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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 08:42
Sabotage
Photo trouvée sur le Facebook de la compagnie

Spectacle de la compagnie Once a Poney Time (75), vu au Théâtre de la Tache d’Encre à Avignon, le 16 juillet 2021 à 20h00, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 10 au 31 juillet.

 

Interprètes : (en alternance) Jennifer Legros, Victor Jamet, Lucas Krief, Nicolas Puechmaille, David Ravel, Elhadaoui Ali Soilihi, Lucas Prost

Genre : Improvisation

Type de public : Tout public

Durée : 1 h

 

Nathan et ses amis trouvent, en rangeant le grenier, un étrange jeu de société nommé « Sabotage ». À peine ont-ils ouvert la boîte qu’ils se retrouvent enfermés ; pour retrouver leur liberté, ils doivent accomplir des actions tout en improvisant une histoire.

En entrant dans la salle, nous trouvons sur notre siège un petit carton blanc. Chaque membre du public doit écrire dessus une action à réaliser, comme « boire un café », ou « chevaucher une licorne ». Ces actions, que l’on donne ensuite au maître du jeu, sont le point de départ de chaque improvisation et guident la trame de l’histoire : chaque personnage (ils sont au nombre de quatre) tire au début du spectacle une carte et a pour objectif d’effectuer cette action, qui doit être intégrée dans l’histoire (pour notre représentation, ce fut « lancer un ballon », « boire de l’huile », « casser une horloge » et « embrasser une fée »). À chaque fois que l’un des personnages doit effectuer son action, un autre doit l’en empêcher, en deux minutes top chrono.

Le jeu de société est une forme très intéressante et complète, car elle nous permet d’être directement projetés dans l’action sans restreindre la créativité des artistes. Les règles et les points obtenus par les personnages sont énoncés par une voix off inquiétante qui ajoute à l’enjeu. L’improvisation est très bien structurée et équilibrée entre les comédiens ; chacun a un temps d’improvisation défini et tous ont l’occasion de créer ensemble. Pour les aider, ils disposent d’une myriade d’accessoires, de costumes qui aident à définir les différents personnages créés.

La régie est également très active tout le long du spectacle, les lumières et le son s’adaptent à chaque scène en direct et aident à créer une ambiance, indispensable pour la créativité des comédiens et l’immersion du public. Des musiques sont parfois diffusées, elles aussi selon l’atmosphère du moment.

Les bons spectacles d’improvisation sont souvent pour nous les meilleurs divertissements ; ici, c’est sans conteste un excellent spectacle d’improvisation, et la complicité des comédiens et leurs diverses propositions nous font rire aux éclats. À ne pas manquer !

 

Gabriette

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 15:19
Camille Camille Camille
Camille Camille Camille

Spectacle de la Compagnie AtmosphèreS (77) vu à la Maison de la Poésie à Avignon le 18 juillet 2021 à 11 h 50. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Texte : Sophie Jabès

Mise en scène : Sara Veyron

Avec : Florence Bloch, Sylvie Guichenuy, Leslie Nicolau, la voix de Denis Lavnt

Marionnettes : Marianne Millet, Chloé Cassagnes

Scénographie : Alix Mercier

Genre : Théâtre Contemporain

Public : tout public

Durée : 1 h 25

 

Je découvre la Maison de la Poésie dans une petite ruelle avignonnaise. On peut y boire un verre, c’est aussi un café associatif. La salle d’une cinquantaine de places est à moitié pleine. Nous sommes assis sur des bancs sans dossier, sur des gradins peu inclinés.

La scène est ouverte, petite, avec un lit et une table à laquelle est assise une vieille dame. Elle commence à nous parler de sa vie. C’est Camille. Une Camille âgée. Puis, derrière un voile, dans la profondeur de la scène, une autre femme, la quarantaine. C’est Camille aussi. Plus jeune. Une Camille en colère qui crie d’avoir mal. Enfin, une troisième Camille. Elle a vingt ans. Elle est heureuse, pleine d’ambitions, amoureuse de son maître Rodin à qui elle a envie de tout donner, dont elle a envie de devenir esclave.

Après la jeunesse fougueuse, dévorée par ses envies, l’âge adulte, plein de rage, de solitude, de désespoir. Puis la vieillesse, Camille est internée pour folie. Pourtant, elle nous parle avec sagesse. L’âge de la maturité avec l’attente de la mort comme une libération, une délivrance.

