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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 10:24

Spectacle de la Compagnie du nouveau monde (84) vu le 16 juillet à 19 h 15 au Théâtre de l’Adresse dans le cadre du Festival OFF d’Avignon OFF 2021. 

 

Texte de : Tonino Benaquista

Adaptation : Olivier Douau

Genre : Théâtre contemporain (à partir de 12 ans)

Interprètes : Jérôme Jean, Olivier Douau

Nouvelle mise en scène : Stanislas Rosemin

Lumières : David Ripon

Durée : 1 h 25

 

La Compagnie du Nouveau monde réside en Avignon. Elle fait le choix d’adapter des auteurs contemporains à l’écriture pertinente, ciselée, et accessible à un large public. Ce texte « Un contrat » est l’unique pièce à ce jour écrite par Tonino Benaquista (Grand prix de littérature policière), adaptée ici par Olivier Douau. Ce spectacle revient pour le plus grand plaisir des amoureux du théâtre avec une nouvelle mise en scène de Stanislas Rosemin et un nouveau thérapeute interprété par Jérôme Jean.

D’entrée sur scène, le décor est épuré : une table, un fauteuil sur la gauche et sur la droite, une méridienne et une chaise.

La thérapie commence. 

Le médecin reçoit en son cabinet, un homme étrange dès le premier rendez-vous. Chacun des comédiens dans son rôle est d’une justesse rare. Le patient décrit ses symptômes, sa souffrance, puis haussant le ton, il se révèle vite être un personnage sans scrupules. Deux personnages superbement incarnés et un texte sans faille permettent à une joute oratoire philosophique, palpitante s’insinuer entre eux.  

Très vite, on ressent l’angoisse de chacun des personnages durant ce duel verbal entre médecin et criminel. La finesse de jeu de ces deux talentueux acteurs, Olivier Douau et Jérôme Jean, ainsi qu’une mise en scène précise servent efficacement le texte, le suspens. Cette dramaturgie tient le spectateur en haleine.

Ce spectacle constitue vraiment un polar théâtral de très grande qualité. On ne voit pas le temps passer ! Palpitant que ce duo d’acteurs qui nous amènent vers un final inattendu.

Un vrai grand moment de théâtre ! Merci beaucoup Messieurs !

 

Gisèle-Lydie Brogi

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 09:40

 

Spectacle de la Compagnie Les Zigomatics (79), vu à l’Espace Alya le 20 juillet 2021 à 21 h 10 dans le cadre du Festival OFF d'Avignon.

 

Auteur et Metteur en scène : Ludovic Pitorin

Interprète(s) : Aline Barré, Xavier Pierre, Benjamin Scampini, Ludovic Pitorin

Accompagnement artistique : Fabien Casseau

Musique : Benjamin Scampini

Lumière : Xavier Pierre

Genre : Théâtre

Public : À partir de 12 ans

Durée : 1 h 25

 

L’une des chroniqueuses de Vivantmag a déjà commenté « Manger» en 2014 - leur précédent spectacle - et c’est avec enthousiasme et une vraie envie que je voulais découvrir cette nouvelle création autour d’un thème essentiel, celui de l’urgence climatique. Bien m’en a pris, Ils m’ont offert tout ce que j’aime dans le théâtre.

Sur un grand plateau nu, avec projection vidéo en fond de scène et voix off prophétique, quatre explorateurs de haute montagne recueille un nouveau-né tombé du ciel tel un jésus environnementaliste et vont l’emmener découvrir l’état de notre terre.

Nos quatre comédiens nous embarquent avec le nourrisson pour cinq escales qui mettent en avant l’absurdité et les dérives de notre société, tout en se limitant à nous présenter les faits, sans jamais tomber dans le rôle du donneur de leçon.

