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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 18:13
Tristan et Yseult
Tristan et Yseult

Spectacle de « Compagnie Onimagine » (62) vu le 23 juillet 2019 à 18h50 AU VIEUX BALANCIER (Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019.

Auteur : Anne Thunin

Mise en scène : Anne Thunin

Avec : Anne Thunin, Juliette Leroy, Stéphane Hocquet

Genre : Théâtre classique
Public : Tout public à partir de 6 ans

Durée : 50 min

"Tristan et Yseult" est un mythe littéraire qui fait partie de la mémoire des peuples de l'ouest de l'Europe. Anne Thurin nous entraîne dans ce conte en nous enveloppant de sa voix accompagnée de la musique qui s'élève des instruments moyenâgeux.

L'actrice a adapté l'histoire sous la forme des lais du XIIème siècle. Elle nous livre avec profondeur la passion qui unissait les deux amants. En tenue d'époque, devant son pupitre, l'actrice interprète les différents personnages, sans hésiter à transformer son aspect afin de rendre plus réaliste le récit. Une dizaine d'instruments de musique agrémentent la narration en accompagnant sa voix ou comme intermède musical. Tous les instruments sont des copies d'époque. Nous découvrons ainsi avec ravissement les instruments de musique du Moyen-Age et leurs sonorités. De temps en temps s'élève la douce voix de la chanteuse, qui s'associe parfaitement à l'ambiance créée par le récit. Nous sommes emportés dans un passé qui nous semble à la fois proche et lointain. Les amants, illégitimes, sont guidés par leur passion. Ils affronteront tous les dangers pour se voir et s'aimer, être séparés, puis se retrouver. L'espace scénique est réduit. Ce qui se prête au style du spectacle. Les spectateurs sont proches de l'actrice et des musiciens. L'actrice s'adresse directement au public, en nous regardant, comme si elle se produisait, au Moyen-Age, dans un quelconque château au moment du repas. Le public reste muet du début à la fin, charmé et magnétisé au fil du récit.

Nous avons passé un bon moment suspendu, au-dessus de notre modernité et de notre réalité, pour vivre quelques instants au temps des chansons de geste, des châteaux forts, d'une période de notre histoire riche de légendes, où les passions s'exprimaient avec ferveur. A chacun de profiter de cette aubaine et vivre à son tour, à travers ce spectacle, les amours de Tristan et Yseult.

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 17:11
Crédit photo : DR site du parvis d'Avignon

Crédit photo : DR site du parvis d'Avignon

Spectacle du théâtre Amstramgram Genève, vu le 8 Juillet à 17h au Parvis d'Avignon dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 16 Juillet 2019 (Relâche le 7, 10, 13 et 14 juillet)

Conception, texte et interprétation : Emmanuelle Destremau, Samuel Gallet, Fabrice Melquiot, David Marchetto, Caroline Gonin
Musique : Eric Linder/polar
Genre : Théâtre tout public, performance Electro rock-band
Durée : 1h


        Le mot "performance" convoque l'idée d'un spectacle créé sur place et pour l'occasion par des artistes-interprètes. On utilise fréquemment l'expression "véritable performance" pour évoquer une prouesse scénique exigeante et remarquable. Ce qu'accomplit tous les jours au Parvis d'Avignon le rock-band des Electronucléistes, c'est une "véritable performance", et pas des moindres : trouver en une journée la matière du texte, l'écrire, le mettre en scène et le jouer en lecture théâtrale le soir même.
      L'idée est audacieuse et la réalisation force le respect. C'est une réussite théâtrale, pas seulement un essai expérimental. Sur un plateau large comme le chemin que la mariée doit parcourir de l'entrée de l'église jusqu'à l'autel (magistralement occupé par Eric Linder à la guitare et au chant), quatre pupitres. Derrière les quatre pupitres, quatre acteurs-auteurs et une myriade de personnages qui jaillissent, s'entrecroisent, occupent l'espace de notre imaginaire.
      Mais où nous emmènent-ils, ces artistes ? Ça dépend du jour ! Trois modèles de spectacle sont proposés : "Fenêtre avec vue", construit autour de la presse du jour-même ; "Mon chef d'oeuvre", issu de la rencontre avec des festivaliers ordinaires et hors du commun, et enfin "Radio souvenirs", une vraie fausse radio libre qui fait la part belle à l'auditeur (toi!).
      J'ai assisté à une représentation (une présentation plutôt) de "Mon chef d'oeuvre". Cinq portraits de festivaliers comme cinq actes d'une grande pièce,  indépendants tout en faisant partie d'un tout indivisible. Ils possèdent chacun leur poésie, leurs rêves, leur façon singulière d'envisager le monde. Loin de se réduire à une série de témoignages, le texte raconte chaque personne dans sa complexité. Ce sont des dialogues rapportés, des scènes de film, des chansons, des premiers jets de nouveaux textes. Je suis surpris de voir foisonner autant de directions différentes. Le spectacle est vif et dynamique, il s'est créé dans l'urgence mais l'urgence n'est plus sur scène. Ici, dans cette église, tout jaillit avec calme et respect.
        Je me sens curieusement apaisé par le spectacle, et ce n'est pas seulement grâce aux tonalités suaves d'Emmanuelle Destremau ou aux lumières douces et bleues. Ces artistes approchent un rapport à l'autre dénué de voyeurisme ou de glorification. Ce n'est pas non plus un regard condescendant posé sur l'ordinaire et le banal quotidien, ni le regard du créateur qui serait le seul à pouvoir faire exister ce qu'il évoque. En prenant cette posture simple et bienveillante, les artistes nous invitent à regarder l'autre à côté de nous et à penser "Cette personne est un chef d'oeuvre et un univers", ce qui n'est pas simple. Je recommande vivement cette merveilleuse performance dans laquelle éthique et esthétique se prennent par la main.