Camille, tout au long de sa vie, a dans ses relations difficiles avec ses parents, son père, sa mère qui ne l’aime pas, ses frères et sœurs. Camille porte un nom de garçon et suit un grand frère trop tôt disparu. Camille perd pied à la mort de son père, le seul dont elle avait la certitude d’être aimée.

Camille tout au long de son amour pour Rodin est désireuse de devenir l’unique, de découvrir le plaisir. Puis est désabusée par le comportement de celui qu’elle aime tant. Enfin lucide face à un pervers qui boit son âme.

Ainsi, la pièce nous fait découvrir la vie de Camille Claudel à des âges différents à travers l’incarnation de ces trois actrices qui jouent à tour de rôle et nous font découvrir la vie sentimentale de Camille Claudel.

Des voix off, portées par des magnifiques marionnettes grandeur nature de personnages obscures, représentent les autres personnages. Il y en a parfois une, puis deux ou alors cinq, ils suivent les mouvements de Camille.

La pièce se termine avec les trois Camilles sur scène, trois Camilles qui se parlent, s’interrogent sans savoir qui est l’autre, se demandent conseil et finalement ne se comprennent pas.

Le spectacle est d’une rare intensité, c’est bouleversant, à ne pas rater sur ce festival !

 

Maren Scapol

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 07:37
Arlequin
Arlequin

Spectacle de la Compagnie Le Singe Nu (Belgique), vu au Théâtre l’Episcène à Avignon le 17 juillet 2021 à 11 h. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

Texte et interprétation : Frédéric Ghesquière, Baptiste Isaia et Loïg Kervahut

Régie : Nahanaël Docquier

Scénographie et Costumes : François Lefevbre

Genre : Théâtre Masqué

Durée : 1 h 25

 

Le Théâtre Episcène a ouvert ses portes lors du Festival 2018 avec une programmation 100 % belge. Fort de cette première expérience, il ouvre désormais ses portes toute l’année.

Nous sommes dans une petite salle toute noire, l’acteur est déjà sur scène.

Seul sur scène, il est très embêté. Après avoir rêvé pendant des années de jouer du théâtre masqué, après avoir fabriqué lui-même son masque, il n’est finalement pas prêt pour ce spectacle pour lequel il n’a pas eu le temps de répéter suffisamment. Puis, c’est l’histoire de la Commedia dell’Arte qu’il nous raconte, théâtre dont les fondements sont le peuple, la débrouille, la ruse, la subversion, la curiosité... Il nous refait l’histoire de tous les personnages et nous explique comment se construisent les intrigues.

Il interpelle alors les spectateurs (nous ne sommes que dix), nous demande un par un d’où l’on vient, ce qu’on fait dans la vie, si on a des animaux... Il joue avec nous, se joue de nous, c’est très drôle.

Et c’est là qu’il chausse enfin son masque. Masque qui lui donne l’impression qu’un autre s’exprime à travers lui et nous improvise (à partir des informations que nous venons de lui donner) une intrigue dans les règles de l’art de la Commedia dell’Arte : Stéphane vit heureux avec Marie. Lorsqu’il perd son travail par trop grande bonté d’âme, c’est alors que les problèmes commencent. Il perd pied... Les difficultés s’enchaînent, il va les résoudre une par une et  retrouver le bonheur. À travers cette jolie pièce, l’acteur pose un regard décalé sur notre société.

J’ai beaucoup aimé la première moitié du spectacle de cet acteur très drôle et qui incarne totalement ses différents personnages. Bien que l’idée de la seconde partie, tout en improvisation, soit juste ingénieuse, m’a paru trop longue.

Bravo pour la performance scénique, bravo pour la passion communicative, bravo pour l’improvisation. À découvrir !

 

Maren Scapol

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 09:01
Vivante !
Vivante !

Spectacle de la Compagnie Les Sept-Épées (37) vu au Théâtre La Scierie à Avignon le 16 juillet 2021 à 18 h 55. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Texte et interprétation : Anne-Louise Ségogne

Mise en scène : Julien Pillot

Création Lumières : Solange Dinand

Scénographie : Alix Mercier

Genre : Théâtre Contemporain

Public : dès 13 ans 

Durée : 1 h 15

 

L’érotisme, c’est bon pour la santé. Le saviez-vous ? Eh oui ! L’érotisme fait circuler le sang et les émotions.