Juste pour vous donner une idée, nous commençons par l’épreuve de patinage des jeux olympiques, qui se déroulent sur la banquise, présenté par un commentateur sportif aux petits oignons et ponctué par le tonique gimmick « Tout est sous contrôle » d’un représentant de l’organisation. Tout y est. C’est drôle, inattendue, émouvant et intelligent.

La mise en scène déborde d’inventivité, pleine de trouvailles et d’effets, nous surprenant presque à chaque scène. Comme celle en Amazonie, avec le propriétaire brésilien qui met le feu à la forêt pour y élever ses steaks sur pattes, et où la vidéo et les effets spéciaux viennent compléter habilement et sans cannibaliser l’excellent jeu des comédiens, qui se donnent à fond dans l’exercice.

Ludovic Pittorin sait traiter de ces sujets brûlants et complexes – le réchauffement, la déforestation, la biodiversité, la consommation, l’eau ou l‘inertie des politiques - avec humour, pertinence et impertinence, jouant avec toutes les possibilités du théâtre et permettant de sensibiliser le plus grand nombre.

Ils proposent dans un final survolté, la fameuse fresque où l’on replace l’univers sur un calendrier annuel : le big bang aurait lieu le premier janvier et nous serions en ce moment même, le trente-et-un décembre à minuit. L’homme serait apparu le 31 décembre à 23 h 59 et, en un battement de cil, a fait basculer les équilibres fondamentaux. L’accélération de la destruction de notre planète dans ces derniers instants est vertigineuse.

C’est le type de spectacle qui me touche à tous les endroits : par les propos et le sujet qu’il présente, par la richesse des formes artistiques qu’il propose – musique, théâtre, chanson, mime, vidéo - et par l’univers drôlatique et loufoque qui l’accompagne.

Sur un sujet pareil, c’est un vrai exploit.

À recommander pour vos prochaines programmations ! 

 

Éric Jalabert 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 20:51
Acid Cyprine
Acid Cyprine

Spectacle de la Compagnie Sapiens Brushing (93) vu à la Factory à Avignon le 20 juillet 2021 à 16h15. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Metteur en scène : Alexandre Pavlata

Interprètes : Inès Lopez, Stéphane Duperay, Clara Marchina, Pauline Woestelandt, Claire Dosso

Genre : Théâtre Contemporain

Public : tout public

Durée : 1 h 15

 

Vitaminé !

Nous sommes au Théâtre de l’Oulle, dans une grande salle d’une centaine de places bien remplie.

Le spectacle commence avec "Libérée, délivrée"…. Et quatre princesses qui entrent sur scène. Elles virevoltent, chantent, se métamorphosent, nous parlent, se parlent des libertés individuelles, libertés dans nos corps, dans nos vies. De la place de la femme et par déduction aussi de celle de l’homme. Est-ce un spectacle féministe ? Je ne crois pas. Plutôt une révision des clichés qui formatent nos vies.

Les tableaux s’enchaînent sur un rythme tambourinant et ne se ressemblent pas. Il n’y a pas de répit. Le spectacle est décalé, grinçant, frontal sans être vulgaire, mais aussi drôle et tendre par moment. Le jeu entre les quatre comédiennes fonctionne très bien. Souvent au premier degré, certains tableaux vont subtilement bien au-delà.

Le public est conquis.

 

Maren Scapol

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 20:44
Solar
Solar

Spectacle de la Compagnie Utopik Family (Suisse) vu au Théâtre du Girasole à Avignon le 20 juillet 2021 à 12 h 20. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Metteur en scène : Stephan Lochau

Interprètes : Florine Némitz, Coline Fassbind, Matteo Fantoni, Fabrice Bessire Stephan Lochau

Directeur technique : Gaspard Matile

Lumières : Colin Roquier

Sons : Alexandre Brissonnaud

Scénographie : Jean-Marie Liengme, Valère Girardin

Costumes : Janique Nardin

Genre : Théâtre Masqué

Durée : 1 h 15

 

Le Théâtre Girasol nous accueille dans sa cour ombragée, la pièce se joue dans une salle confortable qui est presque pleine.

