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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 10:09
Tête de cerf
Tête de cerf

Spectacle produit par Katapult (44) vu le 11 juillet à 17H50 au Théâtre du Centre dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, relâche les 9, 16 et 23 juillet

 

Texte : Virginie Janelas

Mise en scène : Virginie Janelas

Comédiens : Julia Cela, Garance Félix, Virginie Portier

Régisseur : David Janelas

Genre : Théâtre

Public : Tout public

Durée : 1H10


 

 

         Nous avons trouvé l'affiche du spectacle très intéressante car elle nous instruit du sujet principal sans pour autant trop en dévoiler. En effet, la pièce nous donne à voir trois femmes face à leur utérus, en proie à différentes émotions. Tout au long de la représentation, elles vont nous expliquer, avec leurs mots, leur histoire et leur relation avec ce dernier qu'elles n'ont pas choisi ; c'est ce même utérus qu'elles représentent par la tête de cerf.

 

Les trois comédiennes abordent le sujet en nous donnant la définition scientifique de l'utérus et poursuivent cette démarche instructive en nous donnant des informations parfois méconnues à propos de cet organe ; et ce tout en nous divertissant et sans nous mettre mal à l'aise. À travers plusieurs genres - le théâtre, la danse et la musique - elles nous expriment leurs ressentis et leurs expériences dans un décor chaleureux à la lumière tamisée évoquant l'automne.

Néanmoins, leur jeu semblait parfois manquer de naturel et certaines chorégraphies et éléments de mises en scène nous semblaient hors de sujet (il se peut, néanmoins, que nous n’en n'ayons pas compris la symbolique).

 

Nous avons apprécié le caractère instructif et distrayant de cette pièce qui mérite peut-être plus de visibilité étant donné le sujet traité. Bien écrit, le texte ne blâme personne mais rend compte de la situation pas toujours évidente et facile à vivre des femmes. Nous n'avons pas compris de manière systématique les choix de mise en scène. Mais peut-être affectionnerez-vous le spectacle dans son ensemble malgré tout !

 

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 19:09
Elle gagne sa vie en volant
Elle gagne sa vie en volant

Spectacle produit par Art's Toutzazimut (75 )vu le dimanche 14 juillet à 13 H «  Au Magasin » dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 6 au 28 juillet, les jours pairs.

 

Texte : Marie-Stéphanie Vaugien

Comédien : Marie-Stéphanie Vaugien

Adaptation : Moussa Lebkiri

Genre : seule en scène

Public : Tout public

Durée : 1H15

 

Non, Marie- Stéphane ne chaparde pas dans les magasins comme pourrait le laisser entendre ce titre à double sens.

 

Elle a sillonné les ciels tous azimuts pendant 30 ans dans des avions de plus en plus gros. Et elle en a vu des choses ! Et elle en a des anecdotes à nous raconter ! Elle qui devait toujours être bien présentable dans son uniforme d’hôtesse de l’air, souriante et avenante.

Ce jour-là, la comédienne ne semble pas au meilleur de son jeu, au début du moins. Probablement, est-ce le contrecoup de cette effervescence festivalière impitoyable. Mais plus les minutes passent, et plus sa confiance refait surface. Et plus le spectateur est emporté par les anecdotes entassées au fil de toutes ces années de bons et loyaux services dédiés au métier d’hôtesse de l’air, oscillant entre humour – peut-être pas toujours forcément nécessaire – et moments d’émotions pures. On se demande même parfois si ce que Marie-Stéphane raconte n’est pas inventé tant cela paraît extraordinaire: ainsi de la déclaration enflammée d'un bel homme un jour à Rio alors qu’elle pensait au premier abord qu’il lui voulait du mal. Ou ces échantillons de parfum donnés à la hâte à une fillette noire pour quelle puisse prouver à sa famille qu’elle a bien rencontrée une femme blanche européenne. Dans les avions, elle a croisé des gens célèbres, comme Olivier Messian, le trompettiste Dizzi Gillespie, Eric Clapton. Ou des passagers plus anonymes et plus pénibles.

