Révérend.

Genre : théâtre à partir de 16 ans

Durée : 2H

 

 

Qui est l'autre ? Il est probable que plusieurs spectacles au Festival abordent cette question cette année encore... Mais ici, l'interrogation remonte au livre fondateur de notre civilisation judéo-chrétienne : la Bible. Et cela donne au propos une dimension toute particulière. Le mistral qui souffle aujourd'hui donne aussi à cette représentation des allures particulières : le souffle du vent serait-il à l'image de la réflexion que soulève le spectacle, régulier et permanent ?

 

Les spectateurs sont assis autour de tables disposées en carré avec au centre un arbre bien en vue (un magnifique bonzaï). Quelques chaises en 2ème ligne. Sur les tables des livres, des tasses de café et un dossier blanc ostentatoire sur la Genèse biblique. Puis 3 personnes prennent la parole parmi les spectateurs. Ce sont des conférenciers.

Alors allons-nous mieux comprendre ce livre que tout le monde se targue d'avoir lu ? Il s'agit ici de reprendre de façon très érudite l'histoire à partir du texte original en hébreu traduit par André Chouraqui.

Les comédiens s'écharpent, s'interpellent et  François le modérateur tente tant bien que mal de tempérer les élans de vérité depuis longtemps enfouis en eux en se concentrant sur la lecture minutieuse du texte original.

Commençons par le commencement, quand même......!!!

La dimension du " je" revient régulièrement dans le spectacle parallèlement à celle de l'altérité. La transposition du texte de Marie Balmary par François Rancillac est séduisante et bien menée. Elle convoque de grandes interrogations souvent ponctuées d'humour. Nous qui sommes finalement devenus des étudiants lors de ce colloque existentiel, nous réfléchirons autrement au terme de ce spectacle. Ce scénario originel emprunt de tant d'évidences qui pourraient être si galvanisantes mais qui ont été tellement dévoyées résonnera certainement différemment.

 

Quittez pour un instant les salles climatisées d'Avignon intra-muros pour vous égayer de la pensée originelle et vous aérez ! Avec ou sans mistral.

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 14:14
Lettres à Anne
Lettres à Anne

Spectacle de la Compagnie Antisthène (75), vu le 9 juillet Au Théâtre Sham’s au Festival d’Avignon (du 5 au 28 juillet, relâche les 8, 15 et 22 juillet).

 

Texte : François Mitterrand

Mise en scène : Frédéric Fage

Comédiens : Nathali Savalli

Genre : Théâtre

Public : Ados, adultes

Durée : 1h

 

François a 46 ans quand il rencontre Anne, 19 ans, lors de vacances à Hossegor. Leur passion débute quand Anne monte à Paris pour ses études. De 1962 à 1995, il n’aura de cesse d’écrire à celle qu’il surnommera son « Animour », Anne. Plus de 1200 lettres que l’on découvre aujourd’hui avec stupéfaction.

Une femme seule en scène. Elle récite les lettres de son amour et elle nous parle de ses sentiments. Son récit est entrecoupé d’archives de l’INA des discours de Mitterrand.

Les paroles sont d’une grande beauté. On connaissait l’homme politique (ou pas), on découvre le poète.

Mise en scène sur un plateau ouvert. Un fauteuil, une petite table. Un écran en fond de scène.

L’interprétation est authentique. L’actrice nous captive, elle vit l’émotion des textes qui va crescendo jusqu’à la fin.

C’est un très beau spectacle à ne pas rater. Un petit b-mol : apportez de quoi vous couvrir, la climatisation est si efficace que vous pourrez prendre un coup de froid !

 

 

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 10:56
Avec le Paradis au bout
http://www.spectatif.com/2019/06/parmi-la-foison-de-spectacles-du-festival-d-avignon-off-2019-acte-1.html (Cette image n'est pas l'affiche mais une photographie de la pièce)

http://www.spectatif.com/2019/06/parmi-la-foison-de-spectacles-du-festival-d-avignon-off-2019-acte-1.html (Cette image n'est pas l'affiche mais une photographie de la pièce)

Spectacle produit par le Théâtre de l’Eclat (75 Paris), vu à 20H au Grand Pavois, le 9 juillet au Festival d’Avignon (du 4 au 28 juillet, relâche les 8, 15 et 22 juillet).