Anne-Louise Ségogne, seule sur scène, nous raconte avec crudité l’histoire de son désir, de son dragon sous la peau, qu’elle aime les hommes poétiques. Elle va cueillir des feuilles d’un livre sur un arbre et les fait lire à un spectateur. Elle joue avec nous, nous invite, nous interpelle et nous utilise pour porter sa propre parole.

Tantôt habillée, tantôt vêtue simplement d’un string à plumes après une séance d’effeuillage façon chippendales, elle virevolte sur scène et dans les gradins. Avec une capacité d’expression corporelle et mimique hors du commun, elle nous fait vivre ses émotions : joie, colère, espoir, déception, tristesse, tendresse, incompréhension... Elle parle, chante, danse, nous remplit d’appréhension et nous fait rire.

Vivante questionne la place de chacun, la place de l’autre, la place de la femme dans notre société. Femme désirante, femme désirée, femme mère, femme tout court.

Quel est le rôle de la femme ? E si l’on ne correspondait pas à l’attente conventionnelle ? Et ce corps, premier rempart entre nous et l’autre, comment faire lorsqu’il est chétif, petit, étroit, lorsqu’il ne correspond pas à un idéal ?

Tentative est faite de trouver les réponses à ces questions dans des registres très différentes : dans « Femme Actuelle » avec des citations d’auteurs célèbres, des conseils de stars et psychotest. Dans la religion aussi : « Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu ». Tout au long du spectacle, une voix off représente la norme sociale, les attentes de la société.

C’est drôle et frontal, c’est cru et tendre, c’est à découvrir.

 

Maren Scapol

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 14:59
L'idiot
L'idiot

Spectacle de la Compagnie Thomas Le Douarec (75), vu au théâtre des Lucioles le vendredi 16 juillet à 12 h 30 dans le cadre du Festival Off d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Thomas Le Douarec

Interprétation : Stanislas Siwiorek, Caroline Devismes, Esther Comar, Emmanuel Rehbinder, Fabrice Scott, Philippe Lebas, Sophie Tellier, Brunot Paviot, Margaux Heller et Vojka Linard

Genre : Théâtre classique

Public : tout public

Durée : 2 h 28

 

Un chef-d’œuvre de la littérature russe adapté de façon remarquable.

Le jeune prince Mychkine retourne en Russie, son pays natal, après une longue convalescence en Suisse. Il souffre  d'épilepsie, possède une confiance illimitée envers autrui, se sent envahi d'un amour immense pour l'humanité et sa bonté va jusqu’à la sainteté. Il ne peut être qu'idiot, au regard de la bonne société russe, cupide et hypocrite qui pourtant l'accueillera comme un être à part, mais intéressant à observer. Celui que l'on nomme l'idiot va susciter chez tous ceux qu'il rencontrera des interrogations, révélant les caractères passionnels d’une société en pleine décadence. Mêlé par hasard à un projet de mariage d’une jeune femme très belle, aux nombreux soupirants, mais dont le seul amant est un vieux général, Mychkine va découvrir le sentiment amoureux et son corollaire dépit. Les multiples rebondissements aboutiront à une tragédie dont notre héros se sentira seul fautif.

Le metteur en scène a su épurer ce roman de 1000 pages de sa complexité et ne garder que la thématique de l'ouvrage : la confrontation entre deux mondes. Régal absolu, brillante interprétation de tous les comédiens, et une mention spéciale pour le rôle-titre : ce comédien nous a souvent touché, fait rire parfois, tant il est naturel de gentillesse, désarmant de sincérité face à ces hommes et femmes corrompus par l'argent et le pouvoir qui causeront sa perte. Les 2 h 28 de spectacle ne se ressentent pas, tant l'interprétation est vivante et de qualité.

 

Evelyne Karam

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 11:55
4.48 Psychose

Spectacle du Collectif 4.48 (67), vu à la Scierie à Avignon, le 15 juillet 2021 à 11 h 37, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Auteur : Sarah Kane

Metteur en scène : Jocelin Massé

Interprètes : Mila Tisserant, Justine Stremler, Yasmine Khechab, Manon Clément (Créa son), Lucie Rouxel (Voix)

Genre : Pluridisciplinaire

Type de public : Adulte

Durée : 55 minutes 

 

Trois jeunes femmes interprètent sur la scène de la Scierie une pièce de Sarah Kane, traitant de sujets comme la dépression, la maladie mentale et le suicide.

Nous ne sommes pas très familières avec le théâtre particulier de Sarah Kane, c’est donc sans trop d’attentes et avec une grande curiosité que nous sommes entrées dans la salle. Assise au premier rang, avant même l’arrivée des spectateurs, il y a une femme cachée sous une bâche. Au fond de la scène, une deuxième attend près d’une statue en aluminium et une troisième nous regarde à l’avant.

