Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • www.vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr

Bienvenue

Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
Si vous souhaitez prendre contact avec l'une des compagnies présentées, adressez nous un mail à blog@vivantmag.fr, nous vous adresserons rapidement leur coordonnées.
Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
Le Catalogue Vivant 2013/2014 des Spectacles repérés est disponible...
> Commande en ligne sur le site.

Rechercher

Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 11:11

Spectacle de la compagnie Les Âmes Libres (92), vu à l’Essaïon Théâtre le 21 juillet 2021 à 16 h 00. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet. 

 

Auteur : Véronique Boutonnet, d’après Jack London

Metteur en scène : Richard Arselin

Interprète(s) : Franck Etenna, Luca Lomazzi, Véronique Boutonnet, Olivier Deville

Genre : Théâtre

Public : à partir de 12 ans

Durée : 1 h 25

 

J’avais sélectionné ce Martin Eden tant le roman autobiographique de Jack London m’avait séduit, décrivant les ténèbres et la distance existant entre les réalités des humains riches et miséreux de notre terre. J’étais curieux de voir l’adaptation qui en a été faite et je savais que cela n’était pas évident. Mais je n’ai pas été déçu.

 

Le grand plateau est parsemé d’accessoires, de malles et d’instruments, alors que les quatre comédiens sont immobiles, pendant que la voix off de Charmian (la femme de Jack London) se souvient de la genèse du livre. Martin Eden a été écrit lors de son voyage en voilier à l’aube du vingtième siècle avec son épouse et reflète le parcours et les questionnements du grand écrivain sur notre société si inégalitaire.

Les scènes alternent entre l’histoire de Martin Eden et Rousse - dont il est épris et qui l’initiera au « grand monde » en lui apportant les outils de la connaissance - et les questionnements de Jack London et de Charmian, joué bien sûr par les mêmes comédiens. Cela crée un parallèle très fort entre les deux parcours. La mise en scène s’appuie sur les cordages et les accessoires qui sont omniprésents, permettant ainsi de structurer les espaces, le bateau, la maison bourgeoise ou les baraquements crasseux. Cela forme de belles images très cinématographiques, portées par une bande son très présente.

Le propos politique – les bas fond de l’humanité oubliée versus la haute bourgeoisie qui possède les outils de la connaissance et du pouvoir - est certes très présent, mais m’ont moins impacté que dans le roman. J’y ai vu pourtant transpercer la colère de classe qui pousse Jack London/Martin Eden à devenir écrivain pour décrire le monde d’où il vient. Il a la foi en lui-même, avec la certitude de sa mission pour laquelle il donne toute son énergie.

Accompagnés de deux comédiens plus anecdotiques, le double couple Jack London/Charmian et Martin Eden/Rousse fonctionne à merveille.

Ils m’ont emmené dans cette histoire parlant d’intime et de grandes causes avec un plaisir certain.

À découvrir !

 

Éric Jalabert

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 11:01
Crédit : Vincent Bérenger

Crédit : Vincent Bérenger

Une goutte d'eau dans un nuage

Spectacle de la Compagnie Microscopique (83), vu au Théâtre Transversal à Avignon le 15 juillet 2021 à 19 h 15. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

Autrice, metteuse en scène, interprète :
Éloïse Mercier

Accompagnement musical : Vincent Bérenger

Genre : Théâtre

Public : à partir de 12 ans

Durée : 1 h 10

Saïgon. C'est comme un murmure, Saïgon, c'est comme un écho, dont on découvre soudain qu'il était déjà là. Je ne suis jamais allé à Saïgon. Je ne savais pas que cette ville habitait ma mémoire. Avec son autre voix, son autre corps, son autre expérience, Eloïse Mercier parle la langue des souvenirs qui nous sont propres et qu'on ne partagera pas.

Saïgon. Ce n'est pas un récit de vacances, car pour écrire un récit de vacances, il faut en être revenu tandis qu'elle, elle s'y trouve encore. Lost in translation, en décalage horaire, perdue dans les frontières, imprégnée des lieux, plongée dans ses souvenirs qui eux-mêmes se confondent, tentant de raconter en séparant les chapitres, les lieux, les personnages. Mais la langue colle au palais. La chaleur humide que partage la salle avignonnaise avec les terres vietnamiennes rend l'atmosphère organique, corporelle. Le monde devient le corps, le corps devient le monde. Intérieur, extérieur, passé, présent, réalité et fiction, goutte d'eau et nuage, salle de théâtre et Viêtnam, tout a le même goût de lèvres dans la torpeur, et tout se savoure. Elle déglutit et goûte encore à ses propres sensations sans mélancolie. Avec langueur, peut-être. Avec un harassement soudain, parfois, parce qu'il y a trop de sensations, de confusions,  L'air est ailleurs, l'air est plus tard, il n'est pas dans la salle.