 

 

Création : Florian Pâque

Comediens : Tiphaine Canal, David Guez, Florian Pâque, Lisa Toromanian

Genre : Théâtre

Public : Tout public

Durée : 1h35

 

 

La pièce « Avec le Paradis au bout » fait le constat des événements historiques et dramatiques du siècle nouveau.

 

La pièce touche le vrai, le sale, le juste. Elle traite de tout : des attentats à la montée du nationalisme en passant par les problèmes sociaux et climatiques. Sans nous culpabiliser ni nous accuser, elle nous réconforte en paroles et en chansons.

La musique me fait frissonner et le spectacle me fait bien rire. La pièce est ponctuée par les applaudissements du public, qui apprécie les performances. (La salle est presque comble).

Les comédien.nes nous livrent de belles imitations et n'abusent pas de leurs prises de parole : ils et elles ont des messages à nous faire passer. Ceux-ci sont dignes d'être entendus. 

En guise de scénographie, on nous présente des murs de sacs poubelles qui semblent contenir les déchets de notre Monde jetable : nos rêves et jouets abandonnés.

On ne nous montre pas le chemin du Paradis mais la pièce est pleine d'espoir. Elle nous invite à ne jamais revoir nos rêves au rabais, mais à les prendre au sérieux.

 

Courez voir ce spectacle avec vos proches qui râlent, vos voisin.es fermées d'esprit et guettez : l'empathie est si vite arrivée !

 

 

Anouk F.

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 10:51
L'ascenseur
L'ascenseur

Spectacle de « la compagnie du petit matin» (31) vu le 07 juillet 2019 à 16h30 au théâtre de l’Albatros dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 à 16h30. (Jours impairs, relâche le 17 juillet)

 

 

Auteur : Jean Pierre Roos

Adaptation et Mise en scène : Bruno Abadie

Comédiens : Madleen Martino et Bruno Abadie

Genre : Seul en scène - Théâtre
Public : Tout public à partir de 14 ans
Durée : 60 mn

 

 

Huis clos dans un ascenseur : ce spectacle de la même compagnie toulousaine qui joue également « Demain,la nuit », propose dans un autre registre théâtral, une comédie que je souhaitais découvrir. La petite salle de l’albatros était presque complète ce jour là….

 

 

Sur le plateau, un carré symbolise l’ascenseur dans lequel une jeune femme et un homme mûr se retrouvent en tête à tête. On s’y attend, certes, mais c’est la panne!

Les voilà donc obligés de cohabiter en situation anxiogène dans 4 m². Obligés de se parler et c’est l’occasion d’aborder tous les sujets - et ils sont nombreux - sur lesquels ils ont un point de vue différent. Forcément, lui est un homme âgé et aisé et elle, une jeune femme plutôt fauchée. Les rapports sociaux, les rapports de classe, les relations professionnelles, la famille, la guerre, les relations amoureuses, les relations père/fille...nous déterminent et s’affrontent ici.

Porté avec enthousiasme et dynamisme par deux comédiens formidables qui savent donner un rythme à cette rencontre improbable, cette comédie dramatique permet ainsi de mettre en avant, comme seules certaines formes théâtrales le permettent, les questionnements universels auxquels nous sommes tous confrontés.

A découvrir...

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 10:14
Déglutis, ca ira mieux

Partagé...

Spectacle de « JMD Production » (75) vu le 06 juillet 2019 à 22h30 au théâtre du Balcon dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 à 22h30. (Relâche les 9, 16 et 23 juillet)

 

 

Auteurs : Eric Metayer et Andréa Bescond

Mise en scène: Eric Metayer et Andréa Bescond

Comédiens : Géraldine Martineau et Isabel Otero

Vidéo : Charles Carcopino

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 14 ans
Durée : 1H30

 

Après le succès des «  Chatouilles », j’étais impatient de découvrir la nouvelle création du duo Metayer/Bescond, et sans connaître le sujet du spectacle, certains éléments du « pitch » avaient attisé ma curiosité.