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 15:40
L'augmentation
L'augmentation

Spectacle de « Compagnie des Perspectives » (33) vu le 23 juillet 2019 à 17h30 à La Factory Tomasidans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019.

Auteur : Georges Perec

Mise en scène : Bruno Dairou

Avec : Antoine Laudet, Antoine Robinet

Genre : Théâtre
Public : Tout public

Durée : 1 h 

Il s'agit d'un mode d'emploi très détaillé sur la manière de demander une augmentation à son chef de service. Tous les cas de figure sont évoqués et ré-évoqués pour que rien ne soit laissé au hasard.

Deux personnages dans une tenue de bureau s'adressent à nous. Ils envisagent toutes les possibilités et les différentes situations qui se présentent à l'employé de bureau, s'il tente l'aventure semble-t-il, de rencontrer son chef de service pour lui demander une augmentation. L'effet comique sans cesse renouvelé repose sur la répétition. Mais nous avançons tout de même sur ce chemin semé d'obstacles, de voies sans issue, de rencontres avortées. Petit à petit sous nous rapprochons de la porte du bureau du chef de service. Deux possibilités se présentent à chaque étape. Il est là ou il n'est pas là, il reçoit l'employé ou il ne le reçoit pas,  il accède à sa demande ou il n'y accède pas. Dans ce dernier cas, il faut recommencer plus tard. Et puis il y a les solutions d'attente telle celle qu'offre la possibilité d'attendre dans le bureau d'à côté… ou pas, d'y être reçu… ou pas, de passer par tous les bureaux de l'entreprise. Nous nous laissons porter par le flux de paroles avec lequel les personnages nous font arpenter les couloirs de l'entreprise d'un bureau à l'autre, puis retour à la case départ sans toucher l'augmentation. Le parcours du combattant nous semble bien peu de choses en comparaison. Je pense à "Exercices de style" de Raymond Queneau. Dans cette pièce,l'auteur conte et rabâche toujours la même histoire mais de multiples manières différentes. Dans "l'augmentation", l'histoire ne se termine jamais car la requête n'aboutit pas. La performance des acteurs est à couper le souffle. Ils jonglent avec les mots, à vive allure, et semblent parler d'une même voix à l'égal de deux jongleurs qui se passent les massues.

De deux choses l'une : soit vous allez voir le spectacle, soit vous n'y allez pas. Si vous allez voir le spectacle, de deux choses l'une : soit il y a de la place, soit il n'y en a pas. S'il n'y en a pas, soit vous abandonnez, soit vous persistez… et vous aurez raison.

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 19:29
Le mardi à Monoprix
Le mardi à Monoprix

Spectacle de « Compagnie de l'Inutile » (31) vu le 22 juillet 2019 à 20h45 au théâtre de l'albatros (Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019, relâche le mardi.