Mais ses souvenirs s’éparpillent et remontent aussi jusqu’à son père et à la musique de la Comparsita qu’il passait sur son Tepaze. Ou encore le tango dont sa mère disait « que c’est l’expression verticale d’un désir horizontal ». Et l’apartheid en 1981. Les « Filles repenties » de Bangkok aussi. Sa thèse à la Sorbonne.

 

Et tout le reste que vous découvrirez en allant voir ce spectacle émouvant, ponctué par moments de chansons tendres.

 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 17:45
Programme Off 2019

Programme Off 2019

ROI DU SILENCE (création 2019)

Spectacle de la Cie La Gueule ouverte (69), vu le 11 juillet à 14 h 25 au théâtre des Barriques, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf mardi

 

Auteur et mise en scène : Geoffrey Rouge-Carrassat

Comédien : Geoffrey Rouge-Carrassat

Création Lumière : Emma SCHLER

Genre : Théâtre

Public : Tout public à partir de 12 ans

Durée : 55 minutes

 

 

Dans « Conseil de Classe », Geoffrey Rouge Carrassat incarnait un professeur  se laissant aller devant une classe vide à dire à ses élèves tout ce qu’il n’avait pas su ou pu leur dire… Dans « Roi du Silence », c’est un fils qui adresse la parole à l’urne funéraire qui contient les cendres de sa mère, pour rompre enfin le pacte de silence qu’il s’est imposé dans sa jeunesse.

 

La mise en scène est sobre, mais efficace. Une table de salle à manger en bois classique, sur laquelle sont posées une couronne mortuaire de fleurs blanches et une urne funéraire. Un fauteuil et sous la table un matelas avec oreiller. Geoffrey est dans la maison de sa mère, celle de son enfance. Un éclairage  parcimonieux, mais suffisant  pour évoquer cette sorte de veillée post crémation. Un environnement sonore limité à un jeu de batterie improvisé sur couvercles, comme pour annoncer le flot de paroles à venir…

Car la parole se libère, devant celle qui n’est plus que cendres : le fils peut enfin se mettre à nu, au propre comme au figuré, jusqu’à  se glisser dans la peau de cette mère dans toute sa froide rigueur.

L’écriture, la mise en scène, le jeu, la capacité à utiliser son corps : Geoffrey Rouge Carrassat a bien des talents, malgré sa jeunesse. Le sentiment ressenti déjà la saison dernière d’avoir croisé le chemin d’une personnalité  rare s’est confirmé aujourd’hui. Littéralement habité, s’appropriant tout l’espace tel un félin en chasse, Geoffrey porte pendant près d’une heure un auditoire fasciné. Il nous livre avec sincérité son histoire d’amour, ou plutôt ses histoires d’amour, celles inavouables, « hors normes », ressenties dès son jeune âge, mais aussi celle «ratée » peut-être, avec une mère qui l’a contraint d’une certaine manière au silence, par crainte de sa réaction. Mais peut-on imaginer qu’il se soit trompé, ou qu’il se soit puni simplement lui-même ?

 

Geoffrey Rouge-Carrassat nous offre un spectacle  extrêmement touchant, mais ni misérabiliste ni compassionnel. Parfois même teinté d’humour, noir certes, mais on est amené à sourire, voire même à rire.  C’est aussi cela que j’apprécie, cette propension à dire des choses lourdes de sens, difficiles à formuler, en donnant le sentiment qu’on a su malgré tout faire avec, aller de l’avant…  Bref, que tout va bien... La vie, tout simplement !

 

   

 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 17:23
Programme Off 2019

Programme Off 2019

Les Petits Lapins (création 2018)

Spectacle de la Cie Carbu Prod (33), vu le 11 juillet à 12 h 55 à l’Espace Alya, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf mercredi

 

Auteur : Fred Nony

Mise en scène : Christophe Luthringer

Comédiens : Fred Nony et Sophie Robin

Genre : Comédie contemporaine

Public : Tout public à partir de 12 ans

Durée : 1H15

 

 