 

Nous sommes dans le salon d’une femme pendue au téléphone afin de résilier son abonnement. Très vite on comprend qu’elle ne tourne pas rond et (nous) parle à (de) sa maladie qui lui fait perdre la tête. Elle entretient avec soin une relation difficile avec sa fille - partie depuis quatre ans de la maison familiale -  et avec laquelle elle souhaite se réconcilier. Sa dernière tentative de suicide lui a permis de la faire revenir d’une lointaine mission humanitaire. A cette occasion, elle lui a annoncée la grave maladie dégénérative et génétique dont elle était atteinte et lui a demandé son aide.

J’ai eu un peu de mal à me laisser saisir par l’histoire. Peut-être parce que je ne croyais pas au jeu des personnages. Le sujet pourtant me parlait bien (je vous ai déjà parlé de ma mère?). Les questions sur la fin de vie et le suicide assisté, comme il est autorisé en Belgique et en Suisse mais pas en France, me touchent particulièrement.

Le dispositif scénique est simple mais efficace : des images et décors projetés sur des grands panneaux de tulle transforment la scène instantanément et offrent des effets somptueux. Un côté cinématographique revendiqué, qui sur la scène de l’hôpital - très réussie au début - peut osciller dangereusement vers le téléfilm.

Les deux comédiennes trouvent, sur la fin, un bel équilibre dans un registre très émouvant et qui gagnerait à s’éloigner encore du pathos, pourtant difficile à éviter tant le sujet reste sensible.

 

Peut être aurais-je attendu un plaidoyer plus développé et argumenté sur la fin de vie, car malgré un sujet captivant, deux comédiennes investies, une mise en scène très originale avec ses décors projetés, je suis resté quelque peu hermétique. C’est une création et peut-être le spectacle doit-il encore se peaufiner pour être plus juste.

N’hésitez pas à me faire part de votre sentiment !

 

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 16:39
La Leçon
La Leçon

Spectacle « La Leçon» par la Compagnie des Perspectives (75) vu le 9 juillet, Avignon OFF 2019, à 15h au Théâtre Au Magasin. Du 5 - 28 juillet, sans relâche.

 

Texte : Ionesco

Mise en scène : Bruno Dairou

Comédiens : Pablo Chevalier, Pierre Courcelle, Edouard Dossetto, Josselin Girard, Antoine Laudet, Antoine Robinet

Genre : Théâtre

Public : Ados, Adultes

Durée : 1h

 

 

Le théâtre de Ionesco (un des fondateurs du théâtre de l'absurde) dénonce l'absurdité de la vie et des rapports sociaux grâce à un univers parodique. On est dans le  thème cher à Ionesco de la communication impossible entre les êtres.

La « Leçon » est un drame comique sur la relation délirante entre un professeur et son élève. C'est une pièce en un acte,  sans découpage  scénique.

La leçon particulière commence plutôt en douceur : le professeur s'extasie devant les réponses les plus simples de son élève, timide et appliquée. Puis, il la vampirise progressivement. Tandis que l’élève tombe dans la mollesse, le professeur devient de plus en plus autoritaire. Le paroxysme est atteint avec le meurtre sadique.

La mise en scène est minimaliste avec trois tabourets de bar pour seul décor. Les acteurs interprètent parfaitement les personnages, c'est leur jeu qui nous tient en haleine. L'absurdité se trouve aussi dans l'interprétation : les rôles de l'élève (fille) et de la domestique sont joués par des hommes, sans travestissement.

 

C'est l'absurdité dans toute sa splendeur, le public est conquis.