Auteur : Emmanuel Darley

Mise en scène : Eric Vanelle

Avec : Delphine Saint-Raymond, Marc Compozieux

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 14 ans

La compagnie de l'Inutile fait partie du collectif "La fabrique toulousaine" qui regroupe 6 compagnies et 22 acteurs(trices), et propose sur Avignon 2019 sept spectacles dont trois spectacles enfants. Avec "Le mardi à Monoprix" nous sommes reçus dans une ambiance feutrée. La sensation de mystère s'impose avec un décor inhabituel, à savoir des tiges verticales parsemées au bout desquelles une lumière ondule légèrement. Cela ressemble à un labyrinthe où tous les chemins sont possibles.

Parmi les chemins de la vie, le personnage de la pièce en a choisi un qui correspondait à son identité, cachée toute son enfance par son apparence physique. Un long moment, une femme, si c'en est une, reste assise sur une chaise, pendant que son double, même habit, même coiffure, reste debout dans la pénombre face au public. Le temps pour nous de bien photographier, ou scanner, l'image qui nous est offerte et qui parle, en silence et presque sans lumière, de la dramaturgie qui va être offerte au public. On pourrait écrire : "Qui parle d'une vérité jetée en pâture à nos regards". C'est un solo à deux. L'un parle par la bouche, l'autre par les mains. L'une est le double de l'autre. Ce solo à deux donne à plusieurs reprises l'occasion d'un jeu d'acteur bien agile. Chaque mardi, avec une régularité sans faille, il… pardon, elle, rend visite à son père, veuf, et passe la journée avec lui, s'occupe de son ménage, ses courses, sa vaisselle. Quand Marie-Pierre s'inquiète de la santé de son père, d'ailleurs peu bavard, lui répond à Jean-Pierre. La scène au Monoprix fut le théâtre d'un jeu de cache-cache. Les sentiments ont été enfouis, il faut creuser profond et longtemps, puis creuser à nouveau car la terre retombe, pour tenter de les dégager. Ce n'est pas un fils comme les autres. Le père ne l'accepte pas, veut ignorer la réalité. Marie… Jean-Pierre assume son état, sa personnalité, sans honte, habitué aux regards de l'incompréhension. L'atmosphère créée par la pénombre et la sobriété de la scénographie cultivent l'intimité, la recherche forcenée du contact. La fin arrive soudainement comme une mauvaise surprise. Je dois avouer qu'elle me semble surfaite, car un évènement vient s'ajouter comme si on y accolait une autre histoire pour faire une fin. Je me demande alors, pourquoi faire une fin ?

En regardant ce spectacle, tout un chacun pourra apprécier comme on peut traiter de sujets délicats, concernant l'identité. Le double jeu des acteurs a un côté jubilatoire (j'utilise rarement ce mot car trop galvaudé et "vendeur"), l'un disert, l'autre traductrice muette. L'histoire est racontée avec justesse et le jeu des acteurs est surprenant d'habileté, de complicité.

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 11:46
Jouliks
Jouliks

Spectacle de «Cie Et Plus Si Affinités» (92) vu le 22 juillet 2019 à 16h45 au Théâtre des Lucioles (Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 sauf le mardi.

Auteur : Marie-Christine Lê-Huu

Mise en scène Clémence CARAYOL

Avec : Bérengère DAUTUN, Eva DUMONT, France RENARD, Jean-Hugues COURTASSOL, Alain FABRE, Aurélien GOUAS

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 12 ans

Durée : 1 h 20

Une cabane, une enfant de sept ans éveillée et délurée, une mère qui s'est volontairement isolée, qui s'était perdue, qui était perdue.

Sur scène, le décor est constitué de panneaux de bois qui au début constituent la cabane, et sont déplacés en fonction des scènes. Il y a beaucoup de vêtements et objets du quotidien sur le sol. La petite n'aime pas s'habiller en fille. Elle a l'allure "sauvage" et espiègle. Elle commence le récit de la vie de sa famille. Observatrice de tout ce qui bouge et qui parle, parfois cachée pour mieux entendre, elle deviendra aussi actrice d'une tragédie. L'amour est le lien qui unit ces êtres qui semblent dériver, s'éviter, ou s'unir. Les silences s'écoutent avec tendresse, mais sous la pression d'une ambiance lourde qui règne sur l'espace du plateau. Les mots sont parfois soufflés à l'oreille. D'où viennent-ils tous ? Les grands-parents se sont décidés à venir voir leur fille, après sept ans d'absence, pour s'apercevoir qu'ils ne la connaissaient pas vraiment. Sauvée du ruisseau, cette dernière a choisi l'isolement. Les rapports sont charnels, sauf la grand-mère qui déverse un flot de phrases et formules bien pensantes. Les personnages s'échangent les secrets de leur intimité dans un presque silence sur lequel flottent les mots et les regards. Cela plait plus ou moins à la petite. Jalousie, sûrement. Après une tentative de déstabilisation, elle fera le geste sordide qui mettra fin à cet épisode de sa vie.