Julie et Dan accompagnent leur fille Roxane à l’aéroport d’où elle doit décoller pour les Etats Unis…Julie est totalement dévastée de voir partir sa fille chérie si jeune, si loin. Pourquoi donc a-t-elle accepté sans broncher cette proposition de travail au bout du monde ? Dan va s’employer à la raisonner, non sans essuyer les reproches de sa femme qui le rend responsable de la situation, n’ayant rien fait pour empêcher leur fille de partir ! Il lui fait  remarquer que lorsque leur fils Antoine a quitté la maison, elle n’a pas réagi de manière aussi disproportionnée. Mais bien sûr, Roxane était encore là…

 

Voilà donc ce couple à l’aube de la retraite, confronté au vide laissé par le départ des enfants. Rien de plus normal que les enfants quittent un jour le nid, mais il n’en reste pas moins qu’il faut s’y faire, et tous les parents se sont trouvés ou se trouveront un jour confrontés à cette situation.

La nostalgie prenant le dessus, Dan et Julie se laissent aller à nous conter chacun leur tour quelques souvenirs de leur rencontre, de leurs premières années, de leur mariage, de la naissance des enfants, bref des joies qu’ils ont connues EN FAMILLE… Mais aujourd’hui, c’est le retour  aux origines et ils se retrouvent FACE A FACE.  Sauf qu’ils en ont perdu l’habitude !  

Entre mails et coups de fil échangés avec les enfants (c’est quand même chouette Internet et la téléphonie mobile !!), ils avancent vers «l’apprivoisement » de leur nouvelle vie. Pour ajouter à la fête,  Dan vit la crise du jeune retraité qui se sent  devenu inutile, face à une Julie démunie qui n’a plus « d’oiseau » sur qui veiller. Mais une alerte salvatrice (le fils a FAILLI revenir à la maison après sa séparation .. !) va leur faire prendre conscience qu’en réalité, ils ont retrouvé la LIBERTE et qu’ils sont bien tranquilles tous les deux ensemble . Et comme ils ont la chance de s’aimer comme au premier jour, il n’y a plus qu’à en profiter…. !

 

Dans un décor épuré, aussi coloré que les vêtements des comédiens, l’ensemble respectant un code couleur bleu/rose (peut être pour évoquer les couleurs attribuées traditionnellement aux filles et aux garçons…) Sophie Robin et Fred Nony, par leur jeu vif et dynamique, sans temps mort, nous offrent  un divertissement  agréable plein d’humour et  empreint malgré tout d’une dose d’émotion…

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 16:59
La Leçon
La Leçon

Spectacle «La Leçon» par la Compagnie « Libre d'Esprit » (62), vu le 12 juillet au Théâtre des Barriques (coproducteur) dans le cadre du Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, relâche les 9, 16 et 23 juillet.

 

Texte : Ionesco

Metteur en scène : Nikson Pitaqaj

Interprète(s) : Lina Cespedes, Henri Vatin, Anne-Sophie Pathé

Costumière : Drita Noli

Régisseur : Piotr Ninkov

Genre : Théâtre

Public : à partir de 10 ans

Durée : 1h10

 

 

La pièce se joue au Théâtre des Barriques, dans la salle bleue, dans une toute petite ruelle. La climatisation fonctionne à merveille ….

 

Le théâtre d’Ionesco (un des fondateurs du théâtre de l'absurde) dénonce l'absurdité de la vie et des rapports sociaux grâce à un univers parodique. On est dans le thème cher à Ionesco de la communication impossible entre les êtres.

La « Leçon » est un drame comique sur la relation délirante entre un professeur et son élève. C'est une pièce en un acte, sans découpage scénique.

Une jeune élève vient prendre une leçon chez un professeur particulier. Au début, le professeur s'extasie devant les réponses les plus simples de son élève, timide et appliquée. Puis, il la vampirise progressivement, devient de plus en plus autoritaire. Le paroxysme est atteint avec le meurtre sadique.

La mise en scène apporte une vraie plus-value à la pièce. Sur une scène sans décor aucun, la jeune demoiselle est assise dans un fauteuil roulant, immobile tout au long de la pièce ; seul son visage est expressif (et comment !). Elle incarne ainsi parfaitement l’aspect « poupée de chiffon » de son rôle. On sent qu’elle est programmée dès sa naissance sans avoir ni réflexion, ni volonté propres. Le professeur a un côté « opéra-comique » : il se dandine, se déplace avec des pas de danse, son interprétation est puissante. La servante tourne en rond, encore et encore, comme l’engrenage d’un système dont nous ne pouvons plus sortir.