Toutes trois sont vêtues de blanc, rappelant les tenues des malades en hôpitaux psychiatriques, également symbole de pureté et d’innocence. Pour exprimer les émotions des personnages, elles dansent, crient, comptent en attendant 4 h 48, heure du suicide.

Le texte est intéressant, mais difficile, nous offrant une introspection dans la tête d’une femme atteinte de dépression ; la mise en scène nous y projette, utilisant la lumière, les musiques ainsi leurs dialogues incessants. Cependant, le jeu des comédiennes ne nous a pas conquis ; le ton utilisé était le même tout le long de la pièce, la rendant vite lassante. Nous avions souvent l’impression de nous faire crier dessus, ce qui rentrait en résonance avec l’état mental du personnage, mais lui retirait la possibilité d’être nuancé.

Nous saluons la performance des trois comédiennes qui ont tout de même impeccablement délivré ce texte avec une diction propre et une projection très correcte. Nous n’avons malheureusement pas été séduites, malgré le discours de la pièce qui sensibilise à la condition des malades mentaux et leur rapport au monde qui les entoure.

 

Gabriette

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 20:04
Forget me note - Voyages
Forget me note - Voyages

Spectacle de la Compagnie Forget me not (35), vu au théâtre de l'Albatros le vendredi 16 juillet à 15 h 30, dans le cadre du Festival Off d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Jérôme Hudeley

Interprétation : Mathilde Simonnot, Elsa Lambey, Delphine Morel, Jeanne Clément et Maëlle Trua

Genre : Théâtre musical Polyphonie A Capella

Durée : 1 h 15

Public : Tout public

 

Dé-jan-tées ! Cinq hôtesses de l'air pointant à Pôle Emploi ont décidé de créer leur propre agence de voyages, mais avec peu de moyens et pas d'avion …

Elles vous feront voyager malgré tout avec leurs « Escales enchanteresses au pays des polyphonies fantasques ». À bord d'une montgolfière, vous ressentirez l'Inde, la Russie ou l'Afghanistan et vous pratiquerez le « Safari vegan » en campagne française... Des voix exceptionnelles, une énergie décapante qui fait participer un public conquis avec leur fameux « Kiripou kiripou mandinga » africain ! Le tout en chansons, et lorsque la presque nonne Marie-Clotilde chantera le « Blues » de Johnny, vous en redemanderez !

Un moment de détente garanti en compagnie de cinq artistes sans fausse note.

 

Evelyne Karam

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 13:45
Le procès Eichmann à Jérusalem

Spectacle de la compagnie Ivan Morane (81), vu dans la Chapelle du Théâtre des Halles à Avignon, le 14 juillet 2021 à 19 h 00, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Auteur : D’après Joseph Kessel

Metteur en scène et Interprète : Ivan Morane

Genre : Théâtre contemporain

Type de public : Adulte

Durée : 1 h 20

 

Seul en scène, Ivan Morane raconte d’après des textes de Joseph Kessel le procès d’Adolf Eichmann, membre du parti nazi responsable de la mort de plus de 6 millions de juifs.

Ayant entendu parler d’Eichmann et de son procès assez extraordinaire (pour lequel Hannah Arendt parle de « banalité du mal »), nous appréhendions un peu cette représentation, curieuses d’en savoir plus sur cet évènement historique, mais conscientes que celle-ci allait être éprouvante émotionnellement.

La puissance de ce spectacle tient d’abord du texte, arrangement des écrits journalistiques de Joseph Kessel qui couvre le procès pour France Soir en 1961. Il rappelle les nombreux chefs d’accusation et décrit avec précision son déroulé, les différents personnages impliqués ainsi que leurs motivations. Ce texte est soutenu par la diction impeccable et l’intensité émotionnelle du comédien. Être capable de réciter ces écrits pendant 1 h 20 est à nos yeux une performance, car ce sujet puissant ne laisse pas de marbre (d’autant que l’histoire personnelle de l’artiste est intrinsèquement liée à cet évènement historique).