Pendant tout le spectacle, nous sommes guidés par la narration et les commentaires de Jouliks. Vous serez fascinés par la clairvoyance de l'enfant autour de laquelle se meuvent les amours de sa vie, comme des pantins manipulés, sans maîtrise de leur destin.

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 05:28
Mozart, Beethoven, le dialogue imaginaire (création 2019)
Mozart, Beethoven, le dialogue imaginaire (création 2019)

Spectacle de la Cie des 100 tètes (30)

Vu le 18/07/2019 dans le cadre du Festival Avignon Off, théâtre du Grand Pavois à 12h du 4 au 28 juillet sauf le mercredi.

Auteur Alain AUBERT

Avec : Grégoire AUBERT, Benjamin CIVIL, Ronan DUCOLOMB.

Mise en scène : Maryan Liver

Genre : théâtre

Public : Tout public

Durée : 1h20

 

Cette rencontre imaginaire entre deux compositeurs se déroule dans un mémorial où s’est laissé enfermer un visiteur, curieux d’en savoir plus sur ces deux icônes de la musique classique.

Mozart et Beethoven sont alors amenés, après la fermeture du site, à dialoguer sur leurs histoires personnelles, discussions à bâtons rompus, sur leur vie, leurs sources d’inspiration, leurs modes de création, et aussi leurs contemporains. Les discussions peuvent être vives, très vives. Les deux compositeurs ont connu une notoriété bien différente de leur vivant. Leurs échanges vont révéler une ardente concurrence, mais aussi une très grande admiration mutuelle. On en apprendra beaucoup sur leurs motivations, leurs difficultés ou contraintes d’expression artistique, leur volonté d’émancipation, de reconnaissance… La musique n’adoucit pas toujours les cœurs…

Un très beau moment passé avec deux comédiens qui nous font découvrir sous un nouveau jour ces deux virtuoses, tous les deux habités par l’amour de la musique et de la création.

Les échanges entre les deux artistes trouvent source dans des archives et témoignages authentiques divers, librement adaptés dans cette pièce par l'auteur.

Il est à  noter qu'on célébrera en 2020  le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven.

 

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 14:59
Programme OFF 2019

Programme OFF 2019

La folle histoire de France!

Spectacle de la Cie Térence et Malik vu le 18 juillet à 15H30  au théâtre Le Capitole dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet.

 

Auteur : Nicolas Pierre et Farhat Kerkeny

Mise en scène : Boutros El Amari

Comédiens : Nicolas Pierre, Farhat Kerkeny, ou en alternance, Samuel Debure, Rémi Goutalier

Genre : comédie

Public : tout public à partir de 7 ans

Durée : 1H30

 

 

Ce sont aujourd’hui Samuel Debure et Rémi Goutalier qui officient. Samuel Debure, alias Térence, est déjà sur scène. Il attend que tous les spectateurs soient installés. Nous apprenons alors que nous sommes  redevenus pour un moment des « élèves », qui plus est « collés », et dont il va assurer la surveillance…

L’accueil est sympathique et Térence met rapidement l'auditoire à l'aise. Il s’enquiert de la provenance des élèves de la classe, en particulier si certains viennent du Royaume Uni. Comme on va aborder, entre autres, l’épisode de la guerre de Cent ans, ça risque d’être tendu ! Térence stimule ses élèves, avant de tester leurs connaissances, d’identifier cancres et fayots, et pour rester dans les règles de l’art, désigner deux délégués de classe et leurs suppléants.

La classe est attentive. Arrive en retard Philippe, LE cancre de service, qui commence à bien connaître l’établissement puisqu’il a 32 ans et est toujours en classe de 5ème ! Comme il pense surtout à faire le mariole, il finit par être puni et Térence le contraint à réviser son contrôle d’Histoire. Du coup, toute la classe va en profiter. Outre la guerre de Cent Ans, les révisions vont porter sur d’autres épisodes de l’Histoire de France : la Révolution, la bataille de Marignan, les régicides célèbres. Devant le peu de motivation de Philippe, Térence se lance dans la mise en scène de certains épisodes, pour rendre le propos plus attrayant. Philippe ne pense qu’à distraire ses camarades et à débiter des âneries.