Pardon. J'ai somnolé quelques instants. C'est étrange, j'ai eu la sensation de n'être pas ailleurs, d'être précisément au même endroit qu'elle, de la rejoindre. Au plateau, un tourne-disque et des néons en forme de flamants roses. Un téléviseur. Beaucoup d'obscurité. Des enregistrements d'Indiana de Duras, dont on sent constamment l'influence. Autant d'éléments qui sont les miroitements échappés de nos songes communs. Un poisson rouge trop élégant dans un bocal trop exigu dont elle contemple la ronde, hypnotisée, plongée dans ses visions, bientôt plongée toute entière dans un lac, dans le téléviseur, en silence, fondue dans un mouvement calme entre nage et dérive.

Une goutte d'eau dans un nuage, ivre et délicate, reprenant doucement son souffle le temps de s'évaporer contre nos pommettes.

Mathieu Flamens

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 14:51
GOP - Le Grand Orchestre de Poche
GOP - Le Grand Orchestre de Poche

Spectacle de la Compagnie Gorgomar (06), vu à l'Espace Alya le jeudi 22 juillet à 13 h 15. Dans le cadre du Festival Off d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Charlotte Saliou

Interprétation : Karim Malhas, Thomas Garcia, Joris Barcaroll

Genre : Théâtre musical clown

Public : Tout public

Durée : 1 h 10

 

Clowns musiciens déjantés, passionnés par un instrument peu valorisé, méconnu et chargé de clichés comme Tahiti et ses vahinés, mais néanmoins fort apprécié.

Nos trois compères tenteront de nous présenter le récital de tous les dangers : entre les facéties de l'un, l'égo de l'autre et la dépression sous-jacente du troisième larron, la prestation tournera vite à la catastrophe.... Mais une catastrophe de bonne humeur, de clowneries et de musique avec des instruments aussi petits que mélodieux.

Ces trois amoureux de l’Ukulélé se battront sans répit pour parvenir à bout d'une performance qui est sans cesse interrompue. Ils ne lâcheront pas l'affaire et parviendront avec plusieurs mélodies, à conquérir un public hilare et néanmoins attentif, lorsque la poésie se glissera entre deux facéties clownesques.

Beaucoup de pitreries et de musique, pas de temps mort, ce spectacle est vraiment à voir en famille.

 

Evelyne Karam

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 10:20
Melle Camille Claudel
Melle Camille Claudel

Spectacle de la Compagnie Personae (49), vu au Théâtre Les 3 Raisins à Avignon le 17 juillet 2021 à 13 h. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

De et par : Sylvie Adjedj-Reiffers

Genre : Théâtre contemporain

Public : dès 14 ans 

Durée : 1 h 15

 

Seule sur scène, l’actrice est déjà là quand nous entrons dans la salle. La scène est ouverte, le décor est sobre et surprenant : une chaise, une bassine et deux fils à linge sur lesquels sont épinglées des feuilles.

La pièce nous propose la rencontre avec Camille Claudel sous tous ses aspects : amitié, amour, création, difficultés financières... Elle est basée sur la correspondance entre la sculptrice et des ami(e)s, des journalistes, son grand amour Rodin... Correspondances que l’actrice et auteure de la pièce a reconstituée à partir de ses propres recherches d’archives. Nous découvrons des bouts de vie d’une femme artiste à la fin du XIXe siècle à travers ses joies et ses peines, ses espoirs et déceptions. Une femme vivant hors cadres et codes de son époque.

Les textes sont beaux. Les courriers de Camille Claudel, à tour de rôle, sont récités ou lus par l’interprète. Les lettres reçues sont présentées par une voix off, toujours la même, quel que soit l’auteur de la correspondance. La qualité de l’enregistrement rend l’écoute parfois difficile.

J’ai trouvé le jeu de l’actrice trop uniforme et pas assez dynamique. J’aurais aimé qu’elle incarne plus la couleur émotionnelle de chaque lettre. J’aurais peut-être apprécié de voir le rapport de Camille Claudel à la sculpture plus directement que par le jeu de la bassine d’argile.