 

Allez voir cette pièce absurde, drôle, violente et bouleversante.

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 16:38
La Nuit juste avant les forêts
La Nuit juste avant les forêts

Spectacle  de la compagnie  « Bordcadre » (62) vu le vendredi 12 juillet à 22H00 au Théâtre Le Petit Louvre dans le cadre du Festival Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019- Relâches les 10,17 et 24.

 

Texte : Bernard-Marie Koltès

Mise en scène : Cécile Rist

Comédiens : Guillaume Tobo , Bastien d’Asnières

Genre : Théâtre

Public : adulte

Durée : 1H20

 

Venir au Festival d’Avignon sans pouvoir assister à une pièce de Koltès, cela m’est inenvisageable ! Ca tombe bien, il y 3 adaptations de cet auteur cette année. Je privilégie «La Nuit juste avant les forêts». J’ai le souvenir d’avoir déjà vu 2 adaptations de ce texte,  dont une avec Denis Lavant. «Jamais 2 sans 3», n’est-ce pas ? Et j’ai vraiment bien fait.

 

 

Dès le début de la pièce, le spectateur est happé par le contraste entre la nudité du plateau et la fulgurance du comédien, Guillaume Tobo qui envahit le plateau dès le 1er mot (Le texte est un très long monologue de 63 pages !). Puis la parole devient très vite logorrhée. Ce n’est pas un texte simple pour un acteur ! Ici, pas de failles dans la transmission ni dans la réception. En tout cas pour moi….

Mais qui est cet homme qui hurle sa rage humide et désespérée. Un SDF, un «gilet jaune», un migrant, un paumé ? Est-il dérangé, malade, alcoolisé, psychologiquement à bout ? On comprend juste que c’est un étranger. Cette violence, il ne peut pas la garder au fond de lui. Il faut qu’il la partage avec quelqu’un. Alors il se trouve «un amant» anonyme qui, dans le choix de la mise en scène de Cécile Rist, sera un spectateur désigné au hasard, un jeune homme. Audacieux. A d’autres moments, le comédien arpentera aussi la salle parce que cet étranger c’est peut-être juste nous et que nous devons entendre cette rage qui est la nôtre, à divers degrés...Alors, il est tout proche.

L’«Autre» anonyme, occupera le fond du plateau de longues minutes, assis, spectateur muet privilégié de cet acteur exceptionnel.

Qui regarde l’autre au juste ? Qui est acteur ? Qui joue ? Qui est assis ? Qui est debout ? A cet «Autre», on peut tout dire précisément parce qu’on ne le connaît pas. On peut le kidnapper, surtout quand on n’a plus rien à perdre.

 

Dans la pièce, il n’y a pas de forêt, il n’y a pas de cité. Il y a la nudité d’un lieu improbable et sans doute universel que le comédien remplit avec maestria. Et puis quand les quelques notes de musique interprétées par Bastien d’Asnières surgissent, le spectateur est à son «  comble théâtral ».

En tout cas, ce fut le cas pour moi ce soir-là.

 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 14:12
Zoom ou l'Itinéraire d'un Enfant pas gâté (en cours)
Zoom ou l'Itinéraire d'un Enfant pas gâté (en cours)

Spectacle  de la Compagnie « Théâtre de l'Accalmie » (58) vu le 12 juillet à 14H45 au Lila’sThéâtre dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 24 juillet, relâche les 10 et 17 juillet.

 

Texte : Gilles Granouillet

Metteur en scène : Jean-Marc Galéra

Interprète(s) : Annette Benedetti

Genre : Théâtre

Public : à partir de 13 ans

Durée : 1H15

 

 

Le Lila’s Théâtre, juste derrière la rue des Teinturiers, se trouve au rez-de-chaussée d’une maison : c’est intimiste, une cinquantaine de places plutôt confortables (on a de la place pour les jambes …). La scène est toute petite aussi, nous sommes proches des deux acteurs.