Au fil des questions, réponses et mimes divers, l’interactivité avec le public s’intensifie dans la joie et la bonne humeur. Et les spectateurs sont finalement ravis de cette séance de rattrapage inespérée, totalement délirante. A noter que tous les faits historiques relatés sont parfaitement  réels…

 

La compagnie Térence et Malik a réussi le pari de proposer un divertissement intelligent  et bien mené, interactif et pleinement intergénérationnel. Il remplit les salles depuis déjà trois saisons. Et la compagnie peut, sur demande, adapter le spectacle à un public scolaire quel que soit le niveau d’apprentissage, ou à tout autre public spécifique. Ah ! Si les cours d’Histoire (mais pas que.. !) étaient bâtis sur ce modèle, cela motiverait certainement les élèves … Mais comme dit Térence, les profs ne tiendraient pas le coup !

 

 

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 22:29
Sun 7 Café
Sun 7 Café

Spectacle de la compagnie ZAD (69) vu le 18 juillet à 21h25 à L’Adresse dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 9 au 28 juillet.

 

 

Auteur et mise en scène : David Conrad

Comédiens : Enji Julien, Thibault Deloche, Rodolphe Paulet, Aurélien Serre

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 12 ans
Durée : 1H30

 

 

Sur le plateau, pendant que le public s’installe, un homme attend dans un décor de bar un peu miteux, en regardant avec intérêt un match de boxe. C’est Eddy, le gars de la sécurité, un peu taciturne notamment avec Tom, le DJ embauché depuis peu.

 

On comprends petit à petit qu’on est dans un bar en situation financière plus que catastrophique, tenu par Marie, et dont les histoires parallèles restent bien mystérieuses : un psychotique à endormir les bœufs découvert sous le comptoir, un pistolet caché sous le bar, un ancien videur disparu, probablement butté, et qui avait descendu un autre videur qui ne voulait pas le laisser rentrer dans un autre bar, les « beaux draps » (les clients friqués) tant attendus et fantasmés, et enfin l’un des gars, Bébert, probablement indic. Bref, ça n’arrête pas de dérouler un fil narratif auquel on a du mal à s’attacher.

C’est du théâtre réaliste et certaines scènes sont très touchantes et basculent dans le drame social quand Eddy fait état de son enfance et de ses souvenirs où se mêlent un père violent, un environnement difficile et un parcours semé d’embûches.

Chaque personnage est très marqué. Normal, ce sont des archétypes de la condition humaine. Malheureusement, la simplicité de l’histoire qui se perd pourtant dans moult détails inexpliqués (qui a fait les petits fours?) et l’inégalité de jeu des comédiens font qu’il m’a été difficile de croire à ce que l’on me racontait et d'avoir beaucoup de compassion pour ces personnages présentés pourtant avec beaucoup d'humanité.

 

C’est une création et je suis certain que certains réajustements pourront être faits pour donner à ce spectacle toute la force qu’il mérite.

 

 

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 14:29
Le Mardi à Monoprix
Le Mardi à Monoprix

Spectacle de la Cie de L'Inutile (31) vu le 18 juillet à 20h 45 au théâtre de l'Albatros (côté jardin) dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet (relâches les 9, 16 et 23 juillet).

 

Auteur : Emmanuel Darley

Mise en scène : Eric Vanelle

Comédiens : Delphine Saint-Raymond, Marc Compozieux 

Genre : Théâtre, LSF (Langue des Signes Française)

Public : Tout public (à partir de 14 ans)

Durée : 1H15

 

 

Chaque mardi, Marie-Pierre s'occupe d'André, son père. Et chaque mardi c'est la même chose : Marie-Pierre fait le ménage, la lessive, le repassage et les courses à Monoprix. « Jean-Pierre », désormais « Marie-Pierre » continuera-elle à alimenter cette relation qui lui coûte ?

 

Ce spectacle est signé (en *Langue des Signes Française) par une comédienne pleine d'expressivité. Je ne m'y connais pas en LSF* et c'est l'occasion de me laisser entraîner dans le monde visuel et significatif de cette langue pour le moins théâtrale.

Deux femmes sont sur le plateau. Elles sont habillées en jupe à cerises, talons vernis et chemisier rose. Je me fais la réflexion qu'un certain stéréotype de la « femme » existe ici. Cependant, cela ne me dérange pas car je conçois que la féminité puisse s'exprimer de cette manière.