J’ai passé un bon moment et il ne manquait pas grand-chose pour qu’il devienne très bon. Pièce à découvrir pour les amateurs de mots et d’histoires de vie.

 

Maren Scapol

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 10:06
Le fil à la patte

Spectacle de la compagnie AIDAS (78), vu à la Cour du Barouf à Avignon, le 20 juillet 2021 à 20 h. Dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Auteur : Georges Feydeau

Metteuse en scène : Danuta Zarazik

Interprètes : Alexandre Abbas, Erwan Bleteau, Giulia De Amicis, Clément Joubert, Jade Marino, Gaia Mauro, Valentin Pulicani, Elisa Ramillon, Cindy Sebastian

Genre : Théâtre classique

Type de public : Tout public

Durée : 1 h 45

 

Vaudeville écrit par Georges Feydeau et présenté pour la première fois à Paris en 1894. Un fil à la patte met en scène une ribambelle de personnages plus hauts en couleurs les uns que les autres, nous racontant l’histoire d’un homme qui ne sait pas comment annoncer à sa maîtresse qu’il va se marier avec une autre.

J’ai, au cours de mes différents festivals d’Avignon, eu l’occasion de voir sur scène plusieurs représentations des élèves de l’AIDAS, dont j’apprécie beaucoup le travail. Un fil à la patte est aussi une pièce que j’aime particulièrement ; l’écriture de Feydeau y est très intelligente comme toujours, les situations toujours très comiques sont portées par des personnages uniques (parfois difficiles à interpréter sans tomber dans le ridicule).

Je suis assez familière avec la mise en scène de Jérôme Deschamps pour la Comédie Française de 2011. J’y ai retrouvé beaucoup de choses dans cette mise en scène de l’AIDAS. Ces derniers proposent une adaptation intéressante, pour une scène notamment plus petite et un nombre inférieurs de comédiens (avec le bon choix de mélanger deux personnages en un, et de changer le majordome en bonne). On retrouve trois portes dans les deux premiers actes et l’une d’elle est remplacée par un escalier dans le troisième, qui sont essentiels pour les différentes entrées et sorties dynamiques des personnages.

Les comédiens sont tous bons, ils sont très expressifs notamment grâce au grimage ; certains arrivent à vraiment s’approprier un personnage (j’ai été particulièrement impressionnée par le Général Irrigua). Leurs performances donnent une énergie particulière à la pièce et l’on ne s’ennuie jamais. Je suis pourtant un peu plus sceptique par rapport aux chansons qui ornent à plusieurs reprises le spectacle ; c’est une marque de fabrique de l’AIDAS et elles donnent une signature à cette mise en scène, mais les comédiens étant concentrés sur leurs performances vocales, l’énergie, qui est au plus haut, baisse brutalement.

Le vaudeville est un genre très divertissant, par les multiples situations inhabituelles dans lesquelles les personnages se retrouvent, et Danuta Zarazik signe ici une mise en scène tout à fait plaisante de cette pièce, qui fait beaucoup rire et surprend !

 

Juliette Lartillot-Auteuil

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 19:50
Journal d'un fou
Journal d'un fou

Spectacle de la Compagnie des Perspectives (75), vu au théâtre du Cabestan le jeudi 22 juillet à 11 h 35. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Bruno Dairou

Interprétation : Antoine Robinet

Public : Tout public

Genre : Théâtre contemporain

Durée : 1 heure

 

La scène est annonciatrice d'un esprit quelque peu dérangé: une pièce avec pour tout décor une banquette-lit recouverte d'un drap, le sol jonché de documents.

C'est le capharnaüm où vit un modeste fonctionnaire d'état russe, Poprichtchtine, dont la fonction principale consiste à tailler les plumes pour son patron, directeur d'un ministère. Il nous raconte son quotidien, les diverses personnes qu'il croise chaque jour au bureau et son attirance pour la fille du directeur qu'il a aperçu en sortant de son bureau. Elle restera un rêve inaccessible, la condition sociale du héros ne permettant aucun rapprochement avec sa dulcinée. Lors de leur rencontre, elle était accompagnée de son chien. Ce qui marque alors notre héros, c’est que le chien tient discours avec un autre animal...