 

Trois chaises, un bureau d’écolier, un magnéto, quelques livres, nous sommes dans une salle de classe.

Une mère vient à une réunion parents-profs. Elle est inquiète face au système, on sent son incompréhension et sa solitude. Le professeur principal est en retard. Elle a ainsi tout son temps pour se remémorer son histoire de mère et celle de son fils, un enfant « difficile ».

La naissance de son fils fait d’elle une fille-mère. Le père disparaît aussitôt. Elle rêve pour cet enfant d'une vie meilleure que la sienne ; toutes ses ambitions se portent sur lui. Elle l’aime fort et l’élève aussi bien qu’elle sait le faire ; pas assez bien pour les assistantes sociales et autres éducateurs qui s’en mêlent, les jugent, se focalisent sur leurs difficultés au lieu de valoriser les ressources. Ils « lui dessinent « une boîte juste à sa taille » dont elle n’arrivera plus à sortir.

Elle fait tout pour que son fils réussisse à réaliser ce qu’elle a rêvé pour lui. Bien évidemment, cela ne fonctionne pas, au contraire. Ce n’est que quand une distance s’installe entre eux - malgré elle - qu’il peut enfin suivre sa propre vocation et exister par lui-même.

 

Le texte est beau et sonne vrai, il est authentiquement incarné par l’actrice, seule en scène. C’est l’histoire de la solitude d’une mère face aux systèmes, autant scolaire que social. C’est drôle, émouvant, violent parfois. La remise en question est intense.

A voir sans modération.

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 10:40
L'Origine du monde
Source : site Avignon Festival Off

Source : site Avignon Festival Off

Spectacle  de la Compagnie La Vaste Entreprise ( 34, Montpellier ) vu le dimanche 5 juillet à 18H45 à la Manufacture ( hors-les-murs, Musée Angladon, centre ville ) dans le cadre du Festival  OFF d’Avignon 2019, du 5 au 25 juillet 2019.

 

Texte : Nicolas Hérédia

Comédien : Nicolas Hérédia.

Durée 1H05.

 

 

A chaque fois que je passe devant ce lieu du Festival, je suis interpellée. En y entrant, je le suis davantage encore. L'an dernier, ce fut un petit-déjeuner théâtral sous les arbres dans la cour de ce Musée et cette année, c’est une vente aux enchères jubilatoire sous la houlette du comédien Nicolas Hérédia.

 

Je ne m'attendais à rien en allant voir ce spectacle ;  j'avais juste envie de me laisser bercer par la magie du titre, un peu intriguée. Il devait certainement s'agir du célèbre tableau de Gustave Courbet. Ou pas...! Serait-ce une déambulation érotico-artistique? Une énième réflexion philosophique sur cette oeuvre célèbre? J'étais impatiente et mon impatience fut vite comblée.

 Le spectateur découvre en effet le tableau de Courbet, bien en vue sur une estrade aux allures de salle des ventes de chez Drouot. Il est extrait minutieusement de son écrin comme une pierre précieuse. Puis le comédien raconte et le spectateur se laisse emporter par sa virtuosité qui fera d'une oeuvre d'art un objet théâtral très original. Un écran TV ostentatoire, placé au milieu de la scène, contraste avec le classicisme du tableau, placé juste en dessous.

Une oeuvre classique incontournable rejoint ici des propos contemporains centrés surtout sur l'argent. Le comédien parle de chiffres. Beaucoup. Il calcule. Beaucoup. On parle de la Bourse aussi. Cela aurait pu me déplaire mais il n'en a rien été. Je me suis laissé porter par le dynamisme et l'humour subtil de Nicolas Hérédia. Je me suis laissé prendre au jeu du pitch aussi. Et je me demandais à quel moment l'oeuvre d'art avait été séparée de l'aspect financier...

 

Mais pourquoi ce choix de l'Origine du monde ? Et pourquoi pas me direz-vous ? Vous trouverez peut-être une réponse en allant voir cette représentation.

Courez- y.