La scénographie ? Une forêt de maigres lampadaires (presque des piques) aux têtes d'ampoules fines. Il s'agit plus de symboles que de mobilier. Cela laisse de l'espace à la narration et aux personnages.

Dans cette pièce, la transidentité s'exprime et se vit par procuration. Pourtant je ne dirais pas que c'est le sujet principal, étant donné que la langue des signes attire beaucoup notre attention. « Le Mardi à Monoprix » fait exister autant une histoire Trans que Signée.

La pièce est un peu longue mais l'histoire se tient. Le/a comédien/ne a la voix qui ne porte pas assez : une question d'articulation. Il ne manque pas grand chose pour mes 3 étoiles...

 

Vive le Spectacle accessible à tou.te.s et ouvert d'esprit ! Vive la Compagnie de l'Inutile !

Je vous le recommande sans contre-indication !

 

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 11:36
La Quête du miel
La Quête du miel

Spectacle du Collectif Antilope (45) vu le 13 juillet à 15H50 au Théâtre des Barriques dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019 (relâche les mardis).

 

Texte et jeu : Alexandre Beaulieu.

Mise en scène : Pierre Alfred Eberhard

Scénographie : Humphrey Vidal

Voix off : Jean Burucoa et Doriane Ayxandri

Musique : Thibaut Marchal

Genre : Théâtre

Public : Jeune public

Durée : 50 minutes

 

 

Ce spectacle, je l’ai raté l’an dernier alors que je voulais le voir absolument. Alors, cette année ça n’allait pas être le cas! J’avais envie de retourner en enfance, de ne pas lâcher mes rêves de gosse sous prétexte d’être entrée dans ma vie d’adulte, mais de me laisser bercer par la magie des contes que j’ai toujours privilégiés dans mon enseignement auprès de mes élèves de Collège, quelque soit le niveau.

Parce que les contes, ça marche… !

 

 

Ce jour-là, il y avait plein d’enfants dans la salle, comme les autres jours certainement. Dès les premiers mots prononcés par le comédien -dont le visage m’a rappelé celui de Grand Corps Malade, similitude toute personnelle qui inconsciemment me laissait présager que les mots seraient là ...- le spectateur est embarqué dans l’histoire de Petit Ours.

Le parti pris d’imaginer le comédien Alexandre Beaulieu lui-même dans le rôle de l’ourson fonctionne à merveille car il n’y a aucune distanciation et les yeux des enfants pétillent. Certains commentent à voix haute les aventures de Petit Ours sous les « chuuut » ostentatoires de leurs parents…

La mise en scène est subtile, toute en suggestions visuelles et sonores efficaces et très poétiques. Si mon voisin ou ma voisine a perçu d’autres choses que moi, c’est tant mieux. Un simple tulle sur lequel est projeté un visuel onirique permettant la libre circulation des images renforce le pouvoir de l’imaginaire. Le spectateur est aux côtés de cet ourson chaque seconde. Près de lui. Tout près.

Sur son chemin initiatique, il va croiser plusieurs personnages qui l’aideront à grandir en lui faisant peur ou en le rassurant. Comme le vieil ours, le Sage, ou ce papillon-ami à la splendide voix douce posé sur sa truffe et qui le rassure tout en l’aidant à mieux saisir le sens de sa quête.

Car au départ, Petit Ours part sur les chemins pour aider son père qui rêve de miel. Finalement, c’est lui-même qu’il rencontrera, confronté à sa propre volonté, à ses propres doutes. Petit Ourson est seul tout compte fait et n’est-ce pas en étant seul que l’on se forge davantage dans la vie ? Et ce miel tant attendu, le trouvera-t-il ?

Alors, bien sûr, certains verront dans cette fable allégorique bien d’autres choses que de simples connotations enfantines et poétiques ! Ce ne sont pas les moments qui manquent sur cette heure de spectacle, notamment la quête du nectar doré qui permet de voir le monde plus beau … Je plains ces personnes d’avoir perdu cette part d’enfance en eux et leur monde doit être bien gris :

-« Seuls sont capables de grandir ceux qui se voient vraiment tels qu’ils sont ».

 

J’attends impatiemment l’an prochain la nouvelle création de ce Collectif, « Le Chevalier sans quête ».

Mais pour l’heure courez voir Petit Ours, saisissez au hasard une métaphore ou deux, tirez au hasard sur un des nombreux fils poétiques de ce conte remarquablement écrit et vous passerez un merveilleux moment de votre Festival.

Vite !! Plus que quelques jours….

 

 

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