Les premiers signes de démence nous apparaissent alors dans le discours de ce fonctionnaire peu élevé qui sera contrarié par son impossibilité sentimentale. Certain que la chienne entretient avec lui une relation épistolaire dans laquelle elle pourrait donner des informations sur sa maîtresse, Poprichtchine a décidé de lui voler son courrier.

On comprend alors très vite que la folie s'est déjà installée dans l'esprit de cet être infiniment malheureux. Poprichtchine perdra très vite contact avec la réalité, étant persuadé, entre autres affabulations, qu'il est le roi d'Espagne Ferdinand VIII. Il sera finalement enfermé en asile psychiatrique, mais pas guéri pour autant.

Cette nouvelle de Nicolas Gogol adaptée au théâtre est remarquablement interprétée par un seul de scène qui nous captive du début à la fin. Ce chef-d’œuvre de la littérature russe est à (re)découvrir avec la performance du comédien Antoine Robinet.

À ne pas rater.

 

Evelyne Karam

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 19:44
Source catalogue du Off 2021

Source catalogue du Off 2021

Spectacle de la Compagnie ELEE (78), vu au Théâtre des Barriques à Avignon, le 19 juillet 2021 à 11 h. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet. 

 

Auteur : Carlo Collodi

Mise en scène : Alexandre Tourneur  

Interprète(s) en alternance :  Clotilde Daniault, Charlotte Fabre, Mathilde Puget et Alexandre Tourneur

Costumière :  Anne Ruault

Masques :  Marie Muyard

Genre : Comédie rocambolesque

Public : à partir de 4 ans

Durée : 1 h

 

Pour mon premier spectacle sur cette édition tant attendue du Festival Avignon Off 2021, j’ai choisi un jeune public, plutôt classique, qui relate l’histoire du pantin de bois Pinocchio qui deviendra peut-être un vrai petit garçon, si les enfants le décident…

L’espace scénique de la petite salle des Barriques est largement occupé par une sorte de baraque de foire en bois, dotée de pendillons, prolongée de chaque côté par un genre de « parapet ». Une grosse malle est installée. Les comédiens évoluent dans et autour de cette installation.

Alexandre Tourneur, en Mr Loyal, nous rappelle comment le vieux Gepetto, sculpteur sur bois, a créé une marionnette à partir d’un morceau de bois doué de la parole. N’ayant pas d’enfant, il souhaiterait qu’elle devienne un vrai petit garçon. La fée bleue donne vie à la marionnette, mais lui propose un marché. Pinocchio ne deviendra un vrai petit garçon que s’il s’en montre digne. Malgré les conseils du grillon, Pinocchio n’en fait qu’à sa tête et va affronter bien des situations périlleuses…

Le comédien fait appel à diverses techniques de marionnettes - à fils de différentes tailles, à main, d’ombres -, à l’utilisation de masques et de déguisements, pour incarner tous les personnages autres que Pinocchio (incarné par une jeune fille), de Gepetto à  Stromboli, en passant par la Fée Bleue (bienveillante, mais pas très jolie !). Quelques tours de magie viennent agrémenter ses différentes interventions pour le grand plaisir des nombreux enfants présents !

L’histoire reste fidèle et tous les personnages sont bien présents, même si je me suis interrogée sur le fait que Gepetto puis Pinocchio avaient été avalés par … un requin !

Vérification faite, il s’agissait bien d’une baleine, comme dans mon souvenir… Peut-être une baleine aurait-elle été trop grosse pour le castelet ? 

C'est finalement un agréable spectacle divertissant, mené tambour battant par deux comédiens dynamiques.

 

Cathy de Toledo

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 17:43
La véritable histoire de d'Artagnan
La véritable histoire de d'Artagnan

Spectacle de la Compagnie Théâtre du Faune (93), vu au théâtre Espace Roseaux Teinturiers le 21 juillet à 17 h 40. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon 2021 du 7 au 31 juillet.

 

Mise en scène : Fred Robbe

Interprétation : Fred Robbe, Olivier Blond, Frédéric Lefevre et Patrice Provansal

Genre : Comédie

Public : à partir de 7 ans

Durée : 1 h 10

 

D'Artagnan, dans le roman d'Alexandre Dumas, est un fier chevalier qui risquera sa vie pour sa reine, en tentant de récupérer des ferrets qu'elle aura confiés à son amant le Duc de Buckingham. Dans la pièce de cape et sans épée de Fred Robbe, D'Artagnan se verrait plutôt troubadour et préfèrerait trouver le vers parfait ou l'alexandrin absolu plutôt que de se battre en duel. Il sera néanmoins sommé de s'exécuter par une Anne d'Autriche complètement perchée et il ira jusqu’à « London », bravant la tempête grâce à un marin au jargon incompréhensible...