Sur scène, un village au bord de la mer. S’y trouvent bar, boulangerie, maisons, une petite placette avec un banc, un lieu de vie et de rencontre. Le décor est beau, simple et efficace.

Nous assistons à la vie de ce village portuaire avec ses nombreux habitants et les histoires qui les relient. Le facteur est désespérément amoureux, le couple de boulangers en crise, la prostituée en déperdition, la vielle dame nostalgique...

Ce sont des histoires de vie que l’on devine, car pas une parole n’est prononcée tout au long du spectacle. Et pourtant, tout est clair. Clair pour moi. Peut-être différent pour les autres. Chacun doit y trouver sa vérité, car en l’absence de mots, la place est grande pour l’imagination. Tout est clair, car la délicatesse de l’interprétation - un geste, un mouvement de tête, une attitude - en disent plus que le feraient des phrases entières.

Tous les personnages sont masqués. Les masques qui recouvrent tout leur visage sont magnifiques et reflètent les traits de caractère des personnages. La neutralité que crée le théâtre masqué permet de projeter plus facilement ses propres émotions. Pari gagné.

Cette pièce est tout simplement exceptionnelle. Le public est conquis. À voir absolument ! 

 

Maren Scapol

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 20:38
Source catalogue off 2021

Source catalogue off 2021

Spectacle de la Compagnie Les Macaques (75), vu au Théâtre des Barriques, à Avignon le 19 juillet 2021 à 12 h 45. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet. 

 

Mise en scène : Marc Poublan

Interprètes : Thomas Rabeisen et Marc Poublan

Genre : Théâtre contemporain

Public : À partir de 10 ans

Durée : 55 minutes

 

La compagnie les Macaques est créée en 2019. Après le succès rencontré avec leur première production ADN, ils ont choisi de mettre en scène cette pièce en un acte, jouée à de nombreuses reprises, du dramaturge anglais Harold Pinter, prix Nobel de littérature, pièce qui fut créée à Londres en janvier 1960.

Deux types, installés sur des lits de camp de chaque côté sont confinés dans une pièce sans fenêtres, dans un sous-sol sinistre, attendant on ne sait quoi. Une porte ouverte à gauche donne sur un couloir. Un mobilier plus que sommaire, et entre les deux protagonistes, un monte-plats…

Ben, manifestement le chef, trompe l’ennui en lisant le journal, dont il commente les faits divers plutôt macabres. Il tâche en même temps de répondre aux questions insistantes que lui pose Gus, qui ne peut cacher son énervement. Ben l’envoie faire chauffer de l’eau pour le thé, ce qui est l’occasion d’un premier accrochage, pour savoir si l’on doit dire « allumer le gaz » ou « allumer la bouilloire »...

Nous apprenons bien vite que ce sont des tueurs à gages qui attendent qu’on leur envoie un « client ». Au lieu de cela, une enveloppe contenant des allumettes est glissée sous la porte, dans le couloir. Puis de manière tout à fait saugrenue, des commandes de repas de plus en plus sophistiquées, arrivent par le monte-plats. Alors que le bâtiment dans lequel ils se trouvent est supposé être inoccupé et le restaurant au-dessus, fermé ! Ils n’ont pas grand-chose sinon quelques restes de nourriture, qu’ils renvoient par le monte-plats. Mais évidemment, cela ne satisfait pas les demandeurs…

Alors que ce monte-plats devient vite un « personnage » exigeant et que le « client » n’arrive jamais, la nervosité va crescendo. Gus commence à se rebeller, vite calmé par Ben qui n’hésite pas à en venir aux mains et à le menacer avec son arme. Et la situation va prendre finalement une tournure inattendue…

Au début un peu lent à se mettre en place, le jeu des comédiens se fluidifie au fur et à mesure que la situation confine à l’absurde et que l’intensité dramatique augmente, même si cela peut donner lieu à quelques moments comiques…

Ces deux jeunes comédiens incarnent un duo tout à fait crédible de pauvres types sans ambition, qui n’ont pas grand-chose à se dire, bien que faisant équipe depuis longtemps. Deux individus sans envergure, soumis aveuglément à une hiérarchie invisible et exigeante, terrorisés par la sonnerie qui marque les allers/retours d’un monte-plats « monstrueux »,  et le moindre bruit derrière la porte !