 

 

 

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 13:51
J'ai rencontré Dieu sur Facebook
J'ai rencontré Dieu sur Facebook

Spectacle produit par Madani Compagnie (78), vu au 11. Gilgamesh Belleville, le 8 juillet à 11h50au Festival OFF d’Avignon. (relâche les 10, 17, 24 juillet)

Texte : Ahmed Madani

Mise en scène : Ahmed Madani

Comédiens : Mounira Barbouch, Louise Legendre, Valentin Madani

Genre : Théâtre

Public : A partir de 13 ans

Durée : 1h30

J'avais vu « F(l)ammes »en 2017, une pièce du même auteur. Le spectacle m'avait beaucoup touché. C'est pour cela que j'ai décidé d'aller voir « J'ai rencontré Dieu sur Facebook ». C'est l'histoire d'une mère en lutte contre les traditions de sa famille et de sa fille, Nina, qui se radicalise petit à petit.

Nina est jeune et vient de perdre sa meilleure amie. C'est à ce moment qu'elle décide de se rapprocher d'un Dieu. Amar, qu'elle rencontre sur Facebook fait figure de dieu : il lui montre la route à prendre, celle d'Allah.

La suite semble prévisible: c'est l'histoire de tant d'autres jeunes en quête de sens. Pourtant, Amar se fait démasquer... Le rebondissement semble parodique et bouscule totalement nos attentes. Il est bienvenu et porte sur scène une nouvelle problématique. La pièce s'érige désormais contre le mensonge des réseaux sociaux et met les parents en garde contre la naïveté des jeunes.

Personnellement, j’ai du mal avec le comique de situation : le sujet sérieux de la radicalisation, de la croyance et du fanatisme, détourné, presque ridiculisé, me paraît absurde ou peu plausible.

A condition de ne pas s'attendre à un deuxième "F(l)ammes" : Allez-y ! Je ne serais pas étonnée que le spectacle vous plaise davantage qu’à moi.

 

Anouk F.

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 08:45
Demain la nuit

 

Spectacle de « la compagnie du petit matin » (31) vu le 06 juillet 2019 à 16h30 à l’Albatros Théâtre (Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 à 16h30. (jours pairs - relâche les 10 et 24 juillet)

 

 

Texte : Matei Visniec

Mise en scène : Bruno Abadie

Comédien : Bruno Abadie

Création lumière : Antoine Dermaut

Création musicale : Rébeca Feron

Genre : Seul en scène -Théâtre
Public : Tout public à partir de 14 ans
Durée : 60 mn

 

 

C’est mon premier spectacle du Off 2019 et j’ai été attiré par la belle affiche du spectacle (Marc Etiève) et par l’auteur dont j’ai vu plusieurs pièces avec un plaisir que je laisse souvent infuser.

 

 

Dans le noir complet, une voix nous parle. L’homme qui se dessine devant nous veut nous raconter les dernières années de sa vie. Une vie bien étrange.

La lumière, magistrale, est faite de petites touches très réussies, donnant un côté très impressionniste à la mise en scène. Le personnage se souvient : il était réparateur de machines pour enterrer les morts à la chaîne, les ramasseuses-enterreuses, des soldats morts au front. Quel front ? Peu importe finalement, il y en a tant ! Puis vient la rencontre avec un cheval blanc, collé à lui comme une ombre, et que je vois en symbole de liberté. Un autre tableau le montre seul dans une ville désertée par tous, le laissant seul face à une solitude existentielle. Il nous parle alors du temps où il recueillait les derniers mots des morts, restés coincés dans leur gorge sans avoir pu s’exprimer. L’ambiance tant visuelle que musicale, le regard et la présence scénique du comédien sont remarquables et portent parfaitement le propos.

Tirés de plusieurs textes extraits du recueil « l’Homme poubelle » de Matei Visniec, Bruno Abadie incarne avec brio un nouveau personnage composite et inédit et nous interroge, à travers cette écriture absurde et surréaliste propre à l’auteur, sur les questions de liberté, de résignation et d’adaptabilité notamment. Mais la liste pourrait être longue puisqu’elle peut englober tous les questionnements autour de la vie et du vivre ensemble. Viesniec a écrit ces textes afin qu’ils puissent être joués et assemblés au bon vouloir de chacun. Je trouve la démarche généreuse et extraordinaire. Bravo Monsieur Viesniec !