La mise en scène accompagne ce récit de façon ingénieuse et très imagée. À l’aide de puits de lumière dont l’intensité varie, nous comprenons dans quel espace nous sommes, qui prend la parole et dans quelles dispositions. Sur la gauche de la scène, une grande cage en verre, semblable à celle qui protégeait Eichmann des attentats possibles lors du procès ; le comédien l’utilise pour le représenter et s’adresser à lui. Il diffuse des extraits audios de l’interrogatoire de l’accusé par la police, nous faisant entendre sa voix et le projetant dans la salle avec nous. De temps en temps, une musique se fait entendre, une musique sans doute juive d’Europe de l’Est, nous plongeant encore plus dans cette sombre époque.

L’austérité de la salle (la Chapelle du Théâtre des Halles d’Avignon) confère une gravité et une poésie au tableau, qui nous transporte au travers de cet évènement marquant du XXe siècle.

 

Gabriette

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 08:32
Paul, Gershwin et moi
Source : site internet de la compagnie

Spectacle de la compagnie Imagine (33), vu à la Petite Caserne à Avignon, le 14 juillet 2021 à 13h30, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Metteur en scène : Pierre Cassignard

Interprètes : Mathilde Maumont, Jean-Philippe Guillo

Auteur : Écriture collective

Genre : Théâtre Musical

Public : Tout public

Durée : 1h

 

Un pianiste et une chanteuse aux approches musicales opposées apprennent à se connaître et à travailler ensemble, afin de partager au public leur amour pour la musique de George Gershwin.

Étudiant toutes les deux la musique, et particulièrement le chant, depuis plusieurs années, nous étions impatientes de découvrir ce spectacle très prometteur.

C’est avec une grande joie que nous avons découvert cet excellent pianiste (ancien élève du CNSM de Paris, concertiste se produisant avec de nombreux orchestres symphoniques) et sa partenaire aux multiples talents. La fusion de leurs expériences et de leurs visions de la musique, pour l’un rigoureuse, pour l’autre plus libre, offre un spectacle de qualité. Les morceaux choisis, leur enchaînement et l’accompagnement par le piano permettent une fluidité qui nous guide à travers l’histoire de ces deux personnages. De son côté, la chanteuse offre une énergie et une possibilité d’échange avec le public qui nous entraîne avec eux.

Cette expérience musicale est soutenue par une mise en scène simple mais complète. Un grand dressing sur scène permet un changement rapide de costumes et une distinction des différents espaces (par exemple leurs appartements respectifs). Seule l’utilisation d’une voix-off nous a laissé perplexe ; il est parfois difficile de comprendre qui parle car ce n’est pas précisé. L’évolution des personnages est marquée par une évolution des costumes, nombreux et en accord avec les chansons interprétées.

Cependant, les chansons ne sont pas traduites, sachant qu’elles expriment parfois des émotions importantes pour les personnages, il peut être difficile pour quelqu’un ne parlant pas anglais de les comprendre et de suivre l’intrigue.

Malgré des inégalités de jeu, l’association des belles musiques de Gershwin et de ce duo talentueux nous fait ressortir de la salle avec des musiques plein la tête et une envie de danser !

 

Gabriette

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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 19:45
La femme qui ne vieillissait pas
La femme qui ne vieillissait pas

Spectacle de la compagnie Françoise Cadol (75), vu au théâtre Buffon le mercredi 14 juillet à 15h25, dans le cadre du Festival Off d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Tristan PetitGirard

Interprétation : Françoise Cadol

Genre : Théâtre contemporain

Public : à partir de 10 ans

Durée : 1h10

 

Une femme de 30 ans accepte l'offre d'un photographe : se faire prendre en photo chaque année, le même jour, avec la même coiffure, le même chemisier et sans sourire...

Petite expérience qui ne prêterait pas à conséquence si Betty ne s'apercevait pas que, d'année en année, son visage et sa peau demeuraient identiques, aucune altération ne venant perturber sa jeunesse. Le temps passe et la photo reste identique... Ses fonctions vitales se modifieront mais pas son apparence, au point qu'on prendra son fils pour son petit ami quelques années plus tard.

Le bonheur au bout du chemin ? Pas vraiment, car vieillir est une chance, et partager cette expérience avec ceux que l'on aime est une étape indispensable pour atteindre la sérénité d'une vie passée à deux. Betty percevra le désespoir de son époux qui rêvait de vieillir doucement à ses côtés, de voir le temps éclore sur ses mains et ses belles années sur son visage. Il la quittera donc, mais la vie réserve tant de surprises...

Ne ratez pas ce spectacle subtilement interprété par Françoise Cadol, dans une adaptation très fidèle du roman de Grégoire Delacourt.

 

Evelyne Karam

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