Bref une jeune compagnie prometteuse, à suivre... 

 

Cathy de Toledo

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 18:28
Source Catalogue Off 2021

Source Catalogue Off 2021

Spectacle de la Compagnie Franche Connexion (62), vu au Théâtre Présence Pasteur,  à Avignon le 19 juillet 2021 à 16 h 50. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Poème de : Claire Audhuy

Mise en scène et adaptation : Stéphane Titelein,

Mis en musique et avec : Antoine Chartier (piano), Timothée Couteau (violoncelle), Charlie Giezek (batterie) et Stéphane Titelein,

Création lumière : Vincent Thomas

Décors : Frédérique Bertrand

Genre : Théâtre musical

Publi: tout public

Durée : 1 h 

 

Le quartet piano/batterie/violoncelle/chant prend à bras le cœur ce texte écrit après l’attentat du Bataclan et relaye l’indicible.  

Dès que le public est installé, les lumières s’éteignent … L’accompagnement musical s’amorce doucement dans le noir, alors que Stéphane Titelein commence à déclamer. Puis, la lumière vient progressivement du plafond, parcimonieuse, éclairant les musiciens, le comédien, puis rasante sur le sol jonché de papiers que le courant d’air balaye. Espace de désolation, parfois noyé dans le brouillard des fumigènes... 

Texte magnifique et émouvant - porté par un comédien talentueux à la carrure de rugbyman, doté d’une très belle voix, qui endosse avec délicatesse le rôle de cette femme abasourdie -  et soutenu par une création musicale subtile qui évolue en petites vagues tristes, puis en accès tempétueux quand la colère explose. Les musiciens interviennent ensemble ou en solo, et nous régalent de quelques prestations acoustiques au cours du spectacle, comme pour nous permettre de reprendre souffle…

Les mots interrogent l’absence, la mort, l’incompréhension, le chagrin, l’incapacité à accepter l’inacceptable. « Je t’aime et ne parviens pas à me débarrasser de cette habitude »…  Ne plus pouvoir aimer, toucher, rire et pleurer, écouter même les silences de celui qui n’est plus là, qui avait pourtant juré de ne jamais partir. Elle sait qu’il est mort et enterré, mais cette femme continue à interroger le ciel, car elle préfère l’imaginer dans une autre ailleurs… Elle est toujours debout, mais « elle aurait préféré qu’ils aient fait obscurité ensemble ». 

C’est un immense cri d’amour mis en scène et en musique, celui d’une femme à qui on a arraché l’être aimé, ici de manière injuste, brutale, dans un attentat « gratuit », mais ce pourrait être le cri de tout être humain qui a perdu l’amour de sa vie. Comment ne pas s’identifier si l’on est amoureux et que l’on craint que l’autre ne disparaisse ?

Le talent des musiciens, la présence du comédien, une mise en scène sobre et désolée, nous livrent un spectacle beau, très beau, infiniment triste et bouleversant. Un grand moment de théâtre.

 

Cathy de Toledo 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 09:33

Spectacle de la CRSE - Cie Cécile Canal, vu au Théâtre au Chapeau Rouge le juillet à 11 h 35. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon 2021 du 7 au 31 juillet. 

La dernière semaine de représentation de ce spectacle sera gratuite ! 