Les quatre comédiens s'approprient tour à tour les rôles de différents personnages avec jubilation : Louis XIII est un grand enfant, pour le moins « limité », les trois mousquetaires sont tonitruants, mais pas très efficaces, mais tout ce beau monde prend son rôle très au sérieux. Le Cardinal de Richelieu, machiavélique, se balade en planche à roulettes électrique.

Le texte aurait pu être plus riche, certaines ficelles sont un peu grosses, mais ça reste du bon théâtre populaire à voir en famille.

 

Evelyne Karam

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 17:23
Premier Amour
Premier Amour

Spectacle de la Compagnie K Samka (24), vu au Théâtre des Halles à Avignon le 21 juillet 2021 à 11 h. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Texte : Samuel Beckett

Mise en scène : Jean-Michel Meyer

Avec : Jean-Quentin Châtelin

Genre : Théâtre 

Public : tout public

Durée : 1 h 30

 

Le Théâtre des Halles se trouve dans l’ancien Cloître Sainte-Claire, couvent créé au XIIIe siècle. Dans la cour intérieure, on peut boire un café à l’ombre des arbres. La pièce se joue dans la Chapelle, toute petite, juste 50 places. C’est complet.

La scène est nue, toute en pierre. Un vieil homme, une chaise. Et il nous raconte. Il nous raconte sa rencontre, avec une femme sur un banc, alors qu’il errait sans domicile, qu’il errait dans sa vie.

Les écrits de Beckett sont austères et minimalistes, ce qui est généralement interprété comme l'expression d'un profond pessimisme face à la condition humaine. « Premier Amour » ne fait pas exception à la règle. C’est l’un des premiers textes écrits directement en français de Samuel Beckett, écrivain, poète et dramaturge irlandais du début du XXe siècle. Écrit juste après la guerre, il ne sera publié qu’en 1970. Largement autobiographique, ce n’est pas une pièce de théâtre, mais une narration à la première personne contée ici par un acteur seul en scène.

La mise en scène est extrêmement sobre, pas de musique, pas de décor. Jean-Quentin maîtrise l’art du monologue avec sa voix et une intonation toute particulière. Il relève le difficile défi de tenir son auditoire pendant une heure trente, grâce à ses qualités d’interprète et la beauté du texte.

Le public est conquis.

 

Maren Scapol

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 14:40
Les Prisonniers du Château d'If

Spectacle de la Compagnie Les Kapokiers (75), vu au Théâtre des Barriques à Avignon le 19 juillet 2021 à 18 h 20. Dans le cadre du Festival OFF Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Texte : adaptation du comte de Montecristo

Metteur en scène : Gabriel Laborde

Comédiens : Thibault Truffet, Gabriel Laborde, Arnaud Mattlinger et Alexis Chevalier

Genre : Théâtre

Public : à partir de 10 ans 

Durée : 1 h 15

 

Le spectacle commence, je suis complètement immergée dans le noir, un véritable noir d’encre, on ne peut plus distinguer ses mains. La lumière se fait. Elle inonde la scène où l’on distingue deux espaces cloisonnés : deux cellules.

En quelque trait, le décor est posé : un mur de pierre, la paille jonchant le sol et deux petites couchettes. Bien que très sobre, la mise en scène nous plonge immédiatement, de façon presque cinématographique, dans l’atmosphère des cachots. Ainsi, c’est avec une grande facilité que je me plonge dans l’histoire.

" Les Prisonniers du Château d’If " relate la rencontre extraordinaire de deux prisonniers. L’un est un jeune matelot, il sait à peine lire, l’autre est un homme politique de premier plan, un vieillard et un érudit accomplit. Cette rencontre est une anomalie. Elle n’aurait jamais pu se produire hors des murs d’If. C’est pourtant une relation d’une grande richesse et d’une profonde humanité qui en découle. Le vieillard ouvre le jeune matelot aux joies de la connaissance tandis que le jeune homme lui offre l’amour d’un fils.

En quelque mot, c’est une pièce touchante, adapté à un large public et dans laquelle on s’immerge avec grand plaisir.

 

Claire ESTIVALET

Partager cet article
Repost0