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 23:13
La modification des organes génitaux chez les poissons du Lac de Thoune
La modification des organes génitaux chez les poissons du Lac de Thoune

Spectacle  «La modification des organes génitaux chez les poissons du lac » produit par L'Organisation (59) et vu le 12 juillet à 11h00 au Théâtre du Parvis dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 16 juillet 2019 (relâche le 10).

 

Texte : Emmanuelle Destremau

Interprète : Elodi Segui

Metteur en scène : Elodi Segui

Genre : Conférence spectacle 

Public : Tout public (à partir de 15 ans)

Durée : 45 min

C'est l'histoire d'un lac très profond qui renferme en son sein notre Histoire commune, nos déjections. Anita Egbert-Ecke, une scientifique motivée se fait la porte-parole des corégones du Lac de Thoune. Un  lac pollué par des résidus de pilules contraceptives, de traces chimiques de dynamites et d'armes de guerres enfouies.
Le titre est long, scientifique et peut repousser certain.es. Comme une amie, que j'incite à venir. Elle change vite d'avis, plonge dans ce spectacle et se surprend à rire et à s'identifier à cette conférencière.  
Le spectacle me plaît aussi. La conférence est bien construite et animée par une comédienne de talent et ses questionnements font parfois écho aux miens. Oui, les espèces vivantes sont aussi touchées que nous par les substances chimiques que nous créons. Oui, celles-ci ont aussi un système endocrinien. Non, on ne peut pas enfouir tout dans un lac, en espérant que cela disparaîtra.
Je ressens le lien qui unit le lac à Anita et cela me donne envie d'approfondir mes recherches sur le Lac de Thoune. Chez moi, je fais quelques recherches et tombe sur une étude  faite par l'OAN (Office de l'Agriculture et de la Nature). Anita montre notre inhérence à la nature et parvient à relier le monde professionnel, personnel et naturel. Elle nous fait nous rendre compte qu'il n'est pas uniquement question des corégones ou de résidus de dynamites mais que c'est un tout : l'écosystème du lac est notre écosystème intérieur.
Je ne peux que vous conseiller de franchir la porte du majestueux Parvis et de vous laisser emporter par cette conférence qui vous portera vers la connaissance.
Lien de l'étude :  https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/projekte/thunerseefelchen.html

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 22:31
https://www.avignonleoff.com/programme/2019/la-theorie-du-y-s26088/

https://www.avignonleoff.com/programme/2019/la-theorie-du-y-s26088/

 

« La Théorie du Y » par « Le Collectif Canine » (Bruxelles,Wallonie) et vu le 12 juillet, à 13h40 au Théâtre des Lucioles, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, relâche les 9, 16, 23 juillet.

 

Texte : Caroline Taillet

Mise en scène : Caroline Taillet

Comédien.nes : Léone François ou Caroline Taillet (en alternance), Violette de Leu de Cecil, Colin Javaux, Emilien Vekemans

Public : Tout public (à partir de 13 ans)

Durée : 1h

 

 

« La théorie du Y » relate l’histoire d’Anna, enfant presque modèle qui grandit dans une société bien réglementée. Le temps passe, son groupe de potes mûrit avec elle. Anna découvre les émois de l’amour avec un garçon… puis avec une fille.

 

C’est là que ça s’emballe : les réactions des proches (et moins proches), ses pensées, celles de sa gynécologue…tout s’embrouille. Pourtant ce n'est pas bien compliqué cette histoire : Anna aime les deux. « Poisson et viande », homme et femme. La scène est pleine de boîtes qui laissent échapper, à chaque fois qu’on les ouvre, de nouveaux pans de souvenirs de vie. Le jeu est si fluide qu’on l’assimile au sujet abordé : la bisexualité est aussi naturelle que l’enchaînement des scènes. Le Collectif Canine nous offre une heure de détente, durant laquelle nos à-priori s’envolent. Les comédien.nes réussissent à  aborder la sexualité féminine, le «coming out » et l’amour avec beaucoup de légèreté.

 

Je ressors de la salle enchantée et avec l’envie de vous recommander ce spectacle qui sonne si juste, qui donne tant espoir. Allez-y en famille, avec des ados, vos parents...

 

 

 

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