 

Adaptation et interprétation : Cécile Canal

Genre : Théâtre citoyen

Durée : 1 h 10

Public : à partir de 10 ans

 

Spectacle en alternance : 

La démocratie (déconfinée) expliquée à ceux qui devraient diriger (Jours impairs)

La démocratie expliquée à la république (Jours pairs)

 

La comédienne Cécile Canal, Alice durant le spectacle, propose deux conférences théâtralisées, ludiques et décalées en alternance indépendantes et complémentaires. Seule, sur la scène intimiste du Chapeau rouge elle parait clownesque dès qu’elle accueille le public par sa tenue, son humour, mais détrompez-vous !

Alternant habilement comique et sérieux avec de solides références, l’artiste a élaboré une conférence théâtralisée où la participation du public est sollicitée. Un moment d’information vivant et citoyen. Le propos est intelligent, pertinent, instructif. Construit à partir des conférences de Cornélius Castonadis (philosophe et économiste grec) mais également de Sophie Klimis (philosophe Belge et professeur à l’université de Bruxelles) sur « Athènes et la démocratie ». Durant la représentation, la comédienne fera également référence à Frank Lepage (Conférence gesticulée : Inculture 1,2,3) et à Francis Hallé.

Après le terme démocratie, les mots république et constitution sont remis à l’endroit, un spectacle très citoyen à voir pour savoir !

Merci de rendre accessible au plus grand nombre cette conférence animée, une proposition riche et intelligente d’éducation populaire. De plus par sa forme légère, elle se veut également  programmable en tous lieux et s’adaptera à la demande et aux budgets qui l’accueilleront !

 

Gisèle-Lydie Brogi

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 21:16
Let's talk about sexISM
Let's talk about sexISM

Spectacle de la coproduction Compagnie Rêve de lune, La Toute petite Compagnie et Les voix du Conte (01), vu à la Cour du Spectateur le mardi 20 juillet à 18 h 30. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Elisabeth Desbois, Claire Parma et Anais Vives

Interprétation : Claire Parma, Anais Vives

Genre : Danse et Théâtre contemporain

Durée : 40 minutes

Public : à partir de 11 ans

 

Deux femmes sur un terrain de tennis, une chaise d'arbitre. Les punchlines traversent le terrain : on parle sexe, ou sexisme ?

Au centre, les balles s'échangent, mais surtout 10 textes d'autrices et d'auteurs connu(e)s qui interrogent le sexisme. Les mots, la danse, le corps, le mouvement se rencontrent, dialoguent et jouent ensemble. La musique, qui va d'un Booba dur à un Eddy de Pretto « normal » en passant par une Barbara Pravi fragile et un 343 salopes dragonesques, illustre bien le dialogue entre texte et danse qui déploie le spectre des possibles : qu'adviendrait-il si les hommes avaient leurs règles ? Seraient-elles glorifiées, y aurait-il une cérémonie de « passage à l'âge adulte » pour cette extraordinaire transformation ? Les comédiennes s'emparent de textes de Jablonka à Despentes, qui témoignent de notre histoire, du rapport homme-femme, qui reste de nos jours toujours aussi ambigu et porteur de questionnements. Une réflexion sur le genre, des mots justes sur la charge mentale, le plafond de verre et le sexisme : les privilèges du patriarcat sont omniprésents et doivent plus que jamais être combattus.

Une très intéressante prestation avec deux comédiennes énergiques et sincères.

 

Evelyne Karam

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 14:46
Les Mars Brothers

Spectacle de la compagnie Le Kollectif Singulier (80), vu au Hangar de la Scierie, le 17 juillet 2021 à 15 h 45, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Metteur en scène : Kollectif Singulier

Auteur : Karin Serres

Interprètes : Ludovic Darras, Olivier Sellier, Mickael Troivaux

Genre : Pluridisciplinaire

Public : Tout public

Durée : 55 minutes

 

Sur la scène de la Scierie, trois frères, Thomas, Youri et Patrick, nous entraînent dans leur imaginaire afin de nous emmener avec l’un deux sur la planète Mars.