 

 

C’est le second spectacle de la compagnie autour du même recueil (cf Le silence du miroir) et Bruno Abadie, dont on sent l’amour du théâtre et du spectacle - et de l’auteur -  a su m’emmener dans cet univers si étrange et particulier de l’un des auteurs vivants les plus joué dans le festival. Merci !

A découvrir

 

 

 

 

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 08:32
Tant qu'il y aura des coquelicots
Tant qu'il y aura des coquelicots

"Tant qu'il y aura des coquelicots", par la Compagnie "Hé ! Psst" (64 Lescar), vu au Festival d'Avignon le 8 juillet et joué tous les jours à 17h10 au Théâtre transversal.

 

Texte: Cliff Paillé

Mise en scène : Cliff Paillé

Comédiens : Cliff Paillé, Lyne Lebreton

Durée : 1h15

 

 

Savoir lire, c'est comme chercher des œufs. C'est bien au-delà du déchiffrage de graphèmes. Et les livres dans lesquels tous les œufs sont posés en plein milieu du chemin ne sont pas les plus intéressants.

 

Paul nous raconte comment il est devenu lecteur, un vrai lecteur passionné. Chez lui, enfant, pas de livre, pas de lecteur. Mais il y avait sa grand-mère qu'il allait voir à la campagne : il lisait des livres avec elle, d'abord ensemble, puis chacun lisait le sien. Et surtout, il a croisé pendant un bout d'année scolaire une maîtresse extraordinaire qui  - à travers le goût de la lecture et du français - lui a ouvert les portes de l'univers.

La mise en scène est simple : un fauteuil entouré d'étagères de livres d'un côté, de l'autre une table d'écolier. Deux acteurs en scène : Paul et celle qui incarne successivement la maîtresse, puis la grand-mère.

Le texte est d'une incroyable beauté. Dans le choix des mots, mais aussi dans les messages. Vous pouvez l'acheter en sortant.

 

Ce spectacle devrait être obligatoire au programme de formation de tous les enseignants !

En attendant, que vous aimez lire ou pas, allez-y, avec ou sans vos ados.

 

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 17:29
Les Coloriés
Les Coloriés

«Les Coloriés» par la Compagnie Anapnoi (11800 Fonties d’Aude), vu à La Factory, le 7 juillet au Festival d’Avignon à 20h30 (du 5 au 28, relâche les 9,16 et 23).

 

 

D'après le texte de : Alexandre Jardin

Mise en scène :  Fannie Lineros

Joué par : A. Allwright, R.Deshogues, T. Gendronneau, L.Gonzalez, D.Lanne ,L. Sobler, T. Wozniczka

Genre : Contemporain

Public : Tout public (à partir de 8 ans)

Durée : 1h 20

 

C'est mon petit faible pour les dessins (voir l'affiche), qui m'a entraînée vers "Les Coloriés". Bien m'en a pris. C'est l'histoire d'Hippolyte qui est attaché à une femme qui l'insupporte. Il ne croit plus en l'amour. En rentrant chez lui, à Paris, il trouve Dafna.

 

La pièce est un hymne à l'enfance et à la liberté, une invitation à vivre sa vie comme on l'entend. Certain.es se retrouveront dans "les culotté.es" : à l'image des adultes de notre monde, ils sont engoncés dans leurs costumes, n'ont pas le temps, prennent des cachets... A l'inverse, les colorié.es sont ceux et celles, qui ont appris à agir selon leurs désirs, disent la vérité et "plongent" dans la vie au lieu de "réfléchir".

Les comédien.nes sont sept et jouent douze rôles. C'est l'occasion de découvrir des jeux scéniques très variés : chaque personnage joue en effet tantôt un culotté, tantôt un colorié.

En tant que jeune adulte, j'ai pris plaisir à rire de nos défauts de culottés : notre stress, nos oublis des vraies priorités. Mais cette pièce peut être jubilatoire à tout âge. Elle est assez dynamique pour intéresser un enfant et assez pertinente pour un public de "culottés"

.

Alors, si vous passez près de La Factory, n'hésitez pas à donner une chance à cette pièce pleine de peps.

 

Anouk F.

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