Qui n’a jamais eu une étrange fascination pour l’espace et les planètes qui nous entourent ? Ce spectacle nous y emmène en proposant une expérience sensorielle qui mêle image, son, vibrations ; elle nous emporte dans la peau du spationaute Youri partant à la découverte de Mars. De la conférence de presse qui annonce l’aventure au premier pas de l’homme sur la planète rouge, en passant par l’entraînement suivi pour habituer le corps à ce qu’il va subir, nous sommes emportées par l’expérience ; le suspense de la découverte aboutit sur une magnifique scène d’une grande beauté visuelle

Une mise en scène très ingénieuse alimente cette expérience. Chaque élément de décor sur la scène est mobile. Une caméra projette ce qu’elle filme directement en fond de scène et permet par des superpositions de tromper le cerveau et de mettre en scène des expériences dangereuses que le comédien ne pourrait pas forcément réaliser lui-même (comme six minutes en apnée).

Il y a également une utilisation de fumigènes et d'accessoires très simples, mais faciles à intégrer dans l’univers (ceux-ci servent à définir des zones dans les différents lieux, les couleurs créent une atmosphère). Ces utilisations permettent de créer des plans de différentes tailles, donnant à voir des visuels très cinématographiques.

Enfin, une bonne petite dose d’humour agrémente cette belle mise en scène, avec quelques références de pop-culture et du comique de situation. Les dialogues sont bien écrits, et les personnages évoluent notamment sur la musique, à l'aide de chorégraphies dans l'espace.

Un spectacle qui mêle les arts, nous offrant à voir du théâtre, du cinéma, des arts plastiques et à entendre de la musique (l’arrivée sur Mars est accompagnée par un extrait des Planètes de Gustav Holst, qui rend ce moment encore plus épique).

Une expérience à voir pour ceux qui ont la tête dans les étoiles !

 

Gabriette

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 14:32
La Ronde

Spectacle de la compagnie Ligne 9 Théâtre (93), vu au théâtre Présence Pasteur à Avignon le 19 juillet 2021 à 15 h 10. Dans le cadre du Festival OFF Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Texte : Arthur Schnitzler

Metteur en scène : Natascha Rudolf

Comédiens : Fanny Touron et Arnaud Cheron

Genre : Théâtre

Public : Adulte 

Durée : 1 h 15

 

J’entre dans la salle ou va se dérouler le spectacle. C’est une petite salle de classe, une vingtaine de chaises sont disposées autour d’une petite estrade noire de la taille d’un lit pour deux personnes. Le spectacle n’a pas encore commencé, mais déjà, la disposition des chaises et le frôlement des bras de mes voisins spectateurs m’indique le ton intimiste de la pièce.

Les comédiens apparaissent enfin : un homme et une femme. Il n’y a ni effet sonore, ni effet lumineux, seul leurs corps font évènement. Face au public, le corps féminin et masculin apparait dans toutes leurs complémentarités, leurs différences.  

La Ronde est constituée de dix brefs dialogues entre un homme et une femme. Chaque nouvelle scène investie des personnages différents et donc, des rapports de force différents : la séduction, la domination ou encore l’amitié. J’ai était très amusé de constater que cette complexité infinie dans les rapports hommes/femmes s’achevaient prosaïquement dans l’acte sexuel. En effet, lorsque, pour la troisième fois, les comédiens se rhabillent après l’acte (très pudiquement camouflé sous un drap) la pièce semble prendre une dimension attendue. Les corps s’habillent, se déshabillent tant de fois que toute mystification des rapports homme/femme devient dérisoire. La tendresse, les promesses d’amours, le viol, les agressions sexuelles ne sont plus des évènements, mais deviennent une succession de schéma possible et attendu. L'enjeu de cette pièce est de chercher une part d’inattendue dans cette chorégraphie mystifiée et orchestrée par les siècles.

Excellent spectacle qui donne à voir et à penser !

 

Claire ESTIVALET

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